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Procès ARM contre Qualcomm : une victoire à 2 dollars

Je ne résumerai que brièvement tous les rebondissements de l’affaire qui a mené à ce procès entre deux entités largement interdépendantes. Qualcomm reprochait à ARM d’avoir perturbé ses relations avec des clients. ARM de son côté s’en défendait activement en répliquant qu’ils ne faisaient que protéger leurs licences. Ce procès fait suite à d’autres actions en justice des deux protagonistes qui sont devenus, depuis quelques années, de véritables frères ennemis.

On se souvient du savoureux épisode entre les deux marques qui se tiraient dans les pattes pour des histoires de licences après le rachat de Nuvia par Qualcomm et la faible volonté de ce dernier de continuer a payer les licences que réclamait ARM. Il semblait évident que ce n’était dans l’intérêt d’aucun des deux acteurs de se faire la guerre et, sans grande surprise, l’ensemble des plaintes avaient été retirées au gré d’une renégociation de contrats.

Il faut dire que le début de procès montrait que cette histoire de royalties n’affectait en réalité que 50 millions de dollars. On se doutait alors que toute cette histoire était un bon moyen de tester la volonté d’ARM de défendre ses licences avant de mener d’autres actions plus en profondeurs.

Un bon procès vaut-il mieux que deux mauvais dollars ? Vous avez deux heures.

Un bon procès vaut-il mieux que deux mauvais dollars ? Vous avez deux heures.

Et si toute l’histoire a été scellée dans un pacte hors tribunal, il n’en est pas moins vrai qu’une certaine rancœur existe toujours entre les deux entités qui doivent pourtant continuer de travailler ensemble. Qualcomm a besoin des licences ARM pour ses puces et ARM a besoin des royalties versées par Qualcomm pour fonctionner.

Cela a semble-t-il mené ARM à s’immiscer dans le fonctionnement de Qualcomm avec Meta Platforms. Qualcomm juge qu’ARM a perturbé ses relations commerciales avec la firme et un tribunal fédéral du Delaware vient de lui donner raison. Toutefois, ce dernier n’accorde à Qualcomm que… deux petits dollars très symboliques. Un moyen diplomatique de laisser une porte ouverte pour que les deux entités se réconcilient ? Pas vraiment. La hache de guerre est toujours brandie et tout le monde semble certain d’avoir gagné.

Qualcomm annonce être « satisfait que le jury ait conclu qu’ARM avait enfreint son accord de licence d’architecture avec Qualcomm, manqué à ses engagements et agi délibérément pour perturber » ses activités. Tout en indiquant qu’elle continuait de développer ses SoC Oryon constitués de cœurs ARM malgré tout.

De son côté, ARM indique que le fait que le jury ne les condamne qu’à une si faible somme indiquait que si la forme des actions était peut-être condamnable, la marque avait raison sur le fond. Estimant au final que l’issue du procès lui était favorable. Les deux dollars étant en effet la somme allouée à Qualcomm sur deux demandes spécifiques et que quatre autres avaient été rejetées. Avec un score de 4 à 2, ARM pense donc être gagnant dans l’histoire même s’il doit effectivement faire un chèque de deux dollars au plaignant.

Sa déclaration est laconique : « Malgré les efforts de Qualcomm pour priver Arm de milliards de dollars au titre d’accords de licence, le verdict confirme qu’Arm a agi de bonne foi dans le cadre de son accord de licence technologique, l’indemnisation de deux dollars confirme le bien-fondé de nos arguments dans cette affaire. » 

Le procès ouvre la porte à d’autres actions en justice

Il va sans dire que ces deux dollars sont le prix d’un café sans sucre déposé sur le bureau du plus petit associé du cabinet d’avocats employé par les deux sociétés pour gérer la toute première minute de ce procès. Que cela ne paye même pas la toute première photocopie en jeu dans cette histoire. Il y aura encore des remous pour les deux compères car l’affaire ne s’arrête pas là. Qualcomm estime que cette condamnation, aussi symbolique qu’elle soit, ouvre la porte à une autre possibilité légale.

Celle, prévue dans le contrat, qui lie les deux entités et qui permettrait à Qualcomm de ne pas verser de royalties à ARM pendant 5 ans suite à ce manquement de loyauté. Un élément qui, s’il était validé, serait gravissime pour ARM et tirerait par la même occasion une balle dans le propre pied de Qualcomm. Autrement dit, encore de probables tractations entre les deux entités sont à venir.

On n’est pas près de lâcher notre boite de pop-corn.

Incroyable, ARM abandonne ses menaces contre Qualcomm

Procès ARM contre Qualcomm : une victoire à 2 dollars © MiniMachines.net. 2026

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Revue de presse de l’April pour la semaine 40 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Silicon.fr] 15 outils open source à mettre dans sa toolbox IA

✍ Clément Bohic, le mercredi 30 septembre 2026.

Ces outils sous licence Apache ou MIT couvrent le cycle de vie des projets IA, de la gestion des connaissances au pilotage d’agents.

[ZDNET] Libre et open source express: IA vs Adullact, iNaturalist, Atos, communs agricoles

✍ Thierry Noisette, le mercredi 30 septembre 2026.

En bref. Pilonnage d’IA sur le Gitlab de l’Adullact. Atos crée un comité pour ‘allier IA, open source et souveraineté’. iNaturalist, ’l’appli qui prend soin de la nature’. OSFarm propose un annuaire des communs agricoles.

[ZDNET] 5 raisons pour lesquelles Linux va véritablement dominer l'avenir de l'informatique de bureau

✍ Jack Wallen, le mardi 29 septembre 2026.

Linux a le vent en poupe, et si la tendance continue à s’accentuer, nous pourrions bien assister cette année à l’avènement de Linux sur les ordinateurs de bureau.

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MediaTek Dimensity 9600 Pro : 2 nanomètres et un nouveau NPU pour Android

Le Dimensity 9600 Pro sera le premier SoC pour Android à être lancé sous le procédé de gravure 2 nanomètres de TSMC. Une évolution qui semble minimaliste face aux précédentes générations gravées en 3 nano mais les chiffres annoncés par Mediatek sont un peu plus impressionnants qu’un simple changement de 1 nano.

Dimensity 9600 Pro

Le Dimensity 9600 Pro serait plus économe. jusqu’à 61% de consommation sur les tâches recourant à la totalité des capacités de la puce. Quand l’ensemble des cœurs est sollicité pour des usages lourds comme le jeu ou les calculs. Les autres chiffres doivent être également en baisse, mais celui-ci est spectaculaire, même si le scénario n’est pas forcément le plus fréquent sur smartphones et tablettes. Attention cependant, consommer moins ne signifie pas consommer peu. Même avec 61% de dépense énergétique en moins, l’usage d’un processeur à 100% de son potentiel a rapidement tendance à vider la batterie et à faire chauffer les appareils. Surtout quand on découvre comment est composée cette puce.

L’arrivée du 2 nanomètre veut également dire que les puces seront plus denses en transistors, chose qui profitera aux capacités de calcul globales de ce nouveau venu. Le Dimensity 9600 Pro a été pensé pour fonctionner dans une solution hétérogène combinant deux cœurs ARM C2-Ultra grimpant à 4.55 GHz, trois cœurs ARM C2-Pro à 4.35 GHz et trois autres cœurs à 3.1 GHz. La marque annonce des gains allant de 15% en multicoeur à 17% en simple cœur face à son dernier SoC mobile. En pratique, cela se traduit par des jeux comme Genshin Impact tournant à 60 images par seconde en HD tout en étant 10% moins gourmand en énergie que la puce précédente à fréquence égale.

Le tout est assemblé avec un circuit graphique Arm G2-Ultra NX qui annonce des performances presque 30% plus importantes en pointe et de meilleures capacités en 3D, particulièrement en Ray tracing. 

Oppo annonce le Find X10 Pro Max en partenariat avec Hasselblad pour tirer parti des capacités de la puce.

Oppo annonce le Find X10 Pro Max en partenariat avec Hasselblad pour tirer parti des capacités de la puce.

Un nouveau NPU intégré au Dimensity 9600 Pro

L’intelligence artificielle reste un point important mis en avant par Mediatek. La puce sera capable de piloter des usages IA en local. Avec un nouveau NPU 1090 capable de piloter différents scénarios et même des modèles de LLM embarquant jusqu’à 30 milliards de paramètres. Pas les IA les plus brillantes qui soient, mais des solutions capables de piloter d’autres ressources. Cela restera coûteux en mémoire et comme la puce est prévue pour piloter de la LPDDR6, la note risque d’être salée si vous voulez que votre smartphone puisse proposer ce genre de services. La partie stockage fait également une place à la norme UFS 5.0 pour suivre le rythme des transferts imposés.

L’idée ici est donc de proposer une IA locale sur smartphone ou tablette. Et cela même si le niveau d’un modèle à 30 milliards de paramètres risque d’être un peu décevant. Ce genre de LLM n’est en général pas bien futé. En préparant des questions bien à l’avance, les présentations de produits équipés de ces puces pourront produire l’effet « Wahou » recherché par les constructeurs. Une petite démo de Gemini peut avoir les mêmes effets qu’un Siri à son lancement sur le public. On imagine que d’autres usages pourront en tirer parti pour des calculs locaux peut-être plus utiles en traitement d’image, de vidéo ou de son ainsi que d’autres systèmes d’analyses de données.

Le constructeur met ainsi en avant un nouveau circuit de gestion des images baptisé Imagiq 1290 qui exploite une technologie baptisée Dimensity AI Imaging Fusion Architecture. Elle combine l’ISP qui gère les images et le NPU pour améliorer les prises de vues et la création de contenu. Avec des capacités classiques comme la génération d’images très haute définition par interpolation ou la création de ralentis en UltraHD jusqu’à 240 images par seconde. L’amélioration des coloris avec l’exploitation de profils « cinéma ». Des usages qui peuvent être très chouettes mais qui m’inquiètent toujours un peu. La possibilité que les NPU prennent l’ascendant sur la réalité de ce que l’on photographie – comme avec les clichés de la lune – me hérisse toujours le poil.

Qualcomm est censé proposer un nouveau Snapdragon 8 Elite Gen 6 très rapidement sur ce segment des puces 2 nanomètres. Comme d’habitude dans ces annonces, les puces sont présentées avant la sortie de tout appareil et si Mediatek est le premier du segment Android à dégainer 2cela ne veut pas dire que les produits équipés de puces Dimensity 9600 Pro seront les premiers ou les plus nombreux sur le marché.

Source : Mediatek

MediaTek Dimensity 9600 Pro : 2 nanomètres et un nouveau NPU pour Android © MiniMachines.net. 2026

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