Vue lecture

007 First Light

S’il n’y avait plus de doute possible sur le savoir-faire d’IO Interactive en termes de level design, d’infiltration et de décoration intérieure pour ultra-riches depuis la trilogie Hitman, l’annonce d’un jeu James Bond développé par le studio danois avait potentiellement de quoi soulever quelques craintes. Étaient-ils vraiment capables d’écrire une histoire prenante, de réaliser de bonnes scènes d’action, ou de faire de Patrick Gibson le digne héritier de Daniel Craig ? Après 20 heures passées sur 007 First Light, j’ai le grand soulagement d’annoncer que la plupart de ces craintes se sont dissipées plus rapidement qu’un ennemi charismatique dans un nuage de capsules fumigènes.
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Hotel Architect

Je croyais avoir tout construit devant mon PC. Des pénitenciers, des aéroports, des hôpitaux, des usines, des villes du passé, du présent et du futur, des croiseurs spatiaux, des bases martiennes, des boutiques d'alchimie, des tavernes médiévales, des supermarchés, et j'en passe. Mais en démarrant Hotel Architect, je me suis rendu compte d'une chose étrange : je n'avais jamais construit d'hôtel.
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Industria 2

En ce moment, mon radar à jeux est cassé. Je deviens progressivement la boussole qui donne le sud à la rédaction, tant tous les jeux que je propose finissent par ressembler à de mauvaises blagues. J’avais bien aimé Industria, un petit FPS berlinois qui nous promettait Half-Life 2 au pays de la Stasi et qui finissait par ressembler à une visite guidée d'un Leroy Merlin désaffecté, mais avec une belle ambiance. Logiquement le 2 devrait être mieux, non ? Non ?
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Mina the Hollower

Les Américains de Yacht Club Games jouent très gros. Après plus de six ans à travailler sur leur nouveau projet d’envergure après leur Shovel Knight de 2014, Mina the Hollower n’a pas vraiment le luxe de se planter.
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Space Haven

Dans ce pays mystérieux qu'est la Finlande, la température peut parfois descendre à −35 °C. Imaginez donc comme il doit être difficile d'y développer des jeux vidéo. Par exemple, avec des moufles (que les Finlandais sont obligés de porter 24 heures sur 24), il est quasiment impossible de faire un Ctrl-C Ctrl-V au clavier pour copier-coller du code depuis Stack Overflow.
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inKONBINI

Sans trop me risquer à dénaturer l’idiome, le « ichi-go ichi-e » (一期一会) signifie « une fois, une occasion » : moi, je le comprends comme le fait de sentir l’importance des moindres moments, même ceux qui nous semblent les plus anodins. C’est ce que tente de toucher du doigt inKONBINI, avec ses rencontres au cœur de la nuit, entre deux paquets de nouilles déshydratées.
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Call of the Elder Gods

Il y a trois ans, les bougres d’Out of the Blue nous balançaient Call of the Sea, une gentille carte postale tropicale mâtinée de tentacules discrets et de méninges en surchauffe qui prouvait qu'on pouvait faire un bon « Call of ». Changement d'ambiance, mais pas de philosophie pour cette suite intitulée Call of the Elder Gods.
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Bubsy 4D

L’héritage de Bubsy en termes de plateforme 3D n’est pas… optimal. Et il me fallait au moins les Américains de Fabraz pour me donner envie de jouer à Bubsy 4D, le nouvel épisode que personne ne voulait.
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s&box

Le Garry’s Mod, c’est toute mon adolescence. Son incroyable moteur physique, ses possibilités de création infinies et ses serveurs roleplay à trois heures du matin. Je n’ai rien oublié. Alors quand on me vend s&box comme le successeur spirituel du GMod, j’ai des papillons dans le bas-ventre. Grave erreur.
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Directive 8020

Si j’aime vraiment beaucoup les standalone de Supermassive Games (Until Dawn, The Quarry), j’ai beaucoup plus de mal avec leur série « Dark Pictures Anthology », qui présente des épisodes un peu plus courts, des personnages auxquels on a tout juste le temps de s’attacher (ou au contraire, qu’on ne nous laisse pas assez le temps de détester) et des concepts prometteurs mais à peine effleurés. Directive 8020 est bel et bien un jeu Dark Pictures, mais c'est de loin celui qui ressemble le plus à un standalone.
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Mouse : P.I. for Hire

Il existe trois grandes lois du jeu indé. Un : un jeu dont la com' a reposé entièrement sur son style graphique ne brillera pas par son gameplay. Deux : le premier jeu dont la date de lancement a été repoussée plusieurs fois sortira à moitié pété. Trois : un jeu surfant sur un genre jadis à la mode mais débarquant trois ans après la bataille n'apportera pas grand-chose de neuf. Contre toute attente, Mouse : P.I. for Hire a réussi à toutes les faire mentir.
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Zero Parades : For Dead Spies

Attendu avec autant de méfiance que de curiosité, le nouveau jeu de rôle psychologique de ZA/UM doit endosser le costume inconfortable de successeur au Disco Elysium de 2019.
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Tides of Tomorrow

Voilà un test agaçant. Un jeu novateur, ambitieux, bien réalisé, français qui plus est, et – typiquement – le genre de projet qui nous fait frétiller du croupion. Finalement, on en sort un peu frustré, pas entièrement convaincu, tout en ayant envie de louer le courage du studio Digixart (Road 96) et de dire à tous ses petits camarades : « Voilà ! Faites comme lui. C’est pas toujours dingo, mais c’est la bonne attitude ! »
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Shapez 2

L’autre nuit, j’ai fait un rêve. Je me suis endormi apaisé, en rêvant d’un jeu de tapis roulants simple à prendre en main, relaxant et beau comme un camion. J’ai rêvé du jeu d’usinage le plus doux de tous les temps. Puis je me suis réveillé en sursaut, le dos trempé de sueur contre le dossier de mon siège. En fait, je m’étais juste assoupi après avoir passé la nuit sur Shapez 2.
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Forza Horizon 6

Avec des épisodes qui sont désormais espacés de plusieurs années (le précédent date de 2021), la série des Forza Horizon bénéficie de cette aura événementielle, presque comme les Jeux olympiques, l’Exposition universelle, ou ce gros festival musical auquel on ne peut raisonnablement se permettre d’aller qu’une fois tous les cinq à dix ans.
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Modulus : Factory Automation

Il y a deux types de jeux d'usine. Certains vous emballent l'expérience dans un joli paquet comprenant aussi de l'exploration, du combat, de l'architecture. Et d'autres ne se cachent pas derrière ces artifices. Ils nous disent : « Ah tu aimes les tapis roulants ? Bah tu vas en bouffer, espèce de dégénéré ».
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Mixtape

Il y a des jeux qui vous cueillent en l’espace de quelques minutes, et pour moi, Mixtape a été de ceux-là. C’est sans doute grâce à son style d’animation léché qui rappelle irrésistiblement les derniers Spider-Verse, à moins que ce ne soit grâce à ses trois protagonistes attachants qui vivent les derniers jours de leur adolescence. Ou peut-être que c’est grâce à son introduction, qui nous fait zigzaguer en skate entre des voitures qui foncent à toute blinde sur les collines d'une petite ville américaine, alors que le morceau « That’s Good » de Devo résonne dans le casque de notre héroïne. En réalité, je pense que si Mixtape a le pouvoir de frapper autant en plein cœur, c’est grâce à un peu de tout ça.
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Bug Run

Bombyx est un éditeur connu pour ses titres compacts, addictifs et malins, comme Knarr ou Sea Salt and Paper. Avec Bug Run, il tente le « dungeon crawler » (ramasser de l’équipement et tuer des monstres à coups de dés) familial. Si ça n’existait pas, il ne fallait pas l’inventer.
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Fishbowl

Quand la vie nous balance dans le plus grand des carrefours avec un risque immense de carambolage, ça donne Fishbowl. Un jeu indien du confinement qui utilise justement le Covid pour justifier son unité de lieu.
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Screamer

Avant de lancer ce reboot, je ne connaissais rien de la licence Screamer, initiée par le développeur Milestone en 1995, quand ce dernier s’appelait encore Graffiti. Le titre originel est considéré par beaucoup comme l’un, sinon LE meilleur jeu de course arcade sur MS-DOS. Mais force est de constater que cette tentative de revival n’est pas aussi accessible que je ne l'espérais.
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