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Nissan veut exporter des VE made in China vers le Canada

Nissan envisage d’exporter ses véhicules électriques fabriqués en Chine avec Dongfeng vers le Canada, le Brésil et le Mexique pour réduire ses coûts.

Nissan explore une nouvelle voie pour relancer sa compétitivité sur les marchés de l’hémisphère occidental : exporter des véhicules électriques fabriqués en Chine en partenariat avec Dongfeng Motor Group Co. vers plusieurs marchés, dont le Canada, le Brésil et le Mexique. Christian Meunier, responsable de Nissan pour les Amériques, a confirmé cette orientation stratégique lors d’une interview, sans préciser quels modèles issus de la coentreprise Nissan-Dongfeng seraient concernés ni selon quel calendrier. « Au Canada, le gouvernement a ouvert la porte à certains produits chinois », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous examinons cela. » Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large qui traverse l’ensemble de l’industrie automobile mondiale : s’appuyer sur les coûts de production plus bas de la Chine et sur des cycles de développement de véhicules électriques plus rapides pour maintenir une compétitivité tarifaire face à une concurrence internationale de plus en plus agressive.

Le Canada ouvre son marché aux véhicules électriques fabriqués en Chine

Le projet de Nissan s’appuie sur un changement de politique commerciale significatif au Canada. En janvier dernier, le gouvernement canadien a accepté de supprimer une interdiction de facto qui pesait jusqu’alors sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, ouvrant son marché à l’entrée annuelle de jusqu’à 49 000 de ces véhicules. Cette décision a immédiatement suscité l’intérêt de plusieurs constructeurs automobiles, désireux de profiter de cette fenêtre d’accès à un marché nord-américain particulièrement réceptif aux véhicules électriques abordables.

Tesla Inc. a été l’un des premiers à saisir cette opportunité : le constructeur américain a récemment commencé à commercialiser au Canada une berline Model 3 à un tarif de 42 132 dollars canadiens — soit environ 30 900 dollars américains — après frais de livraison, un prix sensiblement inférieur à son tarif catalogue précédent. Ce véhicule semble provenir de l’usine Gigafactory de Tesla implantée à Shanghai, bien que le constructeur n’ait pas confirmé officiellement cette information. L’exemple de Tesla illustre comment la production en Chine permet de proposer des véhicules électriques à des tarifs compétitifs sur des marchés étrangers, une logique que Nissan entend désormais répliquer pour sa propre gamme de véhicules électriques issus de sa coentreprise avec Dongfeng.

Au-delà du Canada, Nissan vise également le Brésil et le Mexique comme débouchés potentiels pour ses véhicules électriques fabriqués en Chine. Le premier modèle destiné à l’Amérique latine sera une berline électrique baptisée N7, accompagnée d’un pick-up électrique surnommé Frontier Pro — deux véhicules conçus pour répondre à la demande de mobilité électrique à coût maîtrisé sur des marchés émergents particulièrement sensibles au prix d’acquisition des véhicules.

Une stratégie de redressement articulée autour de la production chinoise

L’offensive de Nissan sur les marchés des Amériques avec des véhicules électriques produits en Chine s’inscrit dans une stratégie de redressement plus globale pilotée par le directeur général Ivan Espinosa. Le constructeur japonais traîne le poids d’une gamme de véhicules vieillissante, d’un endettement important et de plusieurs années de turbulences managériales qui ont fragilisé sa position compétitive sur ses principaux marchés. Face à des vents contraires croissants aux États-Unis et au Japon, Nissan se tourne vers la Chine comme levier de compétitivité et de croissance.

Espinosa a précisé que son entreprise prévoit d’augmenter progressivement ses exportations depuis la Chine : 100 000 unités dans un premier temps, puis potentiellement 300 000 unités à terme. Ce volume ambitieux témoigne de l’importance que Nissan accorde à sa stratégie d’exportation depuis ses usines chinoises comme outil de rééquilibrage de sa structure de coûts et de diversification de ses sources de revenus à l’échelle mondiale.

La coentreprise entre Nissan et Dongfeng Motor Group, l’un des principaux constructeurs automobiles d’État chinois, constitue le socle industriel sur lequel repose cette stratégie. Cette alliance, qui produit déjà des véhicules pour le marché intérieur chinois, devient ainsi un outil d’exportation à vocation mondiale, capitalisant sur les avantages compétitifs de la base industrielle automobile chinoise — coûts de production contenus, chaînes d’approvisionnement en composants de véhicules électriques matures et cycles de développement accélérés — pour alimenter des marchés où Nissan cherche à reconquérir des parts de marché perdues ou à s’implanter durablement.

Un plan de croissance en Chine qui dépasse la seule logique exportatrice

La stratégie de Nissan en Chine ne se résume pas à l’utilisation du pays comme plateforme d’exportation de véhicules électriques bon marché vers les marchés étrangers. Le constructeur japonais nourrit également des ambitions de croissance significatives sur le marché intérieur chinois lui-même, avec un objectif affiché d’atteindre 1 million d’unités de ventes annuelles en Chine d’ici la fin de la décennie. Un cap ambitieux dans un marché dominé par les constructeurs locaux de véhicules électriques, mais qui reflète la conviction de Nissan que sa coentreprise avec Dongfeng lui offre les moyens industriels et commerciaux de rivaliser sur ce marché hautement compétitif.

Sur le plan financier, les premiers signes de stabilisation commencent à se manifester. Nissan a récemment publié une prévision de bénéfice d’exploitation nettement supérieure aux attentes des analystes, indiquant que les réductions de coûts engagées par la nouvelle direction commencent à produire leurs effets sur les résultats du groupe. Ce signal positif, combiné à la mise en œuvre d’une stratégie commerciale plus offensive articulée autour des véhicules électriques fabriqués en Chine, donne à Nissan des bases plus solides pour aborder les prochains exercices fiscaux dans un contexte sectoriel mondial encore très incertain.

La démarche de Nissan illustre une tendance de fond qui remodèle l’industrie automobile mondiale : les constructeurs établis, qu’ils soient japonais, européens ou américains, sont de plus en plus contraints de reconsidérer leurs modèles de production et d’approvisionnement pour intégrer les avantages compétitifs offerts par la base industrielle automobile chinoise, sous peine de perdre du terrain face à des rivaux locaux ou internationaux capables de proposer des véhicules électriques à des tarifs inaccessibles pour des productions réalisées uniquement en dehors de la Chine.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie d’exportation de véhicules électriques fabriqués en Chine envisagée par Nissan est cohérente avec l’évolution du paysage compétitif mondial, où la maîtrise des coûts de production est devenue un facteur déterminant de survie commerciale pour les constructeurs traditionnels face à la concurrence des marques chinoises. L’ouverture du marché canadien à jusqu’à 49 000 véhicules électriques produits en Chine par an crée une fenêtre d’opportunité réelle, dont Tesla a déjà commencé à tirer parti avec sa Model 3 made in Shanghai, validant ainsi la logique commerciale que Nissan souhaite répliquer. L’objectif d’exporter 300 000 unités depuis la Chine à terme représente un changement structurel profond dans le modèle opérationnel de Nissan, qui transforme progressivement sa coentreprise avec Dongfeng d’un outil de pénétration du marché chinois en une plateforme industrielle à vocation mondiale. La publication de prévisions de bénéfices supérieures aux attentes des analystes est un signal encourageant, mais la durabilité du redressement financier de Nissan dépendra en grande partie de la capacité du groupe à concrétiser ses ambitions commerciales dans les Amériques avec des véhicules électriques compétitifs sur le plan tarifaire.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Essai Cupra Born VZ 2026 de 326 ch

L’arrivée d’une énième marque chinoise ne surprend plus personne aujourd’hui. On se rappelle toutefois de l’audace pour Seat, à l’époque, d’en lancer une nouvelle, en l’occurrence Cupra. La gamme s’est depuis bien étoffée et largement électrifiée. La Born, arrivée en 2022, a droit à un restylage et quelques ajustements techniques pour booster sa carrière commerciale. Nous l’avons essayée dans les environs de Madrid.  

Un style plus agressif

La Cupra Born a tenu le rôle de première voiture 100% électrique de la jeune marque Cupra en 2022. Cousine technique de la Volkswagen ID.3, elle en reprenait l’allure monovolume. En 2026, il ne s’agit que d’un restylage, il ne faut donc pas s’attendre à une révolution. Néanmoins, il faut bien admettre qu’au design, les femmes et hommes tenant les crayons n’ont pas chômé pour la rendre encore plus agressive qu’elle ne l’était déjà. On note en premier lieu la signature lumineuse, désormais commune à toutes les Cupra, à l’avant et à l’arrière. Le bouclier de notre version VZ, très ajouré, et ses appendices cuivre boostent sa personnalité et sa sportivité.  

Pour le reste, en dehors de nouveaux jeux de jantes, le profil évolue peu. La poupe gagne un grand bandeau rouge et le logo rétroéclairé. Surtout, on ne peut pas passer à côté du diffuseur extrêmement imposant compte tenu des dimensions générales de la voiture. Cette Cupra Born 2026 se veut ainsi un peu plus agressive, surtout dans cette version VZ qui coiffe la gamme. Reconnaissons que la marque a su insuffler à ses voitures une âme sportive dans leurs lignes, même si cela ne s’accompagne pas systématiquement de motorisations hyper puissantes. Cela a quelque chose de rafraîchissant dans le paysage.  

Le retour des commandes physiques

À l’intérieur, les changements sont plus importants qu’il n’y paraît. On note déjà une meilleure qualité perçue avec quelques habillages plus softs. On ne parlera pas de retour en arrière, mais disons… d’adaptation aux demandes des clients. En effet, on retrouve des commandes physiques sur le volant, et pour les quatre boutons des vitres. Terminée l’étape du switch « REAR » pour actionner les glaces arrière depuis le poste du conducteur. On aurait juste aimé que Cupra aille jusqu’au bout de la démarche en faisant la même chose pour la climatisation. Au passage, on trouve aussi des aérateurs à l’arrière.  

L’autre grosse évolution provient de l’écran derrière le volant, dont la taille double pour atteindre les 10,25 pouces. À l’ère où les dalles prennent parfois toute la place sur la planche de bord, Cupra ne pouvait plus se contenter du rikiki hérité de l’ID.3. En outre, le grand écran tactile a revu le look de ses menus, avec une ergonomie qui gagne en logique, même si tout n’est pas encore parfait en la matière. Pour le reste, statu quo ! La place disponible pour les passagers n’évolue pas, tout comme le coffre de 385 litres qui suffit pour le quotidien, peut-être un peu moins quand il s’agit de préparer les vacances.  

Puissante et endurante

Cupra, à l’occasion de ce lancement, ne nous a pas laissé le choix de la version. Des VZ pour tout le monde! On disposait donc de la motorisation la plus véloce de 326 chevaux, avec un couple maxi de 545 Nm. Elle ne manque donc pas de puissance pour dépasser et lors des reprises. Le décollage pour atteindre les 100 km/h ne prend que 5,6 secondes. Simplement, on devient gourmand quand on sait qu’il s’agit d’une VZ, et l’on oublie qu’en électrique, Cupra ne peut pas aller aussi loin que pour un Formentor VZ5 à moteur thermique cinq cylindres. Ça tombe sous le sens. Dommage, car encore plus de réactivité aurait donné un meilleur sentiment d’agilité.  

Le nerf de la guerre reste la batterie de 79 kWh (capacité nette). Sur le papier, elle atteint les 631 km, ce qui la place a priori dans le haut du panier de sa catégorie. Sur des essais aussi courts, il nous est toujours difficile de tirer des conclusions pertinentes sur l’autonomie. D’autant plus que, pour balayer le plus de situations de conduite possibles, on ne favorise pas nécessairement l’éco-conduite tout le long de notre itinéraire. Cupra a un peu poussé à l’extrême l’utilisation des modes jouant sur la réactivité du moteur. On préférera toujours n’en avoir que trois, eco, normal et sport. Ici on a un « VZ » en plus. Si l’on ajoute les possibilités de personnalisation, on finit par un peu s’y perdre.  

Lourde propulsion

En 2026, la voiture gagne aussi la possibilité de conduire à une pédale. Cela a le mérite d’exister, mais de notre côté, on n’arrivera jamais à s’y faire. Pour rendre tout ça ludique, on dispose de suspensions pilotées qui renforcent sa polyvalence, que l’on veuille voyager dans le confort ou jouer les pilotes du dimanche. Dans les faits, en conduite dynamique, on mène une voiture à l’amortissement rigoureux, qui assure une assez bonne stabilité, tant que l’on ne la maltraite pas trop tout de même. Il y a d’abord les freins, qui nous rappellent, dans une rapide descente de col, qu’ils doivent à chaque fois ralentir deux tonnes.  

Jusqu’à une certaine vitesse, la voiture sait garder sa trajectoire et se place même assez facilement grâce à cette direction bien calibrée. Mais cette propulsion semble toutefois pousser le train avant quand on réaccélère fortement roues braquées. La trajectoire s’élargit alors.  Néanmoins, il faut déjà bien se cracher dans les mains pour en arriver là. On a bien aussi tenté de tout débrancher pour essayer de jouer avec le train arrière. L’action est difficile à trouver dans les menus, et surtout l’électronique a la fâcheuse tendance à se rebrancher à la première virgule. On se rappelle alors que, toute VZ qu’elle est, elle ne chasse pas sur les terres d’une GTi non plus.  

De 190 à 326 ch, dès 36 570 €

Cette Cupra Born VZ sauce 2026 apporte les améliorations, notamment en termes de vie à bord, que l’on attendait. Ajoutez à cela un look reboosté et l’on obtient une voiture encore plus intéressante. On aime aussi ses performances, son autonomie qui apparaît confortable selon nos premières projections, même si cela reste à vérifier sur un parcours long. On aurait aimé aussi du 800 V, mais ne soyons pas trop gourmands. Il faudra toujours se contenter de 29 minutes pour passer de 10 à 80% (DC 180 kW). Cette Espagnole fabriquée en Allemagne, pour notre modèle d’essai, coûte 46 170 €. La gamme démarre à 36 570 € avec un moteur de 190 ch.

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Tesla recrute en urgence en Chine pour sa conduite autonome

Tesla lance une campagne de recrutement urgente dans 9 villes chinoises pour accélérer le déploiement de sa conduite autonome FSD face à Xiaomi et Huawei.

Tesla intensifie ses efforts en Chine pour rattraper son retard sur le déploiement de sa technologie de conduite autonome. Le constructeur américain a lancé une campagne de recrutement marquée comme « urgente » pour des postes liés à l’assistance à la conduite, couvrant neuf grandes métropoles chinoises dont Pékin, Shanghai, Wuhan et Guangzhou — toutes des centres névralgiques de l’industrie automobile et technologique du pays. Cette frénésie d’embauche intervient après des retards répétés dans le lancement officiel de la technologie Full Self-Driving en Chine, un marché où Tesla perd régulièrement des parts de marché face à des concurrents locaux qui ont déjà déployé leurs propres systèmes avancés d’aide à la conduite en série.

La campagne de recrutement publiée sur le site officiel de Tesla cible notamment des ingénieurs de test Autopilot, des étiqueteurs de données et des opérateurs de tests en conditions réelles. Ces profils techniques reflètent les obstacles logistiques et réglementaires que le constructeur s’efforce de surmonter pour finaliser et homologuer son logiciel de conduite assistée sur le territoire chinois, dans un environnement réglementaire particulièrement exigeant et distinct des standards nord-américains.

Des retards répétés sur un marché pourtant stratégique

Elon Musk considère depuis longtemps le déploiement de la conduite autonome complète — baptisée FSD pour Full Self-Driving, une technologie qui, malgré son nom évocateur, nécessite encore une supervision et une intervention humaines constantes — comme crucial pour la prochaine étape de croissance de Tesla en Chine. Le PDG du constructeur avait initialement annoncé un lancement officiel de cette technologie d’assistance à la conduite avancée dès le mois de février, avant que les dirigeants de l’entreprise ne reconnaissent le mois dernier que l’approbation réglementaire n’est désormais attendue qu’au troisième trimestre de l’année en cours. Un nouveau glissement calendaire qui souligne la complexité des démarches d’homologation auxquelles Tesla est confrontée face aux autorités chinoises.

Ces retards sont d’autant plus problématiques que la Chine représente un enjeu commercial de premier plan pour Tesla. La réalité de cet enjeu s’est matérialisée de façon spectaculaire lorsqu’Elon Musk a accompagné le président américain Donald Trump lors de son voyage à Pékin, aux côtés d’autres dirigeants de grandes entreprises américaines comme Tim Cook d’Apple et Kelly Ortberg de Boeing — une délégation qui illustre l’importance stratégique du marché chinois pour les fleurons de l’économie américaine, au premier rang desquels figure Tesla.

Bien que le constructeur ait obtenu des approbations partielles en Chine et lancé des tests pilotes il y a plus d’un an, le déploiement à l’échelle nationale de sa technologie de conduite assistée n’a pas pu être réalisé. Tesla a également dû abandonner l’appellation FSD en Chine l’année précédente pour se conformer à des règles locales plus strictes, qui imposent aux constructeurs automobiles une transparence totale sur les capacités réelles et les limites de leurs systèmes d’assistance à la conduite. Pour poser les bases de son activité technologique dans le pays, Tesla a établi un centre de données local à Shanghai et noué un partenariat de cartographie avec le géant technologique chinois Baidu.

Face à Xiaomi, Huawei et Xpeng : une concurrence technologique féroce

La pression concurrentielle qui s’exerce sur Tesla en Chine dans le domaine des systèmes avancés d’assistance à la conduite est considérable. Des acteurs locaux comme Xiaomi, Huawei et Xpeng ont pris une avance significative en déployant leurs propres systèmes de conduite urbaine sophistiqués en tant que fonctionnalités standard sur leurs véhicules électriques, érodant progressivement l’avantage technologique que Tesla avait longtemps revendiqué sur ce segment. Cette évolution défavorable illustre la rapidité avec laquelle les constructeurs et équipementiers technologiques chinois ont comblé leur retard en matière de logiciels embarqués et de systèmes d’aide à la conduite avancés.

Les descriptions de poste publiées par Tesla dans le cadre de cette campagne de recrutement urgente donnent un aperçu concret des défis à relever. Les ingénieurs de test Autopilot devront faire preuve d’une grande flexibilité opérationnelle, avec des responsabilités incluant des déplacements nationaux et internationaux pour effectuer des tests de validation conformes aux protocoles réglementaires existants et à venir. Les candidats retenus devront notamment être capables d’interpréter des réglementations locales complexes et des procédures de test spécifiques au marché chinois — une exigence qui reflète la particularité du cadre normatif qui encadre les véhicules autonomes et semi-autonomes en Chine. De leur côté, les opérateurs de tests en conditions réelles seront chargés d’identifier les améliorations et les régressions logicielles à travers les différentes versions du système, avec pour objectif déclaré d’accélérer les tests au niveau du véhicule pour toutes les fonctionnalités actuelles et futures de l’Autopilot sur ce que Tesla décrit comme le « chemin vers la conduite entièrement autonome ».

Le FSD, pilier d’une stratégie financière au-delà de la simple vente de véhicules

Le déploiement réussi du FSD en Chine représente pour Tesla bien davantage qu’une simple mise à niveau de fonctionnalités premium sur ses véhicules électriques. Il constitue une pierre angulaire de la stratégie financière à long terme du constructeur, qui parie sur les revenus générés par les logiciels et les services pour compenser la pression exercée par une guerre des prix des véhicules électriques en Chine, qui a comprimé les marges automobiles à l’échelle mondiale. En déployant le FSD comme service par abonnement, Tesla ambitionne d’attirer les consommateurs férus de technologie et de créer un flux de revenus récurrents et lucratifs, moins exposé aux cycles de l’industrie automobile traditionnelle.

Elon Musk a placé l’enjeu de la conduite autonome au cœur même de la valorisation de Tesla, affirmant que sans victoire dans cette course technologique, la société valorisée à 1 500 milliards de dollars n’est « qu’un autre constructeur automobile ». Une déclaration qui résume la philosophie du fondateur de Tesla : faire de son entreprise avant tout une société de technologie et de logiciels embarqués, dont les véhicules électriques seraient le vecteur de déploiement, plutôt qu’un constructeur automobile traditionnel cherchant à maximiser ses volumes de production et ses marges unitaires.

Notre avis, par leblogauto.com

La qualification « urgente » apposée sur les offres d’emploi de Tesla en Chine est un aveu implicite du retard accumulé dans le déploiement du FSD sur ce marché, retard d’autant plus préoccupant que les concurrents locaux comme Xiaomi, Huawei et Xpeng ont déjà standardisé des fonctionnalités de conduite urbaine avancée sur leurs modèles de série. Le glissement de l’approbation réglementaire du FSD du deuxième au troisième trimestre 2026 illustre la difficulté de Tesla à naviguer dans un environnement normatif chinois particulièrement exigeant, qui impose une transparence totale sur les capacités réelles des systèmes d’assistance à la conduite. La dépendance de la valorisation boursière de Tesla à son programme de conduite autonome, telle que formulée par Elon Musk lui-même, crée une pression considérable sur les équipes techniques et réglementaires chargées d’obtenir les homologations nécessaires en Chine dans les délais annoncés. L’abandon de l’appellation FSD au profit d’une dénomination conforme aux exigences locales signale que Tesla a dû adapter sa communication produit aux standards réglementaires chinois, ce qui constitue un compromis notable pour une marque habituellement peu encline à modifier sa terminologie selon les marchés.

Crédit illustration : Tesla.

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Audi A2 e-tron : le futur modèle électrique d’entrée de gamme attendu en 2026

Le constructeur allemand Audi prépare l’arrivée de l’A2 e-tron, un nouveau modèle électrique compact annoncé pour l’automne 2026. Ce véhicule viendra compléter la gamme de la marque en ouvrant l’accès à une mobilité premium électrique sur le segment d’entrée de gamme. Le prototype est actuellement en phase de tests intensifs avant sa présentation officielle. Audi n’a pas manqué de communiquer dessus.

Une nouvelle étape dans la stratégie électrique d’Audi

Lors de la conférence annuelle de la marque, le CEO Gernot Döllner a présenté l’A2 e-tron comme une étape supplémentaire vers une gamme entièrement électrique. Ce modèle compact doit contribuer au renouvellement du catalogue et s’inscrit dans la transformation progressive des sites industriels en Europe.

La production sera assurée à Ingolstadt, au siège du constructeur, confirmant le rôle central de ce site dans la stratégie industrielle du groupe.

Des tests en conditions extrêmes en Scandinavie

Comme à chaque développement d’un véhicule par n’importe quel constructeur ou presque, le prototype de l’A2 e-tron est soumis à des essais en environnement hivernal en Laponie, en Suède. Ces tests portent sur des routes enneigées, des surfaces glacées et des pistes glissantes sur lac gelé.

Les équipes de développement y évaluent notamment le comportement dynamique, la gestion thermique et les performances de la batterie. Les réglages entre motorisation électrique, freinage et suspension sont ajustés en continu. De quoi éprouver l’électronique et « faire vieillir » prématurément le véhicule.

Audi A2 e-tron in camouflage wrap, dynamic photo

Optimisation aérodynamique à Ingolstadt

Mais Audi communique également sur les essais en soufflerie, réalisés à Ingolstadt dans le centre de développement technique de la marque aux anneaux. Ils permettent d’affiner l’aérodynamique du véhicule, oh combien important pour un VE.

Avec des vitesses de vent pouvant atteindre 300 km/h et une piste roulante allant jusqu’à 235 km/h, ces installations servent à analyser le flux d’air, les émissions sonores et la stabilité thermique. La ligne de toit spécifique du modèle joue un rôle clé dans ces travaux.

Validation sur routes ouvertes en Bavière

Des essais ont également lieu dans la région de la vallée de l’Altmühl, en Bavière. Ce terrain varié permet de tester la suspension et les systèmes d’aide à la conduite dans des conditions réelles, avec des routes sinueuses, des dénivelés et des surfaces changeantes.

Ces tests visent à vérifier l’usage quotidien du véhicule. Bref, de grandes séances de tests habituelles pour un nouveau véhicule moderne.

Une production intégrée au site d’Ingolstadt

L’A2 e-tron sera assemblée à Ingolstadt. Ce choix s’inscrit dans la transformation des sites industriels du constructeur et accompagne le renouvellement de la gamme, composée de plusieurs nouveaux modèles lancés récemment sur les segments électrique compact et premium.

Pour le découvrir, il faudra patienter jusqu’à la rentrée de septembre. Evidemment, Audi ne donne qu’une photo bien camouflée..

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Tesla accélère les cellules 4680 à Berlin malgré les critiques

Tesla investit 250 M$ à Berlin pour produire plus de cellules 4680, malgré des performances de charge et autonomie critiquées.

Tesla poursuit sa stratégie industrielle autour de ses batteries nouvelle génération, malgré des retours contrastés sur leurs performances. Le constructeur américain annonce un investissement de 250 millions de dollars pour augmenter la capacité de production des cellules 4680 sur le site de Tesla à Giga Berlin. L’objectif affiché est d’atteindre 18 GWh de capacité annuelle, une montée en puissance significative qui suscite néanmoins des interrogations en Europe, notamment concernant les performances des modèles concernés.

Une montée en puissance industrielle à Giga Berlin

La stratégie de Tesla repose sur une intégration toujours plus poussée de la production de batteries au sein de ses propres usines. À Giga Berlin, le constructeur équipe déjà certaines variantes du Model Y avec les nouvelles cellules 4680, développées pour réduire les coûts de production et optimiser la structure des packs batterie. Toutefois, cette transition technologique ne fait pas l’unanimité.

Le passage du pack utilisant des cellules LG Energy Solution 2170 vers un nouveau pack baptisé 8L, intégrant les cellules 4680, a entraîné une modification notable des performances. Sur le plan de l’autonomie, les données évoquent une baisse de 661 km à 609 km sur certaines versions du Tesla Model Y Long Range RWD produit à Berlin. Cette réduction s’explique par une densité énergétique moindre des cellules 4680 actuellement utilisées dans ces configurations européennes.

Des performances de charge en retrait

Au-delà de l’autonomie, les temps de recharge constituent un autre point de tension. Les véhicules équipés du pack 8L affichent un temps de recharge de 10 % à 80 % supérieur à la moyenne observée sur certains modèles concurrents récents. Alors qu’un temps d’environ 30 minutes est généralement considéré comme une référence sur le segment des SUV électriques en 2026, les versions dotées des cellules 4680 dépassent les 35 minutes.

Cette différence, bien que relativement limitée en valeur absolue, est perçue comme un désavantage dans un marché où la recharge rapide devient un argument commercial central. Les utilisateurs européens ont ainsi exprimé une certaine déception face à ces performances jugées en retrait par rapport aux attentes initiales.

Une adoption contestée mais maintenue des cellules 4680

Malgré ces critiques, Tesla ne semble pas remettre en cause sa feuille de route technologique. Les cellules 4680 restent au cœur de sa stratégie de réduction des coûts, notamment grâce à la maîtrise progressive du procédé d’électrode sèche (DBE). Cette technologie permettrait de rationaliser la production tout en limitant certains coûts industriels, même si ses bénéfices sur les performances énergétiques restent débattus.

Les utilisateurs européens ont déjà constaté des écarts entre différentes technologies de batteries utilisées dans le Model Y. Les cellules LGES 2170, bien que plus rapides à charger, ont été associées à des problèmes de durabilité et de dégradation plus marquée. À l’inverse, les batteries LFP utilisées sur certaines versions RWD du Tesla Model Y sont réputées pour leur stabilité dans le temps, malgré des limitations en termes de recharge par temps froid.

Une capacité industrielle en forte expansion

L’investissement de 250 millions de dollars vise à porter la production annuelle de cellules 4680 à 18 GWh à Giga Berlin, contre environ 8 GWh en décembre 2025. Cette extension devrait également générer environ 1 500 emplois supplémentaires liés à la production de batteries, renforçant ainsi le poids industriel du site allemand dans la stratégie européenne du constructeur.

Une fois la montée en puissance achevée, la production pourrait permettre d’équiper entre 250 000 et 350 000 véhicules par an, en fonction de la capacité des packs installés. Ce volume dépasse même la production actuelle de véhicules du site berlinois, ce qui montre l’ambition industrielle du constructeur sur le marché européen, malgré une demande fluctuante.

Vers une généralisation des cellules 4680

À terme, cette montée en capacité pourrait entraîner une généralisation des cellules 4680 sur une gamme plus large de véhicules. Si aujourd’hui elles équipent principalement certaines versions Long Range, elles pourraient également être intégrées à des modèles d’entrée de gamme à propulsion (RWD). Une évolution qui pourrait modifier l’expérience utilisateur sur le marché européen, notamment pour les clients habitués aux batteries LFP, réputées pour leur longévité et leur faible dégradation.

Cette orientation confirme la volonté de Tesla de standardiser ses architectures de batteries, même si les compromis techniques associés continuent de susciter des débats sur la pertinence du choix entre coût de production, autonomie réelle et vitesse de recharge.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de Tesla à Giga Berlin illustre clairement la priorité donnée à la réduction des coûts industriels via les cellules 4680. Cependant, les données disponibles montrent des compromis notables en matière d’autonomie et de temps de recharge sur certaines versions du Model Y. Le choix de généraliser cette technologie pourrait renforcer l’efficacité industrielle de Tesla, mais au prix d’une perception client plus mitigée en Europe. À court terme, la coexistence de plusieurs technologies de batteries dans la gamme semble refléter une phase de transition encore instable.

Crédit illustration : Tesla.

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Mazda repousse ses VE à 2029 : un pari risqué

Mazda retarde ses véhicules électriques à 2029, misant sur les hybrides malgré un marché mondial en accélération.

Mazda revoit une nouvelle fois sa stratégie d’électrification. Le constructeur automobile japonais repousse désormais le lancement de sa nouvelle plateforme dédiée aux véhicules électriques, initialement prévue plus tôt, à 2029. Ce décalage intervient dans un contexte où le marché mondial de l’automobile accélère pourtant sa transition vers les véhicules électriques, notamment sous l’effet des tensions énergétiques et de la volatilité des prix du pétrole.

Une stratégie électrique repoussée dans le temps

À l’origine, Mazda prévoyait de lancer un véhicule électrique à longue autonomie basé sur une nouvelle plateforme dédiée dès l’année prochaine sur le marché américain. Cette feuille de route a ensuite été révisée à plusieurs reprises, passant d’un objectif 2027 à 2028, avant d’aboutir à un nouvel horizon fixé à 2029. Selon les informations disponibles, le constructeur n’aurait même pas encore débuté le développement actif de cette nouvelle génération de véhicules électriques, ce qui confirme un retard structurel dans sa stratégie d’électrification.

Dans l’intervalle, Mazda continue de privilégier une montée en puissance progressive de sa gamme hybride. Le constructeur concentre ses ressources sur des motorisations électrifiées intermédiaires plutôt que sur des plateformes 100 % électriques, une approche qui tranche avec celle de plusieurs concurrents mondiaux.

Un contraste marqué avec le marché automobile mondial

Ce positionnement apparaît d’autant plus risqué que le marché automobile mondial évolue rapidement vers l’électrification complète. La demande pour les véhicules électriques s’est renforcée ces dernières années, notamment sous l’effet de la crise énergétique et des fluctuations du prix du pétrole. Les tensions géopolitiques et les perturbations de l’approvisionnement en carburant ont accentué l’intérêt économique des voitures électriques, perçues comme une alternative plus stable face à la volatilité des carburants fossiles.

Dans ce contexte, plusieurs constructeurs automobiles ajustent leur stratégie. Certains groupes japonais ont également rencontré des difficultés dans leur transition électrique, mais les trajectoires divergent fortement. Honda a récemment revu ses ambitions après des pertes liées à ses programmes électriques, tandis que Toyota a progressivement construit une gamme plus structurée de véhicules électrifiés, lui permettant de mieux s’adapter à la demande croissante du marché.

Mazda, de son côté, apparaît de plus en plus en décalage avec ces évolutions. Son programme de véhicules électriques reste limité, et les retards accumulés renforcent l’écart avec les concurrents internationaux qui investissent massivement dans les plateformes dédiées.

Une dépendance accrue aux hybrides et aux partenariats

Face à ce retard, Mazda s’appuie davantage sur les technologies hybrides et sur ses partenariats industriels. Le constructeur collabore notamment avec le groupe chinois Changan Automobile pour commercialiser certains modèles électriques en Europe. Cependant, cette stratégie ne s’étend pas au marché américain, où les contraintes réglementaires et tarifaires limitent fortement l’importation de véhicules électriques produits en Chine.

En Amérique du Nord, Mazda ne dispose plus actuellement de modèle électrique après l’arrêt du MX-30, dont les ventes ont été jugées insuffisantes. Cette absence de renouvellement laisse un vide stratégique à moyen terme, alors même que le segment des SUV électriques et des berlines zéro émission continue de croître.

Le constructeur mise donc principalement sur le développement de modèles hybrides, notamment avec des évolutions prévues sur ses SUV les plus populaires. Cette orientation traduit une volonté de sécuriser les ventes à court terme, mais elle limite l’exposition de Mazda au segment 100 % électrique.

Des investissements inférieurs à la concurrence

L’écart stratégique se reflète également dans les investissements. Mazda prévoit environ 7,52 milliards de dollars dédiés à ses projets d’électrification d’ici 2030. Ce montant apparaît nettement inférieur à celui des grands acteurs mondiaux de l’industrie automobile.

À titre de comparaison, certains groupes comme Hyundai Motor Company investissent des sommes bien plus importantes, notamment dans leurs chaînes de production et leurs infrastructures liées aux véhicules électriques. Cette différence d’échelle souligne l’écart de vitesse entre Mazda et les constructeurs les plus agressifs sur le segment électrique.

Dans le même temps, Mazda continue d’allouer une part importante de ses ressources aux motorisations hybrides, notamment pour des modèles futurs de SUV compacts et intermédiaires. Cette stratégie confirme une approche prudente, centrée sur la rentabilité immédiate plutôt que sur une transformation rapide de son portefeuille technologique.

Notre avis, par leblogauto.com

Le choix de Mazda de repousser son offensive électrique à 2029 illustre une stratégie prudente mais risquée dans un secteur en forte accélération. Le constructeur semble privilégier la stabilité de ses gammes hybrides au détriment d’une présence affirmée sur le marché des véhicules électriques. Cette approche limite son exposition financière à court terme, mais l’éloigne des tendances structurelles du marché automobile mondial. À moyen terme, ce retard pourrait compliquer son positionnement face à des concurrents mieux armés technologiquement et industriellement.

Crédit illustration : Mazda.

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Voitures électriques : la vérité sur la durée des batteries


Une étude basée sur 1,61 milliard de km montre que les batteries des VE perdent peu d’autonomie après plusieurs années.

Les véhicules électriques continuent de faire évoluer leur image auprès des automobilistes. Longtemps perçue comme le principal point faible du marché, la durée de vie des batteries semble aujourd’hui moins préoccupante à la lumière de nouvelles données publiées par Recurrent. L’étude, basée sur plus de 1,61 milliard de kilomètres parcourus, met en avant des progrès significatifs dans plusieurs domaines clés de la mobilité électrique : autonomie, recharge rapide, efficacité énergétique et vieillissement des accumulateurs.

Selon ce rapport, la majorité des véhicules électriques conservent environ 97 % de leur autonomie d’origine après trois ans d’utilisation. Après cinq ans, cette capacité moyenne resterait encore autour de 95 %. Ces chiffres viennent nuancer les inquiétudes persistantes autour de la dégradation des batteries lithium-ion, souvent considérée comme un frein à l’achat d’un véhicule zéro émission.

Une autonomie en forte progression

L’évolution des performances des voitures électriques apparaît également dans les chiffres d’autonomie annoncés par les constructeurs automobiles. En 2026, l’autonomie moyenne des modèles électriques populaires atteint 523 kilomètres. À titre de comparaison, elle s’élevait à 472 kilomètres en 2025 et à seulement 420 kilomètres en 2020.

Cette progression ne repose pas uniquement sur l’augmentation de la capacité des batteries haute tension. Les fabricants améliorent aussi plusieurs paramètres techniques liés à l’efficience énergétique. L’aérodynamique, la gestion thermique des cellules ou encore les logiciels de gestion de l’énergie permettent désormais d’optimiser chaque kilowattheure consommé.

L’étude souligne toutefois que les modèles les plus endurants restent souvent ceux équipés des plus grosses batteries. Le Chevrolet Silverado EV illustre cette tendance avec un pack de 205 kWh capable d’offrir jusqu’à 880 kilomètres d’autonomie sur une seule charge. Cette stratégie n’est cependant pas sans conséquences sur l’efficacité globale du marché.

Les grands SUV électriques et les pickups affichent généralement une consommation énergétique supérieure aux véhicules plus compacts. En 2026, la moyenne du marché atteint 23,3 kWh aux 100 kilomètres, tandis que les modèles les plus sobres descendent autour de 14,3 kWh aux 100 kilomètres. Cette différence met en évidence l’importance du poids, du gabarit et de l’aérodynamisme dans les performances réelles d’un véhicule électrique.

La recharge rapide devient un argument central

Au-delà de l’autonomie pure, les progrès de la recharge rapide transforment également l’expérience des conducteurs. Les modèles les plus performants sont désormais capables de récupérer environ 161 kilomètres d’autonomie en moins de dix minutes sur une borne rapide.

Le rapport insiste néanmoins sur un point souvent méconnu : la puissance maximale affichée par les constructeurs ne constitue pas le seul critère important. La capacité du véhicule à maintenir une puissance élevée pendant une longue période joue un rôle essentiel dans les temps de recharge réels.

Plusieurs modèles se distinguent dans ce domaine grâce à leur architecture électrique de 800 volts. C’est notamment le cas des Hyundai Ioniq 5, Hyundai Ioniq 6, Kia EV6 et Genesis GV60. Sur le segment premium, la Porsche Taycan et les modèles de Lucid Motors repoussent encore davantage les limites de la recharge haute puissance.

Cette évolution contribue à réduire l’un des principaux freins psychologiques liés aux longs trajets en voiture électrique. Avec des temps d’arrêt plus courts et des autonomies plus élevées, les usages se rapprochent progressivement de ceux des véhicules thermiques traditionnels.

Le froid reste un défi pour les batteries

Malgré ces avancées, les conditions hivernales continuent d’avoir un impact notable sur les performances des batteries. À une température de 0 °C, les véhicules électriques conservent en moyenne environ 78 % de leur autonomie habituelle. Lorsque le thermomètre descend à -6,7 °C, cette autonomie moyenne tombe autour de 70 %.

Le système de chauffage embarqué joue un rôle important dans cette perte d’efficacité. Les modèles équipés d’une pompe à chaleur limitent davantage l’impact du froid sur la consommation énergétique. Selon l’étude, cette technologie permettrait de récupérer environ 10 % d’autonomie supplémentaire à 0 °C par rapport à un chauffage électrique conventionnel.

Ces résultats montrent que les performances d’un véhicule électrique dépendent désormais moins de la seule question de la longévité de la batterie que des conditions d’utilisation réelles. Le climat, les trajets quotidiens, la fréquence des recharges rapides ou encore l’accès à des infrastructures adaptées deviennent des critères essentiels dans le choix d’un modèle.

Les données analysées par Recurrent traduisent ainsi une évolution importante du marché automobile électrique. La question n’est plus uniquement de savoir si la batterie vieillira correctement, mais plutôt quel véhicule correspond le mieux aux besoins concrets de chaque conducteur.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres publiés par Recurrent apportent un éclairage intéressant sur l’évolution réelle des batteries de véhicules électriques. Les données montrent surtout que la dégradation reste relativement limitée sur plusieurs années, un point souvent sujet à de nombreuses idées reçues. L’amélioration simultanée de l’autonomie et des performances de recharge confirme également la maturité progressive du marché. En revanche, les écarts de consommation et l’impact du froid rappellent que tous les modèles ne se valent pas selon les usages et les conditions climatiques.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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L’Espagne accélère les aides aux voitures électriques

L’Espagne remplace Moves III par le Plan Auto 2030 avec jusqu’à 5 500 € de remise immédiate sur les voitures électriques.

L’Espagne accélère les aides aux voitures électriques

L’Espagne modifie en profondeur son dispositif de soutien aux voitures électriques avec le lancement du Plan Auto 2030, destiné à remplacer l’ancien programme Moves III. Le gouvernement espagnol veut désormais simplifier l’accès aux aides à l’achat de véhicules électriques en supprimant l’un des principaux freins dénoncés par les automobilistes et les professionnels du secteur : les délais de remboursement particulièrement longs.

Le nouveau système prévoit une réduction appliquée directement au moment de l’achat chez le concessionnaire automobile, sans attendre pendant des mois, voire des années, le versement d’une subvention publique. Cette évolution marque un changement stratégique important pour le marché automobile espagnol, alors que la transition vers l’électrification reste encore freinée par des coûts élevés et des infrastructures de recharge inégalement développées.

Le Plan Auto 2030 s’inscrit également dans une logique industrielle plus large visant à soutenir les constructeurs européens face à la concurrence croissante des fabricants chinois de véhicules électriques.

Une remise immédiate directement en concession

La principale nouveauté du Plan Auto 2030 réside dans son fonctionnement beaucoup plus direct pour les acheteurs de véhicules électriques. Désormais, l’aide maximale de 5 500 euros sera déduite immédiatement de la facture lors de l’achat du véhicule neuf chez le concessionnaire.

Sur ce montant, 4 500 euros proviennent du financement public espagnol tandis que les distributeurs automobiles devront participer à hauteur de 1 000 euros en utilisant une partie de leur marge commerciale. Cette formule vise à éviter les lourdeurs administratives qui avaient fortement pénalisé le précédent programme Moves III.

Avec l’ancien système, les acheteurs de voitures électriques devaient souvent patienter de longs mois avant de percevoir effectivement leur aide financière. Cette situation créait une forte incertitude pour les consommateurs et ralentissait les décisions d’achat sur le marché automobile espagnol.

Le gouvernement espagnol espère désormais fluidifier les ventes de véhicules électriques grâce à cette remise immédiate visible dès la signature du bon de commande. Le programme a été officiellement approuvé en février et s’applique rétroactivement aux achats réalisés à partir du 1er janvier 2026.

La présentation officielle du dispositif auprès des professionnels de l’automobile doit se tenir le 21 mai à Barcelone, dans le cadre d’un événement réunissant des représentants du gouvernement espagnol, de l’industrie automobile et des autorités régionales. Plusieurs responsables importants du secteur sont attendus, dont le président de la Generalitat Salvador Illa, le président d’ANFAC Josep Maria Recasens, ainsi que Markus Haupt, dirigeant de Seat et Cupra.

Le critère EEE favorise les modèles européens

Le Plan Auto 2030 introduit également un nouveau mécanisme baptisé critère EEE, pour « électrique, économique et européen ». Ce dispositif vise à privilégier les voitures électriques produites dans l’Union européenne et accessibles financièrement.

Le niveau maximal d’aide sera réservé aux modèles électriques fabriqués en Europe et affichés à moins de 35 000 euros hors TVA. Les véhicules produits dans l’Union européenne mais commercialisés jusqu’à 45 000 euros pourront également bénéficier d’un soutien financier, mais avec une subvention réduite.

Les véhicules électriques assemblés hors de l’Union européenne ainsi que les hybrides rechargeables restent éligibles au programme, mais les montants accordés seront moins élevés. Cette orientation confirme la volonté du gouvernement espagnol de soutenir simultanément l’électrification du parc automobile et l’industrie européenne face à la concurrence asiatique.

Le marché automobile chinois exerce en effet une pression croissante sur les constructeurs européens grâce à des véhicules électriques souvent moins coûteux et rapidement développés. En favorisant les modèles produits localement, l’Espagne cherche donc à renforcer l’attractivité des usines européennes tout en stimulant les ventes de voitures électriques sur son territoire.

Cette stratégie pourrait également bénéficier indirectement aux groupes industriels implantés en Espagne, un pays qui joue un rôle important dans la production automobile européenne.

Des ambitions larges mais encore des zones d’ombre

Le Plan Auto 2030 ne se limite pas uniquement aux aides à l’achat de véhicules électriques. Le programme regroupe au total 25 mesures destinées à accélérer la transition vers la mobilité électrique.

Parmi les projets figurent notamment le développement des infrastructures de recharge rapide, le programme Moves Corredores destiné aux grands axes de recharge, ainsi que de nouveaux investissements industriels liés au programme EV PERTE consacré à la filière des véhicules électriques.

Malgré ces ambitions, plusieurs interrogations subsistent encore autour de l’application concrète du dispositif. Le calendrier de déploiement a déjà pris du retard : annoncé en décembre puis validé en février, le programme ne commencera réellement à accepter les demandes qu’à partir du mois de mai.

Cette période d’attente a créé une certaine confusion sur le marché automobile espagnol. Certains consommateurs ont préféré reporter leur achat de voiture électrique dans l’attente des nouvelles conditions d’aide et des modèles réellement éligibles.

D’autres éléments restent encore flous, notamment le cumul éventuel avec les aides régionales, la liste définitive des véhicules concernés ou encore les modalités exactes de remboursement des concessionnaires par l’État.

Pour les professionnels du secteur automobile, la réussite du Plan Auto 2030 dépendra autant de la rapidité d’exécution que du montant des aides annoncées. Les précédents retards administratifs du programme Moves III ont laissé des traces sur le marché, où la prévisibilité reste devenue essentielle pour convaincre les acheteurs de passer à l’électrique.

Le gouvernement espagnol devra désormais démontrer que ce nouveau système de soutien peut réellement accélérer les ventes de véhicules électriques sans reproduire les lenteurs bureaucratiques qui avaient freiné le précédent dispositif.

Notre avis, par leblogauto.com

Le principal atout du Plan Auto 2030 réside dans la remise immédiate appliquée directement chez le concessionnaire, une évolution attendue depuis longtemps par les acheteurs de voitures électriques. Cette simplification pourrait réduire les hésitations liées aux délais administratifs du précédent programme Moves III.

Le critère EEE montre également une volonté claire de soutenir l’industrie automobile européenne face à la montée en puissance des constructeurs chinois sur le segment des véhicules électriques. L’approche combine ainsi transition énergétique et politique industrielle.

Crédit illustration : Cupra.

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Škoda Epiq : le nouveau crossover électrique compact s’affiche au prix du thermique

Le constructeur tchèque élargit sa gamme de véhicules 100 % électriques avec le lancement du Škoda Epiq. Ce crossover urbain se positionne comme le modèle électrique le plus accessible de la marque, affichant un tarif équivalent à celui du modèle thermique Kamiq sur plusieurs marchés, dont la France.

Une nouvelle plateforme technique à traction avant

L’Epiq est le premier modèle de la marque à reposer sur la nouvelle plateforme électrique MEB+, développée au sein du Brand Group Core de Volkswagen. Cette architecture se caractérise par une masse réduite et une configuration à traction avant (*), une première pour un véhicule électrique Škoda.

Sur le plan mécanique, le catalogue se compose de deux tailles de batterie et de trois niveaux de puissance. Le véhicule annonce une autonomie maximale d’environ 440 kilomètres. Concernant la recharge, la batterie accepte le courant alternatif (AC) à hauteur de 11 kW de série. En courant continu (DC), la recharge rapide permet évidemment de passer de 10 à 80 % en près de 24 minutes dans les conditions idéales.

Design aérodynamique et habitabilité optimisée

Ce nouveau modèle est le premier véhicule de série à adopter le langage stylistique « Modern Solid » de Škoda. L’extérieur se distingue par des lignes épurées, une face avant fermée dite « Tech-Deck Face » en noir brillant et une nouvelle signature lumineuse en forme de T. Les optimisations aérodynamiques permettent d’atteindre un coefficient de traînée de 0,275.

Malgré des dimensions extérieures compactes, l’habitacle intègre :

  • Un volume de coffre de 475 litres (incluant une trappe de 25 litres).
  • Un compartiment de rangement avant (« frunk ») prévu à partir de 2027.
  • Des commandes intuitives et des matériaux durables.

Ce style ne plaira pas à tout le monde. On s’était habitué aux faces avant des Škoda de ces dernières années. Là, si on a un succédané de calandre avec le « Tech-Deck Face », les feux déconstruits, reliés par une bande noire, soulignés par une grille « à la Jeep », le style dénote.

Idem à l’arrière et de profil avec un montant C massif (on craint les angles morts) et des feux arrière tarabiscotés. Le changement est-il toujours bon ?

Technologies embarquées et fonctionnalités inédites

L’Epiq introduit la fonctionnalité « One Pedal » dès son lancement, permettant de gérer l’accélération et le freinage via une seule pédale avec une régénération ajustable. Il intègre également la recharge bidirectionnelle, offrant la possibilité d’alimenter des appareils externes, un foyer ou le réseau électrique selon l’infrastructure. Du classique désormais dans le VE.

La connectivité repose sur un système d’infodivertissement utilisant Android, associé à un écran central de 13 pouces. Les utilisateurs peuvent accéder à distance aux données du véhicule et gérer la recharge via l’application MyŠkoda.

L’intérieur semble austère avec du classique : planche de bord horizontale et une tablette posée au milieu. Cela manque un peu de « fun ».

Sécurité et version de lancement

La dotation de sécurité de série comprend sept airbags (dont un airbag central) ainsi que plusieurs aides à la conduite :

  • Le Front Assist
  • Le Side Assist
  • Le Lane Assist
  • La reconnaissance des panneaux de signalisation

Le système Voyage Assist 3.0 est quant à lui proposé en option.

Une série limitée, baptisée « First Edition », est disponible à la commande dès le 19 mai 2026. Basée sur la finition Selection, elle intègre des éléments de design spécifiques et est obligatoirement associée à la motorisation la plus puissante de la gamme.

Notre avis, par leblogauto.com

Laissons le style de côté, Škoda indique que ce nouvel Epiq se situe au niveau du prix du Kamiq thermique. L’Epiq City 55 est à 28 620 € (3 450 € de prime CEE EDF déduite). Mais, pour cela, vous n’avez que 55 kWh de batterie soit 441 km d’autonomie WLT.

En face, le Kamiq Active débute à 25 780 € + 400 € de malus. Ah, déjà c’est 2 440 € de moins (~10 %). Avec, la polyvalence de son carburant liquide. Même avec un prix de l’essence à 2 €/l, nombreux continueront de préférer la version thermique à l’électrique.

Il faudra sans doute attendre les versions à 35 kWh de capacité de batterie pour avoir un prix d’achat équivalent. Il faudrait pousser jusqu’à la comparaison des équipements de chacun.

En revanche, cela reste une proposition intéressante pour qui veut passer à l’électrique et avoir un SUV de 4,17 m de long au coffre généreux. A comparer avec une Megane E-Tech ou un Peugeot e-2008 par exemple, avantage Skoda Epiq sur le prix. En revanche, la Renault 4 E-Tech semble plus « en ligne » face à cet Epiq même si à partir de 29 870 € (prime CEE de 3 620 € déduite). Sinon il y a le Kia EV2.

Note

(*) Traction et propulsion ne présument absolument pas de quel essieu est moteur. Ainsi, on parlera indistinctement de traction arrière comme de propulsion avant. Même Citroën en son temps vendait des berlines 11 CV à « traction arrière ».

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En immersion avec Citroen Racing à Monaco

Dans l’ombre de la F1, la Formule E fait son petit bonhomme de chemin avec ses monoplaces 100% électriques. Nous nous sommes rendus à Monaco, un circuit que les deux championnats partagent, pour voir évoluer l’une des marques françaises engagées, Citroën Racing.

Le circuit si spécial de Monaco

37 CASSIDY Nick (nzl), Citroën Racing Formula E Team, Citroën, pitlane, during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Joao Filipe / DPPI

Peu importe les voitures de course que l’on vient voir rouler dans les rues de la principauté, il s’agit toujours d’un spectacle à part, dans un environnement qui ne l’est pas moins. Monaco a d’autant plus cette particularité que les rues sont particulièrement étroites par rapport à n’importe quelle autre grande ville recevant des événements de cette ampleur. En voyant les bâtiments provisoires des stands, des hospitalités et des tribunes, on imagine le travail titanesque qu’il y a derrière.

Il s’agit d’ailleurs d’une grande année pour ce petit territoire, puisqu’il s’y est déroulé il y a quelques jours le Grand Prix de Monaco historique, la Formule E le week-end dernier et, très prochainement, le Grand Prix de Monaco de Formule 1. Avant même de voir notre première voiture, il faut affronter les rues piétonnes fermées, les déviations et la foule qui déambule entre locaux, travailleurs, touristes et fans. Mais tout le monde trouve finalement assez aisément son chemin. Citroën Racing nous recevait dans l’un des plus grands bâtiments d’hospitalité, jouxtant le restaurant La Rascasse dans le dernier virage du circuit. De là, on a une vue plongeante sur la pit lane, le second S de la piscine et donc La Rascasse.

L’engagement de Citroën Racing

Lounge during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Joao Filipe / DPPI

Cela nous permet de prendre la mesure de l’engagement du constructeur français dans ce championnat. Dans un contexte de crise, on pourrait imaginer que cela manque de cohérence, mais Xavier Chardon, patron de la marque, nous a confié les raisons de ce choix stratégique pour l’image de Citroën (voir vidéo). Sur deux étages et une large terrasse s’y bousculent plusieurs types d’invités, qu’ils soient journalistes, créateurs de contenu, influenceurs, partenaires ou clients. On voit tantôt passer Doriane Pin, leur nouvelle pilote de développement, une ancienne Miss France ou un ancien animateur d’émission automobile.

Citroën engage aujourd’hui deux voitures dans ce championnat, une pour Nick Cassidy, le Néo-Zélandais déjà auréolé de plusieurs victoires en Formule E, et une pour Jean-Éric Vergne, l’ancien pilote français de F1 qui a déjà remporté deux fois le titre mondial dans ce championnat de voitures électriques. Autant dire que la marque aux chevrons s’est donné les meilleures chances possibles pour atteindre ses objectifs. Il faut noter d’ailleurs que Citroën développe son propre moteur. Les performances sont malgré tout impressionnantes, avec un 0 à 100 expédié en 1,86 s, 320 km/h de vitesse de pointe et 600 kW de freinage régénératif.

Un arrêt aux stands très particulier

25 VERGNE Jean-Eric (fra), Citroën Racing Formula E Team, Citroën, action during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Julien Delfosse / DPPI

Il faut bien reconnaître que l’absence de bruit puissant sur ces voitures, qui pourtant ne manquent ni d’allure ni de rapidité, rend l’expérience particulière. Mais dans les faits, on assiste à une véritable course avec ses luttes roue contre roue, ses accidents, sa part de drame et même ses ravitaillements. Oui, lors de cette première course du week-end, chaque équipe doit effectuer un pit-stop de 30 secondes pour récupérer 10% de batterie. On est loin, évidemment, des standards de la F1 où l’on change les pneus avec une quinzaine de mécaniciens lors d’un arrêt de moins de deux secondes.

Malheureusement pour Citroën, ce week-end ne restera pas dans les annales du sport auto, ni comme un bon résultat dans le palmarès de la marque. Bien sûr, on préférerait voir la marque aux chevrons en WRC ou en rallye-raid, où elle a connu ses plus belles heures de gloire. Mais dans un marché où l’électrification est devenue le maître mot, on peut comprendre ce choix qui, économiquement, n’implique pas un budget comparable aux standards de la Formule 1 ou de tout autre championnat du monde. Ne ratez pas notre entretien avec Xavier Chardon directement dans les stands, au milieu de Nico Hülkenberg ou Carlos Sainz qui passaient par là, ainsi que nos instantanés sur nos réseaux sociaux.

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Mercedes-AMG GT 4-Door Coupé : 1 169 ch électriques et 0 à 100 km/h en 2,1 secondes — c’est vraiment possible ?

Mercedes-AMG dévoile ce 20 mai 2026 sa nouvelle GT 4-Door Coupé 100 % électrique. Au programme : trois moteurs à flux axial inédits en série, 860 kW de puissance de pic et une recharge de 460 km en dix minutes. Une voiture qui redéfinit les performances accessibles en quatre places.

Trois moteurs d’un type jamais vu en production série

La technologie centrale de cette AMG GT 4 portes dite « coupé » repose sur des moteurs à flux axial, une architecture jusqu’ici absente des véhicules électriques de grande série. Le principe : le flux électromagnétique circule parallèlement à l’axe de rotation, et non perpendiculairement comme dans un moteur classique (à flux radial). Résultat, des moteurs extrêmement compacts — environ 8 à 9 cm de largeur — mais très denses en puissance et en couple.

Trois de ces moteurs équipent la voiture : un à l’avant, deux à l’arrière. Développés à partir de la technologie de la société britannique YASA (filiale Mercedes-Benz depuis 2021), ils sont produits dans l’usine berlinoise de Marienfelde, où environ 35 procédés de fabrication sont qualifiés de premières mondiales.

La GT 63 culmine à 860 kW (1 169 ch) en puissance max, avec un couple maximal de 2 000 Nm. La GT 55 développe « seulement » 600 kW (816 ch) et 1 800 Nm. Les deux atteignent 300 km/h avec le pack conducteur optionnel (ah…les options germaniques).

Des performances chiffrées radicales

Les données d’accélération sont les suivantes :

  • GT 63 : 0 à 100 km/h en 2,1 secondes, 0 à 200 km/h en 6,4 secondes (mesure avec 1-foot-rollout (*))
  • GT 55 : 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, 0 à 200 km/h en 8,7 secondes

La puissance continue atteint 530 kW sur la GT 63, ce qui signifie que ces performances ne se limitent pas à un bref pic. Toutefois, elles sont grandement amputées.

Une batterie inspirée de la Formule 1

La batterie haute tension est une création entièrement nouvelle, développée en collaboration avec Mercedes-AMG High Performance Powertrains à Brixworth, l’entité qui conçoit les groupes propulseurs des écuries de F1. Elle fonctionne en 800 volts et embarque 106 kWh nets.

Ses cellules cylindriques (105 mm de hauteur, 26 mm de diamètre) sont refroidies individuellement par une huile électriquement non conductrice. La densité énergétique annoncée dépasse 298 Wh/kg au niveau cellule. La chimie retenue, NCMA (nickel, cobalt, manganèse, aluminium), associe cathode haute densité et anode à base de silicium.

Pour comparaison, les cellules LFP (lithium fer phosphate) ont communément une densité de 150 à 200 Wh/kg. Les dernières générations avec du manganèse peuvent monter à 220/230 Wh/kg.

Recharge : 460 km récupérés en 10 minutes

La puissance de charge atteint 600 kW en courant continu, avec un courant de plus de 800 ampères. En dix minutes, l’énergie rechargée correspond à 460 km d’autonomie WLTP. La charge de 10 à 80 % d’état de charge s’effectue en 11 minutes. Rendez-vous compte, on est à pratiquement 6C de charge (six fois la capacité, en changeant l’unité kWh en kW).

L’autonomie totale s’établit entre 596 et 696 km (WLTP combiné) pour la GT 63, et 597 à 700 km pour la GT 55. En cycle urbain, les chiffres montent jusqu’à 764 et 770 km respectivement. Enfin bon, qui ira faire plus de 750 km en plein coeur de Monaco ou de Londres ?

La voiture est compatible avec cinq standards de recharge rapide : CCS2 (Europe), GB/T (Chine), CHAdeMO (Japon), CCS1 (Corée du Sud) et NACS (États-Unis).

Un mode V8 simulé, sons et à-coups inclus

L’une des particularités les plus inattendues est le mode AMGFORCE S+. Activé, il simule le comportement d’un V8 atmosphérique : son à l’intérieur et à l’extérieur reconstitué à partir de plus de 1 600 fichiers audio, interruptions de traction simulant les changements de rapports, et affichage spécifique en tableau de bord façon compte-tours central. Les passages de vitesses peuvent être effectués manuellement via les palettes au volant.

On a envie de dire, comme à chaque fois que ces trucs sont proposés (coucou Hyundai) : mais pourquoi ? Pourquoi vouloir reproduire la médiocrité d’un moteur thermique quand on met la technologie de pointe du véhicule électrique ?

Aérodynamique active et trains roulants

La GT 4 portes reçoit plusieurs éléments aérodynamiques pilotés électroniquement :

  • Deux plaques à effet Venturi dans le soubassement, déployées à partir de 120 et 140 km/h
  • Un becquet arrière actif à plusieurs positions selon la vitesse
  • Un diffuseur arrière actif
  • Des volets de refroidissement (Airpanels) avant, à neuf positions

Le Cx est de 0,22, pour une surface frontale de 2,44 m².

La suspension est une pneumatique active AMG ACTIVE RIDE CONTROL, avec barres antiroulis hydrauliques semi-actives. Le train arrière est directionnel jusqu’à ±6 degrés, avec inversion du sens de braquage selon que la vitesse est inférieure ou supérieure à 80 km/h. A basse vitesse, cela donne de l’agilité aux 5,09 m de la voiture, et à plus haute vitesse de la stabilité dans les courbes.

Le freinage combine un frein carbone-céramique à l’avant et un frein en acier à l’arrière.

Intérieur et équipements

Le poste de conduite intègre un écran de 10,2 pouces pour l’instrumentation et un écran multimédia de 14 pouces, en verre continu. Trois molettes physiques dans la console centrale permettent de régler indépendamment la réponse à l’accélérateur, le comportement en virage et le niveau d’antipatinage (neuf niveaux).

Le système MBUX intègre ChatGPT, Microsoft Bing et Google Gemini. L’application AMG Track Pace enregistre plus de 80 paramètres dix fois par seconde sur circuit. On est donc dans une GT vu le confort mis par Mercedes-AMG. On attend une version plus radicale « Black Series ».

Production et commercialisation

La production débutera à l’été 2026, dans l’usine de Sindelfingen (fondée en 1915). Les commandes ouvrent dans les prochains jours. Le prix sera aligné sur celui des modèles prédécesseurs comparables, selon Mercedes-AMG.

Notre avis, par leblogauto.com

Esthétiquement, cette Mercedes-AMG GT 4 portes va faire causer. L’avant est un peu « mou » par rapport à certaines anciennes Mercedes-AMG avec des feux qui peuvent faire penser à smart du partenaire chinois Geely. Cela dit, cela reste très proche du « teaser concept » d’il y a un an.

L’arrière de son côté reprend plus ou moins fidèlement le concept Mercedes-AMG GT XX qui annonçait cette GT 4-Doors. Ce qui clivera sans doute le plus, c’est ce bandeau noir immense qui sur un modèle clair est omniprésent et casse totalement la ligne.

On remarquera que le volant n’est pas celui du concept. Etrange de mettre une jante ronde quand on veut mettre un « yoke » dans la voiture de monsieur tout-le-monde.

Alors belle, sublime, bof ou moche cette Mercedes-AMG GT 4-Door Coupé de 2026 ? Franchement…on a connu Mercedes-AMG largement plus inspiré. Reste une fiche technique alléchante pour qui n’est pas allergique aux « grille-pains ».

Mercedes annonce des prix « comparables » aux prédécesseurs. Cette GT 4-Door Coupé trouvera sur sa route le Porsche Taycan Turbo GT par exemple (1034 chevaux) ou des véhicules chinois comme la Xiaomi SU7 Ultra.

Note

(*) Le « 1-foot rollout » est une convention de mesure utilisée notamment aux États-Unis. le chronomètre ne se déclenche pas quand la voiture est à l’arrêt complet, mais quand elle a déjà parcouru 30,48 cm (soit 1 pied). On considère que cela réduit le temps mesuré de 0,2 à 0,3 seconde.

Fiches techniques

Mercedes-AMG GT 63 4-Door Coupé

E-Motor

Type

Three axial flux motors

Max. drive output

kW (PS)

860 (1,169)

Continuous output

kW (PS)

530 (721)

Max. drive torque

Nm

2,000

Drive system

Fully variable all-wheel drive AMG Performance 4MATIC+

Top speed

km/h

300 (Drivers Package)

Acceleration 0-100 km/h (1-Foot-Rollout)2

s

2.1

Acceleration 0-200 km/h (1-Foot-Rollout)2

s

6.4

Acceleration 0-100 km/h

s

2.4

Acceleration 0-200 km/h

s

6.8

Boost duration

s

63

Nominal voltage

Volt

800

Battery capacity (net)

kWh

106

Max. DC charging power1

kW

600

Max. AC charging power1

kW

11

DC charging: 10-80 % SoC (net)3

min

11

DC charging: range after 10 mins (WLTP combined)1

km

460

Energy added in 10 mins1

kWh

70

Energy added in 5 mins1

kWh

41

Kerb weight (DIN)

kg

2,460

Length/Width/Height

mm

5,094/1,959/1,411

Wheelbase

mm

3,040

Drag coefficient

Cd

0.22

Frontal area

2.44

Combined energy consumption1

kWh/100 km

21.0-17.9

Urban energy consumption1

kWh/100 km

18.7-16.2

CO₂ class1

 

A

Range (WLTP)1

km

596-696

Range urban (WLTP)1

km

664-764

Boot volume (liquid)

l

507

Boot volume (VDA)

l

415

Frunk (liquid)

l

62

Frunk (VDA)

l

41

Mercedes-AMG GT 55 4-Door Coupé

E-Motor

Type

Three axial flux motors

Max. drive output

kW (PS)

600 (816)

Continuous output

kW (PS)

375 (510)

Max. drive torque

Nm

1,800

Drive system

Fully variable all-wheel drive AMG Performance 4MATIC+

Top speed

km/h

300 (Drivers Package)

Acceleration 0-100 km/h (1-Foot-Rollout)2

s

2.5

Acceleration 0-200 km/h (1-Foot-Rollout)2

s

8.7

Acceleration 0-100 km/h

s

2.8

Acceleration 0-200 km/h

s

9.0

Boost duration

s

55

Nominal voltage

Volt

800

Battery capacity (net)

kWh

106

Max. DC charging power1

kW

600

Max. AC charging power1

kW

11

DC charging: 10-80 % SoC (net)3

min

11

DC charging: range after 10 mins (WLTP combined)1

km

462

Energy added in 10 mins1

kWh

70

Energy added in 5 mins1

kWh

41

Kerb weight (DIN)

kg

2,460

Length/Width/Height

mm

5,094/1,959/1,411

Wheelbase

mm

3,040

Drag coefficient

Cd

0.22

Frontal area

2.44

Combined energy consumption1

kWh/100 km

21.0-17.8

Urban energy consumption1

kWh/100 km

18.6-16.1

CO₂ class1

A

Range (WLTP)1

km

597-700

Range urban (WLTP)1

km

667-770

Boot volume (liquid)

l

507

Boot volume (VDA)

l

415

Frunk (liquid)

l

62

Frunk (VDA)

l

41

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