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Radxa Dragon Q8B : une SBC très complète sous Snapdragon

La carte de développement Radxa Dragon Q8B apparaît un tout petit peu plus d’un an après la sortie de son modèle Q6A sous processeur Qualcomm QCS6490. Mais là où le précédent modèle se glissait dans le format d’une carte Raspberry Pi traditionnelle, le nouveau change de format.

La Radxa Dragon Q8B a une empreinte plus forte. Avec 10 cm de large pour 7.5 cm de profondeur, elle propose une plus grande connectique, distribuée sur deux côtés et donc pensée pour une intégration dans un format boîtier. À son bord on retrouve donc un Snapdragon 8cx Gen 3. Un SoC lancé par Qualcomm en 2021 et qu ivisait alors une compatibilité avec Windows 11 et qui reste supérieur à la puce précédente. Comme d’habitude chez Qualcomm, il ne faut pas s’attendre à voir son haut de gamme sur des intégrations très éloignées de smartphones. Ce n’est pas son cœur de cible.

Associés à cette puce, on retrouvera de 4 à 32 Go de mémoire vive LPDDR4x-4266 avec des prix débutant à 185€ pour la version 8Go pour atteindre 503€ en version 32 Go. Les modèles de 4, 16 et 32 Go ne sont pour le moment pas disponibles en précommande. La version 8 Go ne sera disponible que fin juillet ou début août après précommande. La version 4 Go n’a pas de tarifs, quant au modèle 16 Go… il est listé à 291€.

La partie stockage sera laissée à votre discrétion avec pas moins de quatre options possibles. En premier lieu un classique lecteur de cartes MicroSDXC qui permettra de booter un système. Une option permettant d’ajouter un module de stockage UFS 3.1 est également présente, tout comme deux ports M.2 2280 en NVMe. Le premier en PCIe 3.0 x4 et le second en PCIe 3.0 x2. 

Un port M.2 2230 permettra d’ajouter une carte supplémentaire, en général un modèle Wi-Fi pour une communication sans fil. Un port FPC lié au système via une ligne PCIe 3.0, permettra de profiter des nombreuses extensions lancées pour les Raspberry Pi 5.

La connectique avant est sobre puisqu’on ne retrouve que deux ports USB 3.2 Gen 2 Type-C basiques. À l’arrière, par contre, c’est beaucoup plus complet : deux USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, deux Ethernet 2.5 Gigabit, une sortie HDMI, un jack audio 3.5 mm, une entrée micro et un port USB Type-C qui servira a alimenter le tout en 60W. 

La Radxa Dragon Q8B proposera en outre les fameuses 40 broches du format Pi pour piloter des éléments externes en plus de fonctions classiques comme un port pour alimenter un ventilateur piloté, une batterie externe pour conserver une horloge système à l’heure et même deux boutons. Le premier pour démarrer la carte et le second pour des opérations de maintenance.

Dragon Q8B

Une Dragon Q8B capable de piloter Windows et Linux

On manque un peu d’infos sur la partie logicielle de l’offre. La carte est censée accepter plusieurs distributions Linux en plus du système Radxa OS. La marque parle de compatibilité avec Armbian, Ubuntu, Nix OS et Arch Linux. Le fait que la puce de cette Radxa Dragon Q8B soit pilotée par un SoC ayant tourné à bord de plusieurs machines compatibles Windows peut également laisser penser à un portage du système vers la carte. La marque fait d’ailleurs plus que le suggérer. Même si les machines ainsi équipées n’ont pas spécialement brillé par leurs performances, le portage pourrait avoir un certain intérêt pour les utilisateurs.

La Dragon Q8B semble en tout cas très complète, bien construite et Radxa poursuit un travail de développement qui porte ses fruits avec Qualcomm. Sur ce même Computex, le constructeur présente deux minimachines complètes sous la référence Dragonstation. Des propositions originales pour permettre la construction de NAS ou de serveurs.

Radxa DragonStation, une minimachine sous Snapdragon

Radxa Dragon Q8B : une SBC très complète sous Snapdragon © MiniMachines.net. 2026

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Radxa DragonStation, une minimachine sous Snapdragon

La Dragonstation n’a pas dévoilé ses détails techniques, mais la marque connue pour ses cartes de développement introduit bel et bien une machine complète. Radxa ajoute une corde à son arc en préparant des MiniPC complets d’un côté et même des NAS avec l’annonce d’un mystérieux DragonBay. Tous deux sont équipés d’une puce Snapdragon de Qualcomm.

La Radxa DragonStation ne détaille pas quel Snapdragon dormira dans sa montagne solitaire mais fait le point sur le trésor qu’elle abrite. Il s’agira d’un MiniPC débordant de stockage. L’objet proposera pas moins de six ports M.2 NVMe PCIe, probablement tous en 2280. Au total, le maximum de stockage serait donc de 48 To si vous ajoutez 6 SSD de 8 To en interne. Un choix qui rendrait d’ailleurs jaloux Smaug s’il venait à être mis au courant des prix actuels des SSD. La connectique proposera au moins deux ports Ethernet 10 Gigabit pour des débits réseaux très performants. 

Dragonbay à gauche et DragonStation à droite

Radxa met également en avant la possibilité d’ajouter des accélérateurs IA optionnels pour pouvoir fournir jusqu’à 320 TOPS de puissance de calcul et promet la possibilité de gérer des modèles d’IA très gourmands, mettant en avant des solutions très riches en paramètres (120B). Cela sans toutefois préciser quelle mémoire vive sera adossée à la puce Qualcomm. 

On comprend ici l’objectif de la marque pour cette Dragonstation, coller à la mode actuelle des IA agentiques qu’on embarque en local. Le constructeur annonce la possibilité de disposer de ce type d’engin comme d’un serveur de stockage maison, d’un assistant personnel et même d’une IA créative. Un discours qui va petit à petit s’imposer dans le narratif de beaucoup de marques désormais. Nvidia, pas Qualcomm, étant en train de paver la voie d’une idée d’un supercalculateur IA dans chaque foyer avec les RTX Spark.

Dragonbay

Radxa Dragonbay

En parallèle de cette Dragonstation, Radxa annonce également un NAS baptisé Dragonbay. 

Le Radxa DragonBay semble basé sur la même idée mais troque son patrimoine génétique NVMe pour du SATA3 avec la possibilité d’adjoindre jusqu’à quatre éléments de stockage au format 3.5″. L’ensemble conserve des ports M.2 pour le système mais déploiera donc des données sur un dispositif plus traditionnel et de plus haute capacité : jusqu’à 140 To actuellement. Ce ralentissement du stockage se solde également par une baisse des débits : les deux ports Ethernet basculent de 10 à 2.5 Gigabits. 

Lae constructeur a fait de gros efforts de sobriété quant à la réalisation de ses châssis. Les images proposées montrent des boîtiers sobres et à l’esthétique assez intemporelle. Réalisés en aluminium, ils cachent leurs façades derrière un panneau avant magnétique de manière à ne pas ressembler trop à des outils informatiques.

Dernier détail, les systèmes pour le moment prévus en Chine seront livrés avec Feiniu FnOS, un système d’exploitation chinois, inconnu au bataillon, qui sert spécifiquement à déployer des NAS. Ce système gratuit vient d’être porté officiellement pour ARM depuis avril dernier et semble pouvoir gérer de nombreux services.  mais n’a pas l’air d’avoir été traduit pour le moment. Il supporte de nombreuses cartes de chez NanoPi et Radxa. Difficile d’imaginer ce type de distribution en Europe ou aux US et la marque devrait donc choisir un système différent pour les versions exportées de ses Dragonstation et Dragonbay. Ces produits sont prévus pour le quatrième trimestre.

La marque annonce également de nouvelles cartes. En avril dernier, elle mettait en avant un modèle déjà équipé d’une puce Qualcomm avec le Dragon Q6A et son QCS6490. Elle annonce donc désormais une Dragon Q8B sous Snapdragon 8cx Gen3. J’y reviens dans un prochain billet.

Sources : CNXSoftware et Liliputing

 

Radxa DragonStation, une minimachine sous Snapdragon © MiniMachines.net. 2026

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