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La machine dont le monde dépend est européenne !

Sans elle, pas d'IA, pas de smartphone, ni même d'automobile. Pas de Nvidia, pas d'OpenAI. C'est la machine la plus indispensable à l'économie mondiale, et elle est européenne. Pourtant, elle a bien failli ne jamais voir le jour. Et aujourd'hui, Pékin veut la reproduire, et Washington décider qui peut l'utiliser.

ASML, géant néerlandais issu d’un projet que Philips envisageait d’abandonner en 1988, détient aujourd’hui le monopole de la machine indispensable à la fabrication des puces les plus avancées au monde. Sans elle, pas de LLM, pas de smartphone, pas même la voiture qui vous a conduit au bureau ce matin.

Vu d’aujourd’hui, ce succès paraît presque inévitable. Il ne l’était pourtant pas du tout. Pendant des décennies, ASML a misé sur une technologie que l’ensemble de l’industrie jugeait irréalisable. L’entreprise a frôlé la disparition à plusieurs reprises, essuyé les moqueries d’ingénieurs japonais et subi les pressions de sénateurs américains, avant de s’imposer comme l’épine dorsale invisible de l’ère des machines intelligentes.

Janvier 2006. Un ingénieur néerlandais passe son samedi à examiner le tout premier wafer de silicium — le disque sur lequel sont fabriquées les puces électroniques — exposé par un prototype de machine de lithographie EUV, une technologie destinée à graver les futurs transistors à l'aide d'une lumière ultraviolette d'une puissance inédite. Après quinze ans de développement et des centaines de millions d'euros investis, le verdict est enfin là.

Il espérait découvrir les premiers transistors gravés avec cette technologie révolutionnaire. À la place, il voit… des bananes.

La lumière la plus puissante jamais produite dans un procédé industriel — un plasma d'étain porté à près de 220 000 degrés — n'a pas dessiné les motifs attendus. Sur le silicium apparaissent des formes courbées et déformées, qui ressemblent davantage au fruit tropical jaune qu'aux structures parfaitement géométriques nécessaires à la fabrication de puces électroniques.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Pourtant, vingt ans plus tard, ASML est devenue l'une des entreprises les plus importantes au monde.

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No, Sony is not working on a new display technology that will noticeably improve battery life


Another clickbait story is circulating the Internet:

“Sony is working on a new display technology for its Alpha cameras after 2026/Q3”
“New rumor suggests upcoming Sony cameras could have noticeably better battery life”

Editors are publishing made-up stories without even doing a simple Google search. The article in question is a 2011 research paper by Korean academics and has nothing to do with Sony or any upcoming Sony cameras. Here are the details:

The 2011 paper (“Full-Color LCD Microdisplay System Based on OLED Backlight Unit and Field-Sequential Color Driving Method”) was written by researchers from Daegu Gyeongbuk Institute of Science and Technology (DGIST) and Catholic University of Daegu in South Korea. It describes a prototype 0.7″ FSC (field-sequential color) LCD microdisplay using a custom 0.76″ patterned RGB OLED as the backlight unit (BLU), combined with a high-temperature polysilicon (HTPS) LCD panel supplied by ILJIN Display Co., Ltd. (a Korean company).

There is no mention of Sony anywhere in the paper (including the authors, acknowledgments, references, or experimental details). The work is independent academic/industrial research from Korean institutions focused on low-cost, high-efficiency microdisplays for potential use in viewfinders, projectors, HMDs, etc.

Sony does not appear to be implementing (or planning to implement) this specific technology. Sony’s actual microdisplay approach: Sony Semiconductor Solutions develops and uses direct-emissive OLED microdisplays (OLED-on-silicon/OLEDoS) for electronic viewfinders (EVFs) in its cameras. These are self-emissive panels with high resolution, contrast, and fast response – no separate backlight or color filters in the same way as the paper’s LCD + OLED BLU design. Sony has released multiple generations of these for Alpha cameras and AR/VR applications.

In short, the paper is unrelated to Sony, and while Sony is exploring FSC-based LCD improvements for efficiency in future cameras, there is no indication that it involves the specific OLED-backlit microdisplay approach described in the 2011 paper.

You can download the original PDF research paper from 2011 here.

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CODE EXIT : un jeu d’horreur coopératif inspiré de ROUTINE et Species: Unknown

Il y a quelques jours, on a découvert CODE EXIT, un jeu coopératif horrifique à quatre joueurs développé par le studio coréen Phase 8 Studio. D’habitude, on ne prête pas trop attention à ce genre de titre, mais on est ici assez loin des Lethal Company et autres R.E.P.O. Pour commencer, les visuels, les ennemis et l’espèce d’outil manipulé par le joueur font beaucoup penser à l’excellent Routine. Les objectifs semblent quant à eux assez simples, comme remettre en fonctionnement l’alimentation de chacune des salles ou trouver un mot de passe. Dans le trailer, on peut également voir quelques séquences qui le rapprocheraient d’un puzzle game, mais pas autant qu’USAC: Code Breach (anciennement Bonding Ambivalence), bien que les annonces sur le Discord officiel évoquent une réduction prochaine de la difficulté des énigmes suite aux retours. Les interfaces et les mécaniques de gameplay font évidemment aussi penser à GTFO, surtout qu’il sera possible de manier des armes à feu, avec un feeling qui a l’air étonnamment correct. Apparemment, elles ne seront pas tout le temps disponibles, mais uniquement pendant des passages spécifiques.

Les développeurs ont publié une longue séquence ininterrompue de gameplay issue de la démo actuellement disponible sur Steam, mais on a décidé de la tester nous-mêmes (à deux). Immédiatement, la prise en main et la gestion des objectifs nous ont rappelé Species: Unknown, même si ce dernier propose plusieurs types de menaces. Si le feeling global est réussi – notamment grâce à la direction artistique –, la boucle de gameplay montre rapidement ses limites : les trois types de tâches qu’il faut répéter sont en nombre trop élevé pour deux joueurs. En revanche, à quatre, ça doit être beaucoup plus condensé et forcément un peu moins chiant. Une courte phase de fuite nous permet d’utiliser un fusil à pompe et un fusil d’assaut, tous deux très agréables. Pour le coup, il manque peut-être des phases de défense à la GTFO pour bien les mettre en valeur, car malgré le gunfeel franchement sympa, on n’en profite pas beaucoup. En bref, CODE EXIT ne casse pas trois pattes à un canard, mais si les développeurs parviennent à proposer des objectifs plus variés et en quantité plus adaptée au nombre de joueurs, il pourrait être une bonne surprise.

Pour l’instant, CODE EXIT est prévu pour un vague 2027. Mais en attendant, vous pouvez toujours tester la démo, et si vous êtes convaincus, ajouter le jeu à votre liste de souhaits depuis sa page Steam ou Epic Games Store.

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☕️ Brave attaquée par des éditeurs de presse français



L’entreprise californienne qui édite le navigateur du même nom se voit attaquée devant le tribunal judiciaire de Paris par l’Alliance de la presse d’information générale (Apig) et 53 groupes de presse français dont l’Équipe, Libération, Les Échos, Bayard ou encore Ouest-France.

Selon notre consœur des Échos qui a pu consulter l’assignation, celle-ci dénonce des actes de contrefaçon sur les fondements du droit voisin et du droit des marques.

Illustration : Flock

Les éditeurs et l’Apig ont d’abord tenté une démarche de conciliation via la Sacem, mais elle n’a pas abouti. Plus en détail, ils visent notamment la reproduction et la communication au public, « massivement et sans aucune autorisation, [des] contenus issus des publications de presse ».

« Brave illustre non seulement la transformation des moteurs de recherche en moteurs de réponse, mais elle se targue de mettre à disposition de tout l’écosystème de l’IA des outils permettant d’entraîner des modèles ou de créer toutes sortes d’applications visant aux mêmes fins », affirme encore l’assignation.

Les entreprises de presse ainsi que l’Apig demandent une réparation à hauteur d’un peu plus de 80 millions d’euros. Contactée par les Echos, Brave n’a pas répondu.

En septembre dernier, l’Alliance, accompagnée du Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM), avait mis en demeure Common Crawl de retirer les sites de ses membres de son archivage.

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☕️ Brave attaquée par des éditeurs de presse français



L’entreprise californienne qui édite le navigateur du même nom se voit attaquée devant le tribunal judiciaire de Paris par l’Alliance de la presse d’information générale (Apig) et 53 groupes de presse français dont l’Équipe, Libération, Les Échos, Bayard ou encore Ouest-France.

Selon notre consœur des Échos qui a pu consulter l’assignation, celle-ci dénonce des actes de contrefaçon sur les fondements du droit voisin et du droit des marques.

Illustration : Flock

Les éditeurs et l’Apig ont d’abord tenté une démarche de conciliation via la Sacem, mais elle n’a pas abouti. Plus en détail, ils visent notamment la reproduction et la communication au public, « massivement et sans aucune autorisation, [des] contenus issus des publications de presse ».

« Brave illustre non seulement la transformation des moteurs de recherche en moteurs de réponse, mais elle se targue de mettre à disposition de tout l’écosystème de l’IA des outils permettant d’entraîner des modèles ou de créer toutes sortes d’applications visant aux mêmes fins », affirme encore l’assignation.

Les entreprises de presse ainsi que l’Apig demandent une réparation à hauteur d’un peu plus de 80 millions d’euros. Contactée par les Echos, Brave n’a pas répondu.

En septembre dernier, l’Alliance, accompagnée du Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM), avait mis en demeure Common Crawl de retirer les sites de ses membres de son archivage.

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Vidéosurveillance algorithmique : la loi Ripost étend encore la prolongation jusqu’en 2030

Effet cliquet
Vidéosurveillance algorithmique : la loi Ripost étend encore la prolongation jusqu’en 2030

Votée ce mardi 26 mai au Sénat, la loi Ripost déposée par Laurent Nuñez entend pousser l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique aux Jeux olympiques jusqu’à la fin de l’année 2030 mais aussi en l’étendant à tous les bâtiments ou lieux ouverts au public, incluant les voies publiques de circulation. Le texte doit encore repasser devant l’Assemblée nationale.

À peine la prolongation de l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique aux Jeux olympiques validée jusqu’en 2027 par le Conseil constitutionnel, le Sénat vient de voter sa prolongation jusqu’en décembre 2030.

C’est par le texte que Laurent Nuñez a déposé en mars dernier, et connu sous le nom de Loi Ripost, que cette prolongation arrive. En janvier, les députés avaient voté une loi encadrant les JO de 2030 (proposée par la sénatrice Isabelle Florennes, Modem) prolongeant jusqu’au 31 décembre 2027 l’expérimentation de « vidéoprotection algorithmique » (VSA) prévue à l’origine à l’occasion des JO de 2024.

Prolongement jusqu’à fin 2030 sans tarder

Saisi par des députés de gauche, le Conseil constitutionnel avait émis en mars dernier des réserves sur le texte mais pas sur les dispositions concernant la VSA, considérant que « les dispositions contestées se bornent à reconduire, pour une durée limitée, l’expérimentation prévue par l’article 10 de la loi du 19 mai 2023 » et que « ces dispositions n’affectent, par elles-mêmes, ni le droit à un recours juridictionnel effectif, ni le droit au respect de la vie privée, ni la liberté d’aller et de venir ».

À l’époque, certains députés s’étaient étonnés de cette date de report qui ne correspond pas à l’année des prochains JO se passant en France. La ministre des Sports, Marina Ferrari, avait alors affirmé que « la prolongation de cette expérimentation [jusqu’à la fin 2027] permettra de mieux l’évaluer pour décider s’il convient de déployer l’outil en 2030 ».

Finalement, le gouvernement n’a pas attendu cette expérimentation de l’expérimentation pour proposer un prolongement jusqu’à la fin 2030. Pendant les débats, Isabelle Florennes a salué « la prolongation de l’expérimentation de la vidéoprotection algorithmique, sur laquelle [elle avait] déposé une proposition de loi. Là encore, le Sénat peut s’appuyer sur ses propres travaux, en l’occurrence le rapport d’information de Mmes Françoise Dumont et Marie-Pierre de La Gontrie –  c’est une force ».

Extension aux bâtiments ou lieux ouverts au public et aux voies publiques

Mais le nouveau texte étend encore la portée de l’expérimentation à de nouveaux lieux. La précédente loi prévoyait l’utilisation de la VSA dans les lieux de manifestations sportives, récréatives ou culturelles et dans les gares et transports en commun. Ici, sont aussi inclus, les « bâtiments ou lieux ouverts au public, incluant les voies publiques de circulation, qui, par leur nature, sont de façon permanente ou en raison de circonstances exceptionnelles particulièrement exposés à ces risques et dont la liste est définie par arrêté du ministre chargé de l’intérieur, et à leurs abords ».

Les sénateurs de gauche ont essayé de s’y opposer. « On touche aux libertés individuelles. Monsieur le ministre, vous avez reconnu que c’était illégal, alors interdisez-la [en parlant de la la surveillance algorithmique] ! » s’est ainsi exclamé le sénateur Guy Benarroche (Les Écologistes), « créer une société de surveillance généralisée pour plus de sécurité nous paraît toujours autant ubuesque et dangereux. Notre groupe votera donc contre ce texte et ses fausses solutions à de vrais problèmes ». La droite sénatoriale majoritaire ne les a pas suivis.

Comme l’expliquent nos confrères de Public Sénat, le texte de la loi Ripost doit encore passer en deuxième lecture à l’Assemblée nationale et il pourrait encore subir un parcours houleux. Il n’y est d’ailleurs pas encore à l’ordre du jour.

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Vidéosurveillance algorithmique : la loi Ripost étend encore la prolongation jusqu’en 2030

Effet cliquet
Vidéosurveillance algorithmique : la loi Ripost étend encore la prolongation jusqu’en 2030

Votée ce mardi 26 mai au Sénat, la loi Ripost déposée par Laurent Nuñez entend pousser l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique aux Jeux olympiques jusqu’à la fin de l’année 2030 mais aussi en l’étendant à tous les bâtiments ou lieux ouverts au public, incluant les voies publiques de circulation. Le texte doit encore repasser devant l’Assemblée nationale.

À peine la prolongation de l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique aux Jeux olympiques validée jusqu’en 2027 par le Conseil constitutionnel, le Sénat vient de voter sa prolongation jusqu’en décembre 2030.

C’est par le texte que Laurent Nuñez a déposé en mars dernier, et connu sous le nom de Loi Ripost, que cette prolongation arrive. En janvier, les députés avaient voté une loi encadrant les JO de 2030 (proposée par la sénatrice Isabelle Florennes, Modem) prolongeant jusqu’au 31 décembre 2027 l’expérimentation de « vidéoprotection algorithmique » (VSA) prévue à l’origine à l’occasion des JO de 2024.

Prolongement jusqu’à fin 2030 sans tarder

Saisi par des députés de gauche, le Conseil constitutionnel avait émis en mars dernier des réserves sur le texte mais pas sur les dispositions concernant la VSA, considérant que « les dispositions contestées se bornent à reconduire, pour une durée limitée, l’expérimentation prévue par l’article 10 de la loi du 19 mai 2023 » et que « ces dispositions n’affectent, par elles-mêmes, ni le droit à un recours juridictionnel effectif, ni le droit au respect de la vie privée, ni la liberté d’aller et de venir ».

À l’époque, certains députés s’étaient étonnés de cette date de report qui ne correspond pas à l’année des prochains JO se passant en France. La ministre des Sports, Marina Ferrari, avait alors affirmé que « la prolongation de cette expérimentation [jusqu’à la fin 2027] permettra de mieux l’évaluer pour décider s’il convient de déployer l’outil en 2030 ».

Finalement, le gouvernement n’a pas attendu cette expérimentation de l’expérimentation pour proposer un prolongement jusqu’à la fin 2030. Pendant les débats, Isabelle Florennes a salué « la prolongation de l’expérimentation de la vidéoprotection algorithmique, sur laquelle [elle avait] déposé une proposition de loi. Là encore, le Sénat peut s’appuyer sur ses propres travaux, en l’occurrence le rapport d’information de Mmes Françoise Dumont et Marie-Pierre de La Gontrie –  c’est une force ».

Extension aux bâtiments ou lieux ouverts au public et aux voies publiques

Mais le nouveau texte étend encore la portée de l’expérimentation à de nouveaux lieux. La précédente loi prévoyait l’utilisation de la VSA dans les lieux de manifestations sportives, récréatives ou culturelles et dans les gares et transports en commun. Ici, sont aussi inclus, les « bâtiments ou lieux ouverts au public, incluant les voies publiques de circulation, qui, par leur nature, sont de façon permanente ou en raison de circonstances exceptionnelles particulièrement exposés à ces risques et dont la liste est définie par arrêté du ministre chargé de l’intérieur, et à leurs abords ».

Les sénateurs de gauche ont essayé de s’y opposer. « On touche aux libertés individuelles. Monsieur le ministre, vous avez reconnu que c’était illégal, alors interdisez-la [en parlant de la la surveillance algorithmique] ! » s’est ainsi exclamé le sénateur Guy Benarroche (Les Écologistes), « créer une société de surveillance généralisée pour plus de sécurité nous paraît toujours autant ubuesque et dangereux. Notre groupe votera donc contre ce texte et ses fausses solutions à de vrais problèmes ». La droite sénatoriale majoritaire ne les a pas suivis.

Comme l’expliquent nos confrères de Public Sénat, le texte de la loi Ripost doit encore passer en deuxième lecture à l’Assemblée nationale et il pourrait encore subir un parcours houleux. Il n’y est d’ailleurs pas encore à l’ordre du jour.

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Pharmacies et données de santé : la CNIL inflige 5 millions d’euros d’amende à IQVIA

Cinq ans plus tard
Pharmacies et données de santé : la CNIL inflige 5 millions d’euros d’amende à IQVIA

Cash Investigation révélait il y a cinq ans qu’IQVIA récupérait les données des clients de plus de 14 000 pharmacies sans qu’ils en soient toujours informés. La CNIL a décidé d’une amende de 5 millions d’euros suite à des contrôles, à cause de ces manquements mais aussi en raison de lacunes dans l’exercice des droits des clients et dans la sécurité des données.

En 2021, Cash Investigation s’intéressait à la question des données personnelles récoltées par IQVIA via de nombreuses pharmacies, sans que l’information ou le droit d’opposition des clients soit mis en œuvre. La CNIL avait autorisé en 2018 cette entreprise à constituer un entrepôt de données de santé, LRX, à des fins de recherche, d’étude et d’évaluation, alimenté par des données collectées auprès d’environ 14 000 pharmacies. Elle s’en expliquait à l’époque et promettait de mener des contrôles. Cinq ans après, l’autorité de protection des données arrive enfin à ses conclusions et a infligé 5 millions d’euros d’amende à IQVIA, explique son communiqué.

Les contrôles de la CNIL n’ont pas seulement visé le seul entrepôt de données de santé LRX mais aussi l’entrepôt EMR que la CNIL a autorisé en février 2021 (quelques mois donc avant la sortie de l’enquête de Cash Investigation). Celui-ci est alimenté par des données collectées auprès de 2 000 à 3 000 médecins, selon la délibération de la CNIL (environ 2 000 selon les déclarations de l’entreprise lors du contrôle de la CNIL, 3 000 selon une de ses plaquettes de pub consultée par l’autorité).

Le problème que pointait Cash Investigation concernant LRX, après constat dans 200 officines, était que les pharmaciens n’informaient pas leurs clients comme la loi les y oblige. Ceux-ci ne pouvaient donc s’opposer à la collecte et au traitement de leurs données.

Le rapporteur de la CNIL a fait le même constat auprès de quatre pharmacies parisiennes participant au panel LRX : « aucune d’entre elles ne délivrait ces informations ». Et il a estimé « qu’un manquement à l’article 14 du RGPD est constitué et qu’il est imputable à la société IQVIA en sa qualité de responsable de traitement ». La formation restreinte de la CNIL a validé qu’en tant que responsable du traitement, il appartient à IQVIA « de s’assurer du respect des obligations qui lui sont imposées par le RGPD, parmi lesquelles celle d’informer les personnes dont les données figurent au sein de l’entrepôt des traitements mis en œuvre, en application de l’article 14 du RGPD ».

La pseudonymisation n’évite pas les obligations face au RGPD

Pendant les investigations de la CNIL, IQVIA a soutenu, selon la délibération de l’autorité, que « les données des entrepôts LRX et EMR sont anonymes et que, dès lors, les obligations du RGPD et de la loi Informatique et Libertés sont inapplicables et les autorisations délivrées par la CNIL sont, de fait, devenues sans objet ». En effet, elle a considéré que, « compte tenu de la pseudonymisation des données figurant dans les entrepôts LRX et EMR, les moyens qui devraient être mis en œuvre par IQVIA pour réidentifier les personnes concernées seraient soit déraisonnables, soit illicites, et en conclut que les données en cause doivent être considérées comme n’étant pas, de son point de vue, des données à caractère personnel ».

L’autorité a considéré que cette pseudonymisation mise en place par IQVIA ne permet pas l’anonymisation des données. D’abord, elle pointe l’utilisation d’un identifiant unique. « S’agissant de l’entrepôt LRX, chaque client de pharmacie se voit ainsi attribuer un identifiant qui lui est propre, et qui est le même quelle que soit l’officine partenaire dans laquelle il se rend. Ce code, associé aux données de dispensation des produits, permet de regrouper l’ensemble des achats réalisés par un même client dans n’importe quelle pharmacie partenaire d’IQVIA », explique l’autorité. « S’agissant de l’entrepôt EMR, chaque patient dispose également d’un identifiant qui lui est propre pour un médecin donné. S’il n’est pas possible de corréler les données provenant de différents médecins pour un même patient, la société peut néanmoins suivre, à l’aide de ce code, le parcours de chaque patient au sein d’un même cabinet », ajoute-t-elle.

Elle explique aussi que les données incluent la localisation, « permettant de situer les patients par zones géographiques composées de regroupements de neuf pharmacies et de cinq médecins de la même spécialité ».

«Le fait que chaque patient dispose d’un code d’identification unique, auquel sont rattachées de nombreuses données telles que son âge, son sexe, l’ensemble des prescriptions dont il bénéficie ou encore sa situation géographique, afin de permettre à la société de suivre son parcours de soin dans le temps, a pour conséquence que celle-ci peut aisément isoler chaque individu et que les traitements en cause ne résistent pas au risque d’individualisation », estime l’autorité.

Celle-ci a aussi observé qu’IQVIA n’avait jamais contesté faire du traitement de données personnelles avant l’arrêt dit « SRB » rendu le 4 septembre 2025 par la Cour de justice de l’Union européenne. D’ailleurs l’entreprise avait sollicité (et obtenu) des autorisations de mise en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel pour ces deux entrepôts.

Des études non autorisées sur ces données et un logiciel qui transmettait des données sans consentement

Mais l’autorité est allée un peu plus loin et en a profité pour vérifier que l’entreprise respectait bien ses obligations incluses dans les autorisations délivrées pour les deux entrepôts. Le rapporteur s’est aperçu qu’IQVIA avait réalisé des études sur ces données figurant dans l’entrepôt LRX pour son propre compte alors qu’elle n’en avait pas l’autorisation.

Lors de ses investigations, le rapporteur de la CNIL a aussi découvert qu’IQVIA avait fait développer par une autre entreprise un logiciel de gestion d’officine et que les modules d’extraction de données mis en place dans ce logiciel transmettaient «systématiquement au premier tiers de confiance [l’entreprise sous-traitante] les données des patients, et ce même pour les officines ne participant pas au panel LRX », ce qui constitue un manquement à l’article 25 du RGPD.

Si la CNIL a prononcé une amende de 5 millions d’euros pour l’ensemble de ces manquements, le rapporteur a considéré qu’« au regard des derniers éléments apportés par la société » une injonction « n’était plus nécessaire s’agissant des manquements relatifs à la sécurité et à la confidentialité des données » et l’autorité l’a suivi sans qu’on sache en détail les mesures qui ont été prises.

Mais concernant le reste, la CNIL a observé «que la société n’a, depuis l’engagement de la procédure, apporté aucun élément qui permettrait de considérer qu’elle a adopté ou même initié des mesures permettant d’assurer sa mise en conformité ». Ainsi elle a assorti sa décision d’une injonction et d’une astreinte de 10 000 euros par jour de retard à l’issue d’un délai de six mois suivant la notification de la délibération.

Comme à chaque délibération de la CNIL, IQVIA peut faire un recours devant le Conseil d’État dans un délai de deux mois à compter de sa notification.

Suite à la publication de notre article, IQVIA nous fait savoir qu’elle se réserve le droit de faire appel. « IQVIA s’engage à utiliser les données de manière responsable. Nous appliquons des standards élevés de protection au sein de nos systèmes et de nos processus. Toutes les données de santé utilisées pour nos études statistiques sont pseudonymisées via des tiers de confiance et des processus de chiffrement robustes. Ainsi, elles ne contiennent pas l’identité des personnes afin de respecter leur anonymat », affirme l’entreprise. Elle assure avoir coopéré avec la CNIL et que « les mesures de sécurité identifiées ont été mises en place et nous restons engagés à renforcer en continu notre dispositif de sécurité et de gouvernance ».

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Pharmacies et données de santé : la CNIL inflige 5 millions d’euros d’amende à IQVIA

Cinq ans plus tard
Pharmacies et données de santé : la CNIL inflige 5 millions d’euros d’amende à IQVIA

Cash Investigation révélait il y a cinq ans qu’IQVIA récupérait les données des clients de plus de 14 000 pharmacies sans qu’ils en soient toujours informés. La CNIL a décidé d’une amende de 5 millions d’euros suite à des contrôles, à cause de ces manquements mais aussi en raison de lacunes dans l’exercice des droits des clients et dans la sécurité des données.

En 2021, Cash Investigation s’intéressait à la question des données personnelles récoltées par IQVIA via de nombreuses pharmacies, sans que l’information ou le droit d’opposition des clients soit mis en œuvre. La CNIL avait autorisé en 2018 cette entreprise à constituer un entrepôt de données de santé, LRX, à des fins de recherche, d’étude et d’évaluation, alimenté par des données collectées auprès d’environ 14 000 pharmacies. Elle s’en expliquait à l’époque et promettait de mener des contrôles. Cinq ans après, l’autorité de protection des données arrive enfin à ses conclusions et a infligé 5 millions d’euros d’amende à IQVIA, explique son communiqué.

Les contrôles de la CNIL n’ont pas seulement visé le seul entrepôt de données de santé LRX mais aussi l’entrepôt EMR que la CNIL a autorisé en février 2021 (quelques mois donc avant la sortie de l’enquête de Cash Investigation). Celui-ci est alimenté par des données collectées auprès de 2 000 à 3 000 médecins, selon la délibération de la CNIL (environ 2 000 selon les déclarations de l’entreprise lors du contrôle de la CNIL, 3 000 selon une de ses plaquettes de pub consultée par l’autorité).

Le problème que pointait Cash Investigation concernant LRX, après constat dans 200 officines, était que les pharmaciens n’informaient pas leurs clients comme la loi les y oblige. Ceux-ci ne pouvaient donc s’opposer à la collecte et au traitement de leurs données.

Le rapporteur de la CNIL a fait le même constat auprès de quatre pharmacies parisiennes participant au panel LRX : « aucune d’entre elles ne délivrait ces informations ». Et il a estimé « qu’un manquement à l’article 14 du RGPD est constitué et qu’il est imputable à la société IQVIA en sa qualité de responsable de traitement ». La formation restreinte de la CNIL a validé qu’en tant que responsable du traitement, il appartient à IQVIA « de s’assurer du respect des obligations qui lui sont imposées par le RGPD, parmi lesquelles celle d’informer les personnes dont les données figurent au sein de l’entrepôt des traitements mis en œuvre, en application de l’article 14 du RGPD ».

La pseudonymisation n’évite pas les obligations face au RGPD

Pendant les investigations de la CNIL, IQVIA a soutenu, selon la délibération de l’autorité, que « les données des entrepôts LRX et EMR sont anonymes et que, dès lors, les obligations du RGPD et de la loi Informatique et Libertés sont inapplicables et les autorisations délivrées par la CNIL sont, de fait, devenues sans objet ». En effet, elle a considéré que, « compte tenu de la pseudonymisation des données figurant dans les entrepôts LRX et EMR, les moyens qui devraient être mis en œuvre par IQVIA pour réidentifier les personnes concernées seraient soit déraisonnables, soit illicites, et en conclut que les données en cause doivent être considérées comme n’étant pas, de son point de vue, des données à caractère personnel ».

L’autorité a considéré que cette pseudonymisation mise en place par IQVIA ne permet pas l’anonymisation des données. D’abord, elle pointe l’utilisation d’un identifiant unique. « S’agissant de l’entrepôt LRX, chaque client de pharmacie se voit ainsi attribuer un identifiant qui lui est propre, et qui est le même quelle que soit l’officine partenaire dans laquelle il se rend. Ce code, associé aux données de dispensation des produits, permet de regrouper l’ensemble des achats réalisés par un même client dans n’importe quelle pharmacie partenaire d’IQVIA », explique l’autorité. « S’agissant de l’entrepôt EMR, chaque patient dispose également d’un identifiant qui lui est propre pour un médecin donné. S’il n’est pas possible de corréler les données provenant de différents médecins pour un même patient, la société peut néanmoins suivre, à l’aide de ce code, le parcours de chaque patient au sein d’un même cabinet », ajoute-t-elle.

Elle explique aussi que les données incluent la localisation, « permettant de situer les patients par zones géographiques composées de regroupements de neuf pharmacies et de cinq médecins de la même spécialité ».

«Le fait que chaque patient dispose d’un code d’identification unique, auquel sont rattachées de nombreuses données telles que son âge, son sexe, l’ensemble des prescriptions dont il bénéficie ou encore sa situation géographique, afin de permettre à la société de suivre son parcours de soin dans le temps, a pour conséquence que celle-ci peut aisément isoler chaque individu et que les traitements en cause ne résistent pas au risque d’individualisation », estime l’autorité.

Celle-ci a aussi observé qu’IQVIA n’avait jamais contesté faire du traitement de données personnelles avant l’arrêt dit « SRB » rendu le 4 septembre 2025 par la Cour de justice de l’Union européenne. D’ailleurs l’entreprise avait sollicité (et obtenu) des autorisations de mise en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel pour ces deux entrepôts.

Des études non autorisées sur ces données et un logiciel qui transmettait des données sans consentement

Mais l’autorité est allée un peu plus loin et en a profité pour vérifier que l’entreprise respectait bien ses obligations incluses dans les autorisations délivrées pour les deux entrepôts. Le rapporteur s’est aperçu qu’IQVIA avait réalisé des études sur ces données figurant dans l’entrepôt LRX pour son propre compte alors qu’elle n’en avait pas l’autorisation.

Lors de ses investigations, le rapporteur de la CNIL a aussi découvert qu’IQVIA avait fait développer par une autre entreprise un logiciel de gestion d’officine et que les modules d’extraction de données mis en place dans ce logiciel transmettaient «systématiquement au premier tiers de confiance [l’entreprise sous-traitante] les données des patients, et ce même pour les officines ne participant pas au panel LRX », ce qui constitue un manquement à l’article 25 du RGPD.

Si la CNIL a prononcé une amende de 5 millions d’euros pour l’ensemble de ces manquements, le rapporteur a considéré qu’« au regard des derniers éléments apportés par la société » une injonction « n’était plus nécessaire s’agissant des manquements relatifs à la sécurité et à la confidentialité des données » et l’autorité l’a suivi sans qu’on sache en détail les mesures qui ont été prises.

Mais concernant le reste, la CNIL a observé «que la société n’a, depuis l’engagement de la procédure, apporté aucun élément qui permettrait de considérer qu’elle a adopté ou même initié des mesures permettant d’assurer sa mise en conformité ». Ainsi elle a assorti sa décision d’une injonction et d’une astreinte de 10 000 euros par jour de retard à l’issue d’un délai de six mois suivant la notification de la délibération.

Comme à chaque délibération de la CNIL, IQVIA peut faire un recours devant le Conseil d’État dans un délai de deux mois à compter de sa notification.

Suite à la publication de notre article, IQVIA nous fait savoir qu’elle se réserve le droit de faire appel. « IQVIA s’engage à utiliser les données de manière responsable. Nous appliquons des standards élevés de protection au sein de nos systèmes et de nos processus. Toutes les données de santé utilisées pour nos études statistiques sont pseudonymisées via des tiers de confiance et des processus de chiffrement robustes. Ainsi, elles ne contiennent pas l’identité des personnes afin de respecter leur anonymat », affirme l’entreprise. Elle assure avoir coopéré avec la CNIL et que « les mesures de sécurité identifiées ont été mises en place et nous restons engagés à renforcer en continu notre dispositif de sécurité et de gouvernance ».

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Google annonce déjà des changements pour sa nouvelle application santé

Google Health, le remplaçant de Fitbit, est sous le feu des critiques. Les utilisateurs historiques du service reprochent à Google d'avoir dénaturé ce qui faisait le charme de l'application, tandis que les nouveaux utilisateurs ne comprennent pas tout au fonctionnement de l'application de suivi de la santé. Google a publié un billet de blog avec de très nombreux correctifs à venir.

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Test du Google Fitbit Air à 99 euros : génial pour suivre sa santé, frustrant pour le sport

Pour 99 euros, Google propose un bracelet connecté capable de suivre votre santé 24/7 avec une autonomie au-delà d'une semaine. Un produit estampillé « Google Fitbit » pour la première fois, compatible avec un abonnement « Health Coach » pour qu'une IA commente vos données de santé. Mais un produit aussi abordable peut-il être vraiment efficace ? Après deux semaines d'essai, c'est le moment du verdict.

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Les Pays-Bas bloquent le rachat d’un fournisseur numérique par une société états-unienne

Independance day
Les Pays-Bas bloquent le rachat d’un fournisseur numérique par une société états-unienne

Le gouvernement néerlandais vient de bloquer le rachat de la société numérique Solvinity par l’acteur états-unien Kyndryl. En cause : des préoccupations en matière de souveraineté.

Aux Pays-Bas, les citoyens recourent régulièrement à l’application gouvernementale DigiD app pour s’authentifier à divers services numériques. L’application leur sert aussi bien pour échanger avec l’administration que pour acheter une maison ou prendre un rendez-vous médical.

DigiD app est construit par une société locale, Solvinity, qui gère aussi la plate-forme administrative nationale MijnOverheid. Solvinity est par ailleurs en charge de la sécurisation des communications numériques du ministère de la Justice et de la Sécurité.

Alors que la société états-unienne Kyndryl avait annoncé le rachat de l’acteur néerlandais, les autorités ont bloqué la transaction. Le recours à des technologies états-uniennes inquiète de plus en plus au sein de l’Union européenne.

Rachat par une émanation d’IBM

Issue de la scission des services d’infrastructures d’IBM, Kyndryl a été créée en 2021. Cotée à la bourse de New York, elle est actuellement valorisée à 2,7 milliards de dollars.

Solvinity est quant à elle détenue par la société britannique de capital-investissement Vitruvian Partners. Les fondateurs néerlandais de cette société de 275 employés, qui enregistraient 70 millions d’euros de chiffre d’affaire en 2025, maintiennent quant à eux une participation minoritaire à son capital.

Mais dès l’annonce de la revente, en novembre 2025, l’opération a créé des remous : elle était critiquée pour sa propension à mettre à portée d’application du Cloud Act états-unien un opérateur d’infrastructure numérique sensible.

Évaluation négative

Alors que le rachat était validé par Vitruvian Partners, puis accepté par l’Autorité néerlandaise de la concurrence, l’ACM, la secrétaire d’État chargée de l’économie numérique Willemijn Aerts a demandé à l’agence chargée d’examiner les investissements transfrontaliers (BTI) d’étudier les risques que posait le transfert.

Dans une lettre ouverte adressée au Parlement, cette dernière indique que l’autorité a considéré le rachat comme un « risque probable pour l’intérêt public ». C’est la première fois que cette dernière intime d’empêcher une acquisition états-unienne depuis sa création, en 2020. Ce 25 mai, le gouvernement néerlandais a décidé de suivre cet avis et de bloquer l’opération.

Si les Pays-Bas « portent une grande valeur à la présence d’entreprises étrangères, en particulier de sociétés technologiques issues des États-Unis (…) ils maintiennent un cadre indépendant d’examen des investissements afin de protéger l’intérêt public », indique la lettre. Kyndryl s’est déclaré « extrêmement déçu » et a regretté la « politisation » de l’affaire. La société s’engage néanmoins à « continuer d’accompagner [ses] clients aux Pays-Bas dans la modernisation de leurs systèmes », notamment en leur proposant des« méthodologies d’IA agentique ».

Solvinity, de son côté, se dit ouvert aux discussions avec le gouvernement sur les questions de « sécurité nationale, de souveraineté numérique et de protection des infrastructures critiques néerlandaises ». Quant au service DigiD, il a publié ses propres informations, soulignant que Solvinity n’est que le « fournisseur de l’infrastructure de plateforme sur laquelle DigiD fonctionne, celle-ci étant hébergée sur un data center gouvernemental ». Il souligne que les données personnelles des citoyens sont protégés par chiffrement, et que les employés de Solvinity n’y ont jamais accès.

Cette décision est rendue alors que la Commission européenne doit proposer d’ici quelques semaines une série de mesures dédiées à renforcer la souveraineté numérique et à réduire la dépendance de l’Europe envers des technologies étrangères, en particulier dans les domaines du cloud, des puces et de l’IA.

Aux Pays-Bas, sept fournisseurs de cloud travaillent d’ailleurs collectivement pour tenter de proposer une alternative aux fournisseurs états-uniens, rapportait NRC début avril. Ils se sont notamment mis d’accord pour utiliser les mêmes standards, afin de faciliter la circulation d’un fournisseur à l’autre et permettre de travailler sur de plus gros projets, et pour permettre à leurs concurrents de récupérer les projets critiques si jamais l’une d’entre elles était rachetée par un acteur non européen.

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Les Pays-Bas bloquent le rachat d’un fournisseur numérique par une société états-unienne

Independance day
Les Pays-Bas bloquent le rachat d’un fournisseur numérique par une société états-unienne

Le gouvernement néerlandais vient de bloquer le rachat de la société numérique Solvinity par l’acteur états-unien Kyndryl. En cause : des préoccupations en matière de souveraineté.

Aux Pays-Bas, les citoyens recourent régulièrement à l’application gouvernementale DigiD app pour s’authentifier à divers services numériques. L’application leur sert aussi bien pour échanger avec l’administration que pour acheter une maison ou prendre un rendez-vous médical.

DigiD app est construit par une société locale, Solvinity, qui gère aussi la plate-forme administrative nationale MijnOverheid. Solvinity est par ailleurs en charge de la sécurisation des communications numériques du ministère de la Justice et de la Sécurité.

Alors que la société états-unienne Kyndryl avait annoncé le rachat de l’acteur néerlandais, les autorités ont bloqué la transaction. Le recours à des technologies états-uniennes inquiète de plus en plus au sein de l’Union européenne.

Rachat par une émanation d’IBM

Issue de la scission des services d’infrastructures d’IBM, Kyndryl a été créée en 2021. Cotée à la bourse de New York, elle est actuellement valorisée à 2,7 milliards de dollars.

Solvinity est quant à elle détenue par la société britannique de capital-investissement Vitruvian Partners. Les fondateurs néerlandais de cette société de 275 employés, qui enregistraient 70 millions d’euros de chiffre d’affaire en 2025, maintiennent quant à eux une participation minoritaire à son capital.

Mais dès l’annonce de la revente, en novembre 2025, l’opération a créé des remous : elle était critiquée pour sa propension à mettre à portée d’application du Cloud Act états-unien un opérateur d’infrastructure numérique sensible.

Évaluation négative

Alors que le rachat était validé par Vitruvian Partners, puis accepté par l’Autorité néerlandaise de la concurrence, l’ACM, la secrétaire d’État chargée de l’économie numérique Willemijn Aerts a demandé à l’agence chargée d’examiner les investissements transfrontaliers (BTI) d’étudier les risques que posait le transfert.

Dans une lettre ouverte adressée au Parlement, cette dernière indique que l’autorité a considéré le rachat comme un « risque probable pour l’intérêt public ». C’est la première fois que cette dernière intime d’empêcher une acquisition états-unienne depuis sa création, en 2020. Ce 25 mai, le gouvernement néerlandais a décidé de suivre cet avis et de bloquer l’opération.

Si les Pays-Bas « portent une grande valeur à la présence d’entreprises étrangères, en particulier de sociétés technologiques issues des États-Unis (…) ils maintiennent un cadre indépendant d’examen des investissements afin de protéger l’intérêt public », indique la lettre. Kyndryl s’est déclaré « extrêmement déçu » et a regretté la « politisation » de l’affaire. La société s’engage néanmoins à « continuer d’accompagner [ses] clients aux Pays-Bas dans la modernisation de leurs systèmes », notamment en leur proposant des« méthodologies d’IA agentique ».

Solvinity, de son côté, se dit ouvert aux discussions avec le gouvernement sur les questions de « sécurité nationale, de souveraineté numérique et de protection des infrastructures critiques néerlandaises ». Quant au service DigiD, il a publié ses propres informations, soulignant que Solvinity n’est que le « fournisseur de l’infrastructure de plateforme sur laquelle DigiD fonctionne, celle-ci étant hébergée sur un data center gouvernemental ». Il souligne que les données personnelles des citoyens sont protégés par chiffrement, et que les employés de Solvinity n’y ont jamais accès.

Cette décision est rendue alors que la Commission européenne doit proposer d’ici quelques semaines une série de mesures dédiées à renforcer la souveraineté numérique et à réduire la dépendance de l’Europe envers des technologies étrangères, en particulier dans les domaines du cloud, des puces et de l’IA.

Aux Pays-Bas, sept fournisseurs de cloud travaillent d’ailleurs collectivement pour tenter de proposer une alternative aux fournisseurs états-uniens, rapportait NRC début avril. Ils se sont notamment mis d’accord pour utiliser les mêmes standards, afin de faciliter la circulation d’un fournisseur à l’autre et permettre de travailler sur de plus gros projets, et pour permettre à leurs concurrents de récupérer les projets critiques si jamais l’une d’entre elles était rachetée par un acteur non européen.

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Raspberry Pi 6, Zero 3, Pico en USB Type-C… : point d’étape sur les travaux en cours

Loading… ██░░░░░░ 2028
Raspberry Pi 6, Zero 3, Pico en USB Type-C… : point d’étape sur les travaux en cours

Il faudra patienter au moins deux ans avant de voir une nouvelle version du Raspberry Pi, la 5ᵉ génération a donc encore de beaux jours devant elle. Pour la fondation éponyme, 2025 était une « année charnière » : pour la première fois, elle a expédié plus de micro-controleurs que de micro-ordinateurs.

La semaine dernière, trois pontes de chez Raspberry Pi se sont livrés à un AMA, ou Ask Me Anythings, sur Reddit : Eben Upton (CEO), James Adams (CTO hardware) et Gordon Hollingworth (CTO software). Bien évidemment, la question du futur Raspberry Pi 6 est rapidement arrivée. Oui, il est en préparation. Non, il n’arrivera pas avant deux ans (pour résumer).

Pas avant début 2028 pour le Raspberry Pi 6

« Si l’on se réfère au rythme historique des sorties de plateformes majeures, il est d’environ 4 à 4,5 ans. Donc, sur cette base, pas avant début 2028 », explique Eben Upton. Le Raspberry Pi 5 a été lancé en 2023, la version 4 en 2019.

Le calendrier était un peu plus resserré auparavant avec le Raspberry Pi 3 en 2016 et le Raspberry Pi 2 en 2015. Le tout premier micro-ordinateur de la fondation date de 2012. Nous avons pour rappel consacré un article complet aux différentes versions et déclinaisons du Raspberry Pi.

Le patron de Raspberry Pi ne semble pas pressé : « Le Raspberry Pi 5 a vraiment de beaux jours devant lui en tant que plateforme, donc je peux imaginer qu’il reste le produit phare pendant encore un petit moment ». Sans donner le moindre détail, il ajoute que la 6ᵉ génération « aura des caractéristiques générales et un format très similaires, mais avec des améliorations (processeurs plus rapides, E/S améliorées, bande passante DRAM accrue, etc.). Des changements quantitatifs, et non qualitatifs ».

Le Raspberry Pi 3B se vend bien, les micro-controleurs prennent la tête

Eben Upton en profite pour indiquer que le Raspberry Pi 3B continue de bien se vendre, « avec près d’un million d’unités par an, sept ans après le lancement du Raspberry Pi 4 ». Les hausses de prix régulières – en raison de pénuries d’approvisionnement et de prix de la mémoire accrue – ces derniers mois des Raspberry Pi 4 et 5 n’aident certainement pas à rendre attractives les dernières générations…

Le Raspberry Pi 3B utilise, pour rappel, de la LPDDR2, contre de la LPDDR4(X) pour les Pi 4 et 5. Le Raspberry Pi 5 avec 1 Go de mémoire est vendu 50,70 euros actuellement chez Kubii et l’addition grimpe jusqu’à 327 euros pour 16 Go.

Autre fait intéressant sur les ventes : « 2025 a été l’année charnière : pour la première fois, nous avons expédié plus de RP2040 et RP2350 que de SBC et modules », c’est-à-dire les Single-Board Computer (micro-ordinateurs) et les Compute Module. Les RP2040 et RP2350 sont des microcontrôleurs maison lancés en 2021 et 2024, avec les Pico et Pico 2 respectivement.

Eben Upton revient aussi sur le Zero 2 W en rupture de stock régulièrement à cause d’une « demande très élevée et de contraintes d’approvisionnement en substrat », accusant au passage l’IA d’accaparer une bonne partie de la chaine d’approvisionnement. Un autre fournisseur a été validé, la situation devrait s’améliorer dans les semaines à venir.

Raspberry Pi Zero 3, Pico en USB Type-C et développement logiciel

Un Raspberry Pi Zero 3 pourrait voir le jour, mais avec un sujet sur l’approvisionnement en puce mémoire. Les Zero et Zero 2 utilisent de la LPDDR2 dont Raspberry Pi dispose de larges stocks, une version Zero 3 passerait certainement en LPDDR4/4X avec les soucis d’approvisionnement et la volatilité sur les prix que connaissent les Raspberry Pi. « Un Zero 3 aujourd’hui aurait donc un prix assez inhabituel pour un Zero. Nous y repenserons probablement quand les prix de la DRAM se seront revenus à la normale ».

Au fait, quid du connecteur USB des Raspberry Pi Pico qui est encore au format micro ? « Un jour nous adopterons sûrement l’USB Type-C pour les Pico, mais un connecteur USB Type-C de (bonne qualité) reste nettement plus cher (et légèrement plus grand) que le micro-USB ».

Un dernier mot enfin sur la partie logicielle, avec une déclaration de Gordon Hollingworth : « Nous allons continuer de consacrer 95 % de notre temps d’ingénierie logicielle au support et au développement des bibliothèques, des pilotes, des noyaux et des systèmes d’exploitation pour tous ».

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Raspberry Pi 6, Zero 3, Pico en USB Type-C… : point d’étape sur les travaux en cours

Loading… ██░░░░░░ 2028
Raspberry Pi 6, Zero 3, Pico en USB Type-C… : point d’étape sur les travaux en cours

Il faudra patienter au moins deux ans avant de voir une nouvelle version du Raspberry Pi, la 5ᵉ génération a donc encore de beaux jours devant elle. Pour la fondation éponyme, 2025 était une « année charnière » : pour la première fois, elle a expédié plus de micro-controleurs que de micro-ordinateurs.

La semaine dernière, trois pontes de chez Raspberry Pi se sont livrés à un AMA, ou Ask Me Anythings, sur Reddit : Eben Upton (CEO), James Adams (CTO hardware) et Gordon Hollingworth (CTO software). Bien évidemment, la question du futur Raspberry Pi 6 est rapidement arrivée. Oui, il est en préparation. Non, il n’arrivera pas avant deux ans (pour résumer).

Pas avant début 2028 pour le Raspberry Pi 6

« Si l’on se réfère au rythme historique des sorties de plateformes majeures, il est d’environ 4 à 4,5 ans. Donc, sur cette base, pas avant début 2028 », explique Eben Upton. Le Raspberry Pi 5 a été lancé en 2023, la version 4 en 2019.

Le calendrier était un peu plus resserré auparavant avec le Raspberry Pi 3 en 2016 et le Raspberry Pi 2 en 2015. Le tout premier micro-ordinateur de la fondation date de 2012. Nous avons pour rappel consacré un article complet aux différentes versions et déclinaisons du Raspberry Pi.

Le patron de Raspberry Pi ne semble pas pressé : « Le Raspberry Pi 5 a vraiment de beaux jours devant lui en tant que plateforme, donc je peux imaginer qu’il reste le produit phare pendant encore un petit moment ». Sans donner le moindre détail, il ajoute que la 6ᵉ génération « aura des caractéristiques générales et un format très similaires, mais avec des améliorations (processeurs plus rapides, E/S améliorées, bande passante DRAM accrue, etc.). Des changements quantitatifs, et non qualitatifs ».

Le Raspberry Pi 3B se vend bien, les micro-controleurs prennent la tête

Eben Upton en profite pour indiquer que le Raspberry Pi 3B continue de bien se vendre, « avec près d’un million d’unités par an, sept ans après le lancement du Raspberry Pi 4 ». Les hausses de prix régulières – en raison de pénuries d’approvisionnement et de prix de la mémoire accrue – ces derniers mois des Raspberry Pi 4 et 5 n’aident certainement pas à rendre attractives les dernières générations…

Le Raspberry Pi 3B utilise, pour rappel, de la LPDDR2, contre de la LPDDR4(X) pour les Pi 4 et 5. Le Raspberry Pi 5 avec 1 Go de mémoire est vendu 50,70 euros actuellement chez Kubii et l’addition grimpe jusqu’à 327 euros pour 16 Go.

Autre fait intéressant sur les ventes : « 2025 a été l’année charnière : pour la première fois, nous avons expédié plus de RP2040 et RP2350 que de SBC et modules », c’est-à-dire les Single-Board Computer (micro-ordinateurs) et les Compute Module. Les RP2040 et RP2350 sont des microcontrôleurs maison lancés en 2021 et 2024, avec les Pico et Pico 2 respectivement.

Eben Upton revient aussi sur le Zero 2 W en rupture de stock régulièrement à cause d’une « demande très élevée et de contraintes d’approvisionnement en substrat », accusant au passage l’IA d’accaparer une bonne partie de la chaine d’approvisionnement. Un autre fournisseur a été validé, la situation devrait s’améliorer dans les semaines à venir.

Raspberry Pi Zero 3, Pico en USB Type-C et développement logiciel

Un Raspberry Pi Zero 3 pourrait voir le jour, mais avec un sujet sur l’approvisionnement en puce mémoire. Les Zero et Zero 2 utilisent de la LPDDR2 dont Raspberry Pi dispose de larges stocks, une version Zero 3 passerait certainement en LPDDR4/4X avec les soucis d’approvisionnement et la volatilité sur les prix que connaissent les Raspberry Pi. « Un Zero 3 aujourd’hui aurait donc un prix assez inhabituel pour un Zero. Nous y repenserons probablement quand les prix de la DRAM se seront revenus à la normale ».

Au fait, quid du connecteur USB des Raspberry Pi Pico qui est encore au format micro ? « Un jour nous adopterons sûrement l’USB Type-C pour les Pico, mais un connecteur USB Type-C de (bonne qualité) reste nettement plus cher (et légèrement plus grand) que le micro-USB ».

Un dernier mot enfin sur la partie logicielle, avec une déclaration de Gordon Hollingworth : « Nous allons continuer de consacrer 95 % de notre temps d’ingénierie logicielle au support et au développement des bibliothèques, des pilotes, des noyaux et des systèmes d’exploitation pour tous ».

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☕️ Comme en France et ailleurs en Europe, l’Espagne bloque Polymarket et Kalshi



Les plateformes de marchés de prédiction (ou de spéculation sur des événements futurs) Polymarket et Kalshi sont désormais bloquées en Espagne. En France, ces services ne sont pas autorisés, l’accès à Polymarket ayant été bloqué fin 2024.

Polymarket et Kalshi font régulièrement la Une de l’actualité, pas nécessairement pour les meilleures raisons. Ces plateformes de marchés prédictifs, ou plus simplement de paris sur l’actualité, servent parfois de courroie de transmission pour des délits d’initiés, comme par exemple ce soldat américain qui avait parié sur la chute de Nicolás Maduro en début d’année.

En Espagne, ces plateformes sont désormais interdites d’accès. Le ministère de la Consommation a ordonné le blocage temporaire des sites web de ces deux entreprises, à titre conservatoire, le temps que l’enquête sur leur nature aboutisse. Polymarket et Kalshi sont soupçonnés d’opérer sans licence de jeu sur le territoire espagnol.

Le site web de Polymarket.

Les autorités considèrent que ces services relèvent des jeux d’argent ; une licence spécifique est donc nécessaire. Par ailleurs, la Direction générale de l’organisation du jeu (DGOJ) à qui l’enquête a été confiée souligne que ces opérateurs non autorisés ne garantissent pas les protections imposées aux plateformes agréées en Espagne, notamment la vérification de l’identité, le contrôle des mineurs ou des personnes interdites de jeu.

En France, Polymarket a fait l’objet d’une intervention fin 2024 de l’Autorité nationale des jeux (ANJ). Une action déterminée par « la circonstance plus générale que les offres de jeux étaient susceptibles, au regard du droit français, d’être constitutives d’offres de jeux d’argent et de hasard non autorisées. » Adventure One, l’éditeur de droit panaméen du site, a implanté un géoblocage pour empêcher les prises de paris depuis le territoire français. Kalshi a suivi.

Plusieurs autres pays européens ont mis en place des blocages similaires : Allemagne, Belgique, Roumanie, Suisse, Pays-Bas, Pologne, Grèce, Chypre, Ukraine et Portugal. Là aussi pour une question de licence sur les jeux d’argent. Le marché est colossal : l’ANJ estime que sur les dix premiers mois de 2025, les volumes cumulés des transactions sur les principales plateformes mondiales avaient dépassé les 27,9 milliards de dollars.

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☕️ Comme en France et ailleurs en Europe, l’Espagne bloque Polymarket et Kalshi



Les plateformes de marchés de prédiction (ou de spéculation sur des événements futurs) Polymarket et Kalshi sont désormais bloquées en Espagne. En France, ces services ne sont pas autorisés, l’accès à Polymarket ayant été bloqué fin 2024.

Polymarket et Kalshi font régulièrement la Une de l’actualité, pas nécessairement pour les meilleures raisons. Ces plateformes de marchés prédictifs, ou plus simplement de paris sur l’actualité, servent parfois de courroie de transmission pour des délits d’initiés, comme par exemple ce soldat américain qui avait parié sur la chute de Nicolás Maduro en début d’année.

En Espagne, ces plateformes sont désormais interdites d’accès. Le ministère de la Consommation a ordonné le blocage temporaire des sites web de ces deux entreprises, à titre conservatoire, le temps que l’enquête sur leur nature aboutisse. Polymarket et Kalshi sont soupçonnés d’opérer sans licence de jeu sur le territoire espagnol.

Le site web de Polymarket.

Les autorités considèrent que ces services relèvent des jeux d’argent ; une licence spécifique est donc nécessaire. Par ailleurs, la Direction générale de l’organisation du jeu (DGOJ) à qui l’enquête a été confiée souligne que ces opérateurs non autorisés ne garantissent pas les protections imposées aux plateformes agréées en Espagne, notamment la vérification de l’identité, le contrôle des mineurs ou des personnes interdites de jeu.

En France, Polymarket a fait l’objet d’une intervention fin 2024 de l’Autorité nationale des jeux (ANJ). Une action déterminée par « la circonstance plus générale que les offres de jeux étaient susceptibles, au regard du droit français, d’être constitutives d’offres de jeux d’argent et de hasard non autorisées. » Adventure One, l’éditeur de droit panaméen du site, a implanté un géoblocage pour empêcher les prises de paris depuis le territoire français. Kalshi a suivi.

Plusieurs autres pays européens ont mis en place des blocages similaires : Allemagne, Belgique, Roumanie, Suisse, Pays-Bas, Pologne, Grèce, Chypre, Ukraine et Portugal. Là aussi pour une question de licence sur les jeux d’argent. Le marché est colossal : l’ANJ estime que sur les dix premiers mois de 2025, les volumes cumulés des transactions sur les principales plateformes mondiales avaient dépassé les 27,9 milliards de dollars.

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Will Big Tech Layoffs Bring a Culture Shift to Anxiety and Job Insecurity?

Tech industry layoffs may be worse at large tech companies than the rest of the IT industry. The New York Times argues those layoffs have now shifted the culture at Big Tech companies, after interviewing more than two dozen of their workers. "Cooperation and collegiality are on the wane; chumminess between employees and managers has cooled as mutual suspicion pervades their relationships; and a throbbing economic anxiety infects almost every conversation. "Perhaps no site on the internet reflects this transformation more vividly than Blind, where users can post in private channels restricted to employees of a single company, or public channels visible to anyone..." Since 2022, large tech companies have collectively laid off more than 150,000 workers, unraveling what many tech workers once perceived as a guarantee of affluence and employability. The threat of being replaced by artificial intelligence has loomed over those who remain. This year alone, Amazon has indicated that it is laying off more than 15,000 workers, Block 4,000, Meta 8,000 and Oracle an estimated 30,000... By most measures, the sentiments that Blind tracks have taken a turn for the worse. During the nearly four years before tech companies began major layoffs in the fall of 2022, Meta and Microsoft employees posted about career success — topics like how to maximize their salary or win promotions — more than four times as often as they posted about job insecurity, according to Blind. Since then, the ratios have lurched in the opposite direction: Meta and Microsoft employees have posted about job insecurity roughly 1.5 times as often as they post about success... The shift has had practical effects. A Meta employee said in an interview that some workers on her team now used less vacation time and that, in a break with custom, people frequently checked on their projects while on vacation. They increasingly worry about getting a poor performance review or losing their job if they aren't constantly available. The employee, who declined to be identified for fear of retribution, said she and many of her colleagues frequently checked Blind because it could be comforting to see how many other Meta workers shared their anxieties. Employees at several companies said in interviews that their morale was further undermined by the feeling that the layoffs were abrupt and arbitrary, and executed with little empathy. Several tech workers said it was the scarcity of information about possible layoffs that raised their cortisol levels and made it difficult to focus on their jobs. They often fill the vacuum by turning to Blind, which, in addition to posts by workers, features a "tech layoff tracker" that lists both layoff rumors and those it has confirmed. "I was on Blind five days a week," said Faith Wilkins El, a software engineer who was laid off from Oracle in late March, after more than four years at the company. Wilkins El, who is part of the Oracle Workers Collective, a group seeking better severance agreements with the company, said navigating Blind was sometimes stressful because it was hard to know what was true or false. (Blind says it has a security team to weed out bad actors, like those who may try to register under fake email addresses.) Still, she found it more helpful than not because the layoffs came as less of a shock after she spent time on the site. "I was trying to get prepared mentally," she said. Blind is capitalizing on the increased interest with new products. It plans to unveil a service called Blind AI, which will allow employers to simulate their workers' reactions to certain changes, like a stricter in-office mandate. And it is close to releasing a feature to alert users that layoffs are imminent.

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Vous pouvez oublier Reacher : ce nouveau film détruit tout sur Prime Video

Alan Ritchson a du souci à se faire. Alors que la série Reacher régnait sans partage sur le trône de l'action de Prime Video, le tout premier héros d'action original de la plateforme vient de faire son grand retour. Sorti ce mercredi, le nouveau film de la franchise Jack Ryan a immédiatement pris d'assaut les classements mondiaux de streaming, écrasant la concurrence en un clin d'œil. Il est aussi top 1 en France.

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