30 ans de réclusion pour le meurtre d'une jeune Bordelaise piégée dans un trafic de cocaïne en Guyane

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Asus n’est pas le premier sur ce segment, mais son ZenScreen Color aura sans doute plus de poids que des concurrents. Les solutions Paperlike de Dasun restent quasi impossibles à obtenir en Europe.

ZenScreen Color ePaper
L’écran Asus ZenScreen Color ePaper MP13UC est un écran de 13.3″ qui emploie une dalle E Ink couleur en proposant un rafraîchissement de 35 Hz. Ce type de dalle propose un affichage très reposant pour la vue et insensible à la lumière extérieure. Des dalles en général hors de prix mais qui peuvent être un vrai confort pour certains utilisateurs.
L’écran, orientable en mode portrait ou paysage, offre une diagonale affichant en 3200 x 2400 pixels en 4:3 pour une densité de 300 points par pouce en niveau de gris et moitié moins en couleurs. Sa colorimétrie est faible, ce qui le destine surtout à un travail du texte, avec 4096 couleurs seulement on n’aura ni beaux dégradés ni justesse d’image pour du travail graphique. Point intéressant, l’accroche du pied de l’écran ZenScreen Stand ATS01D est pensée pour être retirée.

Ainsi, il sera possible d’emmener son ZenScreen Color en balade et de le raccorder simplement à un portable comme écran secondaire ou principal. Alimenté en énergie et en données par ses prises USB Type-C, la connectique se limitera dans la majorité des cas à un unique câble. Cela fait un écran secondaire en déplacement qui peut être très intéressant pour partager des informations. On note au passage le choix d’Asus de conserver une dalle fine en reléguant l’électronique sur un des bords les plus larges de l’affichage. Aucune mention d’un haut-parleur ou d’une batterie qui pourraient y être intégrés n’est faite de la part d’Asus.

Le pied ZenScreen Stand ATS01D restant sur votre bureau jusqu’à votre retour.
Pas de prix ni de date de commercialisation pour ce produit pour le moment. Asus n’annonce aucune disponibilité pour le moment. Comme d’habitude avec la marque, il faudra compter sur la volonté des antennes locales pour pousser le produit en magasin. Difficile d’évaluer l’attrait de ce type de produit et le public susceptible d’y investir pour le moment. Il va sans dire que le prix de ces modèles n’est pas donné.

Le Bigme B13
BigMe, un des acteurs parmi les moins chers de ce secteur, annonçait un modèle B13 de 13,3 » à 599€ prix public il y a tout juste un an. Aujourd’hui il est listé à 643.99€.
Asus ZenScreen Color ePaper : un écran EInk couleur © MiniMachines.net. 2026

La carte de développement Radxa Dragon Q8B apparaît un tout petit peu plus d’un an après la sortie de son modèle Q6A sous processeur Qualcomm QCS6490. Mais là où le précédent modèle se glissait dans le format d’une carte Raspberry Pi traditionnelle, le nouveau change de format.

La Radxa Dragon Q8B a une empreinte plus forte. Avec 10 cm de large pour 7.5 cm de profondeur, elle propose une plus grande connectique, distribuée sur deux côtés et donc pensée pour une intégration dans un format boîtier. À son bord on retrouve donc un Snapdragon 8cx Gen 3. Un SoC lancé par Qualcomm en 2021 et qu ivisait alors une compatibilité avec Windows 11 et qui reste supérieur à la puce précédente. Comme d’habitude chez Qualcomm, il ne faut pas s’attendre à voir son haut de gamme sur des intégrations très éloignées de smartphones. Ce n’est pas son cœur de cible.

Associés à cette puce, on retrouvera de 4 à 32 Go de mémoire vive LPDDR4x-4266 avec des prix débutant à 185€ pour la version 8Go pour atteindre 503€ en version 32 Go. Les modèles de 4, 16 et 32 Go ne sont pour le moment pas disponibles en précommande. La version 8 Go ne sera disponible que fin juillet ou début août après précommande. La version 4 Go n’a pas de tarifs, quant au modèle 16 Go… il est listé à 291€.
La partie stockage sera laissée à votre discrétion avec pas moins de quatre options possibles. En premier lieu un classique lecteur de cartes MicroSDXC qui permettra de booter un système. Une option permettant d’ajouter un module de stockage UFS 3.1 est également présente, tout comme deux ports M.2 2280 en NVMe. Le premier en PCIe 3.0 x4 et le second en PCIe 3.0 x2.

Un port M.2 2230 permettra d’ajouter une carte supplémentaire, en général un modèle Wi-Fi pour une communication sans fil. Un port FPC lié au système via une ligne PCIe 3.0, permettra de profiter des nombreuses extensions lancées pour les Raspberry Pi 5.
La connectique avant est sobre puisqu’on ne retrouve que deux ports USB 3.2 Gen 2 Type-C basiques. À l’arrière, par contre, c’est beaucoup plus complet : deux USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, deux Ethernet 2.5 Gigabit, une sortie HDMI, un jack audio 3.5 mm, une entrée micro et un port USB Type-C qui servira a alimenter le tout en 60W.
La Radxa Dragon Q8B proposera en outre les fameuses 40 broches du format Pi pour piloter des éléments externes en plus de fonctions classiques comme un port pour alimenter un ventilateur piloté, une batterie externe pour conserver une horloge système à l’heure et même deux boutons. Le premier pour démarrer la carte et le second pour des opérations de maintenance.

On manque un peu d’infos sur la partie logicielle de l’offre. La carte est censée accepter plusieurs distributions Linux en plus du système Radxa OS. La marque parle de compatibilité avec Armbian, Ubuntu, Nix OS et Arch Linux. Le fait que la puce de cette Radxa Dragon Q8B soit pilotée par un SoC ayant tourné à bord de plusieurs machines compatibles Windows peut également laisser penser à un portage du système vers la carte. La marque fait d’ailleurs plus que le suggérer. Même si les machines ainsi équipées n’ont pas spécialement brillé par leurs performances, le portage pourrait avoir un certain intérêt pour les utilisateurs.

La Dragon Q8B semble en tout cas très complète, bien construite et Radxa poursuit un travail de développement qui porte ses fruits avec Qualcomm. Sur ce même Computex, le constructeur présente deux minimachines complètes sous la référence Dragonstation. Des propositions originales pour permettre la construction de NAS ou de serveurs.
Radxa Dragon Q8B : une SBC très complète sous Snapdragon © MiniMachines.net. 2026

En décembre 2025, je publiais un papier pour affirmer que personne ne connaissait le prix de la Steam Machine. Pas même Valve. Cela pour une bonne raison, le prix de l’engin était totalement chamboulé par l’explosion du tarif des composants mémoire, stockage et processeurs.
Je reste persuadé que Valve avait, au moment de l’annonce de l’engin en novembre 2025, le doigt qui planait au-dessus du bouton « Go ». Que l’explosion des prix de la mémoire les a pris par surprise comme cela a été le cas pour l’essentiel des fabricants de PC internationaux. Plus que le prix lui-même, c’est le rationnement global des disponibilités qui a créé une crise. Rendant le lancement de la production des machines très compliqué puis impossible. On ne lance pas une production de plusieurs dizaines de milliers de pièces sans savoir si on pourra la mener à bien faute de composants. C’est prendre le risque de commander des millions d’euros de matériel sans pouvoir rien vendre et de laisser déprécier le tout.
Aujourd’hui, Valve annonce une encore énigmatique date de sortie pour cet été. Probablement parce que la marque a dû sécuriser suffisamment de stock de composants pour pouvoir lancer son produit. Estimant également que le besoin de stock a baissé par rapport à ses estimations en 2025. Le prix de la console va sans doute augmenter son tarif, largement, par rapport aux prévisions de Valve l’année dernière. Ce qui devrait baisser l’intérêt de l’objet et donc le besoin de produire des consoles en nombre.
C’est donc cet été qu’une première salve de ce qui devait être un succès commercial en 2025 va être mise en vente. Tout le monde se doute que si Valve garde pour le moment le prix de l’engin encore secret, c’est parce que la situation risque d’être intenable. Toute la problématique de la console est qu’elle mélange deux types de mémoires à forte contrainte: 16 Go de DDR5 et 8 Go de GDDR6 pour la partie graphique. L’impact de ces deux éléments, en plus d’un stockage NVMe, a dû totalement rebattre les cartes de la stratégie tarifaire de l’objet. Je pense que la puce AMD est moins sujette à une augmentation de prix puisqu’elle est née d’un partenariat direct avec les équipes de création de puces Custom d’AMD. Ce qui a sans doute donné lieu à une négociation et un contrat.
Une chose semble assez claire pour moi, si Valve annonce la console pour cet été, c’est parce que la situation devient intenable. Des frais ont été engagés dans un appareil qui n’a pour le moment donné aucun retour sur investissement. Le fait que la température de prix ait monté également partout autour de la console avec des PC de plus en plus chers va permettre également aux acheteurs potentiels de relativiser un peu son tarif. Mais je doute que l’engin arrive à séduire aussi bien le public que ce qui était prévu par la marque au début de sa conception.
Valve confirme le lancement de la Steam Machine pour cet été © MiniMachines.net. 2026

En dévoilant les puces Arc G3 Extreme, Intel se permet de faire un joli pied de nez à AMD. La marque, que certains jugeaient moribonde il y a quelques trimestres seulement, s’offre un revirement spectaculaire.
Lancer une console PC sous processeur Intel en 2025 paraissait être une mauvaise idée, à raison. MSI s’y est essayé et a dû baisser ses tarifs de manière spectaculaire pour les vendre avant de basculer dans le camp d’en face en proposant une solution sous processeur AMD. Les puces AMD Ryzen étaient alors clairement bien mieux placées que les solutions Intel.
Aujourd’hui, la situation s’est inversée, c’est le résultat d’un effort important d’Intel pour se remettre à niveau sur tous les plans : recherche et développement à long terme sur les circuits graphiques, optimisation des processus de fabrication comme des pilotes, sans oublier un gros effort marketing pour réunir plusieurs constructeurs. Un effort massif rendu possible par des investissements extravagants et qu’il va falloir éponger.

La présentation qu’a faite Intel de sa nouvelle gamme de processeurs au Computex 2026 est beaucoup plus détaillée que ce qui avait été présenté auparavant. Les deux puces sont assez proches techniquement parlant et ne diffèrent finalement que sur quelques points. Même nombre de cœurs, fréquence identique à 100 MHz près, même cache et même NPU. La nuance entre les deux puces est principalement liée au circuit graphique puisqu’on passe du fleuron de la gamme qu’est le B390 avec 12 cœurs Xe à un B370 en 10 cœurs. La fréquence de ce second circuit est également inférieure de 100 MHz et le TDP varie de 5 watts en mode Turbo au désavantage de la puce la plus puissante.
Tout cela est très intéressant mais manque de contexte pour se rendre compte des performances proposées. C’est sur ce point qu’Intel a mis l’accent au Computex. Histoire d’enfoncer le clou sur sa proposition.

Les Arc G3 et Arc G3 Extreme sont passés à la moulinette d’un grand nombre de tests de jeux. Ici, poussés en mode 30 et 35 watts, c’est-à-dire au maximum de leurs capacités, ils proposent des performances assez impressionnantes. Surtout si on considère que ces résultats sont obtenus sur un système Windows 11.
Si certains titres sont en dessous des fatidiques 30 images par seconde en FullHD pour le Arc G3, les Arc G3 Extreme sont toujours situés au-dessus avec des scores variables qui vont jusqu’à des 100 images par seconde sur des titres récents comme Arc Raiders. La promesse ici est de proposer de quoi jouer très confortablement au détriment de la batterie. Ce qui sous-entend une exploitation plus proche d’un mode sédentaire sur un dock et un téléviseur que l’emploi en réelle mobilité.
Il est en tous les cas très intéressant de constater l’énorme impact qu’ont les nuances entre les deux versions de la puce. Les deux cœurs Xe supplémentaires du modèle Arc G3 Extreme font ici une réelle différence.

Face à une autre puce Intel, un processeur Core Ultra 7 258V équipé d’un circuit Arc 140V, la nouvelle gamme a encore largement l’avantage. Nous n’avons pas droit au détail des performances obtenues, les consoles équipées de cette puce Extreme se comportent cependant mieux à définition égale, que les portables équipés de cette puce Lunar Lake.

Face aux AMD Ryzen Z2 Extreme et pour une consommation identique de 35W, Intel est encore devant. Des solutions MSI et Asus sont comparées pour obtenir des formats de consoles assez similaires. Encore une fois on pousse les deux modèles au maximum de leurs capacités. Les écarts sont à chaque fois à l’avantage d’Intel même s’il ne faut pas oublier que ce dernier est ici aux commandes des tests et de la présentation de ces résultats.

En termes de puissance, suivant les titres, Intel affiche de 10 à 85% d’images par seconde au-dessus d’un Ryzen Z2 Extreme. Et cela alors que la puce n’est probablement pas totalement optimisée. AMD a eu plus de temps pour peaufiner ses pilotes. C’est là encore un point gagnant pour Intel et sa nouvelle gamme. Un point qui explique l’empressement des constructeurs à s’intéresser à cette gamme de puces.

Mais le résultat le plus intéressant à prendre en compte dans cette débauche de tableaux est sans conteste celui-ci. Intel met en avant une puce Arc G3 Extreme configurée pour fonctionner dans un TDP de 17 W en face d’une solution AMD Z2 Extreme à 35 watts. Autrement dit, une console en mode performances sur batterie en mobilité avec une bonne autonomie en face d’une console dont l’autonomie sera probablement bien moins bonne.
Ce qui devrait être clairement au désavantage complet d’Intel reste assez souvent positif. Certains titres sont mesurés en négatif et un Call of Duty se voit 19 % moins rapide dans ces conditions sous Arc par rapport à la puce AMD. Mais d’autres titres comme Diablo IV ou Fortnite sont 14 ou 34% plus véloces… Si les deux solutions ne sont pas exactement équivalentes, elles laissent entendre que les consoles équipées des puces Intel pourront proposer assez souvent plus de performances et plus d’autonomie à la fois.

Enfin, la puce Arc G3 Extreme d’Intel est positionnée en 12 watts face à un Z2 Extreme d’AMD dans la même enveloppe. Ce scénario-là est peut-être le plus intéressant de tous car il reflète un usage réel de ces machines particulières que sont ces consoles. Et si les deux engins de MSI et d’Asus sont au coude à coude sur certains titres, force est de constater que des écarts se creusent nettement sur d’autres. On passe de jeux juste « jouables » à des affichages réellement confortables. C’est particulièrement vrai dans le milieu du tableau.

Intel introduit alors une notion d’Endurance Gaming qui colle bien à la catégorie produit. Il s’agit d’aller au-delà des simples performances brutes qui consistent à voir ce que donne un processeur dans le meilleur des cas, en laboratoire. Le résultat d’un benchmark qui ne sert en réalité qu’à se comparer à d’autres benchmarks. L’idée ici est de coller au terrain et de refléter plus précisément ce que peuvent attendre les utilisateurs d’un engin de ce type.
Avec une exploitation en dessous du maximum de ses performances mais proposant une certaine jouabilité, on obtient une console qui peut s’utiliser au-delà de quelques heures, chauffe moins et fait moins de bruit à cause de sa ventilation. Des « détails » que les tests de performances ne prennent pas en compte mais qui changent l’usage de ces appareils du tout au tout.
Personne n’a envie d’une console pensée pour le canapé mais qui partage avec tout le monde un bruit d’avion au décollage. Personne ne veut d’un engin qui va vite mais pendant quelques grosses dizaines de minutes seulement. Personne ne veut sentir un plastique bouillant entre ses mains au bout d’une heure de jeu. Assurer un fonctionnement en 12 watts confortable est donc un point capital pour séduire un large public.

Intel promet que sur une MSI Claw 8 EX AI+ en Arc G3 Extreme, l’activation du mode endurance pousse l’autonomie de 2H47 à 5H51 sur un jeu comme Forza Horizon 6. De 2H31 à 5H55 sur GTA V et de 3H37 à 11H45 sur Team Fortress 2. Cela se fera au détriment de la fluidité d’affichage, bien sûr, mais on peut constater sur le tableau juste au-dessus que deux titres fonctionnent au-delà des 30 images par seconde. Forza à 49 fps et GTA V à 99 fps.
Des résultats qui changent totalement l’exploitation de ce type de console. Ils autorisent tout simplement une exploitation longue entre deux passages par la prise. Mieux, associés à une bonne batterie externe, ils vont permettre d’assurer un service complet où l’ajout de cet accessoire permettra de recharger la console pendant le jeu au lieu de juste réduire sa perte d’autonomie.

Intel a donc en main une gamme de processeurs tout à fait performants qu’il compte intégrer dans un format de niche. Les consoles PC ont certes un certain poids dans l’actualité informatique ces derniers mois, mais elles ne sont pas au centre des préoccupations de tout le monde. Et, avec la crise des composants, ces produits ultra spécifiques sont devenus encore moins une préoccupation pour la majorité des acheteurs.
Avec des prix en nette hausse et des priorités informatiques réservées, logiquement, à des outils plus essentiels, ces consoles sont passées de solutions de jeu envisagées pour se faire plaisir à des caprices souvent jugés hors de prix.
La solution la plus évidente pour qu’Intel ait un retour sur investissement rapide, serait que la marque s’intéresse à d’autres formats pour ces processeurs. Je pense en particulier à deux emplois spécifiques. Le premier serait une version Intel Arc Extreme intégrée à un format MiniPC. Une solution capable de concurrencer la Steam Machine qui tarde, avec un prix concurrentiel. En proposant une solution de refroidissement efficace pour tenir un Arc G3 Extreme à 35 Watts en permanence, il y aurait là de quoi proposer une solution très intéressante. Avec un design pensé pour le salon, la puce trouverait sans doute preneur.

L’autre format serait plus évident encore. Une grande partie des clients potentiels de ces puces Arc G3 et Arc G3 Extreme ne sont pas spécialement intéressés par l’objet « console » mais trouveraient sans doute diablement séduisants des ultraportables équipés de ces puces. La problématique pour Intel étant de ne pas cannibaliser le parc de stations de jeux et ses puces haut de gamme. Mais de très nombreux joueurs seraient prêts à craquer pour un format à la fois ludique et capable de rendre des services classiques sous processeur Arc G3 ou Arc G3 Extreme. Et si l’argument d’une interface plus adaptée au jeu grâce au format console semble faire barrage a première vue, il ne faut pas perdre de vue qu’une énorme partie du catalogue de jeux du monde PC nécessite un clavier et un curseur. Et qu’il est plus facile d’ajouter une manette à un engin portable de petite diagonale que de rajouter un clavier et une souris à une console.
En ouvrant son offre à plus d’engins pendant cette période de crise où la clientèle va probablement rester très éloignée des dépenses purement ludiques. Intel aurait moyen de séduire énormément de monde en proposant son offre de jeu pour des machines paradoxalement plus sérieuses.

Pour le moment, les premiers indices indiquent que les consoles dépasseraient les 1500$ en Arc G3 Extreme. Le revendeur américain BestBuy a listé la MSI Claw 8 EX AI+ en version 32 Go et 1 To à 1699$ HT. Un tarif qui ne fonctionnera pas auprès du public.
J’ai pendant longtemps travaillé en tant que vendeur d’ordinateurs, des machines que je montais et dont nous, mon compère de l’époque et moi-même, décidions des composants. Et le jeu d’assemblage que nous pratiquions dépassait la pure logique de performances pour s’intéresser à la psychologie de nos clients. Nous avions très vite compris que le format de certains PC dépassait en réalité toute logique comptable.
Un acheteur de PC dédié au jeu cherche un ordinateur performant. C’est cette performance qu’il achète. Cela parait être une évidence, mais c’est un peu plus complexe que cela. Cette « enveloppe de performance » va au-delà du jeu dans le monde PC. Le client potentiel d’un ordinateur de jeu se dit qu’un PC de ce type peut certes lui permettre de jouer mais il peut également faire tout ce qu’un PC classique sait faire en amont : de la bureautique, du web, des activités créatives et autres.
C’est là qu’entre en jeu l’étrange psychologie de l’acheteur. Il entame une réflexion qui consiste à se dire que sur la totalité de son investissement, une bonne partie est liée à une activité justifiable et sérieuse. Une sorte de coussin psychologique qui éponge une partie de la dépense, le côté ludique étant un plus « pour se faire plaisir ».
Suivant les profils et les machines, cette proportion varie. Sur un ordinateur portable « gaming » dans un prix de milieu de gamme, l’acheteur considère que 60 à 70% du tarif n’ont en réalité rien à voir avec le jeu. Il s’agit avant tout d’un ordinateur et donc d’un investissement qui correspond à un besoin que tout le monde a. Les 30 à 40 % restants sont liés à la partie « ludique » : la carte graphique, le petit bonus de processeur et de mémoire par exemple. L’achat se fait en comparant un ordinateur portable a 700€ « classique » avec un circuit graphique intégré et une machine gamer à 1000€ disposant d’un circuit graphique externe. Et si la dépense totale ne pose pas de problème, l’acheteur gomme alors totalement le prix global de la machine pour ne s’intéresser qu’aux 300€ de différence entre les deux modèles. C’est ce seul montant qui va décider de l’acte d’achat, tout le reste passe à la trappe.
Sur un ordinateur haut de gamme, le ratio sera différent. La partie « achat indispensable » pour des usages classiques tombe à 40 ou 50% du montant total. Le reste est considéré comme un investissement ludique. Il est alors beaucoup plus difficile de craquer en étant juste « raisonnable ». Entre un portable à 700€ qui fera exactement tout ce dont l’utilisateur a besoin et une machine à 2000€ blindée de mémoire, de stockage et avec une carte graphique haut de gamme, il est difficile de justifier un achat purement logique.
Cette manière de voir l’investissement dans l’informatique a d’ailleurs été exploitée par les constructeurs ces dernières années. On a vu apparaître des machines « créatives » dont les composants n’étaient rien d’autre que ceux des machines de joueurs. Les deux étant pilotés par des éléments techniques identiques. L’idée ici était de rajouter un élément de plus dans l’équation d’achat.
En rajoutant un discours expliquant que l’on passe d’un PC entrée de gamme à un PC « créatif et jeu » on change les ratios. Il s’agit de relativiser la partie loisir pur en ajoutant de nouveaux usages : conception 3D, montage vidéo, retouche d’image, création graphique, gestion du son. Sur un ordinateur portable GeForce RTX haut de gamme aujourd’hui, on peut considérer la distribution de l’investissement pour 40% vers un usage classique, 30% vers une exploitation créative et 30% lié à une pratique vidéoludique.

1799€ pour un portable 15″ gaming, plus puissant et compétent qu’une console PC
Cela permet pour quelqu’un qui s’apprête à dépenser 2000€ dans un PC « premium » de relativiser généreusement son achat. J’ai entendu des clients penser à haute voix leur réflexion d’achat et cela donne un discours très lisible : « j’ai besoin d’un portable. Je peux mettre raisonnablement une certaine somme pour avoir une machine qui va correspondre à mon besoin immédiat parce que mon ancien modèle donne de sérieux signes de faiblesse. Mais j’ai envie d’un portable de jeu, une machine puissante qui va durer longtemps. L’avantage de cette machine à 2000€ c’est qu’elle va permettre de trier et retoucher mes photos, faire des montages vidéos, me permettre de faire de la 3D et les 1000 autres trucs que je ne pouvais pas faire avec mon ancien modèle. En plus de cela, elle correspond pile à la liste des composants du prochain jeu que je guette depuis des années et qui vient de sortir. »
Au final, dans la tête de l’acheteur, il y a deux choix : le premier consiste à dépenser 800€. Le second à investir 2000€. Mais au lieu de se dire « je me fais plaisir en dépensant 1200€ en plus pour jouer », il estime que la part de jeu est limitée à ce que la partie créative ne propose pas. Et cela brouille suffisamment les pistes pour que le client ne garde dans le pire des cas que la moitié des 1200€ restants comme un achat « loisir ».
Ce qui permet encore une fois de relativiser la dépense parce qu’après tout, le jeu vidéo est un loisir comme un autre, qu’on a le droit de se faire plaisir. Sans compter l’argument très valable de la pérennité de l’achat. Et du discours qui va souvent avec : « ma dernière machine, je l’ai gardée 10 ans ». Et l’acheteur de se faire croire que sur les 2000€ de dépense, il n’y a finalement que 600€ réellement liés au jeu. C’est cette manière de penser qui fait que le marché du gaming « premium » existe aujourd’hui.
Il existe des gens pour qui les 1699$ annoncés pour la console MSI sous Arc G3 Extreme ne sont pas un problème. Mais ils sont assez peu nombreux. Pour connaitre le budget qu’un joueur lambda considérera comme normal a injecter dans un objet purement ludique, ce n’est pas très compliqué. Il suffit de regarder le prix d’une console Nintendo Switch 2 ou d’un Steam Deck avant leurs hausses respectives. À savoir entre 450 et 600€. Au-delà de ce tarif, on entre déjà dans des eaux assez troubles.
Le problème pour ces consoles PC c’est qu’elles ne peuvent absolument pas jouer sur la perspective du monde PC. Qui va, en toute bonne foi, se dire qu’en mettant 1700$ HT dans une console de ce type, il va également pouvoir remplir sa feuille d’impôts, faire de la bureautique, télétravailler, calculer son budget vacances et surfer confortablement. Bien entendu, il sera possible de le faire en ajoutant un clavier, une souris, un écran secondaire et un éventuel hub pour améliorer cette interface. Mais on est loin, très loin d’un format idéal pour ces usages tel que le promet un portable créatif. Personne ne va emmener une console en réunion, aucun parent ne consentira à investir dans l’objet pour qu’un enfant démarre le lycée ou entame des études supérieures.
Injecter une telle somme dans une ROG Ally, une Acer Predator Atlas ou une MSI Claw cela restera considéré comme une dépense. Mettre la même somme dans un portable ou une tour est considéré comme un investissement. Et cela fait toute une différence. Intel doit également considérer les reproches de performances et d’interfaces faits aux consoles qui ne sont pas sous SteamOS. Elle peut, en changeant d’objet, en faire un avantage. Windows 11 est bourré de défauts, mais cela reste un outil de production. Intel peut choisir de mettre cela en avant dans un format plus classique.
Les puces Intel ARC G3 et Arc G3 Extreme, si elles restent cantonnées à ces dispositifs de consoles PC à des prix au-delà des 1500€, risquent fort de ne pas se vendre. En les basculant dans un marché plus classique, pourquoi pas en ultraportable au vu de leur excellent comportement en basse consommation, elles pourraient au contraire revigorer le marché. Je suis bien certain qu’Intel et ses partenaires en ont conscience.
Arc G3 Extreme, Intel va t-il ouvrir sa puce à plus de PC ? © MiniMachines.net. 2026

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Dans Rogue Waters, devenez le Capitaine Cutter, un pirate embarqué dans une lutte mortelle, en quête de pouvoir et de vengeance. Naviguez dans des eaux dangereuses, réveillez des créatures marines légendaires et déjouez vos ennemis, à la poursuite de trésors légendaires et de sombres secrets.
Au carrefour de la loyauté, de la trahison et de la vengeance, percez les mystères de la prophétie du Berger des mers et affrontez l’immortel Capitaine Blackbone.
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Incarnez de puissants magiciens, les thaumaturges, et explorez des terres inconnues. Affrontez les armées qui se dressent contre vous, partez à la recherche de puissants artéfacts, et étendez votre territoire. Vous avez tout un monde à conquérir, vous n’avez qu’à tendre le bras !
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Petit projet croisé par hasard, ce petit radar piloté par un ESP32 permet de lister et de surveiller tous les vols commerciaux qui passent au-dessus d’un point géographique. Cela ne sert pas à grand-chose mais l’interface est amusante, le projet est assez ludique et sa réalisation plutôt simple.

Vous trouverez tout le détail du code, les fichiers STL à imprimer et des instructions de montage ainsi que toutes les infos de mise en place sur cette page Github. Le projet est construit autour d’un ESP3-C33 doté de 4 Mo et d’un bouton Boot et d’un petit écran de 1.28″ rond GC9A01 en 240 x 240 pixels. La puce se connecte à un réseau Wi-Fi pour aller chercher sur internet les informations des vols commerciaux et les met à jour ensuite en temps réel sur le petit écran.

Différentes options de distance de surveillance sont possibles avec jusqu’à 25 km de rayon. Les avions sont symbolisés par des triangles surmontés de leur code avec une flèche qui donne leur direction. La hauteur des vols est indiquée, comme traditionnellement, en pieds.
Bravo à Mateusz Juszczyk pour cette réalisation.
Un mini radar qui liste les avions commerciaux sous ESP32 © MiniMachines.net. 2026

La Dragonstation n’a pas dévoilé ses détails techniques, mais la marque connue pour ses cartes de développement introduit bel et bien une machine complète. Radxa ajoute une corde à son arc en préparant des MiniPC complets d’un côté et même des NAS avec l’annonce d’un mystérieux DragonBay. Tous deux sont équipés d’une puce Snapdragon de Qualcomm.
La Radxa DragonStation ne détaille pas quel Snapdragon dormira dans sa montagne solitaire mais fait le point sur le trésor qu’elle abrite. Il s’agira d’un MiniPC débordant de stockage. L’objet proposera pas moins de six ports M.2 NVMe PCIe, probablement tous en 2280. Au total, le maximum de stockage serait donc de 48 To si vous ajoutez 6 SSD de 8 To en interne. Un choix qui rendrait d’ailleurs jaloux Smaug s’il venait à être mis au courant des prix actuels des SSD. La connectique proposera au moins deux ports Ethernet 10 Gigabit pour des débits réseaux très performants.

Radxa met également en avant la possibilité d’ajouter des accélérateurs IA optionnels pour pouvoir fournir jusqu’à 320 TOPS de puissance de calcul et promet la possibilité de gérer des modèles d’IA très gourmands, mettant en avant des solutions très riches en paramètres (120B). Cela sans toutefois préciser quelle mémoire vive sera adossée à la puce Qualcomm.
On comprend ici l’objectif de la marque pour cette Dragonstation, coller à la mode actuelle des IA agentiques qu’on embarque en local. Le constructeur annonce la possibilité de disposer de ce type d’engin comme d’un serveur de stockage maison, d’un assistant personnel et même d’une IA créative. Un discours qui va petit à petit s’imposer dans le narratif de beaucoup de marques désormais. Nvidia, pas Qualcomm, étant en train de paver la voie d’une idée d’un supercalculateur IA dans chaque foyer avec les RTX Spark.

Radxa Dragonbay
Le Radxa DragonBay semble basé sur la même idée mais troque son patrimoine génétique NVMe pour du SATA3 avec la possibilité d’adjoindre jusqu’à quatre éléments de stockage au format 3.5″. L’ensemble conserve des ports M.2 pour le système mais déploiera donc des données sur un dispositif plus traditionnel et de plus haute capacité : jusqu’à 140 To actuellement. Ce ralentissement du stockage se solde également par une baisse des débits : les deux ports Ethernet basculent de 10 à 2.5 Gigabits.
Lae constructeur a fait de gros efforts de sobriété quant à la réalisation de ses châssis. Les images proposées montrent des boîtiers sobres et à l’esthétique assez intemporelle. Réalisés en aluminium, ils cachent leurs façades derrière un panneau avant magnétique de manière à ne pas ressembler trop à des outils informatiques.

Dernier détail, les systèmes pour le moment prévus en Chine seront livrés avec Feiniu FnOS, un système d’exploitation chinois, inconnu au bataillon, qui sert spécifiquement à déployer des NAS. Ce système gratuit vient d’être porté officiellement pour ARM depuis avril dernier et semble pouvoir gérer de nombreux services. mais n’a pas l’air d’avoir été traduit pour le moment. Il supporte de nombreuses cartes de chez NanoPi et Radxa. Difficile d’imaginer ce type de distribution en Europe ou aux US et la marque devrait donc choisir un système différent pour les versions exportées de ses Dragonstation et Dragonbay. Ces produits sont prévus pour le quatrième trimestre.
La marque annonce également de nouvelles cartes. En avril dernier, elle mettait en avant un modèle déjà équipé d’une puce Qualcomm avec le Dragon Q6A et son QCS6490. Elle annonce donc désormais une Dragon Q8B sous Snapdragon 8cx Gen3. J’y reviens dans un prochain billet.
Sources : CNXSoftware et Liliputing
Radxa DragonStation, une minimachine sous Snapdragon © MiniMachines.net. 2026

La rumeur veut que des analystes de Morgan Stanley aient sillonné les travées du Computex 2026 et en aient remonté une fourchette de tarifs pour les portables sous puces Nvidia RTX Spark. Les engins d’entrée de gamme sous Nvidia N1 ne seraient jamais proposés en dessous de 1 799$ HT. Quant aux modèles sous Nvidia N1X, ils débuteraient leur carrière à… 2 899$ HT. Et on parlerait ici des puces les moins véloces dans chaque catégorie…
| NVIDIA N1X | NVIDIA N1X | NVIDIA N1 | NVIDIA N1 | |
|---|---|---|---|---|
| Cœurs CPU BIG | 10 × Cortex-X925 | 9 × Cortex-X925 | 8 × Cortex-X925 | 7 × Cortex-X925 |
| Cœurs CPU LITTLE | 10 × Cortex-A725 | 9 × Cortex-A725 | 4 × Cortex-A725 | 3 × Cortex-A725 |
| GPU Streaming Multiprocesseurs | 48 SM | 40 SM | 20 SM | 16 SM |
| Cœurs CUDA | 6 144 | 5 120 | 2 560 | 2 048 |
| Mémoire | 16 à 128 Go LPDDR5x (16 canaux) |
16 à 128 Go LPDDR5x (16 canaux) |
8 à 64 Go LPDDR5x (8 canaux) |
8 à 64 Go LPDDR5x (8 canaux) |
| PCI Express | 12 × PCIe Gen 5 5 × PCIe Gen 4 |
12 × PCIe Gen 5 5 × PCIe Gen 4 |
8 × PCIe Gen 5 3 × PCIe Gen 4 |
8 × PCIe Gen 5 3 × PCIe Gen 4 |
| TDP | 45 à 80 W | 45 à 80 W | 18 à 45 W | 18 à 45 W |
Des tarifs qui correspondraient à des modèles d’entrée de gamme pour chaque puce, équipés de 16 Go de LPDDR5 et 512 Go de stockage NVMe pour le Nvidia N1 et 32 Go de mémoire LPDDR5 et 1 To de stockage NVMe pour le Nvidia N1X. Des modèles plus performants avec jusqu’à 128 Go de mémoire et 4 To de stockage dépasseraient donc très largement ces tarifs.
Sauf qu’il est impossible de trouver la trace de ce rapport de Morgan Stanley. Le dernier document publié parlant de Nvidia sur leur site date du 17 mai. Aucune remontée d’un Soc Spark n’est présente dans leurs publications. Aucun document ne traite du Computex 2026 pour le moment, un podcast du 3 juin parle bien d’IA mais pour couvrir d’autres domaines. Il est bien évident que la banque ne publie pas librement toutes ses analyses. Il faut être client et payer un accès pour les obtenir.

Reste qu’il faut donc faire confiance à l’unique personne qui affirme que ces chiffres proviennent d’un « rapport de Morgan Stanley » : Max Weinbach sur Twitter. Son tweet, qui ne source pas sa citation, a été relayé par Wccftech avant de faire le tour de la planète et d’être repris par tout le monde. Mais si on remonte la piste, elle s’arrête donc rapidement au bout de 2 petits clics. Bien loin de toute trace officielle de cette banque, tout se base sur cette simple citation sans contexte ni source. Certains sites, allant jusqu’à indiquer que M. Weinbach ferait partie de Morgan Stanley, ne prennent pas beaucoup de gants pour affirmer que ces chiffres sont officiels, ce qui est absolument faux.
Il est donc possible que ces tarifs soient réellement indiqués et remontés par Morgan Stanley. Possible également qu’ils soient parfaitement justes, mais il me semble important de rappeler que cette source d’information n’est absolument pas étayée pour le moment. Les tarifs avancés doivent donc être pris avec beaucoup de précautions.

Six marques ont annoncé des engins sous RTX Spark au Computex : Microsoft, Asus, Dell, HP, MSI et Lenovo. Nvidia, de son côté, a annoncé que plus de 30 modèles d’ordinateurs portables et 10 PC de bureau sont attendus à l’automne 2026. On peut espérer que l’arrivée de modèles plus nombreux, notamment d’Acer et Gigabyte qui se sont engagés dans cette voie, entraîne une certaine concurrence. Il paraît difficile, voire impossible, de faire nager toutes ces marques dans le même aquarium. Comment choisir entre Lenovo, Dell ou HP, entre Acer, Asus et MSI, si leurs machines sont absolument calibrées dans les mêmes fourchettes de prix ?
À regarder l’image ci-dessus, l’impression d’une guerre de clones est déjà fort présente. Sans aucun moyen de se distinguer, on voit mal l’argumentaire de ces marques fonctionner. On n’achète pas un PC de ce type parce qu’un pavé tactile est 1 cm plus grand ou parce que les enceintes proposent 0,5 watt de plus. Il me semble que la liberté laissée aux marques de positionner leurs machines est un facteur important pour la réussite du lancement de cette nouvelle architecture mixant ARM et CUDA. Et Nvidia a absolument besoin que sa solution fonctionne. Il serait donc à mon sens contreproductif d’empêcher les constructeurs de se concurrencer sur le prix.
La gamme de tarif évoquée semble en tout cas se placer en concurrence frontale des Macbook Pro. Il faudra donc juger sur pièce de la performance de ces machines et de la réussite de l’écosystème proposé par Microsoft face à MacOS pour savoir si ces nouvelles puces ont une chance d’écorner un secteur créatif et premium où Apple est toujours bien en place.
RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11
Les PC sous Nvidia N1x vendus à partir de 2899$ ? Vraiment ? © MiniMachines.net. 2026
© Mirko Vitali / ADOBE STOCK

Promettant ce double usage, le Minisforum N4 embarquera un Core 7 350 « Wildcat Lake » d’Intel. Une puce 6 cœurs avec 2 coeurs Performants et 4 cœurs Efficients tournant au maximum à 4.8 GHz. Peu gourmande en énergie et doublée par un circuit graphique Xe3 sur 2 Unités à 2.6 GHz, elle proposera des performances très intéressantes pour ce type d’engin.
La puce, accompagnée par 16 Go de mémoire vive LPDDR5 soudée sur le châssis, sera suffisante pour des usages de MiniPC bureautique classique et même des actions plus abouties de traitement créatif ou de jeu léger. Associée à deux ports M.2 2280 en PCIe 4.0 x1 de stockage de base, elle offrira également un accès à 4 baies 3.5″/2.5″ SATA via le dessus du châssis. De quoi proposer des fonctions de NAS pour stocker en masse des données réseau.

©Nascompares
La ventilation traverse le châssis de bas en haut avec une aspiration d’air frais par le dessous. Cela permettra de refroidir activement l’engin en usage lourd et de compter sur la convection naturelle de la chaleur vers le haut en veille. Le châssis du Minisforum N4 est de plus entièrement réalisé en métal.

Minisforum N4
Mais la combinaison des deux éléments proposera aussi la possibilité d’un usage en tant que Mini serveur très complet. De quoi piloter de nombreux services allant de la gestion de médias à de l’hébergement de sites web et pourquoi pas le pilotage d’outils domotiques. Le constructeur ne peut pas s’empêcher de classer l’objet comme un « Agent IA » en pensant à OpoenClaw mais je suppose qu’aujourd’hui, si on ne glisse pas IA dans son pitch produit, on passe pour un gros ringard qui n’a rien compris à la vie.
Le Minisforum N4 propose toute la connectique nécessaire avec en particulier des ports Ethernet 2.5 et 10 Gigabit, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4, un USB4, un USB 3.2 Type-A et un USB 2.0 Type-A et une sortie HDMI.
Le site NASCompares en a fait une courte vidéo qui présente l’objet au Computex 2026. Pas d’idée de prix ni de date de sortie. L’engin est également susceptible « d’ajustements » me dit-on chez Minisforum. Après le Minisforum M5, la gamme de NAS PC de la marque s’étoffe et d’autres modèles vont encore apparaître sur ce segment. Une gamme qui a décidément énormément gagné en traction depuis les errements récents de Synology. De nombreux fabricants comme Ugreen se sont engouffrés dans la brèche de cette citadelle Synology que l’on jugeait il y a encore quelques années, totalement imprenable.
L’évolution logicielle des systèmes de gestion de données open source associés à l’apparition de puces ARM et x86 adaptées à ces usages ont largement transformé le paysage des NAS pour les particuliers.
Minisforum N4 : un Intel Wildcat Lake dans un NAS 4 baies © MiniMachines.net. 2026

Geekbuying propose une belle promo pour cette TWO TREES TTC6050, un modèle de CNC capable de travailler le bois, l’acrylique ou le métal dans un espace assez large.

Une barrière infrarouge invisible à l’avant bloque la TWO TREES TTC6050 en cas de franchissement.
La TWO TREES TTC6050 propose un châssis en métal et des rails linéaires pour piloter un moteur de 500 watts au-dessus d’une surface de 60 x 50 cm. La fraise sera entrainée sur une hauteur de travail maximale de 10 cm ce qui ouvre la porte à de nombreux travaux en épaisseur comme à la découpe de panneaux épais en multiples passages.

Livrée avec un petit boîtier à écran 3.5″ de contrôle déporté, protégée par un système de sécurité infrarouge et disposant d’un bouton d’arrêt d’urgence, elle peut être intégrée dans un meuble sur mesure pour se protéger efficacement de la poussière. La TWO TREES TTC6050 se calibre simplement avec une petite sonde qui évaluera la hauteur de votre outil précisément, ce qui permet d’embarquer tout type de mèche de 0.5 à 7 mm sous mandrin de type ER11. Avec une rotation maximale de 12000 tours par minute, la CNC pourra également proposer des fonctionnements plus lents pour emboutir et graver du métal grâce à une mèche non perçante.

La tête propose un éclairage de la surface de gravure et elle est compatible avec les systèmes d’aspiration de sciure classiques. Des systèmes de fixation sont proposés et la surface de protection en bois livrée est facilement remplaçable en cas d’usure avec des chutes de medium.

Pilotable avec des outils type GRBL, ce joli joujou de 36 Kg mesure 81.1 cm sur 76.9 cm et 53 cm de haut. Actuellement vendu 1245€ par Geekbuying, il baisse à 949€ avec le code GKB26MTR6 ajouté dans votre panier. La livraison est assurée par un transporteur spécialisé et sera assurée gratuitement en quelques jours depuis la Pologne.

Cela représente un bel investissement, d’autant que pour accueillir ce joujou, il faut de la place. Mais si vous avez un garage ou un atelier suffisamment grand et que vous pouvez enfermer ce genre d’outil dans un caisson ou le lier à un aspirateur de poussières dédié, c’est un outil qui ouvre de nombreux usages. Avec l’usinage du bois, du métal et de nombreux matériaux plastiques, il offre des capacités qui vont de la réalisation de pièces en série à la décoration de mobilier. À noter par ailleurs que ce modèle est compatible avec un porte-objet rotatif et même une tête laser. Même si je ne suis pas certain que la gravure laser s’entende forcément très bien avec la poussière générée par un CNC. Peut-être qu’une graveuse séparée sera plus utile pour un pro qui n’aura pas envie de tout nettoyer entre deux usages.

La CNC TWO TREES TTC450 46 x 46 cm avec aspirateur à 539€ au lieu de 749€ avec le code NNNG4OC.

La graveuse laser fermée Creality Falcon2 Pro 40 W de classe 1 avec caméra intégrée pour 949€ au lieu de 1079€ avec le code NNNE744F.
TWO TREES TTC6050 : une CNC 500w en promo à 949€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Les nouveaux Asus NUC 16 sont des MiniPC construits autour de la proposition Wildcat Lake d’Intel. Des MiniPC aux compétences très vastes, pensés pour une utilisation quotidienne dans des champs très étendus et qui pourront répondre aux usages classiques d’un PC familial ou de bureau et même d’en faire un peu plus.

Le NUC 16 d’Asus se positionne comme le MSI Cubi NUC WCG que nous avons déjà croisé. Un engin simple, plus simple que le NUC 16 Pro annoncé en janvier et proposé sous Panther Lake. Et cela même si, esthétiquement, les deux machines se ressemblent beaucoup. On retrouve un même boitier noir, plus large que profond, exploitable sans outils et qui mesure 14.4 cm sur 11.7 cm pour 42 mm de hauteur.
| Processeur | Cœurs CPU | Fréquence max Cœur P |
Cœurs GPU | Fréquence max GPU |
GPU (TOPS) |
NPU (TOPS) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Core 7 350 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,8 GHz | 2 | 2,6 GHz | 21 | 17 |
| Core 5 320 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,6 GHz | 2 | 2,5 GHz | 20 | 16 |
| Core 3 304 | 5 (1 x P + 4 x LP-E) | 4,3 GHz | 1 | 2,3 GHz | 9 | 15 |
À l’intérieur, Asus proposera des puces plus entrée de gamme. Des processeurs destinés à des tâches moins complexes et urgentes que Panther Lake et son Arc 390. La gamme Wildcat Lake sera accessible sous processeurs Core 3 304, Core 5 320 et jusqu’au Core 7 350, l’avant-dernier étage de la fusée Wildcat Lake d’Intel. Cette puce 6 cœurs qui propose deux cœurs graphiques Xe3 à 2.6 GHz. Une gamme qui permet également de profiter d’une ribambelle d’avantages ici exploités par Asus.

On note ainsi que le NUC 16 aura accès au Thunderbolt 4 ainsi qu’à du Wi-Fi7 et Bluetooth 6.0. L’intégration de ces éléments étant facilitée par l’architecture même de la solution Wildcat Lake. Nuance importante par rapport aux modèles 16 pro, la mémoire vive sera limitée à du monocanal. Cette particularité de la gamme n’est cependant pas spécialement gênante au vu des usages projetés. D’autant qu’Asus a le bon goût de ne pas souder la mémoire mais de permettre son évolution avec un port CSO-DIMM capable d’embarquer jusqu’à 64 Go de DDR5-6400.

Plus embêtant par contre, le choix de ne proposer qu’un seul port M.2 2280 en PCIe Gen 4×4 pour le stockage. Si celui-ci pourra également évoluer, il ne sera pas possible d’ajouter un second stockage à terme autrement que par une connexion extérieure. On pourra pour se faire exploiter la nombreuse connectique de la machine mais il est dommage d’avoir enlevé cette option présente dans les versions NUC 16 Pro de l’engin.

On retrouve ici donc, un Thunderbolt 4, un USB 3.2 Gen 2 x2 Type-C pour un débit de 20 Gbps, deux USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux autres en USB 2.0, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit sous chipset Intel i226-V, deux sorties vidéo HDMI 2.1 et un jack audio combo 3.5 mm. L’engin pourra piloter trois affichages en simultané avec le Thunderbolt 4 et les HDMI. Un port Antivol type Kensington Lock est présent sur le côté de l’engin.

A noter qu’Asus introduit ici un système Power Sync basé sur la norme HDMI CEC qui permet de réveiller le MiniPC non pas en appuyant sur son bouton de démarrage mais en allumant son écran. Cette idée colle bien à la possibilité de positionner l’engin en mode VESA derrière l’écran afin d’éviter de se contorsionner pour atteindre son bouton de démarrage.

La carte mère nue NUC16WCB
Pas de date précise pour le moment, pas plus que de gamme de prix. On sait juste que, dans la tradition Intelienne des NUC, la carte mère de ce modèle sera également proposée nue sous la référence NUC16WCB. Ce qui pourrait donner des idées d’intégration à certains.
Le NUC 16 se positionne donc comme un MiniPC très classique avec des capacités de pilotage de très nombreux logiciels. Ses limitations seront surtout liées à la productivité déployée. On imagine mal l’emploi de ce type de machine pour un graphiste pro, même si un particulier pourra y trouver largement son compte pour des retouches photos sans contrainte de temps de production. Pour tous les usages du quotidien, bureautique, web, multimédia et autres, l’engin devrait faire face à toutes les demandes.
Asus NUC 16, un MiniPC Wildcat Lake pensé pour le grand public © MiniMachines.net. 2026