Scandale à la FFSA : l’État engage la procédure de retrait d’agrément, le sport automobile français dans l’incertitude
Le couperet se rapproche pour la FFSA. Hier, la ministre des Sports Marina Ferrari a annoncé l’engagement d’une procédure pouvant conduire au retrait de l’agrément de la Fédération française du sport automobile. « Au regard des constats établis, j’ai décidé d’engager une procédure en vue du retrait de l’agrément de la Fédération », a déclaré la ministre. Après plus de six mois d’enquête administrative, cette décision marque une nouvelle étape dans une crise grave qui mine la fédération depuis plusieurs mois déjà. Une histoire à la Française.
Des accusations et des soupçons graves sur la gouvernance
À la suite de la procédure enclenchée, une phase contradictoire de quinze jours doit permettre à la FFSA de prendre connaissance des griefs formulés à son encontre, de présenter ses observations et de défendre sa position. Cette annonce s’appuie sur les conclusions d’une mission d’inspection générale lancée à la fin du mois de mars, à la suite des révélations sur le fonctionnement interne de la Fédération.
C’est une affaire sombre, à rebondissements, où s’entremêlent des accusations de gouvernance opaque, des conflits entre dirigeants (clans ?) et des suspicions sur l’utilisation des fonds publics. Le ministère se penche aussi sur des suspicions de conflits d’intérêts, le non-respect du Code du sport et des exigences démocratiques applicables aux instances fédérales, ainsi que sur une situation sociale dégradée. N’en jetez plus !
L’enjeu est considérable : l’agrément permet à une fédération sportive de bénéficier d’une reconnaissance officielle de l’État et conditionne notamment l’exercice de ses missions déléguées. Sa perte entraînerait donc des conséquences bien plus importantes qu’un simple changement de direction.
Aux origines du conflit : l’héritage contesté des anciens présidents
Pour comprendre la crise actuelle, il faut revenir à l’arrivée de Pierre Gosselin à la présidence de la FFSA, en juillet 2024.
Après les longues présidences de Jacques Régis, de 1997 à 2007, puis de Nicolas Deschaux, de 2007 à 2024, le nouveau dirigeant met en lumière et dénonce un système de gouvernance opaque qui aurait permis à ses prédécesseurs de conserver une influence importante malgré la fin de leurs mandats. Il met notamment en cause l’existence d’instances internes de décision dont la légitimité statutaire serait contestable.
Selon ses accusations, un Sénat fédéral, une commission des ligues automobiles et une commission du karting auraient contribué à maintenir une forme de pouvoir parallèle. Des pressions et des menaces sont aussi évoquées à propos de sa volonté de remettre en cause le système. Les questions soulevées portent également sur certaines délégations confiées à des structures associatives et l’attribution de subventions. Evidemment, ces allégations sont entre les mains de la justice, et il revient à elle d’en déterminer tous les tenants et les aboutissants.
2026 : des élections sous haute tensions
La crise atteint un premier sommet en mars 2026. Lors d’une assemblée générale extraordinaire, les membres votent, à 70%, la révocation du comité directeur et, de fait, celle de Pierre Gosselin, le jour même où Marina Ferrari annonce la saisine du procureur de la République pour signaler à la justice des faits litigieux.
Le conflit reste cependant réciproque. Les opposants à Pierre Gosselin annoncent eux aussi une plainte collective, évoquant des soupçons d’abus de confiance, de détournement de fonds et de dénonciation calomnieuse à son encontre. La guerre est ouverte.
L’affaire prend une dimension institutionnelle et ne se limite plus à une lutte de pouvoir interne : l’État s’interroge désormais sur la conformité du fonctionnement fédéral et sur la gestion des financements publics.
En avril 2026, Pierre Ragues est élu à la présidence de la FFSA pour deux ans. Cette élection devait permettre de tourner la page du conflit et de rétablir un fonctionnement normal. Elle ne suffit pourtant pas à apaiser les tensions. Pierre Gosselin conteste le processus électoral. En juillet, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), saisi dans le cadre d’une procédure de conciliation, évoque un faisceau d’indices susceptible de révéler une atteinte à la libre expression du corps électoral.
Le ministère tape du poing sur la table
Le CNOSF recommande l’organisation de nouvelles élections, soulignant des difficultés de gouvernance et des problèmes de loyauté dans le processus électoral. Au fil des mois, le dossier s’alourdit sur fond de contestations internes et de tensions sociales.
Le 8 octobre, Le Parisien révèle que le rapport d’inspection générale est particulièrement sévère et que le retrait de l’agrément est préconisé. Deux semaines plus tard, Marina Ferrari annonce officiellement l’engagement de la procédure.
« Aujourd’hui, la Fédération ne respecte pas le code du sport, notamment les exigences relatives au fonctionnement démocratique des instances fédérales. Il y a aussi une situation sociale compliquée avec une grande souffrance des personnels. Malgré les nombreux échanges nourris avec les différents ministres et les demandes adressées à la Fédération pour qu’elle fasse évoluer ses statuts, ceux-ci ne sont toujours pas conformes… Dans le rapport il y a aussi, je le dis avec beaucoup de précaution, des suspicions de conflits d’intérêts. Ces éléments ont donné lieu à un signalement auprès du procureur de la République. (…) Les discussions ont été engagées dès 2018, dans le contexte de l’application de la loi NOTRe, et se sont poursuivies depuis lors. Le ministère n’est donc pas resté inactif : de nombreux échanges ont eu lieu avec la Fédération afin de l’inciter à modifier ses statuts et à se mettre en conformité avec les règles applicables. Malgré ces démarches, aucune évolution satisfaisante n’a abouti. Aujourd’hui, la situation ne s’est pas améliorée. Il faut donc en tirer les conséquences et dire stop. L’idée n’est pas de mettre le sport automobile français à terre, bien au contraire, c’est de remettre les choses dans le bon ordre ».
Quelles conséquences si l’agrément est retiré ?
Le retrait de l’agrément constituerait une sanction majeure pour la FFSA. En vertu du Code du sport, le retrait de l’agrément entraîne de plein droit celui de la délégation. La FFSA ne serait pas automatiquement dissoute, mais elle perdrait la capacité d’exercer les missions attachées à cette délégation. Les conséquences concerneraient l’ensemble de l’écosystème du sport automobile français, et les 50.000 licenciés de la fédération.
Pour les pilotes, les principales interrogations porteraient sur la délivrance et la reconnaissance des licences, les modalités d’engagement et la continuité des championnats officiels. Les titres et les résultats devraient continuer à être administrés dans un cadre juridiquement clair.
Pour les organisateurs, les associations sportives automobiles et les ligues, il faudrait déterminer quelle autorité serait compétente pour encadrer les épreuves et valider les règlements.
Enfin, les équipes, les circuits et les partenaires économiques pourraient être confrontés à une période d’incertitude concernant les calendriers, les contrats et la reconnaissance des compétitions.
Le CNOSF en première ligne pour préserver les compétitions ?
Le CNOSF a indiqué prendre acte de l’ouverture de la procédure contradictoire. Il annonce engager un travail avec le ministère afin d’évaluer les conséquences pour le sport automobile français, ses clubs, ses licenciés et ses compétitions. Comment sortir de la crise et éviter que les difficultés de gouvernance ne paralysent l’activité sportive.
L’une des hypothèses serait de confier temporairement certaines missions à une commission spécialisée sous l’égide du CNOSF, sur un fondement juridique adapté. Le Code du sport prévoit un mécanisme permettant, dans certaines circonstances, l’exercice temporaire de compétences sportives par une commission spécialisée lorsque la discipline ne dispose plus d’une fédération délégataire.
L’avenir de la FFSA n’est pas une simple question de personnes à sa tête. On parle de rétablir une gouvernance crédible, de garantir le respect des règles et maintenir les compétitions dans un cadre juridiquement incontestable. L’affaire est dans les mains à la fois du ministère des Sports et de la Justice pour statuer sur les accusations et suspicions diverses qui ont émergé ces derniers mois.
Fluctuat nec mergitur
Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir institutionnel de la Fédération et pour la continuité du sport automobile français. Quoi qu’il en soit, nous sommes dans des heures sombres pour le sport automobile tricolore. Entre la revente de Viry, le retrait d’Alpine du WEC, les investigations sur le GIP du grand prix de France et cette affaire qui ébranle la FFSA, on a connu mieux..
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C’est trop tôt pour s’arrêter tout de suite, on est au début du 9e tour.
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George Russell dans le mur ! Il a perdu l’arrière à la réaccélération dans le dernier virage. Vu où est placée la voiture, c’est la voiture de sécurité. Il va y avoir du boulot pour les mécanos pour remettre la Mercedes en ordre pour la qualification tout à l’heure. Surtout, l’arrière a touché et il faut voir la boîte de vitesse. Stroll a aussi abandonné, avant, visiblement touché par Perez. Enfin cela ressemble à une connerie de Stroll.
Linblad a fait un tête-à-queue ? Eh beh ce boxon.
Checo’s reversed out and got going again but with damage to his front wing
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Elfyn Evans est champion après cette erreur d’Oliver Solberg dans les derniers virages du dernier Rallye
Drapeau vert ! Superbe relance de Verstappen qui n’est pas surprise par Antonelli ! Il lui fait l’extérieur, puis l’intérieur et le passe. Russell en profite et ne se fait pas prier pour passer Antonelli. On a Verstappen Russell Antonelli. Derrière il y a eu un souci pour Sainz 18e visiblement avec Bortoleto. Hamilton est remonté 11e. Norris passe aussi Stroll pour la 12e place. Le mode dépassement (ex-DRS) est activable.
Voiture de sécurité ! Visiblement, c’est plus compliqué que cela de retirer la Willams et on sort la vraie voiture de sécurité. Piastri passe aux stands et Norris aussi. Lawson aussi. Leclerc est passé, Piastri repart derrière. Alonso a changé les pneus aussi. Bon, on a VER, ANT, RUS, HAD, HAM, LEC, PIA, NOR, LAW et ALO. Perez se dédouble, on devrait repartir vers le 51e tour, pour 5 tours de folie.


