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Car Story #27 : La belle histoire de la Renault 25

Les échecs des constructeurs français dans le haut de gamme sont légion. Depuis de nombreuses années, le pays du luxe et du bon goût peine à convaincre dans un segment où les Allemands ont, peu à peu, pris un avantage décisif. Il existe néanmoins quelques exceptions avec quelques irréductibles gauloises, qui ont essayé de résister – encore et toujours – aux envahisseurs. On pense bien naturellement à la Citroën DS mais aussi à la Renault 25 !

Redéfinir le haut de gamme français

Renault 25
Le style de la Renault 25 a nécessité de nombreuses propositions avant d’être figé – Renault Communication – Droits réservés

Les Renault 20 et 30 étaient de bonnes berlines à hayon. Si leur carrière a été honorable dans l’hexagone, le duo français a peiné à convaincre en dehors de ses frontières. Voilà ici une marge de progression toute tracée pour la remplaçante de ces deux modèles. Tout a commencé durant l’année 1978 avec le lancement du projet 129. Avant d’élaborer un cahier des charges, la régie nationale des usines Renault a décortiqué l’offre disponible sur le marché. Pour ce faire, les têtes pensantes de la marque ont analysé l’Opel Ascona, la BMW Série 5 ainsi que la Peugeot 604.

Alors même que le projet 129 n’en est qu’à ses balbutiements, Renault a, en parallèle, fait tester une maquette réalisée par Marc Deschamps. Pour ce faire, le constructeur a invité des clients potentiels à l’Hôtel Hilton de Paris. Cette maquette d’une longueur de 5m00 ne préfigurait pas encore la future 129. Néanmoins, cette maquette a visiblement inspiré les designers qui ont œuvré sur ce projet. En effet, de nombreux éléments se sont retrouvés sur le modèle de série.

La genèse complexe du projet 129

Projet 129 - Rafale
Le projet Rafale Jean-François VENET avait les faveurs de Robert OPRON – (C) Renault Communication – Droits réservés

Souvent attribuées à Robert Opron et à Gaston Juchet, les lignes de la grande Renault sont nées dans la douleur. Les premières maquettes de la 129 ont été présentées en 1979. Pour le premier round, 3 maquettes étaient proposées afin d’essayer de trouver la bonne formule. L’une de ces propositions était l’œuvre d’un prestataire extérieur : Marcello Gandini ! L’Italien, qui travaillait désormais à son compte, venait de quitter la maison Bertone où il a été remplacé par… un certain Marc Deschamps. Ce dernier n’a donc pas œuvré sur le projet 129. L’apport de Deschamps s’est donc limité à cette fameuse maquette testée à l’Hilton. Face à la proposition de Marcello Gandini, Gaston Juchet avait dégainé deux solutions : une berline à coffre traditionnelle ou une berline à hayon qui s’inscrivait dans la lignée des Renault 16 et 20/30.

Cette première confrontation n’a pas permis de geler le style de la future grande Renault. Néanmoins, elle a écarté la proposition du styliste italien. Le centre de style de Renault avait donc la responsabilité de formuler une proposition pouvant satisfaire sa direction. Et ce n’était pas une mince affaire car d’une part, le service marketing de la marque semblait pousser pour que la berline statutaire de la marque adopte le coffre classique et d’autre part car le cahier des charges de la 129 était mouvant ! De quoi donner beaucoup de travail sur la planche (à dessin) de Gaston Juchet !

Venet vs Juchet : la bataille des stylistes

Projet 129 - Bicaero
C’est finalement Gaston JUCHET qui signa la R25 avec sa « Bicaero » – (C) Renault Communication – Droits réservés

Ce dernier n’était d’ailleurs pas un vainqueur par KO. Car après avoir éliminé Marcello Gandini, il a dû faire face à la concurrence interne. En effet, en octobre 1979 de nouvelles maquettes ont été présentées à la direction. Outre les nouvelles propositions de Gaston Juchet – toujours une à coffre et une à hayon, deux autres maquettes dites « Rafale » ont fait leur apparition. Elles étaient l’oeuvre de Jean-François Venet. Et c’est l’une de ces deux propositions qui semble avoir les faveurs de Robert Opron, le patron du bureau de style de Renault. Avec son hayon bulle, cette proposition de Venet permettait de conserver un hayon tout en donnant l’impression d’avoir un coffre. C’est une ligne de type « deux-corps et demi ».

Gandini signe l’intérieur de la grande Renault

Un intérieur signé Gandini
Une petite touche italienne pour la R25. La planche de bord est l’œuvre de Marcello Gandini – (C) Renault Communication – Droits réservés

Pour autant, l’affaire n’était pas encore entendue et le style de la future 129 n’a, une nouvelle fois, pas été figé. Juchet et Venet ont du retourner à leur planche à dessin pour un affrontement final ! Alors qu’il semblait battu d’avance, Gaston Juchet ne s’est pas découragé et lors de la présentation suivante, en février 1980, il a dégainé une maquette dite « Bicaéro ». Il s’agissait d’un deux-corps et demi, avec un hayon bulle, doté d’une ligne moderne et bien dans son temps. Cette proposition a – enfin – mis tout le monde d’accord ! Mais c’était sans compter sur ce cahier des charges en perpétuelle évolution. Alors que l’affaire semblait entendue, Gaston Juchet a dû raccourcir la 129 de 10 cm ! Ce dernier s’est exécuté, ce qui a permis de clore cette saga en 1981.

Le choix de l’habitacle a visiblement été bien moins complexe que le design extérieur. Écarté d’emblée pour le style externe, Marcello Gandini n’en avait pas pour autant fini avec la 129 ! En effet, sa proposition de planche de bord a visiblement séduit les décideurs qui lui ont donc confié le soin de réaliser l’habitacle de son futur haut de gamme.

La 129 devient la Renault 25

Renault 25 GTS
La commercialisation de la Renault 25 a débuté en mars 1984 – (C) Renault Communication – Droits réservés

Le 20 novembre 1983, Renault a levé le voile sa nouvelle grande berline. Destinée à remplacer les Renault 20 et 30, la nouvelle venue a sobrement été baptisée « Renault 25 ». Il a fallu attendre quelques mois supplémentaires afin de pouvoir l’acquérir, sa commercialisation n’ayant débuté qu’en mars 1984. Moderne, confortable et dotée d’une excellente tenue de route, cette voiture, produite à Sandouville, offrait un niveau de raffinement jamais vu sur une voiture française. Elle était également plus légère que sa devancière avec un gain de poids de l’ordre de 60 kg. Pourtant, la R25 embarquait des équipements inédits qui ont fait sa légende comme le fameux satellite qui permettait de commander la radio sans bouger les mains du volant ou encore les lève-vitres à impulsion.

Satellite Radio - Renault 25
Souvent copié, jamais égalé ! La R25 a étrenné la fameux satellite qui permet de commander la radio sans lâcher le volant – (C) : Renault Communication – Droits réservés

Il y avait aussi et surtout la mythique synthèse vocale. Que serait la Renault 25 sans sa fameuse voix synthétique qui pouvait vous dégainer un « Porte arrière gauche mal fermée ». Cela se produisait assez souvent lorsqu’un garnement faisait exprès de mal fermer sa porte afin de faire parler la voiture. Oui, l’auteur de ces lignes plaide coupable !

Douvrin et PRV : des moteurs robustes pour la R25

La Renault 25, ici en finition GTX faisait appel à des mécaniques robustes – (C) Renault Communication – Droits réservés

Sous le capot, on retrouvait essentiellement des mécaniques qui avaient déjà officié sur les R20 et les R30. L’offre se composait donc de 4 cylindres de type « Douvrin » et du fameux V6 PRV. En essence, la gamme débutait par un 1995cm3 de 103 ch sur les finitions TS et GTS. Ce bloc pouvait recevoir une boîte mécanique à 5 rapports de type longue (7 CV) ou courte (9 CV). Plus que sa puissance, la force de la finition TS était son Cx de 0.28. Elle a ainsi été, durant un court instant, la berline la plus aérodynamique au monde. L’Audi 100 lui a ravi ce titre dès l’année suivante.

Le V6 PRV a trouvé une bonne place dans le compartiment moteur de la R25 – (C) Hatem BEN AYED

Suivait ensuite le 2165 cm3 à injection de la finition GTX. Ce bloc offrait une puissance de 123 ch et proposait ainsi un bel agrément de conduite. Cette 11 CV fiscaux recevait une boîte mécanique à 5 rapports et permettait de filer sur l’autobahn à presque 200 km/h. Pour passer la barre des 200 et profiter de prestation de haut vol, il fallait savourer la R25 avec un 6 cylindres ! La grande Renault avait reçu le V6 PRV dès son lancement. Baptisée V6 injection, elle embarquait un bloc de 2664 cm3 pour une puissance de 144 ch.

La R25 n’oublie pas le grands rouleurs

La R25 GTD était animée par un diesel atmosphérique de seulement 64 ch – (C) Renault Communication – Droits réservés

Les grands rouleurs pouvaient également opter pour des motorisations diesel. Là encore, le constructeur au losange a fait appel à des moteurs « Douvrin ». La gamme débutait avec le 2068cm3 atmosphérique de la TD. Il offrait la modeste puissance de 64 ch et ses performances étaient indignes d’une voiture de ce standing. Pour plus d’assurance sur la route, il valait mieux opter pour les Turbo D et les Turbo DX. Grâce à l’aide d’un turbo, la puissance du Douvrin diesel grimpait à 85 ch et son couple à 18,5 mkg à 2000 tr/min.

Belle, sûre et bien équipée, la Renault 25 semblait filer à toute allure vers la route du succès. Mais, comme trop souvent avec le haut de gamme français, des errements de jeunesse ont malheureusement terni sa réputation en dehors de l’Hexagone. La finition, impardonnable à ce niveau de gamme, des premiers modèles a brisé cet élan, notamment outre-Rhin. Si on y ajoute, quelques soucis électroniques de jeunesse… Et voilà, notre Renault 25, cantonnée à un rôle d’irréductible Gaulois, capable de se défendre sur ses terres mais incapable de partir à la conquête du Monde.

Encore plus de Renault 25 avec la Limousine

Renault 25 Limousine
La Renault 25 Limousine offrait un bel espace aux jambes à l’arrière – (C) Renault Communication – Droits réservés

La R25 a bien tenté de monter en gamme avec l’arrivée de la Limousine en octobre 1984. Plus longue de 22,5 cm, elle était notamment destinée à véhiculer le Président de la République ainsi que les principaux ministres. Hélas pour Renault, le succès n’a pas été au rendez-vous et l’auto a peiné à séduire au-delà de l’administration française ! Heuliez ne l’a produite qu’une seule année à 832 unités. Ces exemplaires ont reçu le V6 injection, le Turbo D ou encore… le V6 Turbo à partir de mars 1985.

Le V6 Turbo était disponible aussi bien sur la berline que la Limousine. A noter, la face avant spécifique aux 6 cylindres – (C) Renault Communication – Droits réservés

Malgré une cylindrée abaissée à 2458 cm3, l’adjonction d’un turbo – technologie alors très en vogue chez Renault – et l’adoption de manetons décalés ont permis de tirer 182 ch du PRV. Ce bloc n’était pas spécifique à la Limousine et pouvait donc également se savourer au volant de la berline bien plus vive et légère ! Associée à une boîte mécanique à 5 rapports, la 25 abattait alors le 0 à 100 km/h en seulement 7s7 et le 1000m départ arrêté 28s9. Cette version disposait, comme la V6 injection, d’une face avant avec des optiques doubles et des clignotants déportés dans le bouclier avant.

En 1987, la gamme s’est enrichie d’une version TX motorisée par un 1995cm3 à injection délivrant une puissance de 120 ch. Ce fut la dernière évolution de la Renault 25 « phase 1 ».

Opération modernisation pour la Renault 25

Renault 25 phase 2 d'entrée de gamme
Les R25 restylées d’entrée de gamme, comme cette GTS, avaient les clignotants intégrés dans le bloc phare – (C) : Renault Communication – Droits réservés

En 1988, la grande Renault a connu un restylage assez important. A bord, à l’exception du nouveau volant, les changements n’étaient pas flagrants mais ont permis d’améliorer la finition de manière significative. En revanche, à l’extérieur l’opération modernisation a été assez profonde. À l’avant, le minois a subi un lifting assez important.

En avance sur son temps, la 25 avait adopté un nouveau bouclier, une nouvelle calandre ainsi que des feux avant monoblocs intégrant les phares et les clignotants. Il faudra attendre les années 2000 pour que cette coquetterie se généralise à l’ensemble de l’industrie automobile ! Cette innovation ne concernait pas les versions haut de gamme, qui avaient des phares à double parabole. Cette configuration d’optique imposait de déporter les clignotants sur le bouclier avant.

La poupe arrière a également reçu des modifications. Les feux, désormais de couleur anthracite, avaient abandonné leurs stries antisalissure tandis que le bouclier arrière a été modernisé.

Sous le capot, la grande nouveauté a été l’adoption d’un nouveau V6 injection de 2849 cm3 de 153 ch. Ce bloc, toujours un PRV, a remplacé le 2,5 V6. Ce moteur, toujours ouvert à 90°, a adopté les manetons décalés de la V6 Turbo afin d’équilibrer son fonctionnement.  Du côté des diesel, le J8S atmosphérique, à savoir le 2,1 diesel a vu sa puissance passer de 64 à 70 chevaux. Outre la finition TD, il pouvait désormais s’associer à une finition GTD à l’équipement moins chiche.

R25 Baccara : une idée du luxe à la française

Renault 25 Baccara
Bienvenue à bord de la Renault 25 Baccara – (C) Renault Communication – Droits réservés

La plus chic des Renault 25 a fait son apparition en juin 1989. Disponible en V6 ou en V6 Turbo, la Baccara offrait du luxe et du raffinement. Outre les incontournables sièges en cuir et les jantes BBS, la dotation de série comprenait du bois précieux (loupe d’orme), un hayon motorisé, l’ABS, sans oublier la fameuse housse sous la plage arrière. Elle permettait notamment de ranger un costume ou une robe de soirée !

La gamme 25 s’est aussi également enrichie d’une finition TXI motorisée par 1995cm3 à 12 soupapes. Disposant également d’une injection, ce bloc offrait 140 ch. La finition GTX a, quant à elle, vu sa puissance passer de 123 à 126 ch tout en conservant le même moteur ! Comme la V6, cette dernière pouvait d’ailleurs recevoir une nouvelle boîte automatique à 4 rapports.

La Baccara proposait une housse permettant de ranger un costume ou une robe sous la tablette du coffre – Renault Communication – Droits réservés

En 1990, la Renault 25 faisait figure de vétérane sur son segment. Pour autant, elle n’avait pas encore dit son dernier mot face à de nouvelles rivales aux dents longues, comme les Citroën XM et les Peugeot 605. Alors que Peugeot venait de lancer une 605 SV24 de 200 ch, la régie a répliqué en portant la puissance de la V6 Turbo à 205 ch ! C’était l’arbre qui cachait la forêt car en adoptant le catalyseur, la TXI ainsi que la TI ont perdu 4 chevaux. Leur puissance était désormais de 136 ch. La puissance de la V6 injection a été abaissée à 153 ch au lieu de 160. À noter également que sur certains marchés étrangers, la 2.0 injection a vu sa puissance passer de 120 à 107 ch. Ce ne sont pas moins de 13 chevaux qui ont été sacrifiés sur l’autel de l’écologie !

Le sprint final de la Renault 25

Renault 25 phase 2
Les Renault 25 les plus huppées, comme cette TXI, adoptait des phares à double parabole. Les clignotants devaient alors migrer dans le bouclier avant – (C) Pierre-Jean VERGER, Renault

En 1991, la 25 entamait sa dernière ligne droite. Si les V6 et V6 Turbo ont gagné la suspension pilotée, la gamme commençait à se simplifier tandis que les séries spéciales avaient tendance à se multiplier. La production a finalement pris fin le 13 octobre 1992. La Renault 25, exclusivement produite à Sandouville, a été fabriquée à 780 976 exemplaires. Si elle a eu du mal à exister en Europe face à la concurrence allemande, la 25 a connu un beau succès dans l’Hexagone. Un carton plein que sa remplaçante, la Safrane, n’est pas parvenue à rééditer.

Les petites histoires de la grande Histoire

Gamme Olympique Renault
Comme l’ensemble de la gamme Renault, la 25 a fait l’objet d’une série spéciale « Olympique 92 » – (C) Renault Communication – Droits réservés

Maintenant que vous en savez plus sur la Renault 25, il est temps pour nous de vous partager quelques petites anecdotes.

La carrière de la Renault 25 regorge de petites histoires. Et forcément, nous avons très envie de les partager avec vous.

La Renault 25, une voiture d’État

La Renault 25 a été une voiture qui avait ses entrées à l’Élysée et à Matignon – (C) Renault Communication – Droits réservés

« Le gang des R25 » c’est ainsi qu’était surnommé les ministres socialistes sous François Mitterrand. Ce sobriquet était employé d’une manière générale les principaux hommes d’État encartés à gauche. Ces derniers avaient opté pour la grande berline de la Régie Nationale quand leurs prédécesseurs se fournissaient plutôt dans le privé (principalement chez Citroën).

Les errements de jeunesse de la Renault 25, c’est Raymond Lévy, le président de Renault entre 1987 et 1992 qui en parlait le mieux. Lors d’une visite de l’usine de Flins, ce dernier a déclaré que sa Renault 25 devait aller au garage tous les mois !

Des séries spéciales et un Break pour la Renault 25

La Renault 25 break a été étudiée mais n’a pas été validée par la direction du Losange – (C) Renault Design

Comme beaucoup de voitures des années 80, la R25 n’a pas échappé à la mode de série spéciale. Manager, Olympique 92 ou encore Courchevel et Méribel ont marqué la carrière de la Renault 25.

Un prototype de Renault 25 Break avait été proposé à Renault, mais la marque au losange ne l’a pas validé…

… De quoi laisser le champ libre à l’entreprise belge EBS, qui proposa un kit permettant de transformer la R25 en Break.

La Renault 25 des taxistes

Renault 25 Taxi
Nous sommes en 2026 et ce taxi Renault 25 Turbo DX n’a pas encore pris sa retraite – (C) Hatem BEN AYED

Comme pour le Renault Espace de première génération, la compagnie de taxis parisiens G7 a fait acquisition de Renault 25 avec un aménagement spécial. Ces taxis se reconnaissaient à leur couleur bleu et rouge !

Une Renault 25 qui continuerait à faire le taxi en France en 2026 peut sembler être une idée un peu loufoque! Et pourtant, une version Turbo DX de couleur Bordeaux continue de transporter des passagers en région parisienne.

Renault 25 : La voiture qui parle

Nous ne pouvions naturellement pas finir cet article sans laisser le mot de la fin à la Renault 25

Renault Communication - Droits réservés

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Moins de 18 000 € : la nouvelle Volkswagen Polo électrique enterre la Renault 5 Five sur tous les points

Après avoir réévalué ses primes CEE, Volkswagen peut désormais afficher un prix défiant toute concurrence sur sa nouvelle Polo électrique. Dans sa version d'accès Trend, la citadine est disponible à partir de 17 850 € pour les ménages aux revenus les plus faibles. Sur le papier, c'est à peu près le même tarif, mais dans le détail, tout sépare les deux modèles.

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Renault 5 Alpine Coupe de France 1976 à vendre : une rarissime préparation Groupe 2 restaurée

Renault 5 Alpine Coupe de France 1976 à vendre : une rarissime préparation Groupe 2 restaurée

Cet article présente un exemplaire précis actuellement à vendre sur la plateforme lesAnciennes.com : une Renault 5 Alpine Coupe de France de 1976, affichant 4 000 km depuis sa restauration complète réalisée en 2018. Proposée à 20 000 € par le professionnel Veitura Pro, basé à Toulouse (Haute-Garonne), cette voiture bénéficie d’une préparation Groupe 2 documentée, d’un passeport FIA et d’une carte grise normale. Les sections suivantes retracent l’histoire du modèle et détaillent ce qu’offre concrètement cet exemplaire.

Renault 5 Alpine Coupe de France 1976 à vendre : une rarissime préparation Groupe 2 restaurée

Pourquoi ce modèle fait rêver

La Renault 5 Alpine est née d’une ambition claire : doter la citadine la plus vendue de France d’un tempérament sportif accessible. Lancée en 1976, elle reprend la carrosserie de la R5 standard mais reçoit une mécanique et une présentation spécifiques qui la distinguent immédiatement des versions de base. Le nom « Alpine » n’est pas usurpé : Renault a confié le développement sportif de la gamme R5 à la division compétition, et la voiture a rapidement trouvé sa vocation naturelle sur les épreuves de rallye nationales et régionales.

La « Coupe de France » est un chapitre à part entière dans cette histoire. Il s’agissait d’un trophée monotype organisé par Renault, dans lequel des voitures de série préparées selon un règlement précis s’affrontaient sur des épreuves de rallye. Cette formule a contribué à former une génération entière de pilotes français, et les voitures qui y ont participé sont aujourd’hui des témoins directs d’une époque où le sport automobile de proximité battait son plein. Trouver aujourd’hui un exemplaire correctement documenté, restauré et homologué FIA pour les compétitions historiques représente une occasion peu fréquente sur le marché.

Renault 5 Alpine Coupe de France 1976 à vendre : une rarissime préparation Groupe 2 restaurée

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

La Renault 5 Alpine de la première génération conserve la silhouette compacte à trois portes qui a fait le succès de la R5 ordinaire, dessinée par Michel Boué au tournant des années 1970. Ses lignes arrondies, ses flancs lisses et sa face avant caractéristique forment une carrosserie d’une cohérence remarquable pour l’époque, à la fois fonctionnelle et plaisante à l’œil. Sur les versions destinées à la compétition, comme cette Coupe de France, l’habitacle est allégé et sécurisé : arceau de sécurité, barres anti-rapprochement et équipements de série remplacés ou supprimés pour gagner en poids et en rigidité. L’extérieur conserve pour l’essentiel la carrosserie d’origine, ce qui donne à ces voitures leur aspect trompeur : de loin, une R5 Alpine Coupe ressemble à n’importe quelle R5 sportive de l’époque ; sous le capot et dans l’habitacle, la réalité est tout autre.

La sobriété visuelle est précisément ce qui séduit les collectionneurs avertis. Il n’y a pas d’ailerons ajoutés après coup ni de carrossage excessif : la Coupe de France misait sur la légèreté et la préparation mécanique plutôt que sur l’effet de style. C’est une philosophie de compétition qui correspond parfaitement à l’esprit du rallye français des années 1970.

Témoignages

La R5 Alpine a marqué les esprits bien au-delà du cercle des pilotes. La revue Sport Auto, dans ses essais de l’époque, soulignait que la version Alpine offrait « un comportement sain, vif, d’une maniabilité étonnante pour un véhicule de cette catégorie », qualités qui expliquent son adoption massive en compétition de proximité. Plus récemment, le magazine Rétroviseur a rappelé que la R5 Alpine reste l’une des voitures de rallye historique les plus accessibles à piloter, avec une mécanique robuste et des pièces encore disponibles chez les spécialistes français.

Renault 5 Alpine Coupe de France 1976 à vendre : une rarissime préparation Groupe 2 restaurée

Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Sur cet exemplaire précis, le moteur d’origine 1,4 litre a été préparé pour développer 114 chevaux au banc de puissance, selon les informations communiquées par le vendeur. C’est une puissance significative pour une voiture de ce gabarit et de ce poids. La préparation Groupe 2 comprend une pipe d’admission IRESA, un arbre à cames modifié et deux carburateurs Weber de 40 mm, une association classique dans le rallye des années 1970 qui favorise la montée en régime et la réponse à l’accélérateur. La boîte de vitesses a été reconditionnée, ce qui constitue un point important pour un acheteur souhaitant utiliser la voiture en compétition sans intervention immédiate sur la transmission.

Châssis et tenue de route

La R5 Alpine Coupe de France hérite de la plateforme de la R5 de série, à traction avant, avec une direction à crémaillère et des suspensions indépendantes aux quatre roues. Pour la compétition, l’arceau de sécurité intégré renforce la structure de la caisse en cas de retournement, tandis que les barres anti-rapprochement rigidifient l’ensemble et améliorent la précision du comportement. Ces éléments sont présents sur cet exemplaire. La voiture est chaussée de quatre jantes Fergat d’origine, auxquelles s’ajoutent quatre jantes supplémentaires montées de pneus neige, ce qui en fait un ensemble polyvalent pour une utilisation en rallye historique sur différents types de terrain.

Vie à bord aujourd’hui

L’intérieur de cet exemplaire est décrit comme étant en très bon état, ce qui, pour une voiture de compétition préparée Groupe 2, signifie un habitacle dépouillé mais cohérent avec son usage. L’arceau de sécurité structure visuellement l’espace, et les barres anti-rapprochement rappellent que cette voiture n’a jamais eu vocation à transporter des passagers confortablement. Pour un pilote de rallyes historiques, c’est précisément cet environnement épuré et fonctionnel qui constitue l’attrait principal. La voiture est décrite comme saine et prête à rouler, ce qui implique qu’aucune remise en état mécanique d’urgence n’est à prévoir avant la première utilisation.

Renault 5 Alpine Coupe de France 1976 à vendre : une rarissime préparation Groupe 2 restaurée

Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

La R5 Alpine Coupe de France de 1976 représente un segment du marché des voitures anciennes de compétition qui attire une demande croissante. Les épreuves de rallyes historiques se multiplient en France, et les voitures homologuées FIA avec leurs documents en règle sont de plus en plus recherchées. Cet exemplaire répond à ces deux critères : le passeport FIA est joint, et la carte grise normale permet une utilisation sur route entre deux épreuves. Pour un amateur souhaitant pratiquer le sport automobile historique sans investir dans une voiture de course plus exotique, la R5 Alpine Coupe offre un rapport entre accessibilité, disponibilité des pièces et authenticité qui reste difficile à trouver ailleurs.

Le kilométrage de 4 000 km depuis la restauration de 2018 indique une utilisation très mesurée, ce qui suggère que les travaux réalisés n’ont pas été dépréciés par une utilisation intensive. La restauration date de huit ans, ce qui laisse supposer que la voiture a été conservée dans de bonnes conditions depuis.

Renault 5 Alpine Coupe de France 1976 à vendre : une rarissime préparation Groupe 2 restaurée

Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

La R5 Alpine de première génération, comme toutes les voitures de cette génération construites sur une carrosserie monocoque non galvanisée, est sensible à la corrosion. Les zones à surveiller en priorité sont les bas de caisse, les passages de roues, les longerons et le plancher. Sur une voiture restaurée en 2018, ces points ont normalement été traités, mais une inspection physique reste indispensable pour confirmer la qualité et la durabilité du travail réalisé. Les préparations Groupe 2, selon la rigueur de leur exécution, peuvent également introduire des sollicitations supplémentaires sur la caisse et les points d’ancrage de l’arceau.

Coûts d’entretien réalistes

Les pièces mécaniques courantes de la R5 Alpine restent globalement disponibles, notamment via les clubs et les spécialistes Renault ancien. En revanche, certains éléments spécifiques à la préparation Groupe 2, comme la pipe d’admission IRESA ou les carburateurs Weber en double corps, nécessitent des compétences de réglage particulières et peuvent représenter un coût non négligeable en cas de défaillance. Le recours à un préparateur spécialisé dans les R5 de compétition est conseillé pour l’entretien courant du moteur préparé. Prévoir également un budget pour le renouvellement des pneumatiques adaptés à un usage en rallye historique.

Points à vérifier avant achat

  • Contrôler la concordance des numéros de châssis et de moteur avec les documents FIA et la carte grise.
  • Vérifier l’état de la soudure de l’arceau de sécurité et des points d’ancrage des barres anti-rapprochement.
  • Faire contrôler la puissance moteur sur banc pour confirmer les 114 ch annoncés.
  • Examiner l’état de la caisse sous le véhicule, notamment les longerons et le plancher, malgré la restauration de 2018.
  • Vérifier la validité actuelle du passeport FIA et son adéquation avec les règlements des épreuves visées.
  • S’assurer que la boîte de vitesses reconditionnée ne présente ni jeu excessif ni bruit anormal en fonctionnement.
Renault 5 Alpine Coupe de France 1976 à vendre : une rarissime préparation Groupe 2 restaurée

Cote actuelle et tendances de marché

Selon les données compilées par Argus Collection et les résultats observés sur les plateformes spécialisées comme lesAnciennes.com et Artcurial Motorcars, la cote des R5 Alpine varie très sensiblement selon la version, l’état et l’historique de compétition. Une R5 Alpine Coupe de France correctement documentée et homologuée FIA se situe nettement au-dessus d’un exemplaire de route en état courant. Le tableau ci-dessous donne un aperçu des fourchettes de prix observées sur le marché français en 2025-2026.

VersionPériodeÉtat courantBon étatExemplaire de référence
R5 TL / GTL (route)1972-19841 500 – 3 000 €3 000 – 6 000 €6 000 – 9 000 €
R5 Alpine (route)1976-19814 000 – 7 000 €7 000 – 13 000 €13 000 – 18 000 €
R5 Alpine Coupe (compétition)1976-19818 000 – 12 000 €12 000 – 18 000 €18 000 – 25 000 €
R5 GT Turbo (route)1985-19915 000 – 9 000 €9 000 – 16 000 €16 000 – 25 000 €
R5 Turbo 1 / Turbo 21980-198635 000 – 55 000 €55 000 – 90 000 €90 000 € et plus

Sources : lesAnciennes.com (annonces actives 2026), Argus Collection, tendances Artcurial Motorcars.

L’exemplaire actuellement à vendre

La voiture proposée par Veitura Pro à Toulouse est une Renault 5 Alpine Coupe de France datant de 1976, entièrement restaurée en 2018. Depuis cette restauration, elle n’affiche que 4 000 km, ce qui témoigne d’une utilisation parcimonieuse et d’une conservation soignée. Le moteur 1,4 litre a été préparé selon le règlement Groupe 2 : pipe d’admission IRESA, arbre à cames retravaillé et deux carburateurs Weber de 40 mm constituent le cœur de la préparation. La puissance annoncée est de 114 chevaux au banc, et la boîte de vitesses a été reconditionnée dans le même temps.

La sécurité passive est assurée par un arceau de type Coupe et des barres anti-rapprochement. L’intérieur est décrit en très bon état, cohérent avec le faible kilométrage accumulé depuis la remise en état. La voiture dispose de quatre jantes Fergat d’origine, auxquelles s’ajoutent quatre jantes supplémentaires équipées de pneus neige, un avantage non négligeable pour qui envisage de participer à des épreuves hivernales ou de montagne. Les documents comprennent une carte grise normale et un passeport FIA, les deux pièces indispensables pour engager la voiture dans les épreuves de rallyes historiques en France et en Europe. Le prix demandé est de 20 000 euros.

Notre avis

Pour un amateur de rallyes historiques à la recherche d’une voiture à la fois authentique, prête à concourir et correctement documentée, cette R5 Alpine Coupe de France de 1976 présente un dossier solide. Le passeport FIA, la préparation Groupe 2 cohérente avec le règlement de l’époque, et le kilométrage très faible depuis la restauration de 2018 sont des arguments concrets. Le prix de 20 000 euros se situe dans le haut de la fourchette pour ce type de voiture, mais il correspond à ce que le marché attribue aujourd’hui à un exemplaire restauré, homologué et utilisable directement en compétition.

Les points d’attention habituels s’appliquent : vérifier physiquement la qualité de la restauration, contrôler les documents FIA et faire confirmer la puissance moteur sur banc avant tout engagement. Un acheteur qui prendrait le temps de ces vérifications se trouverait face à un objet rare, dont la double vocation – patrimoine automobile français et concurrent potentiel dans les épreuves historiques – justifie pleinement l’intérêt.

Voir l’annonce de cette Renault 5 Alpine Coupe de France 1976 sur lesAnciennes.com

En résumé

La Renault 5 Alpine Coupe de France de 1976 est l’une des voitures de rallye historique françaises les plus cohérentes du marché actuel : une préparation Groupe 2 documentée, un passeport FIA en règle et seulement 4 000 km depuis une restauration complète réalisée en 2018. Le moteur 1,4 litre préparé développe 114 chevaux au banc, avec deux carburateurs Weber et un arbre à cames modifié, tandis que la boîte de vitesses a été reconditionnée. L’arceau de sécurité, les barres anti-rapprochement et les deux trains de jantes complètent un ensemble prêt à l’emploi pour les épreuves de rallyes historiques. Proposée à 20 000 euros par Veitura Pro à Toulouse, la voiture se situe dans la fourchette haute du segment pour les versions compétition, ce qui reflète la qualité et la complétude du dossier. Pour un acheteur motivé, une inspection mécanique approfondie et une vérification de la concordance des documents FIA restent les étapes incontournables avant toute décision.

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