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Michelin prépare un plan de départs volontaires pouvant concerner jusqu’à 1 500 postes en France

Michelin a annoncé l’ouverture d’un projet « d’adaptation de ses effectifs » en France. En clair : des suppressions de postes. Le groupe évoque un dispositif fondé uniquement sur le volontariat, sans départ contraint, dans un contexte économique jugé instable.

Jusqu’à 1 500 postes concernés sur trois ans

Le manufacturier indique que ce projet pourrait concerner jusqu’à 1 500 postes sur une période de trois ans. Selon les informations communiquées, environ deux tiers des postes visés se situeraient dans des fonctions tertiaires, le reste dans les activités industrielles.

Michelin précise avoir présenté ce projet aux représentants du personnel et aux organisations syndicales représentatives.

L’entreprise explique cette démarche par plusieurs facteurs économiques, notamment une concurrence internationale accrue, des tensions macroéconomiques et géopolitiques, ainsi que des coûts de production élevés en France.

Un dispositif basé sur le volontariat

Michelin emploie environ 17 000 personnes en France. Ces départs représenteraient donc un peu moins de 10 % des effectifs qui ont déjà été réduits ces dernières années.

Le groupe affirme qu’aucun départ contraint n’est prévu dans ce cadre. Le dispositif envisagé reposerait sur des parcours personnalisés comprenant des solutions de mobilité interne ou externe, de reconversion et de formation.

Michelin prévoit également d’ouvrir des négociations autour d’un accord de Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP). Des accords annuels de Rupture Conventionnelle Collective (RCC) seraient aussi envisagés pour accompagner les mobilités externes.

Michelin maintient ses investissements en France

Le groupe rappelle que la France reste un pays stratégique pour ses activités. Michelin y emploie près de 17 000 collaborateurs et indique vouloir poursuivre ses recrutements.

L’entreprise dispose notamment de son siège social, de son centre mondial de recherche et développement et de 13 sites industriels sur le territoire français.

Michelin mentionne également près de 4 milliards d’euros investis en France au cours des dix dernières années. Parmi les projets cités figure le Michelin Innovation Park, développé sur le site historique de Cataroux à Clermont-Ferrand.

Notre avis, par leblogauto.com

Est-ce que l’industrie française doit rester comme elle était il y a 50 ans ou doit-on accepter sa transformation avec la mondialisation ? En clair, faut-il accepter de perdre des emplois chez Michelin si c’est pour en gagner dans une autre industrie ?

Le souci est de gagner ces nouveaux emplois, et surtout, qu’ils correspondent aux profils des emplois supprimer. On en remplace pas des emplois ouvriers par des emplois de développeur IA par exemple.

L’autre aspect est la fermeture d’ateliers et d’usines dans les provinces. Ici, Michelin n’a pas encore communiqué sur d’éventuelles fermetures de sites à venir. Les fermetures de Cholet, Vannes et de la Roche-sur-Yon ont laissé des traces qui sont encore bien vivaces.

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Gucci devient le sponsor-titre d’Alpine en 2027

Juste avant le grand prix de Monaco, Alpine officialise ce qui avait fuité sous forme de rumeurs ces dernières semaines : l’écurie basée à Enstone courra sous la bannière « Gucci Racing Alpine Formula One Team » dès le début de la saison 2027. 

La France au top du sponsoring

A défaut d’avoir un moteur Français, notre pays marque son territoire en F1 via le sponsoring ! Dans la foulée du groupe LVMH, devenu partenaire clé de la F1, c’est le groupe Kering, n°2 mondial, qui débarque à son tour dans la discipline reine. Un duel Bernard Arnault – François Pinault en perspective !

Après plusieurs années de partenariat avec les Autrichiens de BWT, spécialisés dans le traitement de l’eau, Alpine va changer changer radicalement de style visuel. Le rose de BWT va laisser sans doute place à plus de doré, de vert et de rouge.  

Gucci Racing, un vecteur de promotion mondial

L’écurie française a officiellement annoncé son association avec la maison de luxe italienne Gucci. Pour la première fois, une maison de mode de luxe devient partenaire titre d’une équipe engagée en Formule 1. Dès 2027, l’écurie courra sous le nom de « Gucci Racing Alpine Formula One Team » et arborera les couleurs de Gucci. 

Ce partenariat avec l’équipe Alpine Formula One constitue un premier terrain d’expression pour Gucci Racing. Un logo dédié a même été créé, associant le double G iconique de la Maison au logotype Gucci Racing. 

La F1 n’a jamais autant attiré

Si des marques vestimentaires ont déjà largement investi par le passé (on pense évidemment à Benetton, qui a repris Toleman en 1985, à BOSS, longtemps associé à McLaren, ou encore à Sergio Tacchini), c’est ici un “naming” de premier ordre. 

La mondialisation toujours plus poussée de la F1, son expansion dans des destinations toujours plus “select” (Miami, Las Vegas, Moyen Orient), l’orientation assumée vers le “show” et la féminisation croissante du public attirent ainsi de nouveaux sponsors, jusque-là peu représentés dans cet univers. Le sport n’a jamais généré autant de recettes qu’aujourd’hui !

Francesca Bellettini, Présidente-Directrice générale de Gucci : « Ce partenariat avec Alpine Formula One Team ouvre un nouveau chapitre : Gucci devient la première Maison de luxe de mode à devenir partenaire titre en Formule 1. Cela reflète notre ambition pour la marque et le rôle que nous souhaitons que Gucci joue. La Formule 1 représente aujourd’hui une convergence unique entre performance, culture et rayonnement mondial. L’écurie Alpine Formula One est le partenaire idéal pour donner vie à cette vision. Gucci Racing est plus qu’une simple présence sur la grille : c’est l’expression de notre identité et de notre ambition pour la marque. Et ce n’est qu’un début.  Nous remercions Alpine et Renault Group de partager cette ambition avec nous. » 

Luca De Meo : par où t’es rentré, on t’as pas vu sortir ?

On ne peut s’empêcher de voir dans ce rapprochement l’œuvre de Luca de Meo, directeur général de Kering, qui était encore récemment le PDG de Renault et d’Alpine. L’Italien a initié cette “premiumisation” d’Alpine, faisant revenir Flavio Briatore aux commandes d’Enstone. L’une des conséquences fut l’abandon du moteur Renault au profit du moteur Mercedes : 

« La Formule 1 a largement dépassé le cadre du sport pour devenir l’une des plateformes de contenu premium les plus puissantes au monde, touchant plus de 1,5 milliard de personnes chaque saison et suscitant l’engagement d’une audience en forte croissance, toujours plus jeune et de plus en plus féminine. Véritable espace d’expression de la créativité, de la quête d’excellence et de la performance humaine, nous y voyons une plateforme unique pour une marque de luxe, permettant de repousser les limites, de créer des connexions fortes et de construire dans la durée valeur et désirabilité, tout en générant un impact mesurable et pérenne. » 

Flavio Briatore, l’axe Italien

Flavio Briatore, conseiller exécutif Alpine Formula One Team, est aussi l’un des pions clés de ce deal. L’ancien directeur commercial de Benetton aux USA est devenu ensuite team manager de Benetton Formula. Fondateur aussi de la marque Billionaire Couture, il perpétue ainsi cette association de la mode et de la F1 : 

« Accueillir comme partenaire en titre de l’écurie Alpine Formula One Team une marque aussi prestigieuse et du calibre de Gucci en Formule 1 est une immense fierté. Je suis également enthousiaste quant aux perspectives qu’ouvre ce partenariat avec Gucci et aux grandes choses que nous pouvons accomplir ensemble à l’échelle mondiale. L’écurie d’Enstone a toujours su se démarquer et a déjà prouvé que la mode pouvait triompher en Formule 1. Avec des performances en nette progression sur le circuit et le meilleur début de saison de son histoire en termes de points gagnés, cette nouvelle collaboration avec Gucci témoigne de la dynamique positive qui anime l’équipe. Je tiens à remercier Luca [de Meo] et Francesca [Bellettini] pour leur confiance et leur implication dans ce projet, et pour avoir permis la concrétisation de ce partenariat. » 

Des ambitions en hausse

Pour Alpine F1 Team, les planètes s’alignent-elles enfin ? Après des années de déboires et de « drama » en coulisses (valse des directeurs, affaire Piastri, etc), l’écurie entame 2026 avec optimisme : la voiture est performante, les bons résultats arrivent (avec une progression de Colapinto) et le moteur Mercedes apporte un avantage technique. La valorisation de l’écurie, en croissance constante, va connaître un nouveau boost avec ce partenariat pluriannuel de taille, qui est estimé à 150 millions. Le feuilleton n’est d’ailleurs pas terminé, puisque Mercedes est sur les rangs pour entrer au capital de l’écurie.

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LA SEMAINE AUTOMOBILE PAR LEBLOGAUTO.COM

Podcast n°382 — Semaine 21 du 19 au 23 mai 2026

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com. Cette semaine : Stellantis et son grand plan, Nissan sort la tête de l’eau, Volvo cherche un bouée américaine, Ford invente un nouveau métier, et Škoda joue les trouble-fête sur le marché de la citadine électrique. C’est parti.

 Stellantis : plan à 60 milliards, Poissy sacrifiée, Rennes accueille Dongfeng

60 milliards d’euros sur cinq ans, quatre marques mondiales (Jeep, Ram, Peugeot, Fiat), les autres reléguées au rang régional — DS et Lancia notamment. En Europe, Stellantis réduit ses capacités de 800 000 unités d’ici 2030, sans fermeture d’usine formelle… sauf Poissy, qui arrête l’assemblage pour se reconvertir. Rennes accueille une co-entreprise à 51 % avec Dongfeng pour produire un véhicule électrique chinois sur sol français. L’Amérique du Nord capte 60 % des investissements produits. La Bourse, elle, n’a pas applaudi : l’action a chuté de plus de 6 % dans la journée.

Nissan : 7 milliards brûlés en deux ans, mais le rebond est en vue

Perte nette de 2,88 milliards d’euros sur le dernier exercice — 7 milliards cumulés sur deux ans. Malgré tout, Nissan dégage un bénéfice opérationnel de 313 millions d’euros, mieux qu’anticipé. Le rebond tient à trois leviers : la réglementation américaine sur les émissions assouplie, la restructuration en cours, et le succès surprise de la berline électrique N7 en Chine (+23 % de ventes). La gamme mondiale passera de 56 à 45 modèles d’ici 2030.

 Volvo cherche un partenaire américain pour survivre aux droits de douane

Le PDG de Volvo Cars ouvre la porte à des partenariats industriels aux États-Unis pour mieux amortir l’impact des droits de douane Trump. L’usine de Caroline du Sud — qui produit déjà le EX90 — est au cœur du dispositif. L’idée : partager les capacités avec un constructeur américain pour atteindre les volumes nécessaires à la rentabilité. Aucun nom n’est encore cité officiellement. Volvo est dans une position délicate : filiale de Geely, avec une exposition forte au marché américain et une gamme majoritairement fabriquée en Europe et en Chine.

Ford crée Ford Energy : l’automobile se reconvertit dans le stockage stationnaire

Ford lance Ford Energy, une filiale dédiée aux systèmes de stockage d’énergie stationnaire (BESS) pour réseaux électriques, data centers et sites industriels aux États-Unis. La technologie repose sur les batteries issues de sa chaîne véhicule — un recyclage industriel qui permet de valoriser les investissements existants. C’est le signe d’une tendance lourde : les constructeurs automobiles, pris en étau sur le véhicule électrique grand public, cherchent de nouvelles lignes de revenus dans l’énergie.

 Škoda Epiq : une électrique à moins de 25 000 € — le thermique n’a qu’à bien se tenir

Škoda officialise l’Epiq, crossover électrique compact sur plateforme MEB+, attendu à partir de 25 000 euros — soit au prix d’un thermique équivalent. Produit à Pampelune en Espagne, il mesure 4,17 m et concourt directement avec la Renault 5, la Citroën ë-C3 ou la future Volkswagen ID. Polo. Les livraisons démarrent au troisième trimestre 2026. C’est peut-être l’un des modèles les plus attendus de l’année : si le prix tient en version de base, il change la donne sur le segment urbain électrique.

Voilà pour cette semaine. Retrouvez tous ces articles en détail sur LeBlogAuto.com. À la semaine prochaine !

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