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Road-trip Polestar : Ne les appelez pas Volvo !

Road-trip Polestar : Ne les appelez pas Volvo !

On se souvient d’un certain buzz autour du logo de Polestar et d’une interdiction de vente pour le marché français … mais c’est du passé. L’affaire difficile entre Citroën / DS et Polestar a duré 4 ans, mais le constructeur suédois peut désormais calmement poser ses valises sur le sol français. Juin 2025, c’était le top-départ pour Polestar chez nous ! Le constructeur compte pour l’instant environ 12 showrooms en France, et ambitionne d’en rajouter 10 cette année.

Polestar 3 et 4 
© A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 3 et 4 © A.Lescure pour leblogauto.com

L’ex préparateur de la marque Volvo, pour des autos de série plus épicées ou pour la compétition, c’est aussi du passé. Polestar se targue aujourd’hui d’être la seule marque européenne 100 % électrique. Présent dans 28 pays, Polestar espère que la France sera dans le Top 5 des pays qui en vendent le plus !

Un plan produit conséquent

Moins d’un an d’existence en France et pourtant Polestar commence à avoir une gamme et des ambitions bien déterminées. La première auto, tel un manifeste, était constituée par la sublime Polestar 1 : un long coupé hybride rechargeable.

Polestar 1
Polestar 1

La deuxième est la plus connue, et a pu intégrer quelques flottes de véhicules de location chez nous : la berline haute Polestar 2, sur plateforme Volvo XC40. L’auto propose deux déclinaisons : 272 ch propulsion et une batterie NMC de 70 kWh. 299 ch et une batterie de 82 kWh. Puis deux versions quatre roues motrices (moteur avant asynchrone, arrière synchrone) de 421 et 476 ch, en batterie 82 kWh. Toutes les Polestar proposent en effet un pack Performance, avec un petit surcroit de puissance et des améliorations châssis (combinés filetés Ohlins sur la 2 ; suspension semi-pilotée ZF sur les autres), freinage Brembo, et autres apports stylistiques plus dynamiques. Autonomies mixtes de 554 à 659 km. On note que l’auto connaîtra une mise à jour en 2027, avec des logiciels optimisés, de nouvelles capacités de batteries et peut-être le 800 V… qui arrive bientôt sur le Polestar 3 !

Polestar 2 et 3 ©A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 2 et 3 © A.Lescure pour leblogauto.com

Une Polestar 2 sur base Volvo EX40, la 3 sur base EX90

Justement, le Polestar 3, c’est le grand SUV de la famille. Basé sur la récente plateforme du Volvo EX90, il parait pourtant largement plus dynamique et compact en style ! Son Cx de 0,29 en est la preuve. Ici, l’auto propose 299 ch en propulsion, sinon 489 à 517 ch en quatre roues motrices. Batterie unique de 111 kWh.

On l’évoquait mais la grande actualité Polestar 3 va être l’intégration du 800 V, dès le mois de Juin. Le constructeur a lancé les commandes. Sera alors déployée une version avec 92 kWh de batterie et 333 ch. L’autre en 106 kWh et 544 ch, voire 680 ch avec le Pack Performance (0-100 km/h en 3,8 s !). Aussi, si l’auto peut actuellement recharger jusqu’à 250 kW, garantissant un 10-80 % en 30 minutes, Polestar annonce une ultérieure puissance maximale de recharge à 350 kW et un gain sur ce cycle de 8 minutes : 22 sur le 10-80% pour être exact.

Le constructeur annonce un logiciel NVidia plus performant, un gain en gestion thermique de 6% et des batteries toujours NMC, fournies par CATL, avec une meilleure densité énergétique. Le retrofit vers le nouveau logiciel serait proposé gratuitement sur les Polestar 3 déjà en circulation, pour optimiser consommation et donc autonomie. Le 3 propose de 560 à 706 km annoncés en mixte.

Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com

La Polestar 4 et son design flamboyant

Si Polestar a fait parler avec son logo, ça a aussi pu être le cas avec la Polestar 4 et son absence de lunette arrière ! Voilà donc une alternative plus familiale à l’Alpine A110 R… Le quatrième rejeton (vous aurez compris que les Polestar sont nommées selon leur arrivée chronologique sur le marché, et non leur taille !) est donc la définition de Polestar du crossover coupé. L’auto présente un sacré style, différenciant. Lors du développement de l’auto, les ingénieurs ont jugé la visibilité par la lunette insuffisante … Autant alors supprimer cette partie vitrée, ne se fier plus qu’au rétroviseur-caméra et donner plus de liberté au design ! Polestar nous rappelait que la 4 inaugurait les optiques avant en deux parties, qui inspireront l’avenir du design de la marque.

Polestar 4 © A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 4 © A.Lescure pour leblogauto.com

On note que la Polestar 4 est ici sur une plateforme de Geely, notamment partagée avec la Lotus Emeya (!), bien qu’elle n’embarque pas le 800 V … Ce n’est hélas pas prévu pour la suite, malheureusement. Ici la batterie est unique, à 100 kWh. La version propulsion propose 272 ch, quand il existe une version quatre roues motrices de 544 ch, avec ou sans Pack Performance. L’autonomie annoncée en mixte est encore 590 et 620 km WLTP.

L’absence de lunette arrière vous chagrine ? Polestar annonce son arrivée en fin d’année, sous l’angle d’une inédite déclinaison typée break. Cela est prometteur !

L’impressionnante Polestar 5

Polestar 5 © Polestar
Polestar 5 © Polestar

La 5, c’est la toute dernière annoncée. Une berline sportive visant les exclusives Mercedes EQS et autres Porsche Taycan, présentée au dernier Salon de Bruxelles 2026. On doit attendre quelques mois pour les premiers essais de cette très belle auto (soyons objectifs un peu!) mais cela forme la première Polestar dévoilée en 800V, avec le pic de puissance de recharge à 350 kW. Elle est d’ailleurs le premier modèle de la marque à reposer sur une plateforme maison, spécifique, dénommée « Polestar Performance Architecture ». La plateforme est tout en aluminium, anodisé et collé, et bénéficie de 30% d’aluminium recyclé. L’auto ne va pas faire semblant en prestations : deux versions sont attendues, de 744 et 884 ch (jusqu’à 1050 Nm de couple !). Les 100 km/h seraient alors atteint au mieux en 3,2 s !

Polestar a noué des partenariats « iconiques » pour cette auto. La 5 aura des pneus Michelin spécifiques, des sièges avant Recaro chauffants massants et ventilés. La suspension sera pilotée, de type Magnetic Ride, très rigide et efficace. Pas de roues arrière directrices sur cette auto, et donc un rayon de braquage annoncé assez important : 12 m. Fabrication en Chine. En tout cas, nous étions nombreux à saliver devant les images de cette très belle auto pendant la conférence de presse Polestar. A suivre.

Le prochain modèle : un SUV milieu de gamme

La prochaine Polestar sera la plus petite de la gamme, annoncée sous 4,50 m et pourtant se nommera 7 ! Les plus attentifs se demandent alors où est passée la 6. Ce roadster électrique attendra finalement son tour pour aller toiser un certain MG Cyberster et le futur Porsche Boxster électrique. Le 7 a été jugé prioritaire, et pour cause : il s’agira d’un SUV compact, au cœur des attentes actuelles de la majorité des clients.

Polestar 5, Polestar 4, Polestar 2, Polestar 7
Polestar 5, Polestar 4, Polestar 2, Polestar 7

Aujourd’hui, le succès des électriques chez nous semble assez conditionné à l’éligibilité à l’éco-score. Ce sera le rôle du 7, qui sera produit en Slovaquie dans une usine actuellement en construction, partagée notamment avec Volvo. Si vous voulez notre avis, on met une petite pièce sur la plateforme donneuse : celle du Volvo EX30, déjà partagée avec Smart !

L’importance du design … et du son !

Pour Volvo et Polestar, le style effilé et épuré, c’est une constante depuis quelques années. Et on entend également beaucoup parler de leurs installations son optionnelles Bowers&Wilkins ! Nous avons eu la chance d’avoir une présentation de M.Pheulpin, responsable marketing France de la célèbre marque des audiophiles exigeants. De quoi découvrir l’histoire des deux cofondateurs de la marque qui se sont rencontrés pendant la 2e guerre mondiale, au sein de la 8e section du MI6, à écouter des transmissions radio secrètes des résistants de l’Europe occupée… L’aventure B&W démarre alors en 1946. Nous ne rentrerons pas tant plus dans le détail, mais on a bien retenu l’importance du développement et de la fabrication complète du matériel B&W en Angleterre … et le soutien industriel d’une usine chinoise ouverte en 2016. On peut bien faire le parallèle avec Polestar qui partage avec Volvo la conception majoritaire en Suède, à Göteborg.

B&W, constamment à la recherche du « Vrai Son », a aussi noué un partenariat bien particulier avec le fameux studio d’enregistrement Abbey Road, qui a bien sûr donné le nom à un album des Beatles. Abbey Road est aussi le nom d’une nouvelle personnalisation du son sur le système audio B&W des Polestar 3 et imminente Polestar 5. On a hâte de constater cela en vrai ! Pour rappel Bowers & Wilkins équipe BMW, Aston Martin, Mclaren et donc bien sûr Volvo et Polestar.

Bowers & Wilkins ; Abbey Road © B&W
Bowers & Wilkins ; Abbey Road © B&W

En route !

Départ de la région parisienne pour notre road-trip convoquant les Polestar 2, 3 et 4. Cap est mis sur Valenciennes, commune alors choisie pour être sur la route du Salon de Bruxelles 2026 … avant que le projet soit reporté pour raison de neige ! Un report qui devient l’occasion de découvrir ces Polestar « pur jus » pour votre serviteur, après cette longue période de flou sur l’arrivée en France de Polestar. Nous y voilà, au volant d’une 4, pour commencer.

Polestar 4 © A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 4 © A.Lescure pour leblogauto.com

Un plaisir que de récupérer l’actuel modèle le plus original et le plus « stylé » de la gamme actuelle ! Nous bénéficions alors d’une version de base … mais loin d’être indigente. L’auto profite d’une certaine réactivité en milieu urbain. La direction se montre plutôt directe, cela démarrait bien pour l’agrément de conduite et cela efface déjà considérablement les 2,2 tonnes de l’auto. Désormais habitués au fonctionnement d’un rétroviseur caméra, on n’est pas si perturbés par l’absence de lunette arrière. Précisons tout de même que cela ne facilite pas au départ la prise en compte du gabarit de l’auto, du genre imposant : 2,008 m de large (!), 4,83 m de long. Les premiers changements de files dans la jungle parisienne sont donc du genre prudents, alors que les beaux rétroviseurs extérieurs affleurants peinent à évacuer l’eau de pluie !

272 ch, 0-100 km/h en 7,1 s : suffisant !

Sur les grands axes, à aucun moment on oserait se plaindre du manque de vigueur des 272 ch de base. L’auto semble parfaitement dosée, et garantit au besoin des mises en vitesse très satisfaisantes. On note qu’elle est d’ailleurs limitée à 200 km/h, contre les 180 km/h imposés chez Volvo : une telle valeur n’est finalement plus si fréquente sur les 100% électriques.

En roulage, on constate le côté très épuré de l’habitacle, peut-être trop. Comme cela devient la mode chez les néo-constructeurs chinois, le réglage des rétroviseurs se retrouve dans l’écran central ! Selon nous, voilà bien un point d’une ergonomie trop extrême. Cependant, l’architecture des menus est plutôt simplifiée, et on retrouve rapidement les « tiroirs » où venir chercher les paramétrages souhaités. Idem, les aides à la conduite sont rapidement accessibles, et vulgarisées : raccourcis en bas à droite de l’écran du maintien du frein à l’arrêt « Auto Hold », de l’alerte de survitesse, des caméras multivues, la régénération réglable, etc…

Justement, petite subtilité de langage chez Polestar : le One Pedal s’active par définition quand la « vitesse extra lente » (ou rampage, selon le terme technique associé) ne l’est pas. Le réglage de régénération étant alors situé dans le mal-nommé « One pedal drive », qui déclenche alors une vraie roue libre lorsqu’il est désactivé. Avec ces deux réglages, l’auto peut donc filer en souplesse, ou aller jusqu’à l’arrêt complet en One Pedal, certes en manquant parfois de douceur. Une polyvalence électrique très idéale.

Alors que nous quittons la région parisienne, on apprécie la très correcte qualité du son … Harman Kardon ! Bowers & Wilkins n’équipe malheureusement pas la Polestar 4, mais rassurez-vous : Bowers&Wilkins a été racheté en Mai 2025 par Harman, filiale de Samsung. Les deux systèmes sont donc frères adoptifs 😉 .

Il vaut mieux la conduire soi-même !

Sur le tracé encore peu sinueux, on tente de connecter l’intégralité des aides à la conduite, jusqu’à la régulation automatique de l’auto aux limitations. Une mauvaise idée ! La détection des panneaux est véritablement hasardeuse, et ce réglage voit alors opérer de fréquents freinages intempestifs : intrusif et dangereux. Les aides à la conduite ne nous ont, d’ailleurs, globalement pas emballés, un comble pour le frère de Volvo, normalement impassible sur la sécurité. Aussi, le dépassement automatique fonctionnait en début de trajet … mais plus pour longtemps. C’est finalement le régulateur (forcément adaptatif et lié au semi-autonome de niveau 2) qui s’est ensuite mis en défaut, sans autre raison que la pluie (?!). Un défaut pardonnable sur des jeunes constructeurs chinois qui se lancent, (et ils progressent vite !) bien moins pour l’associé premium et dynamique de Volvo.

Une Polestar 4 dynamique … mais pas trop !

Alors que l’on se lasse du long ruban autoroutier (et donc encore plus sans les aides à la conduite de rigueur !), il est temps d’attester du comportement routier de l’auto. On le répète, l’agrément et les performances de cette version sont pleinement satisfaisantes, et suffisantes. La direction assez directe rend ces évolutions plaisantes, mais trahit déjà le positionnement véritable de l’auto. Agréable mais pas foncièrement dynamique.

En effet, cette direction, dont la fermeté réglable est plutôt artificielle, est particulièrement muette en ressenti de conduite. Impossible de déceler le niveau d’adhérence de l’auto, notamment en ces conditions hivernales : le choix des pneus sera ici primordial. En musclant le jeu, l’auto se montre aussi un peu trop souple, et relativement lâche du train arrière, qui devient plutôt volage et « rebondissant ». Il nous a semblé d’ailleurs avoir un micro-blocage de l’une des roues arrière dans un bruit plutôt anormal !

Garder conscience des limites

La masse se fait aussi ressentir au freinage. En bref, la Polestar 4 est très agréable à rouler, mais ne la prenez pas pour trop dynamique. Ce n’est pas rédhibitoire, bien sûr, mais on se met à douter du vrai intérêt des surpuissantes versions à quatre roues motrices.

Sur notre trajet essentiellement autoroutier, un roulage plus dynamique sur route, et par une température hivernale, on note une moyenne assez élevée de 25,9 kWh/100 km sur 122 km. Pas de quoi en faire un bilan définitif ! Tarif de notre version, à partir de 61 800 €.

Polestar 4 © A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 4 © A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 4 © A.Lescure pour leblogauto.com
A l'intérieur, la lunette arrière est remplacée par ce panneau translucide qui fait son effet, de nuit.
A l’intérieur, ce panneau translucide remplace la lunette arrière et fait son effet, de nuit.
Les menus de l'écran pourraient être un peu plus gais. La gamme de couleur rappelle l'opérateur téléphonique Orange ;)
Les menus de l’écran pourraient être un peu plus gais. La gamme de couleur rappelle l’opérateur téléphonique Orange 😉
On note que l'éclairage d'ambiance, souvent indirect, est très bien travaillé. Cela réhausse de nuit l'ambiance de l'habitacle, presque austère de jour !
On note que l’éclairage d’ambiance, souvent indirect, est très bien travaillé. Cela réhausse de nuit l’ambiance de l’habitacle, presque austère de jour !

Jour 2, le Polestar 3

Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com

Au petit matin du deuxième jour de ce road-trip Polestar, on ne pouvait s’empêcher de découvrir les derniers secrets de notre « camp de base » … luxueux ! Le Royal Hainaut de Valenciennes est en effet spectaculaire, étant l’ex hôpital général de la ville, depuis le 18e siècle. Le lieu était encore actif jusqu’en 2009, pour réouvrir dans sa nouvelle mission d’hôtel haut de gamme en 2019. Quelques images ici d’un lieu qui vaut le coup ; une chapelle désacralisée est même toujours présente !

Royal Hainaut Valenciennes
Royal Hainaut Valenciennes
Royal Hainaut Valenciennes
Royal Hainaut Valenciennes
Royal Hainaut Valenciennes
Royal Hainaut Valenciennes
Royal Hainaut Valenciennes
Royal Hainaut Valenciennes
Royal Hainaut Valenciennes
Royal Hainaut Valenciennes

Jour 2 donc, et nous récupérons notre nouveau vaisseau amiral : le Polestar 3. A l’image de la veille, nous avons une version d’accès, toujours propulsion et désormais 299 ch électriques et une grosse batterie de 111 kWh. Les jantes de 20′ font presque petites ici, quand l’auto peut disposer jusqu’à 22′.

Un petit côté concept-car

En style, l’avant peut manquer un peu de caractère mais le profil de break surélevé est vraiment réussi et élégant. L’arrière propose aussi un certain côté concept car. Voilà un des SUVs actuels des plus réussis stylistiquement.

Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com

A bord, l’intérieur est ici toujours épuré et moderne, mais la sellerie manque de cachet pour le statut et le gabarit de l’auto, sur cette version. Les adeptes de l’économie circulaire seront ravis d’apprendre que c’est une sellerie vegan constituée de tissu vinyle renouvelable et d’un textile en polyester recyclé. Nous pouvons penser que cela ne poserait pas problème sur un petit SUV fun tel que le futur Polestar 7, avec un matériau faisant penser au monde du nautisme et du sportswear … Mais cela manque d’élégance pour un gros SUV affiché à partir de 79 800 €. L’alternative cuir nappa s’affiche alors à la bagatelle de 6000 €.

Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com

Tout de suite, l’auto se montre plus ferme que la Polestar 4 de la veille. Avec une suspension classique, il semble logique que les ingénieurs aient dû raffermir l’auto, volumineuse et lourde, pour mieux coller au dynamisme de l’image Polestar. Si l’auto absorbe moins bien les dos d’ânes, le compromis reste très acceptable, notamment pour les longs trajets autoroutiers. Transition douce également avec la Polestar 4 concernant l’agrément de conduite, de belle qualité, mais aussi des aides à la conduite capricieuses !

Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com

Des aides à la conduite imparfaites également

Ici, impossible d’activer le dépassement automatique avec le semi autonome de niveau 2, même si l’affichage semblait le montrer prêt à lancer l’opération. De manière générale, on connait désormais des systèmes plus fluides et moins intrusifs pour épauler le conducteur, et Polestar mériterait de revoir cela rapidement. Les performances restent satisfaisantes, même si cela semble parfois un peu plus juste pour dépasser prestement sur route, et on était seul à bord. Cette version 299 ch est tout de même une très honnête et agréable proposition de base.

Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com
Polestar 3 © A.Lescure pour leblogauto.com

Juste avant de repiquer sur la région parisienne, nous avons voulu mettre davantage à l’épreuve le châssis de l’auto, dans les environs de Mortefontaine (60), à toute proximité du fameux centre d’essais Utac. Sur routes bosselées, l’auto commence à montrer un peu de pompage de suspension, quand les 2,4 tonnes se montrent au grand jour, mais là encore le compromis confort comportement est satisfaisant, et presque davantage surprenant que la Polestar 4. Nous serions curieux d’apprécier la différence avec les versions hautes en jantes 22′ et suspension pilotée. De même à basse vitesse, l’auto ne rechigne pas à très légèrement enrouler de l’arrière à l’accélération, notamment avec le réglage d’ESP un peu relâché : plaisant, dynamique, et jamais scabreux.

Un bilan un peu en demi-teinte pour ces deux autos

On voudrait tomber totalement sous le charme de ces deux autos ! Déjà parce que Polestar les dessine joliment, distinctives mais jamais vulgaires : ce n’est plus si fréquent. Les deux autos en déclinaison la plus accessible montrent déjà des prestations dynamiques intéressantes. Seulement, on regrette certains choix de matériaux et d’ergonomie à bord, et encore plus les aides à la conduite imparfaites : à corriger rapidement !

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Peugeot Sport dévoile la nouvelle livrée de sa 9X8 !

La saison 2026 du championnat international d’endurance (WEC) va bientôt s’ouvrir : nous étions hier au reveal de la nouvelle livrée de la 9X8, le prototype d’endurance de Peugeot, à Paris. Le Lion voit rouge !

Peugeot 9X8 2026, Paris
Peugeot 9X8 2026, Paris

La 9X8 naissait avec la 508 PSE, avant qu’une nouvelle aventure ne s’ouvre

Le lien entre la grande série et la compétition : une évidence pour Peugeot et son département compétition Peugeot Sport ! Le sport automobile comme laboratoire technologique et catalyseur de l’image de marque, une évidence. La marque au Lion a pu laisser de beaux souvenirs en sport auto, de Pikes Peak au Dakar, en rallye, et au Mans bien sûr avec ses 905 puis 908. L’endurance comme le Dakar étaient alors remis en pause, notamment face aux réalités économiques. Les années 2020 préparaient alors le retour de l’endurance pour le Lion. La performance de série prenait alors une tournure électrifiée, Peugeot Sport Engineered et la 508 PSE !

L’heure était aux complexes compromis et plus aux années folles du côté des déclinaisons sportives de série. Peugeot n’est pas passé loin de commercialiser le défi qu’était la 308 R-Hybrid et ses 500 ch momentanés, mais la plus grande folie autorisée par les hautes instances s’est finalement transformée en une compétente mais mesurée 508 PSE. Son hybridation rechargeable contenait alors au maximum le CO2. Une manœuvre globalement avant-gardiste, qui aura inspiré l’actuelle Mercedes-AMG C63, avec le même genre de déception. Les passionnés continuent de considérer les belles mécaniques multicylindres (le constructeur germanique revoit actuellement sa copie avec un retour en grâce des 6 et 8 cylindres..) !

Trois livrées Peugeot 9X8, image Peugeot Sport (Facebook)
Trois livrées Peugeot 9X8, image Peugeot Sport (Facebook)

Une berline hybride rechargeable, avec trop de compromis ?

La berline performante a été constamment associée au retour en endurance du Lion, de sa propre sortie en 2020, jusqu’aux premiers tours de roues de la 9X8 à Monza, en 2022. Le coup de projecteur était parfait pour le grand public, surfant sur la popularité de l’endurance et du Mans ; mais les spécialistes ne s’y sont hélas pas trompés. Lors des premiers essais presse de la « PSE » sur une partie du circuit des 24 heures (soit, le Bugatti), l’auto montrait un goût de trop peu, de certaines qualités dynamiques mais des performances trop inconstantes, et une certaine masse.

De l’avis de votre humble serviteur, la mécanique de 360 ch cumulés décevait finalement moins au volant de sa cousine DS 9, dont on n’attendait moins de sportivité et de caractère moteur. Il n’en reste que la série PSE n’aura duré qu’un seul épisode avec cette 508. La construction du groupe Stellantis, naissant, a fort potentiellement gelé les éventuelles déclinaisons PSE des 308 et 3008, des bruits de couloirs que nous pouvions avoir. Priorité au pragmatisme et au développement de variantes 100% électriques de la majorité des autos de la gamme : adieu 308 PSE, bonjour E-308, reprenant les composants de sa petite sœur E-208.

La page PSE est tournée, Peugeot Sport remet « GTI » sur le devant de la scène

Justement, parlons de la 208 ! Sans trop rentrer dans les détails, la 208 a toujours eu la volonté de remettre le dynamisme au centre des débats, avec comme grande inspiratrice la fameuse 205, le sacré numéro ! Aux quelques détails stylistiques de son ainée, la 208 inaugurait le fameux petit volant i-Cockpit, avant de relancer la griffe GTI, si iconique pour le Lion. Considérée au départ comme trop GT (l’histoire s’est donc plus tard répétée), les sorciers de Peugeot Sport résidents de Versailles-Satory ont stupéfait tout le monde avec la première « GTi by Peugeot Sport » : voici qui signait l’une des toutes meilleures petites GTi modernes.

2019, seconde génération de 208. Il eut été tentant de rapidement dériver la 208 en GTi. Des prototypes ont bien tourné avec le 1.6 Puretech 225 EAT8 de la 508 … mais le pragmatisme « CO2 » a vite calmé le développement. De 100% thermique, l’auto a basculé au 100% électrique … tout d’abord comme donneuse à la Lancia Ypsilon HF ! Le temps a alors passé, la fin de carrière de la deuxième génération approche sérieusement, et voici enfin cette fameuse E-208 GTi de 280 ch de série, que l’on n’attendait plus. Aujourd’hui, on ressort donc de nouveau les glorieux souvenirs de la 205 avec le retour du badge GTi, dont on garde tous d’excellents souvenirs sur les 208 et 308 thermiques.

Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris
Peugeot E-208 GTi, Paris

On ne re-citera pas les déboires tant associés à la marque au Lion depuis quelques temps mais il est clair que Peugeot a besoin de voir son image redorée : ce sera grâce à GTi ! Voici alors pourquoi la nouvelle livrée de la 9X8 d’endurance est à ses couleurs.

Peugeot 9X8 2026, E-208 GTi
Peugeot 9X8 2026, E-208 GTi

La Peugeot 9X8 « Grand Tourisme Injection » !

On évoquait le lien 508 PSE / 9X8, Peugeot a bien remis le couvert l’an dernier aux 24h du Mans pour les premières festivités autour de sa nouvelle bombinette électrique. Pour accueillir la GTi, la marque avait même signé une livrée spécifique et unique dans la « fanzone » Peugeot. Elle arborait les couleurs blanc rouge et noir …

Peugeot 9X8 prototype "GTI", 24h du Mans 2025
Peugeot 9X8 prototype « GTI », 24h du Mans 2025 ; image Peugeot

Le public aime que l’on joue sur la corde nostalgique, le concurrent Renault l’aurait notamment bien compris ! Aussi, la livrée a remporté un grand succès. Pour 2026, on reprend les trois couleurs historiques « GTI », dont le fameux Blanc Okenite, récemment devenu la couleur de lancement de l’E-208 GTi. La nouveauté, c’est ce qui se voit le plus : ce motif zébré !

Peugeot 9X8 2026, Paris

« Hypergraphes » voici la désignation officielle de ces motifs sur toute la carrosserie. Ils reprennent alors le motif des trois griffes dans une version dynamique, suggérant le mouvement, la vitesse. Peugeot nous expliquait également l’associer aux flux de données, de « datas », dont l’analyse est plus que jamais essentielle. La victoire se joue parfois à quelques dixièmes.

Les deux exemplaires de 9X8, n°93 et 94, prendront la piste lors de l’ouverture de la saison 2026 pour les 1812 km du Qatar, le 28 mars.

Le Team Peugeot TotalEnergies, en 2026

On rappelle que le Team voit arriver cette année un nouveau « Team Principal » avec Emmanuel Esnault, connu chez McLaren en F1, et Lamborghini en endurance. Voici les pilotes 2026 : Nick Cassidy, Paul Di Resta, Stoffel Vandoorne, Loïc Duval, Malthe Jakobsen, Théo Pourchaire. Jean-Eric Vergne et Alex Quinn forment les pilotes d’essai.

Peugeot 9X8 2026, et équipe Peugeot/Peugeot Sport
Peugeot 9X8 2026, et équipe Peugeot/Peugeot Sport
De gauche à droite, Emmanuel Esnault, Matthias Hossann directeur du style Peugeot, les pilotes du Team 2026, Alain Favey, Directeur Général Peugeot.

Vivement le démarrage de la saison, pour admirer une fois de plus le design flatteur de la 9X8. On espère les meilleures performances de l’auto pour prendre la lumière ! La 9X8 aux couleurs GTi marquera en tout cas le centenaire de la première participation de Peugeot aux 24h du Mans.

Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot 9X8 2026
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi
Peugeot E-208 GTi

Images A.Lescure pour Le Blog Auto ; Peugeot ; 24h du Mans – Facebook

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