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VE chinois en Europe : 15 % du marché malgré les tarifs douaniers

BYD, MG et Chery atteignent 15 % des ventes de VE en Europe malgré les tarifs UE : autonomie, équipement et prix restent leurs armes maîtresses.

Les constructeurs automobiles chinois continuent de s’imposer sur le marché européen des véhicules électriques, et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon Bloomberg, les marques chinoises ont franchi pour la première fois le seuil record de 15 % des ventes de véhicules électriques en Europe — une performance réalisée malgré les droits de douane imposés par l’Union européenne pour tenter de freiner leur progression. BYD, MG, Chery, Geely et leurs compatriotes continuent d’élargir leur emprise sur un marché automobile européen en pleine mutation, défiant les barrières tarifaires censées niveler un terrain de jeu jugé déséquilibré par les constructeurs européens. Ce cap symbolique des 15 % de parts de marché sur le segment des véhicules zéro émission marque un point d’inflexion dans la compétition automobile mondiale, et soulève des questions fondamentales sur l’efficacité des instruments de politique commerciale européenne face à une industrie automobile chinoise structurellement plus compétitive sur le segment électrique.

Des atouts qui dépassent le simple argument tarifaire

La progression des marques chinoises en Europe ne s’explique pas uniquement par leurs prix compétitifs, même si l’accessibilité financière reste un élément central de leur proposition de valeur. La réalité commerciale est plus complexe et plus menaçante pour les constructeurs établis : les constructeurs chinois arrivent désormais sur le marché européen avec une offre globale qui rivalise — et souvent surpasse — ce que les marques européennes proposent à des tarifs équivalents ou supérieurs.

BYD, MG, Chery, Geely et leurs partenaires élargissent rapidement leurs gammes de véhicules électriques et leurs réseaux de distribution sur le continent, offrant aux acheteurs une combinaison d’arguments qui fait mouche : une autonomie élevée sur une seule charge, un niveau d’équipement généreux intégrant les dernières technologies embarquées, des versions hybrides rechargeables pour les acheteurs hésitant encore à passer au tout électrique, et des cycles de développement de nouveaux modèles significativement plus courts que ceux de leurs concurrents européens ou japonais.

Les données de JATO Dynamics confirment cette dynamique : en avril 2025, les immatriculations de véhicules électriques d’origine chinoise en Europe avaient progressé de 59 % en glissement annuel — un rythme de croissance qui surpasse largement celui de l’ensemble du marché des véhicules électriques sur le Vieux Continent, et ce malgré l’entrée en vigueur des droits de douane de l’Union européenne. Cette statistique illustre de manière éloquente l’incapacité des mesures tarifaires à combler le fossé de compétitivité qui sépare les constructeurs chinois de leurs rivaux européens sur le segment des véhicules à batterie.

Pour les constructeurs européens, c’est un signal d’alarme difficilement ignorable. Alors qu’ils investissent des milliards d’euros dans le développement de nouvelles plateformes électriques dédiées, leurs rivaux chinois arrivent sur le marché avec des batteries matures, des logiciels embarqués avancés et des cycles de conception et de mise en production raccourcis qui leur permettent de renouveler leur offre à un rythme que les processus industriels européens peinent à égaler. C’est la raison pour laquelle Stellantis, Volkswagen et d’autres grands groupes automobiles européens cherchent de plus en plus à utiliser la Chine non plus seulement comme marché de débouchés, mais comme base de fabrication et de développement technologique — une évolution stratégique révélatrice de l’ampleur du rééquilibrage en cours dans l’industrie automobile mondiale.

Les tarifs européens : une réponse insuffisante face à l’écart de compétitivité

L’imposition de droits de douane supplémentaires par l’Union européenne sur les véhicules électriques fabriqués en Chine visait à corriger ce que Bruxelles considérait comme un avantage compétitif artificiel, alimenté par des subventions publiques massives accordées par le gouvernement chinois à son industrie automobile. L’objectif était double : freiner la pénétration des marques chinoises sur le marché européen et donner aux constructeurs locaux le temps de renforcer leur compétitivité sur le segment électrique.

Force est de constater que l’efficacité de ces mesures reste limitée. Les droits de douane n’ont pas réussi à effacer l’écart fondamental qui constitue le principal avantage des véhicules électriques chinois aux yeux des acheteurs européens : l’accessibilité financière. Lorsqu’un consommateur compare le prix d’achat, le niveau d’équipement de série et l’étendue de la garantie constructeur, l’origine géographique de la marque passe au second plan dans sa décision d’achat. Cette réalité comportementale est particulièrement marquée sur le segment des véhicules électriques, où la fidélité aux marques traditionnelles à motorisation thermique ne joue plus le même rôle prescripteur que dans l’univers des véhicules à combustion interne.

La pression tarifaire a certes alourdi les coûts d’importation des véhicules électriques chinois, mais la compétitivité structurelle de l’industrie automobile chinoise — intégration verticale des chaînes d’approvisionnement en batteries, écosystème de sous-traitants dense et réactif, coûts de main-d’œuvre contenus, soutien public à la recherche et au développement — lui confère une marge de manœuvre suffisante pour absorber une partie de ces surcoûts sans renoncer à son positionnement tarifaire agressif sur le marché européen.

Un nouveau rapport de force qui s’installe durablement

Si la part de marché des véhicules électriques chinois en Europe devait se stabiliser autour du niveau record de 15 % nouvellement atteint, le secteur automobile européen serait confronté à une transformation durable de son paysage concurrentiel, et non à une simple perturbation passagère. Ce niveau de présence constituerait un nouveau rapport de force entre les constructeurs européens et leurs concurrents chinois — un rapport dans lequel l’Europe ne défendrait plus simplement son marché automobile contre une offensive extérieure, mais apprendrait à rivaliser sur son propre terrain face à des acteurs qui ont fondamentalement changé les règles du jeu sur le segment électrique.

Cette réalité pousse les constructeurs européens à reconsidérer leurs modèles industriels et leurs stratégies de développement produit. L’accélération des cycles de conception, la réduction des coûts de production des batteries grâce à des partenariats avec des fabricants asiatiques, et le recours croissant aux capacités industrielles chinoises comme levier de compétitivité sont autant de réponses que les groupes comme Stellantis et Volkswagen expérimentent pour tenter de combler leur retard compétitif sur le segment des véhicules à batterie face à BYD et ses compatriotes.

Notre avis, par leblogauto.com

Le franchissement du seuil des 15 % de parts de marché des véhicules électriques chinois en Europe confirme que les droits de douane imposés par l’Union européenne ont certes alourdi les conditions d’accès au marché, mais n’ont pas suffi à neutraliser les avantages compétitifs structurels des constructeurs chinois sur le segment électrique. La croissance de 59 % des immatriculations de VE chinois en Europe en avril 2025 malgré les tarifs, telle que rapportée par JATO, est un indicateur objectif de l’insuffisance des seules mesures tarifaires pour rééquilibrer la compétition. Le fait que Stellantis et Volkswagen utilisent désormais la Chine comme base de fabrication et de développement technologique — et non plus seulement comme marché — illustre l’ampleur du renversement stratégique en cours dans l’industrie automobile européenne. Enfin, la tendance des acheteurs européens à privilégier le rapport prix-équipement sur l’origine de la marque dans leurs décisions d’achat de véhicules électriques constitue un défi de fond pour les constructeurs traditionnels, dont la fidélité de clientèle reposait historiquement sur des décennies de présence dans l’univers thermique.

Crédit illustration : macelectricco.

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Historique : Toyota envisage d’exporter son VE chinois bZ3X en ASEAN

Toyota étudie l’exportation du crossover électrique bZ3X, fabriqué par GAC-Toyota en Chine, vers les marchés d’Asie du Sud-Est. Une première historique.

Toyota s’apprête peut-être à franchir un cap stratégique inédit dans son histoire industrielle. Le constructeur automobile japonais envisage pour la première fois d’exporter officiellement un modèle développé et fabriqué par sa coentreprise chinoise GAC-Toyota vers les marchés d’Asie du Sud-Est. Le véhicule concerné est le crossover électrique bZ3X, un SUV compact de la famille Beyond Zero qui n’avait jusqu’ici jamais quitté le territoire chinois. Cette perspective marque une rupture significative avec la stratégie d’approvisionnement habituelle de Toyota pour la région ASEAN, où les véhicules commercialisés proviennent traditionnellement du Japon, de Thaïlande, d’Indonésie, de Malaisie ou des Philippines — jamais de Chine. La montée en puissance des véhicules électriques et la compétitivité de la base industrielle automobile chinoise sont en train de réécrire les règles du jeu logistique et commercial pour l’ensemble des constructeurs mondiaux, Toyota inclus.

Le bZ3X, un véhicule électrique à l’ADN résolument chinois

Le bZ3X appartient à la gamme Beyond Zero de Toyota, la famille de véhicules électriques à batterie du constructeur japonais. Sur le plan technique, il est étroitement lié au GAC Aion V, un modèle développé par le partenaire chinois de Toyota dans leur coentreprise. Cette parenté technologique illustre la profondeur de l’intégration industrielle entre Toyota et GAC en Chine, où le constructeur japonais a accepté d’adapter ses pratiques de développement aux standards et aux rythmes de l’industrie automobile locale.

L’habitacle du bZ3X reflète pleinement l’approche moderne des constructeurs chinois de véhicules électriques : les commandes physiques sont réduites au minimum, remplacées par un grand écran central tactile qui centralise la quasi-totalité des fonctions du véhicule. La suite d’assistants à la conduite embarquée diffère du Toyota Safety Sense traditionnel, système que les acheteurs de Toyota du monde entier connaissent bien. Une particularité de l’aménagement intérieur mérite d’être soulignée : un plateau est intégré derrière le siège passager avant, une solution pratique caractéristique des tendances de design intérieur de l’automobile chinoise contemporaine.

Sur le plan des performances et du positionnement commercial, le bZ3X affiche en Chine une autonomie annoncée de 610 kilomètres sur une seule charge — un rayon d’action compétitif dans le segment des crossovers électriques de taille intermédiaire. Son prix sur le marché chinois, inférieur à 17 000 dollars, le positionne dans une fourchette tarifaire accessible qui constitue l’un de ses arguments commerciaux les plus puissants. Un tel niveau de prix, même avec les ajustements liés aux droits de douane et aux frais de transport vers les marchés d’Asie du Sud-Est, placerait le bZ3X dans une catégorie de prix rarement atteinte par un véhicule électrique portant un badge de constructeur premium comme Toyota dans la région ASEAN.

La Thaïlande et les Philippines au cœur de la réflexion stratégique

La stratégie de déploiement du bZ3X en Asie du Sud-Est fait l’objet de plusieurs scénarios à l’étude chez Toyota. L’une des options envisagées consiste à assembler le crossover électrique en Thaïlande, principal hub automobile de la région ASEAN et pays qui accueille déjà d’importantes capacités de production de Toyota. Cette approche permettrait de réduire la charge fiscale liée à l’importation d’un véhicule fini depuis la Chine, en bénéficiant des accords commerciaux régionaux qui facilitent la circulation des véhicules assemblés localement au sein de la zone ASEAN.

Cependant, pour plusieurs pays de la région — dont les Philippines sont expressément citées — importer directement le crossover électrique depuis les usines chinoises de GAC-Toyota pourrait s’avérer plus simple et moins coûteux que de passer par une étape d’assemblage local. Cette option d’importation directe depuis la Chine permettrait de profiter pleinement des économies d’échelle de la production chinoise, dont les coûts de fabrication des véhicules électriques sont structurellement inférieurs à ceux des autres pays producteurs de la région, notamment grâce à l’intégration verticale des chaînes d’approvisionnement en batteries et en composants électroniques.

Les véhicules électriques sont en train de réécrire la logique industrielle qui prévalait jusqu’ici dans l’organisation de la production automobile régionale. En Chine, le développement des véhicules électriques est plus rapide, les coûts de production sont plus bas et l’accès aux batteries — composant le plus coûteux d’un véhicule électrique — est plus large grâce à l’écosystème de fournisseurs locaux. Ces avantages compétitifs structurels rendent économiquement difficile de justifier la fabrication de certains modèles électriques en dehors de la Chine, même pour un constructeur aussi attaché à ses implantations locales que Toyota.

La question de l’image : une « Toyota chinoise » sera-t-elle acceptée ?

Au-delà des considérations industrielles et logistiques, c’est peut-être la dimension commerciale et d’image qui constitue le vrai défi pour Toyota dans ce projet. Le constructeur japonais devra répondre à une question centrale : les acheteurs de la région ASEAN seront-ils prêts à acquérir un véhicule qu’ils percevront comme une « Toyota chinoise », avec tout ce que cela implique en termes d’origine, de technologie et de conception ?

La réponse à cette question varie selon les marchés et les profils d’acheteurs. Dans un contexte où les véhicules électriques abordables restent encore relativement rares dans la région, la combinaison d’un badge Toyota — synonyme de fiabilité et de valeur résiduelle pour des millions d’acheteurs asiatiques — et d’un prix compétitif grâce à une fabrication chinoise pourrait constituer une proposition de valeur particulièrement attractive. Pour une large partie des acheteurs potentiels, l’origine de fabrication chinoise ne serait pas un obstacle mais une opportunité d’accéder à un crossover électrique technologiquement avancé à un prix abordable.

La décision finale de Toyota sur ce dossier aura des implications qui dépasseront largement les seuls marchés ASEAN. Elle constituera un signal fort sur la manière dont les constructeurs automobiles traditionnels entendent utiliser leurs implantations chinoises non plus seulement comme des outils de pénétration du marché local, mais comme des plateformes de développement et de production à vocation régionale voire mondiale pour leurs gammes de véhicules électriques. Toyota, constructeur reconnu pour sa prudence stratégique et sa rigueur dans la gestion de son image de marque, devra peser avec soin les bénéfices commerciaux potentiels de cette démarche face aux risques de dilution de son positionnement premium dans une région où sa réputation est solidement établie.

Notre avis, par leblogauto.com

L’éventuelle exportation du bZ3X depuis la Chine vers l’ASEAN marquerait un tournant historique dans la stratégie industrielle de Toyota, qui n’a jusqu’ici jamais commercialisé un modèle issu de sa coentreprise GAC-Toyota en dehors du marché chinois. Le prix inférieur à 17 000 dollars affiché en Chine est un argument commercial potentiellement décisif pour des marchés d’Asie du Sud-Est où l’accessibilité tarifaire reste le principal frein à l’adoption des véhicules électriques par le grand public. La différence de design intérieur par rapport aux Toyota habituelles — grand écran central, boutons physiques réduits, suite ADAS distincte du Toyota Safety Sense — soulève une question légitime sur la cohérence de l’expérience de marque que Toyota souhaite offrir à ses clients ASEAN. Enfin, le choix entre assemblage en Thaïlande et importation directe depuis la Chine n’est pas seulement une question fiscale : il engage la politique industrielle régionale de Toyota et sa relation avec ses partenaires de production établis de longue date dans la zone ASEAN.

Crédit illustration : Toyota.

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Honda et Nissan : vers une fusion entre égaux sous pression ?

Honda en perte record et Nissan en légère reprise : les deux constructeurs japonais pourraient relancer leurs négociations de fusion avortées en 2024.

Le destin a joué un tour cruel aux deux géants de l’automobile japonaise. En l’espace d’un an, Honda Motor Co. et Nissan Motor Co. ont littéralement échangé leurs positions respectives sur l’échiquier financier mondial. Lorsque les discussions sur un rapprochement ont débuté fin 2024, Honda se posait en sauveur d’un Nissan exsangue, dont la situation financière se dégradait à vitesse accélérée. Un an plus tard, le tableau s’est inversé : Nissan affiche un bénéfice d’exploitation annuel, tandis que Honda a enregistré sa première perte depuis sa fondation à la fin des années 1940. Ce renversement de situation relance inévitablement le débat sur un rapprochement entre les deux constructeurs, cette fois sur des bases potentiellement plus équilibrées — et potentiellement plus complexes à négocier.

La semaine dernière, Honda a annoncé un déficit d’exploitation de 414,3 milliards de yens — soit environ 2,6 milliards de dollars — pour l’exercice clos en mars, consécutif à une dépréciation massive de 2 500 milliards de yens liée à un pari mal calibré sur les véhicules électriques aux États-Unis. Ce résultat historiquement négatif marque l’aboutissement de cinq trimestres consécutifs de pertes dans l’activité automobile du groupe, un signal d’alerte sérieux pour un constructeur qui souffre par ailleurs d’une gamme de modèles vieillissante sur ses marchés clés que sont les États-Unis et la Chine, et qui peine à rattraper son retard dans le segment des véhicules hybrides essence-électrique, pourtant en plein essor.

Des trajectoires inversées qui rééquilibrent le rapport de force

L’inversion des fortunes entre Honda et Nissan est au cœur du regain d’intérêt pour une éventuelle alliance entre les deux constructeurs japonais. Seiji Sugiura, analyste senior chez Tokai Tokyo Intelligence Laboratory Co., ne laisse guère de place au doute : « Ils devront réessayer », affirme-t-il, soulignant que les pertes de Honda et les premiers signes de stabilisation chez Nissan ont significativement réduit le déséquilibre qui avait fait échouer leurs négociations précédentes.

L’échec de la tentative de fusion de 2024 s’était cristallisé autour de l’exigence de Honda que Nissan devienne une filiale à part entière du groupe — une condition que le constructeur de la Leaf et de la GT-R avait rejetée. En imposant également comme prérequis que Nissan retrouve un certain niveau de stabilité financière avant toute concrétisation d’une alliance stratégique, Honda avait fixé une barre que son partenaire potentiel s’est finalement donné les moyens de franchir, à défaut d’avoir accompli sa propre transformation.

Ivan Espinosa, nommé directeur général de Nissan il y a un an, a confirmé le 13 mai que les discussions avec Honda se poursuivent activement. « Les discussions se poursuivent activement avec eux », a-t-il déclaré aux journalistes. « Nous continuons à explorer les opportunités de collaboration. » Du côté de Honda, le PDG Toshihiro Mibe — architecte de l’initiative électrique avortée du groupe — s’est montré plus discret sur l’éventualité d’une reprise des négociations, alors qu’il cherche à gérer un pivot stratégique majeur vers les véhicules hybrides.

Deux constructeurs fragilisés face à des défis communs

Au-delà de la question de leurs équilibres financiers respectifs, Honda et Nissan partagent des défis structurels qui plaident objectivement en faveur d’un rapprochement. Les deux constructeurs subissent la pression croissante des fabricants automobiles chinois, notamment BYD et la marque MG de SAIC Motor Corp., sur des marchés émergents stratégiques comme l’Inde et le Mexique où ils perdaient progressivement du terrain. Sur leurs marchés historiques, leurs ventes au détail ont reculé aux États-Unis et en Chine, victimes d’offres de produits jugées peu compétitives face à une concurrence locale et internationale en plein renouveau.

Nissan a gaspillé une avance prometteuse dans les véhicules électriques — avec la Leaf, première voiture électrique de grande série commercialisée mondialement — sans parvenir à capitaliser sur ce leadership pionnier. Ce retard technologique l’a contraint à des mesures de restructuration douloureuses : suppression de 20 000 emplois et fermeture de sept usines, entraînant une contraction significative des volumes de production et des revenus.

Pour Honda, les difficultés dans l’automobile dépassent le seul épisode malheureux du virage électrique américain. Le constructeur accuse un retard dans le segment des hybrides, pourtant en forte croissance, alors qu’il en était autrefois l’un des précurseurs avec la Jazz et l’Insight. Sa gamme automobile souffre d’un manque de renouvellement sur ses marchés clés, et son activité moto — si rentable qu’elle représente la majorité du bénéfice d’exploitation du groupe malgré moins d’un cinquième des ventes totales — ne peut indéfiniment masquer les déficiences structurelles de la division automobile.

Christopher Richter, analyste senior chez CLSA Securities Japan, pose un diagnostic sans concession : « Honda n’est pas dans une position aussi mauvaise que Nissan l’était il y a un an et demi, mais ils doivent vraiment examiner de près leur activité automobile. » Sugiura va encore plus loin dans son analyse des deux groupes : « Les deux entreprises sont confrontées à des problèmes systémiques. En d’autres termes, ils ne sont plus capables de fabriquer de bonnes voitures. »

Une fusion qui redessinrait la carte de l’automobile japonaise

Si Honda et Nissan devaient concrétiser un rapprochement, les implications pour l’industrie automobile mondiale seraient considérables. La combinaison des deux constructeurs — auxquels s’ajouterait Mitsubishi Motors Corp., partenaire junior de Nissan — créerait l’un des plus grands groupes automobiles mondiaux en volume de production, capable de rivaliser en échelle avec Toyota d’un côté, et les géants américains et européens de l’autre.

Les économies d’échelle potentielles couvrent un spectre large : logistique d’approvisionnement, achats de composants, développement de groupes motopropulseurs hybrides et électriques, investissements dans les logiciels de conduite semi-autonome et autonome. Dans un contexte où rester compétitif exige des investissements massifs dans ces technologies d’avenir, mutualiser les ressources techniques et financières de Honda et Nissan représenterait un levier stratégique significatif.

Une telle alliance diviserait l’industrie automobile japonaise en deux blocs distincts : Honda-Nissan-Mitsubishi d’un côté, Toyota et ses partenaires de l’autre — une configuration qui aurait semblé inconcevable il y a encore dix ans, tant la rivalité historique entre ces constructeurs était ancrée. Mais la réalité du nouveau paysage automobile mondial, dominé par la montée en puissance des constructeurs chinois, rend aujourd’hui ce rapprochement non seulement envisageable, mais peut-être inévitable.

Notre avis, par leblogauto.com

L’inversion des situations financières de Honda et Nissan en l’espace d’un an crée objectivement des conditions plus favorables à une reprise des négociations sur des bases équilibrées, mais elle ne résout pas le problème de fond que Sugiura identifie avec justesse : les deux constructeurs souffrent de défaillances produit structurelles qui ne seraient pas automatiquement corrigées par une fusion. La création d’un grand groupe Honda-Nissan-Mitsubishi générerait des économies d’échelle réelles sur les achats, la logistique et le développement technologique, mais combiner deux gammes vieillissantes et deux cultures d’entreprise rivales constituerait un défi managérial et industriel considérable. La déclaration d’Ivan Espinosa confirmant des discussions actives avec Honda contraste avec la discrétion de Toshihiro Mibe sur ce sujet, un signal qui suggère que les deux parties ne se trouvent pas encore au même stade de conviction quant à l’urgence et aux modalités d’un rapprochement. Comme le note l’analyste Richter, une fusion entre égaux présente historiquement un taux d’échec élevé dans l’industrie automobile, ce qui impose une vigilance particulière sur la gouvernance et la répartition des pouvoirs dans toute structure commune éventuelle.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Cobalt en RDC : les quotas menacent les investissements miniers chinois

Les quotas d’exportation de cobalt en RDC pénalisent MMG et menacent les investissements miniers essentiels aux batteries de véhicules électriques.

La politique d’exportation de cobalt instaurée par la République Démocratique du Congo continue de semer le trouble parmi les opérateurs miniers étrangers. MMG Ltd., société minière chinoise dont China Minmetals Corp. est le principal actionnaire, a exprimé publiquement sa frustration face aux quotas d’exportation qui lui ont été attribués, jugés insuffisants et économiquement pénalisants. Lors du congrès annuel de l’Institut du Cobalt à Madrid, Aaron Chen, directeur général des opérations de MMG à Kinsevere, a appelé le gouvernement congolais à clarifier sa politique d’exportation et les critères d’attribution des quotas. Cette prise de parole illustre les tensions croissantes entre les investisseurs miniers étrangers — principalement chinois — et les autorités congolaises, dans un pays qui détient le premier rang mondial pour la production de cobalt, métal indispensable à la fabrication des batteries de véhicules électriques et des systèmes de stockage d’énergie.

Des restrictions d’exportation qui bouleversent la chaîne d’approvisionnement

Le Congo a initié une politique de restriction des exportations de cobalt en février 2025, en imposant d’abord une interdiction totale destinée à résorber un excédent de production mondial qui pesait sur les cours du métal. À partir d’octobre, le pays a mis en place un système de quotas stricts, calculés pour la plupart des entreprises sur une base proportionnelle à leurs volumes d’exportation au cours des trois années précédant fin 2024. L’objectif affiché par Patrick Luabeya, responsable de l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques du Congo, est de générer davantage de transformation locale et de créer des emplois sur le territoire congolais, plutôt que de simplement maximiser les recettes tirées des prix plus élevés.

Ces restrictions ont eu des effets immédiats sur les marchés des matières premières : les prix de référence du cobalt ont bondi d’environ 160 % depuis l’instauration des mesures, tandis que l’hydroxyde de cobalt — le principal produit expédié depuis le Congo — a vu son cours plus que quadrupler. Malgré cette envolée des prix, les difficultés de mise en œuvre de la nouvelle politique ont ralenti la reprise des exportations, limitant les bénéfices que les entreprises opérant dans le pays ou le gouvernement lui-même auraient pu tirer de cette conjoncture favorable. Pour l’industrie automobile mondiale, qui dépend du cobalt comme composant clé des cathodes de batteries lithium-ion équipant les véhicules électriques et hybrides rechargeables, ces perturbations d’approvisionnement constituent un signal d’alarme supplémentaire sur la fragilité des chaînes de valeur des matériaux critiques.

MMG pénalisée par un quota jugé insuffisant et économiquement non viable

Le cas de MMG illustre de manière particulièrement saillante les effets pervers du système de quotas mis en place par Kinshasa. La société chinoise a mis en service une usine de production de cobalt à sa mine de Kinsevere en septembre 2023, avec une ambition de production annuelle comprise entre 4 000 et 6 000 tonnes. Mais confrontée à la faiblesse des prix du cobalt sur les marchés internationaux, elle avait placé cette installation en veilleuse fin 2024 — avant même que le Congo n’impose sa suspension des exportations. Cette mise en sommeil temporaire s’est révélée pénalisante dans le calcul des quotas, fondé sur les exportations historiques des trois années précédentes.

Résultat : MMG n’a obtenu qu’un quota de 360 tonnes pour l’année en cours, un volume sans commune mesure avec sa capacité de production installée et ses ambitions initiales. Aaron Chen n’a pas mâché ses mots pour qualifier cette situation : la production de cobalt dans ces conditions est « économiquement non viable » pour l’entreprise. « MMG est fier de notre contribution économique et ESG à la RDC et nous avons été déçus que cela n’ait pas été pris en compte dans le quota de cobalt », a-t-il déclaré à Madrid. L’usine de cobalt de Kinsevere reste en entretien et maintenance, avec des exportations alimentées uniquement par les stocks disponibles sur site. Pour mémoire, Kinsevere est avant tout une mine de cuivre de taille intermédiaire, qui a produit 53 000 tonnes de cuivre l’année précédente — le cobalt y étant extrait comme sous-produit de l’exploitation cuprifère, une configuration courante au Congo.

Un système de quotas contesté et des investissements futurs en péril

Les critiques adressées à la politique congolaise ne se limitent pas à MMG. Ning Wang, chercheur à la Chambre de commerce de Chine pour les importateurs et exportateurs de métaux, minéraux et produits chimiques, a également pris la parole à Madrid pour exprimer le souhait des entreprises chinoises de bénéficier de davantage de clarté sur les règles du jeu : « J’espère que le gouvernement de la RDC pourra préciser ou identifier les exigences spécifiques — comment les entreprises chinoises doivent se comporter », et notamment la manière dont les quotas sont attribués.

Des voix extérieures à la communauté minière chinoise pointent également les limites de la méthodologie retenue pour l’attribution des quotas. Elisabeth Caesens, fondatrice du groupe de défense Resource Matters, a relevé que le recours exclusif à la production passée comme critère d’allocation récompense mécaniquement les entreprises qui ont le plus contribué à la surproduction ayant provoqué l’effondrement des prix — le problème même que les autorités congolaises cherchent à corriger. Elle a suggéré que les quotas auraient pu intégrer d’autres paramètres tels que les investissements planifiés, la valeur ajoutée créée sur le territoire et la conformité environnementale, sociale et fiscale des opérateurs.

Le contraste avec le traitement réservé à l’Entreprise Générale du Cobalt, société d’État congolaise détenant un monopole sur le cobalt extrait artisanalement, alimente également les interrogations. Cette entité a reçu le quatrième quota le plus important — 5 640 tonnes — pour l’année en cours, alors même qu’elle ne débutait sa production qu’à la fin de 2025. Une attribution qui soulève des questions sur la cohérence des critères appliqués.

Pour l’ensemble de la filière des matériaux critiques destinés aux batteries de véhicules électriques, cette situation met en évidence un risque systémique : si les règles du jeu en RDC restent floues et perçues comme imprévisibles, les investisseurs étrangers pourraient différer ou annuler leurs projets d’expansion minière dans le pays, compromettant à terme la capacité de production mondiale de cobalt nécessaire pour soutenir la croissance du parc de véhicules électriques à l’échelle planétaire.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation de MMG à Kinsevere illustre un paradoxe industriel réel : une usine de cobalt construite à grands frais et dotée d’une capacité de 4 000 à 6 000 tonnes annuelles se retrouve cantonnée à un quota de 360 tonnes, rendant l’investissement économiquement stérile à court terme et fragilisant la rentabilité de l’ensemble du projet minier. La flambée de 160 % des prix de référence du cobalt depuis l’instauration des restrictions confirme que la politique congolaise produit bien l’effet recherché sur les cours, mais les difficultés d’implémentation empêchent les opérateurs et le gouvernement d’en tirer pleinement les bénéfices financiers. La critique d’Elisabeth Caesens sur le fait que le système de quotas basé sur la production passée récompense les contributeurs à la surproduction est factuelle et soulève une question légitime sur la cohérence des objectifs affichés par Kinshasa. Pour les constructeurs automobiles et les fabricants de batteries qui dépendent du cobalt congolais pour leurs chaînes d’approvisionnement en matériaux critiques, l’incertitude réglementaire en RDC constitue un risque d’approvisionnement supplémentaire dans un contexte déjà marqué par de multiples tensions sur les matières premières essentielles à l’électrification des transports.

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Alfa Romeo confirme le retour d’une compacte pour succéder à la Giulietta

Un émoi perceptible

Lors de l’Investor’s Day de Stellantis, quelques jours auparavant, la rapidité avec laquelle le cas Alfa Romeo fut expédié laissa perplexe beaucoup d’observateurs et d’alfistes, interloqués de voir cette marque quasiment snobée dans le plan “Fastlane 2030”. La slide powerpoint se contentait d’affirmer “More to come”…et cela s’est accéléré, puisque la communication Stellantis a précisé aujourd’hui les contours de la future gamme qui doit émerger d’ici 2030.  

C-SUV et projet Bottega

Ce que l’on savait déjà, c’était la préparation d’un C-SUV basé sur la plateforme STLA Medium, positionné au-dessus du Tonale avec des motorisations multi-énergies. Fort du succès de la 33 Stradale, un nouveau projet exclusif « few-off » signé BOTTEGAFUORISERIE doit aussi être lancé. Il s’agit là d’une petite série, qui pourrait s’inspirer du coupé Montréal. Concernant les nouvelles Giulia et Stelvio, leur report au-delà de 2027 a déjà été acté, mais le calendrier demeure toujours flou. 

Le retour de la compacte

Mais la grande information, c’est la confirmation par Alfa Romeo d’une nouvelle berline compacte du segment C en gestation, reposant sur la nouvelle plateforme multiénergie STLA One. Le Biscione prépare enfin une descendante aux 147 et Giulietta. 

“Une nouvelle berline compacte du segment C, reposant sur la plateforme multiénergie STLA One, intégrera des technologies avancées et une efficience optimale sur l’ensemble des motorisations. S’inscrivant dans l’héritage des modèles iconiques tels que les 147 et Giulietta, elle combinera innovation et ADN distinctif de la marque” 

Un vide abérrant à combler

La berline compacte a toujours été essentielle dans la gamme Alfa Romeo, durant des décennies : à partir de l’Alfasud (modèle le plus produit dans l’histoire de la marque, de 1972 à 1984), la marque a proposé ensuite la 33 (1983-1995), la 145 (1994-2001), la 147 (2000-2010) et enfin la Giulietta, lancée en 2010 et dont la production a cessé en 2020. Cela reste encore un mystère pour de nombreux alfistes : comment se fait-il que la Giulietta (qui s’est quand même écoulée à presque 500.000 exemplaires) n’a pas eu de descendance, alors que c’est un segment très prisé par sa clientèle historique ? 

Quel calendrier ?

Alfa Romeo a-t-elle enfin entendu la base ? Les retours des clubs ? Cela fait des années qu’une compacte est réclamée par de nombreux passionnés de la marque, qui ne se retrouvent plus vraiment dans une gamme qui, Giulia à part, ne compte que des SUV et crossovers. Entre le Junior et le Tonale, un chaînon est réellement manquant ! Certes, les SUV ont conquis le marché automobile, mais des modèles comme la Golf, la 308 ou la Classe A montrent qu’il existe encore un potentiel important. 

Pour l’instant, il ne s’agit que d’une annonce. Nous n’avons pas de calendrier précis, ce qui est aussi le cas pour les futures Giulia et Stelvio, dont les générations actuelles ont été prolongées jusqu’en 2027. Depuis peu, l’avenir produit Alfa était assez brumeux. Il manque encore des jalons chronologiques forts pour se rassurer sur l’avenir du Biscione, mais la validation d’une compacte est un signal fort. 

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Nissan veut exporter des VE made in China vers le Canada

Nissan envisage d’exporter ses véhicules électriques fabriqués en Chine avec Dongfeng vers le Canada, le Brésil et le Mexique pour réduire ses coûts.

Nissan explore une nouvelle voie pour relancer sa compétitivité sur les marchés de l’hémisphère occidental : exporter des véhicules électriques fabriqués en Chine en partenariat avec Dongfeng Motor Group Co. vers plusieurs marchés, dont le Canada, le Brésil et le Mexique. Christian Meunier, responsable de Nissan pour les Amériques, a confirmé cette orientation stratégique lors d’une interview, sans préciser quels modèles issus de la coentreprise Nissan-Dongfeng seraient concernés ni selon quel calendrier. « Au Canada, le gouvernement a ouvert la porte à certains produits chinois », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous examinons cela. » Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large qui traverse l’ensemble de l’industrie automobile mondiale : s’appuyer sur les coûts de production plus bas de la Chine et sur des cycles de développement de véhicules électriques plus rapides pour maintenir une compétitivité tarifaire face à une concurrence internationale de plus en plus agressive.

Le Canada ouvre son marché aux véhicules électriques fabriqués en Chine

Le projet de Nissan s’appuie sur un changement de politique commerciale significatif au Canada. En janvier dernier, le gouvernement canadien a accepté de supprimer une interdiction de facto qui pesait jusqu’alors sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, ouvrant son marché à l’entrée annuelle de jusqu’à 49 000 de ces véhicules. Cette décision a immédiatement suscité l’intérêt de plusieurs constructeurs automobiles, désireux de profiter de cette fenêtre d’accès à un marché nord-américain particulièrement réceptif aux véhicules électriques abordables.

Tesla Inc. a été l’un des premiers à saisir cette opportunité : le constructeur américain a récemment commencé à commercialiser au Canada une berline Model 3 à un tarif de 42 132 dollars canadiens — soit environ 30 900 dollars américains — après frais de livraison, un prix sensiblement inférieur à son tarif catalogue précédent. Ce véhicule semble provenir de l’usine Gigafactory de Tesla implantée à Shanghai, bien que le constructeur n’ait pas confirmé officiellement cette information. L’exemple de Tesla illustre comment la production en Chine permet de proposer des véhicules électriques à des tarifs compétitifs sur des marchés étrangers, une logique que Nissan entend désormais répliquer pour sa propre gamme de véhicules électriques issus de sa coentreprise avec Dongfeng.

Au-delà du Canada, Nissan vise également le Brésil et le Mexique comme débouchés potentiels pour ses véhicules électriques fabriqués en Chine. Le premier modèle destiné à l’Amérique latine sera une berline électrique baptisée N7, accompagnée d’un pick-up électrique surnommé Frontier Pro — deux véhicules conçus pour répondre à la demande de mobilité électrique à coût maîtrisé sur des marchés émergents particulièrement sensibles au prix d’acquisition des véhicules.

Une stratégie de redressement articulée autour de la production chinoise

L’offensive de Nissan sur les marchés des Amériques avec des véhicules électriques produits en Chine s’inscrit dans une stratégie de redressement plus globale pilotée par le directeur général Ivan Espinosa. Le constructeur japonais traîne le poids d’une gamme de véhicules vieillissante, d’un endettement important et de plusieurs années de turbulences managériales qui ont fragilisé sa position compétitive sur ses principaux marchés. Face à des vents contraires croissants aux États-Unis et au Japon, Nissan se tourne vers la Chine comme levier de compétitivité et de croissance.

Espinosa a précisé que son entreprise prévoit d’augmenter progressivement ses exportations depuis la Chine : 100 000 unités dans un premier temps, puis potentiellement 300 000 unités à terme. Ce volume ambitieux témoigne de l’importance que Nissan accorde à sa stratégie d’exportation depuis ses usines chinoises comme outil de rééquilibrage de sa structure de coûts et de diversification de ses sources de revenus à l’échelle mondiale.

La coentreprise entre Nissan et Dongfeng Motor Group, l’un des principaux constructeurs automobiles d’État chinois, constitue le socle industriel sur lequel repose cette stratégie. Cette alliance, qui produit déjà des véhicules pour le marché intérieur chinois, devient ainsi un outil d’exportation à vocation mondiale, capitalisant sur les avantages compétitifs de la base industrielle automobile chinoise — coûts de production contenus, chaînes d’approvisionnement en composants de véhicules électriques matures et cycles de développement accélérés — pour alimenter des marchés où Nissan cherche à reconquérir des parts de marché perdues ou à s’implanter durablement.

Un plan de croissance en Chine qui dépasse la seule logique exportatrice

La stratégie de Nissan en Chine ne se résume pas à l’utilisation du pays comme plateforme d’exportation de véhicules électriques bon marché vers les marchés étrangers. Le constructeur japonais nourrit également des ambitions de croissance significatives sur le marché intérieur chinois lui-même, avec un objectif affiché d’atteindre 1 million d’unités de ventes annuelles en Chine d’ici la fin de la décennie. Un cap ambitieux dans un marché dominé par les constructeurs locaux de véhicules électriques, mais qui reflète la conviction de Nissan que sa coentreprise avec Dongfeng lui offre les moyens industriels et commerciaux de rivaliser sur ce marché hautement compétitif.

Sur le plan financier, les premiers signes de stabilisation commencent à se manifester. Nissan a récemment publié une prévision de bénéfice d’exploitation nettement supérieure aux attentes des analystes, indiquant que les réductions de coûts engagées par la nouvelle direction commencent à produire leurs effets sur les résultats du groupe. Ce signal positif, combiné à la mise en œuvre d’une stratégie commerciale plus offensive articulée autour des véhicules électriques fabriqués en Chine, donne à Nissan des bases plus solides pour aborder les prochains exercices fiscaux dans un contexte sectoriel mondial encore très incertain.

La démarche de Nissan illustre une tendance de fond qui remodèle l’industrie automobile mondiale : les constructeurs établis, qu’ils soient japonais, européens ou américains, sont de plus en plus contraints de reconsidérer leurs modèles de production et d’approvisionnement pour intégrer les avantages compétitifs offerts par la base industrielle automobile chinoise, sous peine de perdre du terrain face à des rivaux locaux ou internationaux capables de proposer des véhicules électriques à des tarifs inaccessibles pour des productions réalisées uniquement en dehors de la Chine.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie d’exportation de véhicules électriques fabriqués en Chine envisagée par Nissan est cohérente avec l’évolution du paysage compétitif mondial, où la maîtrise des coûts de production est devenue un facteur déterminant de survie commerciale pour les constructeurs traditionnels face à la concurrence des marques chinoises. L’ouverture du marché canadien à jusqu’à 49 000 véhicules électriques produits en Chine par an crée une fenêtre d’opportunité réelle, dont Tesla a déjà commencé à tirer parti avec sa Model 3 made in Shanghai, validant ainsi la logique commerciale que Nissan souhaite répliquer. L’objectif d’exporter 300 000 unités depuis la Chine à terme représente un changement structurel profond dans le modèle opérationnel de Nissan, qui transforme progressivement sa coentreprise avec Dongfeng d’un outil de pénétration du marché chinois en une plateforme industrielle à vocation mondiale. La publication de prévisions de bénéfices supérieures aux attentes des analystes est un signal encourageant, mais la durabilité du redressement financier de Nissan dépendra en grande partie de la capacité du groupe à concrétiser ses ambitions commerciales dans les Amériques avec des véhicules électriques compétitifs sur le plan tarifaire.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Sinomine lève 760 M$ pour ses mines de lithium et cuivre en Afrique

Sinomine lève 760 M$ via placement privé pour financer lithium au Zimbabwe et cuivre en Zambie, essentiels aux batteries de véhicules électriques.

Le groupe chinois Sinomine Resource Co. intensifie son offensive sur les matières premières stratégiques en Afrique. La société a annoncé chercher jusqu’à 5,2 milliards de yuans — soit environ 764 millions de dollars — via un placement privé sur le marché chinois, dans le but de financer plusieurs projets miniers sur le continent africain et en Chine. Cette levée de fonds intervient dans un contexte de remontée des prix du lithium et du cuivre, deux métaux dont la demande mondiale est directement portée par l’essor de l’électromobilité et la transition énergétique globale. Pour l’industrie automobile, qui dépend massivement de ces matériaux pour la fabrication des batteries de véhicules électriques et des systèmes de câblage haute tension, les mouvements de Sinomine illustrent les enjeux géostratégiques croissants autour de l’approvisionnement en ressources critiques.

Lithium au Zimbabwe et cuivre en Zambie : deux piliers de la stratégie africaine

Le programme d’investissement de Sinomine s’articule autour de deux projets africains majeurs, complémentaires dans leur nature et dans leur contribution à la chaîne de valeur des matériaux pour batteries et composants électriques de véhicules.

Au Zimbabwe, la société compte financer la construction d’une usine de production de sulfate de lithium, portée par sa filiale locale Bikita Minerals Ltd. Ce projet, dont le coût est estimé à 400 millions de dollars, s’inscrit dans une logique de transformation locale des ressources minières — une orientation encouragée par les autorités zimbabwéennes, qui ont récemment mis en place des contrôles à l’exportation sur le concentré de lithium brut afin de promouvoir le raffinage national de sulfate de lithium à plus haute valeur ajoutée. Bikita Minerals a indiqué avoir obtenu l’approbation nécessaire pour reprendre ses exportations dans ce cadre réglementaire renforcé, et a confirmé que la construction de l’installation de transformation se poursuivra conformément aux plans initiaux. Le sulfate de lithium produit sur ce site est un composant essentiel dans la fabrication des cellules de batteries lithium-ion qui équipent les véhicules électriques, les véhicules hybrides rechargeables et les systèmes de stockage d’énergie.

En Zambie, Sinomine augmente son investissement total dans la mine de cuivre de Kitumba pour accélérer la montée en puissance industrielle du projet. Selon un dossier distinct déposé en bourse, cette mine devrait produire en moyenne environ 38 000 tonnes de cuivre par an sur une durée de 15 ans — un volume de production substantiel qui positionnera Kitumba comme un actif minier significatif à l’échelle du marché mondial du cuivre. Ce métal rouge, indispensable à la fabrication des moteurs électriques, des câblages haute tension et des systèmes de recharge des véhicules électriques, connaît une demande structurellement croissante sous l’effet de l’électrification des transports et du développement des infrastructures de charge.

Un placement privé au service d’une stratégie d’approvisionnement globale

La levée de fonds annoncée par Sinomine ne se limite pas aux seuls projets africains. Une partie des capitaux collectés sera également consacrée à un projet de césium et de rubidium dans la province du Jiangxi, en Chine, ainsi qu’à des améliorations générales du flux de trésorerie du groupe. Cette diversification des destinations des fonds levés reflète la stratégie globale de Sinomine, qui cherche à sécuriser un portefeuille large de matières premières critiques pour l’industrie technologique et énergétique mondiale.

Le recours à un placement privé sur le marché chinois comme vecteur de financement de ces investissements est cohérent avec le modèle opérationnel des grands groupes miniers chinois actifs en Afrique. Ces entreprises s’appuient sur les capacités du marché de capitaux domestique pour financer leurs acquisitions et développements à l’étranger, dans le cadre d’une stratégie nationale de sécurisation des approvisionnements en ressources critiques qui dépasse le cadre de la seule logique commerciale.

Sinomine s’inscrit dans une dynamique partagée par de nombreuses entreprises chinoises qui ont investi massivement sur le continent africain ces dernières années, attirées par l’abondance des ressources naturelles et la volonté de sécuriser des approvisionnements stables en matériaux essentiels pour leurs usines de transformation et de fabrication implantées en Chine. L’Afrique subsaharienne, riche en lithium, cobalt, cuivre, manganèse et autres métaux stratégiques, est devenue un terrain de compétition géopolitique intense entre les grandes puissances industrielles mondiales pour le contrôle des ressources nécessaires à la transition énergétique et à l’électrification des transports.

La hausse des prix du lithium et du cuivre, catalyseur de l’offensive

Le timing de cette levée de fonds n’est pas anodin. L’effort de collecte de capitaux annoncé par Sinomine intervient dans un contexte de hausse des prix du lithium et du cuivre sur les marchés internationaux, alimentée par des préoccupations croissantes concernant la sécurité des approvisionnements mondiaux et des anticipations de forte demande à moyen terme. Pour les acteurs positionnés sur ces matières premières, la remontée des prix renforce l’attractivité économique des projets d’extraction et de transformation, et justifie des investissements supplémentaires pour accélérer la mise en production ou l’expansion de capacités existantes.

Pour l’industrie automobile mondiale, qui traverse une période de transformation accélérée vers la mobilité électrique, la sécurisation des approvisionnements en lithium et en cuivre représente un enjeu stratégique de premier ordre. Les constructeurs de véhicules électriques et leurs fournisseurs de batteries sont directement exposés aux fluctuations des prix et aux tensions d’approvisionnement sur ces métaux, dont la demande mondiale devrait continuer à progresser fortement dans les prochaines années sous l’effet conjugué de la croissance du parc de véhicules électriques, du développement des énergies renouvelables et de l’expansion des réseaux électriques intelligents.

Notre avis, par leblogauto.com

La levée de fonds de Sinomine illustre concrètement comment les groupes miniers chinois anticipent et structurent l’approvisionnement en matières premières critiques pour la filière des véhicules électriques, en sécurisant des actifs africains de long terme pendant que la demande mondiale de lithium et de cuivre s’accélère. La production annuelle prévue de 38 000 tonnes de cuivre sur 15 ans à Kitumba représente un engagement industriel significatif, dont les retombées s’inscriront dans la durée bien au-delà du cycle d’investissement actuel. La décision du Zimbabwe d’instaurer des contrôles à l’exportation sur le concentré de lithium brut montre que les pays africains producteurs cherchent désormais à capter davantage de valeur ajoutée sur leurs ressources naturelles, ce qui complexifie mais ne bloque pas les stratégies des groupes miniers étrangers comme Sinomine. Pour les constructeurs automobiles européens et américains, ces mouvements rappellent l’urgence de diversifier leurs propres chaînes d’approvisionnement en matériaux critiques, sous peine de dépendre structurellement d’acteurs dont les intérêts stratégiques ne s’alignent pas nécessairement avec les leurs.

Crédit illustration : im-mining.

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Essai Cupra Born VZ 2026 de 326 ch

L’arrivée d’une énième marque chinoise ne surprend plus personne aujourd’hui. On se rappelle toutefois de l’audace pour Seat, à l’époque, d’en lancer une nouvelle, en l’occurrence Cupra. La gamme s’est depuis bien étoffée et largement électrifiée. La Born, arrivée en 2022, a droit à un restylage et quelques ajustements techniques pour booster sa carrière commerciale. Nous l’avons essayée dans les environs de Madrid.  

Un style plus agressif

La Cupra Born a tenu le rôle de première voiture 100% électrique de la jeune marque Cupra en 2022. Cousine technique de la Volkswagen ID.3, elle en reprenait l’allure monovolume. En 2026, il ne s’agit que d’un restylage, il ne faut donc pas s’attendre à une révolution. Néanmoins, il faut bien admettre qu’au design, les femmes et hommes tenant les crayons n’ont pas chômé pour la rendre encore plus agressive qu’elle ne l’était déjà. On note en premier lieu la signature lumineuse, désormais commune à toutes les Cupra, à l’avant et à l’arrière. Le bouclier de notre version VZ, très ajouré, et ses appendices cuivre boostent sa personnalité et sa sportivité.  

Pour le reste, en dehors de nouveaux jeux de jantes, le profil évolue peu. La poupe gagne un grand bandeau rouge et le logo rétroéclairé. Surtout, on ne peut pas passer à côté du diffuseur extrêmement imposant compte tenu des dimensions générales de la voiture. Cette Cupra Born 2026 se veut ainsi un peu plus agressive, surtout dans cette version VZ qui coiffe la gamme. Reconnaissons que la marque a su insuffler à ses voitures une âme sportive dans leurs lignes, même si cela ne s’accompagne pas systématiquement de motorisations hyper puissantes. Cela a quelque chose de rafraîchissant dans le paysage.  

Le retour des commandes physiques

À l’intérieur, les changements sont plus importants qu’il n’y paraît. On note déjà une meilleure qualité perçue avec quelques habillages plus softs. On ne parlera pas de retour en arrière, mais disons… d’adaptation aux demandes des clients. En effet, on retrouve des commandes physiques sur le volant, et pour les quatre boutons des vitres. Terminée l’étape du switch « REAR » pour actionner les glaces arrière depuis le poste du conducteur. On aurait juste aimé que Cupra aille jusqu’au bout de la démarche en faisant la même chose pour la climatisation. Au passage, on trouve aussi des aérateurs à l’arrière.  

L’autre grosse évolution provient de l’écran derrière le volant, dont la taille double pour atteindre les 10,25 pouces. À l’ère où les dalles prennent parfois toute la place sur la planche de bord, Cupra ne pouvait plus se contenter du rikiki hérité de l’ID.3. En outre, le grand écran tactile a revu le look de ses menus, avec une ergonomie qui gagne en logique, même si tout n’est pas encore parfait en la matière. Pour le reste, statu quo ! La place disponible pour les passagers n’évolue pas, tout comme le coffre de 385 litres qui suffit pour le quotidien, peut-être un peu moins quand il s’agit de préparer les vacances.  

Puissante et endurante

Cupra, à l’occasion de ce lancement, ne nous a pas laissé le choix de la version. Des VZ pour tout le monde! On disposait donc de la motorisation la plus véloce de 326 chevaux, avec un couple maxi de 545 Nm. Elle ne manque donc pas de puissance pour dépasser et lors des reprises. Le décollage pour atteindre les 100 km/h ne prend que 5,6 secondes. Simplement, on devient gourmand quand on sait qu’il s’agit d’une VZ, et l’on oublie qu’en électrique, Cupra ne peut pas aller aussi loin que pour un Formentor VZ5 à moteur thermique cinq cylindres. Ça tombe sous le sens. Dommage, car encore plus de réactivité aurait donné un meilleur sentiment d’agilité.  

Le nerf de la guerre reste la batterie de 79 kWh (capacité nette). Sur le papier, elle atteint les 631 km, ce qui la place a priori dans le haut du panier de sa catégorie. Sur des essais aussi courts, il nous est toujours difficile de tirer des conclusions pertinentes sur l’autonomie. D’autant plus que, pour balayer le plus de situations de conduite possibles, on ne favorise pas nécessairement l’éco-conduite tout le long de notre itinéraire. Cupra a un peu poussé à l’extrême l’utilisation des modes jouant sur la réactivité du moteur. On préférera toujours n’en avoir que trois, eco, normal et sport. Ici on a un « VZ » en plus. Si l’on ajoute les possibilités de personnalisation, on finit par un peu s’y perdre.  

Lourde propulsion

En 2026, la voiture gagne aussi la possibilité de conduire à une pédale. Cela a le mérite d’exister, mais de notre côté, on n’arrivera jamais à s’y faire. Pour rendre tout ça ludique, on dispose de suspensions pilotées qui renforcent sa polyvalence, que l’on veuille voyager dans le confort ou jouer les pilotes du dimanche. Dans les faits, en conduite dynamique, on mène une voiture à l’amortissement rigoureux, qui assure une assez bonne stabilité, tant que l’on ne la maltraite pas trop tout de même. Il y a d’abord les freins, qui nous rappellent, dans une rapide descente de col, qu’ils doivent à chaque fois ralentir deux tonnes.  

Jusqu’à une certaine vitesse, la voiture sait garder sa trajectoire et se place même assez facilement grâce à cette direction bien calibrée. Mais cette propulsion semble toutefois pousser le train avant quand on réaccélère fortement roues braquées. La trajectoire s’élargit alors.  Néanmoins, il faut déjà bien se cracher dans les mains pour en arriver là. On a bien aussi tenté de tout débrancher pour essayer de jouer avec le train arrière. L’action est difficile à trouver dans les menus, et surtout l’électronique a la fâcheuse tendance à se rebrancher à la première virgule. On se rappelle alors que, toute VZ qu’elle est, elle ne chasse pas sur les terres d’une GTi non plus.  

De 190 à 326 ch, dès 36 570 €

Cette Cupra Born VZ sauce 2026 apporte les améliorations, notamment en termes de vie à bord, que l’on attendait. Ajoutez à cela un look reboosté et l’on obtient une voiture encore plus intéressante. On aime aussi ses performances, son autonomie qui apparaît confortable selon nos premières projections, même si cela reste à vérifier sur un parcours long. On aurait aimé aussi du 800 V, mais ne soyons pas trop gourmands. Il faudra toujours se contenter de 29 minutes pour passer de 10 à 80% (DC 180 kW). Cette Espagnole fabriquée en Allemagne, pour notre modèle d’essai, coûte 46 170 €. La gamme démarre à 36 570 € avec un moteur de 190 ch.

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Tesla recrute en urgence en Chine pour sa conduite autonome

Tesla lance une campagne de recrutement urgente dans 9 villes chinoises pour accélérer le déploiement de sa conduite autonome FSD face à Xiaomi et Huawei.

Tesla intensifie ses efforts en Chine pour rattraper son retard sur le déploiement de sa technologie de conduite autonome. Le constructeur américain a lancé une campagne de recrutement marquée comme « urgente » pour des postes liés à l’assistance à la conduite, couvrant neuf grandes métropoles chinoises dont Pékin, Shanghai, Wuhan et Guangzhou — toutes des centres névralgiques de l’industrie automobile et technologique du pays. Cette frénésie d’embauche intervient après des retards répétés dans le lancement officiel de la technologie Full Self-Driving en Chine, un marché où Tesla perd régulièrement des parts de marché face à des concurrents locaux qui ont déjà déployé leurs propres systèmes avancés d’aide à la conduite en série.

La campagne de recrutement publiée sur le site officiel de Tesla cible notamment des ingénieurs de test Autopilot, des étiqueteurs de données et des opérateurs de tests en conditions réelles. Ces profils techniques reflètent les obstacles logistiques et réglementaires que le constructeur s’efforce de surmonter pour finaliser et homologuer son logiciel de conduite assistée sur le territoire chinois, dans un environnement réglementaire particulièrement exigeant et distinct des standards nord-américains.

Des retards répétés sur un marché pourtant stratégique

Elon Musk considère depuis longtemps le déploiement de la conduite autonome complète — baptisée FSD pour Full Self-Driving, une technologie qui, malgré son nom évocateur, nécessite encore une supervision et une intervention humaines constantes — comme crucial pour la prochaine étape de croissance de Tesla en Chine. Le PDG du constructeur avait initialement annoncé un lancement officiel de cette technologie d’assistance à la conduite avancée dès le mois de février, avant que les dirigeants de l’entreprise ne reconnaissent le mois dernier que l’approbation réglementaire n’est désormais attendue qu’au troisième trimestre de l’année en cours. Un nouveau glissement calendaire qui souligne la complexité des démarches d’homologation auxquelles Tesla est confrontée face aux autorités chinoises.

Ces retards sont d’autant plus problématiques que la Chine représente un enjeu commercial de premier plan pour Tesla. La réalité de cet enjeu s’est matérialisée de façon spectaculaire lorsqu’Elon Musk a accompagné le président américain Donald Trump lors de son voyage à Pékin, aux côtés d’autres dirigeants de grandes entreprises américaines comme Tim Cook d’Apple et Kelly Ortberg de Boeing — une délégation qui illustre l’importance stratégique du marché chinois pour les fleurons de l’économie américaine, au premier rang desquels figure Tesla.

Bien que le constructeur ait obtenu des approbations partielles en Chine et lancé des tests pilotes il y a plus d’un an, le déploiement à l’échelle nationale de sa technologie de conduite assistée n’a pas pu être réalisé. Tesla a également dû abandonner l’appellation FSD en Chine l’année précédente pour se conformer à des règles locales plus strictes, qui imposent aux constructeurs automobiles une transparence totale sur les capacités réelles et les limites de leurs systèmes d’assistance à la conduite. Pour poser les bases de son activité technologique dans le pays, Tesla a établi un centre de données local à Shanghai et noué un partenariat de cartographie avec le géant technologique chinois Baidu.

Face à Xiaomi, Huawei et Xpeng : une concurrence technologique féroce

La pression concurrentielle qui s’exerce sur Tesla en Chine dans le domaine des systèmes avancés d’assistance à la conduite est considérable. Des acteurs locaux comme Xiaomi, Huawei et Xpeng ont pris une avance significative en déployant leurs propres systèmes de conduite urbaine sophistiqués en tant que fonctionnalités standard sur leurs véhicules électriques, érodant progressivement l’avantage technologique que Tesla avait longtemps revendiqué sur ce segment. Cette évolution défavorable illustre la rapidité avec laquelle les constructeurs et équipementiers technologiques chinois ont comblé leur retard en matière de logiciels embarqués et de systèmes d’aide à la conduite avancés.

Les descriptions de poste publiées par Tesla dans le cadre de cette campagne de recrutement urgente donnent un aperçu concret des défis à relever. Les ingénieurs de test Autopilot devront faire preuve d’une grande flexibilité opérationnelle, avec des responsabilités incluant des déplacements nationaux et internationaux pour effectuer des tests de validation conformes aux protocoles réglementaires existants et à venir. Les candidats retenus devront notamment être capables d’interpréter des réglementations locales complexes et des procédures de test spécifiques au marché chinois — une exigence qui reflète la particularité du cadre normatif qui encadre les véhicules autonomes et semi-autonomes en Chine. De leur côté, les opérateurs de tests en conditions réelles seront chargés d’identifier les améliorations et les régressions logicielles à travers les différentes versions du système, avec pour objectif déclaré d’accélérer les tests au niveau du véhicule pour toutes les fonctionnalités actuelles et futures de l’Autopilot sur ce que Tesla décrit comme le « chemin vers la conduite entièrement autonome ».

Le FSD, pilier d’une stratégie financière au-delà de la simple vente de véhicules

Le déploiement réussi du FSD en Chine représente pour Tesla bien davantage qu’une simple mise à niveau de fonctionnalités premium sur ses véhicules électriques. Il constitue une pierre angulaire de la stratégie financière à long terme du constructeur, qui parie sur les revenus générés par les logiciels et les services pour compenser la pression exercée par une guerre des prix des véhicules électriques en Chine, qui a comprimé les marges automobiles à l’échelle mondiale. En déployant le FSD comme service par abonnement, Tesla ambitionne d’attirer les consommateurs férus de technologie et de créer un flux de revenus récurrents et lucratifs, moins exposé aux cycles de l’industrie automobile traditionnelle.

Elon Musk a placé l’enjeu de la conduite autonome au cœur même de la valorisation de Tesla, affirmant que sans victoire dans cette course technologique, la société valorisée à 1 500 milliards de dollars n’est « qu’un autre constructeur automobile ». Une déclaration qui résume la philosophie du fondateur de Tesla : faire de son entreprise avant tout une société de technologie et de logiciels embarqués, dont les véhicules électriques seraient le vecteur de déploiement, plutôt qu’un constructeur automobile traditionnel cherchant à maximiser ses volumes de production et ses marges unitaires.

Notre avis, par leblogauto.com

La qualification « urgente » apposée sur les offres d’emploi de Tesla en Chine est un aveu implicite du retard accumulé dans le déploiement du FSD sur ce marché, retard d’autant plus préoccupant que les concurrents locaux comme Xiaomi, Huawei et Xpeng ont déjà standardisé des fonctionnalités de conduite urbaine avancée sur leurs modèles de série. Le glissement de l’approbation réglementaire du FSD du deuxième au troisième trimestre 2026 illustre la difficulté de Tesla à naviguer dans un environnement normatif chinois particulièrement exigeant, qui impose une transparence totale sur les capacités réelles des systèmes d’assistance à la conduite. La dépendance de la valorisation boursière de Tesla à son programme de conduite autonome, telle que formulée par Elon Musk lui-même, crée une pression considérable sur les équipes techniques et réglementaires chargées d’obtenir les homologations nécessaires en Chine dans les délais annoncés. L’abandon de l’appellation FSD au profit d’une dénomination conforme aux exigences locales signale que Tesla a dû adapter sa communication produit aux standards réglementaires chinois, ce qui constitue un compromis notable pour une marque habituellement peu encline à modifier sa terminologie selon les marchés.

Crédit illustration : Tesla.

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Honda vise 500 milliards de yens après sa première perte historique

Après sa première perte depuis 1948, Honda prévoit un rebond à 500 milliards de yens grâce à 15 nouveaux modèles hybrides d’ici 2030.

Honda Motor Co. tourne la page d’un exercice fiscal douloureux et affiche une ambition de redressement. Le constructeur automobile japonais, fondé en 1948, a enregistré pour la première fois de son histoire une perte annuelle d’exploitation de 414,3 milliards de yens lors de l’exercice écoulé — un déficit record imputable à un pari malheureux sur les véhicules électriques qui s’est traduit par des dépréciations massives d’actifs. Pour l’exercice en cours se terminant en mars 2027, Honda prévoit un rebond significatif avec un bénéfice d’exploitation cible de 500 milliards de yens, soit environ 3,2 milliards de dollars — plus du double de l’estimation consensuelle des analystes fixée à 212,4 milliards de yens. L’annonce a immédiatement soutenu le cours de l’action, en hausse de 3,8 % jeudi, sa plus forte progression depuis octobre, même si le titre accuse encore un recul de 14 % depuis le début de l’année.

Un virage stratégique assumé vers l’hybride au détriment du tout-électrique

Le redressement envisagé par Honda repose sur une révision en profondeur de sa stratégie de motorisation, avec un pivot clair vers les véhicules hybrides essence-électrique au détriment d’une électrification pure jugée prématurée face aux réalités du marché. Le constructeur prévoit de lancer 15 nouveaux modèles hybrides d’ici mars 2030, principalement destinés au marché nord-américain, où la demande pour ce type de motorisation mixte a connu un regain d’intérêt notable ces derniers mois. Ce repositionnement implique une réallocation significative des ressources industrielles et financières précédemment engagées dans le développement de véhicules entièrement électriques.

Parmi les décisions les plus symboliques de ce tournant stratégique figure la suspension indéfinie des plans de construction d’une chaîne d’approvisionnement en batteries pour véhicules électriques au Canada — un projet qui représentait pourtant un investissement majeur dans l’infrastructure de l’électromobilité pour le groupe. Plus marquant encore, Honda a abandonné son accord avec Sony Group Corp. pour le co-développement de véhicules électriques, et ce quelques mois seulement avant que les premiers modèles issus de ce partenariat ne soient prêts à sortir des chaînes de production. Ces décisions illustrent l’ampleur du changement de cap opéré par la direction du groupe face à un marché des véhicules électriques dont la croissance s’est révélée moins rapide et moins linéaire que prévu.

Le directeur général Toshihiro Mibe, qui porte la responsabilité de ce redressement, a reconnu sans détour les erreurs d’anticipation du groupe : « Notre plus grand regret est de ne pas être en mesure de réagir aux changements rapides de l’industrie. Nous devons revenir sur une voie qui mène à la durabilité. » Cette déclaration résume la situation dans laquelle se trouve Honda : un constructeur qui a misé trop tôt et trop fort sur la transition vers le tout-électrique, sans disposer des modèles hybrides nécessaires pour répondre à la demande intermédiaire, notamment aux États-Unis où ce segment connaît une forte croissance.

Les motos, béquille rentable d’une activité automobile en difficulté

L’analyse de la structure financière de Honda révèle un déséquilibre frappant entre ses deux grandes activités. La division moto, souvent éclipsée par l’image de constructeur automobile international du groupe, constitue en réalité le principal moteur de rentabilité de l’entreprise. Près d’une moto sur trois vendue dans le monde porte le badge Honda, et cette division génère la majorité du bénéfice d’exploitation du groupe, alors qu’elle ne représente pas même un cinquième du chiffre d’affaires total. Un paradoxe qui illustre la faiblesse structurelle de l’activité automobile de Honda par rapport à son segment deux-roues.

Christopher Richter, analyste senior chez CLSA Securities Japan, ne mâche pas ses mots pour décrire cette situation : « Le groupe de direction a été protégé trop longtemps par une activité de motos super rentable qui leur permet de cacher les problèmes de l’activité automobile sous le tapis. Le secteur de la moto est devenu une béquille pour Honda qui les empêche de se pencher sérieusement sur leur secteur automobile. » Une analyse sévère mais factuelle, qui pointe la nécessité pour Honda de ne plus se reposer sur les performances de sa division deux-roues pour masquer les difficultés de sa branche automobile.

Sur le marché indien des deux-roues, l’un des plus dynamiques au monde, Honda affiche néanmoins des perspectives de croissance solides : la production annuelle de motos devrait atteindre 8 millions d’unités en 2028, contre 6,25 millions en 2026, témoignant de la vitalité commerciale de cette division dans les marchés émergents à forte densité de population.

Marchés clés et défis géopolitiques : Honda navigue en eaux troubles

Pour redresser son activité automobile en trois ans, Honda a identifié trois marchés prioritaires : l’Amérique du Nord, l’Inde et le Japon. Ces trois zones géographiques concentreront les efforts du groupe en matière de développement de nouveaux modèles hybrides, d’optimisation de la production et de renforcement des parts de marché. Le directeur général Mibe a précisé que les ventes d’unités, aussi bien automobiles que motos, devraient progresser au cours de l’exercice fiscal en cours, un signal d’optimisme mesuré dans un contexte sectoriel difficile.

Le contexte géopolitique international ajoute une couche de complexité supplémentaire aux défis auxquels Honda doit faire face. La guerre au Moyen-Orient, les droits de douane américains sur les véhicules importés et les pénuries de semi-conducteurs d’origine chinoise constituent autant de facteurs exogènes qui compliquent la planification industrielle et pèsent sur les marges des constructeurs automobiles mondiaux en pleine transition vers l’électrification et le développement axé sur les logiciels embarqués.

En Chine, premier marché automobile mondial, Honda peine à résister à la montée en puissance des constructeurs locaux de véhicules électriques, qui ont progressivement pris le contrôle du marché au détriment des marques étrangères. Cette pression concurrentielle sur le marché chinois, combinée à l’absence de modèles hybrides compétitifs aux États-Unis au moment où la demande pour ce segment se renforçait, résume les deux erreurs stratégiques majeures qui ont conduit Honda à sa première perte historique depuis sa fondation.

Tatsuo Yoshida, analyste senior automobile chez Bloomberg Intelligence, voit dans la nouvelle orientation hybride du groupe un levier crédible de redressement : en étendant l’application des systèmes hybrides de nouvelle génération à d’autres modèles et aux futurs lancements de véhicules, Honda est susceptible de renforcer la compétitivité de son activité automobile de manière significative.

Notre avis, par leblogauto.com

La première perte annuelle de Honda depuis sa fondation en 1948 marque un tournant historique pour l’un des constructeurs automobiles les plus emblématiques du Japon, et la sévérité de ce résultat — un déficit de 414,3 milliards de yens — témoigne de l’ampleur des erreurs de stratégie commises dans la transition électrique. Le pivot vers 15 nouveaux modèles hybrides d’ici 2030, associé à la suspension indéfinie du projet de chaîne d’approvisionnement en batteries au Canada, constitue un changement de cap industriel majeur dont la cohérence avec les évolutions du marché nord-américain semble bien fondée. L’analyse de Christopher Richter sur la dépendance de Honda à sa division moto est factuelle et pointe un risque structurel réel : si l’activité deux-roues venait à ralentir, le groupe se retrouverait sans filet de sécurité financier pour absorber les pertes de sa branche automobile. Enfin, l’abandon du partenariat avec Sony pour le co-développement de véhicules électriques, à quelques mois seulement des premières livraisons prévues, illustre le coût considérable — financier et en termes de crédibilité — des revirements stratégiques précipités dans l’industrie automobile.

Crédit illustration : Honda.

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1047 Games annonce discrètement son nouveau shooter 6v6 : EMPULSE

On a peut-être enfin trouvé le jeu grâce auquel 1047 Games compte rendre les FPS Great Again ! Et c’est sacrément rassurant que ce nouveau projet sorte bientôt, parce qu’au vu de la situation actuelle autour de Splitgate : Arena Reloaded, on commençait à douter des paroles de Ian Proulx… Heureusement, EMPULSE arrive à la rescousse de l’industrie ! À l’image de Splitgate, ce shooter 6v6 promet une expérience axée sur le mouvement, qui fera la part belle à l’exploitation de la verticalité des maps.

Capture d'écran nº 0

Dans l’attente du moindre bout de trailer, les maigres informations obtenables concernant EMPULSE proviennent de Steam, où l’on peut notamment lire un listing des mécaniques de gameplay essentielles du titre. Parmi celles-ci, on compte la capacité de courir sur les murs, l’utilisation d’un grappin, les « holojumps » – qui, au vu des quelques images disponibles, semblent consister en de simples tremplins empruntables par les joueurs pour franchir un vide trop grand -, mais également des bombes de peinture façon Splatoon, dont l’utilité concrète reste assez obscure. La feature la plus mise en avant reste néanmoins les « mechs » disposés sur la carte et qui, une fois contrôlés par une équipe, ont vocation à renverser brutalement le cours d’une partie. Ah, ça vous rappelle un autre jeu ?

Capture d'écran nº 1

Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra prendre notre mal en patience avant de poser les mains sur l’incarnation du renouveau du genre FPS, alors tentons collectivement de contenir notre excitation. Blagues à part, espérons pour 1047 Games qu’EMPULSE saura attirer une playerbase plus fidèle que sa licence précédente, ou le studio pourrait se retrouver en sérieuse difficulté. Si le jeu a attisé votre curiosité, on vous invite à le mettre en wishlist en passant par sa page Steam.

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Exposition « The Greatest hits » au Musée Enzo Ferrari : quand deux musiques se rencontrent

émotions sonores

D’un côté, des icônes qui ont fait danser ou fait vibrer plusieurs générations ! Mick Jagger, Nick Mason, Madonna, Luciano Pavarotti, Miles Davis…de l’autre, des bolides dont les mécaniques suscitent tout autant d’émotion à travers les mélodies envoutantes de leurs V8 ou V12.

Jusqu’en février 2027, le musée Enzo Ferrari de Modène ( à ne pas confondre avec le musée Ferrari de Maranello) propose dans son immense espace intérieur exposition « The Greatest Hits – Music Legends and their Ferraris ». Des voitures, des images et des sons ont été soigneusement choisis pour cette exposition qui célèbre le lien historique entre Ferrari et l’univers de la musique dans le cadre d’une expérience immersive pour les visiteurs.

Mythe universel

L’exposition nous montre deux aspects : d’abord, le mythe Ferrari traverse le temps. Des 250 GT Lusso du chef d’orchestre Herbert Von Karajan, ou de la 330 GT de John Lennon (acquise en 1965 le jour où il a obtenu son permis) à la SF90 XX du rappeur Swizz Beatz, le cheval cabré traverse le temps et demeure une référence de l’art automobile et de la réussite. Ensuite, tous les genres s’y retrouvent. Du rap de Swizz Beatz au rock de Mick Jagger, en passant par l’opéra de la Callas et de Pavarotti, Ferrari n’est pas l’apanage d’un genre musical.

250 GT Lusso – Herbert Von Karajan

La plus chère et la plus brutale

Certaines pièces sont incroyables, comme la 250 GTO de Nick Mason, membre fondateur, batteur des Pink Floyd mais aussi pilote à ses heures (cinq participations au Mans). Produite à seulement 36 exemplaires entre 1962 et 1964, la GTO est une pièce rare. Mason a acheté la sienne en 1977 pour 37.000 livres, et on l’estime désormais à 50 millions…D’ailleurs, la sienne est rouge, contrairement à l’exemplaire bleu nuit exposé dans le musée.

On ne peut rester indifférent aussi devant la F40, dont le chanteur Luciano Pavarotti fut l’un des acquéreurs. Dernière Ferrari lancée du vivant du Commendatore, en 1987, la F40 n’était proposée qu’en rouge, à un peu plus de 1200 exemplaires. C’est la radicalité incarnée, aussi bien par sa ligne extrême (issue du projet GTO Evoluzione pensé pour le Groupe B), don V8 biturbo rageur et son comportement, à ne pas mettre en les mains de n’importe qui. Une puissance qui s’associait bien aux vocalises du tenor Italien.

250 GTO Nick Mason
F40 Pavarotti

Entre les deux, on peut aussi remarquer le cabriolet Mondial. La Mondial est l’une des mal aimées de la gamme Ferrari, mais elle a eu son heure de gloire en apparaissant dans le clip Material Girl de Madonna.

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Destiny, c’est fini !

Le 21 mai dernier, Bungie a publié un long article sur son site officiel pour annoncer que la dernière mise à jour de Destiny 2 arrivera le 9 juin prochain. Les serveurs seront évidemment toujours accessibles, mais il n’y aura plus de nouveau contenu. C’est donc la fin d’une aventure d’une douzaine d’années, entamée avec un titre réservé à la PlayStation. Pour le moment, Destiny 3 ne serait pas encore sorti des cartons, donc on ne devrait pas le voir arriver tout de suite. On croise les doigts. Apparemment, Sony préférerait se focaliser sur Marathon, qui vient pourtant de passer sous son copain en termes de fréquentation, ce qui est d’autant plus dramatique si les chiffres de 70 % de joueurs PC contre 30 % de joueurs console sont toujours d’actualité. Sous le post Steam de l’annonce, les commentateurs sont partagés. Si certains rendent leur hommage à Bungie, une majorité ironise sur la situation en rappelant pourquoi le jeu s’est cassé la gueule selon eux.

Destiny 2
Oui, celui des développeurs !

Le lendemain, le journaliste Jason Schreier révélait que la fin du développement de contenu pour Destiny 2 allait s’accompagner d’une nouvelle vague de départs. D’après leurs sources, il s’agirait d’un « nombre important de licenciements », ce qui n’est pas franchement étonnant, quand on sait que les coûts opérationnels du studio sont très élevés (localisation, ancienneté des devs…). Le reste de l’équipe devrait être recyclé sur Marathon ou travailler sur l’ébauche de futurs titres.

Quoi qu’il en soit, l’ultime mise à jour pour Destiny 2 sera déployée le 9 juin prochain et devrait être gratuite, si on a bien compris. On ne va pas vous mentir, on peine à comprendre une ligne sur deux dans la description du contenu qui sera ajouté, alors on vous laisse lire tout seuls. Destiny 2 est toujours disponible en free-to-play sur Steam et l’Epic Games Store.

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La démo de Warhammer 40,000 : Boltgun 2 est sortie et c’est plutôt sympa

C’est à l’occasion des Warhammer Skulls 2026 que Warhammer 40,000 : Boltgun 2 nous dévoile sa démo forte en hémoglobine. Pour rappel, c’est Auroch Digital qui, après s’être occupé de son prédécesseur, développe à présent ce rétro-FPS façon années 90. Boltgun premier du nom avait été assez apprécié, sans pour autant casser trois pattes à un canard. Et, à vrai dire, tout porte à croire que son successeur suivra un chemin similaire.

La superbe direction artistique sert ici un gameplay aussi simple qu’efficace. Au cours des deux missions disponibles – l’une au cœur d’une forêt et la seconde à flan de montagnes enneigées – le level design alterne avec habileté les affrontements, l’exploration et même quelques courtes phases de plateforme. En somme, rien ne dépaysera franchement un joueur de l’opus de 2023, en dehors de quelques petites améliorations : on a notamment remarqué une IA moins statique qu’auparavant ainsi qu’une interface légèrement retravaillée pour plus de lisibilité.

Capture d'écran nº 6

La véritable nouveauté de Boltgun 2 semble résider dans la possibilité de choisir entre deux personnages pour faire l’aventure, ce qui permet d’altérer sensiblement la manière de combattre en modifiant les armes et les compétences disponibles au cours des affrontements. De quoi créer un réel intérêt côté rejouabilité, en plus des différents modes de difficulté sélectionnables.

Il faudra attendre l’expérience de jeu finale pour confirmer quoi que ce soit, mais on ne se mouille pas trop en affirmant que si vous avez apprécié le jeu précédent, Warhammer 40,000 : Boltgun 2 saura vous ravir. Les plus aigris parleront d’un manque d’audace dans la proposition, tandis que d’autres se satisferont sans problème du recyclage de la formule. En tout cas, mettre le titre dans votre wishlist ou encore tester cette démo ne vous coûtera rien, c’est pourquoi on vous invite à vous rendre sur la page Steam du jeu au cas où vous seriez intéressés. À noter – à défaut d’une date précise – que la sortie est prévue pour cette année.

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Volvo cherche des partenaires industriels aux États-Unis

Le PDG de Volvo Cars ouvre la porte à des partenariats américains pour optimiser son usine en Caroline du Sud face aux droits de douane Trump.

Volvo Cars affiche clairement ses ambitions industrielles aux États-Unis. Le PDG du constructeur automobile suédois, Hakan Samuelsson, a déclaré mercredi lors de la conférence « Future of the Car » organisée par le Financial Times que l’entreprise est ouverte à des coopérations avec d’autres acteurs américains, dans le but de mieux exploiter les capacités de production de son usine implantée en Caroline du Sud. Cette ouverture aux partenariats s’inscrit dans un contexte de profonde recomposition des stratégies industrielles mondiales, accélérée par les droits de douane imposés par l’administration du président Donald Trump sur les véhicules automobiles importés aux États-Unis.

Une stratégie de régionalisation face aux droits de douane américains

L’annonce du PDG de Volvo Cars intervient dans un contexte de pression tarifaire inédite sur l’industrie automobile mondiale. Les droits de douane instaurés par l’administration Trump sur les voitures étrangères contraignent les constructeurs du monde entier à repenser en profondeur leurs stratégies de production et d’approvisionnement pour limiter leur exposition fiscale et maintenir leur compétitivité sur le marché américain, l’un des plus importants de la planète en volume de ventes de véhicules neufs.

Volvo Cars, dont le siège est établi en Suède et qui est majoritairement détenu par le groupe chinois Geely Holding, ne fait pas exception à cette tendance de fond. Le constructeur a déjà mis en place plusieurs plans visant à augmenter sa production sur le sol américain, une démarche cohérente avec la volonté de réduire sa dépendance aux importations de véhicules depuis l’Europe ou l’Asie. L’usine de Caroline du Sud constitue le pilier central de cette stratégie de localisation industrielle aux États-Unis.

Hakan Samuelsson a résumé avec clarté la logique qui sous-tend cette démarche : « C’est une partie de la régionalisation du monde, nous devons être beaucoup plus présents industriellement aux États-Unis et nous devons remplir l’usine que nous avons là-bas. » Cette déclaration illustre une tendance qui dépasse le seul cas Volvo : face aux barrières tarifaires et aux incertitudes du commerce international, produire au plus près des marchés de consommation devient une nécessité stratégique pour les constructeurs automobiles opérant à l’échelle mondiale.

Des partenariats recherchés dans l’assemblage, l’approvisionnement et la chaîne logistique

Les domaines de coopération envisagés par Volvo Cars sont larges et couvrent plusieurs dimensions de l’activité industrielle automobile. Selon les déclarations du PDG Hakan Samuelsson, le constructeur suédois est ouvert à des collaborations dans l’assemblage et la construction de véhicules, mais également dans les activités d’approvisionnement en composants et de gestion de la chaîne d’approvisionnement. Cette approche multidimensionnelle des partenariats potentiels suggère que Volvo Cars cherche à optimiser l’ensemble de son écosystème industriel américain, et pas uniquement à remplir ses lignes de montage avec des volumes supplémentaires.

La recherche de partenaires dans la chaîne d’approvisionnement est particulièrement significative dans le contexte actuel. Les droits de douane américains affectent non seulement les véhicules finis importés, mais également les composants et les pièces détachées entrant dans leur fabrication. Développer un réseau de fournisseurs locaux aux États-Unis permettrait à Volvo Cars de réduire son exposition tarifaire à plusieurs niveaux de la chaîne de valeur, tout en renforçant l’ancrage américain de sa production aux yeux des autorités et des consommateurs locaux.

L’usine de Caroline du Sud, clé de voûte de la présence industrielle américaine

L’usine de Volvo Cars implantée en Caroline du Sud représente l’actif industriel central autour duquel s’articule la stratégie américaine du constructeur. C’est précisément la sous-utilisation des capacités de ce site que le PDG Hakan Samuelsson entend résoudre en ouvrant la porte à des partenariats extérieurs. « Nous devons remplir l’usine que nous avons là-bas », a-t-il affirmé sans ambiguïté, reconnaissant implicitement que les volumes de production actuels de Volvo Cars ne suffisent pas à exploiter pleinement le potentiel du site carolinien.

Cette situation n’est pas sans rappeler d’autres cas récents dans l’industrie automobile mondiale, où des usines spécialisées dans la production de véhicules électriques ou premium se retrouvent en deçà de leurs capacités théoriques, faute d’une demande suffisante pour les modèles qui y sont assemblés. La solution envisagée par Volvo Cars — accueillir des partenaires externes pour utiliser les lignes disponibles — constitue une réponse pragmatique à ce défi industriel, similaire dans sa logique à d’autres initiatives observées dans le secteur.

La dimension actionnariale de Volvo Cars ajoute une couche de complexité supplémentaire à la recherche de partenariats américains. Détenu majoritairement par Geely Holding, conglomérat automobile chinois qui possède également des participations dans d’autres marques automobiles mondiales, Volvo Cars devra naviguer avec soin entre ses ambitions d’expansion industrielle aux États-Unis et le contexte géopolitique tendu entre Washington et Pékin, qui pourrait compliquer certaines formes de coopération industrielle impliquant des acteurs liés à des intérêts chinois.

Notre avis, par leblogauto.com

La démarche de Volvo Cars est représentative d’une tendance lourde qui traverse l’ensemble de l’industrie automobile mondiale : la régionalisation forcée de la production sous l’effet des politiques tarifaires américaines, qui rend économiquement incontournable une présence industrielle locale pour tout constructeur souhaitant maintenir sa compétitivité sur le marché des États-Unis. L’ouverture explicite aux partenariats dans l’assemblage et la chaîne d’approvisionnement est une approche rationnelle pour optimiser les capacités sous-utilisées de l’usine de Caroline du Sud, mais elle soulève des questions sur les partenaires potentiellement visés que le PDG n’a pas précisées lors de la conférence du FT. La détention majoritaire de Volvo Cars par Geely Holding constitue une variable sensible dans ce contexte, dans la mesure où tout partenariat industriel aux États-Unis sera scruté à l’aune des relations commerciales et diplomatiques sino-américaines. Enfin, la déclaration de Samuelsson confirme que la sous-utilisation de l’usine carolinienne est un enjeu réel et prioritaire pour la direction du groupe, ce qui constitue un signal d’alerte sur l’adéquation actuelle entre les capacités industrielles américaines de Volvo et les volumes de vente effectifs sur ce marché.

Crédit illustration : Volvo.

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Warhorse Studios ne chôme pas : Un projet Kingdom Come et un open world dans l’univers du Seigneur des Anneaux sont en production

En début d’année dernière, les développeurs tchèques de Warhorse Studios avaient conquis la rédaction avec la seconde itération de leur licence phare, Kingdom Come : Deliverance 2. Bon, certes, on se rappelle amèrement de la polémique issue du remplacement de leur traducteur par de l’IA. Cela dit, entre temps, ils ont précisé que le recrutement d’une équipe de traduction composée d’êtres humains en chair et en os était en cours, c’est pourquoi on s’autorise à les bouder un peu moins. Impossible donc de ne pas trahir une certaine curiosité – pour ne pas dire excitation – quant à la question de leurs nouveaux projets.

Et, à vrai dire, en tant qu’utilisateurs réguliers de l’outil Internet, il est probable que vous ayez vu passer ces dernières semaines des rumeurs portant sur ce fameux open world se déroulant au cœur des écrits de J.R.R. Tolkien. Eh bien, il s’avère que ces bruits de couloir étaient fondés ! C’est en tout cas ce que vient d’affirmer le studio renommé en confirmant à la fois le développement de ce projet et, par la même occasion, une nouvelle aventure Kingdom Come.

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De quoi créer un petit engouement chez les fans de RPG, surtout lorsqu’on connait les prouesses de narration et d’immersion qu’offraient le dernier titre en date. Aucune information officielle supplémentaire à partager néanmoins, il faudra donc prendre son mal en patience afin d’en savoir plus sur ces jeux qui génèrent déjà une forte attente. La seule conjecture que l’on peut faire actuellement, c’est celle que le nouveau jeu Kingdom Come ne sera probablement pas une suite directe de l’opus précédent, puisque le mot « Deliverance » semble avoir été laissé de côté.

Pour le moment, si jamais vous voulez vous pencher sur la dernière production à succès de Warhorse Studios, ça tombe bien : notre partenaire propose actuellement 50 % de réduction sur Kingdom Come : Deliverance 2, soit moins de 30 € pour la version de base ou moins de 40 € avec les DLC (qui sont plutôt bons).

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Ford lance Ford Energy et vise le stockage géant

Ford lance Ford Energy, une filiale dédiée au stockage BESS pour réseaux, data centers et industrie aux États-Unis.

Le constructeur automobile Ford Motor Company franchit une nouvelle étape stratégique avec la création de Ford Energy, une filiale entièrement dédiée au stockage d’énergie à grande échelle. Cette initiative marque une diversification majeure vers les systèmes de batteries stationnaires, dans un contexte de forte croissance de la demande en solutions de stockage électrique pour les réseaux, les centres de données et les infrastructures industrielles.

Une nouvelle activité industrielle centrée sur le stockage BESS

Ford Energy est conçue comme une entité spécialisée dans les systèmes de stockage d’énergie par batterie, également appelés BESS (Battery Energy Storage Systems). L’objectif est de fournir des solutions fabriquées et assemblées aux États-Unis, destinées aux services publics, aux opérateurs de centres de données et aux grands clients industriels.

Le projet s’appuie sur l’expertise industrielle historique de Ford Motor Company, qui revendique plus d’un siècle d’expérience dans la fabrication de masse. Cette filiale vise une capacité de déploiement d’au moins 20 GWh par an, avec un démarrage commercial prévu pour fin 2027. Ce positionnement place Ford dans un segment stratégique en pleine expansion, au croisement de la transition énergétique et des besoins croissants en flexibilité des réseaux électriques.

Une offre basée sur des systèmes standardisés de stockage

Le cœur de l’offre de Ford Energy repose sur un produit phare : le bloc Ford Energy DC. Il s’agit d’un système de stockage d’énergie conteneurisé au format standard de 20 pieds, conçu pour répondre aux exigences des installations industrielles et des infrastructures électriques de grande envergure.

Ce système repose sur des cellules prismatiques LFP de 512 Ah, une technologie reconnue pour sa stabilité thermique et sa durabilité. Deux configurations sont proposées : le FE-250, conçu pour une décharge sur deux heures, et le FE-450, optimisé pour quatre heures de fonctionnement. Ces solutions intègrent un système de gestion thermique liquide ainsi qu’un système avancé de gestion de batterie (BMS), garantissant un contrôle précis des performances et de la sécurité.

L’approche technique met l’accent sur la fiabilité à long terme, avec une conception pensée pour une durée de vie pouvant atteindre 20 ans. Cette promesse s’inscrit dans une logique industrielle où la prévisibilité des performances et la facilité de maintenance sont des critères essentiels pour les clients institutionnels.

Une stratégie industrielle ancrée aux États-Unis

La production des systèmes Ford Energy sera réalisée sur le territoire américain, avec la réutilisation de capacités industrielles existantes, notamment sur le site de Glendale, dans le Kentucky. Cette implantation vise à accélérer la montée en puissance de la production tout en s’adaptant aux exigences réglementaires locales en matière de contenu national et de soutien aux industries énergétiques.

Le positionnement de Ford Energy s’aligne également avec les dispositifs d’incitation fiscale américains, notamment les crédits d’impôt liés aux investissements dans les technologies de stockage d’énergie. Cette conformité réglementaire constitue un élément clé pour rendre les projets compétitifs sur un marché fortement structuré par les politiques publiques.

Une réponse à la croissance rapide de la demande énergétique

L’initiative intervient dans un contexte de transformation profonde du système électrique américain. La croissance rapide des centres de données, l’intégration accrue des énergies renouvelables et les besoins en résilience du réseau électrique créent une demande importante pour des solutions de stockage fiables et flexibles.

Les acteurs du secteur énergétique recherchent désormais des systèmes capables d’être financés sur le long terme, assurables et garantis sur plusieurs décennies. Ford Energy se positionne précisément sur cette exigence de stabilité industrielle et de continuité de service, en mettant en avant la capacité de Ford Motor Company à produire à grande échelle et à assurer un support durable.

Une diversification stratégique pour Ford

Avec Ford Energy, le constructeur automobile élargit son champ d’activité au-delà de la mobilité pour s’implanter dans les infrastructures énergétiques. Cette diversification repose sur une logique industrielle de valorisation des compétences existantes en production de batteries et en gestion de systèmes complexes.

L’ambition affichée est de combler un manque sur le marché du stockage d’énergie stationnaire, en proposant des solutions standardisées, industrialisées et adaptées aux besoins des réseaux électriques modernes. Dans ce contexte, Ford capitalise sur sa capacité de production de masse et sur sa réputation industrielle pour se positionner comme un acteur crédible du secteur énergétique.

Notre avis, par leblogauto.com

La création de Ford Energy illustre une diversification stratégique vers le stockage stationnaire, un segment en forte croissance. Le choix de systèmes BESS standardisés à base de chimie LFP répond aux exigences de stabilité et de durabilité recherchées par les acteurs du réseau électrique. L’intégration industrielle aux États-Unis et l’orientation vers les infrastructures critiques renforcent la cohérence du projet. Cette initiative marque une extension logique du savoir-faire industriel de Ford vers les technologies énergétiques à grande échelle.

Crédit illustration : Ford Energy.

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Tesla accélère les cellules 4680 à Berlin malgré les critiques

Tesla investit 250 M$ à Berlin pour produire plus de cellules 4680, malgré des performances de charge et autonomie critiquées.

Tesla poursuit sa stratégie industrielle autour de ses batteries nouvelle génération, malgré des retours contrastés sur leurs performances. Le constructeur américain annonce un investissement de 250 millions de dollars pour augmenter la capacité de production des cellules 4680 sur le site de Tesla à Giga Berlin. L’objectif affiché est d’atteindre 18 GWh de capacité annuelle, une montée en puissance significative qui suscite néanmoins des interrogations en Europe, notamment concernant les performances des modèles concernés.

Une montée en puissance industrielle à Giga Berlin

La stratégie de Tesla repose sur une intégration toujours plus poussée de la production de batteries au sein de ses propres usines. À Giga Berlin, le constructeur équipe déjà certaines variantes du Model Y avec les nouvelles cellules 4680, développées pour réduire les coûts de production et optimiser la structure des packs batterie. Toutefois, cette transition technologique ne fait pas l’unanimité.

Le passage du pack utilisant des cellules LG Energy Solution 2170 vers un nouveau pack baptisé 8L, intégrant les cellules 4680, a entraîné une modification notable des performances. Sur le plan de l’autonomie, les données évoquent une baisse de 661 km à 609 km sur certaines versions du Tesla Model Y Long Range RWD produit à Berlin. Cette réduction s’explique par une densité énergétique moindre des cellules 4680 actuellement utilisées dans ces configurations européennes.

Des performances de charge en retrait

Au-delà de l’autonomie, les temps de recharge constituent un autre point de tension. Les véhicules équipés du pack 8L affichent un temps de recharge de 10 % à 80 % supérieur à la moyenne observée sur certains modèles concurrents récents. Alors qu’un temps d’environ 30 minutes est généralement considéré comme une référence sur le segment des SUV électriques en 2026, les versions dotées des cellules 4680 dépassent les 35 minutes.

Cette différence, bien que relativement limitée en valeur absolue, est perçue comme un désavantage dans un marché où la recharge rapide devient un argument commercial central. Les utilisateurs européens ont ainsi exprimé une certaine déception face à ces performances jugées en retrait par rapport aux attentes initiales.

Une adoption contestée mais maintenue des cellules 4680

Malgré ces critiques, Tesla ne semble pas remettre en cause sa feuille de route technologique. Les cellules 4680 restent au cœur de sa stratégie de réduction des coûts, notamment grâce à la maîtrise progressive du procédé d’électrode sèche (DBE). Cette technologie permettrait de rationaliser la production tout en limitant certains coûts industriels, même si ses bénéfices sur les performances énergétiques restent débattus.

Les utilisateurs européens ont déjà constaté des écarts entre différentes technologies de batteries utilisées dans le Model Y. Les cellules LGES 2170, bien que plus rapides à charger, ont été associées à des problèmes de durabilité et de dégradation plus marquée. À l’inverse, les batteries LFP utilisées sur certaines versions RWD du Tesla Model Y sont réputées pour leur stabilité dans le temps, malgré des limitations en termes de recharge par temps froid.

Une capacité industrielle en forte expansion

L’investissement de 250 millions de dollars vise à porter la production annuelle de cellules 4680 à 18 GWh à Giga Berlin, contre environ 8 GWh en décembre 2025. Cette extension devrait également générer environ 1 500 emplois supplémentaires liés à la production de batteries, renforçant ainsi le poids industriel du site allemand dans la stratégie européenne du constructeur.

Une fois la montée en puissance achevée, la production pourrait permettre d’équiper entre 250 000 et 350 000 véhicules par an, en fonction de la capacité des packs installés. Ce volume dépasse même la production actuelle de véhicules du site berlinois, ce qui montre l’ambition industrielle du constructeur sur le marché européen, malgré une demande fluctuante.

Vers une généralisation des cellules 4680

À terme, cette montée en capacité pourrait entraîner une généralisation des cellules 4680 sur une gamme plus large de véhicules. Si aujourd’hui elles équipent principalement certaines versions Long Range, elles pourraient également être intégrées à des modèles d’entrée de gamme à propulsion (RWD). Une évolution qui pourrait modifier l’expérience utilisateur sur le marché européen, notamment pour les clients habitués aux batteries LFP, réputées pour leur longévité et leur faible dégradation.

Cette orientation confirme la volonté de Tesla de standardiser ses architectures de batteries, même si les compromis techniques associés continuent de susciter des débats sur la pertinence du choix entre coût de production, autonomie réelle et vitesse de recharge.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de Tesla à Giga Berlin illustre clairement la priorité donnée à la réduction des coûts industriels via les cellules 4680. Cependant, les données disponibles montrent des compromis notables en matière d’autonomie et de temps de recharge sur certaines versions du Model Y. Le choix de généraliser cette technologie pourrait renforcer l’efficacité industrielle de Tesla, mais au prix d’une perception client plus mitigée en Europe. À court terme, la coexistence de plusieurs technologies de batteries dans la gamme semble refléter une phase de transition encore instable.

Crédit illustration : Tesla.

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Mazda repousse ses VE à 2029 : un pari risqué

Mazda retarde ses véhicules électriques à 2029, misant sur les hybrides malgré un marché mondial en accélération.

Mazda revoit une nouvelle fois sa stratégie d’électrification. Le constructeur automobile japonais repousse désormais le lancement de sa nouvelle plateforme dédiée aux véhicules électriques, initialement prévue plus tôt, à 2029. Ce décalage intervient dans un contexte où le marché mondial de l’automobile accélère pourtant sa transition vers les véhicules électriques, notamment sous l’effet des tensions énergétiques et de la volatilité des prix du pétrole.

Une stratégie électrique repoussée dans le temps

À l’origine, Mazda prévoyait de lancer un véhicule électrique à longue autonomie basé sur une nouvelle plateforme dédiée dès l’année prochaine sur le marché américain. Cette feuille de route a ensuite été révisée à plusieurs reprises, passant d’un objectif 2027 à 2028, avant d’aboutir à un nouvel horizon fixé à 2029. Selon les informations disponibles, le constructeur n’aurait même pas encore débuté le développement actif de cette nouvelle génération de véhicules électriques, ce qui confirme un retard structurel dans sa stratégie d’électrification.

Dans l’intervalle, Mazda continue de privilégier une montée en puissance progressive de sa gamme hybride. Le constructeur concentre ses ressources sur des motorisations électrifiées intermédiaires plutôt que sur des plateformes 100 % électriques, une approche qui tranche avec celle de plusieurs concurrents mondiaux.

Un contraste marqué avec le marché automobile mondial

Ce positionnement apparaît d’autant plus risqué que le marché automobile mondial évolue rapidement vers l’électrification complète. La demande pour les véhicules électriques s’est renforcée ces dernières années, notamment sous l’effet de la crise énergétique et des fluctuations du prix du pétrole. Les tensions géopolitiques et les perturbations de l’approvisionnement en carburant ont accentué l’intérêt économique des voitures électriques, perçues comme une alternative plus stable face à la volatilité des carburants fossiles.

Dans ce contexte, plusieurs constructeurs automobiles ajustent leur stratégie. Certains groupes japonais ont également rencontré des difficultés dans leur transition électrique, mais les trajectoires divergent fortement. Honda a récemment revu ses ambitions après des pertes liées à ses programmes électriques, tandis que Toyota a progressivement construit une gamme plus structurée de véhicules électrifiés, lui permettant de mieux s’adapter à la demande croissante du marché.

Mazda, de son côté, apparaît de plus en plus en décalage avec ces évolutions. Son programme de véhicules électriques reste limité, et les retards accumulés renforcent l’écart avec les concurrents internationaux qui investissent massivement dans les plateformes dédiées.

Une dépendance accrue aux hybrides et aux partenariats

Face à ce retard, Mazda s’appuie davantage sur les technologies hybrides et sur ses partenariats industriels. Le constructeur collabore notamment avec le groupe chinois Changan Automobile pour commercialiser certains modèles électriques en Europe. Cependant, cette stratégie ne s’étend pas au marché américain, où les contraintes réglementaires et tarifaires limitent fortement l’importation de véhicules électriques produits en Chine.

En Amérique du Nord, Mazda ne dispose plus actuellement de modèle électrique après l’arrêt du MX-30, dont les ventes ont été jugées insuffisantes. Cette absence de renouvellement laisse un vide stratégique à moyen terme, alors même que le segment des SUV électriques et des berlines zéro émission continue de croître.

Le constructeur mise donc principalement sur le développement de modèles hybrides, notamment avec des évolutions prévues sur ses SUV les plus populaires. Cette orientation traduit une volonté de sécuriser les ventes à court terme, mais elle limite l’exposition de Mazda au segment 100 % électrique.

Des investissements inférieurs à la concurrence

L’écart stratégique se reflète également dans les investissements. Mazda prévoit environ 7,52 milliards de dollars dédiés à ses projets d’électrification d’ici 2030. Ce montant apparaît nettement inférieur à celui des grands acteurs mondiaux de l’industrie automobile.

À titre de comparaison, certains groupes comme Hyundai Motor Company investissent des sommes bien plus importantes, notamment dans leurs chaînes de production et leurs infrastructures liées aux véhicules électriques. Cette différence d’échelle souligne l’écart de vitesse entre Mazda et les constructeurs les plus agressifs sur le segment électrique.

Dans le même temps, Mazda continue d’allouer une part importante de ses ressources aux motorisations hybrides, notamment pour des modèles futurs de SUV compacts et intermédiaires. Cette stratégie confirme une approche prudente, centrée sur la rentabilité immédiate plutôt que sur une transformation rapide de son portefeuille technologique.

Notre avis, par leblogauto.com

Le choix de Mazda de repousser son offensive électrique à 2029 illustre une stratégie prudente mais risquée dans un secteur en forte accélération. Le constructeur semble privilégier la stabilité de ses gammes hybrides au détriment d’une présence affirmée sur le marché des véhicules électriques. Cette approche limite son exposition financière à court terme, mais l’éloigne des tendances structurelles du marché automobile mondial. À moyen terme, ce retard pourrait compliquer son positionnement face à des concurrents mieux armés technologiquement et industriellement.

Crédit illustration : Mazda.

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Stellantis Fastlane 2030 : les grandes lignes du plan produit

Le nouvel ordre Stellantis. Allo, Abarth ?

STLA One, l’arme miracle de la rentabilité ?

C’est une architecture de véhicule modulaire conçue pour accueillir plusieurs motorisations et gabarits de véhicule. STLA One repose sur une architecture évolutive dotée d’interfaces communes, visant à réduire la complexité, accélérer les cycles de développement (de 44 à 24 mois en moyenne) et atteindre une rentabilité de 20 %, grâce à une modularité intégrée dès la conception et à de nouveaux choix de batteries. La STLA One prend donc la place des STLA Small et Medium précédemment édifiées.

D’ici 2030, l’entreprise ambitionne de réaliser 50 % de ses volumes sur trois plateformes mondiales, avec jusqu’à 70 % de réutilisation des composants. Cette approche vise à raccourcir les délais de mise sur le marché, renforcer la stabilité de la chaine d’approvisionnement fournisseurs et améliorer la performance économique globale. Mais attention à la politique trop poussé de clonage…

STLA One couvre les segments B, C et D grâce à une architecture modulaire conçue dès l’origine avec une conception spécifique par type d’énergie.  Elle sera la première plateforme Stellantis prévue pour intégrer STLA Brain, le STLA SmartCockpit et la technologie de steer-by-wire. Là aussi, il faut attendre pour en savoir plus sur le contenu technologique.

Marques américaines : un effort massif 

Stellantis met le paquet sur le marché nord-américain, qui représente une part importante de ses ventes (1,5 million d’unités) et surtout 40% de ses profits. D’ici 2030, 23 lancements sont prévus, pour couvrir 90% du marché. Trois plateformes vont structurer l’offre, dont une inédite REEV à prolongation d’autonomie.  

Dodge : on pourrait résumer la formule à “back to basics”, en recentrant la marque sur la performance à l’état pur. Aux Durango et Charger s’ajouteront un nouveau GLH et une muscle car « mid size”. Et si la Viper revenait ? 

Jeep : la situation solide de l’emblématique marque lui permet d’étendre sa gamme, qui doit s’élargir avec un Wrangler Scrambler et un véhicule électrique Recon.  

Ram va intensifier son identité sur les “pick up” avec un pick-up “mid size”, un truck grand gabarit avec prolongateur d’autonomie (REEV)et un grand SUV. Le RAM 1500 va également être décliner dans une gamme très puissante “Bumble Bee”, qui culminera avec une version SRT de 777CV disposant du fameux V8 5.7 Hemi. Ram ambitionne d’être le pionnier des “Muscle Truck”. 

Petite surprise, Stellantis n’a pas encore enterré Chrysler. La vénérable marque américaine vivote depuis quelques années sur son seul monospace Pacifica mais deux modèles sont prévus pour élargir l’offre sur le segment compact : une “Airflow” et une “Arrow”, qui sera déclinée en version Cross. Chrysler devient en quelque sorte le “Citroën” de Stellantis aux USA, avec un positionnement de plus en plus revendiqué vers l’entrée de gamme et des produits qui commenceront sous la barre des 30.000 dollars. 

Europe : la STLA One en première ligne 

A l’horizon 2030, Stellantis prévoit 25 nouveautés et 25 renouvellements, l’effort se concentrant surtout sur les segments A et B (23 modèles) et C (20 modèles). Les deux marques leader y sont Peugeot et Fiat, tandis que Opel, Citroën et Alfa Romeo ont le statut de marques “régionales”.  DS repasse sous la tutelle des chevrons, tandis  

La plateforme STLAOne sera le fer de lance de cette offensive produit, avec 6 modèles et un début dès 2027 pour un objectif d’un million d’unités d’ici 2030. Peugeot sera la première à étrenner cette STLA, suivie d’Opel (avec la nouvelle Corsa), Jeep et Alfa Romeo. 

Quant à FIAT et Citroën, elles seront mobilisées sur les “E-Car”, une plateforme électrique accessible qui doit permettre de proposer des modèles sous la barre des 15.000 euros. Dès 2028, ces véhicules devront être alignés sur le thermique en termes de prix, et cela va passer évidemment par des partenariats renforcés.  

FIAT : le constructeur turinois semble enfin sortir de la “monoculture 500” du passé et veut retrouver ses fondamentaux historiques : proposer des voitures familiales, populaires et variées. Fiat élargira son offre sur la “mobilité urbaine” avec une Quattrolino (une Topolino 4 portes) et même un tricycle (nostalgie de l’Ape ?). Une nouvelle 500 et une nouvelle Pandina sont aussi au programme, tandis que la Grande Panda verra l’arrivée d’un grand frère, le Grizzly, qui serait décliné en deux carrosseries SUV et Crossover coupé selon les marchés.  

PEUGEOT lancera 4 nouveautés basées sur la STLA One : deux BEV sur le segment B (dont la très attendue 208) et 3 nouveautés multi- énergies sur le segment C, dont un C-SUV et deux modèles “ conduite basse”. Au sommet de la gamme, un break de chasse est attendu, mais cette fois-ci sur une base Dongfeng. Les Peugeot chinoises seront bientôt une réalité… 

CITROEN : du côté des chevrons, la grosse annonce, c’est le retour confirmé de la 2CV en électrique. Surfant sur la vague nostalgique, et constatant le succès de la R5 et celui imminent de la Twingo, Stellantis veut aussi surfer sur ce revivalisme électrifié. Pour l’instant, un petit teaser a laissé deviner dans la pénombre une voiture dont la silhouette rappelle évidemment sa célèbre aïeule.  

Autres marques italiennes : il est urgent d’attendre

Alfa Romeo, Lancia et Maserati sont trois marques historiques, à forte valeur émotionnelle, mais dont la situation est fragile voire critique. Quant à Abarth, on l’a oublié visiblement. Et l’Investor Day d’aujourd’hui n’a sans doute pas rassuré les fans… 

Alfa Romeo : « More to come ». Donc pas grand chose à se mettre sous la dent. En 20 secondes, c’était plié…Le binôme Giulia/Stelvio, dont le renouvellement a été reporté , est attendue pour 2027-2028, mais ne figurait plus sur le visuel de la gamme. Deux autres nouveautés seulement sont au programme d’ici 2030 : un C-SUV, qui pourrait être le remplaçant du Tonale ou alors une sorte de crossover coupé typé sportif (un bref visuel a été aperçu) et un modèle spécial “Bottega Fuoriserie”, le second après la 33 Stradale. Et c’est tout.

Ceux qui espéraient le retour d’une Giulietta ou d’un coupé GTV peuvent retourner se coucher…Avec à peine plus de 70.000 ventes en 2025, le Biscione n’arrive pas à redécoller. Le Junior a été un “petit succès” qui s’essouffle déjà, le Tonale a mangé son pain blanc et les Stelvio et Giulia sont désormais des vieilles dames. Le Biscione n’est clairement plus une priorité du groupe, et son retrait des USA semble acté. Est-ce le prélude à une cession ? On murmure que BYD s’intéresse… 

Lancia : le SUV Gamma est attendu en fin d’année, suivi éventuellement de la Detla. Mais lors de la conférence, la vénérable marque turinoise n’a été mentionnée que pour rappeller sa mise sous tutelle de Fiat et sa marginalisation comme “marque de spécialitéé, une expression étrange. La relance du “Calice” ne donne pas les résultats escomptés, la nouvelle Ypsilon se vendant peu.  

Maserati : certes, deux modèles semblent enfin confirmés : le Levante et la Quattroporte devraient avoir une descendance, mais on ne sait rien sur les motorisations ou la plateforme. Nous restons dans les intentions, sans rien de concret. Le temps presse, car les usines Italiennes tournent au ralenti.

On en est à seulement 5 modèles fabriques par jour…à moins que Stellantis ne soit en train de finaliser une reprise ? Là aussi, la piste chinoise s’avance… 

Et puisque l’on parle de plan industriel, on a compris que les capacités de production allaient sans doute se renforcer au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ce qui laisse augurer de nouvelles délocalisations depuis l’Europe, où Stellantis prévoit de diminuer sa production de 800.000 unités…

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