Jack Dorsey Takes On Slack and GitHub With New AI Workplace Platform 'Buzz'
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En novembre 2025, je vous présentais la Open Book Touch, une liseuse numérique d’une diagonale de 4.26″ avec des spécifications particulières. On retrouve ici un format documenté et ouvert, totalement open source.

L’objet n’est pas donné, 149$ HT pour le modèle de base et jusqu’à 249$. Mais ce tarif permet de financer le travail de son développeur en plus de la réalisation de l’objet. Surtout, l’Open Book Touch va être suffisamment ouvert pour que tout un chacun puisse s’en emparer et construire avec les informations partagées. Le firmware développé sera également totalement accessible. Les premiers modèles devraient être distribués au début de 2027.

Ainsi, avec une vinaigrette composée d’un peu d’huile de coude et de jus de cerveau, on pourra construire sa propre liseuse de A à Z. Imprimer son cadre en 3D, employer un écran à encre numérique de la diagonale de son choix et proposer des fonctions de lecture de format EPUB ou TXT. Le design propose une batterie 800 mAh qui pourra être remplacée et la liseuse propose un lecteur de cartes MicroSDXC en plus du chargement de fichiers via Wi-Fi en local.
La dalle proposée par défaut n’est pas extraordinaire. En niveau de gris, elle propose une définition de 220 ppp en 800 x 480 pixels. Tactile, la dalle propose un éclairage frontal composé de deux jeux de LEDs : 5 LEDS blanches et 5 autres LEDS plus chaudes. L’ensemble mesure 12 cm de haut pour 7.8 cm de large et 1 cm d’épaisseur. La liseuse pèse 85 grammes et compte sur un ESP32-S3 pour fonctionner.

Compatible avec de nombreuses langues, la liseuse pourra donc trouver sa place dans tout type de microcontrôleur ESP32 et se connecter avec divers types d’écrans. Plus que la liseuse elle-même, ce sont les secousses que la Open Book Touch va générer qui seront intéressantes à suivre. De nombreux dérivés libres et commerciaux devraient se pencher sur le firmware employé et on pourrait trouver des liseuses moins chères à terme sur le marché.

Open Book Touch
Le créateur de l’Open Book Touch ne promet pas la lune. La liseuse n’aura pas de fonction de lecture d’audiobook, pas de choses compliquées, pas d’applications ni de magasin en ligne. Elle ne promet qu’une seule chose, de la lecture et des outils de lecture. L’interface comme le dictionnaire seront localisés dans la langue choisie, les règles d’affichage typographiques seront respectées.
Bref, une véritable fondation pour proposer des outils de lecture dans le futur.
|
Caractéristique |
Description |
|---|---|
| Processeur | Microcontrôleur ESP32-S3 double cœur avec Wi-Fi et Bluetooth Low Energy (LE) |
| Mémoire programme | 16 Mo de mémoire flash |
| Mémoire vive (RAM) | 8 Mo de PSRAM |
| Écran | Écran e-paper 4,26 pouces, 480 × 800 pixels ; niveaux de gris 1 bit et 2 bits avec tramage (dithering) |
| Éclairage frontal | 5 LED blanches chaudes + 5 LED blanches froides, réglables indépendamment |
| Écran tactile | Tactile capacitif FT6336, basse consommation avec gestion des interruptions |
| Stockage | Emplacement pour carte microSD |
| Batterie | Batterie LiPo remplaçable par l’utilisateur, capacité minimale de 800 mAh, avec système intégré de charge et de surveillance |
| Connectique | Port USB Type-C |
| Boîtier | Boîtier en plastique imprimé en 3D, assemblage par clipsage ; fichiers CAO imprimables en 3D fournis pour créer des coques personnalisées |
| Formats de lecture | EPUB et texte brut, avec césure automatique, justification du texte et images intégrées |
| Langues | Police de secours Unifont d’environ 70 000 glyphes ; interface disponible en 7 langues, y compris les langues s’écrivant de droite à gauche |
| Open source | Micrologiciel sous licence MIT ; matériel open source (avec publication prévue lors de la commercialisation) |
| Dimensions | 78 × 120 × 10 mm |
| Poids | Environ 85 g |
L’Open Book Touch débute son financement participatif © MiniMachines.net. 2026

BambuHelper est un projet libre et gratuit qui permet de construire un écran de contrôle pour suivre en direct l’activité d’une imprimante 3D Bambu Lab. Un projet complet et bien documenté, peu cher a fabriquer et qui pourrait vite faire des petits.

BambuHelper
Keralots propose BambuHelper, un ensemble d’informations et de données complet pour fabriquer un outil de surveillance d’imprimante 3D à distance. Limité aux solutions Bambu Lab pour le moment, ce projet est terriblement intéressant pour tous ceux qui gardent leurs impressions à distance. Il permet de positionner un petit écran sur son bureau et de suivre tous les principaux éléments de l’état de votre imprimante du coin de l’œil2.
C’est un des défauts de l’impression 3D, quoi qu’en disent les fabricants, les imprimantes 3D font du bruit. Travailler à côté d’un de ces engins pendant les heures que demande une impression est fatigant. La solution est donc d’éloigner l’appareil. Comme on dit, loin des yeux, loin des oreilles. Si on est devant son PC, ce n’est pas un problème, les outils logiciels d’impression permettent de suivre l’état de la machine. Là où cela se gâte, c’est quand on s’éloigne de ses écrans calssiques.

BambuHelper est là pour prendre le relais. Ce système permet d’interroger via le réseau l’état de votre machine et de retranscrire les informations émanant de l’imprimante sur un écran simple de manière à avoir tous les éléments sous les yeux : progrès de l’impression en pourcentage et numéro de la couche en cours par rapport au total, températures des éléments principaux, type de matériaux employés, état de la porte pour un modèle d’imprimante fermé, niveau de charge des différents matériaux disponibles…
Le dispositif peut prendre différentes formes et même piloter plusieurs modèles d’imprimantes – jusqu’à 4 – sur le même réseau en alternant simplement de l’une à l’autre. Mieux encore, le petit BambuHelper que vous construirez peut-être, pourra éventuellement fonctionner sur batterie ou s’alimentera avec un port USB Type-C. De telle sorte qu’au lieu de devoir laisser votre impression de 14H se terminer sans surveillance, vous puissiez simplement connecter l’écran et le garder dans un coin de votre pièce comme une petite station météo.

Les fonctionnalités sont trop nombreuses pour que je les liste toutes, sachez juste que le système est compatible avec de nombreux dispositifs ESP32 et que le tout se flashe en ligne via un outil facilement disponible. L’interface s’adapte aux différents styles d’écrans et va d’une disposition ronde à des rectangles plus classiques. Le travail graphique est à la fois réussi esthétiquement et très lisible avec le luxe de petites animations pour signaler la fin d’une impression ou le chargement d’un nouveau matériau.

Le reste des fonctionnalités est assez incroyable. BambuHelper permet de mesurer la consommation en watts en s’interfaçant avec une prise connectée, d’éteindre la machine à distance avec la même prise pour les modèles d’écrans tactiles, de piloter la lumière interne des imprimantes qui en possèdent, respecte de nombreux alphabets pour une meilleure lisibilité. De faire un petit bip en fin de tâche ou de proposer une LED pour signaler un évènement. Le logiciel peut même se mettre à jour tout seul par OTA et offre la possibilité de retrouver ses réglages après avoir été débranché. Si vous quittez votre bureau pour une autre pièce, vous pouvez débrancher l’accessoire et le rebrancher. Si le même réseau Wi-Fi où se trouve votre imprimante est actif, l’écran affichera la suite des opérations. Il est même possible de l’utiliser à distance, via Internet, si vous configurez votre imprimante sur le Cloud de Bambu…
Un tuto vidéo pour assembler un écran 1.54″ basique avec un ESP32-S3 supermini ainsi qu’un petit bouton
Toute la documentation est disponible sur Github avec plusieurs types d’écrans ESP32 déjà préprogrammés. Des guides sont disponibles pour ajouter des fonctionnalités et des modèles de boîtier à imprimer en 3D sont disponibles sur Makerworld. Le Webflasher est également sur Github.

Le projet BambuHelper a pas mal attiré l’attention du public et d’autres développeurs et comme la licence est open source, certains sont déjà au travail pour proposer des versions adaptées à d’autres imprimantes 3D. C’est donc un projet à surveiller puisqu’il semble devoir être porté sous Klipper mais pourrait également trouver sa voie sous d’autres grandes marques d’imprimantes 3D.

Des internautes ont déjà développé des interfaces autour du projet et, au vu du faible coût des composants, ont choisi de monter des solutions pour suivre de multiples imprimantes.
J’adore.
BambuHelper : un petit écran de contrôle opensource pour imprimantes Bambulab © MiniMachines.net. 2026

OpenLogi est une parade à une problématique devenue assez courante aujourd’hui dans le monde PC. Celui de pilotes qui enflent, s’étalent, occupent un maximum de mémoire et se permettent même de moucharder.

OpenLogi veut revenir au travail fondamental d’un pilote, celui qui consiste à faire l’interface entre votre matériel et votre logiciel. Pas besoin d’un téléchargement de 600 Mo pour exploiter un clavier ou une souris, pas besoin de venir occuper quelques dizaines de mégaoctets de mémoire vive ni d’envoyer des tonnes d’infos sur l’usage de votre matériel au fabricant. Choses que le pilote Logitech Option+ se permet de faire très régulièrement. Autant j’adore les souris Logitech, autant je suis beaucoup moins fan de la suite logicielle de la marque. C’est simple, le programme d’installation qui va télécharger Options+ pèse 40 Mo à lui seul, quatre fois plus que le pilote OpenLogi dans son entier. Le programme en son entier pèse… 340 Mo
Si vous êtes sous Windows et que vous avez une souris pilotée par Option+, voici un petit jeu très amusant a tester.
-Allez dans le répertoire C:\ProgramData\LogiOptionsPlus\cache
-Regardez l’espace occupé par ce cache (cela atteint régulièrement les 1.5 Go)
-Supprimez la totalité des fichiers de ce cache (ils sont totalement inutiles)
-Allez dans Option+ et désactivez l’option d’installation automatique des mises à jour (le pilote télécharge souvent en boucle ses mises à jour de 340Mo).
Profitez des centaines de gigaoctets libérés!

OpenLogi ne transmert rien par défaut à un tiers.
L’autre point clé d’OpenLogi, c’est son absence de toute télémétrie. Pour utiliser la totalité des fonctions d’Option+, il faut montrer patte blanche à Logitech, créer un compte avec un email valide et faire tourner le tout en permanence sur votre système qui n’a pas forcément besoin de ça. L’alternative que dessine donc OpenLogi est une exploitation totalement neutre et sans remontées d’infos. Développé par un internaute sous le pseudo d’AprilNEA, OpenLogi ne remonte pas d’informations d’usage. Il ne nécessite aucun abonnement. Et la recherche de nouvelles versions est même désactivée par défaut.

OpenLogi propose les mêmes réglages et fonctionnalités que Options+ : le pilotage de la sensibilité de votre souris, la programmation des boutons avec divers scénarios pour chacun et le défilement caractéristique des molettes de la marque. Surtout, le pilote propose un paramétrage adapté à chaque programme qui se fait automatiquement. Vous ouvrez un logiciel de retouche d’image et la programmation des boutons comme la finesse du DPI vont changer. Vous retournez sur un navigateur, OpenLogi adapte votre profil à la volée. Vous basculez sur un autre outil, le pilote s’adapte à nouveau. Le bouton qui va faire un « undo » sous votre logiciel de retouche se transforme pour lancer vos captures d’écran sous votre navigateur par exemple. Le réglage du DPI change suivant vos habitudes, à la volée. Précis pour de la retouche, rapide pour du web ou du jeu.

OpenLogi propose des fonctionnalités très complètes.
Totalement opensource, documenté sur Github et gratuit, OpenLogi exploite le protocole HID++ et prend en charge de nombreux modèles de souris de la marque : les MX Master les plus récentes ( MX 4, MX 3S, MX 3 et MX Anywhere 3) la Signature M650 et la Ergo M575. L’ouverture du code peut également permettre à tous les utilisateurs d’adapter leur souris pour en tirer parti.

OpenLogi est disponible au téléchargement sous macOS, Windows et Linux directement sur le site dédié openlogi.org. Contrairement à Option+ qui n’existe pas sous Linux, OpenLogi a été pensé nativement pour une exploitation libre. Vous pourrez donc utiliser les très bonnes souris de la marque sous votre distribution préférée. Attention cependant, quel que soit votre système d’exploitation, certains éléments ne sont pas disponibles avec le nouveau pilote. C’est le cas de Flow, la fonction de gestion de votre souris sur plusieurs machines en même temps de Logitech qui demande un enregistrement et une authentification de votre part.
Si vous voulez tester l’outil, pensez à fermer Logitech Option+ (ou Solaar sous Linux) avant de lancer OpenLogi pour éviter les conflits HID++. Attention, la version Windows est encore en phase de développement. Sous Windows, je vous encourage à tester le logiciel en fermant Option+ pour une session et à vérifier qu’il fonctionne avec votre matériel avant de désinstaller l’outil officiel. Si cela ne fonctionne pas, vous pourrez jeter à nouveau un œil à OpenLogi dans quelques temps, il va sans doute gagner en maturité rapidement.
OpenLogi libère votre souris Logitech et allège votre système © MiniMachines.net. 2026
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Bambuddy vient répondre à la récente polémique autour de la licence Open Source du code des imprimantes 3D Bambu Lab. La marque avait fait grincer des dents la communauté en attaquant frontalement un développeur indépendant. Résultat des courses, une levée de boucliers assez massive d’autres acteurs du monde du libre avait suivi.

Aujourd’hui nous découvrons Bambuddy, qui est peut-être la meilleure réponse possible à cette polémique. Ce logiciel indépendant est une vraie suite sur mesure dédiée aux imprimantes de la marque. L’idée est assez simple, sur une machine dédiée (Linux, Windows ou MacOS) ou sur un serveur avec Docker, par exemple, on monte une image de Bambuddy. Celle-ci va alors prendre en charge toutes les imprimantes Bambu Lab sur votre réseau et pouvoir les contrôler. Quand je dis « toutes » c’est évidemment toutes celles qui seront connectées à ce réseau. C’est typiquement le genre d’outil qui sera exploitable sur un MiniPC transformé en serveur.

Et la suite logicielle ne se limite pas à une ou deux imprimantes isolées, elle permet de monter une véritable « ferme » d’impression. Jusqu’à 40 machines pourront être pilotées très simplement, les options permettent même de prendre en charge des prises connectées pour éteindre physiquement des imprimantes ou les rallumer.

Les fonctionnalités sont très complètes. Outre le fait que toute votre activité d’impression reste en local sans passer par les serveurs de Bambu Lab ce qui protège vos créations, Bambuddy permet également de piloter votre parc à distance depuis n’importe quel poste. En utilisant Tailscale par exemple et dans un environnement sécurisé avec certificat TLS.
Mieux encore, il est possible de dialoguer avec Bambuddy depuis le logiciel Bambu Studio classique, mais également avec Orca Slicer ou en utilisant le slicer intégré à la suite. Cela permet de lancer l’impression d’un projet facilement depuis n’importe quel endroit du globe en identifiant précisément votre matériel sans même avoir besoin d’installer un logiciel spécifique. En d’autres termes, en vous connectant à votre serveur Bambuddy depuis un poste tiers, vous pourrez lancer l’impression 3D dont vous avez besoin en quelques clics…
La philosophie de la suite se résume à deux étapes. Une fois bien configurée : cliquer sur Slice et imprimer. C’est Bambuddy qui offre la possibilité de lancer OrcaSlicer ou Bambu Studio de manière automatisée directement dans Docker. Découper un fichier STL ou 3MF se fait donc en additionnant les fichiers dans le gestionnaire en ligne, les réglages par défaut seront employés… A moins que le fichier à imprimer soit livré avec des réglages spécifiques, comme c’est le cas chez certaines bibliothèques en ligne. Auquel cas, ce seront ces réglages qui seront retenus.

Il est également possible de réveiller des dizaines d’imprimantes en même temps pour lancer d’un clic la production de séries ou de piloter un projet en plusieurs parties avec deux imprimantes qui vont se partager les tâches. La suite propose même d’estimer les coûts d’impression de chaque machine avec le détail des matériaux et de l’énergie nécessaire. Des statistiques de type de filament employé, d’usage général et de temps d’utilisation sont proposées. Ce qui permet par exemple d’assurer un suivi et la maintenance des machines.

Les fonctionnalités, la qualité du développement et la mise en page de l’ensemble sont exemplaires. Ce type de suite, ouverte et performante, est une excellente alternative aux solutions fournies par la marque d’origine. Je pense même que c’est un excellent coup de pub… Il ne reste plus qu’à espérer une ouverture vers plus de produits. Des imprimantes 3D d’autres marques, par exemple… Ce qui pourrait arriver puisque le projet est totalement open source et largement documenté sur Github.
Pour découvrir le logiciel, rendez-vous sur son site. Une démo est accessible pour prendre en main la suite.
Bambuddy : un gestionnaire libre pour imprimantes Bambu Lab © MiniMachines.net. 2026
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Le CG Deck devrait séduire les amoureux de projets ultramobiles à la recherche d’une plateforme ouverte et un peu farfelue. Construit autour d’une base Twin Lake Intel N150 associée à 8 ou 16 Go de mémoire vive, cet engin particulier affiche sur un écran de 5 pouces tactile le système d’exploitation de votre choix. Il propose également un système de saisie modulaire.

Un prototype du CG Deck, de nombreuses différences techniques sont visibles.
La toute petite Starteupe Mogozen a développé le CG Deck. Une minimachine étrange qui se veut être, comme souvent, une sorte de couteau suisse logiciel et matériel pour toutes sortes d’usages. L’idée de base est assez classique avec un écran 5 pouces IPS capacitif qui affiche en 1024 x 600 pixels en proposant une luminosité de 1000 nits.
Cela permet de piloter un système assez complet qui devra tenir sur les 64 à 128 Go de stockage eMMC 5.1 soudés à la carte mère et secondés par un port M.2 2230 PCIe 3.0 x1 et un lecteur de cartes MicroSDXC. La connectique est assez habituelle avec une sortie HDMI, deux USB 3.0 Type-A, un USB Type-C, un Ethernet Gigabit et un jack audio 3.5 mm.

Là où cet engin commence à se démarquer, c’est au niveau de petits détails techniques. Par exemple, le CG Deck propose un module M.2 permettant de piloter une solution 4G LTE en plus d’un module Wi-Fi. Sa batterie est pilotée par trois éléments classiques type 18650 pour un total 10500 mAh de capacité. L’ensemble se recharge en USB Type-C et offre 8 heures d’autonomie au CG Deck. Ce petit détail permet d’embarquer une réserve de batteries de secours et de retrouver de l’autonomie au milieu du Serengeti ou de la Creuse de la même manière qu’une bonne vieille console GameBoy.
Autre particularité vraiment intéressante, la modularité de l’ergonomie. Le boîtier est proposé avec un petit clavier à pouces QWERTY QMK monté sur un emplacement sous l’écran. Ce clavier permet le déplacement de ses 64 touches en caoutchouc et permet ainsi de transformer un dispositif QWERTY en AZERTY.


Il est surtout totalement modulaire, peut être éjecté et remplacé par différentes options : un ensemble console avec boutons, croix directionnelle et joysticks. Un jeu de 10 touches mécaniques associées à un potentiomètre, également pilotés par un firmware QMK, pourrait être un excellent candidat au pilotage de solutions industrielles.

Le CG Deck proposera également un petit trackball modulaire au-dessus du clavier.

Mogozen annonce un engin totalement ouvert, quasi universel avec la prise en charge d’une foule de systèmes et de logiciels. Le fait que la plateforme CG Deck soit également Open Source et Open Hardware devrait permettre le développement de solutions adaptées à chacun. Entre Windows et Fedora, Mint et Ubuntu, Chromium et Debian la machine offre un énorme choix. Assurant au passage la prise en charge d’outils allant de la gestion de jeu console à du Docker en passant par des projets de domotique ou de lecture multimédia. Son port HDMI assurant au passage la lecture en UltraHD.

Une option de caméra USB UltraHD est également disponible, elle se connectera sur la droite du châssis de l’engin et permettra la capture de film, la vidéoconférence, la photo et la reconnaissance faciale. . Un module Wi-Fi6E ou Wi-Fi7 sera disponible suivant les versions. Le CG Deck, avec 590 grammes sur la balance, est vraiment très intéressant à suivre. Pour le moment pas d’infos de prix des deux versions annoncées. On se doute que le modèle Max sous N150 16/128 Go ne sera pas donné. La version classique N150 8/64 Go devrait être plus abordable.
Impossible de ne pas reconnaitre que je suis admiratif devant ce genre de travail. Les idées sont bonnes et la conception a l’air vraiment chouette. Reste à voir le prix du joujou et l’éventuelle communauté que la marque va réussir à réunir autour de son idée.
Vous trouverez toutes les infos sur le site des deux compères de Mogozen.
CG Deck : un Cyberdeck sous Intel N150 Open Source © MiniMachines.net. 2026
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PipeASIO est un développement indépendant, porté par un internaute tchèque sous le pseudo M0N7Y5 et quelques autres. Si vous avez déjà fait de la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) vous savez forcément ce qu’est un ASIO. Pour tous les autres, je vais résumer grossièrement.

L’acronyme ASIO signifie Audio Stream Input/Output, ce qui se traduit simplement par « Entrée et sortie des signaux audio ». C’est le protocole qui permet à un logiciel de dialoguer avec la puce qui gère le matériel sonore de votre PC. Chaque logiciel s’appuie ainsi sur une sorte de chemin logique qui va dire à la « carte son » ce qu’elle doit faire.

Une prise en charge complète et autonome
Ce chemin direct offre un avantage énorme pour l’utilisateur, il permet un traitement instantané des ordres donnés. Ce qui n’est pas désagréable quand on fait de la musique. Personne n’a envie d’entendre un instrument « sonner » quelques instants après avoir appuyé sur la touche d’un clavier MIDI, par exemple.

FLStudio et PipeASIO
Le service proposé par PipeASIO permet de retrouver ce dialogue sous Linux depuis des outils développés sous Windows comme FL Studio ou Ableton. Le travail a été mené à partir d’un fork de WineASIO qui a été modifié pour dialoguer avec PipeWire pour retrouver une latence minimale.

Ableton et PipeASIO
Les tests ont montré que le résultat est beaucoup plus efficace qu’auparavant. La gestion audio est parfaite, le fonctionnement ne perd rien en route6, aucune information n’est égarée et la latence proposée est conforme à celle d’un synthétiseur commercial. Testé par l’auteur avec FL Studio sous CachyOS et Proton, PipeASIO est également fonctionnel sous Ableton et devrait l’être tout autant avec Reaper. Des logiciels de MAO parmi les plus standards du marché.
Toute la documentation est disponible sur Github. Vous trouverez les sources, un guide d’installation et plein d’informations sur le site dédié. Le tout est sous licence GPL 3.0… Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que ce genre de développement est une vraie avancée pour certains utilisateurs sous Linux. J’imagine plein de petites « Steam Deck » se transformer en outils de composition du jour au lendemain.
Un grand merci à Alexis pour l’info !
PipeASIO, un pilote ASIO pour musiciens sous Linux © MiniMachines.net. 2026
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Bambu Lab c’est une success story. De jeunes ingénieurs passionnés qui rassemblent leurs compétences pour proposer des imprimantes 3D d’excellente facture. La marque lance un premier modèle en 2020 via un financement participatif. Le succès est au rendez-vous et la reconnaissance est rapide. Après quelques modèles qui montrent tout son savoir-faire, le résultat est là. En quelques années, Bambu Lab est devenu un acteur phare. Passant devant des marques présentes depuis bien plus longtemps.

Bambu Lab X2D + AMS COMBO
Ses imprimantes sont efficaces, la marque a réussi à se bâtir une communauté loyale et ses produits sont souvent considérés comme des solutions parfaites pour les créateurs2. Au fur et à mesure que leurs imprimantes se déploient, Bambu a annoncé des fonctions de plus en plus ambitieuses, proposé des solutions innovantes et marqué des points sur un marché que certains pensaient déjà totalement bouché.
Comme beaucoup d’autres constructeurs avant eux, et en particulier Prusa, Bambu Lab souffre d’un problème assez récurrent que connaissent les sociétés à succès. La marque « inspire » beaucoup ses concurrents. J’avais pour habitude de dire que les imprimantes 3D chinoises étaient des produits Prusa avec deux ans de retard. Désormais j’ai plus tendance à dire que l’inspiration vient de Bambu Lab. Et cette inspiration n’a plus que 12 mois de retard. Idées, intégrations, fonctions et même design, la marque Bambu est fort copiée. À peine lance-t-elle un produit que son look et ses spécifications se retrouvent chez des produits concurrents.

Creality Sparkx i7
Un exemple récent avec l’imprimante SparkX i7 de Creality. La marque avait pour habitude de proposer des modèles cartésiens très sobres et bruts de décoffrage. Leur dernière née est clairement sous inspiration Bambuléenne. Cela va de la robe blanche du châssis au petit élément qui tourne en façade de la tête d’impression pour montrer l’activité de l’extrudeur.
Ces évolutions concurrentielles, Bambu Lab ne peut pas y faire grand-chose. Les produits d’autres marques restent suffisamment différents et le concept d’impression tellement globalisé qu’il apparait impossible de tenter de les attaquer.
Il y a quelque temps, un développeur indépendant publie un bout de code, une évolution du logiciel OrcaSlicer. Paweł Jarczak ne se doute probablement pas à ce moment-là que sa version maison d’OrcaSlicer va mettre le monde de l’OpenSource et de l’impression 3D en ébullition. OrcaSlicer c’est un Slicer, c’est à dire un outil qui sert à traduire en langage compréhensible par une imprimante 3D, le volume de l’objet à imprimer. Une sorte d’interprète qui définit comment imprimer les choses. Une étape indispensable pour l’impression d’un objet.
La version de ce slicer développée par Pawel a un but très précis : outrepasser les limitations imposées par le constructeur qui obligent à passer par ses serveurs pour pouvoir imprimer en local. On en avait parlé en janvier 2025 lorsque la marque avait annoncé ce mouvement de fermeture de son écosystème. Les imprimantes mises à jour avec le dernier firmware maison ne pourraient plus passer par un réseau local pour imprimer, mais uniquement via leurs serveurs. Le simple réglage de l’appareil ou l’accès à son flux vidéo, tout devra d’abord faire le tour de la terre avant de déclencher quoi que ce soit sur une imprimante pourtant installée à 3 mètres dans le même bureau. Un choix qui n’avait pas été apprécié par les internautes, ils y voyaient un recul important dans leur droit de propriété et d’usage.
L’exemple souvent donné pour comprendre ce recul est simple. Imaginez que vous ayez un travail d’impression à faire pour un tiers, ou même un projet personnel qui vous tient à cœur et que vous voulez garder secret. Il devient impossible d’utiliser votre imprimante Bambu Lab sans avoir peur que le fichier de votre impression se retrouve stocké sur un serveur qui ne vous appartient pas. Surtout que la marque propose également un service d’hébergement de fichiers 3D à imprimer. Des professionnels de l’impression 3D annoncent un peu partout qu’ils reçoivent des demandes de leurs clients exigeant un contrat qui les oblige à une impression 100% locale. Une sorte de contrat qui les protège de toute fuite de données pour éviter l’espionnage industriel. Autrement dit, pour ces professionnels, le recours à une imprimante de la marque Bambu Lab est aujourd’hui proscrit.
Avec son petit bout de logiciel, Paweł Jarczak permettait donc à des propriétaires de la machine de ne pas passer par la case « internet » et d’imprimer totalement via un réseau local. Plus besoin de passer par Bambu Studio, le Slicer maison qui force à utiliser les serveurs de Bambu. La version d’OrcaSlicer fait le boulot. Un changement mineur qui n’affecte en rien la marque, qui ne voit même plus passer le travail d’impression, et qui arrange bien les affaires de la communauté d’utilisateurs soucieuse d’employer leur matériel comme bon leur semble.
Pourtant Bambu Lab ne voit pas cette évolution logicielle d’un très bon œil. On ne sait pas pourquoi, ni sur quelle base juridique mais elle envoie alors à Pawel un courrier de mise en demeure lui intimant l’ordre de retirer son code. Son argumentaire est simple. C’est à la fois une violation des conditions d’utilisation de la marque et la preuve d’un travail de décompilation et de rétro-ingénierie de son code source. Code source fermé et propriétaire, selon eux.

Le développeur a alors partagé sa mésaventure en ligne, mettant en avant son incompréhension devant cette menace. En effet, le code en question est issu d’une licence open source très particulière dont Bambu Lab a pu profiter et qu’elle veut aujourd’hui protéger. Il s’agit d’un code de type AGPL. Une licence spécifique qui permet à tout le monde d’utiliser le code en question, même pour des besoins commerciaux, à condition de laisser son propre développement avec la même licence. Or si on regarde l’historique de développement du logiciel qui est censé être protégé, fermé et propriétaire, on découvre que le logiciel Bambu Studio est bien lui-même issu d’un autre produit.
L’historique exact est limpide. Au commencement était Slic3r, un logiciel développé à partir de 2011 sur lequel s’appuient la majorité des slicers modernes. Lancé sous licence open source AGPLv3, il autorisait donc sa modification complète et sa recompilation sous un autre nom à condition expresse de permettre à d’autres de prendre les logiciels en découlant pour les modifier à leur gré. La société Prusa a ainsi pris Slic3r et l’a modifié pour lui faire mieux comprendre les évolutions et le développement de ses propres imprimantes. Une manière d’optimiser nativement le processus d’impression et de proposer un service aux petits oignons à ses clients. Mais si Prusa a modifié Slic3r, la marque a ensuite proposé PrusaSlicer sous la même licence AGPLv3 avec l’ensemble des sources nécessaires pour que n’importe qui puisse modifier le tout à son tour.

Chose faite alors par… Bambu Lab ! La marque a lancé son propre logiciel Bambu Studio sur la base du travail de Prusa et lui a à son tour apporté des modifications propres à ses besoins. Elle a ensuite fait comme tout le monde, proposé le code de son logiciel en ligne pour que tout un chacun puisse le modifier. Ainsi est apparu un autre Sliver, OrcaSlicer. Une solution gratuite et libre codéveloppée de manière plus indépendante, sans être rattachée à une marque d’imprimantes en particulier. Et c’est donc ce dernier OrcaSlicer qui a été modifié par Paweł Jarczak pour outrepasser les restrictions de Bambu.
Le plus drôle étant qu’en 2022, Josef Prusa, à la tête des imprimantes du même nom, publiait sur Twitter la remarque ci-dessus. Ils avaient injecté dans le code source de leur propre Slicer une remontée d’information des logiciels utilisant leur développement du code source. Cette remontée listait alors la version 2.4.0 de Bambu Slicer qui avait simplement posé un nouveau design cosmétique sur le code pur de Prusa. Ce « ping » du serveur de Prusa n’était pas spécialement problématique, juste quelques données statistiques. Mais c’est un des points qui sert d’excuse à Bambu pour attaquer Pawel.

En réaction donc, les avocats de Bambu ont envoyé une mise en demeure pour fermer cette brèche. En accusant Pawel d’intrusion, de se faire passer pour leur produit et de poser des risques de sécurité. Allant jusqu’à parler de risque pour toute leur infrastructure. La marque a, en outre, interdit à Pawel de publier leurs échanges, ce qui ne laissait alors qu’un combat déséquilibré entre une marque avec une énorme communauté et un simple particulier.
Manque de bol pour Bambu, la communauté du libre s’est engagée aux côtés de Pawel. D’abord pour dire que les revendications étaient infondées, ensuite pour leur dire de déposer vraiment plainte s’ils s’en sentaient réellement légitimes. Ils auraient eu du mal à défendre un argumentaire tel que le leur en se basant sur les licences employées. La SFC, l’association Software Freedom Conservancy, a mis également son nez dans l’aventure. En analysant les actions de Bambu, elle a pu relever deux infractions à la licence AGPLv3 : le recours à une bibliothèque spécifique dont le code n’a pas été publié en est une. Ce bout de code étant justement la partie opaque qui oblige à passer par les serveurs de la marque. On comprend qu’est ici tout le problème. Si Bambu a laissé cette partie du code totalement dans le noir, c’est bien parce que cette obligation est absolument non nécessaire, totalement artificielle. Le simple fait de limiter l’accès à Pawel Jarczak au droit de modifier ce code est une seconde violation de la licence AGPLv3. Forte de ces deux éléments, la SFC a récolté plus de 100 000 $ de dons pour pouvoir répondre aux poursuites annoncées au côté du développeur.
Le plus étrange dans cette affaire est que Bambu Lab n’a rien à gagner à chercher des poux à cette communauté. Je suppose que 99% de leur clientèle utilise le logiciel Bambu Studio d’origine, passe par leur serveur et ne voit pas le souci posé par toute cette histoire. La marque vise avec cette attaque des utilisateurs chevronnés et pointilleux, ceux qui vont au mieux ne pas vouloir de ce logiciel, au pire ne plus jamais acheter d’imprimante de la marque. En attaquant Pawel Jarczak, ils ont fait ce que beaucoup de sociétés de ce type font régulièrement : ouvrir la boite de Pandore d’un côté tout en lançant ce qu’on appelle un effet Streisand de l’autre. Et cela en plus de se faire détester par toute population de clients potentiels. Population généralement experte et fort écoutée dans ses recommandations produits.
Enfin, avant leur e-mail de menace juridique, le code source de Pawel n’était pas spécialement actif. Depuis, la situation a énormément changé.

Le 23 mai, nous apprenions que Bambu Lab revenait en arrière et laissait tomber toute idée de mise en accusation du développeur. Il faut dire que la SFC n’est pas la seule à avoir mis son nez dans l’aventure. Après Louis Rossmann, Jeff Gerling et le site Gamers Nexus qui n’y sont pas allés de main morte avec leurs déclarations, l’arrivée d’une entité juridique a changé la donne. Cette entité est capable de se battre juridiquement à armes plus égales avec une société. Elle est également très écoutée car porteuse de nombreux projets. Elle a su récupérer plus de 100 000$ de dons et promet désormais de lancer un nouveau projet baptisé Baltobu.
Baltobu va se baser sur le code de Pawel pour proposer son alternative aux contournements des limitations imposées par Bambu Lab. Une idée qui a pour objet de dégager le développeur solo du problème. Au lieu d’attaquer un particulier qui devrait se défendre seul, Bambu devrait attaquer la SFC directement. L’idée de Baltobu est de proposer une plateforme de contournement ouverte et d’encourager les développeurs à y travailler. Mais aussi d’avoir une forme juridique aux commandes composée de spécialistes du code et du droit. En particulier des licences open source. Une entité clairement moins facile à intimider qu’un développeur solo.
Avec Baltobu, les propriétaires d’imprimantes Bambu Lab vont récupérer les droits d’imprimer en local via un développement d’Orca Slicer. Le tout en se basant sur le code source non divulgué, contraire à la licence AGPLv3 que la SFC encourage à décompiler.
De son côté, Bambu assure désormais que tout cela est né d’une incompréhension. Arguant que le fait de parler de ses conditions d’utilisation a été perçu comme une menace légale alors que ce n’était pas le cas. Une pirouette pour essayer de ne pas sortir de cette aventure trop perdant d’un point de vue image.

La ferme d’imprimantes 3D Bambu Lab de ZBdesigns
Ce qu’il faut retenir de toute cette aventure va un peu plus loin qu’une bataille étouffée dans l’œuf entre juristes. La tentative de Bambu Lab est finalement assez anecdotique sur le fond. Ils ont des avocats pointilleux et ont mal évalué leur action. Ils vont passer pour des procéduriers pénibles, ce qui ne fera probablement que peu bouger les lignes. Ceux déjà convaincus que la politique commerciale limitante de la marque verront leur avis renforcé. Quant aux fans séduits par la capacité de celle-ci à proposer des impressions de qualité, ils ne verront probablement pas le problème.
Ce que nous révèle cette histoire est un peu plus large que cela. De plus en plus d’entreprises veulent contrôler l’usage de leurs produits sous la contrainte de fonctionner obligatoirement par leurs serveurs. C’est vrai pour des logiciels évidemment, mais au travers de ces outils, de plus en plus de matériel est également concerné Bambu Lab en est un très bon exemple pour deux raisons.
D’abord parce que cela n’a aucun sens de forcer à passer par leur serveur. Le matériel peut tout à fait fonctionner en local sans avoir à envoyer ses fichiers à l’autre bout de la terre dans un Data Center inconnu. Certains modèles proposés par la marque sont d’abord sortis avec cette option d’impression en local, via un réseau classique, avant d’être contraints à une évolution vers l’usage d’un serveur distant suite à une mise à jour. Ce changement unilatéral de droits d’utilisation est alarmant.
Ensuite, comme on en a fait l’expérience avec pas mal de produits domotiques par exemple, le risque de perdre l’usage de son matériel est important. Le jour où le serveur distant a un problème, le jour où la société qui propose les produits met la clé sous la porte, votre matériel devient inopérant. J’ai une multiprise programmable, par exemple, achetée il y a bientôt 8 ans, qui est « coincée » dans un scénario spécifique. Je ne peux plus la reprogrammer. En cause, la disparition du serveur loué pour la piloter par une société qui existe toujours mais qui a arrêté ce produit pour se tourner vers une autre plateforme domotique. Résultat, le produit marche, la société existe mais impossible de profiter pleinement du matériel acheté.

Le fait qu’une organisation à but non lucratif comme la SFC puisse réveiller une communauté entière, dégager rapidement des sommes rondelettes pour faire face à d’éventuels frais d’avocat et surtout mettre une certaine pression médiatique sur une marque qui vit de son image est également révélateur. La SFC et certains influenceurs importants de cette communauté maker sont allés jusqu’à défier Bambu Lab de porter l’affaire en justice. Montant ainsi qu’il n’était pas question qu’une société sans aucun appui légal puisse montrer les dents. Forte face à un développeur solo, Bambu Lab s’est comportée comme tous les harceleurs le font quand une communauté soudée se dresse devant eux. Elle est repartie en s’excusant, invoquant une incompréhension des deux parties.
Le retour de bâton peut faire mal, pour Bambu. Les sommes déjà récoltées par la SFC pour la défense de Pawel seront finalement réinjectées pour permettre le développement de Baltobu en embauchant des développeurs. Cela, plus les travaux d’une communauté experte, va probablement aboutir à la création d’un nouveau projet sous licence AGPLv3 qui rendra caduques toutes les tentatives d’enfermement des imprimantes de la marque.
C’est évidemment un signal fort pour toutes les entreprises tentées par ce genre de pratique. Ne pas respecter les licences open-source dont elles profitent est déjà grave mais personne n’a les moyens financiers de rendre justice. Mais tenter de casser la philosophie implicite de ces développements et attaquer ses développeurs ne sera pas laissé impuni.
Je n’ai aucun souci avec le fait que certaines imprimantes professionnelles imposent de passer par des serveurs spécifiques, en utilisant un matériel spécifique et avec des consommables spécifiques. Cela existe et c’est probablement pour une bonne raison que ces marques imposent des limitations. Je n’ai pas de problème avec cela car leurs développements sont internes et non basés sur un code qu’il faut par nature partager, leur matériel est souvent exemplaire et surtout c’est clairement stipulé dans le contrat lors de sa signature.
Pour d’autres, si l’acheteur n’a pas été mis au courant de ces limitations en amont et découvre qu’une simple mise à jour va lui enlever une certaine liberté d’usage, c’est une autre histoire. Laisser passer la mésaventure de Paweł Jarczak ouvrirait une brèche importante. Brèche qui pourrait se conclure rapidement par d’autres limitations d’usages.
Pourquoi ne pas faire payer le passage par le serveur de Bambu ? Un abonnement mensuel ou un abonnement au nombre d’impressions ? Pourquoi ne pas limiter les filaments exploitables à une liste décidée par le constructeur avec l’usage de puces RFID par exemple ? Faire perdre la liberté d’usage des produits aux utilisateurs est souvent une excellente source de revenus. Les constructeurs le savent et il ne se passe probablement pas une journée sans qu’une idée de ce type ne jaillisse dans la tête de certains de leurs dirigeants.
Bambu Lab se prend les pieds dans le tapis des licences © MiniMachines.net. 2026
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