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24 Heures du Mans 2026 : le grand bloc-notes d’après-course

Toyota en tremblant

La plus rapide des Toyota TR010 était la n°8. Mais celle qui a gagné les 24 heures du Mans 2026 est la n°7. La voiture dotée près de sa portière d’un autocollant « chihuahua » (référence à la taille de ses pilotes) a pris le dessus sur soeur décorée par un « doberman ». Cette dernière fut retenue une quarantaine de secondes dans son stand peu avant 10 heures du matin. Un élément chargé du refroidissement des freins sortait de son logement et frottait sur la jante.

Préalablement, la n°8 avait déjà reçu une pénalité – passage par la voie des stands – en raison d’une infraction de Ryo Hirakawa lors d’une neutralisation. Dans le sprint final, Sébastien Buemi joua la partition d’équipe en retenant la BMW n°20, principale rivale des Toyota.

Mais cela n’a pas non plus été facile pour la TR010 victorieuse… Une crevaison samedi à l’heure du dîner perturba les efforts de Nyck de Vries. Puis une autre tuile tomba : « Vers 21 heures hier soir, nous avons connu une défaillance de l’un des capteurs FIA », expliquait David Floury, le directeur technique de l’équipe Toyota, évoquant les mesures prises par la fédération pour vérifier la puissance maximale des Hypercar.

« Nous étions contraints de mettre la voiture en mode défaut, limitant notre puissance. Pendant cette période, la voiture perdait 6 à 8 km/h en ligne droite. Heureusement, le capteur s’est remis à fonctionner ».

La dernière victoire de Toyota aux 24 Heures remontait à 2022. Le plus grand constructeur automobile du monde compte désormais 6 succès au Mans.

BMW satisfait

De son côté, la BMW n°20 de René Rast, Sheldon van der Linde et Robin Frijns a été la principale menace pour Toyota dans les dernières heures. Les trois pilotes ont effectué une course d’une grande propreté. Mais ils ont parfois manqué un peu de chance sur le tempo des neutralisations, alors que BMW tentait de boucler 13 tours sur ses relais plutôt que les 12 conventionnels. La voiture termine l’épreuve sur la deuxième marche du podium, à 10 secondes de la Toyota lauréate.

« On s’est rattrapé après la première neutralisation, rappelait Vincent Vosse, patron de l’équipe WRT. Nous sommes repassés en tête après. On a même récupéré une avance confortable. Mais on a de nouveau eu un safety car au mauvais moment ».

Pendant ce temps, on fêtait ce bon résultat aux 24 heures du Mans 2026 avec du Christopher Cross en fond sonore et des sourires sur les visages. « BMW peut être très très fier de tous les efforts consentis ces derniers mois ou même ces dernières années », jugeait le visage du programme.

Tableau d’honneur des 24 heures du Mans 2026

Nous tenons un carnet dans lequel nous notons des « + » et des noms pour retenir quels pilotes nous ont impressionné pendant leurs relais. C’est largement chronométrique et un peu subjectif.

Nous signalerons pour cette 94e édition :

  • Sébastien Buemi (Toyota n°8), au départ, capable de profiter d’une piste claire pour gagner une dizaine de places après les premiers arrêts.
  • Norman Nato (Cadillac n°12) et Will Stevens, véloces au lever du soleil, creusant l’écart sur la BMW n°20
  • René Rast (BMW n°20), force discrète et tranquille, creusant en toute discrétion un matelas d’une dizaine de secondes sur les Cadillac dans la première heure
  • Yifei Ye (Ferrari n°83), comme toujours excellent dans les ténèbres
  • Julien Andlauer (Oreca n°30), distançant les voitures de l’écurie Inter Europol avant que des soucis de freins ne mettent fin à l’aventure de l’équipe Duqueine avec Doriane Pin et Richard Verschoor.
  • Ferdinand Habsbourg (Alpine n°35) et Mathys Jaubert (Genesis n°17), auteurs de maxi-relais de 57 tours pendant l’obscurité. Cela représentait près de 800 km consécutifs au volant. Et le deuxième n’a que 21 ans…
  • Sébastien Bourdais parce que Sébastien Bourdais.

Bourdais, l’émotion

Il était un peu plus de 4 heures du matin, quelques spectateurs somnolaient dans les tribunes. La Cadillac n°38 de Sébastien Bourdais rugissait aux avant-postes, sur la route d’une très possible victoire. Mais la rupture de la direction assistée de l’Hypercar américaine en décida autrement.

La voiture regagna son stand au ralenti puis fut rentrée dans son box. Les mécaniciens s’affairaient sur l’avant de la V-Series.R. Et le Sarthois voyait une nouvelle fois son espoir de gagner la classique réduit à néant. Il resta de longues minutes assis à l’arrière du box, le casque bleu et jaune serré entre ses deux mains. L’équipe finit par officialiser l’abandon de ces 24 heures du Mans 2026 au lever du jour.

Dimanche à la mi-journée, il accorda un quart d’heure à une poignée de journalistes.

Dans l’hospitalité de Cadillac, silence respectueux. La jambe gauche de Sébastien Bourdais tremblait sous la table. La voix était légèrement étranglée, mais l’attitude digne :

« Cette course a ce don de remettre tout le monde à sa place. Et oui, pour une pièce qui coûte peut-être 2 dollars, ça s’est terminé de façon brutale. Je ne vais pas minimiser : c’est un coup dur. J’ai 47 ans, je n’aurai plus beaucoup d’occasions comme celle-ci. Certaines courses décident de tourner le dos à certains et de sourire à d’autres. C’est comme ça. De toute façon, dans une carrière de pilote, on gagne bien moins qu’on ne perd ».

De son côté, la Cadillac n°12 n’a pour sa part pas réussi à suivre le rythme des Toyota dans les dernières heures de course. La 4e place finale est amère après avoir été la voiture ayant figuré le plus souvent en tête (122 tours sur 344).

Alpine et Peugeot sans faute aux 24 heures du Mans 2026… mais trop loin des leaders

Mauvais cru pour les chances françaises en Hypercar. Le timing des voitures de sécurité sauva la course de l’Alpine n°35 en lui permettant de rester jusqu’au bout dans le tour des leaders. MM. Habsbourg, Milesi et Félix da Costa ont franchi le damier à la 6e place.

Philippe Sinault (team manager) : « On a été de temps en temps capables de jouer à la régulière la cinquième place dans la nuit. Il y a des moments où on n’était pas au niveau, notre voiture était trop compliquée pour nous, le pilote, à emmener à certains moments. Je les remercie. Il n’y a eu qu’un petit passage dans le gravier ».

La voiture sœur s’est classée au 10e rang. C’était la dernière participation sous les couleurs Alpine et l’équipe cherche désormais un avenir avec un autre partenaire ou constructeur. Le nom BYD a beaucoup été cité ce week-end.

Chez Peugeot, les 9X8 ne suivaient pas le rythme, avec les 11e et 12e places à l’arrivée. Le meilleur tour des 24 Heures est le fruit des efforts de Stoffel Vandoorne (Peugeot n°93) en 3’28 »268, à plus de 3 secondes du meilleur chrono d’une Toyota en course.

Emmanuel Esnault, le team principal, préfère souligner les (petits) points arrachés pour le championnat du monde constructeur et la course sans faute de l’équipe : « On peut être satisfait parce que l’équipe, en termes d’exécution, a été remarquable. Il n’y a pas eu d’erreur. La voiture n’a pas fait un seul passage dans le garage. Les pilotes n’ont pas fait d’erreur. On a eu un seul drive-through pour un drapeau jaune. Mais sur une course comme ça, ça reste peu ».

Ferrari discret

Le cheval cabré a gagné les trois dernières éditions. Difficile de se contenter des 5e (n°51) et 6e places (n°83) finales ce dimanche.

Mauro Barbieri, ingénieur en chef et responsable des relations avec les pouvoirs sportifs faisait le service après-vente dimanche soir : « Nous savions que le niveau était déséquilibré et nous n’avons jamais figuré parmi les meilleurs. Malgré tout, nous avons tout essayé, en testant différentes stratégies pendant la semaine pour tenter de combler l’écart. Malheureusement, nous n’avons rien trouvé de suffisamment significatif pour y parvenir ».

Il pointe évidemment la balance de performance (BoP), désormais confidentielle, chargée d’équilibrer le potentiel des voitures de la catégorie Hypercar.

En piste, ce fut (relativement) calme. La n°51 a été légèrement retardée par une altercation avec une LMP2, samedi soir, lorsqu’Alessandro Pier Guidi se trouvait au volant. Cela ne l’a pas empêchée de finir au 5e rang. La n°83 a bien défendu ses chances après un départ du fond de grille.

La n°50 s’est arrêtée définitivement dimanche matin à l’heure de la messe après un souci électronique. Elle avait déjà été retardée d’une bonne demi-heure après une défaillance de l’extincteur dans le cockpit.

Stratégie gagnante aux 24 Heures du Mans 2026

La course a été un match ininterrompu dans les cervelles des stratèges. Cette année, le jeu était beaucoup plus ouvert que l’an passé. En Hypercar, Michelin mettait à disposition des équipages 14 trains (soit 56 pneus) de Pilot Sport Endurance dans leur version 2026. Trois mélanges étaient disponibles : le soft adapté à la fraîcheur nocturne, le medium polyvalent et le hard ami des grandes chaleurs.

Le mercure estival samedi et dimanche après-midi ont poussé Ferrari ou Peugeot à utiliser plus que d’autres la gomme dure. À l’inverse, dans la fraîcheur de la nuit, les Cadillac semblaient particulièrement à leur aise en softs. Toyota et Genesis ont effectué des quadruples relais, prouvant la faible dégradation des Michelin.

L’an passé, c’était plus simple. La Ferrari n°83 victorieuse avait triplé ses relais en medium avant de les doubler dans le sprint final.

LMP2

Dans la catégorie monopolisée par les Oreca 07, l’équipe polonaise Inter Europol s’impose pour la troisième fois en quatre ans. Cette fois, les jaune et vert signent même un doublé. Le trio Jakub Smiechowski, Tom Dillmann, Nick Yelloly. Ce dernier prendra la poudre d’escampette l’an prochain, puisqu’il vient de signer pour le programme Hypercar de Ford.

L’exploit de Keating

Ce n’était pas gagné, mais elle s’est imposée tout de même. La Corvette n°33 de l’équipe TF Sport partagée par Jonny Edgar, Nicky Catsburg et Ben Keating s’est imposée en catégorie LMGT3.

Ce dernier est un grand concessionnaire auto au Texas et l’un des gentlemen drivers les plus doués du monde. Seulement, il n’avait plus roulé depuis des mois, à cause d’une vilaine chute à vélo. Mercredi, il nous montrait deux impressionnantes cicatrices sur un bras droit très amaigri. « Pour mettre mes bouchons d’oreilles à droite, j’utilise la main gauche », nous confiait-il.

« Je suis allé chez le docteur lundi dernier et il m’a dit : « Waouh, vous savez, votre os est magnifique ». Je pouvais courir. Après, il a continué : « Tu ne vas pas te faire mal à l’os, mais ce ne sera pas très confortable parce que, tu sais, je n’ai pas encore retrouvé toute ma force musculaire. Normalement, on peut tendre le bras et contracter le triceps ici. Je n’y arrive pas. Et plier le bras ici, c’est le maximum que je puisse faire ». Il pliait son bras à 45° en disant cela.

L’Américain poursuivait : « Quand je conduis, ça ne pose aucun problème car on ne plie pas le coude pour faire la course, et le fait de tenir le volant me soutient, donc ça ne me gêne pas du tout. Mais monter et descendre de la voiture, serrer les ceintures et tout le reste, c’est difficile ».

Keating a concentré l’intégralité de ses relais sur le samedi, laissant davantage de temps à ses équipiers « pros » pour le money time du dimanche. Il signe sa troisième victoire de catégorie aux 24 Heures du Mans. Pas mal pour quelqu’un qui a mis le pied dans le milieu via un stage de pilotage offert à Noël par son épouse…

Genesis promet

Une voiture 13e à l’arrivée et l’autre sur le flanc au petit matin en raison d’un bris de suspension. Sur le papier, les débuts de Genesis au Mans ne sont pas très ronflants. Mais le contenu était convaincant. Notamment lorsque Mathieu Jaminet effectua un quadruple relai de nuit avec un rythme fort intéressant, en bagarre avec les Alpine et les Ferrari.

La course de la n°19 n’a pas été de tout repos, avec notamment deux arrêts en bord de piste pour des reset informatiques en fin de nuit. La première fois, Paul-Loup Chatin se trouvait feux éteints dans une position peu enviable entre les virages de Mulsanne et d’Indianapolis. Heureusement, il parvint à résoudre le bug.

Record du tour

Le meilleur chrono des 24 heures du Mans 2026 a été réalisé par Ryo Hirakawa en 3’25 »041. C’est le record depuis l’avènement de la catégorie Hypercar il y a cinq ans. L’ancienne marque de référence appartenait à Sébastien Bourdais, qui avait réalisé 3’26 »063 l’an passé.

A lire sur Le Blog Auto :

5 petites histoires aux 24 heures du Mans 2025

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Avec ces illustrations, on comprend pourquoi le design de la Ferrari Luce électrique fait autant parler

Toute la sphère automobile n'a qu'un modèle à la bouche : Luce. La première Ferrari électrique fait jaser, car elle ne ressemble à aucune autre création de la marque. Justement, un illustrateur s'est amusé à changer la face avant pour coller à celles d'autres marques. On comprend mieux pourquoi le design est aussi clivant.

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Ferrari Luce : la première Ferrari 100 % électrique dévoilée à Rome avec 1 050 chevaux et 530 km d’autonomie

Présentée le 25 mai 2026 à Rome, la Ferrari Luce est la première Ferrari entièrement électrique de l’histoire du constructeur. Dotée de quatre moteurs indépendants, d’une puissance de 1 050 ch et d’une autonomie annoncée de 530 km, elle inaugure un nouveau segment dans la gamme de Maranello. Son design a été confié au collectif LoveFrom, dirigé par Sir Jony Ive et Marc Newson.

Un lancement symbolique dans la capitale italienne

C’est à Rome, dans l’enceinte de la Vela di Calatrava – Città dello Sport, que Ferrari a choisi de dévoiler la Luce. La date n’est pas anodine : le 25 mai 1947, sur ce même circuit de la Baths of Caracalla, la Ferrari 125 S remportait la première victoire de l’histoire de la marque au Gran Premio di Roma. Soixante-dix-neuf ans plus tard, Ferrari revient dans la ville éternelle pour présenter ce qui se veut une nouvelle étape dans son histoire industrielle.

La Ferrari Luce concrétise la stratégie multi-énergie annoncée par le constructeur lors de son Capital Markets Day en 2022. Selon Ferrari, l’électrification ne remplace pas les motorisations existantes mais s’y ajoute, dans le cadre d’une approche dite de neutralité technologique. Cela doit aussi permettre à Ferrari de continuer de vendre des moteurs thermiques « gourmands ».

Un design entièrement repensé, signé LoveFrom

Pour ce projet, Ferrari a fait appel à un intervenant extérieur à son studio de design interne, dirigé par Flavio Manzoni. Le collectif créatif LoveFrom, fondé en 2019 par Sir Jony Ive et Marc Newson, a été chargé de définir le langage stylistique de la Luce de bout en bout, extérieur, intérieur et interface. Il est loin le temps de Pininfarina, non ? On dirait une voiture venue de Chine.

La silhouette est organisée autour d’une verrière centrale en forme de coque, qui s’étend sous la ligne de ceinture jusqu’aux extrémités de la carrosserie. Deux ailerons aérodynamiques, avant et arrière, semblent flotter autour de cette cellule vitrée. Les feux, transparents et intégrés aux surfaces principales, s’effacent visuellement lorsqu’ils sont éteints. Les jantes adoptent les dimensions les plus importantes jamais montées sur une Ferrari de série : 23 pouces à l’avant, 24 pouces à l’arrière, une véritable charrette.

La Luce est le deuxième modèle quatre portes de la marque après le Purosangue, et le premier à proposer cinq places. C’est rendu possible par l’absence de tunnel central, lui-même supprimé grâce à l’architecture électrique.

Quatre moteurs, un par roue, pour des performances de supercar

Sur le plan technique, la Ferrari Luce repose sur une plateforme dédiée intégrant quatre moteurs électriques à aimants permanents, un par roue. La puissance totale atteint 772 kW (1 050 ch) en mode Launch Control, pour un 0 à 100 km/h annoncé en 2,5 secondes, un 0 à 200 km/h en 6,8 secondes et une vitesse maximale de 310 km/h. Les temps annoncés ici semble depuis l’arrêt et non avec le « 1-foot rollout » qui consiste à ne pas prendre en compte le premier pied de distance. Cela représente entre 0,2 et 0,4 seconde tout de même.

La batterie, conçue et fabriquée à Maranello, affiche une capacité de 122 kWh sous 800 V. Elle autorise une recharge rapide jusqu’à 350 kW (environ 3C), permettant de récupérer 70 kWh en 20 minutes. L’autonomie est estimée à plus de 530 km (homologation en cours).

Chaque roue dispose de son propre actionneur de traction, de direction et de contrôle vertical — une architecture qui permet une gestion du couple en temps réel, indépendante pour chaque roue. La suspension active est dérivée de la F80, et l’essieu arrière est directeur.

Une vraie Ferrari ?

Cette architecture doit permettre à ce gros bébé d’être assez agile pour porter le blason de Maranello. Surtout, Ferrari a mis dans cette Luce toute son expérience en Formule 1 et ailleurs. En F1, l’électrification ultra-performante existe depuis le KERS – époque V8. Ici, le système de contrôle de la traction (electric traction control system alias eTrac) est développé depuis cette expérience F1.

Ferrari met aussi le système connu de Side Slip Control mais dans sa toute dernière itération : Active Suspension Control (ASC) 3.0, Virtual Short Wheelbase (Passo Corto Virtuale – PCV) 3.0, Ferrari Dynamic Enhancer+ (FDE+), et ABS Evo.

Grâce à la fée électricité et les quatre moteurs, Ferrari peut proposer 5 positions pour son e-Manettino. Ce sont des modes qui vont finement définir la puissance, le couple, le type de traction, et les performances. Les positions vont de « ICE » à « ESC OFF ». Une vraie console sur roues.

Une sonorité authentique, sans simulation artificielle

Ferrari a opté pour une approche particulière concernant le son : il est capté directement depuis les composants mécaniques des essieux via un accéléromètre, filtré et amplifié à la manière d’une guitare électrique. Le résultat est diffusé à l’intérieur comme à l’extérieur du véhicule, avec une intensité modulable selon la position de l’e-Manettino. Aucun son synthétique n’est utilisé.

On peut voir là un tacle les deux pieds décollés à la concurrence comme Mercedes-AMG et sa GT 4-Door coupé qui a ajouté un son de V8 enregistré et des ruptures de charge pour simuler des passages de rapports.

Un habitacle centré sur le conducteur, avec des matériaux premium

L’interface intérieure associe commandes mécaniques – boutons, molettes, bascules en aluminium usiné – et écrans OLED développés en exclusivité par Samsung Display pour trois zones : tableau de bord, console centrale et plage arrière. Le système audio compte 21 haut-parleurs et une amplification de 3 000 W sur 24 canaux. Cet intérieur, on avait pu le découvrir un peu il y a plusieurs semaines.

La clé de contact est fabriquée en verre Corning Gorilla Glass et intègre un afficheur E Ink — une première dans l’industrie automobile. Le volant, usiné dans de l’aluminium 100 % recyclé, intègre les deux Manettino (traditionnel à cinq positions et nouvel e-Manettino à trois positions).

Plus de 60 brevets et une fabrication intégralement réalisée à Maranello

Ferrari annonce plus de 60 nouveaux brevets liés à ce projet. Les moteurs électriques, la batterie et l’ensemble des composants haute tension sont développés et assemblés à Maranello. Une garantie de huit ans couvre les éléments clés de la chaîne de traction électrique. Le programme de maintenance étendue sur sept ans, déjà proposé sur le reste de la gamme, s’applique également à la Luce.

Le poids à vide est annoncé à 2 260 kg. Le coffre offre 597 litres de volume utile. Sinon 530 km (à homologuer) pour 122 kWh, c’est pire comme consommation qu’une Renault Zoe à 130 km/h en plein hiver.

Notre avis, par leblogauto.com

Voilà plus ou moins toutes les informations sur cette nouvelle Ferrari Luce. Maintenant, parlons de ce qui fâche : c’est quoi ce design de m… ? Ok, il faut caser les énormes batterie et on a donc un crossover ou berline surélevée. Soit. Mais le dessin ?

Alors oui, on comprend que l’aérodynamique a dicté la face avant percée d’un tunnel qui amène l’air sur l’immense parebrise. On remarque d’ailleurs que les balais d’essuie-glace sont verticaux au repos pour laisser passer le flux. On notera aussi les jantes aérodynamiques (sur le modèle jaune). On comprend également que l’arrière est « tronqué » pour décoller proprement le flux d’air et limiter les perturbations. Mais le dessin ?

Quant à l’intérieur, le volant est une belle proposition qui joue la carte nostalgie. Mais le dessin ?

Alors on a bien des rappels comme le bandeau noir arrière avec des feux ronds intégrés. Mais si le Purosangue avait déjà fait coulé beaucoup d’encre, cette Ferrari Loupée, pardon Luce, va vider les stocks chez Waterman.

En résumé, cette Ferrari Luce sera sans doute ultra-performante comme la Mercedes-AMG GT 4-Door Coupé. Un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, cela fait s’arrêter des pacemakers. Mais, la voiture « de grand-papa » c’était aussi un design « italien », des défauts attachants, etc. Allez, il faut vivre avec son temps et les dinosaures comme nous ont disparu. Cette Ferrari Luce fera un carton à Monaco, en Californie ou à Dubaï.

Ah si, dernier point : 550 000€ en Italie avant la TVA soit environ 660 000 € TTC en France.

FERRARI LUCE – TECHNICAL SPECIFICATIONS

DIMENSIONS AND WEIGHT

Length 5026 mm

Width (without mirrors) 1999 mm

Height 1544 mm

Wheelbase 2961 mm

Front track 1696 mm

Rear track 1690 mm

Kerb weight* 2260 kg

Kerb weight to power ratio 2.16 kg/cv

Weight distribution 47% front / 53% rear

Trunk capacity 597 l

TYRES

Front 265/35 R23 J9.5

Rear 315/30 R24 J11

BRAKES

Front CCM, 390 X 34 mm

Rear CCM, 372 X 34 mm

POWERTRAIN

Number of electric engines 4 (one per wheel)

Maximum power** 772 kW (1050 cv)

Maximum torque, measured at the engines** 990 Nm

Maximum torque, measured at the wheels 11500 Nm

FRONT E-AXLE

Power at the axle 210 kW

Torque at the wheels** 3400 Nm

Torque at the engines** 280 Nm

Power density 3.23 kW/kg (93% efficiency)

Engine revs 30,000 rpm

Weight 65 kg

REAR E-AXLE

Power at the axle 620 kW

Torque at the wheels** 7750 Nm

Torque at the engines** 710 Nm

Power density 4.80 kW/kg (93% efficiency)

Engine revs 25,500 rpm

Weight 129 kg 

BATTERY

No. of cells 210 (15 modules with 14 cells)

Total power density 195 Wh/kg

Cell power density 305 Wh/kg

Gross capacity 122 kWh

Maximum voltage 800 V

Maximum recharge power 350 kW

PERFORMANCE

0-100 km/h 2.5 s

0-200 km/h 6.8 s

Maximum speed 310 km/h

Range***  530 km 

Consumption (WLTP cycle) Under homologation

With optional equipment

** In Launch Control mode

*** Estimation (under homologation) 

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