On "découvre" plein de fachos dans la tech.
Mais ils ont toujours été là, en fait.
C'est juste qu'avec la montée de l'extrême-droite dans le monde et la montée de l'IA, cela a forcé certains à affirmer leurs positions (dans un sens ou dans l'autre), les rendant plus visibles.
Les technologies ne sont pas moins acceptables qu'avant, c'est juste que maintenant on voit mieux à quoi s'en tenir sur qui les oriente.
Et au final, la technologie *étant* politique, on se retrouve - malheureusement - à faire les même choix : Celui du moins pire. 🙁
(debian, rsync, firefox... 😭) (Permalink)
L'IA va tuer des gens. Très concrètement: Mauvais diagnostic, échange de médicaments... (Et encore, je ne parle même pas de l'usage de l'IA dans la guerre, hein.) (Permalink)
Mercredi 26 août, le groupe appartenant à Mark Zuckerberg a trouvé un accord avec plusieurs États américains qui l’avaient attaqué en justice pour avoir favorisé l’addiction des mineurs aux réseaux sociaux. Meta paiera 17,1 milliards de dollars et s’engage à protéger davantage ses jeunes utilisateurs.
Autrefois l’apanage des puissants et des stars, le téléphone à clavier était tombé dans les oubliettes de la tech, dépassé par l’iPhone et les smartphones à écran tactile. L’entreprise canadienne aura mis près de quinze ans à opérer un retour en force en misant sur le logiciel, raconte le “Financial Times”.
"Pour élaborer une théorie du complot, il faut plusieurs ingrédients, rappelle-t-il : un schéma suffisamment flexible pour entretenir la croyance même lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu ; la promesse d’un avenir meilleur qui ne peut se réaliser que si les croyants découvrent des vérités cachées ; et l’espoir d’être sauvé des horreurs de ce monde. L’intelligence artificielle générale (IAG) remplit quasiment tous ces critères."
Ouais, carrément, la *religion* de l'IA. (Permalink)
L'IA ne se contente pas de piller le travail des artistes pour les plagier : Elles sèment tellement le doute sur toutes les images que désormais même les vrais artistes se prennent des commentaires désagréables suggérant que leur travail a été créé par IA. ☹️ C'est démoralisant. (Permalink)
Je n'ai plus beaucoup d'estime pour Apple, mais sur ce coup-là c'est une vraie et utile invention d'Apple : Apple utilise l'accéléromètre des appareils et affiche des petits points à l'écran correspondant aux accélérations et décélérations, réduisant les nausées dues à l'utilisation d'un écran en voiture.
Le résultat est variable d'une personne à l'autre, mais j'ai lu de nombreux témoignages de l'efficacité de ce système.
(Les nausées sont dues au fait qu'il y a une dissonance entre ce que voient vos yeux (fixe) et ce que perçoivent vos oreilles (mouvements). Votre cerveau ne sait pas comment interpréter ça et provoque des nausées.) (Permalink)
La création de virus par un modèle d’intelligence artificielle pourrait permettre de lutter contre les infections résistantes aux antibiotiques, espèrent certains. D’autres appellent avant tout à la mise en place de garde-fous.
Avec 85 autres acteurs du milieu, les PDG des principales entreprises d’intelligence artificielle ont signé une lettre ouverte appelant à une plus grande régulation de la synthèse génétique. Leur crainte : que cette technologie, conjuguée avec le développement de l’IA, ne facilite la création d’armes biologiques.
Avec 85 autres acteurs du milieu, les PDG des principales entreprises d’intelligence artificielle ont signé une lettre ouverte appelant à une plus grande régulation de la synthèse génétique. Leur crainte : que cette technologie, conjuguée avec le développement de l’IA, ne facilite la création d’armes biologiques.
Je sais qu'il y a plein d'ingénieurs qui travaillent dur pour concevoir nos appareils électro-ménagers, mais franchement j'ai *horreur* de me faire siffler par mon micro-ondes. De manière répétée si je ne viens pas ouvrir la porte quand c'est terminé. ( •̀ - •́ )
ET C'EST PAS DÉSACTIVABLE.
(Encore heureux que ça ne soit pas une de ces saloperies connectées.) (Permalink)
Un coup de gueule, ça peut être beau:
« UTILISE L'IA
Utilise l'IA lorsque ta mère mourra.
Demande-lui ce que l'on ressent face au deuil.
Laisse-la t'expliquer le deuil en douze points clairs.
Ne passe pas des années à la chercher au supermarché près des tomates qu'elle achetait toujours, dans l'odeur de la pluie sur le trottoir chaud, à découvrir de nouvelles façons de ressentir son absence.
Utilises l'IA
la prochaine fois que tu tombera amoureux.
Demande-lui comment savoir si cette personne est la bonne.
Elle vous donnera une réponse plus rapide que d'observer cette personne et te familiariser avec elle, d'apprendre comment elle prend son thé, quelles sont les planches du plancher qui la réveillent, comment son silence sonne quand quelque chose ne va pas.
Et utilise l'IA pour vos vœux de mariage, pour vos éloges funèbres, pour vos excuses.
Pourquoi se battre pour trouver les mots justes, quand une machine peut vous en donner de beaux ?
Des mots intacts, sans poignées de main. Des mots qui n'ont jamais été assis au chevet d'un lit d'hôpital.
Des mots qui n'ont jamais connu le terrible privilège d'avoir quelque chose à perdre.
Pendant ce temps, je serai là à regarder quelqu'un que j'aime s'endormir sur le canapé, la télévision qui lui parle toute seule, la pluie qui tape aux fenêtres, le chien qui frémit dans ses rêves,
Je serai là à gaspiller ma vie sur ces petits moments insignifiants qui deviennent, sans demander ma permission, tout le reste. »
La robotique va-t-elle sauver l’industrie, en plus de nos vieux jours ? La France a une occasion historique, celle de construire un Nouvel Ordre Mécatronique. Une nécessité, tant l’alternative est glaçante.
Durant des décennies, nos élites ont théorisé et encouragé la désindustrialisation, bercées par l’illusion d’une économie 100 % services et de l’immatériel. Nous avons fini par croire que l’abandon de nos usines face au rouleau compresseur asiatique relevait d’une fatalité et que notre salut se ferait sans les machines.
Pourtant, il suffit de regarder le bouillonnement de la robotique francilienne pour comprendre qu’un formidable retournement est en cours. Une révolution silencieuse s’opère sous nos yeux : la revanche du hardware. Loin des simples promesses de salons de l’innovation, la robotique à la française s’affirme comme le moteur d’un véritable réenchantement industriel, alliant notre excellence historique en ingénierie et en IA à une ambition d’entrepreneurs.
Avec la chaleur, la dilatation des rails de train devient problématique, au point de rendre les pistes impraticables.
Aux USA, ils ont peint le bord des rails avec de la peinture blanche : Cela a abaissé la température de 11° C.
D'après l'article, cela fait un moment que les Italiens le font. (Permalink)
La série de dépêches de LinuxFr.org sur la veille concernant des intelligences artificielles a repris depuis le 16 mai 2026 avec une nouvelle formule.
Cette série perpétue l’initiative de valoriser les contenus pertinents des contributrices et contributeurs de LinuxFr.org en rapport avec des IA tels que les dépêches, journaux et liens. L’ajout des synthèses de la plupart des articles de presse et des contributions de la communauté LinuxFr.org sont proposés être envisagé à terme, selon les disponibilités des bénévoles.
(Mème original : They're the same picture, captures d'écran de la série « The Office » (US), épisode « Search Committee » diffusé en 2011. Version Framamèmes dessinée en avril 2025 par Gee (CC-0).)
NB: si vous avez déjà pris connaissance de la première dếpêche «nouvelle formule»1 et que vous n’êtes pas intéressé(e) pour consulter les résultats définitifs du sondage sur la reprise de la série, vous pouvez aller directement à la partie «Quelques statistiques sur les contenus retenus»
Cette dépêche est dédiée à la veille sur des intelligences artificielles2 faite par des contributions communautaires sur des contenus de LinuxFr.org et reprend une partie de l’initiative amorcée par la série « Nouvelles sur l’IA »3 qui s’est arrêtée le 6 avril 202645.
Comme recenser au fil de l’eau du contenu communautaire pertinent demande un travail conséquent pour la rédaction de la dépêche, la décision de continuer la série sous une nouvelle formule a été faite à la vue des résultats d’un sondage publié le 1er mai 2026.67
La première dépêche de la série publiée le 16 mai 20261 a été primée comme meilleure contribution de mai 2026 par l’équipe de LinuxFr.org8.
Méthodologie de sélection des contenus communautaires
Comme dans la précédente série des « Nouvelles sur l’IA », les contenus communautaires sont répertoriés selon ces deux critères :
La présence d’une étiquette intelligence_artificielle9 (indication d’un rapport avec le thème de la dépêche)
Un score strictement supérieur à zéro au moment du recensement
Certains contenus non recensés en raison du second critère peuvent être visualisés en s’aidant de la recherche par étiquette9.
Quelques statistiques sur les contenus retenus
Du 1er mai au 31 mai, les contenus retenus sont:
4 dépêches
13 journaux
2 posts de forum
1 sujet de suivi
70 liens
Au total, 90 contenus répondant aux critères de sélection sont recensés dans la présente dépêche.
Focus sur…
Dans cette seconde dépêche, des synthèses10 sont proposées sur les sujets concernant l’incidence de l’IA générative sur les visites de site web et la détection des deepfakes.
L’incidence de l’IA générative sur les visites de site web
Le lien suivant est un article provenant de la communauté francophone de Minecraft :
Ce qui se passe sur Minecraft.fr quand vous posez une question à une IA (pareil sur LinuxFr.org) (lien original, discussion LinuxFR) ;
Elle est relayée par Benoît Sibaud car elle fait écho à la situation qu’a subi LinuxFr.org avec les activités des bots IA.
L’équipe du site Minecraft.fr a constaté une situation paradoxale depuis la concurrence des plaformes d’IA générative grand public avec des moteurs de recherche conventionnels. D’un côté, les statistiques de recherche par mot clé mise à disposition indique une augmentation des apparitions de Minecraft.fr dans les réponses aux requêtes. D’un autre côté, la fréquentation effective du site par des utilisateurs a diminué, ce qui occasionne une perte de recette du site par la publicité ciblée.
L’équipe de Minecraft incrimine la fonction de résumé de texte par des IA génératives grand public comme responsable de la baisse des recettes publicitaires couplés à une hausse des charges due aux scannages du site par des bots IA.
La détection des deepfakes
Le lien suivant est un article provenant de la revue scientifique américaine Science:
L’enseignant-chercheur détaille certaines techniques, la plupart manuelles mais relativement simples, qui s’appuient sur les défauts des IA génératives. Parmi celles-ci, l’usage des lignes de fuite pour vérifier la cohérence des images permet de détecter de manière efficace la plupart des deepfakes.
Vers la fin de l’article du magazine, l’enseignant-chercheur confie sa difficulté croissante à analyser les vidéos suspectes suite à l’explosion du nombre de deepfakes fabriqués et avertit que son savoir-faire, bien qu’il contribue à compliquer la tâche de la plupart des acteurs malveillants, ne permettrait pas de détecter du faux contenu à 100%.
Une sélection des contenus par thème
Les thèmes ci-dessous sont proposés pour aider des lectrices et des lecteurs à retrouver les contenus qui les intéressent. Les thèmes sont pour le moment suggérés manuellement par des contributrices et des contributeurs à la dépêche.10
Campus IA et Choose France
Liens
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne (lien original, discussion LinuxFR) ;
« Hors norme » : le gigantesque projet Campus IA relance la lutte contre les data centers (lien original, discussion LinuxFR) ;
Centres de donnée
Liens
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne (lien original, discussion LinuxFR) ;
« Hors norme » : le gigantesque projet Campus IA relance la lutte contre les data centers (lien original, discussion LinuxFR) ;
Aux États-Unis, des centaines de collectifs s’opposent aux data centers, et gagnent parfois (lien original, discussion LinuxFR) ;
Afin de lutter contre la désinformation, les contenus générés par IA devront être tatoués… sauf s’ils sont vérifiés par un humain (lien original, discussion LinuxFR) ;
Publication du Guide juridique sur l’utilisation des données patrimoniales dans le cadre de l’intelligence artificielle générative (lien original, discussion LinuxFR) ;
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Retour à la réalité : Google annonce de nouvelles “limites” sur Gemini : il faut maintenant apprendre à économiser l’IA comme on économise l’électricité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
« Hors norme » : le gigantesque projet Campus IA relance la lutte contre les data centers ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
SpaceX Files Its S-1: Full Breakdown Of The Largest IPO In American History [Introduction en bourse de SpaceX / xAI / X] ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Microsoft reports are exposing AI’s real cost problem: Using the tech is more expensive than paying human employees ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Retour à la réalité : Google annonce de nouvelles “limites” sur Gemini : il faut maintenant apprendre à économiser l’IA comme on économise l’électricité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
« Hors norme » : le gigantesque projet Campus IA relance la lutte contre les data centers ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Real signals or artificial stereotypes? (Copilot propageant des stéréotypes en faisant semblant d’analyser des données) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Retour à la réalité : Google annonce de nouvelles “limites” sur Gemini : il faut maintenant apprendre à économiser l’IA comme on économise l’électricité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Microsoft reports are exposing AI’s real cost problem: Using the tech is more expensive than paying human employees ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Publication du Guide juridique sur l’utilisation des données patrimoniales dans le cadre de l’intelligence artificielle générative ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Elon Musk insulte les magistrats français chargés d’enquêter sur de possibles abus de son réseau social X ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Real signals or artificial stereotypes? (Copilot propageant des stéréotypes en faisant semblant d’analyser des données) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
IA au Kenya: derrière les entreprises de sous-traitance, l’essor d’une nouvelle classe ouvrière ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Entretien avec Abel Quentin, auteur de “Sanctuaires, résister à l’invasion de l’IA générative” (matinale de France Inter) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Afin de lutter contre la désinformation, les contenus générés par IA devront être tatoués… sauf s’ils sont vérifiés par un humain ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Retour à la réalité : Google annonce de nouvelles “limites” sur Gemini : il faut maintenant apprendre à économiser l’IA comme on économise l’électricité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
« Hors norme » : le gigantesque projet Campus IA relance la lutte contre les data centers ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Microsoft reports are exposing AI’s real cost problem: Using the tech is more expensive than paying human employees ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Elon Musk insulte les magistrats français chargés d’enquêter sur de possibles abus de son réseau social X ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Publication du Guide juridique sur l’utilisation des données patrimoniales dans le cadre de l’intelligence artificielle générative ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Real signals or artificial stereotypes? (Copilot propageant des stéréotypes en faisant semblant d’analyser des données) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
IA au Kenya: derrière les entreprises de sous-traitance, l’essor d’une nouvelle classe ouvrière ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
MGX, le très peu rassurant fonds émirati derrière l’immense centre de données « souverain » prévu en Seine-et-Marne ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
L’objectif de Fedora pour un « bureau IA pour développeur » // Garçon ? Il y a un llm dans ma distrib ! ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Entretien avec Abel Quentin, auteur de “Sanctuaires, résister à l’invasion de l’IA générative” (matinale de France Inter) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
« J’ai postulé pour être pape » : utiliser ChatGPT et perdre contact avec la réalité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Afin de lutter contre la désinformation, les contenus générés par IA devront être tatoués…sauf s’ils sont vérifiés par un humain ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Retour à la réalité : Google annonce de nouvelles “limites” sur Gemini : il faut maintenant apprendre à économiser l’IA comme on économise l’électricité ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
SpaceX Files Its S-1: Full Breakdown Of The Largest IPO In American History [Introduction en bourse de SpaceX / xAI / X] ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Microsoft reports are exposing AI’s real cost problem: Using the tech is more expensive than paying human employees ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Centres de données : pourquoi leur refroidissement consomme autant d’eau (et pourquoi cela pose problème) ( lien original, discussion LinuxFR ) ;
Source de la première illustration en haut de la dépêche
L’illustration a été créée depuis un modèle de framamème1213 en licence CC014, avec l’assistance de Krita.
En complément, afin de remercier les lectrices et lecteurs qui ont pu prendre connaissance de l’ensemble de la dépêche, nous vous proposons la montée de l’IA (pour « Intelligence Aviaire ») vue par Cepper, une cousine germaine de Pepper1516 :
Le terme « intelligence artificielle » regroupe en fait plusieurs définitions qui n’ont pas toujours fait consensus. Voir la page wikipédia sur leur définition et les techniques associées pour plus de précisions. ↩
L’ensemble des « Nouvelles sur l’IA » sont accessibles avec le tag dédié nouvelles_sur_l_ia↩
À la clôture du sondage le 24 mai 2026 à 20h10 CEST, 55.4 % de vote sont favorables à la reprise de la série; 17.6 % de votes défavorables, 7.9 % de votes indécis, et 19.1 % de votes « pas vraiment sérieux ». Pour plus de détails, rendez-vous sur le sondage correspondant↩
Sur les 55.4 % de votes favorables à la reprise de la série, 70.5 % de votes viennent pour la réponse « Oui, même en l’absence de la synthèse des articles » et 29.5 % de votes pour la réponse « Oui, à condition de continuer la synthèse d’une partie des articles ». ↩
Concevoir des robots français, récupérer une fusée, traquer les moustiques par drone, allumer des mini-réacteurs et retrouver la vue… C’est parti pour Électroscope #35 !
Quand la French Tech donne des yeux et des bras aux robots
Et si l’avenir de la robotique mondiale ne dépendait pas uniquement des géants asiatiques ou américains, mais aussi d’esprits brillants en plein cœur de Paris ?
Partout sur Terre, le secteur de la robotique humanoïde fait face à un défi de taille : sortir des labos pour intégrer les chaînes de production de manière économiquement viable. En Europe, où les pénuries de main-d’œuvre s’accentuent, la recherche d’une souveraineté technologique s’accélère, elle aussi. En plein cœur de l’été, UMA et Mistral AI ont ainsi dévoilé, coup sur coup, deux briques technologiques importantes.
Le 7 juillet, UMA (Universal Mechanical Assistant) a présenté lors du salon Machina à Paris son premier prototype fonctionnel d’humanoïde, baptisé Northstar. D’un poids de tout juste 40 kg, ce robot bipède a été conçu en seulement neuf mois par une équipe d’ingénieurs chevronnés issus notamment de Tesla Optimus et Google DeepMind.
La force de Northstar réside dans l’apprentissage en temps réel : le robot est conçu pour observer un opérateur humain exécuter un geste, puis le reproduire sous sa supervision, en évitant le recours à de lourdes infrastructures de calcul centralisées. Pour créer de la valeur immédiatement tout en affinant la stabilisation de sa locomotion, UMA prévoit d’effectuer ses premiers tests en conditions réelles, fin 2026, sur une déclinaison montée sur roues, permettant de valider en priorité l’agilité des bras et du torse en entrepôt.
« Les défis démographiques et industriels ont un point commun : ils créent un besoin croissant de compétences. Chez UMA, nous sommes convaincus que cette nouvelle génération de robots fera partie de la solution. Non pas comme un substitut aux personnes, mais comme un nouvel outil à leur service, qui préserve leur temps pour l’essentiel : leur expertise, leur créativité, leur capacité à décider, à innover et à prendre soin des autres. » — Rémi Cadène, CEO et cofondateur d’UMA.
Le lendemain, Mistral AI a annoncé le lancement de Robostral Navigate. Ce modèle de 8 milliards de paramètres, issu du rachat de la start-up autrichienne Emmi AI, est dédié à la navigation autonome des robots. La rupture est surtout ici d’ordre économique. Alors que les standards de l’industrie imposent de coûteux capteurs LiDAR ou caméras stéréoscopiques, l’algorithme de Mistral AI n’utilise qu’une simple caméra RVB standard !
Guidé par des instructions en langage naturel, le système utilise la « navigation par pointage » pour s’orienter directement dans l’image. À partir d’une consigne textuelle (« entre dans la salle de stockage et arrête-toi devant la deuxième étagère »), le modèle peut interpréter les indices de son champ de vision, en combinaison avec un déplacement classique exprimé en mètres ou degrés. Entraîné sur 400 000 trajectoires virtuelles grâce à une méthode de mise en cache rendant l’apprentissage « 22 fois plus rapide », le modèle affiche un taux de succès de 76,6 % dans un environnement qui lui est totalement inconnu.
« Par rapport à un entraînement [classique], notre approche réduit de 22 fois le nombre de tokens nécessaires. Cette méthode transforme des cycles d’entraînement de plusieurs mois en quelques jours », revendique Mistral AI.
Ces deux initiatives complémentaires, bien que développées de manière indépendante, veulent poser les bases d’une filière française de robotique, autonome et compétitive !
La Chine attrape une fusée « au filet » et bouscule l’histoire
Et si le monopole américain de la réutilisation des lanceurs spatiaux venait soudainement de s’effondrer, sous nos yeux, en pleine mer de Chine ?
Le vendredi 10 juillet 2026, l’histoire de la conquête spatiale a pris un virage spectaculaire au large de l’île de Hainan. Lors du vol inaugural de son lanceur Longue Marche 10B, la Chine a réussi la toute première récupération contrôlée du premier étage de l’une de ses fusées orbitales. Une percée qui brise un plafond de verre technique et… géopolitique.
Mais au-delà du symbole, c’est l’audace et l’inventivité de la méthode qui fascine. Contrairement à SpaceX qui mise sur de lourdes jambes d’atterrissage mécaniques, les ingénieurs chinois ont opté pour une approche en complète rupture. Le propulseur de 63 mètres est redescendu à la verticale avant de déployer des crochets pour se laisser « attraper » par un filet de câbles tendus sur un navire en haute mer, le Linghangzhe. Ce système de capture, encore jamais vu jusqu’ici, allège la structure, maximisant sa performance pour injecter jusqu’à 16 tonnes de charge utile en orbite basse.
Ce succès n’est pas qu’une simple vitrine : c’est la rampe de lancement du rêve lunaire chinois. La Longue Marche 10B valide ainsi les briques technologiques fondamentales qui équiperont la future version lourde, conçue pour poser des taïkonautes sur la Lune « avant 2030 ». Alors que la CASC, société qui produit les lanceurs Longue Marche, prévoit déjà de faire revoler ce même propulseur d’ici la fin de l’année, Pékin prouve que le but n’est plus d’imiter l’Occident, mais bien d’imposer son propre rythme vers les étoiles !
« Cette mission marque la première récupération contrôlée réussie d’un véhicule de lancement en Chine et la première récupération au monde d’un lanceur basée sur un système de filet. Elle signifie une percée historique pour notre pays dans le domaine de la technologie des fusées réutilisables et pose des bases solides pour accélérer l’amélioration de nos capacités d’accès à l’espace. » — Dixit la CASC
Tornyol, le drone français tueur de moustiques
Et si, pour passer un été sans piqûres ni insecticides, vous laissiez un micro-drone de 40 grammes chasser les moustiques à votre place ?
Chaque année, les maladies propagées par les moustiques causent plus de 700 000 décès à l’échelle mondiale. Et si la France est encore largement épargnée par cette hécatombe, leur présence n’en demeure pas moins déplaisante… Contre ce fléau, deux ingénieurs français issus du prestigieux accélérateur Y Combinator, Alex Toussaint et Clovis Piedallu, ont créé Tornyol en 2025. Leur start-up propose une arme de pointe : un drone de 40 grammes capable de localiser et d’abattre le nuisible en plein vol !
L’innovation repose sur un détournement malin de composants du quotidien. En associant des microphones de smartphones à des capteurs de stationnement automobile, l’appareil travaille en binôme avec une station fixe émettant des ultrasons. L’objectif est de détecter le battement d’ailes spécifique du moustique, qui génère une signature acoustique unique. L’ordinateur de bord analyse ces données et évite les bavures écologiques, distinguant « à coup sûr » un moustique d’une abeille, par exemple. Dès l’identification validée, le drone fonce sur sa cible pour une interception : un déchiquetage en direct dans ses hélices.
Cette solution se pose en alternative aux moustiquaires et aux « produits chimiques ». Avec seulement dix drones pour couvrir un kilomètre carré, Tornyol affirme pouvoir réduire le coût d’un « facteur 100 ». Déjà disponible en réservation, ce nouveau service de destruction des moustiques par drones est proposé par abonnement (ou à l’achat).
« Grâce à leur petite taille, leur faible coût et leur grande rapidité, ces drones nous permettront d’éliminer les moustiques à une échelle et à un coût sans précédent. Nos premiers calculs montrent que notre solution sera 100 fois plus rentable par km carré de surface couverte que les pièges fixes. Nous serons également compétitifs en termes de coûts avec les moustiquaires, des zones périurbaines aux zones urbaines (plus de 500 personnes/km²), tout en offrant une réduction de 100 % de la mortalité due au paludisme (contre 50 % pour les moustiquaires). » — Manifeste de Tornyol
4 mini-réacteurs nucléaires ont atteint la criticité cet été !
Et si l’avenir du nucléaire ne se jouait plus dans des centrales géantes, mais dans de mini-réacteurs de poche déployés en un temps record ?
Des bases militaires isolées aux centres de données IA, les besoins en électricité stratégique explosent outre-Atlantique. Et, à ce titre, les États-Unis viennent de franchir un cap important. Répondant à un défi lancé, l’an passé, par le Département de l’Énergie d’y parvenir avant le 4 juillet 2026, soit la date marquant le 250ᵉ anniversaire du pays, quatre micro-réacteurs privés ont répondu à l’appel et réussi leur première « criticité », en moins d’un mois. Finie l’ère des chantiers pharaoniques : place désormais à l’atome miniature !
Chacune de ces start-ups a imposé sa propre vision technologique dans cette course de vitesse. Début juin 2026, l’Antares Mark-0 a ouvert le bal à l’Idaho National Laboratory. Ce modèle, qui utilise des caloducs passifs au sodium liquide, vise en priorité la résilience énergétique des bases militaires et spatiales. Deux semaines plus tard, le Ward 250 de Valar Atomics démontrait son agilité : ce réacteur à haute température refroidi à l’hélium a été entièrement assemblé dans l’Utah en seulement neuf mois.
De son côté, Deployable Energy a frappé les esprits avec son modèle Unity, d’un mégawatt, conçu en moins de 150 jours pour s’intégrer dans les réseaux logistiques classiques. Preuve de sa flexibilité, son cœur expérimental a été acheminé sur site dans le coffre… d’un simple pick-up. Enfin, l’Aalo-X d’Aalo Atomics a complété cette série historique le 4 juillet 2026. Ce système compact refroidi au sodium à pression atmosphérique préfigure des complexes spécifiquement taillés pour alimenter les géants du numérique d’ici 2029. Une vague de réussites qui amorce une nette accélération de la micro-fission commerciale !
« Notre réacteur est passé de l’inauguration des travaux à une réaction en chaîne entretenue en moins de huit mois, l’une des constructions de réacteurs les plus rapides en 80 ans, et notre entreprise est passée de sa fondation à la fission en moins de trois ans » — explique l’équipe d’Aalo Atomics
Kératocône : vers une cornée artificielle pour rétablir la vue
Et si une simple micro-incision au laser et un hydrogel innovant pouvaient corriger une déficience visuelle sévère, sans dépendre d’aucun donneur humain ?
Le kératocône est une maladie dégénérative qui induit un amincissement de la cornée, provoquant une déformation, et une baisse sévère de la vision. Si cette pathologie affecte des dizaines de millions de personnes à travers le monde, la pénurie de greffons restreint le nombre de transplantations de cornées à moins de 200 000 par an. Par conséquent, la quasi-intégralité des patients se retrouve aujourd’hui privée de réelle solution.
Pour briser ce verrou médical, le chercheur Shuo Li dirige le « projet Augel » au sein de l’École polytechnique de Zurich (ETH Zurich). Son équipe de chercheurs a mis au point un implant cornéen en hydrogel biosynthétique souple, marié avec du collagène. Ce matériau innovant développé en Suisse est conçu pour imiter fidèlement à la fois les propriétés optiques, biomécaniques et d’adhérence tissulaire d’une cornée saine.
Le protocole chirurgical se veut peu invasif et repose sur une technologie existante. Un laser femtoseconde réalise tout d’abord une micro-incision ultra-précise afin de créer un tunnel à l’intérieur [du/de la ?] stroma, la couche intermédiaire de l’œil. L’implant d’hydrogel y est introduit sous forme comprimée. Une fois positionné, il se déploie de lui-même pour redonner sa courbure naturelle à la cornée. Cette approche surpasse les anciens anneaux rigides en plastique PMMA qui présentaient de hauts risques d’infection, d’extrusion ou de rejet.
Affichant un faible coût de revient et industrialisable, cette alternative prometteuse a validé ses essais in vitro et sur les animaux. Les chercheurs s’apprêtent désormais à lancer leurs premiers essais cliniques sur l’homme, amorçant au passage une future transition vers l’indépendance vis-à-vis des dons de cornées pour les patients.
« L’avantage d’un matériau synthétique est que l’on peut le fabriquer à grande échelle et, dans ce cas, en imitant toutes les propriétés fonctionnelles de la cornée humaine, de sorte que vous puissiez implanter ce matériau et qu’il fonctionne de la même manière qu’un tissu de donneur, mais avec une meilleure disponibilité et un coût beaucoup plus bas » — détaille Shuo Li, professeur en génie macromoléculaire.