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La Pixel Watch 5 détecte les signes de résistance à l’insuline

L'IA n'est pas un médecin
La Pixel Watch 5 détecte les signes de résistance à l’insuline

S’il est bien difficile de développer de nouveaux capteurs de suivi de la santé, il est toujours possible d’exploiter au mieux ceux existants. La Pixel Watch 5 fraîchement annoncée par Google n’apporte pas grand chose de neuf dans le registre matériel. En revanche la montre connectée s’appuie sur ses composants existants, et une bonne rasade d’IA, pour détecter des signaux inédits.

Au premier regard, difficile de distinguer une Pixel Watch 4 d’une Pixel Watch 5. La lecture de la fiche technique ne nous renseigne pas tellement plus : en dehors d’une puce un peu plus véloce (la Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated), de 64 Go de stockage (le double du modèle précédent) et 3 de Go de mémoire (1 de plus), la nouvelle montre connectée de Google ressemble en tout point à sa prédécesseure – si ce n’est qu’elle coûte 20 euros plus cher.

Google a préféré miser sur le logiciel et les capteurs déjà présents dans ses montres pour annoncer plusieurs nouveautés en matière de santé. Deux en particulier ressortent du lot : la détection de tendances à la hausse de la pression artérielle, et l’alerte en cas de signes de résistance à l’insuline.

La première analyse les changements de la tension artérielle par rapport à la valeur de référence, la seconde suit des tendances susceptibles d’indiquer une évolution de la résistance à l’insuline, sans mesurer directement la glycémie ni le taux d’insuline. Ces deux fonctions seront disponibles cet automne. La mesure de la résistance à l’insuline est particulièrement intrigante, c’est une première dans le domaine des montres connectées grand public ; les constructeurs investissent en effet beaucoup pour développer une solution de surveillance de la glycémie sans piqûre.

Mesure non invasive de la glycémie : si loin, si proche

Google n’y est pas encore tout à fait, puisque cet outil ne mesure pas la glycémie en continu, il ne propose pas non plus d’afficher les niveaux de glucose dans le sang. Néanmoins, c’est un premier pas et une voie intéressante qu’emprunte l’entreprise ici, celle d’un suivi des facteurs physiologiques considérés comme des indicateurs de l’effort fourni par le corps humain pour produire de l’énergie à partir des aliments ingérés.

Les mesures relevées par les capteurs de la montre (accéléromètre, cardiofréquencemètre, température cutanée), secondées par l’IA, permettent à Google d’évaluer cet effort. Les modèles IA ont été entraînés « sur des milliards de minutes de données de capteurs » obtenues auprès de plus de 100 000 utilisateurs ayant donné leur accord. « En général, ces variations de votre niveau de résistance à l’insuline sont très subtiles », explique Francis Ho, directeur produit Pixel Watch, auprès de Bloomberg.

« La plupart des adultes ne pensent pas vraiment à surveiller cet indicateur, mais s’il n’est pas pris en charge, il peut évoluer vers des pathologies plus graves », ajoute-t-il. Non prise en charge, une résistance élevée à l’insuline peut favoriser l’apparition d’un prédiabète puis d’un diabète de type 2.

Google le précise dans les notes de bas de page : ces fonctions ne sont pas des dispositifs médicaux, elles ne servent pas à diagnostiquer, traiter ou guérir des maladies. En ce qui concerne l’alerte des signaux de résistance à l’insuline, ce n’est pas un outil de dépistage du diabète ni de surveillance de la glycémie en temps réel.

« N’utilisez pas ce produit pour gérer votre diabète, et ne vous fiez pas aux informations qu’il fournit pour modifier votre traitement ou vos taux d’insuline », insiste le constructeur qui recommande de consulter un vrai médecin. Ça va mieux en le disant bien sûr, et c’est aussi un moyen de se protéger contre d’éventuelles poursuites.

Ces fonctions santé sont regroupées sous l’ombrelle Health Guardian, qui proposera des résumés mensuels pour ces métriques. S’y ajoutera la tendance de la qualité respiratoire pendant le sommeil. Toujours sur un registre très anxiogène, la Pixel Watch 5 propose aussi de détecter la perte de pouls ce qui, le cas échéant, peut déclencher un appel vers les services d’urgence. Des secours qui pourront aussi être appelés en cas de détection d’une urgence respiratoire (baisse persistante du taux d’oxygène).

Les résumés mensuels seront disponibles aussi sur le nouveau bracelet sans écran Fitbit Air.

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La Pixel Watch 5 détecte les signes de résistance à l’insuline

L'IA n'est pas un médecin
La Pixel Watch 5 détecte les signes de résistance à l’insuline

S’il est bien difficile de développer de nouveaux capteurs de suivi de la santé, il est toujours possible d’exploiter au mieux ceux existants. La Pixel Watch 5 fraîchement annoncée par Google n’apporte pas grand chose de neuf dans le registre matériel. En revanche la montre connectée s’appuie sur ses composants existants, et une bonne rasade d’IA, pour détecter des signaux inédits.

Au premier regard, difficile de distinguer une Pixel Watch 4 d’une Pixel Watch 5. La lecture de la fiche technique ne nous renseigne pas tellement plus : en dehors d’une puce un peu plus véloce (la Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated), de 64 Go de stockage (le double du modèle précédent) et 3 de Go de mémoire (1 de plus), la nouvelle montre connectée de Google ressemble en tout point à sa prédécesseure – si ce n’est qu’elle coûte 20 euros plus cher.

Google a préféré miser sur le logiciel et les capteurs déjà présents dans ses montres pour annoncer plusieurs nouveautés en matière de santé. Deux en particulier ressortent du lot : la détection de tendances à la hausse de la pression artérielle, et l’alerte en cas de signes de résistance à l’insuline.

La première analyse les changements de la tension artérielle par rapport à la valeur de référence, la seconde suit des tendances susceptibles d’indiquer une évolution de la résistance à l’insuline, sans mesurer directement la glycémie ni le taux d’insuline. Ces deux fonctions seront disponibles cet automne. La mesure de la résistance à l’insuline est particulièrement intrigante, c’est une première dans le domaine des montres connectées grand public ; les constructeurs investissent en effet beaucoup pour développer une solution de surveillance de la glycémie sans piqûre.

Mesure non invasive de la glycémie : si loin, si proche

Google n’y est pas encore tout à fait, puisque cet outil ne mesure pas la glycémie en continu, il ne propose pas non plus d’afficher les niveaux de glucose dans le sang. Néanmoins, c’est un premier pas et une voie intéressante qu’emprunte l’entreprise ici, celle d’un suivi des facteurs physiologiques considérés comme des indicateurs de l’effort fourni par le corps humain pour produire de l’énergie à partir des aliments ingérés.

Les mesures relevées par les capteurs de la montre (accéléromètre, cardiofréquencemètre, température cutanée), secondées par l’IA, permettent à Google d’évaluer cet effort. Les modèles IA ont été entraînés « sur des milliards de minutes de données de capteurs » obtenues auprès de plus de 100 000 utilisateurs ayant donné leur accord. « En général, ces variations de votre niveau de résistance à l’insuline sont très subtiles », explique Francis Ho, directeur produit Pixel Watch, auprès de Bloomberg.

« La plupart des adultes ne pensent pas vraiment à surveiller cet indicateur, mais s’il n’est pas pris en charge, il peut évoluer vers des pathologies plus graves », ajoute-t-il. Non prise en charge, une résistance élevée à l’insuline peut favoriser l’apparition d’un prédiabète puis d’un diabète de type 2.

Google le précise dans les notes de bas de page : ces fonctions ne sont pas des dispositifs médicaux, elles ne servent pas à diagnostiquer, traiter ou guérir des maladies. En ce qui concerne l’alerte des signaux de résistance à l’insuline, ce n’est pas un outil de dépistage du diabète ni de surveillance de la glycémie en temps réel.

« N’utilisez pas ce produit pour gérer votre diabète, et ne vous fiez pas aux informations qu’il fournit pour modifier votre traitement ou vos taux d’insuline », insiste le constructeur qui recommande de consulter un vrai médecin. Ça va mieux en le disant bien sûr, et c’est aussi un moyen de se protéger contre d’éventuelles poursuites.

Ces fonctions santé sont regroupées sous l’ombrelle Health Guardian, qui proposera des résumés mensuels pour ces métriques. S’y ajoutera la tendance de la qualité respiratoire pendant le sommeil. Toujours sur un registre très anxiogène, la Pixel Watch 5 propose aussi de détecter la perte de pouls ce qui, le cas échéant, peut déclencher un appel vers les services d’urgence. Des secours qui pourront aussi être appelés en cas de détection d’une urgence respiratoire (baisse persistante du taux d’oxygène).

Les résumés mensuels seront disponibles aussi sur le nouveau bracelet sans écran Fitbit Air.

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Pixel 11 : Google augmente les prix et ajoute une petite LED pour Gemini

Google lance un mouchard
Pixel 11 : Google augmente les prix et ajoute une petite LED pour Gemini

Comme depuis quelques années maintenant, Google révèle au cœur de l’été sa nouvelle gamme Pixel. Au menu de la fournée 2026 : de nouveaux smartphones et montres connectées, mais aussi un rival direct à l’AirTag d’Apple.

On ne change pas une équipe qui gagne : Google n’a pas forcé son talent avec la nouvelle gamme Pixel 11 qui ressemble fort à la précédente génération. Le constructeur a toutefois intégré une petite nouveauté matérielle baptisée HiLight, réservée aux modèles Pro (Pixel 11 Pro, Pro XL et Pro Fold). Il s’agit d’un anneau de LED RVB intégré au module flash au dos des smartphones ; il s’illumine discrètement quand un contact préféré appelle (cela fonctionne aussi avec WhatsApp), ou lors d’une discussion avec Gemini.

HiLight est encore très limité, les autres applications ne peuvent pas l’utiliser pour envoyer des alertes lumineuses. Google n’a pas indiqué s’il comptait ouvrir cette diode à d’autres éditeurs. Sur le plan matériel, tous les modèles fonctionnent avec une nouvelle puce Tensor G6 doublée d’une puce de sécurité Titan M3 censée offrir une « sécurité proactive » grâce à la cryptographie post-quantique de Google.

La principale amélioration concerne le traitement IA en local. Le constructeur annonce un gain de performance TPU de 50 % par rapport au Tensor G5 pour des fonctions Gemini d’assistance proactive et pour la traduction en temps réel. La puce est également mise à contribution pour des fonctions photos de nuit et le zoom numérique. Les détails techniques sur la Tensor G6 sont très maigres, mais selon les fuites recensées par ArsTechnica, la puce compterait sept cœurs Arm custom… soit un de moins que la Tensor G5.

Le processeur de la puce se veut 25 % plus rapide pour la navigation web et jusqu’à 20 % d’efficacité énergétique. C’est une bonne nouvelle, sachant que les capacités des batteries des nouveaux smartphones sont moins importantes que chez leurs prédécesseurs, d’environ 100 mAh. Le Pixel 11 Pro Fold laisse même 200 mAh sur le carreau. Ça n’empêche pas Google d’assurer que ses appareils sont capables de tenir plus de 30 heures sur une seule charge (24 heures pour le pliant).

Google met chaque année le paquet sur les capacités photo de ses smartphones, même s’il y a un très gros travail d’optimisation et d’amélioration logicielle et par IA derrière chaque image. Les Pixel 11 et Pro Fold intègrent un nouveau capteur de 48 mégapixels qui capture davantage de lumière. Ces modèles peuvent aussi zoomer numériquement jusqu’à x30 ; jusqu’à x120 sur les versions Pro et Pro XL, qui bénéficient en outre d’un capteur principal de 50 mpx avec une plus grande ouverture encore.

Image : Google

En matière d’autonomie, une nouveauté est à noter : le mode Extreme Charging qui permet de remplumer 75 % de batterie en 30 minutes, en filaire avec le chargeur 45W de Google (pas fourni). Le mode suspend l’activité en arrière-plan ainsi que les applications non essentielles. La recharge sans fil est aussi disponible via le nouveau chargeur Pixelsnap (Qi2 25W), elle est plus rapide de 29 %.

Les écrans affichent une luminosité maximale 3 600 nits, exception faite du Pixel 11 de base qui se contente de 3 000 nits. Autre curiosité de la gamme : si ce modèle n’embarque toujours que 12 Go de mémoire (c’était déjà le cas du Pixel 10), les Pixel 11 Pro et Pro XL sont eux aussi proposés avec cette dotation dans leur version de base, avec 256 Go de stockage. Le Pixel 10 Pro de l’an dernier emportait 16 Go de base. Pour avoir plus de RAM, il faut s’offrir l’option à 512 Go de stockage, évidemment plus chère.

Un porte-parole de Google a expliqué à Engadget que « l’industrie tech traverse une grave pénurie de RAM provoquée par les fournisseurs » – sans préciser que l’entreprise fait partie du problème – « et nous avons dû ajuster les prix des Pixel 11 ainsi que leurs configurations de mémoire vive afin d’en atténuer les effets tout en offrant le maximum de valeur à nos clients ». Il ajoute : « grâce aux optimisations logicielles et matérielles, vous pouvez vous attendre à des performances plus rapides et plus fluides sur les modèles Pro de cette année par rapport aux versions comparables de l’an dernier équipées de 256 Go de stockage SSD. »

Ce qui nous emmène logiquement vers les prix, qui globalement sont 100 euros plus élevés que pour la gamme 2025. Mais Google rattrape un peu le coup en doublant le stockage de base pour les Pixel 10 et 10 Pro (mais pas le XL), qui embarquaient par défaut 128 Go.

  • Pixel 11 : à partir de 999 euros avec 256 Go de stockage et 12 Go de RAM (1 129 euros avec 512 Go/12 Go)
  • Pixel 11 Pro : à partir de 1 199 euros 256/12 (1 329 euros avec 512 Go/16, 1 589 euros avec 1 To/16)
  • Pixel 11 Pro XL : à partir de 1 399 euros 256/12 (1 529 euros avec 512 Go/16, 1 789 euros avec 1 To/16)
  • Pixel 11 Pro Fold : à partir de 1 999 euros 256/16 (2 129 euros avec 512 Go/16, 2 289 euros avec 1 To/16)

Ces smartphones auront droit à 7 ans de mises à jour Android.

Google a également levé le voile sur la Pixel Watch 5, qui ne réinvente pas la roue. On garde les mêmes et on recommence, ou presque, avec des tailles de boîtiers similaires (41 et 45 mm). La puce, une Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated, est 20 % plus rapide que le modèle de l’an dernier. Le GPS s’améliore également, en particulier dans les zones urbaines denses. Il n’y a pas de nouveau capteur santé, néanmoins la montre peut mesurer plus de 50 types d’entraînements. Les tarifs débutent à 419 euros.

Image : Google

Enfin, la petite (littéralement) nouveauté du jour est un traqueur, le Pixel Tag, qui vient marcher directement sur les platebandes de l’AirTag d’Apple. L’objet, dont la commercialisation (29 dollars l’unité) est prévue pour novembre, s’appuie sur le réseau Localiser de Google, qui compte plus d’un milliard d’appareils dans le monde. La puce Ultra-Wideband des smartphones leur permettra de localiser précisément un mouchard.

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Pixel 11 : Google augmente les prix et ajoute une petite LED pour Gemini

Google lance un mouchard
Pixel 11 : Google augmente les prix et ajoute une petite LED pour Gemini

Comme depuis quelques années maintenant, Google révèle au cœur de l’été sa nouvelle gamme Pixel. Au menu de la fournée 2026 : de nouveaux smartphones et montres connectées, mais aussi un rival direct à l’AirTag d’Apple.

On ne change pas une équipe qui gagne : Google n’a pas forcé son talent avec la nouvelle gamme Pixel 11 qui ressemble fort à la précédente génération. Le constructeur a toutefois intégré une petite nouveauté matérielle baptisée HiLight, réservée aux modèles Pro (Pixel 11 Pro, Pro XL et Pro Fold). Il s’agit d’un anneau de LED RVB intégré au module flash au dos des smartphones ; il s’illumine discrètement quand un contact préféré appelle (cela fonctionne aussi avec WhatsApp), ou lors d’une discussion avec Gemini.

HiLight est encore très limité, les autres applications ne peuvent pas l’utiliser pour envoyer des alertes lumineuses. Google n’a pas indiqué s’il comptait ouvrir cette diode à d’autres éditeurs. Sur le plan matériel, tous les modèles fonctionnent avec une nouvelle puce Tensor G6 doublée d’une puce de sécurité Titan M3 censée offrir une « sécurité proactive » grâce à la cryptographie post-quantique de Google.

La principale amélioration concerne le traitement IA en local. Le constructeur annonce un gain de performance TPU de 50 % par rapport au Tensor G5 pour des fonctions Gemini d’assistance proactive et pour la traduction en temps réel. La puce est également mise à contribution pour des fonctions photos de nuit et le zoom numérique. Les détails techniques sur la Tensor G6 sont très maigres, mais selon les fuites recensées par ArsTechnica, la puce compterait sept cœurs Arm custom… soit un de moins que la Tensor G5.

Le processeur de la puce se veut 25 % plus rapide pour la navigation web et jusqu’à 20 % d’efficacité énergétique. C’est une bonne nouvelle, sachant que les capacités des batteries des nouveaux smartphones sont moins importantes que chez leurs prédécesseurs, d’environ 100 mAh. Le Pixel 11 Pro Fold laisse même 200 mAh sur le carreau. Ça n’empêche pas Google d’assurer que ses appareils sont capables de tenir plus de 30 heures sur une seule charge (24 heures pour le pliant).

Google met chaque année le paquet sur les capacités photo de ses smartphones, même s’il y a un très gros travail d’optimisation et d’amélioration logicielle et par IA derrière chaque image. Les Pixel 11 et Pro Fold intègrent un nouveau capteur de 48 mégapixels qui capture davantage de lumière. Ces modèles peuvent aussi zoomer numériquement jusqu’à x30 ; jusqu’à x120 sur les versions Pro et Pro XL, qui bénéficient en outre d’un capteur principal de 50 mpx avec une plus grande ouverture encore.

Image : Google

En matière d’autonomie, une nouveauté est à noter : le mode Extreme Charging qui permet de remplumer 75 % de batterie en 30 minutes, en filaire avec le chargeur 45W de Google (pas fourni). Le mode suspend l’activité en arrière-plan ainsi que les applications non essentielles. La recharge sans fil est aussi disponible via le nouveau chargeur Pixelsnap (Qi2 25W), elle est plus rapide de 29 %.

Les écrans affichent une luminosité maximale 3 600 nits, exception faite du Pixel 11 de base qui se contente de 3 000 nits. Autre curiosité de la gamme : si ce modèle n’embarque toujours que 12 Go de mémoire (c’était déjà le cas du Pixel 10), les Pixel 11 Pro et Pro XL sont eux aussi proposés avec cette dotation dans leur version de base, avec 256 Go de stockage. Le Pixel 10 Pro de l’an dernier emportait 16 Go de base. Pour avoir plus de RAM, il faut s’offrir l’option à 512 Go de stockage, évidemment plus chère.

Un porte-parole de Google a expliqué à Engadget que « l’industrie tech traverse une grave pénurie de RAM provoquée par les fournisseurs » – sans préciser que l’entreprise fait partie du problème – « et nous avons dû ajuster les prix des Pixel 11 ainsi que leurs configurations de mémoire vive afin d’en atténuer les effets tout en offrant le maximum de valeur à nos clients ». Il ajoute : « grâce aux optimisations logicielles et matérielles, vous pouvez vous attendre à des performances plus rapides et plus fluides sur les modèles Pro de cette année par rapport aux versions comparables de l’an dernier équipées de 256 Go de stockage SSD. »

Ce qui nous emmène logiquement vers les prix, qui globalement sont 100 euros plus élevés que pour la gamme 2025. Mais Google rattrape un peu le coup en doublant le stockage de base pour les Pixel 10 et 10 Pro (mais pas le XL), qui embarquaient par défaut 128 Go.

  • Pixel 11 : à partir de 999 euros avec 256 Go de stockage et 12 Go de RAM (1 129 euros avec 512 Go/12 Go)
  • Pixel 11 Pro : à partir de 1 199 euros 256/12 (1 329 euros avec 512 Go/16, 1 589 euros avec 1 To/16)
  • Pixel 11 Pro XL : à partir de 1 399 euros 256/12 (1 529 euros avec 512 Go/16, 1 789 euros avec 1 To/16)
  • Pixel 11 Pro Fold : à partir de 1 999 euros 256/16 (2 129 euros avec 512 Go/16, 2 289 euros avec 1 To/16)

Ces smartphones auront droit à 7 ans de mises à jour Android.

Google a également levé le voile sur la Pixel Watch 5, qui ne réinvente pas la roue. On garde les mêmes et on recommence, ou presque, avec des tailles de boîtiers similaires (41 et 45 mm). La puce, une Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated, est 20 % plus rapide que le modèle de l’an dernier. Le GPS s’améliore également, en particulier dans les zones urbaines denses. Il n’y a pas de nouveau capteur santé, néanmoins la montre peut mesurer plus de 50 types d’entraînements. Les tarifs débutent à 419 euros.

Image : Google

Enfin, la petite (littéralement) nouveauté du jour est un traqueur, le Pixel Tag, qui vient marcher directement sur les platebandes de l’AirTag d’Apple. L’objet, dont la commercialisation (29 dollars l’unité) est prévue pour novembre, s’appuie sur le réseau Localiser de Google, qui compte plus d’un milliard d’appareils dans le monde. La puce Ultra-Wideband des smartphones leur permettra de localiser précisément un mouchard.

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[Tuto] Installer Proxmox en version Arm sur un Raspberry Pi

Proxmox dit non, Next dit hold my beer
[Tuto] Installer Proxmox en version Arm sur un Raspberry Pi

Proxmox est disponible sur Arm, mais il faut un peu bidouiller pour le faire tourner sur un Raspberry Pi. Rien d’insurmontable pour autant, comme le montre notre tuto permettant ensuite de lancer plusieurs machines virtuelles depuis un simple Raspberry Pi. Attention, ce n’est pas une installation avec une procédure officielle, à prendre en considération. Le noyau utilisé n’est pas celui de Proxmox, mais celui du Raspberry Pi. Explications et instructions à suivre.

La semaine dernière, Proxmox annonçait une grosse nouveauté : la toute première version de Proxmox Virtual Environment (PVE) avec un support officiel des puces Arm. L’application open source de virtualisation est « fully supported » par les plateformes Grace et Vera, tandis que c’est du « best effort » sur les autres SoC avec une architecture ARMv9-A et ARMv8-A.

De Raspberry Pi OS Lite à Proxmox VE grâce à Debian 13

Pour installer Proxmox comme système à part entière, UEFI et ACPI sont obligatoires, ce qui laisse officiellement le Raspberry Pi sur le bord du chemin. Mais il est possible de passer par un chemin de traverse au prix de quelques sacrifices. Proxmox permet en effet d’installer PVE sur une Debian 13 (Proxmox est basé sur Debian 13 justement). Et cela tombe bien : Raspberry Pi OS est aussi basé sur cette distribution Linux.

Première étape, installer Raspberry Pi OS sur un SSD afin d’avoir un stockage capable de tenir un minimum la route, contrairement à une carte microSD, pas prévue pour un usage aussi intensif qu’un Proxmox. Nous utilisons Raspberry Pi Imager afin de préparer notre SSD, installé dans un boîtier externe en USB.

Pour l’image, Raspberry Pi OS Lite (64-bits) est le plus simple car nous n’avons pas besoin de la version complète avec interface graphique. Dans le choix de l’OS de l’application Imager, il faut cliquer sur Raspberry Pi OS (other) afin de voir la version Lite (basé sur Debian Trixie, exactement comme la version Desktop).

Dans la partie personnalisation, choisissez un nom d’utilisateur et ajoutez forcément un mot de passe : ce compte sera très utile par la suite. Dans notre cas, pas de Wi-Fi : nous utilisons une connexion filaire. Laissons SSH activé avec la configuration par défaut. Une fois l’écriture et la vérification terminées, le SSD est prêt.

Le SSD est prêt, on boot dessus !

Une fois le SSD rebranché sur un port USB 3.0 du Raspberry Pi (et la carte microSD enlevée), il n’y a plus qu’à le brancher pour qu’il démarre. Attention à bien avoir une alimentation capable de délivrer 5 ampères sur 5 volts, sinon le boot sur USB risque de ne pas marcher.

Si un écran est connecté au Raspberry Pi vous devriez voir l’adresse IP s’afficher, sinon il est possible de la retrouver depuis un ordinateur sur le même réseau local. Sous Windows nous lançons PowerShell puis la commande ping gathor ou ping gathor.local (gathor est le nom de la machine, tel que précisé dans Imager). Dans notre cas, l’IP est 192.168.1.30.


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Synology lance quatre NAS neo+ : c’est comme la série Plus, mais avec moins de mémoire

C’était moins vendeur DS725- ?
Synology lance quatre NAS neo+ : c’est comme la série Plus, mais avec moins de mémoire

Le prix de la mémoire explose à cause de la pénurie. Certains augmentent les prix et/ou baissent la quantité de mémoire vive. C’est le choix fait par Synology avec ses NAS « neo+ » qui laisse tomber la mémoire ECC et sont tous livrés avec 4 Go par défaut. Reste une inconnue de taille : le prix.

Cela faisait longtemps que Synology n’avait pas annoncé de nouveaux NAS, c’est chose faite avec carrément une nouvelle gamme « neo+ ». Dans son communiqué, le fabricant la présente comme ayant « une configuration de mémoire plus accessible, permettant aux clients d’équilibrer facilement performances et budget ».

4 Go de mémoire non-ECC pour tous les NAS « neo+ »

Quatre références sont proposées : les DS725neo+, DS925neo+, DS1525neo+ et DS1825neo+. Tous disposent de 4 Go de mémoire vive de type DDR4 SO-DIMM non-ECC, et c’est le seul changement par rapport aux DS725+, DS925+, DS1525+ et DS1825+.

Les deux premiers (DS725+ et DS925+) ont également 4 Go de DDR4, mais de type ECC avec de la correction d’erreur. Les DS1525+ et DS1825+ proposent pour leur part 8 Go de DDR4 SO-DIMM, également en ECC.

Pour l’ensemble des NAS « neo+ » et « + », la mémoire installée prend la forme d‘une barrette installée dans un des deux emplacements. Au total, jusqu’à 32 Go de mémoire peuvent être installés avec 2x 16 Go (les deux barrettes doivent dans tous les cas être identiques).

Comme c’est le cas depuis longtemps maintenant, Synology ne joue pas vraiment la carte de l’ouverture : « Aucune garantie produit ni assistance technique ne sera fournie par Synology si un module de mémoire non Synology est utilisé pour l’extension de mémoire », peut-on lire dans le manuel du DS725neo+ (.pdf).

Les NAS « neo+ » peuvent recevoir de la mémoire ECC si vous le désirez, mais attention : mélanger ECC et non-ECC n’est pas officiellement supporté par le NAS. La mémoire ECC avec correction d’erreur est notamment recommandée si vous utilisez le système de fichiers Btrfs sur votre NAS.

Même Soc, même chassis, même connectique, même fiche produit…

Pour le reste, rien ne bouge entre un DSxxxneo+ et un DSxxx+ : même châssis, même configuration matérielle – AMD Ryzen R1600 (2C/4T) sur les DS725(neo)+ et Ryzen V1500B (4C/8T) sur les autres –, même connectique, etc.

Les comparatifs entre les DS725+/DS725neo+, DS925+/DS925neo+, DS1525+/DS1525neo+ et DS1825+/DS1825neo+ permettent de s’en rendre compte visuellement (pensez à cocher la mise en surbrillance des différences).

Ce sont tellement les mêmes modèles que le constructeur ne propose même pas de fiche produit dédiée, elle est commune entre les « neo+ » et les « + », comme ici pour les DS725+/DS725neo+.

Prix et dispo ? Circulez, il n’y a rien à voir…

Reste maintenant « la » question : quels sont les prix de ces modèles « neo+ » et sont-ils compétitifs face aux « + » ? La réponse est… aucune idée. Synology ne donne aucune indication sur les tarifs ni sur la disponibilité.

On remarque d’ailleurs que Synology n’a publié de communiqué d’annonce de cette gamme que dans quelques régions en Afrique et dans le Middle East. En France, aucun revendeur ne propose (pour le moment ?) de NAS « neo+ ».

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Synology lance quatre NAS neo+ : c’est comme la série Plus, mais avec moins de mémoire

C’était moins vendeur DS725- ?
Synology lance quatre NAS neo+ : c’est comme la série Plus, mais avec moins de mémoire

Le prix de la mémoire explose à cause de la pénurie. Certains augmentent les prix et/ou baissent la quantité de mémoire vive. C’est le choix fait par Synology avec ses NAS « neo+ » qui laisse tomber la mémoire ECC et sont tous livrés avec 4 Go par défaut. Reste une inconnue de taille : le prix.

Cela faisait longtemps que Synology n’avait pas annoncé de nouveaux NAS, c’est chose faite avec carrément une nouvelle gamme « neo+ ». Dans son communiqué, le fabricant la présente comme ayant « une configuration de mémoire plus accessible, permettant aux clients d’équilibrer facilement performances et budget ».

4 Go de mémoire non-ECC pour tous les NAS « neo+ »

Quatre références sont proposées : les DS725neo+, DS925neo+, DS1525neo+ et DS1825neo+. Tous disposent de 4 Go de mémoire vive de type DDR4 SO-DIMM non-ECC, et c’est le seul changement par rapport aux DS725+, DS925+, DS1525+ et DS1825+.

Les deux premiers (DS725+ et DS925+) ont également 4 Go de DDR4, mais de type ECC avec de la correction d’erreur. Les DS1525+ et DS1825+ proposent pour leur part 8 Go de DDR4 SO-DIMM, également en ECC.

Pour l’ensemble des NAS « neo+ » et « + », la mémoire installée prend la forme d‘une barrette installée dans un des deux emplacements. Au total, jusqu’à 32 Go de mémoire peuvent être installés avec 2x 16 Go (les deux barrettes doivent dans tous les cas être identiques).

Comme c’est le cas depuis longtemps maintenant, Synology ne joue pas vraiment la carte de l’ouverture : « Aucune garantie produit ni assistance technique ne sera fournie par Synology si un module de mémoire non Synology est utilisé pour l’extension de mémoire », peut-on lire dans le manuel du DS725neo+ (.pdf).

Les NAS « neo+ » peuvent recevoir de la mémoire ECC si vous le désirez, mais attention : mélanger ECC et non-ECC n’est pas officiellement supporté par le NAS. La mémoire ECC avec correction d’erreur est notamment recommandée si vous utilisez le système de fichiers Btrfs sur votre NAS.

Même Soc, même chassis, même connectique, même fiche produit…

Pour le reste, rien ne bouge entre un DSxxxneo+ et un DSxxx+ : même châssis, même configuration matérielle – AMD Ryzen R1600 (2C/4T) sur les DS725(neo)+ et Ryzen V1500B (4C/8T) sur les autres –, même connectique, etc.

Les comparatifs entre les DS725+/DS725neo+, DS925+/DS925neo+, DS1525+/DS1525neo+ et DS1825+/DS1825neo+ permettent de s’en rendre compte visuellement (pensez à cocher la mise en surbrillance des différences).

Ce sont tellement les mêmes modèles que le constructeur ne propose même pas de fiche produit dédiée, elle est commune entre les « neo+ » et les « + », comme ici pour les DS725+/DS725neo+.

Prix et dispo ? Circulez, il n’y a rien à voir…

Reste maintenant « la » question : quels sont les prix de ces modèles « neo+ » et sont-ils compétitifs face aux « + » ? La réponse est… aucune idée. Synology ne donne aucune indication sur les tarifs ni sur la disponibilité.

On remarque d’ailleurs que Synology n’a publié de communiqué d’annonce de cette gamme que dans quelques régions en Afrique et dans le Middle East. En France, aucun revendeur ne propose (pour le moment ?) de NAS « neo+ ».

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☕️ Énergie : record d’indisponibilité des réacteurs à cause des vagues de canicule



Nous vous l’expliquions il y a quelques semaines, la réalité vient le démontrer : en période de canicules, l’approvisionnement en électricité peut devenir une gageure jusque dans un pays à la production excédentaire, comme la France.

À l’échelle de la planète, la température des océans a dépassé le mois dernier un record de chaleur. À celle de l’hexagone, nous entrons ces jours-ci dans un nouvel épisode anormal de chaleur, la cinquième canicule depuis le début de l’été. Résultat : le réseau électrique a dépassé son propre record de réacteurs indisponibles.

Sur les 57 réacteurs français, rappelle Libération, 15 se situent en bord de mer et 42 en bord de fleuve ou de rivière : l’eau fraîche est essentielle pour refroidir les installations. Face à la baisse de leur débit, aux seuils légaux de température maximale des rejets des centrales, fixés pour préserver la faune et la flore, EDF a successivement arrêté, depuis juin, des réacteurs à Bugey (Ain), Nogent-sur-Seine (Aube), Golfech (Tarn-et-Garonne), Chooz (Ardennes) et Cattenom (Moselle), en plus de réduire temporairement la puissance de plusieurs autres.

Les 14 et 15 juillet, 9,4 GW de sa production habituelle étaient indisponibles, soit 15 % de la capacité totale du parc nucléaire français, qui est de 63 GW. Toujours selon nos confrères, « toutes causes confondues » la disponibilité réelle était aux alentours de 40 GW.

Les gains de productivité de l’IA provoquent une augmentation des émissions de CO2
Illustration : Flock

Cette baisse n’a pas menacé l’équilibre du réseau national, grâce à une production globalement suffisante (29,7 TWh générés en juillet 2026). Grâce au photovoltaïque, qui a produit jusqu’à plus de 30 % de l’électricité hexagonale pendant certaines heures de juillet, le pays est même resté exportateur.

À l’heure où certaines industries démultiplient leur consommation énergétique, en revanche, la situation illustre les difficultés du parc nucléaire français face à l’accélération des modifications climatiques. D’ici 2050, RTE prévoit en effet que les risques d’indisponibilité puissent augmenter « d’un facteur deux à trois ».

Plus largement, cela vient illustrer les failles de l’approvisionnement énergétique d’un secteur comme celui de l’intelligence artificielle, qui se tourne ouvertement vers le nucléaire depuis quelques années.

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☕️ Énergie : record d’indisponibilité des réacteurs à cause des vagues de canicule



Nous vous l’expliquions il y a quelques semaines, la réalité vient le démontrer : en période de canicules, l’approvisionnement en électricité peut devenir une gageure jusque dans un pays à la production excédentaire, comme la France.

À l’échelle de la planète, la température des océans a dépassé le mois dernier un record de chaleur. À celle de l’hexagone, nous entrons ces jours-ci dans un nouvel épisode anormal de chaleur, la cinquième canicule depuis le début de l’été. Résultat : le réseau électrique a dépassé son propre record de réacteurs indisponibles.

Sur les 57 réacteurs français, rappelle Libération, 15 se situent en bord de mer et 42 en bord de fleuve ou de rivière : l’eau fraîche est essentielle pour refroidir les installations. Face à la baisse de leur débit, aux seuils légaux de température maximale des rejets des centrales, fixés pour préserver la faune et la flore, EDF a successivement arrêté, depuis juin, des réacteurs à Bugey (Ain), Nogent-sur-Seine (Aube), Golfech (Tarn-et-Garonne), Chooz (Ardennes) et Cattenom (Moselle), en plus de réduire temporairement la puissance de plusieurs autres.

Les 14 et 15 juillet, 9,4 GW de sa production habituelle étaient indisponibles, soit 15 % de la capacité totale du parc nucléaire français, qui est de 63 GW. Toujours selon nos confrères, « toutes causes confondues » la disponibilité réelle était aux alentours de 40 GW.

Les gains de productivité de l’IA provoquent une augmentation des émissions de CO2
Illustration : Flock

Cette baisse n’a pas menacé l’équilibre du réseau national, grâce à une production globalement suffisante (29,7 TWh générés en juillet 2026). Grâce au photovoltaïque, qui a produit jusqu’à plus de 30 % de l’électricité hexagonale pendant certaines heures de juillet, le pays est même resté exportateur.

À l’heure où certaines industries démultiplient leur consommation énergétique, en revanche, la situation illustre les difficultés du parc nucléaire français face à l’accélération des modifications climatiques. D’ici 2050, RTE prévoit en effet que les risques d’indisponibilité puissent augmenter « d’un facteur deux à trois ».

Plus largement, cela vient illustrer les failles de l’approvisionnement énergétique d’un secteur comme celui de l’intelligence artificielle, qui se tourne ouvertement vers le nucléaire depuis quelques années.

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Modération : on a testé Shieldstral de Mistral sur un million de commentaires Next

Sword offline
Modération : on a testé Shieldstral de Mistral sur un million de commentaires Next

Mistral vient d’annoncer son modèle local (avec des poids ouverts) pour la modération. Nous l’avons testé sur un million de commentaires Next, avec trois instructions différentes. Les résultats sont riches en enseignements.

Shieldstral (ou plus précisément Shieldstral-1.0-3B) est un modèle de 3,8 milliards de paramètres, qui occupent 7,7 Go de mémoire à eux seuls. Développé par une entreprise française – Mistral –, nous avons voulu tester son fonctionnement. Nous avons à disposition les commentaires laissés par les lecteurs de Next (qu’ils aient été modéré ou non), utilisons-les… en local, évidemment. Il y a peu, nous avons utilisé les actus de Next pour vous présenter le RAG par l’exemple.

La première étape consiste à déployer le « petit » modèle Shieldstral de Mistral sur un serveur avec un GPU capable de tenir la charge. Nous avons utilisé une machine avec une RTX 4000 Ada, une carte avec 20 Go de mémoire. C’est largement suffisant pour charger les près de 8 Go des poids et laisser de la marge pour le cache et le traitement des données.

Nous avons lancé trois « runs » avec trois duos d’instructions/questions au modèle Shieldstral. Toute l’inférence a été effectuée en local sur la machine, bien évidemment, aucune donnée n’a été envoyée à Mistral. Chaque run prenait entre 4h30 et 5 h pour un million de commentaires (extrait de la base de données de Next). Il s’agissait en effet de grosses passes. Traiter quelques milliers de commentaires ne prend qu’une minute, par exemple.

Pour notre expérience, nous avons repris l’exemple de base de Mistral (dans le readme) adapté à nos besoins. Le SYSTEM_PROMPT est toujours le même : « Judge whether the Document meets the requirements based on the Query and the Instruction provided. Note that the answer can only be « yes » or « no » ». Il doit être en anglais (comme expliqué page 23 de ce document), peu importe la langue des commentaires à analyser.

Un million de commentaires, trois passes différentes de Shieldstral

Première passe (alias Passe Next) avec une longue instruction détaillée, inspirée d’un billet de Vincent sur le sujet et de nos règles :

INSTRUCTION:
  Tu modères les commentaires de Next, site d'actualité technologique
  francophone doté d'une communauté forte et ancienne pour certains.

  Quatre règles régissent cet espace : rester dans le sujet de l'article, être
  respectueux, argumenter (particulièrement quand l'opinion est tranchée), ne
  pas faire de publicité gratuite.

  Ce que la communauté autorise : le désaccord franc, l'humour, l'ironie, la
  critique sévère d'une entreprise, d'un produit, d'une décision politique ou
  d'une personnalité publique, la connivence entre habitués. Les échanges
  techniques nourris et les avis tranchés mais argumentés sont la raison d'être
  de cet espace et ne doivent jamais être signalés.

  Ce que la communauté refuse :- l'insulte ou l'attaque personnelle visant un autre commentateur ou un membre
  de la rédaction ;- le troll : un avis tranché, sans argumentation, visant uniquement à faire
  réagir ;- le sarcasme méprisant ou dédaigneux adressé à une personne ;- le hors-sujet manifeste qui détourne la discussion de l'article ;- la publicité gratuite pour un produit, un service ou un site ;- l'incitation à la haine ou à la violence envers un groupe en raison de son
  origine, sa religion, son genre, son orientation sexuelle ou son handicap, y
  compris exprimée poliment ;- l'injure et la diffamation visant une personne identifiable ;- les menaces de violence physique ;- le contenu sexuellement explicite ;- la divulgation de données personnelles.

  Critère décisif : la présence d'un argument. Une opinion dure mais étayée
  reste légitime, même sur un sujet clivant. La même opinion assénée sans
  justification, ou enrobée de mépris pour l'interlocuteur, ne l'est pas.
  Distingue la critique des idées, toujours acceptable, de l'attaque des
  personnes, qui ne l'est pas.

  Nuance importante : mentionner, citer ou discuter un contenu problématique
  n'est pas l'endosser. Un commentaire qui rapporte des propos haineux pour les
  dénoncer, qui débat d'une affaire judiciaire ou qui analyse un phénomène
  criminel ne doit pas être signalé.

  QUESTION:
  Ce commentaire enfreint-il l'une des règles de modération énoncées ?

Dans le deuxième cas (alias Passe édito), on compresse un peu le message :

INSTRUCTION:
  Tu modères les commentaires de Next, site d'actualité technologique
  francophone.

  Applique une tolérance modérée : le désaccord franc, l'humour, l'ironie et le
  second degré explicite, la critique sévère (entreprise, produit, décision
  politique, personnalité publique), et les avis tranchés mais argumentés sont
  autorisés et ne doivent jamais être signalés. Mentionner, citer ou discuter un
  propos problématique pour le rapporter ou le dénoncer n'est pas l'endosser.
  Prendre position dans un débat géopolitique, historique ou religieux n'est pas
  une infraction, même avec un vocabulaire fort. Juge sur le sens global du
  commentaire, pas sur une phrase isolée.

  Signale uniquement s'il relève d'une de ces catégories :- insulte ou attaque personnelle envers un commentateur ou la rédaction
- incitation à la haine ou à la violence envers un groupe en raison de son
  origine, sa religion, son genre, son orientation sexuelle ou son handicap
- menace de violence physique
- injure ou diffamation visant une personne identifiable : l'attaque porte sur
  la personne elle-même plutôt que sur ses actes, ses propos ou ses décisions
- contenu sexuellement explicite
- divulgation de données personnelles
- publicité manifeste pour un produit, un service ou un site
- troll : opinion tranchée assenée sans le moindre élément de justification,
  ni fait, ni exemple, ni raisonnement

  QUESTION:
  Ce commentaire enfreint-il l'une des règles de modération énoncées ?

Enfin, un troisième run ainsi sous la forme d’une modération « légale » (alias Passe légale) :

INSTRUCTION:
  Tu évalues des commentaires publiés sur un site d'actualité francophone au
  regard du droit français, principalement la loi du 29 juillet 1881 sur la
  liberté de la presse.

  Applique une tolérance élevée : la liberté d'expression est le principe, la
  restriction l'exception. La critique, même violente, d'une entreprise, d'un
  produit, d'une institution, d'une politique publique ou des actes d'une
  personnalité publique est licite. La grossièreté, l'ironie et le mauvais goût
  ne sont pas des délits. Mentionner, citer ou dénoncer un propos illicite n'est
  pas le commettre.

  Signale uniquement ce qui constitue une infraction pénale :- injure publique : expression outrageante visant une personne identifiable,
  sans imputation d'un fait précis
- diffamation publique : imputation d'un fait précis portant atteinte à
  l'honneur d'une personne identifiable
- provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers un
  groupe ou une personne en raison de son origine, son ethnie, sa nation, sa
  race, sa religion, son sexe, son orientation sexuelle, son identité de genre
  ou son handicap
- contestation de crime contre l'humanité- apologie de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, d'esclavage ou de
  collaboration
- apologie ou provocation au terrorisme
- menace de mort ou d'atteinte à l'intégrité physique
- harcèlement moral, notamment par propos répétés
- diffusion de données personnelles permettant d'identifier ou de localiser
  une personne dans le but de lui nuire
- diffusion d'images à caractère sexuel sans consentement, ou de contenu
  pédopornographique

  QUESTION:
  Ce commentaire constitue-t-il une infraction pénale au regard du droit
  français ?

Entre 0,3 et 5,2 % de commentaires signalés lors des runs Shieldstral

Ces trois runs (de 5 h chacun environ) correspondent donc à la Passe Next, Passe édito et Passe légale par la suite. À chaque fois, un million de commentaires sont ainsi passés à la moulinette. Ce ne sont que trois exemples, nous ne sommes pas des experts sur le sujet, il est donc certainement possible de faire mieux, mais cela permet déjà d’en tirer de premières conclusions et d’appréhender le fonctionnement de Shieldstral.


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RAMageddon? 2027 Memory Capacity Reportedly Sold Out

IGN reports: [A] new report suggests that all three memory manufacturers — Samsung, SK Hynix, and Micron — have collectively sold through their 2027 memory manufacturing capacity to, you guessed it, AI companies. According to a report from Digitimes and spotted by TweakTown, all DRAM and HBM capacity has been sold through for 2027, with no further supply planned. (The companies themselves have not yet confirmed this to be the case.) Of course, that only means that retail prices are going to go up even further in the near future. Selling through all the capacity for next year would be bad enough for consumers, but the problem is that most of the companies buying up this capacity have done so through long-term purchasing agreements, essentially pre-ordering memory that hasn't even been manufactured yet over a five-year term. Unless more capacity opens up somewhere in the next few years, it's hard to imagine that RAM will become more affordable and less scarce any time soon. It's not just memory that's affected. According to that Digitimes report, NAND storage is growing in demand too. Luckily, NAND capacity hasn't been completely absorbed, because there are more companies supplying the stuff. But it's not exactly hard to see that SSDs have been growing steadily more expensive over the last six months or so.

Read more of this story at Slashdot.

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Western Digital aussi va expédier des disques durs de 50 To en 2027

Boosté par l'IA et le cloud
Western Digital aussi va expédier des disques durs de 50 To en 2027

Western Digital se porte bien : son chiffre d’affaires, son bénéfice et sa marge sont en hausse. La demande est toujours plus importante et le fabricant prévoit de passer à 44 To en HAMR l’année prochaine puis à 50 To, toujours en 2027.

Il y a quelques jours, Seagate présentait ses résultats financiers et annonçait les premières expéditions de disques durs de 50 To (Mozaic 5) pour la fin de l’année prochaine. Il s’agit de modèles avec 10 plateaux de 5 To. C’est maintenant au tour de Western Digital de se positionner.

Sur un an, les revenus ont progressé de 36 % pour arriver à 12,919 milliards de dollars, excusez du peu (44 % sur le dernier trimestre fiscal 2026 par rapport à 2025). Le bénéfice net bondit de 107 % pour atteindre 4,453 milliards de dollars. Comme Seagate, la marge brute de Western Digital augmente fortement : de 39,4 % elle monte à 49,1 % (45,6 % chez Seagate).

En 2027, 44 To puis 50 To

Le fabricant annonce être « en bonne voie pour livrer [son] produit HAMR de 44 téraoctets au cours du premier semestre 2027 ». Mais ce n’est pas la seule gamme de produits à 40 To et plus, il y a également des disques durs ePMR (Energy-assisted PMR), une version améliorée des HDD classiques en PMR. HAMR est la nouvelle génération avec un laser intégré aux têtes. Les livraisons des disques durs ePMR de 40 To ont débuté au cours du deuxième trimestre 2026 et le fabricant a maintenant commencé la production en série et revendique deux clients.

Cette année également, l’UltraSMR se porte bien et le constructeur annonce son « troisième client majeur », sans le citer nommément. Western Digital prévoit que, d’ici à mi-2027, « 60 % des livraisons d’exaoctets nearline » soient liées à la technologie UltraSMR, montrant une belle adoption par le marché dans le monde des datacenters et des hyperscalers.

Le SMR consiste, pour rappel, à faire chevaucher les pistes pour augmenter la densité. Cela ne change rien pour les performances en lecture, mais en écriture il peut y avoir un phénomène d’amplification avec une baisse des performances. L’UltraSMR est une version améliorée du SMR avec notamment une meilleure correction d’erreurs.

Pour la suite, Western Digital est sur la même longueur d’onde que Seagate : « nous proposerons des produits de 50 To vers la seconde moitié de l’année 2027 ». Aucune précision sur le nombre de plateaux. Si Seagate reste à 10, Western Digital est déjà passé à 11 depuis fin 2024 (et même 12 pour Toshiba).

Le cloud et l’intelligence artificielle en moteur

Cela ne surprendra personne : Western Digital explique que « la demande de stockage est poussée à la fois par l’IA et par les services cloud de base ». Rien d’étonnant concernant l’IA. Il faut non seulement stocker les données d’entrainement, mais aussi les données générées lors des charges de travail (entrées, sorties, journaux, etc.) et cela prend beaucoup de place.

« Aujourd’hui, les plus grandes plateformes d’IA traitent des dizaines de milliards de jetons par minute et des milliards d’invites par jour, créant ainsi un corpus de données en rapide expansion qui doit être stocké, géré et consulté au fil du temps », explique le constructeur. L’IA agentique ne fait qu’accentuer le phénomène : « Les agents génèrent des données à chaque étape des flux de travail, ce qui augmente à la fois le volume de données créées et celles à stocker au fil du temps ».

Ce n’est pas le seul pan de l’IA à avoir de gros besoins de stockage : « Au-delà de l’inférence et de l’IA agentique, nous assistons également à l’émergence de l’IA dans le monde réel : véhicules autonomes, robotique, systèmes d’automatisation industrielle et robots humanoïdes. Le volume de données du monde réel nécessaire à l’entraînement de ces systèmes est insuffisant, nécessitant ainsi la génération et le stockage de jeux de données synthétiques ».

Le retour au stockage hybride, le tout flash coûte cher…

Tiang Yew Tan, CEO de Western Digital, pointe un changement dans les demandes des OEM (fabricants d’équipement d’origine) : «ils s’orientent davantage vers des solutions hybrides après avoir envisagé, tout récemment, des systèmes reposant exclusivement sur la technologie flash ». La cause n’est pas à chercher bien loin : la hausse (ou explosion, au choix) des prix de la mémoire.

Kris Sennesael, CFO de Western Digital, ne donne pas de chiffre précis mais un ordre de grandeur : « La hausse moyenne annuelle pondérée des prix par To a progressé, passant d’une fourchette haute à un chiffre le trimestre précédent, à une fourchette » plus haute, comprise entre 15 et 20 % a priori.

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Western Digital aussi va expédier des disques durs de 50 To en 2027

Boosté par l'IA et le cloud
Western Digital aussi va expédier des disques durs de 50 To en 2027

Western Digital se porte bien : son chiffre d’affaires, son bénéfice et sa marge sont en hausse. La demande est toujours plus importante et le fabricant prévoit de passer à 44 To en HAMR l’année prochaine puis à 50 To, toujours en 2027.

Il y a quelques jours, Seagate présentait ses résultats financiers et annonçait les premières expéditions de disques durs de 50 To (Mozaic 5) pour la fin de l’année prochaine. Il s’agit de modèles avec 10 plateaux de 5 To. C’est maintenant au tour de Western Digital de se positionner.

Sur un an, les revenus ont progressé de 36 % pour arriver à 12,919 milliards de dollars, excusez du peu (44 % sur le dernier trimestre fiscal 2026 par rapport à 2025). Le bénéfice net bondit de 107 % pour atteindre 4,453 milliards de dollars. Comme Seagate, la marge brute de Western Digital augmente fortement : de 39,4 % elle monte à 49,1 % (45,6 % chez Seagate).

En 2027, 44 To puis 50 To

Le fabricant annonce être « en bonne voie pour livrer [son] produit HAMR de 44 téraoctets au cours du premier semestre 2027 ». Mais ce n’est pas la seule gamme de produits à 40 To et plus, il y a également des disques durs ePMR (Energy-assisted PMR), une version améliorée des HDD classiques en PMR. HAMR est la nouvelle génération avec un laser intégré aux têtes. Les livraisons des disques durs ePMR de 40 To ont débuté au cours du deuxième trimestre 2026 et le fabricant a maintenant commencé la production en série et revendique deux clients.

Cette année également, l’UltraSMR se porte bien et le constructeur annonce son « troisième client majeur », sans le citer nommément. Western Digital prévoit que, d’ici à mi-2027, « 60 % des livraisons d’exaoctets nearline » soient liées à la technologie UltraSMR, montrant une belle adoption par le marché dans le monde des datacenters et des hyperscalers.

Le SMR consiste, pour rappel, à faire chevaucher les pistes pour augmenter la densité. Cela ne change rien pour les performances en lecture, mais en écriture il peut y avoir un phénomène d’amplification avec une baisse des performances. L’UltraSMR est une version améliorée du SMR avec notamment une meilleure correction d’erreurs.

Pour la suite, Western Digital est sur la même longueur d’onde que Seagate : « nous proposerons des produits de 50 To vers la seconde moitié de l’année 2027 ». Aucune précision sur le nombre de plateaux. Si Seagate reste à 10, Western Digital est déjà passé à 11 depuis fin 2024 (et même 12 pour Toshiba).

Le cloud et l’intelligence artificielle en moteur

Cela ne surprendra personne : Western Digital explique que « la demande de stockage est poussée à la fois par l’IA et par les services cloud de base ». Rien d’étonnant concernant l’IA. Il faut non seulement stocker les données d’entrainement, mais aussi les données générées lors des charges de travail (entrées, sorties, journaux, etc.) et cela prend beaucoup de place.

« Aujourd’hui, les plus grandes plateformes d’IA traitent des dizaines de milliards de jetons par minute et des milliards d’invites par jour, créant ainsi un corpus de données en rapide expansion qui doit être stocké, géré et consulté au fil du temps », explique le constructeur. L’IA agentique ne fait qu’accentuer le phénomène : « Les agents génèrent des données à chaque étape des flux de travail, ce qui augmente à la fois le volume de données créées et celles à stocker au fil du temps ».

Ce n’est pas le seul pan de l’IA à avoir de gros besoins de stockage : « Au-delà de l’inférence et de l’IA agentique, nous assistons également à l’émergence de l’IA dans le monde réel : véhicules autonomes, robotique, systèmes d’automatisation industrielle et robots humanoïdes. Le volume de données du monde réel nécessaire à l’entraînement de ces systèmes est insuffisant, nécessitant ainsi la génération et le stockage de jeux de données synthétiques ».

Le retour au stockage hybride, le tout flash coûte cher…

Tiang Yew Tan, CEO de Western Digital, pointe un changement dans les demandes des OEM (fabricants d’équipement d’origine) : «ils s’orientent davantage vers des solutions hybrides après avoir envisagé, tout récemment, des systèmes reposant exclusivement sur la technologie flash ». La cause n’est pas à chercher bien loin : la hausse (ou explosion, au choix) des prix de la mémoire.

Kris Sennesael, CFO de Western Digital, ne donne pas de chiffre précis mais un ordre de grandeur : « La hausse moyenne annuelle pondérée des prix par To a progressé, passant d’une fourchette haute à un chiffre le trimestre précédent, à une fourchette » plus haute, comprise entre 15 et 20 % a priori.

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La foire à la saucisse des benchmarks IA… peut-on leur faire confiance ?

Ness_01 est à 256 % sur tous les tests
La foire à la saucisse des benchmarks IA… peut-on leur faire confiance ?

Les benchmarks sur l’IA générative sont largement utilisés par les sociétés, mais veulent-ils dire quelque chose ? Oui, à condition d’avoir l’ensemble des détails et des conditions des tests, qui ne sont que rarement mis en avant. La prudence est donc de mise.

Les modèles d’IA générative se succèdent à un rythme important, avec pléthore de chiffres et de benchmarks à chaque fois pour montrer à quel point chaque nouvelle génération bat la précédente et écrase la concurrence. Mais, ces chiffres sont-ils fiables ?

Pour le savoir, nous avons examiné plus d’une dizaine de communiqués et billets de blog d’OpenAI et d’Anthropic, soit les deux LLM commerciaux phares du moment : ChatGPT et Claude. Nous avons également analysé les annonces de Moonshot IA (Kimi K3) et Qwen (3.8-Max), ainsi que les résultats des tests d’Artificial Analysis, une société indépendante spécialisée dans les benchmarks IA générative.

Nous avons déjà expliqué comment les données pouvaient influencer en profondeur les résultats, mais ce n’est pas le seul problème. Mêmes benchmarks, mêmes données (parfois « cachées ») et pourtant des scores différents selon qui mesure et comment.

SWE-bench Pro : attentions aux jeux de données

Commençons avec SWE-bench Pro, un benchmark largement utilisé. Il est développé par Scale AI et permet, selon l’entreprise, de « fournir une évaluation rigoureuse et réaliste des agents d’IA pour l’ingénierie logicielle ». SWE-bench Pro est la version « Pro » de SWE-bench ? Oui et non, ce n’est pas réellement la même chose.

SWE-bench a été lancé en 2023 par des chercheurs de Princeton et Stanford. SWE-bench Pro est arrivé en 2025 par la société Scale AI. Attention donc à ne pas mélanger les deux, même si la version Pro se présente comme un successeur : « SWE-Bench Pro reprend là où SWE-Bench Verified s’est arrêté, avec des tâches plus diversifiées, une difficulté accrue et un code que les modèles n’ont pas encore vu ».

Dans SWE-bench Pro, il y a plusieurs types de tests différents, qui diffèrent sur les données utilisées. Parler de « SWE-bench Pro seul » ne veut donc rien dire… alors que c’est pourtant souvent utilisé comme référence.

Voici les trois tests :

  • Public Set : 731 tâches et 11 dépôts
  • Held-out Set : 858 tâches et 12 dépôts
  • Commercial ou Private Set : 276 tâches et 18 dépôts

Le Public et le Private sont les plus utilisés. Le premier a l’avantage et l’inconvénient d’être public : tout le monde peut l’utiliser, les données sont librement accessibles, des optimisations de modèles sont donc possibles (de manière volontaire ou non).

Avec Private, les modèles font face à des données inédites (en théorie). Les tests sur Public Set sont un peu des annales, tandis que l’examen final pourrait être comparé à Private Set. Held-Out serait alors un contrôle surprise antidopage effectué par Scale AI.

SWE-bench Pro : des écarts importants suivant les conditions et paramètres


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☕️ Retrait du marché de 5 smartphones, dont Nothing Phone 3a et Samsung A55 (SM-A556E/DS)



Le DAS est le niveau d’émission d’onde d’un smartphone. Il doit rester en dessous de certaines limites réglementaires lors d’une utilisation. Nous en parlions la semaine dernière, elle est par exemple de 4 W/kg pour le DAS « membre ».

Quatre smartphones ont été épinglés par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) pour avoir dépassé les limites : GM Note N1, Doogee N55 Plus, Infinix Smart 9 (X6532) et Nothing Phone 3A (A059). Ils sont tous entre 4,32 et 4,85 W/kg.

Dans un registre différent, mais avec la même conclusion à venir, le Samsung A55 (SM-A556E/DS) est épinglé pour « plusieurs manquements aux exigences prévues par la réglementation européenne : l’absence de mise en œuvre d’une procédure d’évaluation de la conformité, la non-fourniture de la documentation technique et le défaut du marquage CE ».

Ce modèle, SM-A556E/DS, n’est pas le Galaxy A55 normalement prévu par Samsung pour le marché français et européen, qui porte lui la référence SM-A556B/DS. On trouve par exemple le SM-A556E/DS référencé sur la page Samsung Afrique.

Comme le prévoit la procédure, les responsables de la mise sur le marché ont été mis en demeure de corriger le tir. « En l’absence de telles mesures, l’ANFR a demandé aux sociétés WSJ Production LTD, Apex CE Specialists, Techtribe, Nothing Technology B.V et Valex [pour le Samsung Galaxy A55, ndlr] de procéder au retrait du marché français et au rappel des téléphones », explique l’Agence.

Elle rappelle que si le fabricant ne s’exécute pas, « il incombe aux distributeurs de prendre de leur propre initiative les mesures de retrait et de rappel des téléphones concernés ». Pour le moment, certaines références sont encore disponibles chez des revendeurs, comme le Nothing Phone 3A vendu par Bouygues Telecom.

Doogee n’en est pas à son coup d’essai… En juin 2025, déjà, le DOOGEE X98 dépassait les limites réglementaires du DAS et, faute de correction de la part du fabricant, l’ANFR avait ordonné le rappel du smartphone. C’était déjà la quatrième procédure du genre après les DOOGEE N50 et S100 PRO en aout 2024, ainsi que le DOOGEE S88 PLUS en octobre 2023. Avec le N55 PLUS, cela fait donc déjà cinq smartphones du fabricant retirés du marché.

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☕️ Retrait du marché de 5 smartphones, dont Nothing Phone 3a et Samsung A55 (SM-A556E/DS)



Le DAS est le niveau d’émission d’onde d’un smartphone. Il doit rester en dessous de certaines limites réglementaires lors d’une utilisation. Nous en parlions la semaine dernière, elle est par exemple de 4 W/kg pour le DAS « membre ».

Quatre smartphones ont été épinglés par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) pour avoir dépassé les limites : GM Note N1, Doogee N55 Plus, Infinix Smart 9 (X6532) et Nothing Phone 3A (A059). Ils sont tous entre 4,32 et 4,85 W/kg.

Dans un registre différent, mais avec la même conclusion à venir, le Samsung A55 (SM-A556E/DS) est épinglé pour « plusieurs manquements aux exigences prévues par la réglementation européenne : l’absence de mise en œuvre d’une procédure d’évaluation de la conformité, la non-fourniture de la documentation technique et le défaut du marquage CE ».

Ce modèle, SM-A556E/DS, n’est pas le Galaxy A55 normalement prévu par Samsung pour le marché français et européen, qui porte lui la référence SM-A556B/DS. On trouve par exemple le SM-A556E/DS référencé sur la page Samsung Afrique.

Comme le prévoit la procédure, les responsables de la mise sur le marché ont été mis en demeure de corriger le tir. « En l’absence de telles mesures, l’ANFR a demandé aux sociétés WSJ Production LTD, Apex CE Specialists, Techtribe, Nothing Technology B.V et Valex [pour le Samsung Galaxy A55, ndlr] de procéder au retrait du marché français et au rappel des téléphones », explique l’Agence.

Elle rappelle que si le fabricant ne s’exécute pas, « il incombe aux distributeurs de prendre de leur propre initiative les mesures de retrait et de rappel des téléphones concernés ». Pour le moment, certaines références sont encore disponibles chez des revendeurs, comme le Nothing Phone 3A vendu par Bouygues Telecom.

Doogee n’en est pas à son coup d’essai… En juin 2025, déjà, le DOOGEE X98 dépassait les limites réglementaires du DAS et, faute de correction de la part du fabricant, l’ANFR avait ordonné le rappel du smartphone. C’était déjà la quatrième procédure du genre après les DOOGEE N50 et S100 PRO en aout 2024, ainsi que le DOOGEE S88 PLUS en octobre 2023. Avec le N55 PLUS, cela fait donc déjà cinq smartphones du fabricant retirés du marché.

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Seagate va expédier des disques durs de 50 To dès 2027

Bientôt au Ministère ?
Seagate va expédier des disques durs de 50 To dès 2027

Tout roule pour Seagate, qui voit ses bénéfices et sa marge brute augmenter fortement. Le fabricant de disques durs en profite pour parler de son avenir avec des HDD de 50 To et plus dès l‘année prochaine, dans la gamme Mozaic 5.

Seagate vient de publier son bilan financier pour le quatrième et dernier trimestre de son exercice financier 2026. L’entreprise voit ses revenus trimestriels augmenter de 50 % et de 34 % sur un an. Le bénéfice net suit la même tendance avec 3,184 milliards de dollars en 2026, contre 1,469 milliard en 2025.

La pénurie et la hausse des prix n’ont pas les mêmes conséquences pour tout le monde… comme en témoigne aussi la marge brute, passée de 35,2 % à 45,6 % en un an. Seagate se réjouit aussi d’avoir « terminé son année fiscale 2026 dans les délais prévus concernant la montée en puissance des produits basés sur la technologie HAMR ».

HAMR, pour Heat Assisted Magnetic Recording, est une technologie qui utilise un faisceau laser pour atteindre localement une température de plusieurs centaines de °C (Seagate parle de 425 °C) afin de polariser un grain magnétique et ainsi stocker un bit d’information. Il y a deux ans, Seagate affirmait que la fiabilité avait été améliorée et qu’elle était alors au « même niveau que les disques durs PMR [Perpendicular Magnetic Recording, ndlr] traditionnels ».

Mozaic 3, 4 et maintenant 5 avec 50 To et plus

Chez Seagate, la gamme HAMR se décline dans les disques durs Mozaic. La première génération était Mozaic 3 avec des HDD de 3,5 pouces de 30 To et plus. Le constructeur affirme que les produits de cette gamme sont désormais « qualifiés et opérationnels en environnement de production chez tous les principaux clients cloud ». Fin 2025, ils n’étaient « que » cinq.

La deuxième génération, Mozaic 4 (avec des expéditions en volume depuis mars 2026) avec des disques durs jusqu’à 44 To, « continue sa montée en puissance chez les deux plus grands fournisseurs de cloud mondiaux, et des qualifications supplémentaires auprès d’autres clients sont en cours ». Fin 2025, seuls deux fournisseurs majeurs du cloud avaient qualifié les disques durs Mozaic 4.

Seagate prévoit qu’à la fin de l’année 2026 (civile cette fois-ci), 50 % des exaoctets produits dans la gamme HAMR viendront de la série des HDD Mozaic 4, qui rencontre au passage un « franc succès », affirme David Mosley, directeur général de Seagate.

Mais l’entreprise en profite surtout pour parler de l’avenir avec Mozaic 5 et donc des disques durs de 50 To et plus – avec des plateaux de 5 To et 10 plateaux par disque. Elle prévoit des « livraisons de qualification à la fin de l’année calendaire 2027 ».

Le fabricant explique que, dans les disques durs actuellement vendus, l’augmentation des capacités ne vient pas seulement d’une multiplication du nombre d’unités, mais d’une meilleure densité : « Si vous prenez l’année dernière, et que vous regardez le nombre de plateaux et de têtes à l’intérieur du HDD, nous avons probablement progressé de 15 à 20 %, alors que le nombre d’unités est resté absolument stable ».

De manière générale, la moyenne des disques durs s’approche de plus en plus de 10 plateaux par HDD (et donc 20 têtes de lecture/écriture). Seagate reste pour le moment à 10 plateaux maximum, là où ses concurrents vont plus loin : Western Digital est monté à 11, puis Toshiba à 12 plateaux. Il est de plus en plus complexe d’en ajouter car les dimensions du 3,5 pouces sont contraintes si l’on veut rester dans le format classique.

69, 100 et 150 To en ligne de mire

Et ce n’est pas encore la fin de l’augmentation des capacités, loin de là. Fin 2025, Seagate annonçait avoir atteint une capacité de 6,9 To par plateau dans ses laboratoires, soit 69 To dans un seul disque dur avec 10 plateaux.

À l’horizon 2032, Seagate prévoit de passer à 10 To et donc à des disques durs de 100 To. Le fabricant affirme avoir « des idées pour maximiser la capacité de densité surfacique du HAMR à 10 To/disque et au-delà, y compris de nouvelles architectures système et conceptions de lecteurs ». 150 To et plus sont déjà évoqués.

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Seagate va expédier des disques durs de 50 To dès 2027

Bientôt au Ministère ?
Seagate va expédier des disques durs de 50 To dès 2027

Tout roule pour Seagate, qui voit ses bénéfices et sa marge brute augmenter fortement. Le fabricant de disques durs en profite pour parler de son avenir avec des HDD de 50 To et plus dès l‘année prochaine, dans la gamme Mozaic 5.

Seagate vient de publier son bilan financier pour le quatrième et dernier trimestre de son exercice financier 2026. L’entreprise voit ses revenus trimestriels augmenter de 50 % et de 34 % sur un an. Le bénéfice net suit la même tendance avec 3,184 milliards de dollars en 2026, contre 1,469 milliard en 2025.

La pénurie et la hausse des prix n’ont pas les mêmes conséquences pour tout le monde… comme en témoigne aussi la marge brute, passée de 35,2 % à 45,6 % en un an. Seagate se réjouit aussi d’avoir « terminé son année fiscale 2026 dans les délais prévus concernant la montée en puissance des produits basés sur la technologie HAMR ».

HAMR, pour Heat Assisted Magnetic Recording, est une technologie qui utilise un faisceau laser pour atteindre localement une température de plusieurs centaines de °C (Seagate parle de 425 °C) afin de polariser un grain magnétique et ainsi stocker un bit d’information. Il y a deux ans, Seagate affirmait que la fiabilité avait été améliorée et qu’elle était alors au « même niveau que les disques durs PMR [Perpendicular Magnetic Recording, ndlr] traditionnels ».

Mozaic 3, 4 et maintenant 5 avec 50 To et plus

Chez Seagate, la gamme HAMR se décline dans les disques durs Mozaic. La première génération était Mozaic 3 avec des HDD de 3,5 pouces de 30 To et plus. Le constructeur affirme que les produits de cette gamme sont désormais « qualifiés et opérationnels en environnement de production chez tous les principaux clients cloud ». Fin 2025, ils n’étaient « que » cinq.

La deuxième génération, Mozaic 4 (avec des expéditions en volume depuis mars 2026) avec des disques durs jusqu’à 44 To, « continue sa montée en puissance chez les deux plus grands fournisseurs de cloud mondiaux, et des qualifications supplémentaires auprès d’autres clients sont en cours ». Fin 2025, seuls deux fournisseurs majeurs du cloud avaient qualifié les disques durs Mozaic 4.

Seagate prévoit qu’à la fin de l’année 2026 (civile cette fois-ci), 50 % des exaoctets produits dans la gamme HAMR viendront de la série des HDD Mozaic 4, qui rencontre au passage un « franc succès », affirme David Mosley, directeur général de Seagate.

Mais l’entreprise en profite surtout pour parler de l’avenir avec Mozaic 5 et donc des disques durs de 50 To et plus – avec des plateaux de 5 To et 10 plateaux par disque. Elle prévoit des « livraisons de qualification à la fin de l’année calendaire 2027 ».

Le fabricant explique que, dans les disques durs actuellement vendus, l’augmentation des capacités ne vient pas seulement d’une multiplication du nombre d’unités, mais d’une meilleure densité : « Si vous prenez l’année dernière, et que vous regardez le nombre de plateaux et de têtes à l’intérieur du HDD, nous avons probablement progressé de 15 à 20 %, alors que le nombre d’unités est resté absolument stable ».

De manière générale, la moyenne des disques durs s’approche de plus en plus de 10 plateaux par HDD (et donc 20 têtes de lecture/écriture). Seagate reste pour le moment à 10 plateaux maximum, là où ses concurrents vont plus loin : Western Digital est monté à 11, puis Toshiba à 12 plateaux. Il est de plus en plus complexe d’en ajouter car les dimensions du 3,5 pouces sont contraintes si l’on veut rester dans le format classique.

69, 100 et 150 To en ligne de mire

Et ce n’est pas encore la fin de l’augmentation des capacités, loin de là. Fin 2025, Seagate annonçait avoir atteint une capacité de 6,9 To par plateau dans ses laboratoires, soit 69 To dans un seul disque dur avec 10 plateaux.

À l’horizon 2032, Seagate prévoit de passer à 10 To et donc à des disques durs de 100 To. Le fabricant affirme avoir « des idées pour maximiser la capacité de densité surfacique du HAMR à 10 To/disque et au-delà, y compris de nouvelles architectures système et conceptions de lecteurs ». 150 To et plus sont déjà évoqués.

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☕️ Une batterie remplaçable dans les souris Logitech en 2027, mais uniquement en Europe



Les batteries des souris Logitech seront plus faciles à remplacer à compter de février 2027. Le règlement européen relatif aux batteries et aux déchets de batterie impose qu’il soit aisé pour l’utilisateur de changer ce composant dans leurs appareils. Le texte ne précise pas de catégories spécifiques, mais la liste des exemptions ne concerne pas les périphériques de saisie.

Logitech a donc confirmé que ses futures souris bénéficieront de cette avancée en matière de droit à la réparation. Le fabricant commercialisera également des batteries de remplacement. En revanche, et à l’instar de Nintendo pour la Switch 2 et ses manettes, ces mulots modifiés ne seront proposés qu’en Europe. Une situation pour le moins étrange : pourquoi s’embarrasser à gérer deux lignes de production, une pour le vieux continent, l’autre pour le reste du monde ?

Image : Logitech

Les explications de Robin Piispanen, nouveau directeur général de la division gaming de Logitech, sont pour le moins vaseuses. Il évoque d’abord la question du poids ; les périphériques du constructeur sont équipés d’une batterie légère à enveloppe souple, reliée par un câble très fin au reste de l’électronique. « Ce type de batterie ne peut pas être manipulé sans risque. Nous ne pouvons pas, en toute conscience, vous la confier en disant : allez-y, remplacez cette batterie souple », explique-t-il à The Verge.

En Europe, les souris embarqueront une batterie à coque rigide qui, par le fait, sera bien plus difficile à percer (ce qui peut provoquer un départ de feu) et plus facile à changer. Mais voilà : « combien de gens vont ouvrir leur propre souris, retirer la batterie et en installer une nouvelle simplement parce que l’ancienne est arrivée en fin de vie ? », justifie le dirigeant qui s’appuie sur les données de l’entreprise.

Les utilisateurs ont tendance à remplacer la souris toute entière, en achetant une nouvelle… ce qui paraît somme toute logique, si on leur interdit la possibilité de remplacer la batterie. Robin Piispanen assure pourtant soutenir le droit à la réparation : après tout, Logitech commercialise depuis janvier 2025 des pièces détachées officielles dans la boutique d’iFixit.

Les amateurs de bricolage y trouveront des batteries pour les souris et claviers du fabricant, mais pas de switches, ces microrupteurs mécaniques placés sous les boutons qui enregistrent le clic. Ce sont pourtant des composants qui ont tendance à lâcher en premier, avant même la batterie. Pour les remplacer, « il faut ouvrir entièrement la souris et vous risquez fort de casser quelque chose », indique le dirigeant. Il en va de même pour les revêtements antidérapants, dont le remplacement implique de retirer les résidus de l’ancien adhésif : « Il faut suivre tout un processus pour le faire correctement. »

« Je n’ai pas envie de vous vendre une pièce pour que vous finissiez par tout abîmer et que vous le regrettiez », ajoute-t-il. Dans ces conditions, autant ne faire aucun effort sur la réparabilité, effectivement.

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☕️ Une batterie remplaçable dans les souris Logitech en 2027, mais uniquement en Europe



Les batteries des souris Logitech seront plus faciles à remplacer à compter de février 2027. Le règlement européen relatif aux batteries et aux déchets de batterie impose qu’il soit aisé pour l’utilisateur de changer ce composant dans leurs appareils. Le texte ne précise pas de catégories spécifiques, mais la liste des exemptions ne concerne pas les périphériques de saisie.

Logitech a donc confirmé que ses futures souris bénéficieront de cette avancée en matière de droit à la réparation. Le fabricant commercialisera également des batteries de remplacement. En revanche, et à l’instar de Nintendo pour la Switch 2 et ses manettes, ces mulots modifiés ne seront proposés qu’en Europe. Une situation pour le moins étrange : pourquoi s’embarrasser à gérer deux lignes de production, une pour le vieux continent, l’autre pour le reste du monde ?

Image : Logitech

Les explications de Robin Piispanen, nouveau directeur général de la division gaming de Logitech, sont pour le moins vaseuses. Il évoque d’abord la question du poids ; les périphériques du constructeur sont équipés d’une batterie légère à enveloppe souple, reliée par un câble très fin au reste de l’électronique. « Ce type de batterie ne peut pas être manipulé sans risque. Nous ne pouvons pas, en toute conscience, vous la confier en disant : allez-y, remplacez cette batterie souple », explique-t-il à The Verge.

En Europe, les souris embarqueront une batterie à coque rigide qui, par le fait, sera bien plus difficile à percer (ce qui peut provoquer un départ de feu) et plus facile à changer. Mais voilà : « combien de gens vont ouvrir leur propre souris, retirer la batterie et en installer une nouvelle simplement parce que l’ancienne est arrivée en fin de vie ? », justifie le dirigeant qui s’appuie sur les données de l’entreprise.

Les utilisateurs ont tendance à remplacer la souris toute entière, en achetant une nouvelle… ce qui paraît somme toute logique, si on leur interdit la possibilité de remplacer la batterie. Robin Piispanen assure pourtant soutenir le droit à la réparation : après tout, Logitech commercialise depuis janvier 2025 des pièces détachées officielles dans la boutique d’iFixit.

Les amateurs de bricolage y trouveront des batteries pour les souris et claviers du fabricant, mais pas de switches, ces microrupteurs mécaniques placés sous les boutons qui enregistrent le clic. Ce sont pourtant des composants qui ont tendance à lâcher en premier, avant même la batterie. Pour les remplacer, « il faut ouvrir entièrement la souris et vous risquez fort de casser quelque chose », indique le dirigeant. Il en va de même pour les revêtements antidérapants, dont le remplacement implique de retirer les résidus de l’ancien adhésif : « Il faut suivre tout un processus pour le faire correctement. »

« Je n’ai pas envie de vous vendre une pièce pour que vous finissiez par tout abîmer et que vous le regrettiez », ajoute-t-il. Dans ces conditions, autant ne faire aucun effort sur la réparabilité, effectivement.

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