On n’a pas particulièrement l’habitude de causer Silent Hill ici. Et pour cause ! Mis à part la très courte expérience Short Message ou encore quelques passages spécifiques de Silent Hill 4, la vue à la première personne ne rime pas vraiment avec la licence culte de survival horror. Eh bien, c’est sur le point de changer cet automne avec le dernier titre en date qui, dans la lignée de Silent Hill f, viendra continuer d’étendre l’univers de la série à travers un nouveau spin off : Townfall.
Nous incarnerons ici Simon Ordell, qui devra faire face à son passé en explorant la ville insulaire de St. Amelia (surprenamment nimbée d’une épaisse brume). Pour nous aider dans nos péripéties horrifiques, le jeu mettra à notre disposition le CRTV, une petite télévision portative, qui fera aussi bien office de vecteur narratif que de support au cours des énigmes. Assez classiquement pour ce genre de titre, les affrontements ne seront pas toujours la meilleure option pour privilégier sa survie, et il faudra parfois ruser ou faire preuve de furtivité afin de voir le bout de l’aventure. Conclusion qui, à l’instar du jeu précédent, sera influencée par les décisions prises par le joueur.
En attendant le remake de Silent Hill premier du nom, ce nouveau hors-série fera donc son arrivée le 24 septembre de cette année, comme annoncé lors du dernier State of Play. Une bonne nouvelle pour les fans de la licence, qui sont largement servis depuis que la machine a été relancée par Konami en 2024 avec le retour de Silent Hill 2. Si vous faites partie des enthousiastes, vous pouvez donc vous rendre sur la page Steam de SILENT HILL : Townfall afin de mettre ce nouveau titre dans votre liste de souhaits.
CATL développe des batteries lithium-air visant jusqu’à 12 000 Wh/kg, promettant une autonomie révolutionnaire pour les véhicules électriques.
CATL, acteur majeur mondial des batteries pour véhicules électriques, explore une technologie de rupture avec les batteries lithium-air, susceptibles d’atteindre une densité énergétique théorique de 12 000 Wh/kg. Cette innovation, encore au stade de la recherche, alimente l’espoir de lever l’un des principaux freins à l’adoption massive des véhicules électriques : l’anxiété d’autonomie. En comparaison, cette densité énergétique se rapproche de celle de l’essence, estimée à environ 13 000 Wh/kg, ce qui placerait les futures batteries dans une nouvelle catégorie de performance énergétique pour l’automobile électrique.
Dans un contexte où les constructeurs automobiles et les fournisseurs de batteries cherchent à améliorer l’autonomie, réduire le poids des packs et optimiser les performances des véhicules électriques, cette piste technologique représente une avancée potentiellement majeure. Aujourd’hui, les batteries lithium-ion dominent le marché, avec des densités énergétiques bien inférieures, tandis que les alternatives comme les batteries à semi-conducteurs promettent déjà des gains significatifs mais encore limités en comparaison des ambitions du lithium-air.
Une réponse aux limites actuelles des batteries lithium-ion
L’un des principaux obstacles à la généralisation des véhicules électriques reste la perception de leur autonomie. Même si les usages quotidiens montrent que la plupart des conducteurs gèrent sans difficulté la recharge, la question de la distance parcourue entre deux charges demeure un critère déterminant dans le choix d’un véhicule électrique, notamment sur les segments des SUV, des berlines familiales et des véhicules premium.
Les batteries actuelles à base de lithium-ion affichent des densités énergétiques comprises entre 250 et 270 Wh/kg. À titre de comparaison, les batteries à semi-conducteurs en développement revendiquent des valeurs supérieures à 500 Wh/kg, ce qui permettrait déjà d’augmenter significativement l’autonomie ou de réduire la taille des packs pour alléger les véhicules électriques.
Dans ce contexte, les batteries lithium-air apparaissent comme une rupture technologique potentielle. En utilisant le lithium métallique comme anode et l’oxygène de l’air comme réactif cathodique, cette chimie permettrait de réduire fortement la masse des composants internes, supprimant une partie des matériaux lourds et coûteux utilisés dans les architectures actuelles, comme le nickel ou le cobalt. Cette approche ouvre la voie à des batteries plus légères, plus compactes et potentiellement plus performantes.
Une technologie encore expérimentale mais prometteuse
Malgré ses promesses, la technologie lithium-air reste largement expérimentale. Les recherches actuelles en laboratoire montrent des progrès significatifs, avec des prototypes atteignant environ 1 200 Wh/kg, mais les défis industriels restent importants. Parmi les principaux obstacles figurent la sensibilité à l’humidité et au dioxyde de carbone, qui peuvent affecter la stabilité et la durée de vie des cellules.
Certaines avancées récentes, notamment issues de laboratoires comme l’Argonne National Laboratory et le Illinois Institute of Technology, ont permis d’améliorer la durabilité de ces systèmes, avec des cycles de vie atteignant environ 1 000 charges à température ambiante. Ces progrès suggèrent que des autonomies théoriques supérieures à 1 000 miles, soit environ 1 600 km, pourraient être envisageables dans le cadre de batteries de taille équivalente aux systèmes actuels.
Pour l’industrie automobile, une telle évolution transformerait profondément l’architecture des véhicules électriques, en permettant des modèles plus légers, plus performants et potentiellement plus proches en usage des véhicules thermiques en termes d’autonomie et de flexibilité.
Une stratégie de long terme pour CATL et l’industrie automobile
CATL considère la technologie lithium-air comme un axe stratégique à long terme dans le développement des batteries de nouvelle génération. L’entreprise, déjà impliquée dans la production de batteries sodium-ion et dans le développement de solutions avancées pour les véhicules électriques, poursuit une logique d’innovation progressive sur plusieurs horizons technologiques.
À court et moyen terme, les batteries sodium-ion devraient continuer à se développer, tandis que les batteries à semi-conducteurs devraient équiper progressivement des véhicules électriques haut de gamme, offrant des gains d’autonomie et de sécurité. Dans ce paysage évolutif, le lithium-air représente une ambition plus lointaine, susceptible de devenir une solution commerciale dans les années 2030 si les défis techniques sont surmontés.
CATL s’appuie sur son expérience industrielle pour transformer les avancées de laboratoire en solutions commercialisables, comme cela a déjà été observé avec certaines technologies de batteries entrées en production de masse. Cette capacité à industrialiser des innovations complexes positionne le groupe comme un acteur central de la transition énergétique dans le secteur automobile mondial.
Dans un marché où la performance, l’autonomie et la réduction du poids sont des critères essentiels pour les constructeurs automobiles, les avancées dans les technologies de batteries pourraient redéfinir les standards de la mobilité électrique et influencer durablement le design des véhicules, qu’il s’agisse de modèles urbains, de voitures de luxe ou de véhicules à haute performance.
Notre avis, par leblogauto.com
Les travaux de CATL sur les batteries lithium-air illustrent le potentiel encore largement inexploité des technologies de stockage d’énergie. Si les promesses de densité énergétique sont impressionnantes, elles restent pour l’instant théoriques et confrontées à des défis techniques majeurs. L’écart entre les résultats de laboratoire et une production industrielle fiable demeure important. Toutefois, la stratégie de long terme de CATL confirme la volonté du secteur des batteries d’explorer des solutions radicales pour repousser les limites actuelles de l’autonomie des véhicules électriques.
Tesla accélère le recrutement en Chine pour la conduite autonome, face aux retards du déploiement et à la concurrence locale accrue.
Tesla intensifie ses efforts en Chine pour accélérer le développement de ses technologies de conduite assistée avancée, alors que le constructeur américain accuse plusieurs retards dans le déploiement de ses systèmes d’aide à la conduite. Cette campagne de recrutement intervient dans un contexte de concurrence particulièrement forte sur le marché chinois des véhicules électriques, où les constructeurs locaux renforcent rapidement leurs propres solutions de conduite intelligente. L’enjeu est stratégique pour Tesla, qui cherche à maintenir son avance technologique dans un segment devenu central pour la performance et la différenciation des véhicules électriques haut de gamme.
Le constructeur dirigé par Elon Musk considère depuis plusieurs années la conduite autonome comme un pilier essentiel de sa croissance future en Chine. Cependant, les obstacles réglementaires, techniques et concurrentiels ralentissent la mise en œuvre de cette ambition. Dans un marché où les systèmes d’assistance à la conduite sont désormais largement intégrés aux véhicules premium comme aux modèles plus accessibles, Tesla doit accélérer le développement de son logiciel pour conserver sa position face à des acteurs chinois de plus en plus compétitifs.
Une campagne de recrutement massive et urgente
Tesla a publié récemment une série d’offres d’emploi qualifiées d’urgentes, couvrant plusieurs postes liés à la conduite autonome. Parmi les profils recherchés figurent des ingénieurs spécialisés dans les tests du système Autopilot, des opérateurs chargés d’essais en conditions réelles et des annotateurs de données. Cette campagne de recrutement s’étend sur neuf grandes villes chinoises, notamment des pôles industriels et technologiques majeurs comme Pékin, Shanghai, Wuhan et Guangzhou.
Ces postes reflètent la complexité croissante du développement des systèmes de conduite assistée, qui nécessitent à la fois des compétences en ingénierie logicielle, en analyse de données et en compréhension des environnements réglementaires locaux. Les ingénieurs doivent notamment être capables d’interpréter des cadres réglementaires complexes et de participer à des essais de validation destinés à répondre aux exigences des autorités.
Les opérateurs de test, quant à eux, sont chargés d’identifier les performances du logiciel en conditions réelles, en analysant ses améliorations et ses éventuelles régressions au fil des mises à jour. Cette phase de développement est cruciale pour fiabiliser les fonctionnalités de conduite assistée et préparer un déploiement plus large sur le marché chinois.
Un retard face à une concurrence chinoise dynamique
Le déploiement du système de conduite autonome de Tesla en Chine prend du retard par rapport aux ambitions initiales du constructeur. Elon Musk avait évoqué un lancement plus précoce de sa technologie avancée d’assistance à la conduite, mais les délais se sont allongés en raison de contraintes réglementaires et d’exigences locales plus strictes.
Ce retard intervient alors que les constructeurs chinois, tels que Xiaomi, Huawei et Xpeng, ont déjà intégré des systèmes de conduite urbaine avancée dans leurs véhicules électriques. Ces technologies sont souvent proposées comme des fonctionnalités standard, ce qui réduit l’avantage compétitif historique de Tesla sur le plan logiciel.
Dans ce contexte, la conduite autonome ne représente plus uniquement un élément différenciant haut de gamme, mais devient un standard technologique attendu par les consommateurs sur le marché automobile chinois. Cette évolution oblige Tesla à accélérer ses tests et à renforcer ses capacités locales de développement pour ne pas perdre davantage de parts de marché.
Un enjeu stratégique pour la croissance mondiale de Tesla
La conduite autonome constitue un élément central de la stratégie économique de Tesla. Au-delà des performances techniques, elle représente un potentiel de revenus récurrents via des services logiciels et des abonnements, dans un contexte où la concurrence sur les prix des véhicules électriques exerce une pression importante sur les marges.
Elon Musk a souvent présenté la conduite entièrement autonome comme un facteur déterminant de la valorisation future de l’entreprise. Dans cette logique, le développement du Full Self-Driving en Chine est considéré comme essentiel, en raison du poids stratégique de ce marché dans les ventes mondiales du constructeur.
Tesla a déjà mis en place plusieurs infrastructures pour soutenir cette ambition, notamment un centre de données à Shanghai et des partenariats avec des acteurs locaux de la cartographie. Malgré ces efforts, le constructeur n’a pas encore obtenu l’autorisation de déployer pleinement son système à l’échelle nationale, bien qu’il ait reçu certaines approbations partielles pour des tests pilotes.
Dans un environnement réglementaire plus strict et face à une concurrence technologique locale en forte progression, Tesla doit désormais conjuguer adaptation locale, innovation logicielle et accélération industrielle pour espérer atteindre ses objectifs en matière de conduite autonome en Chine.
Notre avis, par leblogauto.com
Le recrutement massif de Tesla en Chine illustre les difficultés du constructeur à industrialiser rapidement sa conduite autonome sur un marché devenu très compétitif. Les retards de déploiement montrent que les contraintes réglementaires locales jouent un rôle déterminant dans le calendrier technologique. La montée en puissance des constructeurs chinois réduit également l’avance de Tesla sur les systèmes d’aide à la conduite. Dans ce contexte, la stratégie logicielle devient un levier essentiel pour maintenir la position du constructeur sur le segment des véhicules électriques premium.
Hier soir, nous avons enregistré le 87ᵉ numéro de NoScope sur notre chaîne Twitch. Comme à notre habitude, nous sommes revenus sur l’actualité des FPS de ces dernières semaines, et notamment les playtests d’Hell Let Loose: Vietnam, la nouvelle saison de Marathon, ou encore le milliard financé pour Star Citizen. On a aussi fait un long détour sur les annonces du Summer Game Fest et autres showcases qui se sont déroulés jusqu’ici.
00:00:00 – Intro 00:01:28 – Les actus FPS : les playtest d’Hell Let Loose: Vietnam étaient bien 00:05:55 – Les actus FPS : Destiny, c’est fini ! 00:08:09 – Les actus FPS : le milliard pour Star Citien 00:12:50 – Les actus FPS : la saison 2 de Marathon a l’air sympa 00:16:27 – Les actus FPS : annonce du prochain CallOf’ 00:19:48 – Les actus FPS : les projets alléchants de Warhorse Studios 00:22:07 – DOSSIER : Les annonces des showcases qui nous ont marquées (ILL, WARDOGS, DOOM, Metro 2039…) 00:52:00 – QUIZ : les FPS pendant la Seconde Guerre mondiale 01:23:38 – PREVIEW : Fatekeeper 01:34:23 – PREVIEW : Subnautica 2 01:43:35 – TEST : Luna Abyss 01:55:17 – TEST : The Adventures of Sir Kicksalot 01:59:28 – TEST : Thick as Thieves 02:04:55 – PREVIEW : Reaper Actual 02:08:12 – TEST : Call of the Elder Gods 02:10:55 – À venir (SAND: Raiders of Sophie, MOLE, Dimhaven, Empulse…) 02:09:40 – À quoi on joue ? (Abyssus, Rogue Point, Al’ulA)
Et si vous n’aimez pas nos tronches, l’émission est également disponible en version podcast sur Soundcloud (jusqu’à la publication de l’émission suivante), mais aussi sur Spotify, Deezer, Anchor.fm ou Pocket Casts.
En espérant que ça vous fasse autant marrer à entendre que nous à le faire, on vous donne rendez-vous dans deux ou trois semaines pour un nouveau NoScope !
Les États-Unis veulent porter à 82 % le contenu nord-américain des véhicules dans l’USMCA, avec 50 % de production américaine.
L’administration américaine a proposé un durcissement significatif des règles d’origine applicables à l’industrie automobile en Amérique du Nord. Dans le cadre de la renégociation de l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (USMCA), Washington souhaite relever le seuil de contenu régional des véhicules à 82 %, avec une exigence supplémentaire : la moitié de cette valeur devrait être produite directement aux États-Unis. Cette orientation marque un renforcement de la politique industrielle américaine appliquée au secteur automobile, dans un contexte de concurrence internationale accrue et de tensions commerciales persistantes.
Cette proposition intervient alors que les négociations commerciales en cours redéfinissent les équilibres entre les trois pays partenaires. Le secteur automobile, stratégique pour les chaînes d’approvisionnement nord-américaines, est au cœur des discussions, notamment en raison de son poids économique, de son intégration industrielle et de sa transition vers les véhicules électriques. Les constructeurs automobiles, les équipementiers et les fournisseurs de composants sont directement concernés par ces évolutions réglementaires qui pourraient redessiner la cartographie de la production régionale.
Une refonte des règles d’origine automobiles
Le projet américain vise à relever les exigences actuelles de contenu régional prévues par l’USMCA. Aujourd’hui, les véhicules doivent contenir environ 75 % de pièces produites en Amérique du Nord pour bénéficier d’un accès préférentiel au marché. Le nouveau seuil proposé de 82 % représenterait une hausse significative, renforçant l’obligation d’intégration régionale dans la chaîne de production automobile.
Par ailleurs, la proposition inclut une dimension nationale plus marquée, avec l’exigence que 50 % de la valeur des véhicules soit produite aux États-Unis. Cela concernerait notamment les composants clés de l’automobile moderne tels que les moteurs, les transmissions, les éléments de carrosserie et les batteries pour véhicules électriques. Cette orientation viserait à accroître la part de la production industrielle localisée sur le territoire américain, dans une logique de réindustrialisation et de sécurisation des chaînes d’approvisionnement.
Ces nouvelles règles seraient plus strictes que celles actuellement en vigueur et pourraient modifier profondément les stratégies de production des constructeurs automobiles opérant en Amérique du Nord, qu’il s’agisse de véhicules thermiques, hybrides ou électriques.
Un impact direct sur le Canada et le Mexique
Les discussions commerciales en cours se déroulent principalement entre les États-Unis et le Mexique, le Canada n’ayant pas été inclus dans certaines sessions récentes de négociation. Cette situation soulève des interrogations sur la structure même de l’accord commercial, qui pourrait évoluer vers une approche bilatérale plutôt que trilatérale.
Selon plusieurs sources, les nouvelles propositions américaines ne prendraient pas en compte le contenu provenant du Canada dans le calcul des seuils révisés. Une telle exclusion modifierait profondément les équilibres actuels de la chaîne automobile nord-américaine, dans laquelle les trois pays sont fortement interconnectés.
Le Canada, déjà concerné par des tensions commerciales liées aux véhicules électriques et aux politiques industrielles régionales, se retrouve ainsi dans une position plus fragile dans le cadre des négociations. Le Mexique, de son côté, demeure un acteur central des discussions, notamment en raison de son rôle majeur dans la production de véhicules et de composants automobiles destinés au marché américain.
Cette réorganisation potentielle des règles commerciales pourrait également affecter les investissements industriels, les implantations d’usines et les stratégies d’approvisionnement des constructeurs présents dans la région.
Une renégociation sous tension de l’USMCA
Les discussions autour de l’USMCA s’inscrivent dans un calendrier précis, avec une révision formelle prévue avant la date limite du 1er juillet 2026. Si les trois pays parviennent à un accord, le traité pourrait être prolongé pour une période de 16 ans supplémentaires. Dans le cas contraire, il entrerait dans un cycle de révisions annuelles prolongé, pouvant durer jusqu’en 2036.
Dans ce contexte, les États-Unis ont déjà mis en place des mesures tarifaires sur certains produits importés du Canada et du Mexique, notamment dans les secteurs automobile et métallurgique. Ces droits de douane renforcent la pression sur les partenaires nord-américains et illustrent une stratégie commerciale plus offensive.
Les négociations actuelles s’accompagnent également de discussions sur la concurrence loyale et l’agriculture, tandis que de nouveaux cycles de pourparlers sont programmés entre Washington et Mexico. Aucune session similaire n’est actuellement prévue avec le Canada, ce qui accentue les incertitudes autour de l’équilibre futur de l’accord.
Dans ce contexte, l’industrie automobile nord-américaine se trouve au cœur d’un enjeu stratégique majeur, entre relocalisation industrielle, compétitivité des coûts, transition vers les véhicules électriques et redéfinition des règles commerciales régionales.
Notre avis, par leblogauto.com
Cette proposition américaine de hausse du contenu régional à 82 % illustre une volonté claire de renforcer la production industrielle sur le sol nord-américain. Le secteur automobile, déjà fortement intégré entre les États-Unis, le Mexique et le Canada, pourrait être profondément restructuré si ces règles étaient adoptées. L’exclusion partielle du Canada des discussions récentes accentue les tensions au sein du bloc commercial. Ces évolutions s’inscrivent dans une tendance plus large de réorientation des chaînes de valeur automobiles vers des logiques plus nationales et sécurisées.
Les défauts du système God’s Eye de BYD soulèvent des questions sur la fiabilité des technologies de conduite assistée avancée.
Le développement rapide des systèmes de conduite assistée avancée transforme profondément l’industrie automobile mondiale, entre promesses de sécurité accrue et risques liés à des technologies encore en phase de maturation. BYD, premier constructeur mondial de véhicules électriques, se retrouve aujourd’hui au centre des débats autour de la fiabilité de ses dispositifs d’aide à la conduite, notamment son système baptisé God’s Eye (« Œil de Dieu »), censé incarner le haut niveau de sophistication technologique de la marque. Derrière cette ambition de mobilité intelligente, plusieurs utilisateurs évoquent toutefois des dysfonctionnements préoccupants, mettant en lumière les défis d’une industrialisation rapide des technologies de conduite semi-autonome.
Des incidents qui interrogent la fiabilité du système
Le système God’s Eye a été conçu pour offrir une assistance avancée à la conduite, capable de détecter les dangers et de gérer une grande partie des tâches de pilotage. Pourtant, plusieurs témoignages d’utilisateurs remettent en cause la fiabilité de ces fonctions. L’exemple d’un propriétaire du SUV haut de gamme Yangwang U8 illustre ces préoccupations. Ce véhicule, facturé environ 1,1 million de yuans, était présenté comme un concentré de technologie automobile, combinant performance, luxe et assistance intelligente à la conduite.
Selon ce conducteur, plusieurs incidents se seraient produits, dont une accélération soudaine du véhicule atteignant 93 km/h dans une zone limitée à 60 km/h, ainsi qu’une déviation inattendue vers un terre-plein. D’autres cas évoquent des comportements imprévisibles du système de direction, qualifiés de « manœuvres fantômes », avec des changements de trajectoire brusques et potentiellement dangereux. Ces situations alimentent les inquiétudes autour de la maturité réelle des systèmes de conduite assistée intégrés aux véhicules électriques haut de gamme.
Le constructeur BYD affirme pour sa part avoir résolu certains problèmes signalés et indique accorder une importance particulière aux retours des utilisateurs. Toutefois, ces incidents contribuent à alimenter un débat plus large sur la sécurité des systèmes automatisés dans l’automobile moderne.
Une technologie généralisée à grande échelle
L’un des aspects les plus remarqués de la stratégie de BYD réside dans la diffusion massive de son système God’s Eye. Contrairement à de nombreux constructeurs qui réservent leurs technologies de conduite avancée à des modèles premium, BYD a choisi de l’intégrer à une large partie de sa gamme, y compris sur des véhicules urbains plus accessibles. Cette stratégie vise à démocratiser les fonctions d’assistance à la conduite et à renforcer l’attractivité des modèles électriques sur un marché extrêmement concurrentiel.
Le système est proposé en plusieurs niveaux, avec des capacités variables selon les segments de véhicules. Les modèles d’entrée de gamme disposent d’une version simplifiée reposant principalement sur des technologies de vision, tandis que les véhicules de milieu et haut de gamme bénéficient de versions plus sophistiquées intégrant davantage de capteurs, dont des systèmes Lidar pour les versions les plus avancées. Cette segmentation technologique permet à BYD de proposer une offre large, allant des citadines électriques aux SUV de luxe dotés de performances et d’équipements de pointe.
Cependant, cette généralisation rapide soulève des interrogations sur la standardisation du logiciel et la cohérence globale des performances. Les retours d’utilisateurs font état de dysfonctionnements variés, allant de problèmes de navigation à des difficultés dans la reconnaissance des routes urbaines ou des infrastructures routières automatisées.
Un débat global sur la conduite assistée
Les difficultés rencontrées par BYD ne sont pas isolées dans l’industrie automobile. D’autres constructeurs mondiaux sont également confrontés aux défis de la conduite assistée avancée et de la transition vers des systèmes partiellement autonomes. Aux États-Unis, certains systèmes concurrents font l’objet d’enquêtes après des accidents impliquant des technologies similaires, illustrant les enjeux de sécurité associés à ces innovations.
La question de l’équilibre entre déploiement massif et maturité technologique apparaît centrale. Dans le cas de BYD, l’intégration de God’s Eye sur une large partie de la gamme rend potentiellement les imperfections plus visibles, en raison du volume important de véhicules équipés. Certains experts estiment ainsi qu’un écart subsiste entre les capacités matérielles avancées et l’exécution logicielle, encore en phase de perfectionnement.
Cette situation met également en lumière les différences d’approche entre constructeurs automobiles. Alors que certaines entreprises privilégient des systèmes optionnels et progressifs, BYD a fait le choix d’une intégration à grande échelle, accélérant ainsi la diffusion de la conduite assistée mais exposant davantage les limites techniques actuelles.
Dans ce contexte, les promesses initiales d’une technologie appelée à devenir aussi indispensable qu’une ceinture de sécurité ou un airbag soulignent l’ambition du constructeur, mais également les défis encore à surmonter pour atteindre un niveau de fiabilité pleinement mature dans des conditions de conduite réelles.
Notre avis, par leblogauto.com
Le système God’s Eye de BYD illustre les tensions actuelles entre innovation rapide et maturité technologique dans le domaine de la conduite assistée. Si l’intégration massive de ces fonctions témoigne d’une stratégie industrielle ambitieuse, les retours d’utilisateurs révèlent encore des limites en matière de fiabilité et de cohérence logicielle. Le déploiement à grande échelle accentue mécaniquement la visibilité des défauts potentiels. Ce cas souligne plus largement les défis auxquels fait face l’ensemble de l’industrie automobile dans la transition vers la conduite semi-autonome.
Parmi les nouvelles licences du Xbox Games Showcase de cette année, celle-ci avait clairement de quoi attirer les regards. Magicians : The Devil’s Deal nous met dans la peau d’un magicien ayant pactisé avec le diable (jusque-là, si vous aviez lu le titre, ça devrait aller), contraint de triompher des épreuves de Theatreland afin de s’en échapper. Au cours de cette fuite en avant dans une version distordue et infernale de Londres, les affrontements semblent aussi exigeants que visuellement impressionnants.
C’est en tout cas l’ambition affichée par l’équipe derrière le titre, qui semble indiquer que la variété de sorts permettra – et requerra, même – une adaptation situationnelle du joueur en fonction de ses ennemis ou même de son environnement. Des projectiles classiques à l’immobilisation en passant par le contrôle de la gravité, Magicians : The Devil’s Deal veut vous donner l’impression d’être tout droit sorti de Poudlard. Et c’est sans compter sur l’ambiance visuelle et sonore que l’on doit à Uppercut Games, dont vous ne serez que peu étonnés d’apprendre que certains développeurs ont déjà fait leurs preuves sur des projets comme la licence BioShock.
Rien à dire là-dessus, la direction artistique est pour le moins envoûtante. Mais si les séquences d’action semblent prometteuses, il faudra attendre des extraits plus longs pour se rassurer sur la véritable efficacité du gameplay. L’histoire semble en tout cas profiter d’une mise en scène assez travaillée, et cet univers donne envie d’être exploré. Une aventure qui devra néanmoins attendre l’année prochaine. Alors si ce nouveau titre vous a ensorcelé, n’hésitez pas à vous diriger vers sa page Steam afin de l’ajouter à votre wishlist.
BYD renoue avec la croissance des ventes portée par l’export et la demande mondiale de véhicules électriques en hausse.
Les ventes de BYD enregistrent un rebond significatif après plusieurs mois de recul, portées principalement par la demande internationale de véhicules électriques. Le constructeur automobile chinois basé à Shenzhen affiche ainsi une progression globale pour la première fois en neuf mois, dans un contexte où la hausse des prix de l’énergie favorise la transition vers des motorisations électriques plus économiques à l’usage. Cette dynamique confirme l’importance croissante des marchés étrangers dans la stratégie de croissance du groupe, face à un marché domestique plus concurrentiel et sous pression.
Le développement international de BYD s’inscrit dans une phase d’expansion rapide de l’industrie automobile électrique chinoise. Alors que la concurrence s’intensifie sur le marché intérieur, notamment en raison d’une guerre des prix persistante entre constructeurs, les groupes les plus solides cherchent à diversifier leurs débouchés en renforçant leur présence en Europe, en Amérique du Nord et sur d’autres marchés stratégiques. BYD mise ainsi sur une gamme de véhicules électriques de plus en plus large, intégrant des technologies de batteries avancées et des solutions de recharge rapide, afin de répondre aux attentes d’une clientèle mondiale en quête de performance, d’autonomie et de mobilité plus durable.
Une reprise portée par les marchés internationaux
En mai, BYD a livré 383 453 véhicules, soit une légère hausse de 0,3 % sur un an. Si cette progression peut sembler modeste, elle marque néanmoins un retournement de tendance après plusieurs mois consécutifs de baisse des ventes. Le signal le plus significatif vient des marchés étrangers, où 160 644 unités ont été écoulées, confirmant le rôle clé de l’export dans la stratégie commerciale du constructeur.
Cette performance à l’international intervient dans un contexte favorable à la mobilité électrique. La hausse des prix des carburants incite de nombreux consommateurs à se tourner vers des véhicules électriques plus efficients, qu’il s’agisse de citadines, de berlines ou de SUV électriques. BYD tire parti de cette évolution en proposant une offre diversifiée, allant de modèles compacts accessibles à des véhicules plus technologiques intégrant des équipements de conduite assistée et des systèmes de batterie de nouvelle génération.
L’objectif affiché par le constructeur est ambitieux : vendre 1,3 million de véhicules hors de Chine cette année, soit une progression d’environ 25 % par rapport à 2025. Cette stratégie d’expansion reflète une volonté de consolider la présence de BYD sur les marchés internationaux, tout en réduisant sa dépendance au marché domestique.
Une stratégie d’expansion face à la concurrence mondiale
La progression des ventes intervient alors que BYD cherche à regagner la confiance des investisseurs après une baisse importante de ses bénéfices au trimestre précédent. Le constructeur fait face à plusieurs défis simultanés, notamment la réduction progressive des subventions publiques en Chine et une concurrence accrue de la part d’autres constructeurs automobiles locaux spécialisés dans les véhicules électriques.
Dans ce contexte, la montée en puissance des exportations apparaît comme un levier stratégique essentiel. BYD accélère le lancement de nouveaux modèles et met en avant ses technologies de batteries à recharge rapide pour renforcer son positionnement sur les marchés internationaux. L’entreprise s’inscrit également dans une logique d’optimisation industrielle et logistique afin de soutenir ses volumes de production tout en améliorant sa compétitivité.
L’Europe constitue l’un des principaux axes de développement du constructeur. BYD y enregistre une croissance soutenue de ses ventes, portée par un intérêt croissant pour les véhicules électriques accessibles et technologiquement avancés. Le groupe explore également des opportunités industrielles en discutant avec plusieurs acteurs européens, dont Stellantis NV, en vue d’une éventuelle reprise d’usines sous-utilisées sur le continent.
De nouveaux marchés en ouverture, notamment en Amérique du Nord
Au-delà de l’Europe, BYD observe également des perspectives de croissance sur le marché nord-américain, en particulier au Canada. Les autorités canadiennes étudient actuellement la mise en place d’un quota à tarif réduit pour les véhicules électriques fabriqués en Chine, dans le cadre d’un accord commercial visant à diversifier l’offre disponible pour les consommateurs.
Ce mécanisme pourrait ouvrir la voie à une présence accrue de constructeurs chinois, dont BYD, sur un marché encore relativement fermé aux marques asiatiques dans le segment électrique. Les premiers signaux indiquent que le constructeur pourrait bénéficier de cette évolution réglementaire pour renforcer sa position en Amérique du Nord.
Cette dynamique internationale s’inscrit dans une transformation plus large du secteur automobile mondial, marqué par la montée en puissance des véhicules électriques, la restructuration des chaînes de production et l’intensification de la concurrence entre constructeurs historiques et nouveaux entrants. BYD entend capitaliser sur cette transition pour consolider son statut de leader mondial du véhicule électrique.
Notre avis, par leblogauto.com
Le rebond des ventes de BYD souligne le rôle déterminant des marchés internationaux dans la croissance actuelle du constructeur. La dynamique des exportations compense le ralentissement du marché intérieur chinois et confirme une stratégie d’expansion mondiale assumée. L’Europe apparaît comme un relais de croissance majeur, tandis que de nouvelles opportunités émergent en Amérique du Nord. Cette évolution reflète plus largement la transformation structurelle du marché automobile électrique mondial et l’intensification de la concurrence internationale.
Selon T&E, la majorité des pays de l’UE n’offrent pas d’incitations fiscales suffisantes pour accélérer l’électrification des flottes d’entreprise.
Les flottes d’entreprise jouent un rôle central dans la transition vers une mobilité plus durable en Europe. Pourtant, selon une étude publiée par l’organisation Transport & Environment (T&E), une large majorité des États membres de l’Union européenne ne met pas en place les leviers fiscaux nécessaires pour encourager les entreprises à adopter davantage de véhicules électriques. Cette situation pourrait freiner les objectifs d’électrification du parc automobile européen et ralentir la réduction des émissions liées au transport routier.
Les véhicules de société représentent un segment stratégique du marché automobile. Ils comptent pour environ 60 % des nouvelles immatriculations dans l’Union européenne et parcourent généralement deux fois plus de kilomètres que les véhicules particuliers avant d’être revendus sur le marché de l’occasion. Leur renouvellement constitue donc un levier majeur pour accélérer la diffusion des technologies électriques auprès des particuliers et soutenir la transformation du secteur automobile.
Malgré cet enjeu, T&E estime que les dispositifs fiscaux actuellement en vigueur dans une majorité de pays européens restent insuffisants pour rendre les véhicules électriques véritablement compétitifs face aux modèles à moteur thermique. Le coût d’acquisition plus élevé des voitures électriques continue de représenter un frein important pour de nombreuses entreprises, en particulier lorsque les avantages fiscaux accordés ne compensent pas cet écart.
Des incitations fiscales jugées insuffisantes
Selon l’étude, 18 des 27 États membres de l’Union européenne n’offrent pas un avantage fiscal suffisamment important pour encourager massivement le passage des flottes professionnelles vers des véhicules électriques. Si les voitures zéro émission bénéficient souvent d’une fiscalité plus favorable que les modèles à essence ou diesel, l’écart reste trop faible dans de nombreux pays pour influencer réellement les décisions d’achat des entreprises.
Cette situation complique la mise en œuvre des objectifs européens en matière de décarbonation des transports. Les autorités communautaires souhaitent réduire les émissions de dioxyde de carbone tout en soutenant l’industrie automobile européenne dans sa transition vers l’électrification. Or, l’absence d’incitations fortes ralentit l’adoption de nouveaux modèles électriques, qu’il s’agisse de berlines, de SUV, de véhicules premium ou de modèles destinés aux usages professionnels.
T&E souligne néanmoins que certains pays ont adopté des politiques plus volontaristes. La France et la Belgique figurent parmi les exemples mis en avant pour avoir instauré des dispositifs fiscaux favorables qui ont contribué à stimuler les immatriculations de véhicules électriques d’entreprise. Ces mesures ont permis d’améliorer l’attractivité des motorisations électriques face aux modèles thermiques traditionnels.
L’Allemagne pointée du doigt par T&E
À l’inverse, plusieurs grands marchés automobiles européens sont critiqués pour leur manque de réformes. L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Pologne figurent parmi les pays où les incitations restent jugées insuffisantes pour accélérer la transition énergétique des flottes.
Le cas allemand est particulièrement mis en avant par l’organisation. Selon T&E, près de la moitié des États membres de l’Union européenne continuent d’accorder un avantage financier aux entreprises qui utilisent des véhicules à moteur thermique. En Allemagne, cet avantage représenterait un montant net pouvant atteindre 10 000 euros par véhicule.
Le pays constitue un marché particulièrement stratégique puisqu’il représente à lui seul 28 % des nouvelles immatriculations de voitures de société à carburant fossile dans l’Union européenne. Pour T&E, cette situation crée un paradoxe alors que l’Europe cherche à réduire sa dépendance énergétique aux produits pétroliers.
À l’opposé, la France applique une taxation pouvant atteindre 25 000 euros pour les voitures de société équipées d’un moteur à combustion, tandis que le Danemark impose une charge fiscale pouvant atteindre 37 000 euros. Ces écarts illustrent les différences d’approche entre les États membres dans leur politique de mobilité et leur soutien à l’électrification.
Entre transition écologique et enjeux industriels
Au-delà de la question environnementale, le débat s’inscrit également dans un contexte économique et industriel sensible. L’Union européenne cherche simultanément à réduire les émissions du secteur automobile et à renforcer sa base industrielle face à une concurrence internationale de plus en plus forte.
Selon T&E, les avantages fiscaux accordés aux véhicules de société pourraient devenir un outil de politique industrielle en favorisant les modèles électriques produits en Europe. L’objectif serait de soutenir l’emploi local, de limiter les importations énergétiques et de renforcer la compétitivité des constructeurs européens dans un marché mondial en pleine transformation.
Cette question intervient alors que les constructeurs automobiles européens font face à plusieurs défis. La demande pour les véhicules électriques demeure inégale selon les marchés et la concurrence de nouveaux acteurs internationaux, notamment asiatiques, s’intensifie. Dans ce contexte, certains gouvernements se montrent prudents face à toute mesure susceptible d’augmenter la fiscalité automobile.
L’Allemagne illustre cette complexité politique. Le gouvernement cherche à soutenir son industrie automobile tout en demandant davantage de flexibilité concernant les objectifs d’émissions. Berlin s’est également opposé aux propositions européennes visant à imposer une part plus importante de véhicules électriques dans les flottes d’entreprise.
Pour T&E, les différences de traitement fiscal observées entre les États membres montrent que l’Union européenne ne dispose pas encore d’une stratégie harmonisée pour accélérer la transition des flottes professionnelles. L’organisation estime que des signaux fiscaux plus forts pourraient contribuer à accélérer le renouvellement du parc automobile et à renforcer l’adoption des véhicules électriques sur l’ensemble du continent.
Notre avis, par leblogauto.com
L’étude de T&E met en lumière le rôle déterminant des flottes d’entreprise dans la transition vers la mobilité électrique. Les écarts de fiscalité entre les États membres montrent que les stratégies nationales restent très disparates malgré des objectifs européens communs. La France et la Belgique apparaissent comme des exemples plus avancés en matière d’incitation fiscale, tandis que l’Allemagne demeure au centre des critiques du secteur. Le débat illustre également les tensions persistantes entre ambitions environnementales, compétitivité industrielle et acceptabilité politique des réformes fiscales.
Toyota suspend le développement du Lexus LF-ZC et réévalue sa stratégie électrique face à une demande plus faible.
Toyota poursuit l’ajustement de sa stratégie d’électrification. Le constructeur automobile japonais a décidé de suspendre le développement du LF-ZC, un véhicule électrique de nouvelle génération destiné à sa marque premium Lexus. Cette décision s’inscrit dans un examen plus large des investissements et des nouveaux projets du groupe, dans un contexte marqué par un ralentissement de la demande pour les véhicules électriques et une évolution des politiques de soutien à cette technologie.
Le projet LF-ZC occupait une place importante dans la feuille de route électrique de Lexus. Présenté comme une vitrine technologique, ce modèle devait symboliser une nouvelle étape dans le développement des véhicules zéro émission du groupe japonais. Son lancement commercial était initialement prévu pour 2026 avant d’être repoussé à 2027 selon plusieurs informations relayées par les médias locaux.
La suspension du programme illustre les défis auxquels sont confrontés les grands constructeurs automobiles alors que le marché du véhicule électrique entre dans une phase plus complexe. Entre évolution des attentes des consommateurs, pression sur les coûts et incertitudes réglementaires, les industriels sont amenés à revoir leurs priorités et leurs calendriers d’investissement.
Un projet technologique mis en pause
Le LF-ZC devait représenter une nouvelle génération de véhicules électriques pour Lexus. Le modèle avait été dévoilé sous la forme d’un concept en 2023 et incarnait les ambitions du constructeur en matière de performance, d’innovation et de montée en gamme.
Parmi les technologies annoncées figuraient notamment le recours au gigacasting, une méthode de fabrication destinée à simplifier certains processus industriels, ainsi que l’intégration de batteries présentées comme plus économiques. Le véhicule devait également bénéficier de temps de recharge plus rapides, un élément devenu central dans la compétition entre les constructeurs automobiles engagés dans l’électrification.
Selon Toyota, ces innovations ne disparaîtront pas avec la suspension du projet. Le constructeur a précisé que les technologies développées pour le LF-ZC seront réutilisées dans d’autres véhicules de sa gamme. Cette approche permet au groupe de préserver les investissements réalisés dans la recherche et le développement tout en adaptant son calendrier produit aux conditions du marché.
La décision ne signifie donc pas l’abandon des avancées techniques associées au programme, mais plutôt une redistribution de ces solutions au sein de futurs modèles du constructeur.
Une demande en ralentissement sur le marché électrique
La suspension du LF-ZC intervient dans un contexte de réévaluation plus large des objectifs liés aux véhicules électriques. Comme de nombreux acteurs du secteur automobile, Toyota doit composer avec une croissance de la demande moins rapide qu’anticipé dans plusieurs régions du monde.
Les constructeurs automobiles ont massivement investi ces dernières années dans les plateformes électriques, les batteries, les logiciels embarqués et les capacités de production dédiées. Toutefois, les perspectives du marché évoluent sous l’effet de plusieurs facteurs économiques et réglementaires.
Toyota souligne notamment l’impact de la suppression des subventions aux États-Unis, un marché stratégique pour les véhicules électrifiés. Les aides gouvernementales ont joué un rôle important dans l’adoption des véhicules électriques et leur évolution influence directement les stratégies commerciales et industrielles des constructeurs.
Dans ce contexte, les groupes automobiles cherchent à préserver leur rentabilité tout en poursuivant leur transition énergétique. L’équilibre entre investissements, volumes de ventes et marges devient un enjeu majeur pour l’ensemble du secteur.
Une stratégie recentrée sur la rentabilité
La décision concernant le LF-ZC s’inscrit également dans une révision plus globale des objectifs du groupe Toyota. Le constructeur a déjà revu son ambition de vendre 1,5 million de véhicules électriques en 2026, signe d’une adaptation aux réalités actuelles du marché.
Cette orientation correspond à la volonté affichée par le directeur général Kenta Kon d’améliorer la rentabilité de l’entreprise. Dans un environnement où les investissements dans l’électrification restent particulièrement élevés, les constructeurs doivent arbitrer entre innovation technologique, développement produit et performance financière.
Pour Lexus, cette pause stratégique pourrait permettre au constructeur premium de mieux adapter son offre aux évolutions de la demande tout en continuant à intégrer progressivement les technologies développées pour ses futurs modèles électriques.
Le report puis la suspension du LF-ZC témoignent ainsi d’une approche plus prudente face aux transformations du marché automobile mondial. Si Toyota maintient son engagement dans l’électrification, le groupe semble privilégier désormais une progression plus mesurée, en accord avec les conditions économiques et commerciales actuelles.
Notre avis, par leblogauto.com
La suspension du programme LF-ZC confirme que même les plus grands constructeurs automobiles réévaluent leurs projets électriques face à un marché moins dynamique qu’attendu. Toyota ne remet pas en cause les technologies développées pour ce véhicule, mais choisit de les redistribuer dans d’autres projets. Cette décision traduit également une attention accrue à la rentabilité et à la maîtrise des investissements. Elle illustre enfin l’évolution des stratégies industrielles dans un contexte où la transition vers l’électrique avance à un rythme plus nuancé que prévu.
BYD dévoile la puce Xuanji A3 et renforce sa stratégie dans la conduite intelligente face à une concurrence accrue en Chine.
BYD poursuit son offensive technologique sur le marché des véhicules électriques en dévoilant plusieurs innovations destinées à renforcer sa position dans le domaine de la conduite intelligente. Le constructeur chinois, déjà leader mondial du véhicule électrique, a notamment présenté la puce Xuanji A3, qu’il qualifie de plus puissante de Chine pour les applications liées à la conduite assistée et aux futurs véhicules autonomes.
Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement concurrentiel sur le marché chinois de l’automobile électrique. Face à des acteurs majeurs de la technologie et de la mobilité électrique, BYD cherche à différencier son offre grâce à des avancées dans les domaines du calcul embarqué, de l’intelligence artificielle et de l’assistance à la conduite. Le groupe espère ainsi relancer la demande alors qu’il fait face à huit mois consécutifs de baisse des ventes et à une pression croissante sur les prix.
Une nouvelle puce au cœur de la stratégie technologique de BYD
Présentée par le président-directeur général Wang Chuanfu lors d’un événement organisé au siège du constructeur à Shenzhen, la puce Xuanji A3 constitue l’élément central de la nouvelle plateforme de calcul développée par BYD. Selon l’entreprise, cette architecture informatique compacte, comparable par sa taille à un ordinateur portable, vise à unifier plusieurs fonctions essentielles d’un véhicule électrique moderne.
Le constructeur affirme que la puce se distingue par son efficacité énergétique. Elle consommerait 20 % d’énergie en moins que des semi-conducteurs comparables tout en offrant des performances élevées pour les traitements liés à la conduite assistée. Cette approche doit permettre d’améliorer l’intégration entre le cockpit numérique, les systèmes avancés d’aide à la conduite et la gestion de la propulsion électrique.
L’objectif affiché est de regrouper au sein d’une même plateforme des fonctions jusqu’ici séparées, afin d’optimiser les performances du véhicule, la réactivité des systèmes embarqués et l’expérience utilisateur. Une évolution qui s’inscrit dans la tendance actuelle de centralisation des architectures électroniques dans l’industrie automobile.
La conduite assistée étendue à l’ensemble de la gamme
En parallèle de cette nouvelle plateforme, BYD a confirmé sa volonté de démocratiser les technologies de conduite assistée sur l’ensemble de ses modèles commercialisés en Chine. Le constructeur prévoit notamment de proposer des équipements habituellement réservés aux véhicules premium sur des modèles plus accessibles.
La marque prévoit ainsi d’intégrer des capteurs LiDAR à des véhicules de grande diffusion comme la berline compacte Seagull. Cette technologie de cartographie laser est généralement associée à des véhicules haut de gamme en raison de son coût élevé et de sa complexité technique.
BYD entend commercialiser cette fonctionnalité sous la forme d’une option facturée 12 000 yuan. Pour le constructeur, cette stratégie représente également une opportunité de diversification des revenus dans un contexte marqué par une intense guerre des prix sur le marché chinois des véhicules électriques.
Selon Wang Chuanfu, même les modèles les plus abordables de la gamme, comme les Seagull et Dolphin, pourront bénéficier d’une expérience de conduite intelligente généralement associée à des véhicules plus luxueux. Une orientation qui vise à rendre les technologies avancées plus accessibles à un large public tout en renforçant l’attractivité de la marque.
God’s Eye et l’ambition de l’autonomie à horizon 2027
BYD poursuit également le développement de sa technologie de conduite assistée baptisée God’s Eye. Déjà intégrée de série sur la majorité des véhicules de la marque depuis l’année dernière, cette solution fait désormais partie des piliers de la stratégie du constructeur dans le domaine de l’automatisation de la conduite.
L’entreprise a annoncé la mise en place d’une assurance d’un an couvrant les dommages pouvant survenir lors d’un accident lorsque la dernière version du système est activée. Cette initiative vise à renforcer la confiance des utilisateurs dans les technologies embarquées proposées par le constructeur.
Toutefois, le déploiement initial de God’s Eye a suscité certaines critiques. Les fonctionnalités variaient selon les modèles, les véhicules les plus abordables bénéficiant uniquement d’un régulateur de vitesse sur autoroute tandis que les fonctions de navigation urbaine avancée restaient réservées aux modèles les plus coûteux. Des utilisateurs ont également signalé des performances parfois inférieures aux attentes.
Pour améliorer ses logiciels, BYD s’appuie sur une importante collecte de données en conditions réelles. Le constructeur affirme disposer de plus de 3,15 millions de véhicules équipés de systèmes avancés d’assistance à la conduite. Ces véhicules généreraient environ 200 millions de kilomètres de données de conduite chaque jour, alimentant le développement continu des algorithmes.
BYD se prépare également à l’arrivée d’une future réglementation chinoise permettant une commercialisation plus large des véhicules autonomes. Le groupe estime qu’un cadre réglementaire favorable pourrait voir le jour dès 2027 et affirme être prêt à proposer des produits compatibles avec ce niveau d’autonomie lorsque les conditions légales le permettront.
Dans cette course technologique, la concurrence reste intense. Certains analystes soulignent que l’ampleur du déploiement des systèmes de BYD ne garantit pas nécessairement leur maturité technologique. Le constructeur fait notamment face à des rivaux spécialisés dans la conduite automatisée, tandis que Tesla poursuit de son côté une approche différente basée exclusivement sur des caméras et des réseaux neuronaux, sans recours au radar ni au LiDAR.
Notre avis, par leblogauto.com
Avec la présentation de la puce Xuanji A3, BYD confirme sa volonté d’intégrer davantage de technologies de calcul et de conduite intelligente au sein de son écosystème automobile. Le constructeur mise sur une forte intégration entre matériel, logiciel et collecte de données pour accélérer le développement de ses systèmes d’assistance à la conduite. L’extension de ces technologies à des modèles plus accessibles constitue également un axe stratégique important. Reste à voir comment ces annonces se traduiront en performances concrètes face à une concurrence particulièrement active sur le marché chinois.
La 5e édition des eTrophées de l’AMAM (Association des Médias Auto et Moto) s’est tenue en région parisienne les 3 et 4 juin 2026. Il s’agissait de distinguer les meilleures voitures électrifiées lancées en France en 2025. Leblogauto.com était représenté au sein du jury comme l’an passé. Retour sur cet événement qui offre une vision intéressante de notre marché.
28 voitures à l’essai, 35 journalistes au volant
Pendant deux jours, l’association et ses équipes ont rassemblé en un seul lieu 28 voitures, un nouveau record battant les 26 modèles de l’édition précédente, hybrides, PHEV ou 100 % électriques, réparties dans plusieurs catégories. Pour les départager, 35 journalistes issus de médias français, ainsi que, pour la première fois, une consœur et un confrère exerçant respectivement en Suisse et en Belgique. Nous avons pris le volant des véhicules sur un parcours mêlant tous types de routes : nationales, départementales, voies rapides, avec des incursions en milieu urbain et périurbain.
En passant d’un modèle à l’autre, il est ainsi possible de comparer immédiatement les différences entre chacun d’eux, ce dont rêverait n’importe quel acheteur hésitant entre deux voitures. À la fin de chaque journée, les consommations moyennes des véhicules sont relevées et transmises au jury. À l’issue de l’événement, chaque voiture aura parcouru entre 400 et 500 km, ce qui permet d’obtenir des chiffres très proches d’une utilisation réelle.
Autre nouveauté notable de cette édition : l’AMAM a proposé aux constructeurs de devenir leur propre jury. À l’issue d’une session d’essai qui leur était réservée, chaque représentant de marque a pu évaluer plusieurs véhicules concurrents et voter pour celui qui l’avait le plus séduit.
De la mini citadine au grand SUV, en passant par des berlines et même un mini-bus électrique, les modèles engagés dans la compétition étaient les suivants : Alpine A390, Audi Q3 e-hybrid, BMW iX3, BYD Atto 2 DM-i, Cadillac Optiq, Citroën ë-C3, Citroën C5 Aircross PHEV, Cupra Raval VZ, Dacia Bigster Hybrid GPL 4×4, Denza Z9 GT, Honda Prelude, Jaecoo 5 HEV, Lexus RZ, Mazda 6e, MG 4 Urban, Nissan Micra, Nissan Qashqai, Omoda 9 PHEV, Peugeot e-408, Polestar 3, Polestar 4, Porsche Cayenne electric, Renault Twingo, Suzuki eVitara, Volkswagen ID. 3 GTX, Volkswagen ID. Buzz GTX, Volvo ES90 et Zeekr 7X. Sur les 24 marques représentées, cinq sont nouvelles sur le marché français : Denza, Jaecoo, Omoda, Polestar et Zeekr, signe d’un marché en plein renouvellement.
Le Palmarès
Onze prix ont été décernés lors de la cérémonie organisée à l’issue des deux journées d’essai, animée par Nicolas Heidet et Alexandre Lenoir, respectivement Président et Trésorier de l’association.
Meilleure Électrique : 1ère BMW iX3, 2e Porsche Cayenne electric, 3e MG 4 Urban
Meilleure PHEV : 1ère Citroën C5 Aircross, 2e Audi Q3 e-hybrid, 3e BYD Atto 2 DM-i
Meilleure HEV : 1ère Honda Prelude, 2e Jaecoo 5, 3e Nissan Qashqai e-Power
Meilleur Grand SUV : 1er Porsche Cayenne electric, 2e BMW iX3, 3e Polestar 3
Meilleur SUV compact : 1er Jaecoo 5, 2e Dacia Bigster Hybrid GPL 4×4, 3e Nissan Qashqai
Meilleure Familiale : 1ère Polestar 3, 2e BMW iX3, 3e Mazda 6e
Meilleure Compacte : 1ère MG 4 Urban, 2e Volkswagen ID. 3 GTX, 3e Honda Prelude
Meilleure Citadine : 1ère Renault Twingo, 2e Cupra Raval, 3e Nissan Micra
Meilleur Intérieur : 1er Volvo ES90, 2e BMW iX3, 3e Renault Twingo
Meilleure Ergonomie : 1ère BMW iX3, 2e Honda Prelude, 3e Cupra Raval
Prix des constructeurs : Renault Twingo
Le prix « Coup de Foudre » de l’AMAM
Le prix Coup de Foudre, décerné conjointement par le jury et les membres de l’AMAM, a été attribué cette année à la Honda Prelude, saluant son caractère et ses qualités globales qui ont su séduire aussi bien les journalistes que les représentants des constructeurs.
Nicolas Heidet, Président de l’AMAM, a résumé l’esprit de ces cinquièmes eTrophées : « L’AMAM se réjouit que l’engouement autour des eTrophées continue de grandir malgré un marché automobile toujours dans la grisaille en France. C’est la preuve d’un réel dynamisme et d’une forte volonté de la part des constructeurs de proposer de nouvelles solutions aux automobilistes. Depuis maintenant 5 ans, les eTrophées de l’AMAM sont devenus un événement incontournable, tant pour les constructeurs auto qui se prêtent au jeu de la confrontation, que pour les médias français. »
A Monza, le « Temple de la Vitesse », Maserati a fait étalage de sa force dans le championnat GT2, avec cinq MC20 GT2 alignées sur la grille de départ. Surtout, le meeting a été l’occasion de dévoiler des livrées exclusives qui rendent hommage à un siècle d’histoire sportive et au centenaire du logo emblématique de la marque : le Trident. Ce rappel des racines résonne particulièrement en ce moment, alors que l’avenir de la marque est sujet à de nombreuses spéculations. Entre plan produit évasif et rumeurs de rachat par un géant chinois, la firme de Modène est encore dans un flou artistique.
Un pont entre passé et futur, en collaboration avec Maserati Fuoriserie
Les livrées, rouges avec une bande or sur la partie avant, sont inspirées par la légendaire Maserati 250F – icône de l’âge d’or de la Formule 1 –. Elles honorent une monoplace qui a écrit certaines des pages les plus emblématiques de l’histoire du sport automobile. La 250 F commence sa carrière en 1954, pour répondre à la nouvelle règlementation 2500cc de la F1.
Elle s’appelle d’abord 6C 2500, pour « 6 cylindres » et 2 500 cm3, avant de prendre le nom de 250F. La 250F gagne 38 courses en l’espace de cinq saisons, toutes compétitions confondues, ce qui en fait l’une de monoplaces les plus victorieuses de l’histoire de la F1. Elle fait encore une apparition, sous engagement privé, au grand prix des Etats-Unis 1960.
Un palmarès divin
Aux mains de Juan Manuel Fangio, la 250F a remporté deux titres de champion du monde de F1, en 1954 et 1957, ainsi que des victoires mémorables. La plus célèbre de toutes se déroule sur le Nürburgring en1957 : ce fut la dernière victoire du “Maestro” mais aussi la plus spectaculaire, après une remontée phénoménale qui lui permet d’arracher la victoire dans le dernier tour. Parmi ses autres pilotes de renom figurent Stirling Moss, vainqueur à Monaco et en Italie en 1956, et Maria Teresa de Filippis, première femme à se qualifier pour un Grand Prix de Formule 1 en 1958.
Cent ans de course automobile
Ces livrées sont disponibles pour une Maserati GT2 de course et pour la Maserati GT2 Stradale de route. Ce projet célèbre un double anniversaire d’une grande valeur symbolique : le centenaire du logo Maserati et celui de la première participation de la marque à une compétition automobile. En 1926, la Maserati Tipo 26 – première voiture de l’histoire à arborer le Trident sur son capot – participa et remporta la Targa Florio (dans sa catégorie), avec Alfieri Maserati au volant. Elle embarquait un 8 cylindres en ligne de 1980 cm3, avec 2 soupapes/cylindre et un compresseur Roots, délivrant 145 ch à 5300 tr/min.
Les célébrations du Trident doivent se poursuivre, avec notamment un film qui retracera l’histoire des frères Maserati, porté par les acteurs Michael Morrone, Anthony Hopkins et Andy Garcia.
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Si cette direction artistique style bande dessinée vous dit quelque chose, c’est peut-être parce que vous aviez joué à la série de FPS lovecraftiens des Forgive Me Father. Car c’est bel et bien Byte Barrel, le studio à l’origine de ces jeux plutôt appréciés, qui revient avec une nouvelle licence : DIOXIDE. Et si celle-ci n’est pas sans rappeler ses racines, elle semble également apporter son lot de choix de design intéressants.
DIOXIDE est une expérience qui se veut visiblement exigeante. Une difficulté qui a l’air de s’articuler notamment autour d’une composante spécifique du titre : l’escorte de PNJ. Pas forcément la mécanique de jeu la plus fun de l’histoire du gaming, mais le concept n’est ici pas si simple. En effet, des esclaves pourront être libérés au sein des zones explorables, et il reviendra au joueur de choisir s’il veut se montrer altruiste et les mener en lieu sûr, ou au contraire se libérer de ces fardeaux en les exploitant pour obtenir plus de puissance. Cela dit, outre cet aspect du gameplay – qui reste malgré tout assez flou à ce stade – on a encore du mal à voir concrètement comme se traduisent les caractéristiques « stratégiques » des affrontements, ou encore où interviendra l’inspiration « soulslike » que l’on retrouve dans la bio Steam du jeu.
Beaucoup de questions restent donc en suspens après le reveal de ce DIOXIDE. C’est en tout cas une production assez ambitieuse qui pourrait impressionner si elle tient toutes ses promesses, d’autant que les développeurs aux commandes ont déjà fait leurs preuves par le passé. Alors, si vous êtes curieux de voir ce que ce nouveau jeu aura à nous offrir, on vous invite à vous diriger vers la page Steam du titre, où vous pourrez éventuellement le mettre dans votre wishlist.
Xpeng anticipe un chiffre d’affaires inférieur aux attentes, sur fond de baisse de la demande de véhicules électriques en Chine.
Le constructeur chinois de véhicules électriques Xpeng traverse une période de ralentissement dans un marché automobile domestique en perte de vitesse. Le groupe a annoncé des prévisions de chiffre d’affaires pour le deuxième trimestre inférieures aux attentes des analystes, reflétant une demande affaiblie et une concurrence de plus en plus intense sur le segment des véhicules électriques en Chine. Cette annonce intervient dans un contexte plus large de ralentissement du marché automobile chinois, où les ventes de voitures particulières reculent depuis plusieurs mois consécutifs.
Le secteur des véhicules électriques et hybrides rechargeables, longtemps porté par une croissance rapide, montre désormais des signes de stabilisation. Les constructeurs automobiles chinois doivent adapter leurs stratégies commerciales et technologiques pour maintenir leur compétitivité dans un environnement marqué par une saturation progressive de la demande et une pression accrue sur les marges.
Un marché automobile chinois en phase de ralentissement
Le marché automobile chinois connaît une période de transition importante. Les ventes de voitures domestiques ont reculé pour le septième mois consécutif en avril, confirmant une tendance de ralentissement structurel. Selon les projections du secteur automobile, la croissance des ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables devrait également ralentir à l’horizon 2026, après plusieurs années d’expansion rapide.
Dans ce contexte, les constructeurs automobiles spécialisés dans les véhicules électriques doivent faire face à une double pression : d’une part, une demande intérieure moins dynamique et, d’autre part, une concurrence particulièrement agressive sur les prix, les technologies embarquées et les volumes de production. Le marché automobile chinois, longtemps moteur de la croissance mondiale des véhicules électriques, entre désormais dans une phase plus mature.
Malgré ce contexte, les constructeurs continuent d’investir dans des technologies différenciantes, notamment les systèmes avancés d’aide à la conduite, les logiciels embarqués et l’élargissement des gammes de modèles. Ces éléments deviennent essentiels pour maintenir une attractivité commerciale dans un marché automobile de plus en plus concurrentiel.
Des résultats financiers contrastés pour Xpeng
Xpeng a publié des prévisions de chiffre d’affaires pour le deuxième trimestre comprises entre 19,60 milliards et 20,80 milliards de yuans, soit une croissance estimée entre 7,3 % et 13,8 % sur un an. Toutefois, ces projections restent inférieures aux attentes du marché, qui anticipait en moyenne 21,71 milliards de yuans selon les données compilées par LSEG.
Pour le premier trimestre clos en mars, le constructeur automobile a enregistré un chiffre d’affaires de 13,03 milliards de yuans, légèrement supérieur aux prévisions des analystes. Cette performance commerciale contraste cependant avec la baisse des volumes de livraisons, qui traduit un affaiblissement de la demande sur le marché automobile chinois.
Au cours du premier trimestre, Xpeng a livré 62 682 véhicules électriques, soit une baisse de 33,3 % par rapport aux 94 008 unités enregistrées à la même période de l’année précédente. Cette contraction des livraisons illustre la pression croissante exercée sur les constructeurs automobiles spécialisés dans les véhicules électriques en Chine.
Pour le trimestre de juin, le constructeur anticipe néanmoins un rebond des livraisons, avec un volume estimé entre 100 000 et 106 000 unités. Cette projection s’appuie notamment sur le lancement de nouveaux modèles et sur l’élargissement de la gamme produit.
Une stratégie axée sur les nouveaux modèles et la technologie
Face au ralentissement du marché automobile, Xpeng mise sur le lancement de nouveaux véhicules pour soutenir sa croissance. Le constructeur a notamment souligné le succès du modèle GX, qui constitue un levier important dans sa stratégie commerciale actuelle.
Selon son directeur général, Xiaopeng He, l’entreprise prévoit de lancer quatre nouveaux modèles au cours de l’année. Cette stratégie vise à renforcer la position de Xpeng sur le marché des véhicules électriques et à stimuler les volumes de ventes dans un environnement concurrentiel particulièrement intense.
Les constructeurs automobiles chinois adoptent de plus en plus une approche centrée sur la technologie, en mettant l’accent sur les systèmes avancés d’assistance à la conduite, les fonctionnalités connectées et la différenciation produit. Cette évolution est devenue un élément clé pour faire face à la stagnation de la demande sur le marché intérieur.
Par ailleurs, Xpeng a enregistré une perte nette attribuable aux actionnaires ordinaires de 1,78 milliard de yuans au premier trimestre, contre une perte de 664 millions de yuans un an plus tôt. Le trimestre précédent affichait quant à lui un bénéfice de 383,2 millions de yuans, soulignant la volatilité des résultats financiers du constructeur automobile.
Les actions de Xpeng cotées aux États-Unis ont reculé de près de 19 % depuis le début de l’année, même si une légère reprise a été observée en début de séance après la publication des résultats.
Dans un marché automobile chinois en pleine transformation, Xpeng, comme d’autres constructeurs de véhicules électriques, doit désormais concilier innovation technologique, pression concurrentielle et ralentissement de la demande pour maintenir sa trajectoire de croissance.
Notre avis, par leblogauto.com
Xpeng subit directement le ralentissement du marché automobile chinois, notamment sur le segment des véhicules électriques. La baisse des livraisons illustre un essoufflement de la demande après plusieurs années de forte croissance. Malgré des prévisions de chiffre d’affaires en hausse, celles-ci restent inférieures aux attentes du marché, ce qui confirme une pression concurrentielle accrue. La stratégie basée sur le lancement de nouveaux modèles et les technologies embarquées devient centrale pour soutenir la dynamique commerciale du constructeur.
Le régulateur américain enquête sur 115 000 véhicules Rivian pour un problème potentiel de liaison de carrossage arrière.
Le constructeur américain de véhicules électriques Rivian fait l’objet d’une nouvelle attention réglementaire aux États-Unis. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), autorité fédérale chargée de la sécurité routière, a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire portant sur 114 922 véhicules du fabricant. Cette investigation concerne un potentiel problème mécanique lié au lien de carrossage arrière, un élément essentiel du système de suspension des SUV électriques et pick-up de la marque.
Cette procédure intervient dans un contexte où les constructeurs automobiles spécialisés dans les véhicules électriques sont soumis à une surveillance accrue des autorités de sécurité routière, notamment sur les composants critiques influençant la tenue de route et la stabilité des véhicules.
Une enquête centrée sur les modèles R1S et R1T
Les véhicules concernés par cette enquête sont les deux principaux modèles de la gamme Rivian : le SUV électrique R1S et le pick-up électrique R1T. Selon les informations communiquées par la NHTSA, le problème signalé concerne le lien de réglage de la roue arrière gauche, un composant du système de suspension arrière.
Deux signalements de propriétaires ont alerté le bureau des enquêtes sur les défauts de l’agence américaine. Ces témoignages indiquent que le lien de réglage pourrait se détacher pendant la conduite, provoquant une perte de contrôle directionnel. Dans certains cas, les véhicules auraient dévié à travers plusieurs voies de circulation, augmentant le risque d’accident sur route ouverte.
La NHTSA a également rapporté qu’un incident aurait déjà conduit à une collision impliquant un autre véhicule et une barrière de sécurité. Ces éléments ont motivé l’ouverture de cette enquête préliminaire afin d’évaluer la nature et l’ampleur potentielle du défaut mécanique.
L’agence américaine précise que son analyse portera notamment sur la sensibilité du lien de carrossage arrière aux conditions de conduite et d’utilisation. Elle examinera également les procédures de réparation actuellement proposées par Rivian dans le cadre de la maintenance et des interventions techniques sur ce composant.
Rivian défend la fiabilité de ses systèmes
Face à cette enquête, Rivian a réagi en indiquant que ses données internes ne confirment pas l’existence d’un défaut structurel sur le joint de liaison de carrossage. Le constructeur de véhicules électriques affirme que les éléments concernés fonctionnent conformément aux spécifications prévues lors de leur conception.
Dans un communiqué, Rivian précise également que les deux questionnaires de propriétaires cités par la NHTSA ne concerneraient pas directement le joint lui-même, mais d’autres éléments du système de suspension. Le constructeur indique coopérer avec l’agence américaine dans le cadre de l’évaluation préliminaire en cours, tout en poursuivant ses propres analyses techniques internes.
Cette position illustre la prudence des constructeurs automobiles face aux enquêtes réglementaires, en particulier dans le secteur des véhicules électriques où les composants de suspension et de châssis sont soumis à des contraintes importantes en raison du poids des batteries.
Rivian, qui se positionne sur le segment des véhicules électriques haut de gamme, mise sur la robustesse de ses plateformes techniques pour soutenir ses modèles R1S et R1T, très exposés sur les marchés nord-américains.
Un contexte de rappel déjà existant
Cette enquête de la NHTSA intervient quelques mois après une précédente opération de rappel concernant les mêmes modèles. En janvier, Rivian avait déjà procédé au rappel d’environ 20 000 véhicules électriques R1S et R1T aux États-Unis.
Ce rappel faisait suite à un problème identifié d’assemblage incorrect du lien de carrossage arrière. Le constructeur avait alors indiqué qu’il procéderait gratuitement au remplacement des boulons du bras de suspension arrière afin de corriger ce défaut potentiel.
Cette situation souligne les défis techniques rencontrés par les nouveaux acteurs de l’industrie automobile électrique, notamment dans la phase de montée en production à grande échelle. Les systèmes de suspension, de transmission et de châssis doivent en effet répondre à des exigences élevées de sécurité et de durabilité, particulièrement sur des véhicules lourds et puissants comme les SUV et pick-up électriques.
L’ouverture de cette nouvelle enquête par la NHTSA pourrait ainsi avoir des implications importantes pour Rivian, tant sur le plan de la réputation que sur celui des coûts potentiels liés à d’éventuelles actions correctives supplémentaires.
Dans un secteur automobile en pleine transformation, les autorités américaines continuent de renforcer leur vigilance sur les véhicules électriques, afin de garantir un niveau de sécurité équivalent à celui des motorisations thermiques traditionnelles.
Notre avis, par leblogauto.com
Cette enquête de la NHTSA s’inscrit dans une surveillance classique des nouveaux acteurs du véhicule électrique, notamment sur les composants de châssis et de suspension. Rivian avait déjà fait l’objet d’un rappel récent, ce qui montre une sensibilité particulière sur le lien de carrossage arrière. Le constructeur affirme que ses données internes ne confirment pas de défaut structurel, mais l’analyse indépendante des autorités reste déterminante. Ce dossier pourrait peser sur la perception de fiabilité des modèles R1S et R1T sur le marché nord-américain.
Les États-Unis et le Mexique renégocient l’ACEUM avec des exigences renforcées sur l’automobile et les règles d’origine.
Les États-Unis et le Mexique ont entamé des négociations formelles visant à réviser en profondeur l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (ACEUM), un pilier du commerce automobile nord-américain. Au cœur des discussions figurent des exigences américaines visant à renforcer les règles d’origine dans l’industrie automobile, notamment en imposant un contenu minimal de composants produits aux États-Unis pour les voitures et camions fabriqués au Mexique. Cette évolution pourrait transformer l’équilibre actuel de la chaîne de valeur automobile régionale, fortement intégrée depuis plusieurs décennies.
Ces négociations commerciales interviennent dans un contexte où le secteur automobile nord-américain représente près de 1 600 milliards de dollars d’échanges trilatéraux annuels. L’enjeu est majeur pour les constructeurs automobiles, les équipementiers et les industries de l’acier et des pièces détachées, fortement dépendants des flux transfrontaliers entre les trois pays partenaires de l’accord.
Une refonte des règles d’origine dans l’automobile
Au centre des discussions commerciales, Washington souhaite modifier les règles d’origine applicables aux véhicules automobiles produits en Amérique du Nord. Les États-Unis cherchent à imposer un niveau minimum de contenu américain dans les voitures et camions assemblés au Mexique, une évolution significative par rapport aux règles actuelles de l’ACEUM.
Aujourd’hui, l’accord prévoit déjà des exigences de contenu régional pour les véhicules automobiles. Il impose notamment que 40 % à 45 % des véhicules utilitaires soient fabriqués dans des installations à salaires plus élevés, principalement situées aux États-Unis ou au Canada. Ces règles concernent des composants clés de l’industrie automobile tels que les moteurs, les transmissions, les panneaux de carrosserie et certains éléments de châssis.
Cependant, les nouvelles propositions américaines iraient plus loin en introduisant une exigence spécifique de contenu américain, ce qui pourrait modifier en profondeur les chaînes d’approvisionnement automobile établies entre les États-Unis et le Mexique. Le pourcentage exact de contenu automobile américain demandé n’a pas été communiqué, mais les sources indiquent que le changement serait substantiel.
Cette révision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la production industrielle automobile sur le sol américain et à réduire certaines dépendances extérieures, tout en maintenant un cadre commercial nord-américain intégré.
Une industrie automobile nord-américaine sous tension
Les négociations actuelles se déroulent sans la participation directe du Canada, les discussions étant organisées sous forme de cycles bilatéraux entre les États-Unis et le Mexique jusqu’à la fin du mois de juillet. Le cadre actuel de l’ACEUM, en vigueur depuis six ans, a permis de structurer une économie automobile fortement intégrée, mais son avenir dépend désormais de ces renégociations.
Dans ce contexte, les constructeurs automobiles doivent composer avec un environnement réglementaire en évolution. Les nouvelles discussions interviennent alors que des droits de douane mondiaux ont été introduits sur les véhicules, les pièces automobiles et certains matériaux stratégiques comme l’acier et l’aluminium. Ces mesures ont mis fin à plusieurs décennies de libre-échange sans droits de douane en Amérique du Nord.
Les autorités américaines ont également indiqué qu’une partie des tarifs douaniers appliqués aux biens industriels mexicains et canadiens pourrait être maintenue, mais à des niveaux préférentiels. Cette approche vise à conserver une certaine compétitivité régionale tout en renforçant les règles commerciales internes.
Dans ce climat, les acteurs du secteur automobile anticipent une évolution des coûts de production et des flux logistiques, notamment pour les véhicules assemblés au Mexique et exportés vers le marché américain.
L’acier au cœur des nouvelles exigences industrielles
Au-delà de l’automobile, les négociations portent également sur les industries de l’acier et des matériaux stratégiques. Les États-Unis souhaitent introduire une exigence selon laquelle l’acier utilisé dans les chaînes d’approvisionnement nord-américaines doit être « fondu et coulé » en Amérique du Nord pour bénéficier d’un traitement tarifaire préférentiel.
Cette mesure, absente de l’ACEUM actuel, viserait à renforcer l’intégration industrielle régionale tout en limitant l’entrée indirecte de composants en acier provenant de pays tiers. Selon plusieurs acteurs industriels, cette évolution pourrait notamment réduire l’influence de certains flux d’acier chinois dans les chaînes de production mexicaines.
Les discussions portent également sur un alignement des politiques tarifaires entre les États-Unis et le Mexique concernant les importations d’acier et de produits dérivés provenant de l’extérieur de la région nord-américaine.
Ces ajustements s’inscrivent dans une volonté plus large de renforcer les protections commerciales au sein du bloc régional, tout en consolidant les chaînes de valeur industrielles locales.
Selon plusieurs observateurs du commerce international, ces négociations pourraient aboutir à une version révisée de l’ACEUM intégrant des règles de contenu plus strictes et des mécanismes de protection renforcés face aux économies non marchandes. L’objectif affiché reste de préserver un accès préférentiel entre les trois pays partenaires tout en adaptant l’accord aux nouvelles tensions commerciales mondiales.
Notre avis, par leblogauto.com
Les discussions autour de l’ACEUM confirment une volonté américaine de renforcer l’intégration industrielle régionale au profit de la production automobile locale. Le durcissement des règles d’origine pourrait avoir un impact direct sur les chaînes de production entre le Mexique et les États-Unis. Le secteur automobile nord-américain reste toutefois fortement interconnecté, ce qui rend toute modification structurelle particulièrement sensible. Les nouvelles exigences sur l’acier montrent que les enjeux industriels dépassent largement l’automobile pour toucher l’ensemble de la chaîne de valeur manufacturière.
Le PDG de NIO estime que le marché automobile chinois a atteint un plafond, avec des ventes en ralentissement durable.
L’industrie automobile chinoise entre dans une phase de maturité qui pourrait marquer la fin de sa période de croissance rapide. C’est le constat dressé par William Li, PDG du constructeur de véhicules électriques NIO, qui estime que le marché automobile chinois a probablement dépassé sa « période dorée ». Cette analyse intervient alors que les ventes de voitures domestiques en Chine continuent de ralentir, avec une baisse prolongée observée jusqu’en mai, confirmant un essoufflement structurel du premier marché automobile mondial.
Dans ce contexte de stabilisation du marché automobile chinois, les constructeurs font face à une intensification de la concurrence, à une saturation progressive de la demande et à une évolution des comportements d’achat. Malgré la vigueur des exportations du secteur automobile chinois, aucun rebond significatif des ventes intérieures ne s’est encore matérialisé, selon les déclarations de William Li à Pékin.
Un marché automobile chinois désormais saturé
Le PDG de NIO souligne que la Chine atteint un niveau de motorisation très élevé, avec environ 370 millions de véhicules en circulation. Cette situation transforme profondément la dynamique du marché automobile, qui ne peut plus être considéré comme un marché émergent en forte croissance mais plutôt comme un marché mature, voire saturé.
Les données de l’industrie automobile confirment cette tendance. Les ventes de voitures domestiques devraient stagner en 2026, tandis que la croissance des véhicules électriques et des hybrides rechargeables devrait ralentir après plusieurs années d’expansion rapide. En avril, les ventes automobiles en Chine ont reculé pour le septième mois consécutif, même si les exportations de véhicules restent solides et continuent de soutenir une partie de l’activité des constructeurs.
Cette évolution met en difficulté les constructeurs automobiles chinois et internationaux qui misaient sur une croissance continue du marché intérieur. Les stratégies commerciales doivent désormais intégrer une concurrence accrue, notamment dans le segment des véhicules électriques, où les innovations technologiques et les politiques tarifaires jouent un rôle déterminant.
Pour NIO, cette situation confirme un changement structurel du marché automobile chinois, où la croissance volumique laisse progressivement place à une logique de conquête de parts de marché et de différenciation produit.
NIO recentre sa stratégie sur le marché domestique
Face à cette transformation du marché automobile, NIO a choisi de concentrer ses efforts sur la Chine. William Li a indiqué que le constructeur de véhicules électriques se focalise principalement sur son marché domestique, malgré une présence internationale entamée en 2021 avec des livraisons en Norvège. Toutefois, les volumes exportés restent limités et ne constituent pas encore un relais de croissance significatif.
Le constructeur considère que la Chine reste l’environnement le plus efficace pour développer et produire des véhicules électriques, notamment en raison de l’écosystème industriel, des coûts et de la disponibilité technologique. À l’inverse, le développement à l’étranger nécessiterait des investissements plus importants, avec des délais plus longs et des retours sur investissement plus incertains.
Dans cette logique, NIO poursuit une stratégie centrée sur les véhicules électriques à batterie, un segment dans lequel l’entreprise est spécialisée grâce à sa technologie d’échange de batteries. Contrairement à certains concurrents, le constructeur n’a pas encore élargi sa gamme vers les hybrides rechargeables ou les véhicules thermiques, même si ces segments sont jugés plus adaptés à certains marchés internationaux.
Par ailleurs, NIO intensifie ses investissements dans les technologies automobiles avancées, notamment dans les systèmes d’aide à la conduite et les logiciels embarqués. Le constructeur prévoit d’augmenter de manière significative ses dépenses en ressources informatiques dédiées au développement de la conduite intelligente, avec une multiplication par cinq des investissements annoncée pour l’année en cours par rapport à 2025.
Concurrence accrue et pression sur les marges
Dans un marché automobile chinois de plus en plus concurrentiel, les constructeurs doivent redoubler d’efforts pour maintenir leurs parts de marché. NIO fait partie des entreprises qui misent sur la technologie, les systèmes avancés d’assistance à la conduite et l’élargissement de leur gamme pour se différencier.
Cette stratégie intervient dans un environnement où les lancements de nouveaux modèles deviennent essentiels pour soutenir la demande. Le lancement du SUV de luxe ES9 illustre cette tendance, les constructeurs automobiles cherchant à attirer une clientèle plus haut de gamme afin de préserver leurs marges dans un contexte de pression concurrentielle accrue.
Les investisseurs semblent suivre de près cette évolution. À Hong Kong, les actions de NIO ont enregistré une hausse notable de 10,5 %, traduisant une réaction positive du marché aux perspectives de la marque malgré un environnement sectoriel plus difficile.
Le constructeur évolue ainsi dans un marché automobile chinois en transition, où la croissance rapide des années précédentes laisse place à une phase de consolidation, marquée par la saturation, la concurrence technologique et la recherche de rentabilité.
Notre avis, par leblogauto.com
Les déclarations du PDG de NIO confirment un ralentissement structurel du marché automobile chinois, désormais entré dans une phase de maturité. La saturation du parc automobile et la baisse continue des ventes domestiques renforcent la pression sur les constructeurs. NIO mise clairement sur la technologie et la conduite intelligente pour maintenir sa compétitivité dans un environnement plus concurrentiel. Le recentrage sur le marché chinois montre que les perspectives de croissance internationale restent limitées à court terme pour le constructeur.
Depuis le 3 juin, vous pouvez vous lancer dans cette seconde extension du FPS horrifique d’infiltration développé par Hyperstrange. Blood West : Scavengers vous invitera donc à découvrir un nouveau mode roguelite indépendant du jeu d’origine. Nous en avions d’ailleurs précédemment évoqué le concept plus en détails, même si le trailer de lancement est assez explicite. En résumé, l’expérience promise n’a rien de révolutionnaire, mais pourrait tout à fait s’avérer fun à jouer pour peu que le gameplay du titre de base vous ait conquis.
Les joueurs ont donc bondi pour tester ce nouveau contenu, et les retours semblent très positifs. L’avantage, c’est que si vous n’avez jamais joué à Blood West et que vous voulez en profiter pour vous lancer, des promos facilitent actuellement le passage à la caisse. Ainsi, les 10 % de réduction sur le DLC permettent de l’obtenir à 4,50 €, tandis que le bundle contenant le jeu de base, ses deux DLC et la bande originale du titre passe à moins de 21 €. C’est pourquoi, si l’appel du far west horrifique de Blood West : Scavengers est insoutenable, vous pouvez y répondre en vous dirigeant vers la page Steam du jeu.
D’un côté, vous prenez l’Alfa Romeo Giulia QV. La berline, apparue en 2016, a relancé avec brio le Quadrifolgio Verde et les qualités routières de sa plateforme Giorgio ont été unanimement saluées. Dix ans plus tard, la vénérable berline sportive continue discrètement sa route, en attendant une éventuelle héritière.
De l’autre vous prenez le design de l’Alfa Romeo 155 V6 Ti. En 1993, le Biscione s’engage dans le très relevé championnat allemand du DTM. Mais, au lieu de développer une Groupe A comme la Mercedes 190E Evolution ou la BMW M3, Alfa Romeo s’appuie sur la classe 1, une règlementation qui permet de concevoir des voitures de supertourisme très proche d’un prototype.
Avec 4 roues motrices, des freins de type F1, une boîte séquentielle et un V6 de 420 CV hurlant jusqu’à 12.000 tours/min, la 155 écrase la concurrence et refroidit les Allemands en remportant le DTM dès sa première saison. La 155 V6 Ti évolue jusqu’en 1996, où elle culmine à près de 500 CV et demeure l’une des voitures de course les plus iconiques des années 90.
Les ateliers SGT Automobili proposent de faire revivre ce look iconique en le transposant sur une berline Giulia moderne, qui n’a pas eu la chance d’avoir un programme compétition. Cette fusion de deux Alfa emblématiques donne la 55-SGT, mariage du raffinement sportif QV avec le design iconique d’un monstre des années 90.
Résurrection d’une championne
La carroserie utilise les matériaux composites. On retrouve les proportions spectaculaires des berlines DTM des années 90, avec des voies élargies, des boucliers agressifs et un aileron massif. On retrouve les traits de la 155 DTM, anguleux, avec des phares cunéiformes, un Scudetto réduit et un imposant splitter. La vue de profil donne une allure plus élancée et affinée que sur la berline des années 90. Logique, puisque la Giulia fait 20 centimètres de plus en longueur que la 155 (4,64 contre 4,44) et son empattement est de 2,83 mètres contre 2,54 à la 155.
Ainsi, cette 55-SGT propose un profil plus élancé que celui de la DTM de l’époque. La signature lumineuse trahit la modernité du kit, avec des bandes LEDS sur les optiques avant et une bande optique de pleine largeur à l’arrière, lui donnant un aspect rétrofuturiste. Enfin, dernier détail, et pas des moindres, on apprécie le retour des superbes roues OZ Turismo blanche avec écrou central de fixation.
Puissance biturbo et transmission intégrale
Sous le capot, ce n’est pas le V6 d’époque qui hurlait jusqu’à 12000 tours/min, mais un autre V6 d’exception : le fameux biturbo de 2,9 litres de la QV, un moteur toujours exceptionnel de 520 CV associé à la transmission automatique ZF à 8 rapports. On notera que ce moteur est à 90°, comme le V6 de la 155 Ti version ITC 1996…qui était dérivé du PRV ! La nouveauté réside dans l’adoption de la transmission intégrale pour une motricité optimale, comme sur la DTM.
L’habitacle, au détriment de la praticité de quatre portes, privilégie une configuration deux places protégée par un arceau de sécurité. Cette série limitée comprend une première série de 10 exemplaires de l’Opening Edition, suivie de la production de 55 autres. Le prix de 500 000 € est requis pour avoir l’impression d’incarner Nicola Larini et Alessandro Nannini au volant de leur bolide de supertourisme.
Nostalgie, quand tu nous tiens
En tous cas, cela ravive la nostalgie de la compétition Alfa Romeo. Si l’on met de côté le sponsoring de Sauber, le dernier programme d’envergure du Biscione remonte à la 156 WTCC, au début des années 2000. La 155 V6 remonte à plus de trente ans. Depuis, on attend le retour d’Alfa sur les circuits, qui est “en réflexion” depuis des années. Dans le contexte actuel, les priorités de Stellantis sont sans doute ailleurs. Les temps ont changé aussi, le DTM comme nous l’avons connu n’est plus, les courses de tourisme n’ont plus l’attrait d’antan et la gamme actuelle manque de berlines récentes.