Allemagne: l’aéroport de Munich interrompt le trafic aérien à cause d’une odeur de fumée dans la tour de contrôle

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Lancée en septembre 2025, la console Mangmi Air X est une solution qui se présente elle-même comme « Ultra-Budget ». Elle est désormais proposée à 99.99$ avec quelques frais de port pour l’amener à 104.25€ une fois la devise convertie.

L’idée est simple, avec un matériel embarqué pas forcément de dernière génération, on pourra jouer à de nombreux titres en émulation mais aussi lancer un Steam Link pour profiter des jeux de son PC via un réseau Wi-Fi. On retrouve des fondamentaux assez solides pour ce genre de produit. La Mangmi Air X propose un affichage de 5.5 pouces en FullHD IPS tactile, un SoC Qualcomm Snapdragon 662 et 4 Go de mémoire vive. Une puce un peu décevante si on la considère sous un angle moderne mais qui colle bien avec la cible recherchée.
Le SoC de Qualcomm est un quatre cœurs Cortex-A73 à 2.1 Ghz avec quatre cœurs A53 à 2 GHz supplémentaires. Le tout associé à un circuit graphique Adreno 610. Il a été annoncé en 2020 et a largement été dépassé par la suite. Il est tout de même capable de faire tourner un Android 14 qui sera livré préinstallé sur les 64 Gigaoctets de stockage eMMC de la console. J’ai refait un tour sur Youtube et cela déborde de tests de la console dans tous les sens avec des tonnes de jeux et d’émulateurs passés au crible. La console vient d’ailleurs de recevoir une dernière mise à jour en mai.
Est-ce que ces caractéristiques légères disqualifient la Mangmi Air X ? Pas le moins du monde. Bien sûr, tl ne faudra pas s’attendre à des performances exceptionnelles lors du lancement des jeux 3D Android les plus exigeants. Ils devraient tourner. Mais on ne sera pas au niveau de ce qu’apporte un smartphone d’aujourd’hui.
Là où cette formule peut faire mouche, c’est pour le streaming. On se souvient de la console Logitech G-Cloud sous Snapdragon 720G, elle proposait un écran 7 pouces FullHD et toujours 4 Go de mémoire vive. Elle était jugée parfaite pour streamer des jeux, c’était même son objectif principal plus que de lancer des titres directement avec son SoC. La grosse différence avec la Mangmi ? le tarif. La solution Logitech a été un accident industriel parce que proposée à sa sortie à 359€. Un prix à quelques dizaines d’euros d’un Steam Deck de Valve.
Ici, avec un prix public de 99.99$, la Mangmi Air X est beaucoup plus accessible. Et son matériel embarqué largement suffisant pour s’atteler à la tâche de piloter des jeux en Streaming. Bien sûr, il sera possible de monter un émulateur de console sur l’engin et de profiter de son lecteur de cartes MicroSDXC pour ajouter un stockage supplémentaire afin de lancer vos jeux rétro préférés. Mais c’est dans le streaming que cette console devrait vraiment trouver ses marques.
De quoi retrouver une jouabilité vraiment mobile au fond de son canapé. Avec en plus la possibilité de faire du streaming direct depuis un PC avec des outils comme Moonlight et ses dérivés. Ou utiliser les outils comme Steam Link et GeForce Now.

Il reste quelques détails techniques à prendre en compte, en particulier concernant l’autonomie de la machine. La batterie est une 5000 mAh avec charge rapide 15 watts. Une charge liée à la solution Qualcomm embarquée. La marque indique une autonomie de 8 heures de fonctionnement avec une simple charge sans qualifier de conditions d’exploitation. En pratique, la console peut effectivement atteindre 7 à 8 heures de jeu avec les émulateurs les plus simples comme celui de la NES ou de la GameBoy. Une émulation PSP fera directement tomber l’autonomie de deux heures. Des usages en streaming comme Steam Link, qui supposent un Wi-Fi actif, offriront entre 5 et 6 heures de jeu. Plus l’émulateur est gourmand, plus l’autonomie tombe. A noter, par ailleurs, que la console se satisfait très bien d’être reliée à une batterie externe via son port USB Type-C pendant q’on joue.
L’interface est qualifiée de correcte avec des contrôles qui ne sont pas aussi précis que sur une manette de grande marque, mais qui restent efficaces et sans défauts majeurs. Pas de drift, des gâchettes qui grincent parfois un peu et qu’il faut adoucir avec une huile de silicone. Mais des boutons et des joysticks qui répondent bien avec une croix directionnelle efficace.
la qualité logicielle est surprenante. La version d’Android 14 est basique mais la console propose à la fois une panoplie d’outils préinstallés comprenant des émulateurs, une version de Steam Link et des éléments classiques du monde Google : un accès au PlayStore et un navigateur Chrome. Un menu de réglages assez précis peut être appelé à tout moment pour adapter les jeux émulés et faire des réglages d’optimisation. Rien de vraiment extraordinaire selon les testeurs mais un service utile et pratique.

L’interface est minimaliste mais reste correcte. On retrouve les éléments classiques du genre : mini-joysticks, croix directionnelle, boutons ABXY, gâchettes et autres éléments de contrôle de l’interface. La connectique est simple avec un port USB type-C de charge et de données, un jack audio 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC pour stocker vos ROMs. Des enceintes stéréo sont également de la partie et la console propose un module Wi-Fi5 et Bluetooth 5.0 pour se connecter au réseau. Le SoC embarqué est ventilé activement pour éviter que la Mangmi AIR X ne chauffe trop. A noter que cette ventilation n’est pas active en permanence mais régulée par une sonde.
L’écran est annoncé comme très correct avec une définition de 1920 x 1080 sur 5.5 pouces, un rafraichissement de 60 Hz et une colorimétrie établie à 110% de la norme sRGB.

L’objet mesure 20.34 cm de large pour 8.74 cm de haut et 1.68 cm d’épaisseur, la console pèse 286 grammes et peut être livrée en trois coloris : blanc, noir et « Retro »… Ses plastiques et ses finitions ne sont clairement pas optimum sans pour autant être de mauvaise facture. C’est le genre d’engin parfait pour un usage d’un outil comme Steam Link afin de jouer dans son canapé depuis un titre lancé sur son PC depuis le même réseau Wi-Fi.
Lancée à 99.99$, la Mangmi Air X est remontée pendant quelques mois à 119.99$, elle vient tout juste d’être remise en vente à 99.99$ + 16$ de port soit 104.25€ au total une fois converti par Paypal.

Mangmi Air X : la console parfaite pour le streaming à 104€ © MiniMachines.net. 2026

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Asus n’est pas le premier sur ce segment, mais son ZenScreen Color aura sans doute plus de poids que des concurrents. Les solutions Paperlike de Dasun restent quasi impossibles à obtenir en Europe.

ZenScreen Color ePaper
L’écran Asus ZenScreen Color ePaper MP13UC est un écran de 13.3″ qui emploie une dalle E Ink couleur en proposant un rafraîchissement de 35 Hz. Ce type de dalle propose un affichage très reposant pour la vue et insensible à la lumière extérieure. Des dalles en général hors de prix mais qui peuvent être un vrai confort pour certains utilisateurs.
L’écran, orientable en mode portrait ou paysage, offre une diagonale affichant en 3200 x 2400 pixels en 4:3 pour une densité de 300 points par pouce en niveau de gris et moitié moins en couleurs. Sa colorimétrie est faible, ce qui le destine surtout à un travail du texte, avec 4096 couleurs seulement on n’aura ni beaux dégradés ni justesse d’image pour du travail graphique. Point intéressant, l’accroche du pied de l’écran ZenScreen Stand ATS01D est pensée pour être retirée.

Ainsi, il sera possible d’emmener son ZenScreen Color en balade et de le raccorder simplement à un portable comme écran secondaire ou principal. Alimenté en énergie et en données par ses prises USB Type-C, la connectique se limitera dans la majorité des cas à un unique câble. Cela fait un écran secondaire en déplacement qui peut être très intéressant pour partager des informations. On note au passage le choix d’Asus de conserver une dalle fine en reléguant l’électronique sur un des bords les plus larges de l’affichage. Aucune mention d’un haut-parleur ou d’une batterie qui pourraient y être intégrés n’est faite de la part d’Asus.

Le pied ZenScreen Stand ATS01D restant sur votre bureau jusqu’à votre retour.
Pas de prix ni de date de commercialisation pour ce produit pour le moment. Asus n’annonce aucune disponibilité pour le moment. Comme d’habitude avec la marque, il faudra compter sur la volonté des antennes locales pour pousser le produit en magasin. Difficile d’évaluer l’attrait de ce type de produit et le public susceptible d’y investir pour le moment. Il va sans dire que le prix de ces modèles n’est pas donné.

Le Bigme B13
BigMe, un des acteurs parmi les moins chers de ce secteur, annonçait un modèle B13 de 13,3 » à 599€ prix public il y a tout juste un an. Aujourd’hui il est listé à 643.99€.
Asus ZenScreen Color ePaper : un écran EInk couleur © MiniMachines.net. 2026

La carte de développement Radxa Dragon Q8B apparaît un tout petit peu plus d’un an après la sortie de son modèle Q6A sous processeur Qualcomm QCS6490. Mais là où le précédent modèle se glissait dans le format d’une carte Raspberry Pi traditionnelle, le nouveau change de format.

La Radxa Dragon Q8B a une empreinte plus forte. Avec 10 cm de large pour 7.5 cm de profondeur, elle propose une plus grande connectique, distribuée sur deux côtés et donc pensée pour une intégration dans un format boîtier. À son bord on retrouve donc un Snapdragon 8cx Gen 3. Un SoC lancé par Qualcomm en 2021 et qu ivisait alors une compatibilité avec Windows 11 et qui reste supérieur à la puce précédente. Comme d’habitude chez Qualcomm, il ne faut pas s’attendre à voir son haut de gamme sur des intégrations très éloignées de smartphones. Ce n’est pas son cœur de cible.

Associés à cette puce, on retrouvera de 4 à 32 Go de mémoire vive LPDDR4x-4266 avec des prix débutant à 185€ pour la version 8Go pour atteindre 503€ en version 32 Go. Les modèles de 4, 16 et 32 Go ne sont pour le moment pas disponibles en précommande. La version 8 Go ne sera disponible que fin juillet ou début août après précommande. La version 4 Go n’a pas de tarifs, quant au modèle 16 Go… il est listé à 291€.
La partie stockage sera laissée à votre discrétion avec pas moins de quatre options possibles. En premier lieu un classique lecteur de cartes MicroSDXC qui permettra de booter un système. Une option permettant d’ajouter un module de stockage UFS 3.1 est également présente, tout comme deux ports M.2 2280 en NVMe. Le premier en PCIe 3.0 x4 et le second en PCIe 3.0 x2.

Un port M.2 2230 permettra d’ajouter une carte supplémentaire, en général un modèle Wi-Fi pour une communication sans fil. Un port FPC lié au système via une ligne PCIe 3.0, permettra de profiter des nombreuses extensions lancées pour les Raspberry Pi 5.
La connectique avant est sobre puisqu’on ne retrouve que deux ports USB 3.2 Gen 2 Type-C basiques. À l’arrière, par contre, c’est beaucoup plus complet : deux USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, deux Ethernet 2.5 Gigabit, une sortie HDMI, un jack audio 3.5 mm, une entrée micro et un port USB Type-C qui servira a alimenter le tout en 60W.
La Radxa Dragon Q8B proposera en outre les fameuses 40 broches du format Pi pour piloter des éléments externes en plus de fonctions classiques comme un port pour alimenter un ventilateur piloté, une batterie externe pour conserver une horloge système à l’heure et même deux boutons. Le premier pour démarrer la carte et le second pour des opérations de maintenance.

On manque un peu d’infos sur la partie logicielle de l’offre. La carte est censée accepter plusieurs distributions Linux en plus du système Radxa OS. La marque parle de compatibilité avec Armbian, Ubuntu, Nix OS et Arch Linux. Le fait que la puce de cette Radxa Dragon Q8B soit pilotée par un SoC ayant tourné à bord de plusieurs machines compatibles Windows peut également laisser penser à un portage du système vers la carte. La marque fait d’ailleurs plus que le suggérer. Même si les machines ainsi équipées n’ont pas spécialement brillé par leurs performances, le portage pourrait avoir un certain intérêt pour les utilisateurs.

La Dragon Q8B semble en tout cas très complète, bien construite et Radxa poursuit un travail de développement qui porte ses fruits avec Qualcomm. Sur ce même Computex, le constructeur présente deux minimachines complètes sous la référence Dragonstation. Des propositions originales pour permettre la construction de NAS ou de serveurs.
Radxa Dragon Q8B : une SBC très complète sous Snapdragon © MiniMachines.net. 2026

En décembre 2025, je publiais un papier pour affirmer que personne ne connaissait le prix de la Steam Machine. Pas même Valve. Cela pour une bonne raison, le prix de l’engin était totalement chamboulé par l’explosion du tarif des composants mémoire, stockage et processeurs.
Je reste persuadé que Valve avait, au moment de l’annonce de l’engin en novembre 2025, le doigt qui planait au-dessus du bouton « Go ». Que l’explosion des prix de la mémoire les a pris par surprise comme cela a été le cas pour l’essentiel des fabricants de PC internationaux. Plus que le prix lui-même, c’est le rationnement global des disponibilités qui a créé une crise. Rendant le lancement de la production des machines très compliqué puis impossible. On ne lance pas une production de plusieurs dizaines de milliers de pièces sans savoir si on pourra la mener à bien faute de composants. C’est prendre le risque de commander des millions d’euros de matériel sans pouvoir rien vendre et de laisser déprécier le tout.
Aujourd’hui, Valve annonce une encore énigmatique date de sortie pour cet été. Probablement parce que la marque a dû sécuriser suffisamment de stock de composants pour pouvoir lancer son produit. Estimant également que le besoin de stock a baissé par rapport à ses estimations en 2025. Le prix de la console va sans doute augmenter son tarif, largement, par rapport aux prévisions de Valve l’année dernière. Ce qui devrait baisser l’intérêt de l’objet et donc le besoin de produire des consoles en nombre.
C’est donc cet été qu’une première salve de ce qui devait être un succès commercial en 2025 va être mise en vente. Tout le monde se doute que si Valve garde pour le moment le prix de l’engin encore secret, c’est parce que la situation risque d’être intenable. Toute la problématique de la console est qu’elle mélange deux types de mémoires à forte contrainte: 16 Go de DDR5 et 8 Go de GDDR6 pour la partie graphique. L’impact de ces deux éléments, en plus d’un stockage NVMe, a dû totalement rebattre les cartes de la stratégie tarifaire de l’objet. Je pense que la puce AMD est moins sujette à une augmentation de prix puisqu’elle est née d’un partenariat direct avec les équipes de création de puces Custom d’AMD. Ce qui a sans doute donné lieu à une négociation et un contrat.
Une chose semble assez claire pour moi, si Valve annonce la console pour cet été, c’est parce que la situation devient intenable. Des frais ont été engagés dans un appareil qui n’a pour le moment donné aucun retour sur investissement. Le fait que la température de prix ait monté également partout autour de la console avec des PC de plus en plus chers va permettre également aux acheteurs potentiels de relativiser un peu son tarif. Mais je doute que l’engin arrive à séduire aussi bien le public que ce qui était prévu par la marque au début de sa conception.
Valve confirme le lancement de la Steam Machine pour cet été © MiniMachines.net. 2026

En dévoilant les puces Arc G3 Extreme, Intel se permet de faire un joli pied de nez à AMD. La marque, que certains jugeaient moribonde il y a quelques trimestres seulement, s’offre un revirement spectaculaire.
Lancer une console PC sous processeur Intel en 2025 paraissait être une mauvaise idée, à raison. MSI s’y est essayé et a dû baisser ses tarifs de manière spectaculaire pour les vendre avant de basculer dans le camp d’en face en proposant une solution sous processeur AMD. Les puces AMD Ryzen étaient alors clairement bien mieux placées que les solutions Intel.
Aujourd’hui, la situation s’est inversée, c’est le résultat d’un effort important d’Intel pour se remettre à niveau sur tous les plans : recherche et développement à long terme sur les circuits graphiques, optimisation des processus de fabrication comme des pilotes, sans oublier un gros effort marketing pour réunir plusieurs constructeurs. Un effort massif rendu possible par des investissements extravagants et qu’il va falloir éponger.

La présentation qu’a faite Intel de sa nouvelle gamme de processeurs au Computex 2026 est beaucoup plus détaillée que ce qui avait été présenté auparavant. Les deux puces sont assez proches techniquement parlant et ne diffèrent finalement que sur quelques points. Même nombre de cœurs, fréquence identique à 100 MHz près, même cache et même NPU. La nuance entre les deux puces est principalement liée au circuit graphique puisqu’on passe du fleuron de la gamme qu’est le B390 avec 12 cœurs Xe à un B370 en 10 cœurs. La fréquence de ce second circuit est également inférieure de 100 MHz et le TDP varie de 5 watts en mode Turbo au désavantage de la puce la plus puissante.
Tout cela est très intéressant mais manque de contexte pour se rendre compte des performances proposées. C’est sur ce point qu’Intel a mis l’accent au Computex. Histoire d’enfoncer le clou sur sa proposition.

Les Arc G3 et Arc G3 Extreme sont passés à la moulinette d’un grand nombre de tests de jeux. Ici, poussés en mode 30 et 35 watts, c’est-à-dire au maximum de leurs capacités, ils proposent des performances assez impressionnantes. Surtout si on considère que ces résultats sont obtenus sur un système Windows 11.
Si certains titres sont en dessous des fatidiques 30 images par seconde en FullHD pour le Arc G3, les Arc G3 Extreme sont toujours situés au-dessus avec des scores variables qui vont jusqu’à des 100 images par seconde sur des titres récents comme Arc Raiders. La promesse ici est de proposer de quoi jouer très confortablement au détriment de la batterie. Ce qui sous-entend une exploitation plus proche d’un mode sédentaire sur un dock et un téléviseur que l’emploi en réelle mobilité.
Il est en tous les cas très intéressant de constater l’énorme impact qu’ont les nuances entre les deux versions de la puce. Les deux cœurs Xe supplémentaires du modèle Arc G3 Extreme font ici une réelle différence.

Face à une autre puce Intel, un processeur Core Ultra 7 258V équipé d’un circuit Arc 140V, la nouvelle gamme a encore largement l’avantage. Nous n’avons pas droit au détail des performances obtenues, les consoles équipées de cette puce Extreme se comportent cependant mieux à définition égale, que les portables équipés de cette puce Lunar Lake.

Face aux AMD Ryzen Z2 Extreme et pour une consommation identique de 35W, Intel est encore devant. Des solutions MSI et Asus sont comparées pour obtenir des formats de consoles assez similaires. Encore une fois on pousse les deux modèles au maximum de leurs capacités. Les écarts sont à chaque fois à l’avantage d’Intel même s’il ne faut pas oublier que ce dernier est ici aux commandes des tests et de la présentation de ces résultats.

En termes de puissance, suivant les titres, Intel affiche de 10 à 85% d’images par seconde au-dessus d’un Ryzen Z2 Extreme. Et cela alors que la puce n’est probablement pas totalement optimisée. AMD a eu plus de temps pour peaufiner ses pilotes. C’est là encore un point gagnant pour Intel et sa nouvelle gamme. Un point qui explique l’empressement des constructeurs à s’intéresser à cette gamme de puces.

Mais le résultat le plus intéressant à prendre en compte dans cette débauche de tableaux est sans conteste celui-ci. Intel met en avant une puce Arc G3 Extreme configurée pour fonctionner dans un TDP de 17 W en face d’une solution AMD Z2 Extreme à 35 watts. Autrement dit, une console en mode performances sur batterie en mobilité avec une bonne autonomie en face d’une console dont l’autonomie sera probablement bien moins bonne.
Ce qui devrait être clairement au désavantage complet d’Intel reste assez souvent positif. Certains titres sont mesurés en négatif et un Call of Duty se voit 19 % moins rapide dans ces conditions sous Arc par rapport à la puce AMD. Mais d’autres titres comme Diablo IV ou Fortnite sont 14 ou 34% plus véloces… Si les deux solutions ne sont pas exactement équivalentes, elles laissent entendre que les consoles équipées des puces Intel pourront proposer assez souvent plus de performances et plus d’autonomie à la fois.

Enfin, la puce Arc G3 Extreme d’Intel est positionnée en 12 watts face à un Z2 Extreme d’AMD dans la même enveloppe. Ce scénario-là est peut-être le plus intéressant de tous car il reflète un usage réel de ces machines particulières que sont ces consoles. Et si les deux engins de MSI et d’Asus sont au coude à coude sur certains titres, force est de constater que des écarts se creusent nettement sur d’autres. On passe de jeux juste « jouables » à des affichages réellement confortables. C’est particulièrement vrai dans le milieu du tableau.

Intel introduit alors une notion d’Endurance Gaming qui colle bien à la catégorie produit. Il s’agit d’aller au-delà des simples performances brutes qui consistent à voir ce que donne un processeur dans le meilleur des cas, en laboratoire. Le résultat d’un benchmark qui ne sert en réalité qu’à se comparer à d’autres benchmarks. L’idée ici est de coller au terrain et de refléter plus précisément ce que peuvent attendre les utilisateurs d’un engin de ce type.
Avec une exploitation en dessous du maximum de ses performances mais proposant une certaine jouabilité, on obtient une console qui peut s’utiliser au-delà de quelques heures, chauffe moins et fait moins de bruit à cause de sa ventilation. Des « détails » que les tests de performances ne prennent pas en compte mais qui changent l’usage de ces appareils du tout au tout.
Personne n’a envie d’une console pensée pour le canapé mais qui partage avec tout le monde un bruit d’avion au décollage. Personne ne veut d’un engin qui va vite mais pendant quelques grosses dizaines de minutes seulement. Personne ne veut sentir un plastique bouillant entre ses mains au bout d’une heure de jeu. Assurer un fonctionnement en 12 watts confortable est donc un point capital pour séduire un large public.

Intel promet que sur une MSI Claw 8 EX AI+ en Arc G3 Extreme, l’activation du mode endurance pousse l’autonomie de 2H47 à 5H51 sur un jeu comme Forza Horizon 6. De 2H31 à 5H55 sur GTA V et de 3H37 à 11H45 sur Team Fortress 2. Cela se fera au détriment de la fluidité d’affichage, bien sûr, mais on peut constater sur le tableau juste au-dessus que deux titres fonctionnent au-delà des 30 images par seconde. Forza à 49 fps et GTA V à 99 fps.
Des résultats qui changent totalement l’exploitation de ce type de console. Ils autorisent tout simplement une exploitation longue entre deux passages par la prise. Mieux, associés à une bonne batterie externe, ils vont permettre d’assurer un service complet où l’ajout de cet accessoire permettra de recharger la console pendant le jeu au lieu de juste réduire sa perte d’autonomie.

Intel a donc en main une gamme de processeurs tout à fait performants qu’il compte intégrer dans un format de niche. Les consoles PC ont certes un certain poids dans l’actualité informatique ces derniers mois, mais elles ne sont pas au centre des préoccupations de tout le monde. Et, avec la crise des composants, ces produits ultra spécifiques sont devenus encore moins une préoccupation pour la majorité des acheteurs.
Avec des prix en nette hausse et des priorités informatiques réservées, logiquement, à des outils plus essentiels, ces consoles sont passées de solutions de jeu envisagées pour se faire plaisir à des caprices souvent jugés hors de prix.
La solution la plus évidente pour qu’Intel ait un retour sur investissement rapide, serait que la marque s’intéresse à d’autres formats pour ces processeurs. Je pense en particulier à deux emplois spécifiques. Le premier serait une version Intel Arc Extreme intégrée à un format MiniPC. Une solution capable de concurrencer la Steam Machine qui tarde, avec un prix concurrentiel. En proposant une solution de refroidissement efficace pour tenir un Arc G3 Extreme à 35 Watts en permanence, il y aurait là de quoi proposer une solution très intéressante. Avec un design pensé pour le salon, la puce trouverait sans doute preneur.

L’autre format serait plus évident encore. Une grande partie des clients potentiels de ces puces Arc G3 et Arc G3 Extreme ne sont pas spécialement intéressés par l’objet « console » mais trouveraient sans doute diablement séduisants des ultraportables équipés de ces puces. La problématique pour Intel étant de ne pas cannibaliser le parc de stations de jeux et ses puces haut de gamme. Mais de très nombreux joueurs seraient prêts à craquer pour un format à la fois ludique et capable de rendre des services classiques sous processeur Arc G3 ou Arc G3 Extreme. Et si l’argument d’une interface plus adaptée au jeu grâce au format console semble faire barrage a première vue, il ne faut pas perdre de vue qu’une énorme partie du catalogue de jeux du monde PC nécessite un clavier et un curseur. Et qu’il est plus facile d’ajouter une manette à un engin portable de petite diagonale que de rajouter un clavier et une souris à une console.
En ouvrant son offre à plus d’engins pendant cette période de crise où la clientèle va probablement rester très éloignée des dépenses purement ludiques. Intel aurait moyen de séduire énormément de monde en proposant son offre de jeu pour des machines paradoxalement plus sérieuses.

Pour le moment, les premiers indices indiquent que les consoles dépasseraient les 1500$ en Arc G3 Extreme. Le revendeur américain BestBuy a listé la MSI Claw 8 EX AI+ en version 32 Go et 1 To à 1699$ HT. Un tarif qui ne fonctionnera pas auprès du public.
J’ai pendant longtemps travaillé en tant que vendeur d’ordinateurs, des machines que je montais et dont nous, mon compère de l’époque et moi-même, décidions des composants. Et le jeu d’assemblage que nous pratiquions dépassait la pure logique de performances pour s’intéresser à la psychologie de nos clients. Nous avions très vite compris que le format de certains PC dépassait en réalité toute logique comptable.
Un acheteur de PC dédié au jeu cherche un ordinateur performant. C’est cette performance qu’il achète. Cela parait être une évidence, mais c’est un peu plus complexe que cela. Cette « enveloppe de performance » va au-delà du jeu dans le monde PC. Le client potentiel d’un ordinateur de jeu se dit qu’un PC de ce type peut certes lui permettre de jouer mais il peut également faire tout ce qu’un PC classique sait faire en amont : de la bureautique, du web, des activités créatives et autres.
C’est là qu’entre en jeu l’étrange psychologie de l’acheteur. Il entame une réflexion qui consiste à se dire que sur la totalité de son investissement, une bonne partie est liée à une activité justifiable et sérieuse. Une sorte de coussin psychologique qui éponge une partie de la dépense, le côté ludique étant un plus « pour se faire plaisir ».
Suivant les profils et les machines, cette proportion varie. Sur un ordinateur portable « gaming » dans un prix de milieu de gamme, l’acheteur considère que 60 à 70% du tarif n’ont en réalité rien à voir avec le jeu. Il s’agit avant tout d’un ordinateur et donc d’un investissement qui correspond à un besoin que tout le monde a. Les 30 à 40 % restants sont liés à la partie « ludique » : la carte graphique, le petit bonus de processeur et de mémoire par exemple. L’achat se fait en comparant un ordinateur portable a 700€ « classique » avec un circuit graphique intégré et une machine gamer à 1000€ disposant d’un circuit graphique externe. Et si la dépense totale ne pose pas de problème, l’acheteur gomme alors totalement le prix global de la machine pour ne s’intéresser qu’aux 300€ de différence entre les deux modèles. C’est ce seul montant qui va décider de l’acte d’achat, tout le reste passe à la trappe.
Sur un ordinateur haut de gamme, le ratio sera différent. La partie « achat indispensable » pour des usages classiques tombe à 40 ou 50% du montant total. Le reste est considéré comme un investissement ludique. Il est alors beaucoup plus difficile de craquer en étant juste « raisonnable ». Entre un portable à 700€ qui fera exactement tout ce dont l’utilisateur a besoin et une machine à 2000€ blindée de mémoire, de stockage et avec une carte graphique haut de gamme, il est difficile de justifier un achat purement logique.
Cette manière de voir l’investissement dans l’informatique a d’ailleurs été exploitée par les constructeurs ces dernières années. On a vu apparaître des machines « créatives » dont les composants n’étaient rien d’autre que ceux des machines de joueurs. Les deux étant pilotés par des éléments techniques identiques. L’idée ici était de rajouter un élément de plus dans l’équation d’achat.
En rajoutant un discours expliquant que l’on passe d’un PC entrée de gamme à un PC « créatif et jeu » on change les ratios. Il s’agit de relativiser la partie loisir pur en ajoutant de nouveaux usages : conception 3D, montage vidéo, retouche d’image, création graphique, gestion du son. Sur un ordinateur portable GeForce RTX haut de gamme aujourd’hui, on peut considérer la distribution de l’investissement pour 40% vers un usage classique, 30% vers une exploitation créative et 30% lié à une pratique vidéoludique.

1799€ pour un portable 15″ gaming, plus puissant et compétent qu’une console PC
Cela permet pour quelqu’un qui s’apprête à dépenser 2000€ dans un PC « premium » de relativiser généreusement son achat. J’ai entendu des clients penser à haute voix leur réflexion d’achat et cela donne un discours très lisible : « j’ai besoin d’un portable. Je peux mettre raisonnablement une certaine somme pour avoir une machine qui va correspondre à mon besoin immédiat parce que mon ancien modèle donne de sérieux signes de faiblesse. Mais j’ai envie d’un portable de jeu, une machine puissante qui va durer longtemps. L’avantage de cette machine à 2000€ c’est qu’elle va permettre de trier et retoucher mes photos, faire des montages vidéos, me permettre de faire de la 3D et les 1000 autres trucs que je ne pouvais pas faire avec mon ancien modèle. En plus de cela, elle correspond pile à la liste des composants du prochain jeu que je guette depuis des années et qui vient de sortir. »
Au final, dans la tête de l’acheteur, il y a deux choix : le premier consiste à dépenser 800€. Le second à investir 2000€. Mais au lieu de se dire « je me fais plaisir en dépensant 1200€ en plus pour jouer », il estime que la part de jeu est limitée à ce que la partie créative ne propose pas. Et cela brouille suffisamment les pistes pour que le client ne garde dans le pire des cas que la moitié des 1200€ restants comme un achat « loisir ».
Ce qui permet encore une fois de relativiser la dépense parce qu’après tout, le jeu vidéo est un loisir comme un autre, qu’on a le droit de se faire plaisir. Sans compter l’argument très valable de la pérennité de l’achat. Et du discours qui va souvent avec : « ma dernière machine, je l’ai gardée 10 ans ». Et l’acheteur de se faire croire que sur les 2000€ de dépense, il n’y a finalement que 600€ réellement liés au jeu. C’est cette manière de penser qui fait que le marché du gaming « premium » existe aujourd’hui.
Il existe des gens pour qui les 1699$ annoncés pour la console MSI sous Arc G3 Extreme ne sont pas un problème. Mais ils sont assez peu nombreux. Pour connaitre le budget qu’un joueur lambda considérera comme normal a injecter dans un objet purement ludique, ce n’est pas très compliqué. Il suffit de regarder le prix d’une console Nintendo Switch 2 ou d’un Steam Deck avant leurs hausses respectives. À savoir entre 450 et 600€. Au-delà de ce tarif, on entre déjà dans des eaux assez troubles.
Le problème pour ces consoles PC c’est qu’elles ne peuvent absolument pas jouer sur la perspective du monde PC. Qui va, en toute bonne foi, se dire qu’en mettant 1700$ HT dans une console de ce type, il va également pouvoir remplir sa feuille d’impôts, faire de la bureautique, télétravailler, calculer son budget vacances et surfer confortablement. Bien entendu, il sera possible de le faire en ajoutant un clavier, une souris, un écran secondaire et un éventuel hub pour améliorer cette interface. Mais on est loin, très loin d’un format idéal pour ces usages tel que le promet un portable créatif. Personne ne va emmener une console en réunion, aucun parent ne consentira à investir dans l’objet pour qu’un enfant démarre le lycée ou entame des études supérieures.
Injecter une telle somme dans une ROG Ally, une Acer Predator Atlas ou une MSI Claw cela restera considéré comme une dépense. Mettre la même somme dans un portable ou une tour est considéré comme un investissement. Et cela fait toute une différence. Intel doit également considérer les reproches de performances et d’interfaces faits aux consoles qui ne sont pas sous SteamOS. Elle peut, en changeant d’objet, en faire un avantage. Windows 11 est bourré de défauts, mais cela reste un outil de production. Intel peut choisir de mettre cela en avant dans un format plus classique.
Les puces Intel ARC G3 et Arc G3 Extreme, si elles restent cantonnées à ces dispositifs de consoles PC à des prix au-delà des 1500€, risquent fort de ne pas se vendre. En les basculant dans un marché plus classique, pourquoi pas en ultraportable au vu de leur excellent comportement en basse consommation, elles pourraient au contraire revigorer le marché. Je suis bien certain qu’Intel et ses partenaires en ont conscience.
Arc G3 Extreme, Intel va t-il ouvrir sa puce à plus de PC ? © MiniMachines.net. 2026

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