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L’incroyable panneau d’affichage « flip-flap » d’Adamgmakes

Ce panneau d’affichage « flip-flap » est un travail monstrueux proposé par le maker et vidéaste Adamgmakes. Il publie une vidéo complète sur le pourquoi et le comment il a réalisé ce projet. Les codes sources complets sont réservés aux abonnés de son Patreon mais cela peut vraiment valoir le coup de vous y abonner si ce type de production vous intéresse.

Je vous propose régulièrement des créations de ce genre. Pas des afficheurs « flip-flap », mais des projets à cheval entre l’œuvre numérique et l’informatique. On a vu par exemple MEMTEC de Love Hultén, la sculpture procédurale de Will Morrison ou Spectrum Slit de Rootkid qui affichait les signaux sans fil de manière assez hypnotique.

Un prototype de Flip-Flap... Il faudra en monter plus de 40 !

Un prototype de Flip-Flap… Il faudra en monter 45 !

Cet afficheur est un peu différent puisqu’il peut très bien avoir un usage tout à fait utile et servir à afficher des données lisibles sur une grande distance et quelles que soient les conditions lumineuses. Mais cela reste un projet qui pourra tout à fait servir à proposer des messages poétiques, des conseils saugrenus ou toute une palette de couleurs.

Je ne vais même pas essayer de vous détailler le processus de construction de l’ensemble tant le travail est complexe, intense et long. Entre la mise en place d’un premier afficheur, la répétition de cet assemblage, le développement d’une accroche pour format DIN, la gestion de l’alimentation via pins POGO pour la totalité des modules et le développement du code nécessaire à son emploi. C’est un boulot de titan. Rien que le réglage des affichages flip-flap afin qu’ils présentent la bonne face au bon moment, c’est un boulot énorme.

Une partie de la vidéo montre qu’il faut 14 minutes pour juste assembler un seul de ces modules d’affichage de A à Z qui comporte 64 caractères ou dessins différents. Avec trois rangées de 15 caractères, cela fait 45 modules au total.

Pour piloter et alimenter le tout, le choix s’est porté sur des rails DIN qui vont supporter les modules mais aussi les alimenter et permettre le dialogue avec une carte Raspberry Pi. Les pins POGO se collent au fond du rail et portent le courant ainsi que les données d’affichage. Sur l’image ci-dessus, on découvre à gauche le support de la carte Raspberry Pi et à droite l’alimentation. Le travail de réglages et de calibration de chaque module a été titanesque puisqu’il a fallu définir le positionnement de chaque lettre et chaque signe précisément pour les 45 unités.

Un tableau Flip-flap pour quoi faire ?

Le résultat est assez étonnant et la fin de la vidéo montre l’objet en action : affichant des textes, des couleurs ou des données externes comme l’heure ou des éléments récupérés en ligne. J’ai toujours aimé le bruit mécanique de ces appareils et la grande lisibilité qu’ils proposaient. J’imagine assez bien l’effet d’un tel objet dans son intérieur ou l’intérêt qu’il pourrait susciter pour un affichage informatif. 

Ou alors simplement pour s’amuser à monter un objet assez complexe et jouer avec des moteurs pas à pas et de la programmation ? Le principe du mécanisme est intéressant et il amène à beaucoup de réflexion sur bien des approches. La manière trouvée pour identifier le positionnement de chacun des éléments sur les rails, que vous découvrirez en regardant la vidéo, est par exemple assez ingénieuse et mérite à elle seule un coup de chapeau.

Si le cœur vous en dit, l’abonnement au Patreon de l’auteur est de 4.5€ mensuel. Pas très cher pour récupérer tous les éléments nécessaires à la création de ce projet à l’identique ou imaginer une version bien à vous.

L’incroyable panneau d’affichage « flip-flap » d’Adamgmakes © MiniMachines.net. 2026

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Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison »

Le Bee Write Back fait partie de cette petite galaxie de solutions de « writer » destinées à la saisie de texte et pas grand-chose d’autre. C’est un choix délibéré et assumé par des utilisateurs qui veulent surtout pouvoir écrire en paix. Sans être tenté par un saut dans l’actualité ou dérangé par une notification qui les sortirait de leurs pensées.

Le Bee Write Back, jeu de mot assez bien trouvé, propose un clavier mécanique ortholinéaire associé à un petit écran AMOLED de 5.5″. Le boitier embarque une batterie et alimente un Raspberry Pi Zero 2 W pour piloter son système. C’est simple, sobre et ce n’est pas trop cher grâce en partie à un châssis en 3D. La facture s’élève à 200$ environ en tout et pour tout pour ce projet. 

Bee Write Back

Totalement Opensource, le projet est documenté de A à Z avec force détails. On retrouve la vidéo présentée ci-dessus qui montre l’assemblage et la réalisation de l’ensemble. Les différents éléments nécessaires à la construction de l’ensemble sont listés sur Github avec la liste des éléments nécessaires à l’assemblage de l’ensemble.

Le Bee Write Back prêt a être monté

Le Bee Write Back prêt a être monté

La présence d’un Raspberry Pi Zero 2 W dans le Bee Write Back ouvre d’autres usages que la simple saisie de texte et en réalité le projet Bee Write Back est exploitable pour une foule d’autres usages. On peut même l’imaginer dans d’autres formats avec des écrans plus grands, par exemple. La dalle AMOLED de 5.5″ affiche en 1280 x 720 pixels et annonce une luminosité de 300 nits. Ce qui autorise déjà l’emploi d’un vrai traitement de texte mais aussi le lancement confortable d’un terminal ou autres interfaces. La seule limite est dans les capacités du Pi embarqué, mais rien n’empêche de changer de carte de développement ou de connecter l’ensemble à un cœur de MiniPC, par exemple, comme une carte LattePanda ou autre.

Le document d'aide au montage fait preuve d'un rare didactisme.

Le document d’aide au montage fait preuve d’un rare didactisme.

Le Bee Write Back est une excellente base de travail pour mille  autres projets

Le clavier est compact, très compact, c’est en partie dû à l’agencement des touches. Il s’agit ici d’un format occupant 40% de la taille d’un clavier standard avec un touché mécanique grâce à l’utilisation de switches Gateron. Vous pouvez facilement adapter l’ensemble à vos propres besoins.  Changer le boîtier, le clavier, la carte de développement ou l’écran et construire le dispositif qui vous convient. C’est à mon avis une excellente base pour différents projets de ce type. Qu’il s’agisse d’une intégration dans un outil industriel, à même le plateau d’un bureau ou dans un véhicule. Je ne compte plus les emails au fil des ans me demandant des solutions d’intégration de ce type. Que ce soit pour des remplacements de solutions professionnelles ou des intégrations de loisir avec l’idée de piloter de la domotique, ce type d’outil peut facilement être détourné pour ces usages.

Le Dell Latitude 5490

Le Dell Latitude 5490

Pour un usage de vraie machine à écrire, je ne saurais que trop vous pencher sur une solution plus simple et plus évidente. Celle d’un ordinateur portable classique, par exemple d’occasion. On peut trouver un Dell Latitude 5490 de 14″ Core i5-8350U 8/250 Go sous Windows 11 pour 200€ avec 1 an de garantie. Une fois débarrassé de Windows et en ajoutant une distribution Linux basique avec un démarrage sur une suite bureautique, cela en fait un excellent outil de production de texte. Si vous évitez la tentation d’installer d’autres outils à côté, vous pouvez même rendre son stockage synchronisé en ligne très facilement. Il existe également la possibilité de recycler une vieille machine – un netbook par exemple – ou d’installer une seconde partition pour cet type d’utilisation. 

Source : Reddit et Liliputing

Ultimate Writer ou comment fabriquer une machine a écrire moderne

Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison » © MiniMachines.net. 2026

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