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☕️ Fox met la main sur Roku pour 22 milliards de dollars



Petit acteur sur le marché français et européen des appareils de streaming, Roku est en revanche un poids lourd en Amérique du Nord. Et c’est ce qui explique la grosseur du chèque signé par le groupe Fox pour s’offrir le constructeur : 22 milliards de dollars.

Grosse transaction dans le paysage du streaming : Fox, un des principaux groupes audiovisuels américains (Fox News, Fox Sports…), a annoncé l’acquisition de Roku pour la modique somme de 22 milliards de dollars. Cela représente une prime d’environ 20 % par rapport à la valeur de l’action Roku vendredi dernier ; la clôture de l’opération est prévue pour le premier semestre 2027.

Image : Roku

Fox ajoute donc à son arsenal tout un catalogue de boîtiers de streaming et de téléviseurs connectés, mais ce n’est pas tellement le matériel qui intéresse le groupe détenu par la famille Murdoch, bien que Roku soit un mastodonte dans ce secteur. La plateforme revendique plus de 100 millions de foyers actifs dans le monde… un monde qui reste largement circonscrit à l’Amérique du Nord. Roku est tout simplement la plateforme numéro 1 aux États-Unis, au Canada et au Mexique en nombre d’heures visionnées.

Fox cherche surtout à renforcer sa position sur le marché plus général du streaming qui lui échappe aujourd’hui. « Ensemble, Fox et Roku entendent créer un groupe média et technologique de nouvelle génération doté d’une grande envergure, à la croisée de deux tendances majeures qui redessinent la consommation vidéo : la place toujours centrale du sport et de l’information en direct, et la progression continue du streaming », peut-on lire dans le communiqué.

Avec Roku, Fox met également la main sur The Roku Channel, l’un des principaux services gratuits financés par la publicité aux États-Unis, qui viendra compléter sa propre plateforme Tubi.

Certaines sources évoquent chez CNN l’impérieuse nécessité pour Fox de sortir de son isolement relatif, surtout après les premiers feux verts réglementaires donnés au rapprochement entre Paramount et Warner Bros. Discovery. Fox risquait de devenir le seul grand groupe média américain sans véritable plateforme de distribution grand public.

Au-delà de ses box, Roku est aussi et surtout un coffre au trésor publicitaire. L’entreprise possède en effet une montagne de données utilisateurs, des outils de ciblage publicitaires et un important inventaire d’espace publicitaire sur les téléviseurs connectés. Le groupe pourra ainsi vendre des campagnes qui combineront ses deux principaux canaux de diffusion Fox News et Fox Sports, mais aussi Tubi, The Roku Channel et au-delà, l’écosystème de Roku.

Histoire de rassurer les partenaires qui ont contribué au succès de Roku, Fox promet que la plateforme restera ouverte – elle continuera d’accueillir Netflix, Disney+, YouTube, Prime Video et d’autres services qui sont désormais des concurrents directs.

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☕️ Fox met la main sur Roku pour 22 milliards de dollars



Petit acteur sur le marché français et européen des appareils de streaming, Roku est en revanche un poids lourd en Amérique du Nord. Et c’est ce qui explique la grosseur du chèque signé par le groupe Fox pour s’offrir le constructeur : 22 milliards de dollars.

Grosse transaction dans le paysage du streaming : Fox, un des principaux groupes audiovisuels américains (Fox News, Fox Sports…), a annoncé l’acquisition de Roku pour la modique somme de 22 milliards de dollars. Cela représente une prime d’environ 20 % par rapport à la valeur de l’action Roku vendredi dernier ; la clôture de l’opération est prévue pour le premier semestre 2027.

Image : Roku

Fox ajoute donc à son arsenal tout un catalogue de boîtiers de streaming et de téléviseurs connectés, mais ce n’est pas tellement le matériel qui intéresse le groupe détenu par la famille Murdoch, bien que Roku soit un mastodonte dans ce secteur. La plateforme revendique plus de 100 millions de foyers actifs dans le monde… un monde qui reste largement circonscrit à l’Amérique du Nord. Roku est tout simplement la plateforme numéro 1 aux États-Unis, au Canada et au Mexique en nombre d’heures visionnées.

Fox cherche surtout à renforcer sa position sur le marché plus général du streaming qui lui échappe aujourd’hui. « Ensemble, Fox et Roku entendent créer un groupe média et technologique de nouvelle génération doté d’une grande envergure, à la croisée de deux tendances majeures qui redessinent la consommation vidéo : la place toujours centrale du sport et de l’information en direct, et la progression continue du streaming », peut-on lire dans le communiqué.

Avec Roku, Fox met également la main sur The Roku Channel, l’un des principaux services gratuits financés par la publicité aux États-Unis, qui viendra compléter sa propre plateforme Tubi.

Certaines sources évoquent chez CNN l’impérieuse nécessité pour Fox de sortir de son isolement relatif, surtout après les premiers feux verts réglementaires donnés au rapprochement entre Paramount et Warner Bros. Discovery. Fox risquait de devenir le seul grand groupe média américain sans véritable plateforme de distribution grand public.

Au-delà de ses box, Roku est aussi et surtout un coffre au trésor publicitaire. L’entreprise possède en effet une montagne de données utilisateurs, des outils de ciblage publicitaires et un important inventaire d’espace publicitaire sur les téléviseurs connectés. Le groupe pourra ainsi vendre des campagnes qui combineront ses deux principaux canaux de diffusion Fox News et Fox Sports, mais aussi Tubi, The Roku Channel et au-delà, l’écosystème de Roku.

Histoire de rassurer les partenaires qui ont contribué au succès de Roku, Fox promet que la plateforme restera ouverte – elle continuera d’accueillir Netflix, Disney+, YouTube, Prime Video et d’autres services qui sont désormais des concurrents directs.

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La Fable, le Mythos et la raison d’État

Trump, meilleur allié de la souveraineté
La Fable, le Mythos et la raison d’État

Au-delà du remous interne, la dernière action du gouvernement de Donald Trumpbloquer Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropica de larges répercussions internationales. En Europe et en France, les réactions vont toutes dans le même sens : les enjeux de souveraineté, face au « kill switch » que les États-Unis peuvent déclencher comme bon leur semble.

Vous n’avez certainement pas échappé à cette information : Anthropic a coupé l’accès de Fable 5 et Mythos 5 (ses deux derniers modèles les plus performants) à l’ensemble de ses clients. Fable 5 est, pour rappel, la version grand public de Mythos 5. En cause, une directive du gouvernement américain au nom de la sécurité nationale. Les autres modèles Opus, Haiku et Sonnet (toutes versions) restent disponibles.

C’est à la fois un énorme coup de publicité pour Anthropic (ses modèles seraient tellement puissants qu’il faudrait les museler) et une alerte sur les enjeux de souveraineté. D’une directive et sans crier gare, le gouvernement de Donald Trump prive le reste du monde d’outils qu’il utilisait depuis quelques jours. En France, les réactions étaient nombreuses, de tous les bords politiques, et allaient dans le même sens.

L’affaire


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Jean-Pierre Robin : «L’étrange défaite du décennat Macron, qui a les mêmes causes que la débâcle de 1940»

CHRONIQUE - Répugnance farouche aux réformes, manque d’ardeur au travail, les travers français dénoncés par Marc Bloch demeurent entiers.

© LUDOVIC MARIN / AFP

Un pays se doit de pourvoir par ses propres forces à ses besoins, ici et maintenant, une vérité qu’Emmanuel Macron (ici, le 1er juin, à l’Élysée) n’aura pas réussi à faire comprendre aux Français.
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« Un sujet de souveraineté nationale » : la suspension d’Anthropic, un électrochoc salutaire pour les prétendants à l’Élysée

DÉCRYPTAGE - La décision de Washington de restreindre l’accès aux modèles les plus puissants du fleuron américain de l’intelligence artificielle à « tout ressortissant étranger » suscite les critiques unanimes des prétendants à l’Élysée.

© Dado Ruvic / REUTERS

Anthropic a annoncé suspendre l’accès à ses deux modèles d’IA les plus puissants pour se conformer à une directive du gouvernement américain.
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En difficulté, Europlasma veut céder ses activités militaires

La société a doublé ses pertes nettes en 2025. L’inquiétude grandit sur l’avenir de ses actifs dans la défense, en particulier Fonderie de Bretagne et Les Forges de Tarbes.

© LIONEL BONAVENTURE / AFP

Les Forges de Tarbes produisent des corps d’obus de 155 mm, une munition tirée par le canon Caesar produit par KNDS France.
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Engins de déminage, drones kamikazes, blindés commandés à distance... L’industrie de défense française au défi de la robotisation du champ de bataille

RÉCIT - Au salon de la défense Eurosatory qui ouvre ses portes ce lundi près de Paris, les industriels tricolores présentent leurs dernières innovations.

© Armée de Terre/Troisième RPima 

Safran a robotisé un véhicule militaire existant, le Farbier, produit par le français Unac, qui est déjà en service dans l’armée (photo).  
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Budget 2027 : Lecornu somme ses ministres de revoir leurs demandes «irréalistes»

Les conférences de budgétisation ont fait apparaître plus de 30 milliards d’euros de besoins supplémentaires. Le chef du gouvernement appelle ses ministres à faire le tri avant les arbitrages attendus cet été.

© TERESA SUAREZ / REUTERS

Le premier ministre français Sébastien Lecornu à Paris, France, le 03 juin 2026. 
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Apple part en croisade contre l’AICOA, le DMA version américaine

Apple recycle ses arguments anti-DMA aux États-Unis
Apple part en croisade contre l’AICOA, le DMA version américaine

C’est désormais un fait bien établi : Apple n’aime pas le DMA européen. Par conséquent, elle n’aime pas non plus son équivalent américain, l’AICOA, que des sénateurs des deux rives ont remis en selle après une première tentative avortée en 2021.

Sans surprise, Apple s’oppose à l’American Innovation and Choice Online Act (AICOA), équivalent états-unien du règlement européen sur les marchés numériques. Ce projet de loi, notamment porté par le sénateur républicain Chuck Grassley et la sénatrice démocrate Amy Klobuchar avec le soutien de sénateurs des deux partis, vise les très grandes plateformes numériques ; au vu des critères retenus, les principales intéressées sont Apple, Google, Meta, Amazon et Microsoft.

Un DMA à l’échelle des États-Unis

En substance, le texte interdit à une plateforme de favoriser ses propres produits ou services au détriment de la concurrence ; une plateforme ne peut pas non plus empêcher un concurrent d’accéder aux mêmes fonctions matérielles ou logicielles que celles dont elle bénéficie ; il est aussi interdit d’empêcher les utilisateurs de changer les apps par défaut et de choisir des alternatives aux services proposés par la plateforme. Des mesures visant la neutralité des classements et du référencement sont également inscrites.

Les sanctions sont très lourdes pour les plateformes réfractaires : des amendes comprises entre 1 et 10 % du chiffre d’affaires réalisé aux États-Unis pendant la période concernée, des injonctions judiciaires et dans certains cas extrêmes, la confiscation d’une partie de la rémunération des dirigeants. Par certains aspects donc, l’AICOA se montre encore plus radical que le DMA.

« Lorsque ces entreprises abusent de leur pouvoir de marché pour se donner un avantageque ce soit par la censure, le favoritisme ou la discriminationce sont les consommateurs et les petites entreprises américaines qui en paient le prix », explique Chuck Grassley. « Alors que les plateformes numériques dominantes (…) favorisent de plus en plus leurs propres produits et services, nous devons veiller à ce que les petites entreprises et les entrepreneurs continuent d’avoir la possibilité de réussir sur le marché numérique », ajoute Amy Klobuchar.

Ce bill est presque devenu un marronnier de la vie politique américaine : il avait en effet déjà été porté en 2021 par les mêmes sénateurs. Il n’a pas été adopté, malgré un soutien bipartisan. Il s’agit d’une nouvelle version du projet de loi. Et les réactions sont similaires : Apple s’y oppose, en remettant au goût du jour des arguments déjà entendus contre le DMA.

La bête noire d’Apple

« Nous nous opposons fermement à l’examen par le Sénat d’une réglementation inspirée du modèle européen, qui freinerait l’innovation et imposerait des changements que les consommateurs n’ont jamais demandés, tout en affaiblissant les protections en matière de confidentialité, de sécurité et de protection des enfants sur lesquelles ils comptent au quotidien », explique le constructeur dans une déclaration à MacRumors.

L’entreprise ne se prive pas de tacler la méchante Europe à plusieurs reprises : « Importer des politiques européennes qui ont échoué ne renforcera pas la concurrence ; cela rendra simplement plus difficile le fait de faire des affaires ici même, sur notre propre marché. » Tous ceux qui ont suivi les débats houleux entre Apple et Bruxelles ne seront pas surpris du ton agressif du groupe.

Si l’AICOA devait devenir une loi (c’est un grand « si »), Apple pourrait être forcée d’accepter l’installation de boutiques alternatives et l’intégration de systèmes de paiement tiers, tout comme dans l’UE. Ces mesures sont très loin d’avoir entamé la force de frappe de l’App Store sur le vieux continent : selon une étude commandée par Apple, les facturations et les ventes générées par sa boutique ont « plus que triplé » en Europe au cours des six dernières années.

Le constructeur va même ouvrir un nouvel Apple Developer Center à Berlin, pour épauler « une vaste communauté de développeurs très active dans toute l’Europe ». Apple continue donc d’investir en Europe malgré les contraintes imposées par le DMA, signe que le marché européen reste stratégique et profitable.

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Apple part en croisade contre l’AICOA, le DMA version américaine

Apple recycle ses arguments anti-DMA aux États-Unis
Apple part en croisade contre l’AICOA, le DMA version américaine

C’est désormais un fait bien établi : Apple n’aime pas le DMA européen. Par conséquent, elle n’aime pas non plus son équivalent américain, l’AICOA, que des sénateurs des deux rives ont remis en selle après une première tentative avortée en 2021.

Sans surprise, Apple s’oppose à l’American Innovation and Choice Online Act (AICOA), équivalent états-unien du règlement européen sur les marchés numériques. Ce projet de loi, notamment porté par le sénateur républicain Chuck Grassley et la sénatrice démocrate Amy Klobuchar avec le soutien de sénateurs des deux partis, vise les très grandes plateformes numériques ; au vu des critères retenus, les principales intéressées sont Apple, Google, Meta, Amazon et Microsoft.

Un DMA à l’échelle des États-Unis

En substance, le texte interdit à une plateforme de favoriser ses propres produits ou services au détriment de la concurrence ; une plateforme ne peut pas non plus empêcher un concurrent d’accéder aux mêmes fonctions matérielles ou logicielles que celles dont elle bénéficie ; il est aussi interdit d’empêcher les utilisateurs de changer les apps par défaut et de choisir des alternatives aux services proposés par la plateforme. Des mesures visant la neutralité des classements et du référencement sont également inscrites.

Les sanctions sont très lourdes pour les plateformes réfractaires : des amendes comprises entre 1 et 10 % du chiffre d’affaires réalisé aux États-Unis pendant la période concernée, des injonctions judiciaires et dans certains cas extrêmes, la confiscation d’une partie de la rémunération des dirigeants. Par certains aspects donc, l’AICOA se montre encore plus radical que le DMA.

« Lorsque ces entreprises abusent de leur pouvoir de marché pour se donner un avantageque ce soit par la censure, le favoritisme ou la discriminationce sont les consommateurs et les petites entreprises américaines qui en paient le prix », explique Chuck Grassley. « Alors que les plateformes numériques dominantes (…) favorisent de plus en plus leurs propres produits et services, nous devons veiller à ce que les petites entreprises et les entrepreneurs continuent d’avoir la possibilité de réussir sur le marché numérique », ajoute Amy Klobuchar.

Ce bill est presque devenu un marronnier de la vie politique américaine : il avait en effet déjà été porté en 2021 par les mêmes sénateurs. Il n’a pas été adopté, malgré un soutien bipartisan. Il s’agit d’une nouvelle version du projet de loi. Et les réactions sont similaires : Apple s’y oppose, en remettant au goût du jour des arguments déjà entendus contre le DMA.

La bête noire d’Apple

« Nous nous opposons fermement à l’examen par le Sénat d’une réglementation inspirée du modèle européen, qui freinerait l’innovation et imposerait des changements que les consommateurs n’ont jamais demandés, tout en affaiblissant les protections en matière de confidentialité, de sécurité et de protection des enfants sur lesquelles ils comptent au quotidien », explique le constructeur dans une déclaration à MacRumors.

L’entreprise ne se prive pas de tacler la méchante Europe à plusieurs reprises : « Importer des politiques européennes qui ont échoué ne renforcera pas la concurrence ; cela rendra simplement plus difficile le fait de faire des affaires ici même, sur notre propre marché. » Tous ceux qui ont suivi les débats houleux entre Apple et Bruxelles ne seront pas surpris du ton agressif du groupe.

Si l’AICOA devait devenir une loi (c’est un grand « si »), Apple pourrait être forcée d’accepter l’installation de boutiques alternatives et l’intégration de systèmes de paiement tiers, tout comme dans l’UE. Ces mesures sont très loin d’avoir entamé la force de frappe de l’App Store sur le vieux continent : selon une étude commandée par Apple, les facturations et les ventes générées par sa boutique ont « plus que triplé » en Europe au cours des six dernières années.

Le constructeur va même ouvrir un nouvel Apple Developer Center à Berlin, pour épauler « une vaste communauté de développeurs très active dans toute l’Europe ». Apple continue donc d’investir en Europe malgré les contraintes imposées par le DMA, signe que le marché européen reste stratégique et profitable.

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SpaceX, OpenAI, Anthropic… Wall Street peut-il absorber trois introductions en Bourse de cette ampleur ?

DÉCRYPTAGE - La valorisation cumulée de ces trois sociétés approcherait les 4 000 milliards de dollars et les montants levés avoisineraient les 160 milliards de dollars. Du jamais vu dans l’histoire financière.

© lucky-photo / ADOBE STOCK

L’introduction à la Bourse de New York de ces trois géants de la tech fait craindre une trop grande absorption de capitaux.
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Après le Summer Game Fest, les licenciements reprennent dans l’industrie du jeu vidéo

Same player shoot again
Après le Summer Game Fest, les licenciements reprennent dans l’industrie du jeu vidéo

Le Summer Game Fest n’aura été qu’une parenthèse enchantée pour une industrie du jeu vidéo en crise permanente. Après avoir présenté leurs futurs titres durant des événements à forte teneur en paillettes ces derniers jours, les éditeurs s’apprêtent à vivre de nouvelles secousses intenses.

Honneur au régional de l’étape, Ubisoft, qui ferme ses studios de Winnipeg et de Belgrade. Le premier, créé en 2018, comptait une centaine d’employés qui travaillaient sur les moteurs de l’éditeur (Anvil et Snowdrop). Fondé en 2016, le studio de Belgrade a contribué au développement de plusieurs hits, dont The Crew 2 et Tom Clancy’s Rainbow Six.

Ubisoft réduit encore la voilure

À cela s’ajoute une restructuration du studio de Barcelone, qui va se concentrer sur les projets en lien avec Rainbow Six, la vache à lait du groupe. Des réductions de postes sont aussi prévues dans la branche Global Publishing. 380 emplois en tout vont être supprimés, selon le décompte du site VGC.

Cette réduction de la voilure s’intègre dans le vaste plan d’économies mené par Ubisoft, qui l’a poussé à annuler au moins six jeux, reporter sept autres, fermer plusieurs studios et réduire les effectifs (dont 200 postes au QG parisien).

Autre acteur majeur du secteur en grande difficulté : Xbox. Asha Sharma, la directrice générale de la division jeux de Microsoft, et son bras droit Matt Booty en charge des contenus, ont rendu public un mémo qui ne laisse planer guère de doute sur les difficultés à venir.

« Nous terminerons cet exercice fiscal avec une marge opérationnelle d’environ 3 %, en recul par rapport à l’an dernier », expliquent les deux responsables dans un exercice de transparence inédit. En excluant Activision Blizzard King, propriété de Microsoft depuis octobre 2023, les dépenses se sont hissées à hauteur de 20 milliards de dollars sur les cinq dernières années : investissements dans les contenus, pour la plateforme et les subventions pour le matériel (les Xbox Series S et X, principalement).

« Pourtant, sur la même période, notre chiffre d’affaires annuel a reculé de près d’un demi-milliard de dollars », déplore le mémo. Une situation qui « ne peut pas perdurer ». Asha Sharma ne va pas au-delà du diagnostic, mais il ne fait aucun doute que des coupes claires sont à prévoir.

Bloomberg annonce ainsi qu’une nouvelle restructuration de Xbox est dans les tuyaux et qu’elle pourrait être annoncée peu après la présentation des résultats de l’année fiscale de Microsoft, qui aura lieu le 30 juin.

Microsoft se prépare à des temps difficiles

En plus d’une charrette de licenciements, le groupe pourrait couper dans les dépenses marketing, voire fermer un studio. C’est malheureusement devenu habituel pour la division. Des milliers de postes ont déjà été supprimés ces dernières années, et quatre studios ont mis la clé sous la porte.

La situation est d’autant plus compliquée que la crise de la mémoire enchérit le prix des consoles (Microsoft a déjà procédé à plusieurs hausses de prix des Xbox). « Lorsque j’ai pris mes fonctions de PDG en février, le prix que nous payions pour les composants de stockage de nos consoles était déjà plus de deux fois supérieur à celui de l’automne dernier. Depuis, ces coûts ont encore doublé », écrit Asha Sharma dans le mémo.

La CEO de Xbox anticipe une nouvelle hausse importante à l’approche des fêtes de fin d’année 2027, qui « porterait ces prix à plus de cinq fois le niveau que nous payions seulement deux ans auparavant. » Pour le projet Helix, future génération de Xbox, Microsoft va avoir besoin d’un « nouveau modèle économique et de nouveaux partenariats ». À l’image des consoles portables ROG Ally d’Asus labellisées Xbox, il n’est pas interdit de penser qu’Helix pourra être produit par d’autres constructeurs que Microsoft.

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Après le Summer Game Fest, les licenciements reprennent dans l’industrie du jeu vidéo

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Après le Summer Game Fest, les licenciements reprennent dans l’industrie du jeu vidéo

Le Summer Game Fest n’aura été qu’une parenthèse enchantée pour une industrie du jeu vidéo en crise permanente. Après avoir présenté leurs futurs titres durant des événements à forte teneur en paillettes ces derniers jours, les éditeurs s’apprêtent à vivre de nouvelles secousses intenses.

Honneur au régional de l’étape, Ubisoft, qui ferme ses studios de Winnipeg et de Belgrade. Le premier, créé en 2018, comptait une centaine d’employés qui travaillaient sur les moteurs de l’éditeur (Anvil et Snowdrop). Fondé en 2016, le studio de Belgrade a contribué au développement de plusieurs hits, dont The Crew 2 et Tom Clancy’s Rainbow Six.

Ubisoft réduit encore la voilure

À cela s’ajoute une restructuration du studio de Barcelone, qui va se concentrer sur les projets en lien avec Rainbow Six, la vache à lait du groupe. Des réductions de postes sont aussi prévues dans la branche Global Publishing. 380 emplois en tout vont être supprimés, selon le décompte du site VGC.

Cette réduction de la voilure s’intègre dans le vaste plan d’économies mené par Ubisoft, qui l’a poussé à annuler au moins six jeux, reporter sept autres, fermer plusieurs studios et réduire les effectifs (dont 200 postes au QG parisien).

Autre acteur majeur du secteur en grande difficulté : Xbox. Asha Sharma, la directrice générale de la division jeux de Microsoft, et son bras droit Matt Booty en charge des contenus, ont rendu public un mémo qui ne laisse planer guère de doute sur les difficultés à venir.

« Nous terminerons cet exercice fiscal avec une marge opérationnelle d’environ 3 %, en recul par rapport à l’an dernier », expliquent les deux responsables dans un exercice de transparence inédit. En excluant Activision Blizzard King, propriété de Microsoft depuis octobre 2023, les dépenses se sont hissées à hauteur de 20 milliards de dollars sur les cinq dernières années : investissements dans les contenus, pour la plateforme et les subventions pour le matériel (les Xbox Series S et X, principalement).

« Pourtant, sur la même période, notre chiffre d’affaires annuel a reculé de près d’un demi-milliard de dollars », déplore le mémo. Une situation qui « ne peut pas perdurer ». Asha Sharma ne va pas au-delà du diagnostic, mais il ne fait aucun doute que des coupes claires sont à prévoir.

Bloomberg annonce ainsi qu’une nouvelle restructuration de Xbox est dans les tuyaux et qu’elle pourrait être annoncée peu après la présentation des résultats de l’année fiscale de Microsoft, qui aura lieu le 30 juin.

Microsoft se prépare à des temps difficiles

En plus d’une charrette de licenciements, le groupe pourrait couper dans les dépenses marketing, voire fermer un studio. C’est malheureusement devenu habituel pour la division. Des milliers de postes ont déjà été supprimés ces dernières années, et quatre studios ont mis la clé sous la porte.

La situation est d’autant plus compliquée que la crise de la mémoire enchérit le prix des consoles (Microsoft a déjà procédé à plusieurs hausses de prix des Xbox). « Lorsque j’ai pris mes fonctions de PDG en février, le prix que nous payions pour les composants de stockage de nos consoles était déjà plus de deux fois supérieur à celui de l’automne dernier. Depuis, ces coûts ont encore doublé », écrit Asha Sharma dans le mémo.

La CEO de Xbox anticipe une nouvelle hausse importante à l’approche des fêtes de fin d’année 2027, qui « porterait ces prix à plus de cinq fois le niveau que nous payions seulement deux ans auparavant. » Pour le projet Helix, future génération de Xbox, Microsoft va avoir besoin d’un « nouveau modèle économique et de nouveaux partenariats ». À l’image des consoles portables ROG Ally d’Asus labellisées Xbox, il n’est pas interdit de penser qu’Helix pourra être produit par d’autres constructeurs que Microsoft.

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Les ambitions européennes de Revolut auraient été discrètement freinées par la BCE

Aller vite, mais pas trop
Les ambitions européennes de Revolut auraient été discrètement freinées par la BCE

Des bisbilles avec le régulateur pour la branche européenne de Revolut. L’an dernier, la Banque centrale européenne (BCE) aurait discrètement exigé de la fintech britannique qu’elle lève le pied et suspende le lancement de nouveaux produits dans l’Espace économique européen. En cause : des processus de contrôle qui ne seraient pas suffisamment robustes.

Revolut a obtenu en 2018 une licence bancaire spécialisée de la Banque de Lituanie, ce qui lui a permis de développer ses activités dans l’Union européenne grâce au mécanisme du « passeport bancaire ». Cette autorisation, transformée en licence bancaire complète par la Banque centrale européenne en 2021, permet à la fintech basée à Londres d’accepter des dépôts, d’accorder des prêts aux particuliers et aux entreprises, et de commercialiser des produits financiers.

Aller vite, casser tout

Avec sa stratégie inspirée des startups de la tech, Revolut fonce tant et si bien que sa valorisation est estimée à 115 milliards de dollars. Ce qui en ferait, si elle était cotée en Bourse, la 7ᵉ banque en Europe, devant Barclays et BNP Paribas. La banque en ligne viserait d’ailleurs une introduction en Bourse avec une valorisation de 200 milliards.

Aller trop vite en cassant des choses est un mantra bien connu dans la Silicon Valley. Mais dans le domaine bancaire, les conséquences peuvent être bien plus graves et frapper l’ensemble du système financier. C’est pourquoi les régulateurs se montrent sourcilleux : pas question qu’un produit facilite le blanchiment d’argent, fragilise la protection des consommateurs, ou plus prosaïquement grève les fonds propres de la banque ou ses capacités de liquidité.

La BCE aurait ainsi identifié des « déficiences » dans les procédures d’approbation internes des nouveaux produits de Revolut, rapporte le Financial Times. Des restrictions temporaires auraient été exigées l’an dernier à la branche européenne, entraînant la suspension du lancement de nouveaux produits dans l’Espace économique européen (EEE).

Le régulateur aurait aussi réclamé un audit indépendant des fonctions risques, conformité et juridique ; une révision des effectifs et des compétences des équipes chargées d’approuver les nouveaux produits ; une implication plus forte d’experts en interne avant de lancer quoi que ce soit.

Carton jaune pour Revolut

Les restrictions auraient été encore plus fortes pour les activités de la filiale en dehors de l’EEE : interdiction d’accepter de nouveaux clients ou de procéder à des acquisitions d’entreprises dans des pays situés hors du continent européen. Le FT n’a pas pu déterminer si toutes ces restrictions ont été levées, ou si certaines sont toujours en vigueur.

Néanmoins, Revolut a pu lancer depuis 2025 plusieurs produits en Europe, comme des comptes pour adolescents ou même des distributeurs physiques. De fait, la portée exacte de ces restrictions reste difficile à évaluer car elles n’ont manifestement pas empêché la banque de poursuivre son expansion.

Revolut a déclaré entretenir un dialogue « continu et constructif » avec les régulateurs, y compris la BCE. Elle s’engage à « respecter les normes les plus élevées en matière de gouvernance et de gestion des risques », ce qui est bien le moins, et renforce « régulièrement [son] environnement de contrôle interne ainsi que [ses] processus opérationnels. »

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Les ambitions européennes de Revolut auraient été discrètement freinées par la BCE

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Des bisbilles avec le régulateur pour la branche européenne de Revolut. L’an dernier, la Banque centrale européenne (BCE) aurait discrètement exigé de la fintech britannique qu’elle lève le pied et suspende le lancement de nouveaux produits dans l’Espace économique européen. En cause : des processus de contrôle qui ne seraient pas suffisamment robustes.

Revolut a obtenu en 2018 une licence bancaire spécialisée de la Banque de Lituanie, ce qui lui a permis de développer ses activités dans l’Union européenne grâce au mécanisme du « passeport bancaire ». Cette autorisation, transformée en licence bancaire complète par la Banque centrale européenne en 2021, permet à la fintech basée à Londres d’accepter des dépôts, d’accorder des prêts aux particuliers et aux entreprises, et de commercialiser des produits financiers.

Aller vite, casser tout

Avec sa stratégie inspirée des startups de la tech, Revolut fonce tant et si bien que sa valorisation est estimée à 115 milliards de dollars. Ce qui en ferait, si elle était cotée en Bourse, la 7ᵉ banque en Europe, devant Barclays et BNP Paribas. La banque en ligne viserait d’ailleurs une introduction en Bourse avec une valorisation de 200 milliards.

Aller trop vite en cassant des choses est un mantra bien connu dans la Silicon Valley. Mais dans le domaine bancaire, les conséquences peuvent être bien plus graves et frapper l’ensemble du système financier. C’est pourquoi les régulateurs se montrent sourcilleux : pas question qu’un produit facilite le blanchiment d’argent, fragilise la protection des consommateurs, ou plus prosaïquement grève les fonds propres de la banque ou ses capacités de liquidité.

La BCE aurait ainsi identifié des « déficiences » dans les procédures d’approbation internes des nouveaux produits de Revolut, rapporte le Financial Times. Des restrictions temporaires auraient été exigées l’an dernier à la branche européenne, entraînant la suspension du lancement de nouveaux produits dans l’Espace économique européen (EEE).

Le régulateur aurait aussi réclamé un audit indépendant des fonctions risques, conformité et juridique ; une révision des effectifs et des compétences des équipes chargées d’approuver les nouveaux produits ; une implication plus forte d’experts en interne avant de lancer quoi que ce soit.

Carton jaune pour Revolut

Les restrictions auraient été encore plus fortes pour les activités de la filiale en dehors de l’EEE : interdiction d’accepter de nouveaux clients ou de procéder à des acquisitions d’entreprises dans des pays situés hors du continent européen. Le FT n’a pas pu déterminer si toutes ces restrictions ont été levées, ou si certaines sont toujours en vigueur.

Néanmoins, Revolut a pu lancer depuis 2025 plusieurs produits en Europe, comme des comptes pour adolescents ou même des distributeurs physiques. De fait, la portée exacte de ces restrictions reste difficile à évaluer car elles n’ont manifestement pas empêché la banque de poursuivre son expansion.

Revolut a déclaré entretenir un dialogue « continu et constructif » avec les régulateurs, y compris la BCE. Elle s’engage à « respecter les normes les plus élevées en matière de gouvernance et de gestion des risques », ce qui est bien le moins, et renforce « régulièrement [son] environnement de contrôle interne ainsi que [ses] processus opérationnels. »

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Facturation électronique : que faut-il savoir ?

e-verification de TVA
Facturation électronique : que faut-il savoir ?

Alors que la première vague d’entrée en application de la réforme de la facturation électronique approche, Next détaille les enjeux.

Ce 1er septembre 2026, la réforme de la facturation électronique commencera à entrer en vigueur en France. En jeu : une adaptation technique et structurelle, qui doit notamment permettre à l’administration de mieux suivre les transactions entre entreprises, et réduire la fraude à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), mais qui agace certains petits entrepreneurs.

Concrètement, l’évolution s’appuie sur deux éléments : l’émission et la réception de factures au format électronique (e-invoicing), et la transmission numérique des éléments de transactions et de paiement à l’administration (e-reporting). Les entités qui le souhaitent peuvent déjà recourir à ce mode de facturation, et ce depuis juillet 2025.

Mais le calendrier des obligations approchant, toutes les entités concernées gagneraient à se préoccuper de la question d’ici au 1er septembre. En effet, à partir de cette date-là, les grandes entreprises et établissements de taille intermédiaire (ETI) seront dans l’obligation d’émettre leurs factures sous format électronique, ce qui signifie que toute entité avec laquelle ces dernières pourraient échanger, quelle que soit sa taille, doit être en mesure de les recevoir. Pour les acteurs les plus petits, l’émission de factures électroniques ne deviendra en revanche obligatoire qu’à compter du 1er septembre 2027.

Qui est concerné ?

Toutes les entreprises sont concernées, jusqu’aux micro-entreprises, quand bien même leurs activités seraient exonérées de TVA. Le gouvernement vante une « gestion quotidienne facilitée », notamment grâce à l’accélération des échanges de factures et à l’horodatage, qui rend le suivi plus précis, ainsi qu’une productivité plus grande et une amélioration du pilotage de la comptabilité.

Quelles sont les exceptions à la facturation électronique ? 



Si votre entreprise a des clients particuliers, des associations, ou des clients internationaux, ces transactions-là peuvent se maintenir sur un fonctionnement classique. À terme, cela dit, les données de transaction doivent tout de même être transmises à l’administration fiscale. Les fournisseurs de solutions tendent donc à recommander d’émettre des factures compatibles avec les standards établis pour l’e-facturation et l’e-reporting.

Que doivent faire les sociétés relevant d’activités exonérées de TVA ?


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