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Pour Michael Dell, la mémoire restera en tension en 2027 et au delà

Sans grande surprise, Michael Dell patron de l’entreprise du même nom, numéro 3 mondial des vendeurs de PC derrière Lenovo et HP, annonce que la situation de la mémoire vive ne va pas aller mieux en 2027. Pire, il indique clairement que les tarifs élevés de ces composants pourraient durer bien au-delà. Projetant un retour à une situation plus normale pour 2029 ou 2030. Bien plus loin que ce qu’indiquait le PDG d’Acer il y a juste un mois.

Michael Dell a un carnet de commande gros comme ça

Michael Dell a un carnet de commande gros comme ça

Michael Dell n’est pas un devin, mais il a en main quelques éléments techniques pour appuyer ses dires. Je ne doute pas une seule seconde que, depuis quelques trimestres, un rapport détaillé de l’état du marché de la mémoire tombe dans sa boîte e-mail tous les matins. La puissance d’achat du groupe, son passé comme son implication sur le segment des serveurs est également un bon moyen de prendre la température actuelle du secteur.

Et les perspectives ne sont pas bonnes avec une augmentation des tensions d’approvisionnement sur la mémoire vive en 2027. En cause, toujours le même appétit monstrueux de l’IA et des Data Centers. Des centres de calcul qui achètent parfois préventivement tout ce qui est disponible sur le marché alors même qu’ils ne peuvent pas encore les héberger ou les alimenter faute d’infrastructure. Une concurrence tellement féroce que les différents compétiteurs de ce secteur pourraient accroitre leur pression sur le reste du segment grand public.

SK Hynix va investir 38 milliards de dollars dans deux nouvelles usines de mémoire vive.

SK Hynix va investir 38 milliards de dollars dans deux nouvelles usines de mémoire vive.

Michael Dell : 95 milliards de dollars dans le carnet de commande de la marque

Le patron de Dell précise que son propre groupe doit déjà livrer pour 95 milliards de dollars de matériel pour les centres de données IA alors que l’année 2026 n’est pas terminée. Les besoins de ces centres de données explosent avec une demande toujours accrue de mémoire HBM et de DDR pour l’accompagner. Cela pousse certes les fabricants de mémoire à augmenter leur cadence de production et à construire de nouveaux centres de production.

Mais, comme je vous l’expliquais précédemment, toute la volonté de ces fabricants se heurte à la problématique d’une industrie qui ne se déploie pas d’un claquement de doigt. Établir, construire, alimenter, équiper, former et opérer une usine capable de proposer de la mémoire vive prend des années. Même en mettant les bouchées doubles, la réponse du segment et la demande pourraient ne pas se rencontrer avant 2029 ou 2030.

On l’a vu récemment, l’industrie PC cherche différentes pistes techniques pour tenter de survivre. Certains constructeurs n’hésitent plus à lancer sur le marché des machines avec 4 Go de mémoire vive seulement sous Windows 11. Microsoft essaie d’optimiser son système d’exploitation pour qu’il soit moins gourmand. Le marché n’a aucune vraie solution pour compenser le fait que l’IA absorbe tout ce qu’elle peut. Les expéditions de PC ont donc logiquement baissé de manière abrupte ces derniers trimestres.

Un data center d'Amazon

Un data center d’Amazon, les voitures donnent l’échelle.

Pour Dell comme pour les autres acteurs de ce calibre, la situation du marché grand public est évidemment problématique, mais elle est compensée par la manne que représente le secteur des centres de données. Pour certains constructeurs, cela va être plus compliqué. Des marques ne pourront pas tenir dans les conditions actuelles jusqu’en 2028 ou 2029. D’autres impacts sur des segments secondaires vont se faire sentir avec une baisse de commandes de composants accessoires qui vont mener à une hausse des prix.

Tant que les acteurs de l’IA peuvent acheter à n’importe quel tarif des composants sans avoir à rendre des comptes puisque ces entreprises perdent des fortunes colossales chaque trimestre, le marché PC qui se bat avec un produit qui doit être compétitif, ne pourra pas suivre.

Le patron du groupe Dell n’est pas avare de détails sur son marché. Indiquant que son carnet de commande concerne des racks et des racks de serveurs IA pesant chacun plus de 1.36 tonne et consommant plus d’énergie qu’une centaine de maisons américaines. Tout cela, les différents clients du marché de l’IA arrivaient tant bien que mal à y faire face. Mais désormais Michael Dell anticipe un véritable goulot d’étranglement pour l’année prochaine sur la mémoire. Parce que, même en payant les composants à prix d’or, l’offre ne suit pas la demande des clients IA. Demande qui devrait s’accroitre encore et encore.

Reste une donnée qui n’est pas dans le logiciel de Michael Dell. L’éventuel éclatement de la bulle IA avec des investisseurs qui ne veulent plus alimenter la machine en cash et se font rappeler à l’ordre d’une manière ou d’une autre. Pour Dell, qui table déjà sur près de 100 milliards de dollars liés à des commandes IA, ce scénario n’existe pas. Mais de plus en plus d’économistes semblent tirer le signal d’alarme. Expliquant par le menu le délire des estimations de rentabilité chiffrées par les différents acteurs. Et l’impossibilité d’un retour sur investissement possible.

On pourrait se dire qu’un éclatement de la bulle aurait des conséquences bénéfiques sur le marché du PC mais les rebondissements en cascade sur toute l’économie seraient sans doute encore pire pour tout le monde. Il faut donc s’attendre à une année 2027 au moins aussi sombre que 2026 et, peut-être, à une situation un peu moins orageuse en 2029 ou 2030.

Source : WSJ

Pour Michael Dell, la mémoire restera en tension en 2027 et au delà © MiniMachines.net. 2026

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Une baisse historique des expeditions de PC : -20% sur un an

Les livraisons de PC sont en baisse. On pouvait s’en douter, tant l’impact des prix des composants et la difficulté à les obtenir ont été compliqués ces derniers mois. Les chiffres relevés par IDC établissent l’évolution du marché PC, et ils font peur.

Une baisse historique des expéditions

Une baisse historique des expéditions

Les livraisons de PC ont, au global, chuté de -20.1% en moyenne au troisième trimestre 2026. Un trimestre habituellement positif puisqu’il s’agit de livrer les machines qui serviront à équiper la rentrée. Le fameux « Back to school » de la saison : les ordinateurs des collégiens, lycéens et étudiants, mais aussi les changements de parcs en entreprise et souvent la création de nouveaux postes. Passer d’un trimestre habituellement positif à un -20% d’expéditions au global traduit bien l’envergure du problème. 

Il y a évidemment de nombreux facteurs qui expliquent cela. L’inflation en général et la disparition d’emplois liés à l’arrivée de l’IA sur des postes habituellement pourvus d’un PC classique. Mais la principale problématique vient du fait que les fabricants de PC n’ont pas assez de composants disponibles pour livrer les machines habituelles. Au vu du prix des composants mémoire, des processeurs et des circuits graphiques dont la hausse des prix est quasi continue depuis 14 mois, on se doute que certaines intégrations n’ont plus été effectuées.

Les PC de la rentrée, en général des ordinateurs entrée de gamme distribués par tombereaux à des prix abordables en grande surface, n’ont simplement pas été au rendez-vous cette année. Des entreprises n’arrivent pas à passer commande des matériels dont elles ont besoin parce que l’enveloppe budgétaire prévue ne correspond plus aux prix du marché. Des PME se sont tout simplement résolues à repousser d’une année au minimum le changement de leur parc et vont plutôt privilégier des remplacements poste par poste et des réparations. Tout le monde fait le gros dos.

D’un trimestre à l’autre, la chute est tout aussi spectaculaire avec une baisse de 9.1% du second au troisième trimestre. Signe que le marché poursuit son déclin d’expéditions et que la situation ne s’arrange pas spécialement. La tendance reste inchangée. L’ensemble des fabricants de mémoire vive ont indiqué avoir déjà vendu toute leur production de l’année prochaine à différents acteurs et en particulier aux géants de l’intelligence artificielle pour leurs data centers. AMD comme Intel ont annoncé plusieurs hausses des tarifs de leurs processeurs.

Les composants de stockage sont également plus chers et toute la chaîne impacte à la fois en prix et en disponibilité les capacités de production des fabricants. Difficile de mettre un PC dans un carton sans mémoire vive. Difficile de vendre ces machines quand leur prix a fait un bond de 50, 70 ou 100% par rapport à l’année précédente. Ou que leurs composants en fondu en qualité ou en quantité pour le même tarif.

Du stock sur les bras et la différence entre expéditions et ventes

IDC indique un problème important d’écoulement des stocks de PC acquis en début d’année. En anticipation de la hausse des composants, la chaine logistique classique s’est quelque peu engorgée. Les fournisseurs, grossistes et distributeurs ont pris des mesures dès janvier et ont décidé de stocker plus de machines que d’habitude. Cette décision s’explique assez facilement. Non seulement tous les indices montraient que les prix allaient continuer à monter en flèche, mais en plus qu’il allait devenir plus difficile d’obtenir des machines. Le réflexe a donc été de garnir ses stocks du mieux possible. Cela explique le léger bond de 3% du premier trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025. 

Problème, ces machines ont été payées au prix fort. Face à une demande en hausse, les marques n’ont pas spécialement essayé de baisser leurs tarifs. Et depuis les marchands peinent à les écouler. On voit ici la différence entre la mesure des expéditions et celles des ventes réalisées sur le terrain. IDC mesure les sorties de produits des usines des grands constructeurs. Pas les ventes des marques aux acheteurs. Si les différents acteurs ont commandé des PC pour assurer leurs stocks au maximum, les prix avaient déjà suffisamment enflé pour ralentir les acheteurs.

Pendant que les uns augmentaient leurs stocks, les autres repoussaient leurs achats en regardant les tarifs. C’est d’ailleurs assez clair en ligne quand on lit les témoignages et les commentaires. Beaucoup de gens expliquent avoir refusé l’obstacle d’un prix en légère hausse en début 2026 pour regretter aujourd’hui de ne pas avoir sauté le pas face aux propositions actuelles.

La demande étant en berne, les engins sont restés sur les étagères et les différents acteurs n’ont pas pu retrouver leur trésorerie ni de l’espace dans leurs stocks pour commander de nouveaux modèles. L’impact de la baisse s’explique donc assez facilement. Si le marché atteint -20% par rapport au troisième trimestre 2025 c’est aussi parce qu’il y a eu plus d’expéditions au premier et surtout au second trimestre 2026 et que celles-ci n’ont déjà pas trouvé d’acheteurs.

La baisse en détail

Des chiffres qui font très peur

Le détail de ces éléments montre un tableau assez catastrophique pour le marché et si on n’a pas d’analyse détaillée du secteur des pièces détachées, il ne me semble pas inimaginable de penser qu’il est impacté au moins dans la même mesure. Les fabricants de cartes mères, d’écrans, de cartes graphiques et autres composants de PC alertent de baisses spectaculaires de leurs ventes. Sur le haut du classement des plus gros fabricants de machines, on lit clairement l’impact massif de la situation aujourd’hui.

Les chiffres font mal : -22.6% d’expéditions pour le numéro un mondial Lenovo. Pire pour le second avec -30.9%, soit presque 31% de baisse, pour HP ! Dell souffre d’un -25% sur ses sorties de produits. Apple fond de 11.3% de son côté, ce qui semble presque raisonnable par rapport aux trois premiers acteurs. Asus est également moins impacté avec une baisse de 8.6% « seulement ». Le reste du marché est dans la même posture de chute puisqu’au total IDC estime une diminution de 14% de leurs expéditions. Au total c’est donc bien -20.1% de PC expédiés, soit 15,8 millions d’unités en moins qui ont été comptabilisées par l’analyste. 15.8 millions ce n’est pas une perturbation, c’est un gouffre.

Une baisse qui se soldera par une nouvelle hausse des prix

L’impact de cette baisse est difficile à entrevoir pour ces entreprises. Imaginez-vous avec entre 10 et 30% de produits en moins sortant de vos entrepôts. La situation est forcément intenable sans ajustements. Comment réagir pour ces marques si ce n’est en baissant leur propre production ? Vous ne pouvez pas commander de composants ou alors ils ne sont pas livrés. Leurs prix flambent et on vous explique que la situation va perdurer pour au moins encore une année. Vous ne pouvez pas continuer à fonctionner sur les mesures quand une production a baissé dans de telles proportions.

La chute des expéditions va se traduire très concrètement par la mise au chômage d’une partie des salariés employés à l’assemblage. Personne ne va payer pour qu’ils restent les bras ballants toute la journée faute de pièces détachées à assembler et de commandes à honorer. Cela va se traduire également par la diminution de taille des usines d’assemblage et des stocks nécessaires à la bonne marche des opérations classiques. 15.8 millions de PC en moins, c’est autant de commandes de pièces détachées qui disparaissent du marché. Les fabricants de dalles, de batteries, les usines qui produisent les châssis, les claviers, les pavés tactiles et autres composants annexes, tous vont subir un retour de bâton.

Toute la chaine va être impactée et toute la chaine va devoir augmenter ses tarifs pour y faire face. Pour tous les fabricants, la situation n’est tout simplement pas tenable. Si votre production d’écrans diminue dans de fortes proportions, vous devez augmenter le prix de ceux qui se vendent encore pour absorber vos frais de fonctionnement. Quelques dollars de plus au mieux, plus si nécessaire. Idem pour les fabricants des autres composants. Pour les marques de PC, cette hausse du prix des pièces détachées s’additionne.

Sur un PC portable par exemple, les quelques dollars de l’écran se multiplient avec ceux des enceintes, du clavier, de la batterie, de la webcam… Et, cerise sur le gâteau, à ceux des mémoires, du stockage et des processeurs qui grimpent en flèche. Le prix de fabrication de l’engin s’envole.

Si on additionne cela avec une baisse de volume de production, si vos usines qui expédiaient 15 millions de machines au troisième trimestre 2025 n’en ont plus fabriqué que 10.3 en 2026, comme c’est le cas pour HP, la situation est encore pire. Le prix de vente de chaque PC ne permet plus de payer la production globale dans la même proportion. On comprend bien que les salaires, les machines, les locaux, les assurances mais aussi le marketing, la distribution et tous les postes de fonctionnement de l’ensemble sont payés par la vente de chaque PC en prélevant une marge. Si les expéditions reculent de presque 31%, cette marge ne peut plus être la même. 

Les prix vont donc très certainement repartir de plus belle à la hausse. Non seulement parce que le tarif de tous les éléments va suivre ce chemin, mais aussi parce que les marques n’ont pas d’autre choix que de continuer à fonctionner. Les différents constructeurs vont mécaniquement devoir faire plus de marges dans moins de machines. Et cela va se traduire – en réalité cela se traduit déjà – par des coupes franches dans les effectifs des différents acteurs. Coupes sur le personnel, sur le marketing et sur les capacités de production.

En illustration, une capture du film « Chute libre » avec Michael Douglas.

Une baisse historique des expeditions de PC : -20% sur un an © MiniMachines.net. 2026

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Le prix des Raspberry Pi décolle à nouveau

Les Raspberry Pi 4 et 5 en version 2 Go voient leur prix grimper de 12.5 dollars. Les modules achetés par la marque ayant grimpé dernièrement, l’annonce d’une augmentation des tarifs n’est pas surprenante. Les dernières négociations tarifaires de l’entreprise datent d’avril.

Les nouveaux contrats fournisseur reflètent la hausse globale des tarifs. Les modules de plus faibles capacités commencent également à être touchés. Ainsi les puces de 2 Go de mémoire poussent la marque à augmenter de 12.5$. Bousculant le prix des Pi4 2 Go vers 67.5$ et des Pi5 2 Go à 77.5$. Des prix HT qui devraient se refléter rapidement chez tous les distributeurs. Les modèles 1 Go ne sont pour le moment pas affectés. Les stocks alloués aux versions 2 Go des Compute Module 4 et 5 ne sont pas plus concernés.

Le module mémoire des Pi 5

Le module mémoire des Pi 5

Tout cela force Eben Upton à rappeler que les précédents modèles de carte peuvent « suffire » pour des projets variés et que les cartes les plus récentes et les plus riches en mémoire ne sont pas forcément adaptées à tous les usages. Le dernier numéro du magazine officiel se penche d’ailleurs sur le problème et détaille les diverses méthodes pour tirer le meilleur parti de la mémoire embarquée.

Raspberry Pi est un bon témoin de la situation actuelle

Je ne veux pas jouer les Cassandre et prédire de mauvaises nouvelles, mais si certains tentent d’apaiser les esprits en pariant sur une baisse des tarifs des composants pour 2027, je penche plutôt pour le contraire. Je ne sais pas ce qu’il va se passer, mais les indices et contacts qui me parlent de l’évolution des prix tendent tous vers une hausse généralisée, des stocks déjà tous vendus et des trimestres très difficiles qui vont s’enchaîner.

Et cela pourrait commencer à salement amocher la chaîne qui se trouve entre les producteurs de ces composants et les consommateurs. Raspberry Pi en est un bon exemple avec une baisse plus que notable de l’intérêt du grand public pour leurs produits. Mais d’autres vont commencer a voir du rouge s’aligner mois après mois dans leurs livres de compte : fabricants de composants PC, d’écrans, d’accessoires variés. Éditeurs de logiciels, fournisseurs de services. Certains commencent déjà à tirer la langue. Les entreprises de revente de matériel d’entreprise sont de moins en moins sollicitées.

L’impact de cette crise qui semble vouloir – au moins – se prolonger encore sur toute l’année 2027 n’a pas fini d’impacter le marché. Et on revient aux annonces de ralentissement de développement de la gamme avec un report au minimum pour 2028 de tout nouveau modèle de Pi.

Pas de nouvelle carte Raspberry Pi 6 avant 2028

Le prix des Raspberry Pi décolle à nouveau © MiniMachines.net. 2026

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Micron a pris la meilleure décision, financièrement parlant

En décembre 2025, Micron prenait la décision de stopper son activité semiconducteur à destination des particuliers. Plus de stockage ni de mémoire de la marque Crucial. L’entreprise annonçait alors qu’elle se concentrait uniquement sur le secteur professionnel.

Pour cette fin de mois de septembre, le fabricant de composants annonce un record de bénéfices avec un revenu de 54.2 milliards de dollars. Une augmentation qui se mesure par une croissance de 380% par rapport à la même période en 2025. Un résultat qui s’explique évidemment par la monstrueuse demande des géants de la tech et leur gourmandise en composants pour l’IA. 

Les actionnaires sont évidemment ravis de ces résultats avec une action qui a bondi de 550% sur la même période. Micron anticipe une demande identique du marché pour l’année qui vient. La marque en profite pour investir et prévoit de lancer un laboratoire de recherche avec un budget conséquent. 10 milliards de dollars sur les 10 ans à venir. Il faut dire qu’avec un exercice de 133 milliards sur cet exercice au lieu de 37 l’année d’avant, c’est le minimum.

Sachez donc, que votre malheur, quand vous regardez les prix des ordinateurs, smartphones et autres babioles équipés de mémoire actuellement. Votre malheur a, quelque part, fait le bonheur d’autres personnes. Je suis sûr que cela vous enlève un poids.

MICRON TECHNOLOGY, INC.

CONSOLIDATED STATEMENTS OF OPERATIONS
(In millions, except per share amounts)
(Unaudited)

  4th Qtr. 3rd Qtr. 4th Qtr. Year Ended
  September 3,
2026
May 28,
2026
August 28,
2025
September 3,
2026
August 28,
2025
           
Revenue $ 54,229   $ 41,456   $ 11,315   $ 133,188   $ 37,378  
Cost of goods sold   7,182     6,400     6,261     25,684     22,505  
Gross margin   47,047     35,056     5,054     107,504     14,873  
           
Research and development   1,913     1,316     1,047     5,650     3,798  
Selling, general, and administrative   859     407     314     1,947     1,205  
Other operating (income) expense, net   524     15     39     567     100  
Operating income   43,751     33,318     3,654     99,340     9,770  
           
Interest income   575     215     146     1,084     496  
Interest expense   —     —     (124 )   (106 )   (477 )
Other non-operating income (expense), net   (88 )   (321 )   (45 )   (647 )   (135 )
    44,238     33,212     3,631     99,671     9,654  
           
Income tax (provision) benefit   (6,583 )   (4,978 )   (429 )   (14,761 )   (1,124 )
Equity in net income (loss) of equity method investees   46     9     (1 )   59     9  
Net income $ 37,701   $ 28,243   $ 3,201   $ 84,969   $ 8,539  
           
Earnings per share          
Basic $ 33.36   $ 25.03   $ 2.86   $ 75.38   $ 7.65  
Diluted   32.87     24.67     2.83     74.33     7.59  
           
Number of shares used in per share calculations          
Basic   1,130     1,128     1,120     1,127     1,116  
Diluted   1,147     1,145     1,131     1,143     1,125  

Micron a pris la meilleure décision, financièrement parlant © MiniMachines.net. 2026

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Framework pousse son Desktop vers le Ryzen AI Max+ Pro 495 et 192 Go de mémoire

Mise à jour : Le MiniPC Framework Desktop en version Ryzen AI Max+ Pro 495 avec 192 Go de mémoire vive vient d’ouvrir ses précommandes. Deux solutions s’offrent à vous pour l’acquérir. Le modèle « DIY Edition » à monter vous-même y est proposé à 7 659€. À ce prix, il faudra donc de l’huile de coude mais également un stockage, celui-ci n’est pas compris. L’autre option est le modèle « pre-built » avec un Windows 11 ou une Fedora 44 KDE Plasma installés sur un SSD de 2 To. Là vous partez sur un 8 739€ bien tassé. L’expédition est prévue pour… novembre.

Billet original du 23/07/2026 : Vous reconnaissez le MiniPC Framework Desktop avec sa façade modulaire et son gabarit de 4.5 litres. L’engin a été lancé en février 2025 avec la première génération de processeurs Strix Halo. Les fameux Ryzen AI Max+ Pro 395 secondés par un maximum de mémoire vive.

Desktop

En 2026, AMD lance le Ryzen AI Max+ Pro 495, une version améliorée du 395 avec quelques poussées de performances assez marginales. La structure est identique avec toujours une architecture Zen 5 développée sur 16 Coeurs et 32 Threads et le circuit graphique Radeon 8065S. Les fréquences ont été très légèrement optimisées de 100 MHz et cela se ressent avec des performances qui ne décollent que très marginalement de l’offre 395…

Mais alors pourquoi passer le Framework Desktop en Ryzen AI Max+ Pro 495 ? Parce que la vraie nouveauté de cette puce est dans l’explosion de sa capacité de gestion mémoire. Si le 395 est capable de manger 128 Go de LPDDR5X au petit-déjeuner, le 495 peut avaler jusqu’à 192 Go de RAM. Un « détail » qui va permettre d’avaler tout cru des LLM beaucoup plus larges pour une exploitation d’IA locale.

Le Framework Desktop à son lancement en février 2025

Le Framework Desktop à son lancement en février 2025

Il sera donc possible de commander cette nouvelle version du Desktop avec 192 Go de LPDDR5X en échange, bien entendu, d’une jolie somme. La marque n’a pas précisé de prix pour le moment, mais elle n’a pas cessé d’augmenter les tarifs de ses engins au fil des mois pour faire face à la hausse des composants. La version 395+ 128 Go est ainsi passée de 2000$ en début d’année 2025 pour son lancement à 3449$ aujourd’hui.

Le Framework Desktop aujourd'hui

Le Framework Desktop aujourd’hui

L’exemple du Framework Desktop montre que le marché s’auto-sabote

Le marché local fait donc lui aussi le pari de la mémoire vive et assèche également l’offre de mémoire dont il dispose. Non pas que ce soit le plus gourmand par rapport à la production actuelle. Les centres de données IA sont beaucoup, beaucoup plus demandeurs. Mais des engins de ce type participent à creuser la propre tombe du secteur. Le volume des ventes de Framework sur cette machine doit être marginal par rapport aux Top 10 des fabricants de PC… mais la majorité de ces fabricants vont ou ont déjà emboîté le pas de la même stratégie. 

Paradoxalement, alors que la mémoire vive est à son tarif le plus haut, les engins de ce type se vendent beaucoup moins bien avec peu de mémoire. C’est finalement assez logique, l’offre PC est très onéreuse en ce moment et acheter un engin avec 32 Go ne résoudra rien de spécial niveau usage par rapport à un engin de la génération précédente. Par contre, la même machine avec 128 ou, désormais, 192 Go de mémoire vive, est beaucoup plus intéressante puisqu’elle ouvre les portes d’une exploitation d’IA locale. Avec 128 Go vous pouvez construire 8 machines équipées de 16 Go, avec 192 Go ce sont 12 machines qui peuvent sortir d’un atelier de montage. Autrement dit, l’augmentation des capacités de gestion de la mémoire vive du Ryzen AI Max+ Pro 495 va encore plus limiter la production de PC globale.

Par ces nouveaux usages, l’IA étouffe littéralement à petit feu le marché d’un PC personnel classique. Le fait que les sociétés qui font ce marché foncent dans ce déploiement spécifique est totalement compréhensible, mais cela va tendre encore plus fortement les stocks. Et, par effet rebond, pousser encore plus les prix à la hausse. Un effet dont se plaint en permanence Framework puisque cela affecte son secteur d’activité principal par la hausse constante des prix. La dernière mise à jour de leur blog à ce sujet date… d’hier.

Et oui, le serpent se mord la queue.

Framework pousse son Desktop vers le Ryzen AI Max+ Pro 495 et 192 Go de mémoire © MiniMachines.net. 2026

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Acer confirme une hausse continue des prix des PC jusqu’à la mi 2027

Pour cette fin d’année 2026, Jason Chen, PDG d’Acer annonce une hausse tarifaire des PC de 5 à 20% suivant les modèles et les marchés. Une annonce qui n’est pas  une vraie surprise mais qui a au moins le mérite de mettre les points sur les i par rapport à d’autres annonces qui se veulent plus rassurantes.

La peur de voir votre matériel tomber en panne, qu’il s’agisse d’un PC de bureau, d’un ordinateur portable ou d’un smartphone, va continuer à vous étreindre pendant au moins une année. L’idée d’une dépense informatique que l’on peut absorber sans trop de soucis ne devrait pas réapparaître avant au moins deux ans. C’est, a priori, le calendrier prévu par Acer qui confirme une hausse sensible des tarifs pour les mois à venir.

Un Acer Swift Air 14

Ce quatrième trimestre devrait donc se solder par une hausse douloureuse des tarifs. L’entrée de gamme sera évidemment moins touchée, avec des prix qui augmenteraient de 5% seulement et le haut de gamme pourrait atteindre 20% de hausse. Entendons-nous bien, l’entrée de gamme d’Acer pour cette rentrée de 2026, ce sont des portables avec 8 Go de mémoire vive LPDDR5x et 512 Go de stockage. Il est logique que ces machines ne soient pas si impactées par le prix des composants. Pour une machine « normale », capable de porter le Windows 11 embarqué, les 10% de hausse sont plus à craindre. En France, l’entrée de gamme d’Acer est un Wildcat Lake Core 5 350 avec 8 Go de mémoire soudée et 512 Go de stockage. Un modèle proposé à 799€. La version Core 7 350 en 12 Go et 512 Go est à 1199€.

Vous imaginez l’impact tarifaire d’un ordinateur de jeu avec 32 Go de mémoire, un gros stockage, une solution graphique épaulée par de la mémoire vive et un gros processeur. Le choc va être massif, d’autant qu’il se combine aux hausses précédentes.

Mémoire vive DDR5 Samsung Electronics

Une stabilisation des prix espérée dans 12 mois chez Acer

Tout cela est encore très hypothétique car basé sur des scénarios stables, sans prendre en compte des problématiques du prix de l’énergie ou de complications dans les transports. Pour Acer, la stagnation des prix ne se fera pas avant la rentrée 2027, soit dans 12 mois. D’ici là, les prix devraient monter encore et encore. 

Le point intéressant soulevé par M. Chen est dans l’évolution actuelle du marché. Il signale que les fabricants de mémoire sont à nouveau à la recherche d’une clientèle. Ceux qui ne décrochaient même plus leurs téléphones quand la marque appelait à leur secours pour les fournir en DDR4 et DDR5 sont à nouveau actifs. Preuve que le marché de l’IA n’absorbe plus la totalité de leur production.

Un détail à prendre en compte cependant, si ces fournisseurs proposent des puces, ils ne les proposent pas aux prix que nous avons connus il y a un an. Les tarifs restent élevés et les négociations ne semblent pas vraiment possibles. Les fabricants savent que malgré un ralentissement du marché, la demande reste extrêmement forte et que si le premier client n’accepte pas leurs tarifs, un autre s’y résoudra. 

Les machines en vente par Acer en ce moment ont été négociées dans la douleur au moment où la demande de mémoire et de stockage était à son comble il y a quelques mois. Les fabricants de PC cherchaient non seulement à les payer moins cher, mais luttaient également pour obtenir assez de composants pour fabriquer leurs machines en quantité. Cela à un moment où tous les fabricants de PC faisaient leurs emplettes en même temps.

Si la pénurie de composants semble se tarir, le client final ne verra pas d’amélioration sur ses achats avant un moment, probablement avec les prochaines générations de machines en 2027. Une étape que l’on pouvait d’ores et déjà pressentir en regardant le positionnement de différents fabricants, de PC comme de composants, qui n’ont pas fait d’annonces fracassantes en 2026 et qui ralentissent fort pour une sortie début 2027.

Du mieux pour la gamme de fin d’année 2027 si tout se passe bien ?

Le scénario le plus positif serait donc bien une augmentation continue des prix jusqu’en septembre 2027 avant une première baisse dans la foulée pour des effets réellement sensibles en fin d’année 2027. A moins qu’un constructeur joue la carte du prix pour tenter de gagner des parts de marché, c’est ce scénario le plus plausible.

Mais il existe bien des moyens de faire dérailler ce plan. Avec un nouvel impact tarifaire lié à la hausse de l’énergie qui va finir par se faire ressentir sur toute la chaîne de production comme sur la logistique. Il est également possible que la course à l’IA redouble avec de nouveaux acteurs entrant en lice. Les problématiques concurrentielles entre la Chine et les USA pourraient également poser problème en empêchant les nouveaux acteurs de ce marché de la mémoire comme CXMT d’exporter leur production pour l’intégrer uniquement localement.

Et pour le marché particulier des MiniPC ?

Pour le moment, l’embellie tarifaire ne semble pas toucher les marques de MiniPC. La demande des gros acteurs est trop forte et les gouttes qui ruissellent vers les stocks que peuvent s’offrir des acteurs en dehors du TOP10 des fabricants sont trop éparses pour avoir un impact. Cela dit, l’agilité de ces marques pourrait en profiter à terme. Mais aujourd’hui la majorité des acteurs de ce marché du MiniPC sont surtout intéressés par la possibilité de glisser le maximum de mémoire vive dans des engins à forte marge équipés « pour l’IA ». Les machines sous AMD Strix Halo et Gorgon Halo équipées de 128 ou 192 Go de LPDDR5x. Des engins qui bénéficient d’un étrange paradoxe. Il est plus simple de vendre un Ryzen AI Max+ 395 avec 128 Go de mémoire à plusieurs milliers d’euros qu’un engin classique avec un vieux Ryzen de génération précédente affublé de 32 Go de mémoire vive beaucoup moins chère. Mais toujours 50 à 70% de plus qu’il ya un an… 

DDRGate : Il ne faut pas penser sur le temps court

Acer confirme une hausse continue des prix des PC jusqu’à la mi 2027 © MiniMachines.net. 2026

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Une hausse allant jusqu’à 60% pour le materiel Amazon, la mémoire mise en cause

Les Kindles, FireTV et autres assistants connectés d’Amazon viennent de subir une belle inflation outre-Atlantique. La marque indique une raison qui sonne comme un refrain connu, l’augmentation des prix des composants mémoire et stockage. 

Un exemple cruel de cette augmentation ? L’Echo Dot, enceinte connectée et assistant emblématique de la marque, qui passe de 49.99$ à 79.99$ aux USA. Un saut de l’ange vers l’inconnu puisque ces appareils sont souvent choisis sur un coup de tête parce que peu chers. Amazon indique que cette évolution de prix est liée aux évolutions du prix du marché informatique dans leur globalité : « L’industrie électronique grand public fait face à une hausse significative du prix des composants mémoire et stockage. Nous avons absorbé ces hausses le plus longtemps possible, mais nous avons dû ajuster récemment les tarifs de nos produits. » Cela n’empêchera pas Amazon de faire des promotions régulières comme la marque en a l’habitude sur les produits portant sa griffe. C’est d’ailleurs le cas en ce moment pour les FireTV.

La hausse n'a pas encore atteint la France

La hausse n’a pas encore atteint la France

Un signal de hausse libérateur envoyé à l’industrie

Le problème de ces hausses ne concerne évidemment pas que Amazon et si vous pensez ne pas être affecté à moyen ou long terme par cet évènement parce que les produits de la marque ne vous intéressent pas, cela ne sera pas le cas. Qu’il s’agisse des FireTV, des Echo ou des Kindle, ces produits donnent souvent le rythme tarifaire d’une bonne partie de la concurrence. Si Amazon augmente ses tarifs, cela ouvre le champ à tous les concurrents pour faire de même.

Tant qu’Amazon encaissait de son côté ces fluctuations à la hausse, personne n’osait trop bouger. Mais avec cette évolution, il est plus que probable que tous les autres produits évoluent dans le même sens. Ainsi je ne serais pas étonné de voir les autres marques de liseuses ou de TV-Box suivre le mouvement.

Une hausse allant jusqu’à 60% pour le materiel Amazon, la mémoire mise en cause © MiniMachines.net. 2026

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