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Bon Plan : Jeu Sker Ritual offert sur EPIC

Sker, c’est pas du yaourt. Exterminez d’innombrables vagues d’ennemis surnaturels dans ce horde shooter coopératif. En solo ou jusqu’à 4 joueurs, faites appel à des pouvoirs miraculeux, dotez-vous d’un arsenal surpuissant et survivez face à des boss dévastateurs sur l’île de Sker.

Préparez-vous à affronter des horreurs impitoyables dans Sker Ritual ; voici ce qui vous attend :

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  • Jouable en solo ou jusqu’à 4 en ligne
  • Des objectifs cachés et des secrets à découvrir
  • De terrifiants adversaires d’élite, avec des capacités uniques
  • Des pouvoirs miraculeux à acquérir et améliorer

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Bon Plan : Jeu Home offert sur EPIC

C’est une histoire mystérieuse de meurtre avec un retournement — parce qu’en fin de compte, c’est vous qui décidez de ce qui arrive.

Réveillé par une tempête en approche, vous ouvrez vos yeux pour découvrir que vous êtes dans une pièce étrange et sombre — nichée dans une maison qui n’est pas la vôtre.

Au fur et à mesure que vous jouez au jeu, il change — subtilement, presque imperceptiblement — pour refléter votre perspective. C’est un jeu d’horreur sans commune mesure et comme vous le découvrirez, ses vérités sont totalement subjectives.

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GMKtec NucBox M6 Ultra : les MiniPC Ryzen 5 7640HS en promo

Mise à jour du 22 octobre : Le GMKtec NucBox M6 Ultra est en promo sur le site du fabricant. Il est disponible en barebone sans promo ou en 16/512 Go et en 32Go/1 To avec 20€ de réduction. Voir en fin de billet.

Billet original : le NucBox M6 Ultra GMKtec ne révolutionnera pas le marché, mais cette minimachine coche beaucoup de bonnes cases pour tous ceux à la recherche d’un MiniPC efficace et pas trop cher.

GMKtec NucBox M6

Le design du GMKtec NucBox M6 Ultra est hyper classique, il a déjà été employé à plusieurs reprises par la marque. Le boitier mesure 12.7 cm de large pour 12.88 cm de profondeur et 4.78 cm d’épaisseur. Assez pour enfermer une carte mère très complète qui embarque pour commencer un Ryzen 7 7640HS de génération Phoenix (2023).

Il s’agit d’une puce mobile relativement abordable chez AMD qui offre un excellent rapport performances / prix. Elle développe 6 cœurs pour 12 Threads sur un développement Zen4.  Elle est associée à un circuit graphique Radeon 760M portant 8 cœurs RDNA 3 à 2.6 GHz. La puce affiche un TDP situé entre 35 et 54 Watts que le MiniPC pourra solliciter via son BIOS. Par défaut, l’engin est réglé en 45 watts ce qui correspond à un usage équilibré. Les modes « 35w » et « 50w » permettant des usages sobres ou, à l’inverse, les plus gourmands.

La marque promet un fonctionnement silencieux à 35 dB, probablement en mode « discret » à 30 w de TDP. Elle réunit deux ventilateurs pour deux missions séparées. Le premier refroidira les composants situés au-dessus de la machine, le second refroidira des ailettes dans un dispositif de transmission de chaleur très habituel. Pour avoir eu entre les mains ce même boitier avec un processeur au comportement en TDP similaire, la machine reste rarement à 35 dB à moins de ne pas vraiment la solliciter.

En usage très léger sur le web, pour de la décompression audio ou vidéo, le volume reste en général effectivement autour des 35 dB. Un usage intensif poussera la rotation du ventilateur du processeur dans un régime plus soutenu. Et le MiniPC atteint alors des 38-39 dB assez rapidement. Ce qui est encore une fois assez discret et dans la moyenne des MiniPC avec ce type de TDP de processeur (45 w). Il sera sans doute assez facile d’améliorer la finesse du refroidissement avec un élément logiciel de contrôle pour trouver les réglages les plus adaptés à ses besoins.

Dans tous les cas, la puce proposera un équipement suffisant pour énormément de tâches : bureautique et web, travaux graphiques, modélisation 3D, retouche d’image, montage vidéo, musique et même, dans une certaine mesure, les jeux. Ce n’est pas un monstre de performances mais il se situe tout de même dans une belle fourchette d’usages généralistes.

Pour soutenir ce processeur, on retrouve deux slots SODIMM de DDR5-4800 en double canal pour monter jusqu’à 128 Go de mémoire vive. Ainsi que deux ports M.2 2280 NVMe PCIe Gen3.0 x4 qui pourront chacun embarquer des SSD de 4 To. Le GMKtec NucBox M6 Ultra est proposé en plusieurs parfums, du modèle barebone à la version 32 Go de mémoire et 1 To de stockage. Il faut donc pouvoir accéder facilement aux composants. Le constructeur résout ce détail assez simplement avec un capot qui se retire en dévissant quatre vis qui traversent la machine de part en part.

La connectique est classique et subit le choix de GMK de proposer une minimachine avec les composants au-dessus du capot. La majorité des câbles vont ainsi venir se positionner devant les aérations de l’engin, il faudra donc optimiser ce poste avec des serre-fils pour éviter toute surchauffe. Ce qui entrainerait une augmentation de la température et du bruit.

En face avant, on retrouve des classiques  : un bouton de démarrage, un jack audio combo 3.5 mm, un port USB4, deux USB 3.2 Gen2 Type-A. Sur la partie arrière, un USB 2.0 Type-A, un USB 3.2 Gen2 Type-A, un Antivol type Kensington Lock, un DisplayPort 1.4, un HDMI 2.0 et deux Ethernet 2.5 Gigabit pilotés par des circuits RTL8125. L’alimentation se fera avec un port jack 19V/6.32A. C’est un ensemble de ports très correct et la présence d’un USB4 autorisera une prise en charge de trois écrans ainsi que le pilotage éventuel d’un dock plus complet. La partie sans fil est confiée à une puce également signée par MediaTek, un MT7922 qui délivrera du Wi-Fi6E et Bluetooth 5.4 sur un port M.2 2230.

Livré avec un support VESA, l’engin peut s’accrocher facilement derrière un écran. Les modèles équipés de stockage sont tous livrés avec un Windows 11 préinstallé.

Sur le site de la marque, le MiniPC est disponible dans trois versions.

  • En Barebone sans stockage, ni mémoire à 259.99€ sans code promo
  • En 16 Go / 512 Go à 439.99€ avec le code ABANDON20
  • En 32 Go / 1 To à 579.99€ avec le code ABANDON20

Les frais de port sont gratuits et les expéditions de GMKtec sont faites depuis les entrepôts allemands de la marque. 

Voir l’offre sur GMKtec France

GMKtec NucBox M6 Ultra : Ryzen 5 7640HS – GMKtec
Mini-Score : C Mini-Score : C + distribution certifiée
+ Expedition Europe
+ larges évolutions techniques
+ connectique confortable
+ livré prêt à l’emploi (sauf barebone)

–  SAV Europe et garantie 1 an
– design OEM
– coque plastique
– ventilation mal positionnée

GMKtec NucBox M6 Ultra : les MiniPC Ryzen 5 7640HS en promo © MiniMachines.net. 2026

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LattePanda Sigma 2 : une carte de dev qui propose 180 TOPS

La LattePanda Sigma 2 est une solution assez classique dans son approche, même si son équipement haut de gamme est généralement plus présent dans le monde des MiniPC que dans les cartes de développement. Avec un processeur Intel Core Ultra X7 358H, elle propose des performances de calcul élevées, un excellent circuit graphique et un NPU convaincant dans un encombrement vraiment minimal.

LattePanda Sigma 2

Le précédent modèle lancé en 2023 embarquait un Core i5-1340P et visait alors des usages assez classiques d’intégration logicielle en ajoutant une touche particulière avec des GPIO.

La nouvelle LattePanda Sigma 2 mesure 14.6 cm de large pour 10.2 cm de profondeur et pourtant elle propose une puce haut de gamme en plus d’un équipement complet. Avec 64 Go de mémoire vive, une ouverture vers des ports M.2, une très belle connectique et des ports GPIO, c’est une solution très aboutie qui est proposée ici. Les deux cartes semblent aprfaitement compatibles et on pourra donc faire évoluer une machine intégrée avec la première pour la seconde.

LattePanda Sigma 2

Construite autour d’un processeur Intel Core Ultra X7 358H, la nouvelle LattePanda annonce des performances élevées. La puce Intel développe 16 cœurs avec 4 cœurs P, 8 cœurs E et 4 cœurs LPE. Cette solution pensée pour les machines mobiles tourne dans un TDP de 25 watts et propose un circuit graphique Intel Arc B390 qui combine pas moins de 12 cœurs Xe à 2.5 GHz. Son autre particularité étant de proposer un NPU affichant des capacités de calcul de 50 TOPS. Au total, entre la partie graphique, le NPU et le processeur, l’ensemble peut proposer 180 TOPS pour des tâches d’IA.

C’est ce qui pousse le constructeur à décrire sa solution comme un serveur IA intégrable et mono-carte. Disponible avec jsuqu’à 64 Go de mémoire vive LPDDR5x-8533 pour une bande passante de 136 GB/s dont 59 Go peuvent être alloués pour des tâches d’IA, la LattePanda Sigma 2 peut prendre en charge des tâches assez lourdes et embarquer des modèles de LLM de type 35B. Au vu de sa taille,cela en fait une solution très pertinente pour des  intégrations variées qui iront de machines de production à de l’analyse visuelle ou de la robotique.

LattePanda Sigma 2

La présence d’une connectique très large complète les capacités de l’appareil. On retrouve un véritable éventail de possibilités. Pour commencer, la solution propose deux ports Thunderbolt  et un HDMI 2.1, trois sorties vidéo donc en plus de débits de données rapides.

LattePanda Sigma 2

Deux ports Ethernet 10 Gigabit, deux USB 3.2 Gen2 Type-A, un OCuLink en PCIe 4.0 x2 pour piloter une solution externe, un jack audio combo 3.5 mm et deux USB 2.0 Type-A. Cela pour la partie classique de ce type de carte car on retrouve également une série complète de ports plus spécialisés.

Une série de broches pilotées par un RP2050 avec I2C, SPI, UART, ADC pour piloter des circuits externes ou remonter des données. Mais aussi des broches Boutons/USB/LED/Audio classiques de boîtier PC, des broches USB 2.0 et COM en RS232/485 pour piloter des éléments externes. L’IA à bord du système pourra donc manœuvrer des appareils à partir de données remontées de l’environnement direct de la carte : une main robotique, une image spécifique ou une température quelconque en conjonction d’autres éléments par exemple.

LattePanda Sigma 2

Au dos de la carte on retrouve d’autres connecteurs et extensions. En plus des différents ports d’alimentation, on retrouve de ce côté un support de batterie d’horloge,  une alimentation de ventilateur système, un port M.2 2230 en PCIe 4.0 x1 pour différentes extensions, notamment d’un modem en CNVio3 et trois ports M.2 2280 en PCIe 5.0 x2 pour le premier, PCIe 4.0 x4 pour le second et le troisième. De quoi intégrer des éléments de stockage facilement. Un connecteur eDP 4 lignes et un I2C compatible avec une approche tactile permettront de connecter un écran capacitif à la carte.

La LattePanda Sigma 2 s’ouvre aux agents IA

Compatible avec les langages de programmation classiques du secteur, allant d’OpenVINO à PyTorch en passant par Ollama mais aussi Windows ML et DirectML, la carte est également ouverte à des usages agentiques de type OpenClaw. Le constructeur annonce que la carte est capable de piloter un LLM comme Qwen3.6-35B-A3B totalement localement avec une vitesse de traitement de 30 tokens à la seconde. 

Sont officiellement supportés Windows 11 et Ubuntu 24.04 LTS et distributions plus récentes. D’autres solutions Linux ne devraient pas poser de problèmes au vu de l’ouverture du système et des composants.

LattePanda Sigma 2

Pensée pour une intégration complète, la LattePanda Sigma 2 propose des fonctions complètes de préparation de son système. D’une limitation des fonctions du BIOS en passant par la gestion du logo de démarrage de la carte qui pourra reprendre les couleurs de son intégrateur. L’orientation de cette solution, vous l’aurez compris, vise plutôt des professionnels à la recherche d’un cerveau pour des projets d’assez grande envergure mais n’ayant pas spécialement beaucoup de place pour une intégration.

La carte est directement distribuée par le constructeur au tarif de 2215.78€ en version 24 Go sur sa boutique en ligne. Un prix qui fait un peu froid dans le dos et qui est une précommande. La solution sera disponible à la mi-novembre. À noter qu’au moment de sa disponibilité, la carte sera vendue 2386.29€…

 

 

LattePanda Sigma 2 : une carte de dev qui propose 180 TOPS © MiniMachines.net. 2026

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HTX Studio ou pourquoi la télé ne parle plus de hardware

J’ai vu passer hier la vidéo ci-dessus. Un sujet de 26 minutes qui montre toutes les facettes du téléphone pliant d’Apple. Réalisée par le HTX Studio de la chaîne YouTube homonyme, cette vidéo explique en détail pourquoi la télé est perdue aujourd’hui face aux chaînes en ligne.

Derrière le "présentateur" de HTX Studio, toute une équipe est au travail

Derrière le « présentateur » de HTX Studio, toute une équipe est au travail.

Alors que je vois de plus en plus d’AI Slop à la télé pour des sujets variés, les chaînes YouTube comme HTX Studio proposent des clips vidéo absolument délirants comme celui-ci. Je ne suis toujours pas intéressé par les smartphones, mais ce que j’ai pu voir pendant les 26 minutes de ce clip m’a littéralement laissé bouche bée. 

C’est bien construit, bien filmé, rehaussé d’éléments 3D intelligemment intégrés pour servir le sujet. Tout est parfait dans cette vidéo avec une débauche de moyens qu’on ne soupçonnerait pas pour une chaîne de ce type. Cela fait un moment que les vidéastes en ligne proposent un contenu haut de gamme avec différents acteurs de très haut niveau. Mais on est désormais face à des professionnels qui ramènent la télé et ses pourtant assez gros budgets à une vaste blague.

HTX Studio n'a pas le droit d'ouvrir l'iPhone Duo, elle réalise donc un CT-Scan de l'appareil et remodélise en 3D l'ensemble des éléments pour expliquer comment la charnière fonctionne...

HTX Studio n’a pas le droit d’ouvrir l’iPhone Duo, elle réalise donc un CT-Scan de l’appareil et remodélise en 3D l’ensemble des éléments pour expliquer comment la charnière fonctionne…

Entre le temps alloué au sujet qui dépasse rarement les quelques minutes et une présentation qui ne peut pas aller au-delà des éléments de base, la télé est désormais totalement dépassée. Si vous examinez la vidéo de HTX Studio ci-dessus, vous verrez l’emploi de technologies d’analyse normalement accessibles à des industriels : On peut ainsi voir des examens de surface au micron, des tests d’ouverture et de fermeture de l’écran répétés par des robots testeurs ou un CT Scan de l’objet pour générer une imagerie 3D complète des composants. Et le tout n’a pas pour but de produire un effet « bling bling » mais sert totalement le sujet.

En 2023, TF1 produisait des effets 3D "saisissants"

En 2023, TF1 produisait des effets 3D « saisissants »

Je me souviens de ce reportage de TF1 en 2023 au sujet de la montée des eaux et de son impact sur notre littoral. Avec une imagerie 3D d’un autre niveau.

Je me souviens également d’autres clips météo parlant de la montée des eaux et de son impact sur le paysage de la rue comme celui-ci dessus sur The Weather Channel. Et surtout je me souviens de la manière dont la télé s’autocongratulait et se félicite encore à propos de ces « prouesses » technologiques d’immersion 3D… et je vois l’écart qui s’est creusé aujourd’hui.

HTX Studio et les autres, une toute nouvelle génération de vidéastes

Je ne connais pas les moyens de financement d’HTX Studio, mais désormais la production d’une chaîne YouTube de ce type est littéralement à des années-lumière de celle de la télé. Tout y est supérieur : la qualité des explications, le sérieux de l’analyse et la réalisation qui mélange ici avec brio les différentes techniques disponibles pour produire une vidéo brillante et informative de bout en bout.

La jeune génération de vidéastes en ligne n’essaye plus de ressembler à la télé, c’est la télé qui devrait s’en inspirer. Et si je prends l’exemple de HTX Studio, ce n’est clairement pas la seule chaîne à produire aujourd’hui des contenus d’une aussi grande qualité. C’est vraiment ce qui fait la différence désormais, on peut picorer des sujets précis, parfois ultra niche, mais qui proposent une qualité d’information et de réalisation immensément supérieure à ce que nous proposent les médias classiques.

Un copain me montrait hier la première vidéo de la chaîne « Worked in theory » sur la réalisation d’un microhélicoptère réalisé par l’auteur. Tout est documenté avec soin, si la technique embarquée est évidemment inférieure, les images sont belles et lisibles. Le message passe bien, la réalisation est exemplaire et le sujet parfaitement maîtrisé.

Ma question est donc la suivante : qui, parmi les jeunes générations qui vont être biberonnées à ce type de contenu, va encore s’intéresser à ce que propose la télé dans les années à venir ? Ma réponse est assez simple. Pas grand monde. Surtout si pour faire « des économies » cette télé se met à déléguer à des IA génératives son travail illustratif.

HTX Studio ou pourquoi la télé ne parle plus de hardware © MiniMachines.net. 2026

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Le Slurptop : un cyberdeck de chantier très original

L’histoire du Slurptop est racontée par son créateur sur une page très documentée, mais il reste intéressant d’en rapporter les grandes lignes. Et la base de toute la réflexion qui amène à construire ce cyberdeck de cette manière est assez éclairante pour la souligner.

Pour commencer, le Slurtop n’est pas le premier engin construit par « SlurpBurgers », l’auteur anonyme qui se cache derrière cette création. Il a auparavant créé d’autres machines de ce genre. Des engins souvent construits de manière plus ou moins artisanale avec un équipement varié. Son précédent modèle était un « WriterDeck » réalisé autour d’un Raspberry Pi. Ce type d’engin pensé pour écrire « sans distraction » était déjà une grande réussite autant esthétique que technique. Il  semble avoir également construit un autre Cyberdeck sous Raspberry Pi, mais ce modèle n’est pas documenté.

Slurptop

Mais le Slurptop qui nous intéresse aujourd’hui va plus loin. Beaucoup plus loin. A commencer par le choix des composants. Comme l’auteur l’explique lui-même, a bien regarder le marché aujourd’hui, il est assez décourageant. D’un côté, le prix des MiniPC les plus accessibles autrefois, qui pourraient se transformer en donneurs d’organes pour un Cyberdeck, a largement évolué. Et il n’est pas très intéressant de dépenser des mois de travail pour fabriquer un portable qui sera piloté par un processeur trop entrée de gamme comme un N50 ou N100. Pas plus que par un Raspberry Pi au vu des tarifs demandés aujourd’hui. 

Le GMKtek M5 Ultra de base

Le GMKtek M5 Ultra de base

Le meilleur choix revient donc à chercher une base technique un peu plus pérenne et qui vaut le coup d’investir des mois de travail pour se fabriquer un portable solide. Ce choix a amené l’auteur à acheter un GMKtek M5 Ultra. Un MiniPC sous Ryzen 7 7730U qui mesure avec son châssis 13 cm de large pour 12.7 cm de profondeur et 5.2 cm d’épaisseur, mais dont la carte mère est évidemment plus compacte. Un MiniPC qui s’alimente en 19V / 3.42A en DC. Il est équipé de 64 Go de mémoire vive et d’un SSD au format M.2 de capacité inconnue. Un MiniPC pas trop cher en format Barebone mais qui nécessite une alimentation assez puissante.

L’auteur ne propose pas d’images de la partie inférieure de l’engin, mais on peut voir que l’extraction d’air chaud se fait sur l’arrière avec une prise d’air sur le côté. La carte mère a donc été positionnée de manière classique et, comme c’est le cas pour le MiniPC, je suppose qu’une ouverture a été pratiquée sur la partie inférieure du cyberdeck pour permettre d’aspirer facilement de l’air frais. Par ailleurs, l’auteur indique que le Slurptop embarque trois ventilateurs de 40 mm pour réguler la chaleur du système.

Et pour régler ce problème, la solution trouvée est de faire appel à une batterie d’outil électroportatif. Une batterie pas forcément très esthétique sur un portable classique avec son épaisseur importante mais qui participe ici au design « Cyberdek » du Slurptop. Il s’agit d’un modèle de la marque Kobalt en 24 volts dont le courant sera converti par une solution 300 W DC vers DC en 10 A. Le tout piloté par un peu d’électronique pour éviter de vider totalement la batterie et un système d’interrupteur digne d’une machine-outil stationnaire.

Outre le fait qu’il est possible de changer de batterie pour étendre l’autonomie de la machine, elle apporte toute l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’engin tout en offrant également à l’ensemble un design original. Ce qui semble être une des préoccupations majeures du genre et de l’auteur. L’autonomie globale de l’engin est de 4 heures avec une batterie 4 ah, autonomie qui pourrait être poussée jusqu’à 5 heures en usage léger mais au détriment de la santé des cellules. Il existe sur le marché des batteries 8 heures de ce type qui pourraient permettre d’atteindre en théorie les 9 à 10 heures d’autonomie.

Il est bien entendu possible de passer d’une batterie à l’autre et de recharger la seconde pendant qu’on utilise la première. Malheureusement, le système n’est pas « hot-swap » et il faut éteindre l’engin pendant que l’on change de batterie.

Le Slurptop en détails

Équipé d’un écran de 14 pouces en 1920 x 1200, le Slurptop propose tout l’attirail nécessaire à une utilisation portable classique avec toutefois quelques nuances techniques. L’affichage est une solution portable avec une alimentation et une connexion en USB Type-C DisplayPort. Ce qui évite l’intégration d’un câble trop épais d’un côté et d’un second câble d’alimentation de l’autre.

On peut voir sur cette image la mise en place des éléments. En haut à droite, la carte mère du MiniPC débarrassée de sa coque et dont la connectique arrière est directement affleurante au dios du Slurptop. À gauche, les différents modules qui vont gérer l’énergie des composants depuis la batterie 20 v.

Le clavier est une solution sur mesure en 82 touches réalisée par l’auteur spécifiquement pour le projet. Il emploie des mécanismes Akko Penguin silent et il est éclaté en trois zones avec un jeu de touches ergonomique séparé en deux et le pavé numérique au milieu. L’ensemble est relié à un contrôleur sous SoC RP2040 pour dialoguer avec le PC.

Pour le pointeur de souris, un trackball sur mesure a été créé pour ne pas prendre trop de place. Il emploie le cœur d’un capteur de souris Corsair détourné pour ce nouvel usage. La boule est enfermée dans un châssis imprimé en 3D et retenue par des roulements à bille en céramique.

Le châssis tout entier est imprimé en 3D avec, pour l’anecdote, peu de marge disponible. L’imprimante employée pour le Slurptop propose une surface d’impression de 340 mm de côté pour un châssis qui mesure 336 mm de large. Pour renforcer la structure globale, des zones en surépaisseur sont dessinées sur la coque réalisée en PETG-CF. Un matériau enrichi en fibre de carbone réputé pour sa solidité et sa résistance. 

C’est aussi ce matériau qui a été choisi pour la poignée de transport et d’autres parties du design. Un PLA-CF noir, lui aussi enrichi à la fibre de carbone, est proposé pour certaines autres parties comme le tour de l’écran ou le tour du clavier. Toute la partie en jaune est réalisée en HT-PLA-GF et forme la structure globale du châssis et semble très intéressante à utiliser pour ce type de construction technique demandant de la robustesse.

Le résultat est assez impressionnant avec plein de petits détails techniques très intéressants. En vrac, on note par exemple un jeu de charnières qui n’est pas caché mais directement visible sur les côtés pour une construction plus facile.

Un petit espace à l’arrière qui permet de cacher un tablette graphique CP Pen et son stylet afin de pouvoir dessiner avec le Slurptop.

Trois interrupteurs employant des mécanismes à glissière sont également intégrés au châssis. Des petits détails anecdotiques mais qui donnent tout son charme au projet.

La poignée propose un petit écran OLED de contrôle qui permet de voir d’un coup d’oeil l’autonomie restante.

Le bouton d’alimentation de l’engin sous une petite protection en silicone propose également une ambiance de chantier.

Slurptop

Le Slurptop embarque une distribution CachyOS Linux pour fonctionner. Une distribution réputée pour sa réactivité qui rend la machine sous Ryzen 7 très exploitable.

Au final le résultat est assez extraordinaire, dans sa réalisation esthétique comme technique. Je comprends bien que ce n’est pas le produit que tout le monde amènera au bureau ou sur la plage pendant ses vacances. Mais si un réalisateur cherchait un ordinateur portable pour l’intégrer dans un film de science-fiction post-apocalyptique, il sera difficile de proposer quelque chose de plus réussi. Un grand bravo à l’auteur qui détaille tout cela sur son site tout en proposant de répondre à différentes questions sur Reddit.

Les fichiers STL employés pour l’impression ne sont pas partagés, probablement parce que ce type d’intégration est vraiment super spécifique. Peut-être que si suffisamment de monde les lui réclame, l’auteur en fera don à la communauté. A noter que si ce projet vous fait envie, je vous encourage à vous jeter à l’eau.

Ce type de projet très complexe n’est peut-être pas le premier défi à relever et, comme l’auteur, il peut être intéressant de démarrer en marchant dans les pas d’un autre. Il en existe des centaines a reprendre avec vos propres envies ou à copier en reprenant des modèles partagés et documentés. Par exemple le modèle de WriterDeck cité en début de billet se base sur une révision du projet Microjournal qui a été modifié. Et c’est une excellente école.

Le Slurptop : un cyberdeck de chantier très original © MiniMachines.net. 2026

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MindRove TypAir : un « air clavier » gestuel pour lunettes connectées

Le fonctionnement du TypAir de Mindrove rappellera sans doute des choses aux vieux propriétaires d’un assistant personnel type Palm. À leur sortie dans les années 90, ces appareils exigeaient que l’utilisateur apprenne un alphabet gestuel particulier pour interagir avec eux. On utilisait alors un stylet et on griffonnait des cursives bizarres sur une zone spécifique de l’écran pour que cela se transforme en lettres. C’était… fastidieux.

L'alphabet du TypAir que vous devrez apprendre

L’alphabet du TypAir que vous devrez apprendre

Dès la sortie des premiers smartphones et même avant avec les téléphones à clavier type Blackberry, les Palm utilisant cette méthode ont été balayés. On les a glissés dans un tiroir puis on les a oubliés. Aujourd’hui le même type de méthode de saisie revient avec le TypAir de MindRove. Un appareil que l’on glisse à moitié dans sa poche et qui ressort sur le côté pour pouvoir les manipuler. Leur usage est lié à des lunettes connectées qui proposent un affichage complet ou tête haute. On pianote sur sa hanche et on regarde… dans le vide.

La vidéo ci-dessus est aussi angoissante que malaisante. On y voit une jeune femme posée devant un rayon légumes dans un supermarché en train de demander à une IA quoi manger ce soir. Elle pianote sur son TypAir des instructions comme « Donne-moi la liste de courses » et son IA lui répond du tac au tac ce qu’il faut acheter.

Le TypAir avec la partie qui reste dans la popoche et l'autre qui est magnétisée à l'extérieur.

Le TypAir avec la partie qui reste dans la popoche et l’autre qui est magnétisée à l’extérieur. Ici le prototype est imprimé en 3D.

Alors pardon, mais tout cela est complètement con. Outre le fait que rester en arrêt devant un rayon de brocolis en pianotant frénétiquement sur le côté de son pantalon donne l’air d’être un accro au Fentanyl, il devient nécessaire de se balader avec deux appareils, de penser à les recharger et d’apprendre la syntaxe particulière de l’objet pour se libérer le cerveau d’une tâche aussi basique qu’un repas. Face à un beau brocoli frais, on se dit « ah ben si je faisais des brocolis ». On ne demande pas à une IA ce que l’on peut faire à manger. Surtout avec un appareil dont l’autonomie est limitée à 6 heures d’usage seulement. Si on ne peut déposer son cerveau que pendant 6 heures sur 24, le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Le TypAir est tellement confortable

Le TypAir est tellement confortable

On pourra également répondre à un message très « facilement », si la batterie n’est pas vide et si on n’est pas assez dégourdi pour caler sa plante verte quelque part. Je ne sais pas comment on fait aujourd’hui pour parvenir à répondre à un message avec son smartphone sans lunettes connectées et TypAir. 

TypAir

Tout cela me semble tellement confortable. On peut s’allonger sur un banc pour demander la météo en ligne pour ne pas se faire mouiller pendant sa sieste… Je vous jure que l’humanité y gagne. Comme cela a l’air confortable par rapport au fait de tenir son smartphone en main… Quelle bonne idée d’avoir à penser à charger trois appareils au lieu d’un seul pour un usage identique.

Une ambiance à la The Office en permanence autour de vous

Une ambiance à la The Office en permanence autour de vous

Mais le plus débile dans tout cela, c’est que pour faire la liaison entre le TypAir et les lunettes connectées, qu’est-ce qu’il y a ? Hum ? Un smartphone. Un appareil avec un clavier virtuel qui ne demande pas d’apprendre un nouvel alphabet et qui va vous répondre sur un écran tout à fait lisible. Pas besoin de recharger un appareil supplémentaire, pas besoin de se balader avec un truc dont le poids n’est pas indiqué mais qui occupe de la place à l’intérieur et à l’extérieur de son pantalon. Le smartphone remplit exactement le même rôle, en moins lourd et encombrant.

Parce que le petit boîtier de Mindrove n’est qu’un accessoire Bluetooth qui joue le rôle de clavier, rien d’autre. Il a forcément besoin du smartphone pour dialoguer et communiquer avec l’extérieur. Et n’imaginez pas pouvoir faire exactement la même chose avec l’écran d’une montre connectée… 

Le TypAir n’existe pas

Proposé à 189$ US en précommande, les autres prix d’appel ne concernant que 25 unités au total, le TypAir n’existe pas. Seul un prototype est annoncé comme fonctionnel. On ne connait pas ses dimensions exactes et on n’a pas de date de livraison non plus. Et pour cause, le projet a besoin de gogos d’investisseurs pour se lancer sur le marché. Mais attention, comme tout investissement, il y a un risque de ne jamais se faire livrer quoi que ce soit… 

MindRove TypAir : un « air clavier » gestuel pour lunettes connectées © MiniMachines.net. 2026

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Pour Michael Dell, la mémoire restera en tension en 2027 et au delà

Sans grande surprise, Michael Dell patron de l’entreprise du même nom, numéro 3 mondial des vendeurs de PC derrière Lenovo et HP, annonce que la situation de la mémoire vive ne va pas aller mieux en 2027. Pire, il indique clairement que les tarifs élevés de ces composants pourraient durer bien au-delà. Projetant un retour à une situation plus normale pour 2029 ou 2030. Bien plus loin que ce qu’indiquait le PDG d’Acer il y a juste un mois.

Michael Dell a un carnet de commande gros comme ça

Michael Dell a un carnet de commande gros comme ça

Michael Dell n’est pas un devin, mais il a en main quelques éléments techniques pour appuyer ses dires. Je ne doute pas une seule seconde que, depuis quelques trimestres, un rapport détaillé de l’état du marché de la mémoire tombe dans sa boîte e-mail tous les matins. La puissance d’achat du groupe, son passé comme son implication sur le segment des serveurs est également un bon moyen de prendre la température actuelle du secteur.

Et les perspectives ne sont pas bonnes avec une augmentation des tensions d’approvisionnement sur la mémoire vive en 2027. En cause, toujours le même appétit monstrueux de l’IA et des Data Centers. Des centres de calcul qui achètent parfois préventivement tout ce qui est disponible sur le marché alors même qu’ils ne peuvent pas encore les héberger ou les alimenter faute d’infrastructure. Une concurrence tellement féroce que les différents compétiteurs de ce secteur pourraient accroitre leur pression sur le reste du segment grand public.

SK Hynix va investir 38 milliards de dollars dans deux nouvelles usines de mémoire vive.

SK Hynix va investir 38 milliards de dollars dans deux nouvelles usines de mémoire vive.

Michael Dell : 95 milliards de dollars dans le carnet de commande de la marque

Le patron de Dell précise que son propre groupe doit déjà livrer pour 95 milliards de dollars de matériel pour les centres de données IA alors que l’année 2026 n’est pas terminée. Les besoins de ces centres de données explosent avec une demande toujours accrue de mémoire HBM et de DDR pour l’accompagner. Cela pousse certes les fabricants de mémoire à augmenter leur cadence de production et à construire de nouveaux centres de production.

Mais, comme je vous l’expliquais précédemment, toute la volonté de ces fabricants se heurte à la problématique d’une industrie qui ne se déploie pas d’un claquement de doigt. Établir, construire, alimenter, équiper, former et opérer une usine capable de proposer de la mémoire vive prend des années. Même en mettant les bouchées doubles, la réponse du segment et la demande pourraient ne pas se rencontrer avant 2029 ou 2030.

On l’a vu récemment, l’industrie PC cherche différentes pistes techniques pour tenter de survivre. Certains constructeurs n’hésitent plus à lancer sur le marché des machines avec 4 Go de mémoire vive seulement sous Windows 11. Microsoft essaie d’optimiser son système d’exploitation pour qu’il soit moins gourmand. Le marché n’a aucune vraie solution pour compenser le fait que l’IA absorbe tout ce qu’elle peut. Les expéditions de PC ont donc logiquement baissé de manière abrupte ces derniers trimestres.

Un data center d'Amazon

Un data center d’Amazon, les voitures donnent l’échelle.

Pour Dell comme pour les autres acteurs de ce calibre, la situation du marché grand public est évidemment problématique, mais elle est compensée par la manne que représente le secteur des centres de données. Pour certains constructeurs, cela va être plus compliqué. Des marques ne pourront pas tenir dans les conditions actuelles jusqu’en 2028 ou 2029. D’autres impacts sur des segments secondaires vont se faire sentir avec une baisse de commandes de composants accessoires qui vont mener à une hausse des prix.

Tant que les acteurs de l’IA peuvent acheter à n’importe quel tarif des composants sans avoir à rendre des comptes puisque ces entreprises perdent des fortunes colossales chaque trimestre, le marché PC qui se bat avec un produit qui doit être compétitif, ne pourra pas suivre.

Le patron du groupe Dell n’est pas avare de détails sur son marché. Indiquant que son carnet de commande concerne des racks et des racks de serveurs IA pesant chacun plus de 1.36 tonne et consommant plus d’énergie qu’une centaine de maisons américaines. Tout cela, les différents clients du marché de l’IA arrivaient tant bien que mal à y faire face. Mais désormais Michael Dell anticipe un véritable goulot d’étranglement pour l’année prochaine sur la mémoire. Parce que, même en payant les composants à prix d’or, l’offre ne suit pas la demande des clients IA. Demande qui devrait s’accroitre encore et encore.

Reste une donnée qui n’est pas dans le logiciel de Michael Dell. L’éventuel éclatement de la bulle IA avec des investisseurs qui ne veulent plus alimenter la machine en cash et se font rappeler à l’ordre d’une manière ou d’une autre. Pour Dell, qui table déjà sur près de 100 milliards de dollars liés à des commandes IA, ce scénario n’existe pas. Mais de plus en plus d’économistes semblent tirer le signal d’alarme. Expliquant par le menu le délire des estimations de rentabilité chiffrées par les différents acteurs. Et l’impossibilité d’un retour sur investissement possible.

On pourrait se dire qu’un éclatement de la bulle aurait des conséquences bénéfiques sur le marché du PC mais les rebondissements en cascade sur toute l’économie seraient sans doute encore pire pour tout le monde. Il faut donc s’attendre à une année 2027 au moins aussi sombre que 2026 et, peut-être, à une situation un peu moins orageuse en 2029 ou 2030.

Source : WSJ

Pour Michael Dell, la mémoire restera en tension en 2027 et au delà © MiniMachines.net. 2026

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Minisforum Elite Mini M2 Air : un Core 3 304 pour tous les usages familiaux

Le Minisforum Elite Mini M2 Air est une nouvelle minimachine assez intéressante si vous avez déjà sous la main quelques composants. Proposé à 279€ sans mémoire ni stockage, il sera parfait pour recycler de la mémoire SODIMM DDR5 et un  SSD M.2 2280 NVMe dans une solution très compacte et discrète.

Le Minisforum Elite Mini M2 Air embarque la puce de base de la gamme Wildcat Lake d’Intel. Un processeur Core 3 304 qui se formule avec 5 cœurs répartis en deux ensembles. Un Coeur rapide associé à quatre coeurs à basse consommation, un circuit graphique avec un cœur Xe et un petit NPU 15 TOPS. Pas une solution très haut de gamme donc mais un processeur qui offrira peu ou prou deux fois les compétences d’un Intel N150 « Twin Lake ». Une formule parfaite pour un usage classique familial avec un TDP de 15 watts qui reste « doux ».

Minisforum Elite Mini M2 Air

Le Minisforum Elite Mini M2 Air propose un trop rare lecteur de cartes MicroSDXC

La formule Wildcat Lake conserve de forts liens de parenté avec les puces de la gamme précédente et en particulier un fonctionnement en mémoire monocanal. Et ce n’est pas inintéressant car c’est moins problématique de n’utiliser qu’une seule barrette de mémoire vive pour cet engin plutôt que de sous-exploiter d’autres processeurs en les bridant en monocanal alors qu’ils sont plus performants avec deux composants mémoire. Pour peu que vous ayez sous la main une barrette de DDR5 SODIMM, vous pouvez donc construire un MiniPC efficace avec cette formule qui accepte désormais jusqu’à 64 Go de mémoire vive.

Le stockage du Minisforum Elite Mini M2 Air est confié à un classique port M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 X4 qui acceptera tout type de SSD M.2 de ce type. Cela se traduit donc pas la possibilité de recycler des composants issus d’un ancien MiniPC ou d’un ordinateur portable tombé en panne et d’en faire facilement un nouveau poste pour un investissement minimal. Au vu des prix actuels des composants, si vous cherchez une formule pour construire un engin familial, un poste de domotique, un petit serveur ou autre, le Minisforum Elite Mini M2 Air propose une approche qui n’est pas inintéressante. 

Minisforum Elite Mini M2 Air

La formule technique est très pertinente avec un engin aux composants facilement accessibles. La plaque inférieure permet de glisser mémoire et stockage en retirant simplement quatre vis. Pensé pour être équipé rapidement, le MiniPC recevra ses composants et demandera l’installation du système de votre choix. Une formule Windows ou un Linux, les deux seront pilotés sans problème. La partie supérieure de l’engin, qui accueille le processeur et la ventilation, sera moins facilement accessible. Le système n’a pas besoin d’être spécifiquement ouvert de ce côté et se suffit à lui-même.

Minisforum Elite Mini M2 Air

Le constructeur a mis en place un système composé d’une ventilation active qui repousse de l’air frais au travers d’ailettes situées au-dessus de la connectique arrière. Un dissipateur métallique conduit la chaleur du processeur vers ces fines lamelles de métal pour faciliter son évacuation. La solution est très classique et a fait ses preuves. Deux scénarios de gestion de la ventilation sont annoncés, d’abord un mode silencieux qui bride la pûce à 15 watts et laisse la ventilation sous les 30 dB. Ce qui sera quasi inaudible dans une pièce classique si on ne colle pas son oreille près de l’engin.

Ensuite un mode « équilibré » qui atteindra les 32 ou 33 dB, ce qui reste là encore fort peu bruyant. Ce second scénario débridera le processeur jusqu’à 28 watts pour plus de performances en calcul. D’un scénario à l’autre, la puissance de la puce sera probablement suffisante pour des usages familiaux classiques, mais au vu des capacités des gammes Twin Lake précédentes, c’est un poste qui devrait combler les besoins de nombreux utilisateurs. En général sur ce type d’engin, le mode équilibré permet de proposer un vaste éventail de possibilités de calcul et d’usages.

Minisforum Elite Mini M2 Air

Un Minisforum Elite Mini M2 Air bien équipé

Le MiniPC propose une belle connectique avec des éléments assez rares sur un MiniPC comme ce lecteur de cartes MicroSDXC situé sur le côté gauche de la minimachine. En face avant on retrouve des classiques puisque l’engin combine un double port USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en plus du bouton de démarrage illuminé d’une LED.

À l’arrière, sous les ailettes de ventilation, pas moins de quatre sorties vidéo avec un double port HDMI 2.0, un USB 3.2 Gen2 Type-C DisplayPort 1.4 et Power Delivery In de 65 watts et la présence d’un port USB4 souvent oublié sur ce type de machine entrée de gamme. Ce port au format Type-C fera circuler non seulement des données avec un débit rapide, mais également un signal DisplayPort 1.4 pour gérer un affichage supplémentaire. Également compatible Power Delivery, il pourra négocier 65 watts en entrée et 15 watts en sortie pour gérer des éléments externes.

L’alimentation de base est néanmoins confiée à un Jack 19 V classique, probablement pour ne pas augmenter le prix de la formule avec une alimentation externe au format USB. On retrouve par ailleurs un USB 2.0 Type-A pour piloter les périphériques de saisie classiques. Un Antivol type Kensington Lock est visible.

La partie réseau est confiée à trois éléments, d’abord un port M.2 2230 interne accueille un Intel AX211 qui propose Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 pour des débits sans fil rapides. Mais deux ports Ethernet 2.5 Gigabit séparés sont également proposés avec des puces Intel i226-V pour les piloter.

Le Minisforum Elite Mini M2 se présente donc comme une solution parfaite pour recycler des composants, son Core 3 304 sera suffisant pour des missions très variées allant du multimédia à la bureautique en passant par le surf et la création basique. Ce n’est pas un engin que l’on utilisera comme poste de travail principal pour faire de la retouche d’image ou du montage vidéo mais dans des usages classiques familiaux, il sera largement suffisant.

Depuis quelques années, les puces Intel entrée de gamme ont changé de braquet. Elles sont passées vers des solutions Alder Lake-N puis vers le Twin Lake qui embarquaient tous les deux uniquement des cœurs à très basse consommation. Des puces qui fournissent pourtant assez de réserve de puissance pour travailler, retoucher, programmer, monter des vidéos, faire de la mise en page, jouer léger, modéliser en 3D, imprimer en 3D, se transformer en serveur ou en PC parfait pour une chambre de collégien, lycéen ou étudiant. Ici la formule est la même puisqu’on retrouve ces quatre cœurs basse consommation.

Mais sur cette nouvelle génération Wildcat Lake, Intel a rajouté un cœur supplémentaire Performant issu de ses puces classiques, ce qui double la puissance des processeursprécédents. Le Core 3 304, bien qu’il soit l’entrée de gamme de la série, offre encore plus de performances et de puissance pour peu qu’il soit, et c’est important, accompagné de 16 Go de mémoire vive au minimum. Si vous avez une barrette de 16 Go de DDR5 SODIMM qui traine ou une machine équipée de ce type de mémoire qui donne de gros signes de fatigue, c’est donc une formule très intéressante pour les recycler.

Le MiniPC est livré avec un support VESA pour le fixer à l’arrière d’un écran ou sur le côté d’un meuble. Un bloc d’alimentation externe et un câble HDMI sont également dans la boite. Il mesure 11.2 cm de large comme de profondeur pour 3.71 cm d’épaisseur afin de se faire facilement oublier sur un bureau. À 279€ en version barebone, c’est un bon investissement à mon sens si vous avez des pièces à recycler.

La version « toute équipée » avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage est beaucoup moins séduisante, mais c’est lié à la conjoncture des prix des composants du moment. Elle a l’avantage d’être prête à l’emploi avec un système Windows 11 préinstallé dessus, mais grimpe à 599€ ce qui est évidemment moins intéressant d’un point de vue tarif. Le Minisforum Elite Mini M2 est garanti 2 ans directement par le constructeur et la livraison est gratuite depuis l’entrepôt Européen de la marque.

Voir l’offre sur Minisforum France

 

Minisforum Elite Mini M2 Air : Core 3 304 Barebone
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ machine discrète et compacte

– support et SAV Europe
– nécessite l’installation de composants
– nécessite l’installation d’un système

Minisforum Elite Mini M2 Air : un Core 3 304 pour tous les usages familiaux © MiniMachines.net. 2026

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Mechrevo iMini P700 : un MiniPC sous Ryzen 7 H 255 et évolutif

Le Mechrevo iMini P700 est une solution assez classique dans son approche mais qui propose un format intéressant. Il embarque un processeur AMD Ryzen 7 H 255 aux performances assez redoutables pour de nombreux usages. Surtout il permettra une belle évolution technique.

Mechrevo iMini P700

Mechrevo iMini P700

Le Mechrevo iMini P700 est annoncé à 4399 yuans en Chine, soit environ 585 euros HT chez nous, pour une version avec 16 Go de mémoire vive DDR5 étalée sur deux ports SODIMM et pouvant évoluer jusqu’à 128 Go. Le stockage de 512 Go de ce modèle est également évolutif avec un double port M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 pour une augmentation aisée de ses capacités.

La puce HawkPoint Ryzen 7 H255 est construite sous l’architecture AMD Zen4 avec 8 cœurs, 16 Threads et une fréquence oscillant de 3.8 à 4.9 GHz. Elle est surtout épaulée par un excellent petit processeur graphique Radeon 780M qui embarque 12 Compute Units RDNA3 proposant de très bonnes performances compte tenu des 45 watts de TDP que la solution consomme. La puce est refroidie à hauteur de 65 watts et devrait fournir assez de performances pour de nombreux usages allant de la création au jeu en passant par des usages classiques.

Le Ryzen 7 H255 en action sur un GMKteck K12, voir plus bas.

Le Ryzen 7 H255 est une solution assez particulière du marché puisqu’il est proposé uniquement aux fabricants chinois et non pas aux constructeurs occidentaux. La différence entre ce 255 et le H260 qui est proposé aux autres fabricants, c’est l’absence de NPU XDNA . Celui-ci est désactivé sur le 255 qui est donc vendu moins cher mais reste très performant. Pour toute personne ne cherchant pas un usage IA local de sa machine, cela en fait une excellente piste d’investissement.

La connectique proposée est plutôt bonne avec en façade trois ports USB 3.2 Type-A et  un USB4 en plus d’un jack audio combo 3.5 mm et d’un bouton d’alimentation rehaussé d’une LED.

Mechrevo iMini P700

A l’arrière, placée sous l’extraction d’air chaud, on retrouve deux ports Ethernet 2.5 Gigabit, un USB 3.2 Type-C avec DisplayPort et Power Delivery, un HDMI 2.1, un DisplayPort 1.4 et deux USB 2.0 Type-A. On ne connait pas les dimensions exactes de l’engin mais le Mechrevo iMini P700 occupe 0,97 litre et mesure 5.35 cm de haut. Il propose un Antivol type Kensington Lock sur le flanc droit.

Derniers détails, l’engin propose des LEDs RGB actives et une alimentation 120 watts externe. La marque revendique un niveau de bruit extraterrestre avec un départ  de mesure de l’engin allumé à 19.5 dB. Un chiffre à prendre avec des pincettes puisqu’il correspond à un niveau très inférieur à celui d’une pièce à vivre classique. Cela suppose donc une mesure de labo et un MiniPC qui n’émet absolument aucun bruit une fois allumé avec une ventilation active coupée et, peut-être, juste la mesure de l’environnement électrique de la pièce. Une mesure étrange puisque les concurrents tournent en général entre 28 et 40 dB avec parfois des châssis plus imposants.

Le Mechrevo iMini P700 garde sa distribution en Chine

Le prix est assez correct pour ce modèle au vu de l’état du marché. À un peu moins de 600€ HT en version 16/512 Go il n’en reste pas moins très éloigné d’un Minisforum UM880 Plus disponible à 599€ en mai 2025 avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage. Ce modèle ne proposait pas un Ryzen 7 H255 mais un Ryzen 7 8845HS, mais sur le papier, ces deux puces sont quasiment identiques. Le H255 étant juste un renommage de l’ancien modèle avec une baisse de fréquence turbo de 5.1 à 4.9 GHz.

Mechrevo n’est pas spécialement bien distribué en Europe et l’importation n’est pas forcément facile. Il ne faut donc pas attendre de le voir débarquer chez des exportateurs classiques, mais peut-être sur des boutiques plus ou moins éphémères sur AliExpress.

NucBox K12

NucBox K12

Si ce type de puce vous intéresse, je vous invite à découvrir ou redécouvrir le Aoostar MACO sous le même Ryzen 7 H255 qui est proposé en format Barebone à 309€ soit 279€. Une solution économique et performante SI vous avez déjà de la DDR5 et un stockage M.2 2280 NVMe PCIe. Ou le GMKtec K12 également disponible en Barebone à 329.99€ avec un équipement assez similaire.

Source : Notebookcheck

Mechrevo iMini P700 : un MiniPC sous Ryzen 7 H 255 et évolutif © MiniMachines.net. 2026

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HP OmniBook 3 : un portable 16 pouces avec 4 Go de mémoire

Le nouvel HP OmniBook 3 tout juste annoncé sous Windows 11 est un engin fort peu recommandable. Rien n’est adapté à l’exploitation du système d’exploitation embarqué. Il n’y a rien à sauver dans cette machine et ce n’est pas comme cela que le marché va retrouver des couleurs.

Les nouvelles déclinaisons de portables HP OmniBook 3 Laptop AI 16 portent bien mal leur nom. Certes, ces engins font 16″ de diagonale, mais elles n’ont pas vraiment de compétences particulières en IA, ne sont pas du tout Omni1 et sont proposées à un prix délirant au vu de leur équipement.

HP OmniBook 3

Le cœur de ces engins est un SoC Qualcomm Snapdragon C1-10-100, des puces entrée de gamme basées sur le SoC Kryo 670 de Qualcomm. Elles ont certes été annoncées en 2026 mais il s’agit en réalité d’une puce 8 cœurs composée de Cortex-A76 et Cortex-A55 que la marque a décommissionnées en 2021. Jugées incapables de fournir les besoins techniques de Windows 11 elles ont été remplacées par les Snapdragon 7c qui étaient eux-mêmes très limités d’un point de vue performances.

D’un point de vue calcul, le 7c est inférieur à un simple processeur entrée de gamme Intel N150 de presque 30% en multicoeur. Si vous ajoutez à cela les couches d’émulation logicielle pour que Windows 11 exécute un code développé en x86, le résultat est catastrophique. Pour un usage d’outils développé pour ARM, passe encore, mais pour toute autre chose ce sera redoutablement inefficace.

Et cela sans même évoquer la mémoire vive engorgée par les applications par défaut du constructeur sur cet HP OmniBook 3. Il s’agit donc ici d’une puce franchement trop faible pour proposer un comportement décent sous Windows 11. La solution propose bien un petit NPU Hexagon 12 TOPS qui sera très joli sur le papier, mais au vu des autres composants embarqués, on comprend rapidement qu’il sera inexploitable.

Car ce processeur est proposé ici avec 4 Go de mémoire vive seulement. De la mémoire LPDDR5-6400 soudée à la carte mère et donc non évolutive, qui ne permettra pas de gérer de multitâche efficace. Dans mon souvenir, un Samsung Galaxy Book Go avec un Snapdragon 7c et 8 Go de mémoire vive occupait 3.7 Go de RAM au démarrage. Soit entre 80 et 90% de la mémoire embarquée sur ce modèle.

Si un utilisateur habitué à piloter au moins deux programmes à la fois se saisit de cette machine, il sentira immédiatement un conflit d’usage entre ses habitudes et ce que propose l’engin. Avec 4 Go de mémoire vive seulement, passer d’un navigateur à un traitement de texte entrainera à coup sûr le recours à la récupération de données sur le stockage. Ce qui nous amène à un nouveau problème.

Cet HP OmniBook 3 propose 128 Go de stockage. Outre l’étroitesse de celui-ci et des débits qui ne seront pas au niveau d’une solution PCIe, il s’agit là encore d’un composant soudé à la carte mère. Ce qui pose un énorme souci à moyen terme puisque ce stockage UFS sera sursollicité par l’absence d’assez de mémoire vive. Le risque d’une usure rapide de ses cellules est important et la durée de vie de l’engin est donc limitée. 

HP OmniBook 3

L’écran est peut-être le seul point « correct » de l’offre, avec une solution 16 pouces en 1920 x 1200 pixels de type IPS avec 300 nits de luminosité. Il ne faudra pas s’attendre à un affichage de grande qualité puisque la couverture colorimétrique est de 62.5% de la norme sRGB, mais la dalle est au moins proposée avec un traitement antireflets.

La connectique est correcte avec des ports assez nombreux. On retrouve du HDMI 2.1, une paire d’USB 3.1 Type-A et deux USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort 1.4 et Power Delivery 1.3 mais malheureusement situés du même côté, en plus d’un jack audio combo 3.5 mm. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 6.0 piloté par un modem Qualcomm Fastconnect C6700 permettra une connexion facile et stable aux réseaux. Une webcam avec œilleton de confidentialité sera également disponible pour de la vidéoconférence. Propsoant du FullHD, elle est accompagnée par une paire de micros et un système d’ajustement en temps réel du contraste et de la luminosité. Une paire d’enceitnes standard proposera un son stéréo à l’ensemble.

HP OmniBook 3

Le HP OmniBook 3 promet une autonomie de 20 heures, mais à quoi bon ?

L’accent est mis sur l’autonomie de la batterie 3 cellules 41 Whr et du chargement rapide proposé par le module 45 Watts GaN de la version US de ce modèle. En effet, la marque annonce jusqu’à 20 heures d’autonomie en lecture vidéo locale FullHD à 200 nits. La charge rapide permettrait de regonfler à 50% la batterie en « approximativement 45 minutes » d’après HP.

C’est très bien mais c’est également très trompeur. La puce graphique Adreno A643 de ce SoC Snapdragon est en effet parfaitement capable de décoder matériellement un signal vidéo FullHD avec très peu de ressources. Ce qui permet de proposer une énorme autonomie avec ce genre de tests. Mais dans la pratique, la puce sera totalement submergée de travail  avec une émulation x86 jugée décevante par son propre successeur.

L’autonomie sera en chute libre par le simple usage d’un programme non développé spécifiquement pour la plateforme ARM. Avec les composants entourant ce SoC, les travaux d’échange de données et la lenteur de traitement auront également un impact fort sur l’autonomie globalement proposée par l’engin. Il y a un monde pour cette puce entre décoder un signal vidéo et faire un simple travail de navigation.

Et, au bout du compte, quel intérêt ? Avoir 20 heures d’autonomie, pourquoi faire ? Si la moindre tâche demande deux fois plus de temps à s’exécuter ? Si basculer d’un programme à un autre vous demande de patienter plusieurs secondes pour que les éléments s’affichent à l’écran ? Ces délais se faisaient sentir dès la sortie de la boite de ce type d’engin comme le Samsung Galaxy Book Go sous Snapdragon 7c avec 8 Go de mémoire en 2023.

Imaginez la lenteur du PC avec un SoC moins rapide, deux fois moins de mémoire et quelques mois d’encrassement logiciel de la machine. Avoir 20 heures d’autonomie, c’est bien, mais si c’est pour faire deux fois moins de choses qu’avec un PC portable classique, quel intérêt ? Patienter devant son PC ? 

Le pire étant que le prix de l’engin n’est pas donné. Le HP OmniBook 3 Laptop AI 16 dans cette configuration 4/128 Go est proposé à 599.99$ HT aux US en version  argentée ou grise. Une version identique mais avec 256 Go de stockage en NVMe PCIE au format M.2 est vendue 699.99$ HT. Il n’ya a rien a sauver dans ces configurations.

Pour rappel, on trouve encore des portables Lenovo Thinkpad X13 G2 de seconde main en bon état avec 16 Go de mémoire vive, 250 Go de stockage évolutif et un processeur Core i5 de 11 gen à moins de 420€ en ligne. Beaucoup d’autres modèles, à partir de 149€, sont proposés avec au moins 8 Go de mémoire vive et 250 Go de stockage. Et la plupart d’entre eux, bien que vendus sous Windows, pourront éventuellement basculer sous Linux au besoin.

Une question me tourmente en ce moment, avec des produits comme cet HP OmniBook 3 vais-je devoir faire une rubrique mauvais plans ?

 

Une baisse historique des expeditions de PC : -20% sur un an

Source : Notebookcheck

HP OmniBook 3 : un portable 16 pouces avec 4 Go de mémoire © MiniMachines.net. 2026

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Micro Arcade : la plus petite bonne arcade du monde ?

Avec Micro Arcade, Juha Lilja aka apn201 propose une borne d’arcade minuscule pilotée par un kit de développement ATOMS3R de M5Stack. Une solution ESP32 arrimée à un tout petit écran de 0.85 pouces en 128 x 128 pixels. 

Le dispositif propose une connexion Wi-Fi mais n’a pas les ressources pour piloter des jeux, aussi la Micro Arcade fonctionne en réalité comme un terminal. Les anciens titres MS-DOS qui sont affichés dessus tournent en réalité sur un PC séparé et ne font que voyager vers le petit écran. Les jeux sont bien exécutés avec une latence minimale, mais la Micro Arcade ne permet pas réellement de jouer parfaitement faute de contrôles réels. 

Le module Atomstack de la Micro Arcade

Le dispositif choisi ne propose en tout et pour tout qu’un seul et unique bouton. Le ATOMS3R est parfait pour faire tourner des applications basiques l’une après l’autre en appuyant sur l’écran qui lui sert d’unique contrôle. On peut par exemple afficher des données météo, cliquer pour basculer sur une horloge puis cliquer encore sur l’affichage pour évoluer vers autre chose. Ce n’est évidemment pas suffisant pour jouer à un titre comme DOOM mais heureusement un petit capteur d’inclinaison est intégré et permet donc des déplacements.

Pour jouer, on poussera la petite borne vers l’avant pour avancer, vers l’arrière pour reculer, etc. Un clic fera feu, un double clic permettra d’autres actions, etc. Évidemment, appuyer sur l’écran pendant qu’on joue n’est pas l’idéal… C’est pour cela que les titres où on pilote un véhicule sont peut-être les plus adaptés à ce format.

Micro Arcade

Une Micro Arcade compatible avec des milliers de jeux.

28 jeux sont disponibles par défaut mais des centaines pourraient être ajoutés. Le problème vient des menus et des titres qui sont impossibles à lire sur un écran de cette taille. Pour les lancer, la Micro Arcade doit proposer une séquence de boot qui activera automatiquement pour chaque titre des éléments particuliers. En sélectionnant dans les menus le choix d’une nouvelle partie solo au démarrage. Le tout a été construit par un papa pour la maison de poupée de sa fille et, comme souvent, cela semble avoir un peu débordé… La page du projet ne dit pas qui est le plus heureux dans l’histoire, le père ou sa fille.

Pour plus d’infos, la page du projet sur Hackaday et la page Github

Micro Arcade : la plus petite bonne arcade du monde ? © MiniMachines.net. 2026

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Bluetooth LE HDT : une mise à jour audiophile pour 2027

Avec le Bluetooth LE HDT, les appareils sans fil permettront un transfert de données presque quatre fois plus important qu’actuellement en restant dans une très faible consommation d’énergie. Cela permettra, entre autres, un bien meilleur dialogue pour la gestion du son.

Quelle que soit la technologie et les codecs utilisés, la gestion du son en Bluetooth demande des sacrifices de qualité. Le débit disponible force à une compression des données et les circonvolutions techniques existantes chez les constructeurs forcent l’utilisateur à s’équiper de composants en dehors de la norme. Le Bluetooth LE HDT veut permettre à tous les appareils de pouvoir bénéficier d’une interopérabilité et d’un échange de données à haut débit sans passer par des technologies signées par Qualcomm ou Sony par exemple. 

Un prototype d'émetteur Bluetooth LE HDT

Un prototype d’émetteur Bluetooth LE HDT : ©AvWatch

Cet acronyme qui suit le premier pour Low Energy signifie donc High Data Throughput. Il indique une nouvelle avancée développée par le Bluetooth Special Interest Group qui gère la norme pour apporter au marché un nouveau standard de pilotage sonore haute définition qui n’accuserait plus aucune perte de son. Le débit accordé pour ce poste passerait ainsi des 2 Mb par seconde de débit maximum actuel à 7.5 Mb par seconde en Bluetooth LE HDT. Un changement de paradigme qui permettrait de faire transiter un signal de bien meilleure qualité.

Un nouveau codec HLC pour High-Resolution/Lossless Codec proposerait également une nouvelle approche. Avec la bande passante disponible, il pourrait proposer deux formats différents. Soit le transfert d’un format audio haute résolution, soit une gestion sans pertes de données. L’un ou l’autre étant de bien meilleure qualité que les formats actuels, même en regardant du côté de l’aptX ou du LDAC. Ce codec n’est pas encore standardisé mais devrait l’être d’ici l’année prochaine pour accompagner le nouveau format Bluetooth et délivrer des signaux allant jusqu’au 24 bits/96 kHz. La présentation du format a été faite lors d’une conférence au Japon reprise par le site AvWatch.

Le Bluetooth LE HDT facilitera l'usage de systèmes multipoint sans fil.

Le Bluetooth LE HDT facilitera l’usage de systèmes multipoint sans fil.

Le Bluetooth LE HDT sera interopérable mais pas compatible avec les appareils existants

Pour l’utilisateur, l’arrivée du Bluetooth LE HDT assurera une totale compatibilité entre les différents casques, enceintes, smartphones et autres appareils utilisant le Bluetooth pour communiquer du son. Il suffira de repérer la norme sur la boite de l’appareil. Et cela quelle que soit la marque embarquée. Actuellement, si votre source émet sans une norme mais que votre récepteur en exploite une autre, vous aurez beau posséder deux appareils haut de gamme capables de piloter un signal Bluetooth de qualité, le résultat ne dépassera pas l’entrée de gamme faute de dialogue. Un casque de la marque X peut très bien mal accepter une source issue d’un smartphone de la marque Y si les deux ne partagent pas le même protocole.

Avec le Bluetooth LE HDT, si les deux appareils collent à la norme en plus de leurs éventuels propres standards, le dialogue sera possible. La contrepartie évidente sera évidemment l’obligation de changer d’équipement. Un casque, même très haut de gamme aujourd’hui, ne sera pas compatible Bluetooth LE HDT demain. Et il faudra donc du temps pour que le public s’équipe de ces modèles d’émetteurs et de récepteurs. Le marché évoluera donc en douceur vers la nouvelle norme, une douceur d’autant plus lente à s’installer qu’il est probable que seuls les appareils les plus haut de gamme en bénéficient au début de la carrière de ce nouveau format.

La communication autour de cette norme pour le grand public devrait débuter en janvier prochain pour le CES 2027 avec l’apparition d’un logo et un début de mise en avant par les ténors du secteur. 

Un prototype d'émetteur Bluetooth LE HDT de salon

Un prototype d’émetteur Bluetooth LE HDT de salon ©AvWatch

La nouvelle de l’interopérabilité est évidemment excellente et l’idée de pouvoir mixer les appareils entre eux enlèvera une partie du casse-tête technique actuel lors de l’achat. Sur le poste de la gestion du son lui-même, il faudra veiller comme toujours à des technologies annexes. Celle du confort proposé par les appareils d’écoute, son autonomie, la qualité de leur restitution mais aussi les éléments techniques employés pour atténuer physiquement ou logiciellement le bruit qui entoure l’utilisateur.

Je le répète régulièrement, mais si l’écoute proposée ici est une avancée formidable pour une écoute en intérieur. Avec un son de la meilleure qualité possible grâce à un casque haut de gamme et un déploiement multipoint facilité pour un Home-Cinéma. Cet usage est vraiment plus difficile avec une même qualité sonore une fois à l’extérieur. Vous aurez beau avoir le meilleur casque du monde, le passage d’un camion, le coup de frein d’un métro ou le croisement d’un chantier de travaux publics ruinera à coup sûr votre concert ou votre film.

C’est un point important à prendre en compte lors de son achat. Dépenser une véritable fortune dans un casque a du sens si son usage est parfaitement contrôlé, mais rester plus prudent dans son investissement si on va l’utiliser essentiellement à l’extérieur est évident. Il ne faut pas perdre de vue que le format exige un changement de récepteur comme d’émetteur. En attendant que la technologie Bluetooth LE HDT se démocratise dans les années qui viennent, il vaut peut-être mieux rester juste attentif à son déploiement à l’ensemble du marché et non pas se précipiter vers les premières annonces qui seront, à coup sûr, un bon moyen de proposer surtout des produits très haut de gamme… et très chers.

Bluetooth LE HDT : une mise à jour audiophile pour 2027 © MiniMachines.net. 2026

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La batterie Ugreen NEXODE Pro 200W 25000 mAh à 60€

Vous avez aimé la Nexode 130W ? Moi oui. Aujourd’hui c’est la Nexode Pro 200W qui est en promo chez Ugreen à 60.80€. Une jolie nuance avec son prix originel de 79.99€ et comme vous êtes semble-t-il nombreux à être à la recherche d’une grosse batterie puissante pour recharger vos appareils en vadrouille…

Nexode Pro 200W

C’est dans les grandes lignes le même dispositif que la batterie que j’ai testée en 2025. On passe simplement de 20 000 mAh à 25 000 mAh. Et de 100 W de charge max sur un port à 140 W. Pourquoi s’appelle-t-elle NEXODE Pro 200 W alors ? Parce qu’en combinant deux sorties, elle propose jusqu’à deux fois 100 W au total. De quoi remettre d’aplomb deux smartphones vite fait bien fait. D’épauler un Steam Deck, d’alimenter un fer à souder pendant des heures ou de doubler l’autonomie d’un ordinateur ultraportable.

Ce joli bébé pèse 631 grammes pour 15.8 cm de haut sur 5.4 cm de large et 5 cm de profondeur. Il dispose d’un écran indiquant l’état de charge restant, la puissance déployée et l’état général de la batterie. Des fonctions avancées de charge lente sont proposées et la qualité globale de l’objet est excellente. La mienne, qui a déjà pas mal voyagé depuis la fin de l’année dernière, n’a pas une seule rayure ou de trace d’usure sur sa coque.

La UGREEN Nexode Pro 200W en promo

La batterie UGREEN Nexode Pro 200W est proposée à 75.99€ Chez Ugreen et tombe à 60.80€ avec le code promo LOVECOUPON20. C’est un excellent modèle pour tous ceux qui cherchent une belle autonomie. La batterie a évidemment les défauts d’un encombrement et d’un poids importants, mais au moins ils n’annoncent pas des capacités farfelues dans un encombrement impossible. Je ne regrette absolument pas la version 130W qui est vraiment une roue de secours parfaite pour une grosse journée de travail en extérieur. Elle m’a déjà sauvé plusieurs fois la mise.

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La batterie Ugreen NEXODE Pro 200W 25000 mAh à 60€ © MiniMachines.net. 2026

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Xiaomi Smart Band 11 Active : le bracelet à moins de 40€

Zoé me demande quel bracelet / montre acheter pour son « grand ». Le Xiaomi Smart Band 11 Active pourrait correspondre à son besoin. Le cahier des charges est simple, depuis la rentrée son fils ne peut plus lire l’heure sur son smartphone puisque celui-ci n’a plus le droit de cité dans l’enceinte de son école. En maman attentive, Zoé demande donc un bracelet pas trop cher pour lire l’heure, suivre éventuellement ses activités sportives et ne pas avoir a le recharger tous les jours.

Smart Band 11 Active

Ah ! Et si possible que cela ne coûte pas « une fortune ». Cela semble bien coller avec le Smart Band 11 Active de Xiaomi qui propose pour moins de 40€ tout ce qu’elle recherche. Il propose évidemment les fonctions de base classiques comme l’heure, la gestion des alarmes, les notifications, un calendrier, la météo ou le contrôle de la musique jouée depuis un smartphone.

Smart Band 11 Active

Avec entre 8 et 21 jours d’autonomie suivant les usages et une recharge complète en moins de deux heures, le petit bracelet propose une gestion de plus de 50 sports différents avec prise en compte du nombre de pas, mesure du stress, surveillance cardiaque, de l’oxygène du sang ainsi qu’un suivi de règles et du sommeil. Le dispositif est simple avec une résistance à l’eau basique de 5 ATM pour aider à faire la vaisselle.

Smart Band 11 Active

Le boîtier rectangulaire en aluminium mesure 4.35 cm de haut pour 2.58 cm de large et 1.02 cm d’épaisseur. Il pèse, sans le bracelet donc, 18 grammes. L’écran TFT mesure 1.47 pouces avec 172 x 320 pixels, soit 247 ppp, caché sous un verre renforcé. Il communiquera avec un smartphone en Bluetooth 5.3 et proposera une application Mi Fitness pour dialoguer avec votre système. La recharge se fait via un câble magnétique livré mais sans chargeur dans la boîte.

Bref, un petit bracelet pas trop cher et complet pour tous les usages du quotidien avec en prime un écran bien défini, un rafraîchissement de 60 Hz une palette de plus de 100 cadrans pour s’adapter aux goûts de chacun.

Le Smart Band 11 Active est disponible au même tarif sur Amazon et chez Xiaomi France

Xiaomi Smart Band 11 Active : le bracelet à moins de 40€ © MiniMachines.net. 2026

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E Ink Kaleido 4 : la nouvelle encre numérique couleur

La nouvelle dalle E Ink Kaleido 4 est annoncée. Cette nouvelle génération d’encre numérique promet des couleurs plus vives, une luminosité plus importante et un contraste élevé en plus d’une performance technique générale accrue.

Kaleido 4

Les dalles Kaleido 4 promettent beaucoup avec, pour commencer, un spectre de couleur beaucoup plus large. E ink promet un doublement du gamut de la dalle par rapport à la génération précédente. Si le nombre de couleurs possible sera toujours inférieur à celui d’un écran à cristaux liquides classique, la finesse proposée par ce doublement devrait néanmoins se faire sentir.

Kaleido 4 promet une meilleure lisibilité

Elle est conjuguée avec un facteur de réflexion du blanc qui augmente de 15% et qui devrait améliorer la qualité de la « page » en lecture. Avec un blanc moins gris, le contraste serait amélioré de 50%. Ce qui devrait là encore proposer plus de confort au lecteur. E ink assure avoir poussé la performance et la réactivité de ses dalles avec de nouveaux algorithmes qui permettent désormais de proposer un rafraîchissement beaucoup plus rapide. On parle de lecture vidéo possible en 18 images par seconde. Évidemment pas suffisant pour regarder une vidéo, mais plus agréable pour des transitions de document ou le défilement d’une page en navigation internet.

Les fondamentaux techniques évoluent donc sur cette nouvelle dalle. Les différents éléments ont été améliorés avec un filtre coloré plus fin et un meilleur éclairage frontal.

Des liseuses / tablettes Android Hanvon MC10 sous Kaleido 4 dès 2027 ?

Des liseuses / tablettes Android Hanvon MC10 sous Kaleido 4 dès 2027 ?

Des liseuses signées Kobo, Bigme, Onyx et Nook sont attendues sous E Ink Kaleido 4 dès l’année prochaine. Hanvon devrait de son côté lancer une tablette M10C II pour faire suite au modèle actuel sous Kaleido 3 qui propose un stylet actif sous Android 14.

Trois liseuses et trois images différentes

Trois liseuses et trois images différentes

A noter que la présence d’une dalle Kaleido est généralement vue comme un élément indépendant du reste de la liseuse mais la qualité de celle-ci est très dépendante de son intégration par le fabricant. Suivant la « recette » choisie, une dalle de même technologie peut avoir un comportement totalement différent. On le voit ici avec ces trois liseuses sous Kaleido 3 qui ne proposent pas du tout la même image malgré des réglages identiques. La présence d’une dalle E ink spécifique est donc un point de départ à prendre en compte, mais les retours techniques doivent dépasser cette simple indication pour se concentrer sur le rendu réel de chaque modèle avant de faire un choix.

E Ink Kaleido 4 : la nouvelle encre numérique couleur © MiniMachines.net. 2026

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TOPC TXA2 : un autre MiniPC suréquipé sous Gorgon Halo Ryzen AI Max+ Pro 495

Le fait que le TOPC TXA2 soit issu d’une marque peu connue ne change rien à l’affaire. La présence d’un processeur haut de gamme chez AMD, une puce capable d’orienter jusqu’à 160 Go de mémoire vers son circuit graphique, rend l’engin excessivement onéreux.

TOPC TXA2

On retrouve ici un TOPC TXA2 proposé à 6399$ HT en version 192 Go de LPDDR5x-8533 avec 2 To de stockage et la facture s’alourdit à 6699$ HT en version 4 To. Des tarifs élevés qui forcent à faire confiance à un constructeur fort peu connu chez nous et qui ne garantit son MiniPC qu’une année. Ce qui est, au vu de l’investissement, un cap assez difficile à franchir. Le modèle est sans surprise celui de la plateforme AMD Ryzen AI Halo officialisée par AMD il y a quelques jours et pas mal éventée depuis quelques semaines.

Mais l’appareil a du potentiel, je ne sais pas dans quelle mesure c’est une création originale de la marque, mais ce châssis de 2,5 litres cache de petites surprises. Ainsi il est possible de glisser jusqu’à 4 ports M.2 2280 dans le boîtier. Deux sont en PCIe 4.0 x4 et les deux suivants en PCIe 4.0 x2. Un dispositif qui va permettre de stocker énormément de données en interne pour différents usages. 

La connectique est également très complète, la façade avant de 18 cm de large expose deux USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB 3.2 Gen2 Type-A et un lecteur de cartes SDXC en plus du bouton de démarrage et d’un jack audio combo 3.5 mm. Un module interne non détaillé fournira un signal Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4.

La partie arrière du TOPC TXA2 dévoile un port Ethernet 10 Gigabit AQC113 et un second en Ethernet 2.5 Gigabit i226, quatre ports USB 3.2 Gen1 Type-A, une sortie HDMI 2.1 et un DisplayPort 2.1 en plus d’un second port USB4. L’engin pourra donc piloter quatre affichages en simultané. Le châssis de 18 cm de profondeur et 7.8 cm d’épaisseur est pensé pour être posé debout sur la tranche ou à plat avec une évacuation d’air chaud au-dessus de sa connectique. Je n’ai pas vu de port Antivol type Kensington Lock mais l’engin est assez encombrant et pèse 2.319 Kg.

Le TOPC TXA2 est mis en avant comme un engin dédié à l'IA mais aussi pour des usages créatifs ou ludiques plus classiques.

Le TOPC TXA2 est mis en avant comme un engin dédié à l’IA mais aussi pour des usages créatifs ou ludiques plus classiques.

Le TOPC TXA2 à l’aise dans énormément d’usages mais…

C’est typiquement le genre de modèle qui peut servir aussi bien de MiniPC de travail classique pour différentes tâches tout en étant capable de proposer le pilotage d’un IA locale. Mieux, avec sa double connectique réseau performante et son stockage interne de grande capacité, il peut se transformer en un outil réseau pour partager un LLM sur plusieurs postes. Reste à savoir si le dispositif de refroidissement mis en place est envisageable sur un bureau ou s’il faut vraiment déporter l’engin dans une autre pièce.

Le TOPC TXA2 propose en effet une ventilation assez conséquente qui assurera la dissipation de 140 Watts en usage de pointe et 120 Watts au long cours. Deux gros ventilateurs sont chargés d’évacuer la chaleur du processeur et deux autres sont placés également autour de la mémoire et des quatre unités de stockage pour les refroidir. On aura donc quatre ventilateurs et autant de sources de nuisance sonore à portée d’oreille. 

TOPC TXA2

Impossible de savoir si le châssis est réalisé en métal ou non, pas d’infos sur le bruit généré par l’ensemble, une garantie limitée d’une année seulement… Le MiniPC TOPC TXA2 à beau être moins cher que certains concurrents, il reste difficile d’investir dans un tel appareil. Avec 69$ de port en plus, cela nous fait un minimum de 6568 $ HT au départ de Chine. Soit, au cours du jour et après le change de Paypal qui est leur seul moyen de paiement, un investissement de plus de 6000€ HT et 7200 avec 20% de TVA… 

AMD met à jour sa plateforme Ryzen AI Halo sous Ryzen AI Max+ PRO 495

TOPC TXA2 : un autre MiniPC suréquipé sous Gorgon Halo Ryzen AI Max+ Pro 495 © MiniMachines.net. 2026

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Bon Plan : Jeu Agent A – Casse-tête d’espions offert sur EPIC

Vous incarnez l’Agent A, votre mission (si vous l’acceptez) est d’infiltrer la base secrète de Ruby La Rouge pour appréhender ou neutraliser la cible.

Découvrez un monde sophistiqué inspiré des années 60 et bourré de trucs rétrofuturistes, d’objets cachés, de gadgets et de casse-tête logiques. Mais attention… Ruby La Rouge est une espionne qui ne doit pas être prise à la légère ! Explorez un labyrinthe de casse-tête déroutants dans ce jeu décalé du chat et de la souris. Reste à savoir si vous jouez le chat… ou la souris !

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Bon Plan : Jeu Agent A – Casse-tête d’espions offert sur EPIC © MiniMachines.net. 2026

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Bon Plan : Jeu Bad Cheese offert sur EPIC

Incarnez une petite souris qui passe le week-end chez elle, accompagnée d’un père instable alors que maman est absente. Soyez sage pour que PAPA NE SE FÂCHE PAS.

Vous vivez tous ensemble. Vous, papa, maman, votre frère et les autres démons. Essayez de ne pas créer d’ennuis pour éviter de vous faire punir. Explorez la maison pour y trouver des friandises et des figurines un peu partout. C’est peut-être le seul côté amusant de cet endroit.

Bad Cheese dispo gratuitement sur Epic

PEGI 12 – Audio en anglais – Texte en Français – Windows

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Bon Plan : Jeu Bad Cheese offert sur EPIC © MiniMachines.net. 2026

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OneXPlayer Super X Pro : la tablette à 8000$

C’est l’escalade. La tablette OneXPlayer Super X Pro est une solution PC très haut de gamme intégrée dans un format par essence très fragile. Le dispositif reprend un format tablette et l’équipe d’une débauche de moyens techniques.

OneXPlayer Super X Pro

On retrouve à son bord la dernière puce AMD orientée pour de l’IA locale. Le Ryzen AI Max+ PRO 495, la puce Gorgon Halo d’AMD qui propose de piloter jusqu’à 192 Go de mémoire vive LPDDR5x. Si on a du mal à comprendre réellement l’usage d’autant de mémoire vive dans un format tablette, il faut en plus le mettre en perspective d’un stockage atteignant pas moins de 4 To grâce à deux emplacements M.2 2280 en PCIe 4.0.

Au final la OneXPlayer Super X Pro ressemble plus à une station de travail qu’à une tablette avec un équipement pensé pour pouvoir faire tourner des IA locales aussi bien que des programmes exigeants ou du jeu. Difficile cependant de voir qui sera intéressé par un tel engin. Non pas parce qu’il est incompétent mais bien parce que le format n’est pas idéal.

Le côté tablette est pratique pour des déplacements, le fait que cette dalle tactile soit associée à un clavier magnétique permet également de profiter d’un format portable classique… Mais voilà, pour un engin de ce calibre et de ce prix, le dispositif ne permet pas de profiter de toutes les capacités du matériel embarqué. En limitant ses capacités de calcul pour ne pas dépasser un TDP de 75 watts, le format est un goulet d’étranglement technique. Un peu dommage au vu du prix de cette machine.

La OneXPlayer Super X Pro avec sa station de refroidissement liquide externe.

La OneXPlayer Super X Pro avec sa station de refroidissement liquide externe.

Pour retrouver son TDP maximal de 120 watts, il faut arrimer la tablette à un boîtier externe qui jouera le rôle de « radiateur » au sens propre. Ce boîtier baptisé « Frost Bay » offre une solution de dissipation externe en faisant circuler un liquide caloporteur de la tablette vers une solution d’échange thermique externe. C’est dans ces conditions seulement que le processeur pourra offrir toutes ses capacités. Un déploiement finalement plus complexe et moins pratique qu’un portable classique bien équipé associé à un MiniPC dédié à un usage d’IA. MiniPC que l’on pourra rendre accessible via une liaison réseau depuis n’importe où et qui pourra également être exploité par d’autres utilisateurs en local.

L’idée de déplacer un équipement aussi haut de gamme dans un format qui ne peut pas vraiment l’exploiter n’a pas vraiment de sens.

La OneXPlayer Super X Pro reste un gadget de luxe

La tablette est très complète, semble bien construite, offre une belle connectique et une dalle haut de gamme. Sa batterie offre plus de 8 heures de lecture vidéo en streaming – probablement beaucoup moins en usage lourd – et des éléments techniques comme l’ajout d’une solution de stockage MiniSSD Biwin sont intéressants. Mais c’est loin d’être une solution idéale pour un tel investissement.

La tablette a beau coûter 8000$, elle n’est garantie qu’une année et ne propose pas beaucoup plus d’usage qu’un PC portable classique associé à un MiniPC externe en mode bureau. A quoi bon utiliser cet engin avec de fortes contraintes pour son refroidissement en mobilité si on ne peut pas tirer pleinement parti de son équipement ?

Entre les 192 Go de mémoire qui ne serviront probablement à rien en déplacement et les 4 To pas vraiment utiles sur un format de ce genre, on ne voit pas vraiment de raison d’investir dans un format si fragile, irréparable et si peu garanti. Au-delà de son tarif, les chances de ne pas arriver à le rentabiliser sont trop importantes pour que ce soit un investissement raisonnable.

Sur le papier, l’engin peut faire rêver, mais il n’a rien de vraiment intéressant. Au mieux l’utilisateur l’emploiera en mode local, ce qui transforme son format plus en problème qu’en solution. Au pire, il l’embarquera en mode portable avec un format tablette qui sous-exploitera les 8000$ d’investissement. Cela n’a aucun sens.

Cette tablette OneXPlayer Super X Pro embarque un écran de 14 pouces OLED en 2880 x 1800 pixels capable d’atteindre les 120 HZ. Là encore du haut de gamme mais pas forcément une dalle très confortable pour travailler avec un agent IA. Le constructeur continue sur sa lancée technique, capitalisant sur un haut de gamme plus fantasmé qu’utile. Mais si son précédent modèle employait déjà les mêmes technologies avec un Ryzen AI Max+ 395, il avait été pensé au départ pour un usage ludique qui lui correspondait bien. Surtout, ses tarifs étaient alors fort différents. 

OneXPlayer Super X en dévcembre 2025

OneXPlayer Super X en dévcembre 2025

Le modèle de base de la tablette OneXPlayer Super X sous Ryzen 395 en 48 Go et 1 To était alors proposé à 1999$, le haut de gamme en 128 Go / 1 To était à 2699$.  C’était énorme en décembre 2025 mais cela avait au moins encore un peu de sens. Ces modèles n’existent plus. Le minimum aujourd’hui étant 128 Go de mémoire et 4 To de stockage à 4699$ pour la version sous Ryzen 395, la version 192 Go / 4 To est listée à 7999$… Sans le module de refroidissement externe qui permettra de l’utiliser au maximum de son potentiel. Pour l’obtenir, il faudra encore ajouter 90$ de plus. 

OneXPlayer Super X Pro : la tablette à 8000$ © MiniMachines.net. 2026

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