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Raspberry Pi propose un guide pour créer votre Cyberdeck

Un Cyberdeck est un appareil souvent parfaitement inutile mais ô combien satisfaisant. Il s’agit de réunir dans une formule mobile l’ensemble des pièces d’une machine informatique et de l’adapter à ses besoins. En ouvrant un peu les yeux sur la réalité des productions, il n’y a souvent pas grand-chose de mieux que ce que propose un ordinateur portable classique.

Les cyberdecks sont souvent peu puissants, lourdauds, encombrants et manquent d’autonomie. Il est très régulièrement plus intéressant économiquement d’acheter un ordinateur portable d’occasion que de s’enfermer pendant des heures à souder des composants en se grattant la tête tout en espérant que ça fonctionne au final. Le but avoué de ces engins n’est pas de concurrencer un ordinateur classique sur son terrain : comme souvent dans ce genre de construction électronique, l’important c’est plutôt l’apprentissage, le chemin. Et évidemment la satisfaction d’arriver à produire quelque chose de ses mains.

Le Cyberdeck Raspberry Pi

Le Cyberdeck Raspberry Pi

Le fait de fabriquer ce type d’appareil, de choisir ses composants, de les associer, de comprendre les différents mécanismes en jeu et bien entendu de faire tourner un système dessus n’a pas de pareil. C’est pour cela que les Cyberdecks sont populaires et qu’ils touchent de plus en plus les gens. Dernièrement la presse grand public a commencé à faire écho du phénomène. Découvrant un poil en retard des constructions qui datent depuis bien longtemps. Le Reddit Cyberdeck a vu le jour en… 2016. La première mention sur Minimachines date de 2020… Pas mal d’articles sont apparus ces derniers temps pour mettre en avant ces constructions et, aujourd’hui, c’est au tour de Raspberry Pi de sauter dans le train.

Les Raspberry Pi au cœur du mouvement Cyberdeck

Les cartes Raspberry Pi sont employées depuis des années pour fabriquer ces machines. Leur faible consommation, leur capacité à piloter des éléments externes grâce à leurs broches GPIO et la possibilité d’installer différentes solutions Linux en interne en ont fait un outil de choix pour ces solutions particulières. Il est donc assez logique de voir la société s’emparer du phénomène pour améliorer son marketing. Le guide proposé ici est un classique des projets du genre. Une malette type « Pelican » renforcée qui embarque un Pi 5, un petit clavier Bluetooth, un écran 7″ tactile, du stockage, des batteries LiPo et qui assemble tout cela du mieux possible. Vous trouverez exactement la même recette sur des dizaines de sites de « Makers » classiques.

Avec l’augmentation des prix des composants, certains redécouvrent de vieux Raspberry qui dorment dans leurs tiroirs. Ne sachant pas trop quoi en faire, la  tentation de fabriquer de nouvelles choses les titille. Un Cyberdeck pourrait sans doute être un projet intéressant à mener.

Un Cyberdeck d’un internaute en août 2025

Raspberry Pi : d’influenceur à suiveur

Une chose me parait claire dans cette publication, elle n’est plus que l’ombre de ce qu’a proposé la fondation Raspberry Pi à sa grande époque. Fondation qui s’est plus que largement éclipsée après l’entrée en bourse de la marque en 2024. La priorité a très largement été donnée aux partenaires industriels du fabricant et, depuis les pénuries Covidiennes, l’aspect grand public a été mis de côté. L’envolée des tarifs matériels a enlevé, les stocks ont disparu des étals. Ce qui a enlevé beaucoup d’intérêt aux solutions.

D’ailleurs, le Cyberdeck proposé ici est totalement hors de prix. Entre le Raspberry Pi 5 16 Go à 325€, la clé USB 128 Go à 64€, l’écran 7″ à 45€, le clavier Bluetooth a 35€ et l’ensemble des autres composants qui, tous accumulés, rajoutent une bonne centaine d’euros, le projet est bien plus cher qu’un ordinateur portable complet en seconde main chez AFBshop.

Du reste, quand, il ya quelques années Raspberry Pi proposait des guides, c’était pour défricher de nouveaux sujets. Encourager les gens à créer des choses nouvelles : stations météo, appareils photo, solutions domotiques et autres. La Fondation, à son apogée, débordait de propositions originales et encourageantes. Les cartes ne coûtaient pas grand-chose et une vraie émulation existait autour de ce type de produits. Aujourd’hui, les propositions sont rares et surtout, ce ne sont que des versions réécrites de projets déjà maintes fois rabâchés.

Un autre Cyberdeck amateur datant de Novembre 2025

Alors je ne vais pas cracher dans la soupe et je trouve que l’apparition d’un numéro du magazine officiel de Raspberry Pi d’août 2026 dédié aux Cyberdecks est très positive. Le guide est également intéressant a suivre. Mais la marque arrive bien après que le train soit en marche et ne propose absolument rien de novateur. Il s’agit juste de glisser un maximum de produits avec son logo dans un projet pour améliorer ses ventes et son image. En transposant cela à un autre secteur, on a surout l’impression de lire la recette proposée au verso d’une plaque de chocolat pâtissier. On vous encourage a cuire le gâteau le plus riche possible en chocolat. avec une grosse idée derrière la tête.

Le mouvement Cyberdeck n’a depuis longtemps plus besoin de la fondation pour avancer. Pour preuve, les projets les plus récents dans le genre montrent des réalisations autrement plus complexes et impressionnantes que celle proposée. Bref, Raspberry Pi est ici fortement à la traîne.

Companion : un magnifique Cyberdeck inspiré du TRS 80 Model 100

Un Cyberdeck de A à Z à partir d’un Compute Module 5

Typeframe PX-88 : un magnifique CyberDeck parfum framboise

Un Cyberdeck double écran autour d’un Raspberry Pi 5

Un magnifique Cyberdeck Handheld DIY sous Raspberry Pi 5

Pilet : un cyberdeck modulaire avec un écran 7″ et un RPi5

Raspberry Pi propose un guide pour créer votre Cyberdeck © MiniMachines.net. 2026

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Un Homelab entièrement intégré dans des Switchs Linksys des années 2000

Les Switchs Linksys « WRT54G » ont un design assez fort, si vous en avez déjà croisé, la vignette de ce billet vous aura immédiatement rappelé un souvenir. Avec leur coque bleu nuit et leur façade illuminée de LEDs fort lumineuses, ils ont trôné dans pas mal d’environnements dans les années 2000. À une époque, il était impossible de ne pas croiser régulièrement ces WRT54G, de véritables stars des bureaux.

Et Justin a une certaine nostalgie de ces WRT54G, je devrais même dire qu’il a envers cet objet une véritable affection. Assez forte pour le pousser à intégrer dans différents Switchs un Homelab. Il faut dire que les boîtiers sont robustes, ils peuvent être empilés les uns sur les autres puisqu’ils ont été prévus pour ça et qu’ils sont proposés fort peu cher d’occasion. Leur succès commercial s’est également accompagné d’une exploration technique. Des firmwares alternatifs sont nés autour de ces modèles – le célèbre firmware Tomato par exemple – qui ont prolongé largement leur existence. 

WRT54G

Mais l’obsolescence de ces outils a fini par les rattraper. Notamment parce que les débits proposés ne concordent plus vraiment avec les matériels d’aujourd’hui. Le  WRT54G reste coincé avec des ports Ethernet 10/100 et un Wi-Fi 3 bloqué sur un débit de 54 MBit/s dans le meilleur des cas. Petit à petit, ils ont donc pris la poussière ou la direction des petites annonces. LeBonCoin et Ebay regorgent de ces appareils increvables. On peut trouver des switchs Linksys WRT54G pour 5€ en parfait état. Ce qui est moins cher qu’une boite en plastique vide de même taille pour accueillir un montage électronique. Justin a donc décidé d’en faire la brique de construction de son serveur maison et a empilé différents modèles de cet appareil pour aménager celui-ci.

La tour WRT54G infernale

La tour WRT54G infernale

La liste des modifications réalisées est assez impressionnante. Le serveur est ainsi composé de deux Raspberry Pi 5, deux Raspberry Pi 4, un MiniPC GMKtec M6 Mini couplé à une carte graphique Asus GeForce RT 2060. Le tout est configuré autour d’un switch qui réunit ces différents éléments dans un même et unique Homelab.

L’idée est d’obtenir un serveur capable de différentes tâches, principalement faire tourner Kubernetes sous Talos Linux. C’est cet usage qui a poussé Justin a  renommer son serveur « wrtK8s » puisqu’il reprend l’esthétique des WRT54G d’un côté et le surnom « K8s » de Kubernetes. La méthode employée pour détourner les routeurs est dévoilée dans la vidéo au début du billet. L’idée est de faire rentrer le matériel choisi dans chaque switch mais également de recycler les boutons et les LEDs pour refléter l’activité des composants. Cela donne une « tour » assez originale.

En bas, un switch PoE construit autour d’une solution moderne TP-Link LS108P simplement détournée avec une nouvelle coque imprimée en 3D. Ce switch fera le travail de communication entre tous les éléments.

Suivent deux étages composés des quatre Raspberry Pi. Chaque étage propose une plaque imprimée en 3D qui va accueillir les Pi, l’arrière est découpé à la Dremel et une pièce imprimée en 3D vient reprendre un peu l’esthétique générale. Les quatre Pi sont alimentées en PoE par le switch de base au travers d’extensions type HAT classiques. Les LEDs en façade des switchs d’origine sont remplacées par de nouvelles pilotées par les Pi. Les cartes MicroSDXC sont également déplacées vers l’arrière avec des extensions pour plus de facilité d’usage.

Suit un MiniPC intégré dans un Linksys WCG200, un routeur plus épais que les autres qui va servir de fondation à l’intégration d’un GMKtec M6 Mini sous Ryzen 5 6600H. L’intégration est ici un peu moins spectaculaire avec des moyens détournés assez amusants.

Les LEDs témoins d’activité ne sont pas reprises, ce qui est évidemment dommage. Mais le plus drôle est sans conteste le choix fait pour proposer des boutons de démarrage et de reset à l’avant. Pour ne pas avoir à souder des microboutons, le choix fait a été de placer des leviers physiques en façade du switch qui vont appuyer physiquement sur les boutons… Un drôle de choix mais qui fonctionne et qui évite de souder la carte du MiniPC.

Ce GMKtec M6 Mini est également connecté à la carte graphique externe RTX2060 au travers d’un adaptateur M.2 OCuLink. Le boîtier du routeur a été ajouré sur chaque face pour permettre une meilleure circulation d’air. Une plaque a également été imprimée en 3D pour maintenir la carte mère en place sur le châssis courbe du boîtier.

L’étage supérieur est uniquement dédié à l’alimentation de la carte graphique avec une solution HDPlex 250W GaN hyper compacte. Pas assez toutefois pour ne pas déborder des dimensions d’un WRT54G… C’est évidemment dommage, mais pas vraiment d’autre choix possible..

Le dernier étage propose un support PCIe pour connecter la carte graphique à la verticale. La RTX 2060 ea été démontée et peinte en bleu pour s’accorder au reste de la tour. 

Si vous voulez plus d’informations sur le montage et l’usage du Homelab, la fin de la vidéo couvre en partie le sujet. Le projet est également détaillé sur le blog de Justin Garrison. Ce petit homelab semble tourner comme un charme et remplit tous les usages demandés. Ce n’est pas la plus belle intégration que j’ai pu croiser masi si on cherche juste un boîtier pour un projet plus classique, sans carte graphique externe, c’est une excellente idée.

Cela m’amuse toujours de voir des objets de ce type détournés. Il y a souvent de bonnes idées à reprendre dans ce genre de montage et je m’étonne toujours de voir des projets investir dans des boîtiers très laids et très chers pour ce qu’ils sont. Je préfère mille fois voir un de ces vieux switch accueillir ce genre de projet plutôt que des trucs plus ou moins adaptés et surtout hors de prix. Les petites annonces et les tiroirs regorgent de vieux produits parfaits pour devenir une base de travail pour différents projets de ce type. Si vous voulez installer un serveur sur un MiniPC, vous n’êtes pas obligé de conserver le design d’origine. Plein d’expérimentations sont ouvertes. Du hack maison à des projets comme le Mini Rack.

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

Un Homelab entièrement intégré dans des Switchs Linksys des années 2000 © MiniMachines.net. 2026

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Rootboard : un autre autre Cyberdeck sous Raspberry Pi en financement participatif

Le Rootboard cherche un financement sur Kickstarter, malheureusement les annonces pour ce genre de projet se suivent et commencent à se ressembler… 

Le Rootboard se présente comme un appareil assez classique avec un clavier 70 touches que l’on maniera avec les pouces, placé en dessous d’un petit écran non tactile de 3.5″. Il est complet, peut lancer un système d’exploitation très capable, émettre du son et propose une assez belle connectique. Malgré tout il a un air assez prononcé de déjà-vu.

Lancé sur Kickstarter en financement participatif pour 102€ HT, le Rootboard a pour lui son ouverture technique avec un travail mené dès sa conception pour proposer un objet sans code caché, sans firmware propriétaire et évidemment documenté pour vous aider à le modifier à votre convenance. Un autre de ses atouts vient de son clavier particulièrement complet. Les 70 touches proposent par exemple des chiffres complets et une vraie ponctuation en plus d’une disposition QWERTY classique.

Rootboard

Un clavier qui sera idéal pour piloter des lignes de commande, programmer et prendre le contrôle de serveurs distants. On se doute que le choix du nom Rootboard vient de cette proposition. 

Piloté par la famille des cartes Raspberry Pi Zero (zero, Zero W et Zero 2 W) qu’il faudra fournir, et qui assure une compatibilité avec Rasperry Pi OS, l’engin pourra également s’étoffer de solutions externes comme des microcontrôleurs pour du développement de projets. Ses GPIO sont accessibles. L’alimentation est assurée par une batterie 18650 classique en 3.7 volts même si celle-ci n’est pas accessible par défaut1

Le Rootboard fait la promesse d’être Opensource et Openhardware

Prévu pour novembre prochain, le Rootboard est un engin complet avec de nombreux avantages techniques et qui devrait proposer une documentation complète de son code, de ses entrailles et des éléments nécessaires à sa fabrication sur Github. J’aime beaucoup ce type de projet, mais j’ai tout de même un peu l’impression de tourner en rond en les décrivant. D’abord parce qu’on m’en envoie beaucoup, ensuite parce que l’histoire est un peu toujours la même.

La page Kickstarter ne détaille pas précisément l’objet : son clavier est encore en cours de développement, sa connectique n’est pas précisément identifiée et on n’a ni les dimensions ni le poids du Rootboard pour le moment.

Rootboard : un autre autre Cyberdeck sous Raspberry Pi en financement participatif © MiniMachines.net. 2026

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