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Micro Arcade : la plus petite bonne arcade du monde ?

Avec Micro Arcade, Juha Lilja aka apn201 propose une borne d’arcade minuscule pilotée par un kit de développement ATOMS3R de M5Stack. Une solution ESP32 arrimée à un tout petit écran de 0.85 pouces en 128 x 128 pixels. 

Le dispositif propose une connexion Wi-Fi mais n’a pas les ressources pour piloter des jeux, aussi la Micro Arcade fonctionne en réalité comme un terminal. Les anciens titres MS-DOS qui sont affichés dessus tournent en réalité sur un PC séparé et ne font que voyager vers le petit écran. Les jeux sont bien exécutés avec une latence minimale, mais la Micro Arcade ne permet pas réellement de jouer parfaitement faute de contrôles réels. 

Le module Atomstack de la Micro Arcade

Le dispositif choisi ne propose en tout et pour tout qu’un seul et unique bouton. Le ATOMS3R est parfait pour faire tourner des applications basiques l’une après l’autre en appuyant sur l’écran qui lui sert d’unique contrôle. On peut par exemple afficher des données météo, cliquer pour basculer sur une horloge puis cliquer encore sur l’affichage pour évoluer vers autre chose. Ce n’est évidemment pas suffisant pour jouer à un titre comme DOOM mais heureusement un petit capteur d’inclinaison est intégré et permet donc des déplacements.

Pour jouer, on poussera la petite borne vers l’avant pour avancer, vers l’arrière pour reculer, etc. Un clic fera feu, un double clic permettra d’autres actions, etc. Évidemment, appuyer sur l’écran pendant qu’on joue n’est pas l’idéal… C’est pour cela que les titres où on pilote un véhicule sont peut-être les plus adaptés à ce format.

Micro Arcade

Une Micro Arcade compatible avec des milliers de jeux.

28 jeux sont disponibles par défaut mais des centaines pourraient être ajoutés. Le problème vient des menus et des titres qui sont impossibles à lire sur un écran de cette taille. Pour les lancer, la Micro Arcade doit proposer une séquence de boot qui activera automatiquement pour chaque titre des éléments particuliers. En sélectionnant dans les menus le choix d’une nouvelle partie solo au démarrage. Le tout a été construit par un papa pour la maison de poupée de sa fille et, comme souvent, cela semble avoir un peu débordé… La page du projet ne dit pas qui est le plus heureux dans l’histoire, le père ou sa fille.

Pour plus d’infos, la page du projet sur Hackaday et la page Github

Micro Arcade : la plus petite bonne arcade du monde ? © MiniMachines.net. 2026

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Draftling : transformez votre liseuse en traitement de texte

Draftling est une approche assez originale d’un projet vu et revu au fil des ans : la recherche d’un appareil de saisie « sans distraction ». Ces appareils, appelés en général « Writerquelquechose« , sont des engins qui ne proposent en tout et pour tout qu’un traitement de texte sans aucune autre fioriture ou service. Leur seul objectif est de permettre de saisir du texte sans se laisser distraire.

Draftling se distingue par son approche très simple et plus universelle. Le projet consiste a développer un firmware compatible avec des outils commerciaux pour les transformer en traitement de texte. La majorité des projets de Writerdeck sont construits de A à Z, ce qui limite leur portée aux gens capables de souder, imprimer, assembler et piloter de l’électronique en plus du code. Les différentes versions de la gamme Micro Journal sont un bon exemple de ce type de développement. De super machines, très complètes, ergonomie en plus d’avoir un style inimitable mais pas facile à reproduire soi-même.

Draftling en action

Ici c’est un véritable contrepied qui est pris par Draftling. Le firmware propose une fonction de saisie de texte à des produits commerciaux comme les Xteink X4 Pro et X4 Classic. Mais aussi des produits du même genre comme les LilyGO T5 E-Paper S3 Pro et Lite, M5Stack PaperS3, M5Stack Tab5 et autres. Il est également compatible avec des solutions demandant un peu d’huile de cerveau comme les écrans ESP-32 Waveshare, les Crowpanel d’Elecow ainsi que d’autres produits que l’on pourra assembler dans différents formats.

Draftling propose un traitement de texte complet

Une fois flashé sur ces appareils, le firmware Draftling permet de profiter d’un traitement de texte simple mais complet. On retrouve une gestion du texte de type  Markdown. Les formats de titre, les listes à point ou numérotées, les blocs de citation, les éléments de code, les séparations ainsi que le formatage du texte pour le faire apparaitre en gras, souligné, rayé ou italique sont pris en compte. Les fichiers édités par Draftling sont d’ailleurs sauvegardés dans le « .md » du format Markdown. Le firmware proposant une gestion de fichiers classique avec une navigation sur les éléments situés sur une carte externe. Il offre la possibilité de retrouver cette approche très complète à la fois sur écran LCD et écran à encre numérique. De là, la puce embarquée et donnée comme compatible peut s’appairer en Bluetooth avec n’importe quel clavier Bluetooth Low Energy, certains appareils permettant en plus de piloter un clavier USB filaire. Plusieurs formats de claviers sont pris en compte dont le Francais en azerty.

Draftling en action

De nombreuses fonctions ont été optimisées pour différents usages. On pourra par exemple piloter des fichiers de texte « lourds » de plusieurs mégaoctets. Une broutille pour un processeur classique, mais les appareils visés sont pilotés par des puces Espressif qui n’embarquent que très peu de mémoire vive. Cette optimisation est donc parfaite, elle autorise sur du Markdown fort peu gourmand en stockage, d’écrire de grands documents.

On retrouve également des possibilités très intéressantes d’usages. On pourra par exemple afficher l’écran en mode portrait ou paysage ou scinder l’affichage en deux parties. Cela permettra d’afficher des notes d’un côté et de rédiger de l’autre. Soit en parts égales, soit en divisant l’écran en tiers. La séparation pouvant également se faire à l’horizontale.

Draftling sur Xteink X4 Pro

Une des fonctionnalités les plus intéressantes de Draftling est la possibilité qu’il offre de synchroniser les fichiers écrits sur le dispositif directement en ligne via une fonction Git (GitHub, Gitlab, Codeberg…). Le dispositif, s’il est connecté en Wi-Fi, permet de synchroniser le texte écrit en ligne. Cette fonction est parfaitement intégrée de manière à prendre en compte les modifications effectuées mais également l’état d’avancement du document. Par exemple, lorsqu’un fichier .md est fermé ou avant que l’appareil rentre en sommeil, le système enregistre la position du curseur et la ligne où vous vous situez dans un fichier à part. Quand vous relancez le fichier ou rallumez la machine, vous recommencez donc exactement là où vous en étiez auparavant, à la ligne exacte. 

Draftling en action

Bien d’autres fonctionnalités sont proposées et Draftling en est à ses débuts de développement. Il n’y a aucune raison que plus de matériel sous ESP32 ne soit pas compatible avec ce firmware, la seule limite est la mémoire embarquée. Les XteInk X3 par exemple n’en ont pas assez. Ce que je retiens surtout, c’est qu’en additionnant un appareil commercial, qui ne nécessite aucune manipulation ni construction complexe, et un petit clavier Bluetooth LE, on obtient une solution de saisie « sans distraction » abordable et efficace. Si le firmware rencontre son public, je ne serais pas surpris que des dizaines de designs 3D et autres solutions très simples apparaissent sur la toile dans son sillage. Permettant ainsi de construire facilement ce type de machine particulière pour fort peu cher.

Merci à Thomas pour l’info.

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Sacrebleu ! Une console physique pour piloter Home Assistant

« Sacrebleu » est une interjection que l’on n’entend plus beaucoup. C’est le mot que l’on disait à la place de « sacre de dieu » ou « sacré dieu » pour éviter le blasphème à une époque. Un peu comme on dit « Merrrrrrrrrr credi » aujourd’hui pour ne pas dire un autre mot quand on fait face à des enfants2.

Mais Sacrebleu, c’est également le nom que s’est donné un studio basé à Washington qui propose des réalisations variées sur une base d’électronique et de menuiserie. Des objets très élégamment finis qui donnent autant envie de sortir le fer à souder que la scie. Et leur toute dernière proposition est une console de contrôle domotique qui s’interface avec Home Assistant. Ce n’est pas la première fois que je vois ce genre d’objet. Des potentiomètres que l’on manipule pour monter ou baisser l’intensité d’une lampe par exemple. Mais ici le degré de finition est absolument incroyable.

Sacrebleu !

Non seulement le studio Sacrebleu a fait un très bel objet, mais il propose en plus des touches de raffinement électronique et logiciel très impressionnantes. La première est dans l’utilisation de potentiomètres motorisés. Si vous avez déjà vu une table de mixage de studio en action, vous avez surement vu des centaines de potentiomètres s’animer devant vous sans que personne ne les touche.

Ici la proposition est la même, les différents éléments de la console se déplacent seuls. L’idée est simple, l’objet doit refléter l’état de ce qu’il contrôle et, pour ne pas avoir un potentiomètre à 100 % de sa course alors que la lampe qu’il contrôle est à 10 % de sa luminosité, les deux dialoguent ensemble. La console Sacrebleu remonte l’info de l’état de la lampe et ajuste le potard automatiquement. Tout simplement parce qu’il est toujours possible de contrôler la luminosité par d’autres moyens. Avec un interrupteur mural, un ordre vocal ou une application par exemple. 

Ce contrôle physique à un pupitre est également très lisible et agréable pour plein d’usages, même s’il n’a rien d’indispensable. Il permet de voir d’un coup d’oeil ou en est l’ensemble de son parc. Évidemment, avec une maison entièrement domotisée, les quatre potentiomètres semblent un peu ridicules et personne n’a envie de monter l’équivalent d’une table de mixage dans son salon pour contrôler des dizaines d’appareils. Mais c’est justement là que l’élégance de la proposition de Sacrevleu se complète d’un excellent logiciel.

La console Sacrebleu permet de piloter des pièces, des objets ou des scénarios.

La console Sacrebleu permet de piloter des pièces, des objets ou des scénarios.

Sacrebleu ! On n’est que lundi Capitaine !

Le gros bouton à droite de la console permet d’afficher des menus sur un petit écran. Il est donc ainsi possible de passer d’un ensemble à un autre pour ensuite le contrôler avec les potentiomètres à glissière. Il est également possible de créer des scénarios rapidement et de les appeler directement. Les quatre boutons de gauche permettent d’appeler des paramètres programmés à l’avance par zone ou plus généraux. Les possibilités sont assez incroyables avec cet ensemble assez compact. Bien entendu, on pourrait trouver le même niveau de finesse avec une application ou un écran tactile. Mais l’usage de ce type d’appareil totalement analogique pourra séduire certains ou rendre service à d’autres : je pense à des personnes assez rétives à la technologie  ou à d’autres en situation de handicap pour qui ce type de domotique pourrait être un vrai service.

Deux solutions ESP32 aux manettes !

Deux solutions ESP32 aux manettes !

Il reste pas mal de travail à faire sur ce projet, il s’agit d’abord de construire un circuit imprimé facile à intégrer. Actuellement le projet est monté autour d’un duo de solutions d’ESP32. Le premier uniquement pour piloter les potentiomètres motorisés, le second pour la gestion de l’écran et le pilotage d’Home Assistant. Le châssis est construit en noyer et en aluminium. Plus d’informations sont disponibles sur le forum d’Home Assistant. Et, s’il vous intéresse, je vous invite à suivre le studio Sacrebleu sur leur chaîne YouTube, leur site web et leur page Instagram. Moi, je suis sous le charme. Il y a ici une vraie ambiance à la Love Hùlten.

 

The DoodleStation : l’étrange synthé de Love Hultén

Sacrebleu ! Une console physique pour piloter Home Assistant © MiniMachines.net. 2026

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