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Marché hexagonal de mai 2026: électrique mais pas français

208, voiture la plus vendue sur le marché français

En hausse de 3,68%, le marché français s’approche de l’équilibre sur un an. Les modèles 100% électriques progressent fortement, notamment chez les particuliers, mais les groupes français marquent le pas.

Stellantis et Renault à contre courant

Alors que le marché progresse, les deux groupes français reculent de plus de 7,5%. Les bons résultats de Fiat ou de Jeep ne peuvent rien face au recul de plus de 14% de Peugeot, qui perd 2,5 points de parts de marché. A plus de 10%, le recul est également marqué chez Renault. Opel et Dacia sauvent la mise. Citroën déçoit, notamment avec la C3 qui dégringole à la 9ème place du Top 10. DS et Alfa Romeo s’enfoncent. Alpine se permet même le luxe de doubler la marque milanaise.

BMW et Daimler sur un nuage

BMW a connu une début d’année médiocre, mais en dépassant les 6% du marché -près de 8000 véhicules immatriculés- le groupe affiche un résultat faire pâlir 90% de ses concurrents. Même satisfecit du côté de chez Daimler. Toyota retrouve quelques couleurs et Volkswagen, tout comme Nissan, sauve la mise. A contrario les temps sont difficiles pour Ford, Hyundai-Kia et pour Suzuki.

Les marques chinoises accélèrent

Nouveau venu sur le marché, Jaecoo immatricule déjà plus 900 voitures sur le mois. De leurs côtés, BYD ou MG dépassent Fiat, Ford, Opel, Hyundai ou Kia. Au total, les marques chinoises flirtent avec les 6% du marché.

Un tiers des particuliers optent pour le 100% électrique

Les voitures neuves électriques occupent 29 % du marché ce mois-ci avec 37 412 unités. Un chiffre qu’il fait cependant relativiser à la vue des résultats de Tesla. C’est en effet un mois “avec ”. Les chiffres d’immatriculations en dent de scie de la firme d’Austin perturbent les résultats d’ensemble. A noter que 34 % des particuliers ont acheté un modèle 100% électriques. Dans cette continuité, les ventes de voitures électriques d’occasion progressent de 50% depuis le début de l’année.

Via AAA, PFA et CCFA

Top 10 marques. Volume et part de marché mai 2026

Renault19 82315,43 %
Peugeot15 93312,40 %
Dacia11 5629,00 %
Volkswagen8 8256,87 %
Citroën8 4586,58 %
Toyota 7 6565,96 %
BMW 5 8064,52 %
Tesla5 4464,24 %
Skoda4 563 3,55 %
Audi3 8112,97 %

Top 10 modèles – mai 2026

Peugeot 2086024
Dacia Sandero6000
Tesla Y3874
Renault Clio VI3646
Peugeot 20083259
Renault 52947
Peugeot 30082812
Dacia Duster2629
Citroën C32446
Renault Captur2371
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Tesla Model 3 Plaid : le VP ingénierie y pense, mais attend

Lars Moravy, VP ingénierie de Tesla, envisage une Model 3 à trois moteurs avec rotor carbone, mais le Roadster reste la priorité absolue du groupe.

Tesla pourrait-elle ressusciter le concept Plaid dans un format plus compact et plus accessible ? L’idée fait son chemin au sein des équipes d’ingénierie du constructeur californien. Lars Moravy, vice-président de l’ingénierie des véhicules chez Tesla, a levé un coin du voile lors de sa participation au podcast Ride the Lightning, en répondant sans détour à une question sur l’éventualité d’une Model 3 équipée d’une configuration à trois moteurs. « J’y pense tout le temps », a-t-il déclaré, sans pour autant confirmer l’existence d’un projet concret en développement. Cette déclaration, formulée par l’un des responsables techniques les plus influents de Tesla, alimente les spéculations sur l’évolution de la gamme du constructeur depuis l’arrêt de la production des Model S et Model X — les deux véhicules qui portaient jusqu’ici le flambeau de la technologie Plaid au sein de la gamme Tesla.

Avec la disparition de la Model S et de la Model X de la gamme active, Tesla se retrouve sans version phare Plaid à proprement parler. La Model 3 Performance, pourtant impressionnante par ses performances intrinsèques, reste nettement en retrait par rapport à l’ancienne Model S Plaid, capable d’atteindre les 60 miles par heure en environ deux secondes — un niveau de performance qui plaçait cette berline parmi les voitures de série les plus rapides au monde. Combler ce vide dans le positionnement haute performance de Tesla est une question à laquelle l’entreprise devra répondre, et la Model 3 à trois moteurs pourrait constituer une réponse aussi naturelle qu’ambitieuse.

Un défi d’ingénierie autant qu’une vision de performance

Lars Moravy a tenu à préciser que sa réflexion sur une éventuelle Model 3 Plaid ne relève pas d’une fantaisie marketing ou d’une communication destinée à entretenir l’enthousiasme des fans de la marque. Il s’agit, selon lui, d’une véritable énigme d’ingénierie que les équipes techniques de Tesla examinent sérieusement. Au cœur de cette réflexion se trouve une technologie particulièrement exigeante : l’intégration d’un moteur électrique équipé d’un rotor à manchon de carbone dans la configuration d’une berline compacte.

Cette technologie de rotor à manchon de carbone n’est pas nouvelle chez Tesla — c’est précisément elle qui a permis à la Model S Plaid de maintenir une accélération féroce et soutenue à grande vitesse, là où les moteurs électriques conventionnels voient souvent leurs performances se dégrader au-delà d’un certain régime. Pour une Model 3 plus petite et structurellement plus contrainte, l’intégration d’un tel moteur représenterait un saut technologique et de performance considérable : non plus simplement une berline électrique rapide au démarrage, mais potentiellement un véhicule électrique quasi homologué pour la piste, capable de maintenir des niveaux de puissance élevés sur des sessions d’accélération répétées.

Mais la physique et la géométrie imposent leurs propres contraintes. La Model 3 Performance actuelle embarque déjà deux moteurs électriques — un par essieu, dans la configuration à transmission intégrale classique des Tesla Performance. Ajouter un troisième groupe moteur sur le train arrière, comme le fait la configuration Plaid sur les Model S et Model X, implique de trouver de l’espace dans un sous-châssis arrière où la place disponible est extrêmement limitée. Une telle modification nécessiterait des reconfigurations profondes de l’agencement des composants, du système de refroidissement thermique, de l’électronique de gestion de puissance et probablement d’éléments structurels de la caisse — autant de développements coûteux en temps et en ressources d’ingénierie pour un modèle qui resterait fondamentalement de niche.

Le Roadster en priorité, la Model 3 Plaid en attente

Moravy a également abordé la dimension commerciale de ce projet hypothétique avec une franchise qui reflète la maturité industrielle de Tesla. Une Model 3 à trois moteurs représenterait un investissement d’ingénierie considérable pour un retour sur investissement incertain : le modèle serait inévitablement vendu à un prix élevé, limitant mécaniquement sa base d’acheteurs potentiels à une clientèle de passionnés de performance disposés à payer une prime substantielle pour les attributs d’une berline compacte capable de rivaliser avec les supercars thermiques les plus exclusives.

Dans ce contexte, les priorités actuelles de Tesla sont clairement établies. L’équipe haute performance du constructeur concentre l’essentiel de ses efforts sur le développement du nouveau Roadster — le successeur attendu depuis longtemps de la première voiture de Tesla, qui doit incarner le summum technologique de la marque et démontrer les capacités extrêmes de la plateforme électrique de nouvelle génération. C’est sur ce projet que les ingénieurs les plus spécialisés de Tesla travaillent actuellement, et c’est le Roadster qui recevra en priorité les moteurs et les technologies les plus avancés développés par le groupe.

La logique industrielle qui pourrait à terme permettre l’émergence d’une Model 3 à trois moteurs repose précisément sur ce séquençage. Si le Roadster entre effectivement en production et valide à grande échelle les solutions techniques — moteurs à rotor carbone, gestion thermique avancée, électronique de puissance de nouvelle génération — développées pour ce projet, certaines de ces innovations pourraient théoriquement être déclinées et adaptées à d’autres modèles de la gamme Tesla. La Model 3 Plaid cesserait alors d’être uniquement le rêve de fans de la marque pour devenir un projet industriellement crédible, capable de combler le vide laissé dans le positionnement haute performance de Tesla par l’arrêt des Model S et Model X Plaid, tout en offrant à une clientèle plus large l’accès à une technologie jusqu’ici réservée aux véhicules les plus exclusifs du constructeur.

Notre avis, par leblogauto.com

La déclaration de Lars Moravy est un signal intéressant sur l’état de la réflexion interne chez Tesla, mais elle reste très loin d’une annonce de développement confirmé — « j’y pense tout le temps » ne constitue pas un engagement de mise en production, et il convient de ne pas surinterpréter une réponse formulée dans le cadre informel d’un podcast. La faisabilité technique d’une Model 3 à trois moteurs est réelle mais complexe, comme Moravy lui-même l’admet en évoquant les contraintes d’espace et de packaging que poserait l’intégration d’un troisième moteur dans le sous-châssis arrière d’une berline compacte. Le fait que la priorité soit clairement donnée au Roadster est cohérent avec la stratégie de positionnement de Tesla, mais cela signifie que toute éventuelle Model 3 Plaid ne pourrait pas voir le jour avant plusieurs années, dans le meilleur des cas. Enfin, la pertinence commerciale d’un tel modèle dans une gamme Tesla qui évolue vers des véhicules plus abordables et plus accessibles restera à démontrer, même si l’histoire de la marque montre que les versions extrêmes ont toujours joué un rôle important dans l’image et l’attractivité globale de la gamme.

Crédit illustration : Tesla.

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Architecture 800 V : tout savoir sur la technologie qui permet de recharger sa voiture électrique en 10 minutes

L'architecture 800 V désigne un système de propulsion électrique fonctionnant à une tension deux fois supérieure à la norme courante de 400 V. Elle permet des recharges bien plus rapides sur les bornes à courant continu haute puissance, mais ses bénéfices réels dépendent étroitement de l'infrastructure disponible.

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VinFast : une dette de 7 milliards qui inquiète

VinFast transfère 7 milliards de dollars de dettes et vend ses usines, soulevant des inquiétudes sur sa gouvernance et sa structure financière.

Le constructeur vietnamien de véhicules électriques VinFast, filiale du conglomérat Vingroup, est au centre de nouvelles interrogations financières et de gouvernance après l’annonce d’une restructuration majeure impliquant la vente de ses principales usines et le transfert d’environ 7 milliards de dollars de dettes. Cette opération, présentée comme un tournant stratégique vers un modèle plus léger en actifs, soulève néanmoins des inquiétudes parmi les analystes et les investisseurs en raison de sa complexité et des liens entre les différentes entités impliquées.

Au cours de la dernière décennie, VinFast a engagé des investissements massifs dans le développement et l’expansion de ses capacités industrielles dans le secteur des véhicules électriques. Malgré ces efforts, le constructeur n’a pas encore atteint la rentabilité depuis sa création en 2017 et a enregistré une perte importante de 3,9 milliards de dollars l’année dernière, en partie liée aux coûts de fabrication.

Une restructuration industrielle majeure et un virage stratégique

Dans le cadre d’un accord multipartite récemment dévoilé, VinFast prévoit de céder son activité de fabrication au Vietnam pour environ 13,3 trillions de dongs, soit près de 506 millions de dollars. En parallèle, environ 6,9 milliards de dollars de dettes seront transférés aux acheteurs des actifs industriels. Cette opération doit permettre au constructeur de sortir ses principales infrastructures de production de son bilan.

L’objectif affiché par VinFast est d’évoluer vers un modèle économique qualifié de « léger en actifs », centré sur la recherche et le développement ainsi que la conception de véhicules électriques, tandis que la fabrication serait externalisée. Selon Vingroup, cette restructuration permettrait à VinFast de devenir largement désendetté une fois l’opération finalisée.

Cette stratégie intervient dans un contexte où les coûts de production ont fortement pesé sur la rentabilité du constructeur. Le poids des investissements industriels et des pertes cumulées a conduit l’entreprise à rechercher des solutions de réorganisation financière et opérationnelle afin de stabiliser ses activités.

Des inquiétudes sur la gouvernance et les parties liées

Malgré les arguments économiques avancés, cette opération suscite des interrogations parmi certains analystes et actionnaires, notamment en raison de la structure complexe de la transaction et de l’implication d’investisseurs liés à Vingroup et à son fondateur Pham Nhat Vuong.

Le milliardaire vietnamien, qui a construit Vingroup en diversifiant ses activités de l’immobilier aux hôtels et aux parcs d’attractions, est également au cœur du développement de VinFast. Le groupe a déjà été critiqué pour des transactions intragroupes complexes et des liens financiers étroits entre ses différentes filiales.

Un élément particulièrement observé concerne le rôle de l’homme d’affaires immobilier Nguyen Hoai Nam, impliqué dans l’acquisition de plus de 95 % de l’activité manufacturière de VinFast via une société dédiée. Celui-ci est également membre du conseil d’administration de Vincom Retail, une ancienne branche de Vingroup.

Quelques jours avant l’annonce de l’opération, Nguyen Hoai Nam a pris le contrôle majoritaire de Future Investment and Trading Development (FIRD), une entité issue de VinFast et auparavant détenue par Vingroup et Pham Nhat Vuong. FIRD détient notamment des brevets liés aux véhicules électriques de première génération du constructeur et affiche un capital enregistré de 4,6 milliards de dollars, dont la majeure partie serait apportée par Nam.

Ces enchaînements rapides de changements de propriété interrogent certains observateurs sur la lisibilité et la cohérence des flux financiers et industriels au sein de l’écosystème Vingroup.

Une structure d’accord complexe sous surveillance

La transaction de vente des activités de fabrication repose sur une structure en plusieurs étapes. L’usine doit d’abord être acquise par un groupe comprenant Pham Nhat Vuong, FIRD et une autre entité, Ngoc Quy Investment and Trading Development, avant une redistribution ultérieure des parts.

Selon les documents réglementaires, la répartition finale devrait voir FIRD détenir environ 95,5 % de l’activité manufacturière, tandis que Pham Nhat Vuong conserverait moins de 5 %. L’implication de Ngoc Quy Investment suscite également des questions, dans la mesure où sa participation finale dans la structure ne serait pas maintenue.

Ces montages successifs alimentent les interrogations sur le rôle réel de certains investisseurs dans la transaction et sur la gouvernance globale de l’opération.

Selon un analyste de l’industrie automobile cité dans le cadre de l’opération, la stratégie pourrait avoir du sens sur le plan financier et industriel en offrant une base plus flexible pour le développement de VinFast. Toutefois, le même expert souligne que la complexité de la structure et les liens entre entités associées soulèvent plusieurs signaux d’alerte en matière de gouvernance.

VinFast, de son côté, indique ne pas être directement impliqué dans certaines des transactions associées et estime ne pas disposer de la base nécessaire pour commenter les opérations entre les parties concernées.

Notre avis, par leblogauto.com

La restructuration de VinFast met en lumière les difficultés financières persistantes du constructeur et sa volonté de réduire son exposition industrielle directe. Le transfert de dettes et la vente des usines constituent un changement stratégique majeur vers un modèle plus asset-light. Toutefois, la multiplication des entités impliquées et les liens avec Vingroup soulèvent des interrogations sur la transparence et la gouvernance du montage. Cette opération sera déterminante pour évaluer la capacité de VinFast à stabiliser durablement son modèle économique dans le secteur des véhicules électriques.

Source : Reuters.

Crédit illustration : VinFast.

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Tesla et SpaceX renforcent leurs liens industriels

Tesla a généré près de 890 millions de dollars grâce à SpaceX et xAI via des ventes de Cybertrucks et de batteries Megapack.

Les liens entre Tesla, SpaceX et xAI continuent de se renforcer. Depuis 2023, le constructeur automobile électrique dirigé par Elon Musk a enregistré environ 890 millions de dollars de revenus provenant des deux autres entreprises du milliardaire américain. Ces transactions illustrent l’ampleur des synergies industrielles et financières qui unissent les différentes sociétés de l’écosystème Musk.

Les chiffres ont été révélés dans un document réglementaire publié avant une future introduction en bourse de SpaceX. Le prospectus détaille plusieurs opérations commerciales réalisées entre Tesla, le spécialiste spatial SpaceX et la société d’intelligence artificielle xAI. Ces échanges concernent principalement des véhicules électriques et des solutions de stockage d’énergie.

Tesla fournit Cybertrucks et batteries à SpaceX

Parmi les opérations dévoilées figure l’achat d’environ 131 millions de dollars de Tesla Cybertrucks par SpaceX au cours de l’année dernière. Cette commande confirme des informations précédemment évoquées concernant l’utilisation des pick-up électriques au sein des activités du groupe spatial.

Le Cybertruck représente l’un des modèles les plus emblématiques de la gamme Tesla. Avec son design anguleux, sa motorisation électrique et son positionnement utilitaire, le véhicule s’inscrit dans la stratégie du constructeur visant à diversifier son offre automobile. L’utilisation de ces véhicules par SpaceX illustre également les passerelles technologiques et logistiques entre les différentes entreprises dirigées par Elon Musk.

Cependant, la plus grande partie des revenus générés par Tesla ne provient pas des véhicules électriques eux-mêmes, mais des batteries de stockage d’énergie Megapack. Selon les informations publiées, Tesla a réalisé 506 millions de dollars de ventes de Megapack à xAI en 2025, après déjà 191 millions de dollars l’année précédente.

Les systèmes Megapack sont conçus pour le stockage d’énergie à grande échelle. Ces batteries industrielles permettent notamment de stabiliser les réseaux électriques et d’alimenter des infrastructures énergivores. SpaceX a acquis ces équipements dans le cadre de ses activités liées à xAI, la société d’intelligence artificielle d’Elon Musk.

Un écosystème industriel étroitement connecté

Les relations entre Tesla, SpaceX et les autres sociétés contrôlées par Elon Musk ne sont pas nouvelles. Depuis plusieurs années, les entreprises du milliardaire américain fonctionnent selon un modèle fortement interconnecté, mêlant investissements, collaborations industrielles et ressources humaines partagées.

Les différentes sociétés de Musk disposent parfois de bases d’investisseurs communes et collaborent régulièrement sur des projets industriels. Tesla et SpaceX travaillent notamment ensemble sur une usine de fabrication de semi-conducteurs baptisée Terafab. Elon Musk considère ce projet comme un élément stratégique pour soutenir les besoins technologiques de ses entreprises.

Cette organisation permet aux différentes entités du groupe de mutualiser certaines compétences et infrastructures. Les échanges commerciaux internes deviennent ainsi un levier de développement important, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’intelligence artificielle et de la mobilité électrique.

Le document réglementaire publié avant l’introduction en bourse de SpaceX met en lumière cette intégration croissante entre les différentes activités du groupe. Il confirme également l’importance prise par Tesla au sein de cet ensemble industriel, bien au-delà du simple secteur automobile.

De nouveaux mouvements au conseil d’administration

Le dépôt réglementaire a également permis d’annoncer plusieurs changements dans la gouvernance de SpaceX. L’entreprise spatiale prévoit d’intégrer Ira Ehrenpreis et Randy Glein à son conseil d’administration.

Ira Ehrenpreis siège déjà au conseil d’administration de Tesla depuis 2007. Son arrivée chez SpaceX renforce encore les liens entre les deux entreprises. Randy Glein, quant à lui, occupait jusqu’à présent un rôle d’observateur au conseil d’administration de SpaceX depuis 2009.

Ces nominations traduisent la volonté d’Elon Musk de maintenir une cohérence stratégique entre ses différentes sociétés. Outre Tesla, SpaceX et xAI, le dirigeant supervise également The Boring Company et Neuralink.

L’ensemble de ces participations a contribué à faire d’Elon Musk l’une des personnalités les plus influentes de l’industrie technologique et automobile mondiale. Grâce à la valorisation croissante de ses entreprises, le dirigeant figure régulièrement en tête des classements des plus grandes fortunes mondiales.

Dans le secteur automobile, Tesla conserve une place centrale dans cet écosystème. Le constructeur électrique continue de développer à la fois son activité de véhicules électriques, ses solutions de batteries haute capacité et ses projets industriels liés à l’énergie et aux technologies avancées.

Notre avis, par leblogauto.com

Ces nouvelles données financières confirment l’importance des échanges internes au sein des entreprises d’Elon Musk. Tesla ne se limite plus à un rôle de constructeur automobile électrique, mais devient également un fournisseur énergétique stratégique pour les autres sociétés du groupe. Les ventes de Cybertrucks et surtout de batteries Megapack montrent la diversification progressive des activités du constructeur. Cette intégration croissante pourrait toutefois continuer à alimenter les interrogations autour de la gouvernance et des liens financiers entre les différentes entités contrôlées par Elon Musk.

Crédit illustration : Tesla.

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Xiaomi YU7 GT : un SUV électrique chinois surpuissant

Xiaomi pousse le curseur un cran plus haut avec le YU7 GT, un SUV électrique sportif de 1 000 chevaux conçu pour toujours plus rivaliser avec Tesla.

Xiaomi poursuit son offensive dans l’industrie automobile avec le lancement du YU7 GT, une version sportive de son SUV électrique YU7. Le géant chinois de la technologie renforce ainsi sa présence sur le marché des véhicules électriques alors que son activité historique de smartphones traverse une période plus compliquée, marquée par la hausse des coûts des composants électroniques et le ralentissement des expéditions mondiales.

Présenté à Pékin par le directeur général Lei Jun, le Xiaomi YU7 GT se positionne comme un SUV électrique haute performance capable de rivaliser avec les références du segment premium. Avec jusqu’à 1 000 chevaux annoncés et une autonomie pouvant atteindre 705 kilomètres avec une seule charge, ce nouveau modèle illustre les ambitions croissantes du constructeur dans l’univers automobile.

Un SUV électrique sportif aux ambitions premium

Le Xiaomi YU7 GT s’inscrit dans une stratégie visant à associer performances, autonomie et usage familial. Selon Lei Jun, le véhicule doit offrir à la fois les sensations d’une voiture de sport et les qualités pratiques attendues d’un SUV moderne.

Le modèle revendique des caractéristiques techniques particulièrement élevées pour le segment. Avec une puissance maximale annoncée de 1 000 chevaux, le SUV électrique sportif cherche à se positionner face aux modèles les plus performants du marché chinois et international. Xiaomi met également en avant une autonomie de 705 kilomètres, un argument devenu central dans la concurrence entre constructeurs automobiles électriques.

Le tarif constitue un autre élément clé de la stratégie commerciale du constructeur. Le YU7 GT sera commercialisé à partir de 389 900 yuans, soit un prix largement inférieur à celui du Porsche Cayenne Turbo Electric en Chine, affiché à plus de 1,12 million de yuans. Le SUV électrique de Xiaomi est aussi proposé à un tarif inférieur de 140 000 yuans à celui de la SU7 Ultra, la version sportive de la première berline électrique de la marque.

Lei Jun a également indiqué que le YU7 GT avait établi un record pour un SUV sur le circuit du Nürburgring en Allemagne après avoir été adapté aux conditions de piste. Cette communication autour des performances vise clairement à renforcer l’image sportive et technologique du véhicule.

Xiaomi intensifie sa stratégie automobile

Le lancement du YU7 GT marque la deuxième tentative de Xiaomi dans le domaine des véhicules électriques sportifs. Le constructeur espère cette fois obtenir de meilleurs résultats commerciaux que ceux enregistrés avec la SU7 Ultra.

La précédente berline sportive avait rencontré des difficultés après des accusations de marketing exagéré ayant conduit certains clients à engager des poursuites judiciaires contre la marque. Les ventes de la SU7 Ultra ont fortement reculé, avec seulement 80 exemplaires écoulés en mars, contre plus de 3 100 unités sur la même période l’année précédente.

En parallèle de cette version sportive, Xiaomi a également présenté une nouvelle finition d’entrée de gamme du YU7. Affichée à partir de 233 500 yuans, cette version devient 20 000 yuans moins chère que le précédent modèle d’accès à la gamme.

Cette baisse tarifaire illustre l’intensité de la guerre des prix qui continue de secouer le marché chinois des véhicules électriques. Xiaomi cherche notamment à renforcer sa compétitivité face au Tesla Model Y, considéré comme une référence du segment des SUV électriques en Chine.

Le constructeur ambitionne clairement de gagner des parts de marché dans un environnement où les véhicules électriques deviennent un enjeu stratégique majeur pour les groupes technologiques chinois. La diversification dans l’automobile apparaît désormais comme un relais de croissance essentiel pour Xiaomi.

Les difficultés des smartphones poussent Xiaomi vers l’électrique

L’expansion dans l’automobile intervient dans un contexte plus difficile pour l’activité smartphones du groupe chinois. Xiaomi fait partie des fabricants particulièrement touchés par la hausse des coûts liés aux puces mémoire.

La pénurie mondiale de composants électroniques continue d’affecter l’industrie technologique. Les grands fournisseurs, dont Samsung Electronics, privilégient désormais la production de mémoires avancées destinées aux centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Cette réorientation entraîne une raréfaction des composants plus conventionnels utilisés dans les smartphones et provoque une augmentation importante des coûts.

Selon les données du cabinet IDC, les expéditions mondiales de smartphones Xiaomi ont chuté de près de 20 % au premier trimestre. Cette baisse intervient dans un marché global lui-même en recul de 2,9 %. Xiaomi a volontairement réduit les volumes de smartphones d’entrée de gamme, dont les marges ne permettent plus d’absorber la hausse des coûts de production.

Toutefois, le marché des véhicules électriques en Chine connaît lui aussi certaines difficultés. Le recul des subventions publiques pèse sur les ventes domestiques, même si les exportations restent un facteur de soutien pour plusieurs constructeurs automobiles chinois.

Xiaomi ne prévoit cependant pas de commercialiser ses voitures électriques à l’international avant 2027. Ce calendrier pourrait empêcher la marque de profiter immédiatement de la hausse de la demande observée sur certains marchés étrangers, notamment dans un contexte de hausse des prix des carburants.

Notre avis, par leblogauto.com

Le lancement du YU7 GT confirme la volonté de Xiaomi de devenir un acteur crédible du marché automobile électrique. Le constructeur mise clairement sur un rapport performances-prix agressif pour concurrencer Tesla et les marques premium établies. La baisse des ventes de smartphones pousse également le groupe à accélérer sa diversification industrielle. Reste à savoir si Xiaomi pourra maintenir cette dynamique dans un marché chinois de plus en plus concurrentiel et soumis à une forte pression tarifaire.

Crédit illustration : Xiaomi.

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Avec ces illustrations, on comprend pourquoi le design de la Ferrari Luce électrique fait autant parler

Toute la sphère automobile n'a qu'un modèle à la bouche : Luce. La première Ferrari électrique fait jaser, car elle ne ressemble à aucune autre création de la marque. Justement, un illustrateur s'est amusé à changer la face avant pour coller à celles d'autres marques. On comprend mieux pourquoi le design est aussi clivant.

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Annonces d’Emmanuel Macron sur la voiture électrique : vraies mesures ou poudre aux yeux ?

Toute la filière électrique était réunie à l’Élysée le 26 mai 2026 pour lancer une grande mobilisation « Électrifions la France ». Des prix de l’électrique à l’investissement industriel, en passant par le leasing social et le développement du réseau de recharge, que faut-il retenir de cette vague d’annonces d'Emmanuel Macron ?  

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