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Forbidden Solitaire

Imaginez un jeu de solitaire sur ordinateur, si horrible qu'il pourrait pousser le joueur à se tuer. C'est sur ce pitch, en apparence absurde (tout le monde sait que, des deux jeux fournis avec Windows, ce n'est pas le solitaire mais le démineur qui donne envie de se flinguer), que repose Forbidden Solitaire. Mais c'est justement cette absurdité qui explique sa réussite.
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Subnautica 2

Après les turbulences, les spéculations contractuelles et les bruits de couloir compliqués entre le studio Unknown Worlds et son éditeur Krafton, l’accès anticipé de Subnautica 2 est enfin disponible. C’est l’heure de vérité. Si l’ambiance en coulisses a pu être délétère durant le développement, force est de constater qu'une fois le masque de plongée ajusté, le titre balaie d'un revers de palme un bon paquet d’inquiétudes. Le studio n'a pas perdu son cap, et ce second opus se jette à l'eau avec une assurance remarquable.
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s&box

Le Garry’s Mod, c’est toute mon adolescence. Son incroyable moteur physique, ses possibilités de création infinies et ses serveurs roleplay à trois heures du matin. Je n’ai rien oublié. Alors quand on me vend s&box comme le successeur spirituel du GMod, j’ai des papillons dans le bas-ventre. Grave erreur.
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Directive 8020

Si j’aime vraiment beaucoup les standalone de Supermassive Games (Until Dawn, The Quarry), j’ai beaucoup plus de mal avec leur série « Dark Pictures Anthology », qui présente des épisodes un peu plus courts, des personnages auxquels on a tout juste le temps de s’attacher (ou au contraire, qu’on ne nous laisse pas assez le temps de détester) et des concepts prometteurs mais à peine effleurés. Directive 8020 est bel et bien un jeu Dark Pictures, mais c'est de loin celui qui ressemble le plus à un standalone.
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Mouse : P.I. for Hire

Il existe trois grandes lois du jeu indé. Un : un jeu dont la com' a reposé entièrement sur son style graphique ne brillera pas par son gameplay. Deux : le premier jeu dont la date de lancement a été repoussée plusieurs fois sortira à moitié pété. Trois : un jeu surfant sur un genre jadis à la mode mais débarquant trois ans après la bataille n'apportera pas grand-chose de neuf. Contre toute attente, Mouse : P.I. for Hire a réussi à toutes les faire mentir.
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Zero Parades : For Dead Spies

Attendu avec autant de méfiance que de curiosité, le nouveau jeu de rôle psychologique de ZA/UM doit endosser le costume inconfortable de successeur au Disco Elysium de 2019.
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Qui nous sauvera de l’hégémonie de Nvidia ?

Face à l'apathie d'Intel et AMD sur le marché des cartes graphiques pour joueurs, Nvidia jouit plus que jamais d'une mainmise presque totale sur l'ensemble du jeu PC, dont on se demande bien ce qui pourrait à l'avenir la chahuter. Un jour ou l'autre, il faudra peut-être bien s'en inquiéter.
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Tides of Tomorrow

Voilà un test agaçant. Un jeu novateur, ambitieux, bien réalisé, français qui plus est, et – typiquement – le genre de projet qui nous fait frétiller du croupion. Finalement, on en sort un peu frustré, pas entièrement convaincu, tout en ayant envie de louer le courage du studio Digixart (Road 96) et de dire à tous ses petits camarades : « Voilà ! Faites comme lui. C’est pas toujours dingo, mais c’est la bonne attitude ! »
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Shapez 2

L’autre nuit, j’ai fait un rêve. Je me suis endormi apaisé, en rêvant d’un jeu de tapis roulants simple à prendre en main, relaxant et beau comme un camion. J’ai rêvé du jeu d’usinage le plus doux de tous les temps. Puis je me suis réveillé en sursaut, le dos trempé de sueur contre le dossier de mon siège. En fait, je m’étais juste assoupi après avoir passé la nuit sur Shapez 2.
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Windrose

« Ils nous ont volé notre recette, piiirates ! » Ainsi maugréaient les créateurs de Sea of Thieves en découvrant les images de Windrose. « Voler une recette pour l’améliorer, ce n’est pas du vol ! », lançai-je en me jetant du haut du grand mât à travers les vitres des bureaux de Rare, un sabre entre les dents.
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Modulus : Factory Automation

Il y a deux types de jeux d'usine. Certains vous emballent l'expérience dans un joli paquet comprenant aussi de l'exploration, du combat, de l'architecture. Et d'autres ne se cachent pas derrière ces artifices. Ils nous disent : « Ah tu aimes les tapis roulants ? Bah tu vas en bouffer, espèce de dégénéré ».
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Mixtape

Il y a des jeux qui vous cueillent en l’espace de quelques minutes, et pour moi, Mixtape a été de ceux-là. C’est sans doute grâce à son style d’animation léché qui rappelle irrésistiblement les derniers Spider-Verse, à moins que ce ne soit grâce à ses trois protagonistes attachants qui vivent les derniers jours de leur adolescence. Ou peut-être que c’est grâce à son introduction, qui nous fait zigzaguer en skate entre des voitures qui foncent à toute blinde sur les collines d'une petite ville américaine, alors que le morceau « That’s Good » de Devo résonne dans le casque de notre héroïne. En réalité, je pense que si Mixtape a le pouvoir de frapper autant en plein cœur, c’est grâce à un peu de tout ça.
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Armée et e-sport, une conquête réciproque

« On est comme les autres, on est jeunes, on aime faire du gaming. » Romain a commencé à jouer à League of Legends dès douze ans. C’est effectivement un joueur comme les autres, à ceci près qu’il s’exprime sur le compte TikTok de l’Armée de terre. Car Romain est aussi, et surtout, caporal au 5e régiment de dragons de Mailly-le-Camp.
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Sigma File Manager v2

Je vous avais déjà parlé de Sigma File Manager il y a de cela trois ans. Désormais en phase de bêta pour sa version 2.0, il confirme son statut de plus beau gestionnaire de fichiers pour Windows, et renvoie l'Explorateur Windows au rang de piteuse application des années 1990.
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Total Victory : World Conflict 1939-1945

Buh buh buh les wargames 39-45 au tour par tour, c'est trop moche ! J'y comprends rien ! L'interface est pourrie ! C'est juste fait pour des sexagénaires barbus qui sont obsédés par Rommel ! Oui, d'accord, mais attendez. Total Victory est peut-être le wargame qui va enfin vous faire apprécier le genre.
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Télex

Eugen Systems vient de réaliser le casse du siècle en rachetant les droits de R.U.S.E. à un Ubisoft qui l'avait laissé pourrir à la cave. Le jeu de stratégie ressort donc sur Steam, nettoyé de ses DRM d'un autre âge et prêt à repartir au front. C’est la première fois qu'on voit un éditeur français sauver un soldat abandonné au lieu de l'achever pour ses organes. Profitez-en et espérez qu'ils découvrent un jour qu'on peut aussi racheter des serveurs qui fonctionnent. P.
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Les fossiles et le marteau

Alors que Saber Interactive travaille toujours sur le remake de KOTOR, Casey Hudson, lui, a décidé de monter son propre conseil restreint. Son studio, Arcanaut, vient de confirmer le recrutement d'une demi-douzaine de vétérans de l’âge d’or de BioWare pour Star Wars : Fate of the Old Republic. Entre Ryan Hoyle (CTO) et Dan Fessenden (Senior Technical Designer), voilà qui commence à ressembler à un EHPAD avec activités « Mass Effect et KOTOR », le mercredi après la cantine. C’est beau, c’est bien de ne pas oublier les seniors, mais avec une fenêtre prévue « avant 2030 », pas sûr que tout le monde ne soit pas gâteux d’ici la sortie. Ce serait dommage de confondre KOTOR et FOTOR. P.
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Télex

Atari continue sa tournée des vide-greniers du jeu vidéo. Après avoir fusionné avec tout ce qui traînait au fond du garage d'Infogrames, la firme vient de s'offrir une partie de la licence Wizardry (les droits sur les épisodes 6, 7 et 8). C'est parfait pour leur collection de vieilleries poussiéreuses, même s'ils n'ont pas encore trouvé le courage de racheter l'intégralité de la franchise. À ce rythme, Atari finira par racheter vos vieux slips kangourou sous prétexte qu’ils sont « rétro ». P.
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Heave Ho 2

J’ai beau avoir beaucoup aimé le premier Heave Ho, l’annonce d’une suite m’a paru quelque peu saugrenue. Je ne voyais pas bien ce que les Parisiens du studio Le Cartel pouvaient bien proposer de plus. Et puis… Eh bien. Noddus a pété dans le burger.
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Extinction de l’espèce dans 5, 4, 3…

On pensait que l'IA de Google servait à rédiger des mails passifs-agressifs ou à générer des images de chiens en tutu, mais la réalité de 2026 est bien plus sombre. DeepMind, la branche cerveau-muscle de Google, vient de prendre une participation minoritaire dans Fenris Creations (le nouveau nom de CCP Games, les papas d'EVE Online). Le but ? Utiliser l'univers impitoyable de New Eden pour entraîner leurs modèles d'IA sur des serveurs isolés. Apparemment, pour atteindre l'intelligence générale, une machine a besoin de comprendre comment manipuler un marché boursier virtuel, trahir une alliance après trois ans de vie commune et gérer des tableurs Excel de 400 colonnes. Demis Hassabis, le patron de DeepMind, doit se dire que si son IA survit aux pirates de l'espace islandais, elle pourra enfin dominer le monde réel sans transpirer. Les joueurs, eux, ricanent déjà en attendant de voir le premier algorithme faire une dépression nerveuse après s'être fait « ganker » son vaisseau à six millions dans un secteur de haute sécurité. P.
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