Gard : un suspect en garde à vue après le meurtre d'une octogénaire près d'un camping du Grau-du-Roi

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Les vélos illégaux ont envahi la ville. Il y a maintenant 7 ans, je tirais la sonnette d’alarme de l’arrivée en masse de véhicules hors la loi sur nos routes. Cela démarrait au MedPi 2019 où je rencontrais des professionnels présentant leurs draisiennes électriques à d’autres professionnels qui voulaient les acheter. Cet engouement naissant pour les deux roues était lié au succès déjà important des trottinettes électriques.

Je vous ai déjà parlé de tout cela, aussi je ne reviendrai pas trop en arrière, mais très brièvement j’ai tenté au fil des ans d’alerter sur le danger de ces engins particuliers : trottinettes, draisiennes et autres vélos électriques. Des vélos illégaux, souvent appelés « Fatbikes » par facilité, mais qui concernent plus de variété que ces modèles spécifiques à grosses roues. J’ai fait ce que j’ai pu, j’ai contacté des marques, j’en ai aidé d’autres, j’ai renseigné des distributeurs, j’ai même dialogué avec des membres des forces de l’ordre qui cherchaient à comprendre. J’ai apostrophé des journalistes et des rédactions, j’ai même provoqué certains revendeurs… Pour rien.
Alors j’ai fini par laisser tomber.
Et, sans surprise, nous sommes arrivés à la situation actuelle. Biclou, le magazine vélo du Parisien, vient de publier la vidéo ci-dessus sur le problème des vélos illégaux en France. Expliquant qu’il en existerait plus de 50 000 en circulation. Une masse énorme, portée par des utilisateurs déboursant des sommes conséquentes, des influenceurs sans trop de scrupules et des revendeurs qui se foutent bien de la loi tant que l’argent rentre dans les caisses.
50 000 vélos achetés parfois de bonne foi par des clients qui ne voient pas le souci. Clients qui ne comprennent pas ce qui leur arrive lors d’un très coûteux contrôle de police. Quand on leur explique qu’il va leur falloir payer plus de 1000€ d’amende. Parce que leur vélo n’est finalement pas un vélo. Qu’il s’agit d’un cyclomoteur d’après notre code de la route. Que les « zones grises » cela n’existe pas en droit. Et qu’il doit en conséquence être piloté comme un 50 cm3, c’est-à avec un casque et des gants adaptés, une plaque d’immatriculation, une assurance et toutes les joyeusetés légales obligatoires pour ce type de véhicule. Qu’il ne doit pas non plus être conduit sur les pistes cyclables et, bien entendu, qu’il doit être conforme et réceptionné par les organismes de certification d’État.
Évidemment, une fois l’amende acquittée, la « bonne affaire » du Fatbike électrique débridé n’est plus la même. Dans le reportage de Biclou, un anonyme explique d’ailleurs avoir compris le problème et laissé tomber son engin survolté pour revenir à un vélo plus classique.

Les vélos illégaux dans le viseur de la police
J’ai trois idées pour tenter de résoudre le problème. Parce que si rien n’est fait, ce chiffre de 50 000 vélos illégaux va aller en grandissant et il y aura des drames en tous genres. Outre les problèmes d’assurance, les amendes et les mises en fourrière de ces engins, le nombre de cas où ces engins vont causer des accidents graves qui ne pourront pas être solutionnés par une assurance va exploser. Sans assurance, le propriétaire d’un de ces engins ne pourra pas faire face au coût d’un accident sur une autre personne. Non seulement le risque de fuite sera important, mais même si le propriétaire d’un de ces vélos reste sur place et assume le problème, il y a peu de chances qu’il puisse vraiment y faire face. Un fonds d’indemnisation prendra le relais et viendra lui demander des comptes. Mais à moyen et long terme, ce fond exigera toujours plus de financement et devra être renfloué par les assureurs classiques sur les primes versées par tous les assurés.

Aujourd’hui, la seule méthode de lutte contre les vélos illégaux, en France, semble être de verbaliser dans la rue. Il n’est pourtant pas difficile de trouver les vendeurs de ces vélos. C’est assez étonnant de voir que, dans la même ville, probablement le même quartier, un vendeur de ce type de Fatbike qui n’a pas le droit de rouler sur la voie publique ne soit pas inquiété des produits qu’il vend. Pendant que, de l’autre côté de sa vitrine, le vélo qu’il a commercialisé est bloqué par les forces de l’ordre. Comme s’il était impossible de passer de l’autre côté de la vitre pour aller régler le problème à la source.
Pourtant la logique voudrait qu’en appliquant la loi chez les fournisseurs de ces engins, on empêche d’un seul coup des centaines d’infractions potentielles. J’ai bien ma petite idée de ce qui explique ce problème : en France, nous avons désormais beaucoup de policiers dans la rue, mais très peu pour contrôler les vendeurs.
Il suffit de pousser la porte d’un revendeur ou de cliquer sur un moteur de recherche pour mieux faire respecter la loi. Les journalistes de Biclou n’ont pas eu de mal à constater le problème en caméra cachée. Des vendeurs qui incitent sciemment les utilisateurs à tricher. Qui donnent même des conseils pour ne pas se faire attraper par des contrôles.

Une présentation qui joue sur les mots pour faire croire à un usage légal de l’appareil
Un attelage de policiers en civil et/ou de personnes habilitées à ce type de visite chez les marchands n’aurait pas grande difficulté à constater la proposition de ce genre de vélos illégaux avant même qu’ils ne soient vendus. La saisie des matériels et une amende salée en plus du risque de prison devraient rapidement régler le problème. Une demande de facture pour chaque verbalisation afin de connaitre le vendeur du véhicule illégal, serait également une bonne idée.

« Idéal pour vos trajets urbains »
Une simple recherche chez Décathlon montre l’étendue du problème : la marque propose sur sa place de marché des modèles absolument interdits sur la voie publique et se cache derrière une mention précisant l’obligation de rouler sur « une voie privée » pour se dédouaner de toute responsabilité.

Mais 40 Km/h « sur voie privée »
Ce double discours est typique des vendeurs aujourd’hui. Ils font semblant de ne pas comprendre le sens de la loi qui est pourtant très claire. Si le véhicule peut être débridé pour parvenir à aller au-dessus des 25 Km/h, alors il est illégal sur voie publique. Même s’il reste à bridé à 25 Km/h toute sa vie.
D’autres vendeurs ont décidé de pratiquer un double discours en « oubliant » les éléments problématiques sur leurs fiches techniques. La vitesse trop élevée, les moteurs trop puissants, le fait de pouvoir rouler sans pédaler du tout… tout ce qui pourrait poser problème aux yeux de la loi est passé sous silence. Sans évidemment que cela ne trompe personne. Un petit tour sur la fiche technique réelle du fabricant qui exporte le vélo dans le monde entier révèle rapidement le pot aux roses. Évidemment, le vendeur a un devoir de conseil, mais combien de cyclistes se faisant verbaliser vont se retourner contre le magasin qui leur a vendu l’appareil ?

Le code de la route n’est pas « flou » du tout. Le fait de rouler sur un véhicule ne proposant pas, par construction, une limitation à 25 Km/h, lui interdit la circulation sur la voie publique. Si ce véhicule peut simplement passer à plus de 25 Km/h d’une manière ou d’une autre, il est également interdit sur les routes, sentiers et chemins en France5. Il n’est tout simplement pas homologué route. Decathlon le sait, la marque le sait, les influenceurs le savent, tout le monde le sait. Des centaines d’offres de vélos illégaux pullulent en ligne sans que cela n’émeuve personne.

Faire redescendre l’information sur ces vélos illégaux auprès de nos concitoyens ne serait pas du luxe. En demandant, par exemple, aux assureurs de communiquer auprès de leurs clients. Tout en précisant ce qu’ils risquent à rouler avec un engin non assuré et le type de véhicules réellement couverts par leur assurance habitation. En proposant des spots de publicité en ligne pour des recherches sur certains mots-clés ou autres campagnes du genre.
Les policiers dans la vidéo de Biclou semblent au point pour leurs contrôles. Ils sont même équipés d’un appareil pour constater la vitesse des véhicules. Mais malheureusement ce n’est pas le cas partout. Cela fait des années que différents engins électriques sont présents sur le territoire et certains membres des forces de l’ordre ne semblent avoir aucune idée des règles qui les entourent. Skateboard, monoroues, draisiennes, trottinettes et autres vélos électriques sont précisément encadrés désormais. Certains ne comprennent pourtant toujours pas comment appliquer la loi. Le matraquage actuel sur les FatBike pose même problème. Certains de ces vélos, pourtant parfaitement légaux, sont mis à l’index alors que d’autres, au design de VTT plus classique, ne sont pas inquiétés alors qu’ils sont en infraction.

Trottinette 2000 Watts
Les trottinettes électriques ne sont pas bridées en puissance, il est légal d’avoir un moteur 1500 ou 2000 watts sur ces engins du moment que celui-ci ne dépasse pas les 25 Km/h par construction. Ce qui offre à ces modèles des capacités très impressionnantes à l’usage. On peut monter des côtes, démarrer rapidement, se balader avec un beau bagage sur le dos. Pour développer cette puissance, il suffit d’activer une poignée de « gaz ».

Vélo cargo limité à 250 watts
En face, les vélos à assistance électrique sont toujours limités à 250 watts de moteur en assistance uniquement. Même s’il s’agit d’un vélo cargo qui transporte du matériel ou des enfants. Les constructeurs ont certes proposé des solutions moteur de plus en plus élaborées avec un couple qui a largement évolué, mais cette limitation à 250 watts est un vrai problème.
C‘est cette législation qui pousse de nombreux acheteurs à se tourner vers des vélos illégaux. Beaucoup d’internautes l’indiquent clairement. Le vélo électrique classique, ils ont testé. Et ce n’est pas adapté à leur usage. Non pas qu’ils cherchent à dépasser les 25 Km/h ou à remonter leur rue en roue arrière. Le problème, c’est que leur trajet quotidien passe par une côte assez pentue et que le moteur embarqué ne suit tout simplement pas. Comment dépasser cela ? Il suffit de basculer sur un vélo illégal qui va proposer 750, 1000 ou 1500 watts de puissance et l’obstacle n’est plus qu’un lointain souvenir. Petit détail, ces vélos à grosse puissance de moteur sont quasiment tous pensés pour fonctionner à des vitesses largement supérieures au 25 Km/h autorisés. Et la nature humaine étant ce qu’elle est, avoir la possibilité de passer de 25 Km/h à 30, 40 ou 50 Km/h, est trop forte pour que les clients s’en privent. Les options pour ne pas avoir à faire autre chose que semblant de pédaler, voire de réactiver une poignée de gaz, sont à la portée d’un clic d’application. C’est trop tentant pour résister.
Ces clients, s’ils pouvaient se procurer des vélos légalement avec un moteur plus puissant, proposant juste plus de couple, seraient sans aucun doute moins tentés par l’offre illégale. Ils ne pourraient toujours pas dépasser les 25 K/h mais auraient moins de difficultés dans leurs trajets, surtout les propriétaires de vélos cargo.
Ce que je constate aujourd’hui, 7 ans après avoir tiré la sonnette d’alarme, c’est que des dizaines de milliers de vélos illégaux circulent sur nos routes. Aucune mesure prise pour taper sur les utilisateurs n’a eu d’effet. Il y a également un bon paquet de trottinettes électriques qui filent bien au-delà des limites légales, parfois conduites par de très jeunes enfants et même des parents qui accompagnent leur bambin vers l’école. Sans même se douter du danger qu’ils font courir à leur progéniture. Certains importateurs de draisiennes électriques ont normalisé un seul de leurs modèles pour la route mais continuent de vendre un catalogue complet de modèles parfaitement illégaux sur la voie publique. En indiquant pourtant que leurs véhicules sont parfaits pour la « jungle urbaine ».
La vague des vélos illégaux n’est pas prête de s’arrêter et au niveau politique personne ne semble vouloir régler le problème à sa source.
Est-ce que cet engin électrique a le droit de rouler sur la voie publique ?
Vélos illégaux : comment lutter contre leur succès ? © MiniMachines.net. 2026

Le Soundcore Space One Pro d’Anker est un casque Bluetooth milieu de gamme qui ne promet pas la très haute fidélité, mais du confort, de l’autonomie et un son tout à fait acceptable pour une exploitation classique.

Proposant la norme Bluetooth 5.3, le casque Soundcore Space One Pro se veut être un compagnon abordable et efficace. Il ne promet pas la lune en termes de qualité audio avec un appui comme souvent assez prononcé sur les basses pour flatter certains sons. Des aigus également assez tendus et des mediums en léger retrait. Ce ne sera pas un casque d’écoute de salon, mais bien une solution d’isolation du quotidien. Le casque qu’on va emporter avec soi dans les transports ou au travail et qui sera parfait pour ces conditions.
Pensé pour la mobilité, il est facilement pliable, propose un mode d’isolation actif combiné avec un design passif très confortable. Une application permet de piloter le casque et de lui imposer différents comportements grâce à des égaliseurs. La présence d’une double paire de microphones permettra de passer et de recevoir des appels directement.

Les commandes du casque se font, comme toujours avec cette marque, grâce à des boutons physiques, ce qui ravira certains utilisateurs horripilés par les surfaces tactiles parfois peu précises. La recharge se fait avec un câble USB Type-C pour une quarantaine d’heures d’autonomie au total avec la réduction de bruit. Un mode passif est également possible, il permettra d’atteindre les 60 heures d’usage. À ce propos, un port jack audio 3.5 mm est disponible pour piloter le casque sans recours au mode Bluetooth. La charge rapide permet de retrouver 8 heures en 5 minutes de charge, ce qui permet de sortir rapidement dehors en musique même si on ne l’avait pas prévu.

Sorti à 199€ en septembre dernier, ce casque en joue clairement pas dans la même cour que les Bose, Sennheiser ou Sony souvent deux fois plus chers. Il est moins précis et ne donnera pas le meilleur de vos albums préférés. Mais j’ai développé une théorie assez simple autour de ce type de casque. Pour en avoir testé un paquet, ce sont des outils parfaits pour des déplacements ou pour travailler. Si je préfère largement des casques de grande marque pour écouter de la musique au calme, j’ai vraiment du mal à percevoir leur intérêt une fois dans un bus ou un métro.
Même mes casques les plus haut de gamme ne font pas le poids face à un environnement de ville bruyant. Du coup, je préserve mes casques de marque pour un usage plus sédentaire ou pour de longs voyages en train ou en avion. Je n’embarque avec moi, depuis des années, que les solutions les moins délicates d’un point de vue sonore mais tout à fait efficaces pour mes déplacements quotidiens.

Le Soundcore Space One Pro est bien à identifier comme une solution de repli. Je ne vous l’aurais d’ailleurs jamais conseillée à son prix original. Le fait qu’il soit proposé à 129.99€ en noir ou en blanc au lieu de 199€ change ici la donne.
Bon Plan : Casque Anker Soundcore Space One Pro à 129€ © MiniMachines.net. 2026

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Le MLLSE G2 Pro est un MiniPC 100% noname et Richard me demande ce que j’en pense. Il faut dire qu’il est vendu peu cher et que s’il est proposé via AliExpress, il est expédié depuis la France.

Le clone « T8 » originel sous Intel N100
La solution est extrêmement compacte, le MLLSE G2 Pro mesure 8.7 cm de large comme de profondeur et 4 cm d’épaisseur. Il n’est d’ailleurs pas bien difficile de voir sa filiation avec les machines comme le Soyo M4 ou autres T8 Plus chez différentes marques : Chatreey, Gateway, Ace Magician; Rupa, Aoostar, GMKtec, T-Bao,… qui partagent la même taille et souvent la même connectique. Ce sont des MiniPC fabriqués par la même usine et dont la marque distributrice demande parfois juste un enrobage dans une carrosserie différente. C’était le temps où les puces étaient abondantes et où il suffisait de se baisser pour trouver 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage pour une poignée de petites pièces. Tout le monde fabriquait des clones sans se poser de question. Un temps si proche et si lointain maintenant.

Je pense que cette marque a été activée/réactivée suite aux mésaventures de la marque Chuwi. Suite au scandale lié à ses processeurs falsifiés, j’ai vu réapparaitre la marque MLLSE avec une approche marketing très similaire à celle des distributeurs européens de Chuwi. Même type de présentation technique. Même système de distribution à cheval entre la France et l’Espagne. Même positionnement tarifaire et même type d’enregistrement de boutiques sur AliExpress.
MLLSE EU Store est piloté par la société Yaoxiang Technolgy, enregistrée au RCS de Bobigny avec l’email mllseaefr01@163.com. Son adresse est liée à une entreprise de domiciliation à Aulnay sous bois. L’offre Chuwi EU Choice Stores, société domiciliée en France au contraire de la société officielle de la marque située à Hong Kong qui distribue également ses produits sur AliExpress, est localisée en France dans la ville des Lilas dans le même département, avec un email chuwifr@163.com et toujours enregistrée au RCS de Bobigny. La boutique emploie également un service de domiciliation avec 1880 autres entreprises à la même adresse.
Cela ne veut pas dire que MLLSE est une mauvaise marque ou qu’elle est susceptible des mêmes travers que Chuwi. Cela ne veut absolument pas dire que la société derrière cette ou ces boutiques n’est pas fiable. Au contraire, elle semble faire son boulot avec beaucoup de conscience pro. Mais il me semble opportun de vous informer de mes soupçons de consanguinité.

Ici, on retrouve donc un engin hyper classique équipé d’un processeur Intel N150 « Twin Lake » associé à 12 Go de mémoire vive LPDDR5-4800 et un stockage SATA de 512 Go monté sur un slot M.2 2242 également compatible NVMe. Autrement dit, une solution assez peu évolutive puisque seul le SSd pourra être remplacé et par une solution 2242 pas forcément simple à trouver.

Le refroidissement est très classique, au vu de la taille de l’engin, pas besoin de caloduc. Le ventilateur aspire de l’air depuis l’arrière et le côté pour le souffler directement sur des ailettes situées de l’autre côté. Attention, sur l’image l’illustration des composants est fausse : il s’agit bien d’un SSD M.2 2242 et non pas au format 2280. Et la mémoire est soudée à la carte mère et non pas sur barrette.

La connectique, au vu de la taille du boîtier, est distribuée sur trois faces, la dernière face étant uniquement décorée du bouton de démarrage de la machine. On retrouve sur la partie arrière un port jack audio combo 3.5 mm, deux Ethernet Gigabit et un USB Type-C qui servira à alimenter la machine. Au-dessus de ces ports, une grille d’aspiration d’air frais. Sur la partie gauche, trois ports USB 3.2 Type-A, à droite deux sorties vidéo HDMI et une en DisplayPort. Cette disposition a été pensée pour une exploitation en mode VESA, quand l’engin est accroché à l’arrière d’un écran avec un adaptateur fourni. Dans ce cas précis, elle a du sens car tous les ports et câbles restent discrets.

En mode MiniPC de bureau par contre, l’effet « pieuvre » est parfois gênant . On retrouve des câbles qui partent de trois côtés. A moins de n’employer que le réseau sans fil et de positionner les ports USB en façade pour garder les sorties vidéo vers l’arrière. L’autre solution est de fixer le boîtier à un meuble ou contre mur pour orienter les sorties de câbles au mieux.

Proposé à 155€, il peut être obtenu à 135€ seulement si on a de la chance, beaucoup de chance. Ce qui le place au niveau de ce type d’engin en 2024 ! Malheureusement, il s’agit d’une de ces promos dont AliExpress a le secret. Ces fameuses offres « premier arrivé / premier servi » qui ne sont qu’une manière plus marketing de dire que l’offre de remise de 20€ ne sera possible que pour très peu de clients. Une manière de faire de la pub pas trop cher en vous faisant croire que vous êtes trop lent pour en profiter et que donc, c’est de votre faute. En réalité, AliExpress propose quelques bons d’achat par jour pour des centaines de milliers de clients et profite ainsi d’une couverture publicitaire peu chère au vu des reprises en série de son offre « promotionnelle ». Offres qui ne sont en général plus valables dès le moment où on commence à rédiger une promo…

Vous êtes censé utiliser le code promo TPFR20 pour obtenir le MiniPC à 135€ mais dans la majorité des cas, cela ne fonctionnera pas. Mais même à 155€, cela reste un engin intéressant sur le papier. Il a assez de muscles pour de nombreux usages qui vont du mini-serveur maison à toutes les tâches classiques d’un PC familial. Bureautique, multimédia, gestion et retouche d’images, modélisation 3D, navigation web, impression 3D, ces engins sont suffisamment équipés pour proposer d’excellentes prestations non professionnelles et même un peu de jeu très léger. Malgré un Windows 11 livré, la machine est très certainement compatible avec des distributions Linux standard.
La marque MLLSE n’a pas de grande notoriété, mais encore une fois, il ne s’agit que d’une étiquette sur des MiniPC qui ont déjà fait leurs preuves par le passé.
| MLLSE G2 Pro : Intel N150 – 12 Go / 512 Go – Windows 11 | ||
| +Prix bas + distribution ok + stock et SAV en France + performances correctes + compatibilité logicielle Linux + livré prêt à l’emploi |
– garantie 1 an |
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MLLSE G2 Pro : Un MiniPC N150 12/512 Go Win11 à 135/155€ © MiniMachines.net. 2026

Le Minix N304-AI est le premier MiniPC de la marque à embrasser la nouvelle gamme de processeurs Wildcat Lake d’Intel et apparemment, la gamme lui permet de sortir les griffes d’une communication assez agressive. L’engin est clairement mis en avant comme une machine spécialisée en IA… Malgré un équipement pas si efficace pour cet usage.
Le Minix N304-AI embarque un Core 3 304, soit le tout entrée de gamme de la série. Un processeur pas du tout inintéressant au demeurant, mais loin de coller avec l’imagerie déployée pour le présenter. En regardant l’image ci-dessus, avec un système triple écran affichant un logiciel de montage vidéo, une page de dialogue et un outil de CAO, on pourrait s’attendre à avoir un monstre de calcul sous la main… Ce n’est pas tout à fait le cas.
Il s’agit d’un processeur 5 cœurs (1P+4 LPE) cadencé à 4.3 GHz en fréquence Max avec 1 seul cœur graphique Xe3 à 2.3 GHz et un NPU proposant 15 TOPs fonctionnant dans un DP de 15 à 35 Watts. Pas vraiment un foudre de guerre, donc même si la puce sera capable de faire mieux que ce que proposent les Twin Lake type N150.

Minix N304-AI
Le Minix N304-AI est également estampillé IA parce qu’aujourd’hui il faut semble-t-il injecter de l’IA partout pour que les machines se vendent. Avec 24 TOPS annoncés, Minix combine les capacités du NPU et les 9 TOPS supplémentaires du cœur graphique s’il est dédié entièrement à cet usage. Le résultat sera sans rapport avec une machine réellement dédiée à un usage de calcul d’IA local comme un engin sous AMD Strix Halo. Un processeur Panther Lake de base comme le Core Ultra 5 322 proposera à lui seul un NPU 46 TOPS.

Pour le reste, on retrouvera un engin assez classique, et fort peu évolutif. La mémoire vive est montée en LPDDR5x-6400 pour atteindre 16 Go maximum, le stockage est donc la seule possibilité d’évolution avec un port M.2 NVMe PCIe 3.0 x4 de 512 Go. Un module sans fil non détaillé proposant du Wi-Fi6 et Bluetooth 5.3 est listé sans que l’on sache s’il sera monté sur un port M.2 ou non.

Minix Z150-AERO
La connectique liste au moins un USB 3.2 Gen2 Type-C, un DisplayPort 1.4, un HDMI 2.1 et deux ports Ethernet Gigabit. Le boîtier présenté fait penser à celui du Minix Z150-AERO annoncé en mars 2025. La face avant est identique et on peut donc espérer une connectique et des dimensions identiques. La gamme AERO chez Minix est sortie pour signifier la présence d’un système de ventilation actif en interne, au contraire de ses solutions Fanless. Avec 25 Watts de TDP, la gamme Wildcat Lake ne laisse pas beaucoup d’autres choix que la présence d’un ventilateur.
Pas de date ni de prix pour le moment pour cette nouvelle minimachine. Je doute fortement que le tarif soit aussi doux que son prédécesseur sous Intel N150. Il s’agit là d’une époque révolue où ces modèles avec 16 Go de DDR4 sur slots SODIMM et 512 Go de stockage NVMe sur M.2 2280 étaient vendus moins de 220€. Entre le prix des puces Wildcat Lake et l’explosion des composants mémoire et stockage, je doute sincèrement d’un prix sous les 700€… Le Minix N300 16/512 Go est actuellement vendu 690€ par le constructeur.
Aujourd’hui les tarifs de distribution de ces MiniPC ont largement augmenté, les rendant beaucoup moins intéressants qu’auparavant. Cela a même poussé la marque à étendre son catalogue avec de nouveaux produits : chargeurs, adaptateurs, KVM, écrans mobiles simples et doubles.. De quoi tenter de faire grossir son chiffre d’affaire en attendant que la situation se calme.
Minix N304-AI : un nouveau MiniPC sous Wildcat Lake © MiniMachines.net. 2026

J’avoue ne pas avoir testé Gentle OS pour le moment, les engins compatibles avec ce système que je possède sont malheureusement en trop mauvais état pour le faire. Et puis, il faut bien avouer que pour l’installer, ce n’est pas aussi simple que de sortir une clé USB et de la flasher. Mais je ne désespère pas d’essayer si je retrouve quelques disquettes en bon état.

Gentle OS/16 sur un Amstrad PPC512
Gentle OS est une distribution divisée en 2 branches. D’abord Gentle OS/16, pensé pour les systèmes fonctionnant en 16 bits dont l’objectif est de fournir une interface graphique sobre et efficace. Le système tournera sur des engins équipés d’un processeur 8086+ équipé de 192 Ko de mémoire vive et disposant d’un système graphique cGA. Il supporte une définition de 300 x 200 en monochrome ou en couleur. Gentle OS prend en charge les claviers, buzzers et haut-parleurs de PC, les écrans CGA et VGA et l’ensemble des éléments les plus classiques du genre. Il n’est pas certain qu’il sache reconnaitre un trackpad intégré, par exemple, ou certains ports exotiques de l’époque. Une seconde version, Gentle OS/32 s’intéresse aux ordinateurs 32 Bits et vise les machines i386+ beaucoup plus récentes.

Le jeu de Mah-Jong
L’interface graphique est, vous vous en doutez, minimaliste. Le système offre cependant de nombreuses fonctions : horloge, calendrier, calculatrice, gestion de polices, clavier virtuel, et permettra de lancer les applications classiques de votre système. Il propose également une suite de petits jeux qui vont du démineur, au piano en passant par un Snake, un Tetris, des jeux de cartes et même un Mah-Jong.

Gentle OS/32 sur un IBM ThinkPad 380z sous Pentium II 300.
GentleOS ne va pas permettre de retrouver un vieux portable dans une formule à nouveau parfaitement exploitable, l’objectif affiché est plutôt de ne pas laisser ces engins éteints si vous les exposez ou si vous les sortez d’un placard pour les montrer à quelqu’un. Dans ce cas, si votre machine est fonctionnelle, la démonstration sera peut-être plus intéressante avec un système qu’avec un simple curseur clignotant…

Gentle OS/32 sur Toshiba T1800 sous Intel 386SX en 640 x 480 et sa petite souris à boule.
Gentle OS/32 est plus performant mais aussi plus gourmand avec la prise en charge de processeurs i386 associée à 4 Mo de mémoire vive minimum. Il pilote des systèmes graphiques VGA et SVGA. Il saura également prendre en charge claviers et souris et même souris sur port série.

Le Toshiba Libretto 20 : un des ancêtres des netbooks sous AMD 486 DX4 75 avec écran 6.1″
Si le système vous intéresse, les images à télécharger ne sont pas très volumineuses et tout se trouve sur Github. Je ne vous encourage pas a essayer si vous n’avez pas ou peu d’expérience en la matière. D’abord parce que ce n’est pas forcément très simple, ensuite parce que l’installation va effacer de manière permanente ce que vous avez éventuellement sur votre vieille machine. Si vous n’avez plus rien, c’est par contre un coup a tenter.

IBM ThinkPad 380z avec fond d’écran sous Gentle OS/32
Mais faites attention, si votre vieux coucou dort depuis 20 ans à la cave, le rallumer du jour au lendemain n’est pas forcément la meilleure chose qui puisse lui arriver. entre les condensateurs qui vieillissent et la rouille qui s’installe. Entre l’humidité et la poussière, certains de ces engins ne doivent plus être rallumés, sous aucun prétexte . Il faudra les opérer et vérifier l’ensemble des composants avant de tenter l’aventure. J’ai mis la main sur un châssis d’un très vieil HP dont l’intérieur a totalement grillé et fondu suite à une tentative de redémarrage après des décennies de placard6.
Il est par contre possible de lancer les différentes versions via des émulateurs ou des environnements virtuels. La marche a suifvre est explicitée dans la doc.
Pour en savoir plus : direction Github
Gentle OS : un système moderne pour anciennes minimachines © MiniMachines.net. 2026

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© Milan / ADOBE STOCK

Le Vidéoprojecteur ETOE E3 Pro est arrivé dans le stock français de Geekbuying. Ce modèle en FullHD proposera un service basique mais complet de projection FullHD avec le gros avantage d’une certification Google TV.

ETOE E3 Pro
Les caractéristiques sont classiques mais, au vu du prix très bas de la solution, le ETOE E3 Pro n’a pas à rougir de ses performances. On est bien sur du FullHD avec la possibilité de lire des contenus UltraHD. Le projecteur sait proposer une image confortable de 40 à 100 pouces de diagonale avec 600 lumens ANSI de luminosité.

La mise au point de l’image comme la correction trapézoïdale sont automatiques ou réglables à la télécommande. Une fonction de zoom numérique permettra de réduire l’écran de moitié ou, au contraire, de l’agrandir à 100%. Les sources d’affichage peuvent être du streaming classique depuis un Android en Français avec une prise en charge des mastodontes du secteur : Netflix, HBO, Disney+, Prime Vidéo, Arte, Canal+, Molotov, Youtube. Tout ce qui passe par une certification Google pourra être projeté sur le ETOE E3 Pro au travers de son système Android.

Il sera également possible de streamer des contenus locaux avec le module Wi-Fi5 de l’appareil ou de lui pousser des vidéos avec sa fonction Chromecast intégrée. Enfin, si ses 8 Go de stockage ne sont pas énormes compte tenu de la présence du système embarqué dessus, l’appareil propose une prise USB pour lire des films depuis une clé USB. Une entrée HDMI permettra enfin de lui ajouter une source externe comme un MiniPC ou autre FireTV.

Pour la gestion du son, la sortie audio jack pourra permettre de connecter des enceintes externes si on ne veut pas utiliser les enceintes 2 x10W en interne. Une connexion Bluetooth vers des enceintes sans fil sera également possible. Dernier point technique, la prise Jack audio est également une entrée A/V classique qui permettra de produire un signal depuis certains appareils. Je pense notamment à toute une génération de caméscopes familiaux qui proposaient ce format.
La télécommande propose un contrôle complet de l’appareil ainsi qu’un pilotage à la voix sous Android. Bluetooth, elle permet de ne pas avoir a viser l’appareil pour le piloter ce qui correspond bien à un usage de projection derrière les utilisateurs.
Le ETOE E3 Pro est un petit vidéoprojecteur facile a déplacer et à utiliser, de préférence en soirée ou rideaux tirés. Parfait pour des projections streaming classiques ou pour piloter des films sur une clé USB. Très bien pour une soirée en famille, pour regarder un match tranquille dans une autre pièce, un film dans sa chambre ou un dessin animé un dimanche trop pluvieux. Il a également l’avantage d’une optique scellée qui évite un encrassement des composants de projections interne.

Geekbuying stocke le ETOE E3 Pro en France désormais pour une livraison sous une semaine. Le vidéoprojecteur est proposé à 159€ mais baisse à 129€ avec le code NNNFRE3.
Le vidéoprojecteur ETOE E3 Pro FullHD certifié à 129€ (🍮) © MiniMachines.net. 2026


Le Dell 14 Plus propose une bonne ergonomie (Le clavier sera évidemment en AZERTY en France).
Dell propose une promo sur son 14″ assez semblable au Dell 16 Plus croisé hier. Il s’agit d’une version plus mobile de la même matrice. Moins cher, plus mobile, moins performant mais tout de même très bien équipé.
Dell 14 Plus – 14″ 2560 x 1600 – 100% de la norme sRGB – 300 nits – Dolby vision – Processeur Intel Core Ultra 7 256V avec 16 Go de mémoire vive LPDDR5X intégré – SSD NVMe PCIe 512Go M.2 2280 – Clavier chiclets avec rétroéclairage – 1 USB 3.2 Type-A – 1 USB 3.2 Gen2 Type-C avec DP et PD – 1 Thunderbolt 4 – 1 HDMI 2.1 – 1 jack audio combo 3.5 mm – Webcam FullHD avec double micro – Haut-parleurs 2 x 2,5 W – Châssis en aluminium – repose poignets en ABS – Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 Intek BE201 – Batterie 64 Wh 4 cellules 12 à 22 heures d’autonomie – Alimentation 65 W – 31,4 x 22.61 cm sur 16.95 mm – 1.55 Kg.

Dispo à 599€ au lieu de 1349€ à sa sortie directement chez Dell
Portable Dell 14 Plus 14″ Core Ultra 7 256V 16/512 Go à 599€ © MiniMachines.net. 2026

La Youyeetoo K1 est une étrange apparition en 2026, cela fait un moment maintenant que nous ne croisons plus vraiment de nouveaux produits sous Intel N100 Alder Lake-N. Si la puce n’a toujours pas été déclarée décommissionnée par Intel, sa production a largement chuté. Elle a été remplacée par les N150 qui ne semble plus être également la priorité d’Intel en ce moment.
La carte de développement Youyeetoo K1 embarque donc une de ces puces, mais le fait avec précautions. Le N100 n’est pas soudé directement sur la carte mais proposé sur une carte fille qui utilise un brochage proche de ce que l’on retrouve sur les barrettes mémoire pour se connecter à une carte mère. Ce qui laissera toute latitude à l’utilisateur de pouvoir la changer à l’avenir. Si, évidemment, le fabricant propose une carte mère compatible un jour.

Youyeetoo K1 module
La carte « fille » mesure 8.2 x 7.1 cm et elle se connecte sur une carte mère de 13.4 x 9.2 cm. Un équipement intéressant puisqu’il serait techniquement possible de positionner l’ensemble dans un format de MiniPC tout à fait traditionnel. Il y a un revers cependant à ce type d’intégration, la carte fille embarque le processeur et quelques composants dont la mémoire vive et un stockage eMMC. Disponible en 8 Go / 128 Go ou en 16 Go / 256 Go5, on retrouve ici de la LPDDR5 absolument non évolutive.
C’est un souci car si la carte fille peut changer pour passer d’un N100 à une autre puce, on imagine qu’il sera difficile de la recycler dans un autre appareil. Dès lors on sera obligé de racheter de la mémoire d’un côté et d’en abandonner de l’autre. Ce qui n’est pas, au vu du contexte actuel, une si bonne idée.

Pour le reste, la solution est très complète avec de nombreuses possibilités de connectique et des choix d’évolution intéressants. La carte mère propose par exemple un port M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 x2 sur sa face inférieure pour dépasser les limitations du module eMMC. Un port SATA complet, avec alimentation, est également visible sur la carte pour pouvoir piloter un stockage à ce format. Un port M.2 2230 est disponible pour ajouter une solution réseau Wi-Fi de son choix.

Enfin, la Youyeetoo K1 rassemble une multitude de ports et de connecteurs. Si les éléments traditionnels sont principalement ramassés sur la partie arrière, on retrouve des connecteurs tout autour de la carte.

En façade, un port USB Type-C est présent ainsi qu’un bouton de démarrage. À l’arrière, on retrouve deux USB 2.0 Type-A, deux USB 3.0 Type-A, un second USB type-C non identifié, deux Ethernet Gigabit, une sortie MiniHDMI et une autre en HDMI plein format. Un port jack audio 3.5 mm et une entrée d’alimentation sont également visibles.
Sur les côtés, une ribambelle de connecteurs vont permettre de brancher divers éléments extérieurs : enceinte, micro, USB 3.0 et 2.0 mais aussi GPIO, MIPI CSI et MIPI DSI. Des extensions sont également présentes pour déporter le bouton de démarrage et le bouton reset. On pourra donc intégrer facilement la solution dans le boîtier de son choix. Petite surprise intéressante également, la carte propose également une possibilité de communication NFC avec une carte d’extension en option.
Au final cette solution Youyeetoo K1 est très intéressante pour une exploitation vraiment spécialisée. Comme outil de travail réseau, par exemple pour superviser des tâches ou pour de la domotique avec la possibilité d’une intégration très discrète. Il est possible de refroidir le processeur embarqué assez facilement avec un dispositif passif même si la carte fournit de quoi brancher un ventilateur.
Le positionnement tarifaire est très correct. La Youyeetoo K1 est vendue en quatre parfums en importation depuis l’Asie6. On retrouve différentes options avec des frais de port positionnés de 8.95€ via un transporteur national et qui grimpent à 40.95€ via un transporteur type UPS/Fedex.:
Le constructeur a pensé cette carte pour un usage professionnel. On retrouve d’ailleurs un matériel pensé pour fonctionner de -20 à +70°C avec un dissipateur passif. La marque vise clairement des usages d’affichage numérique, de contrôle industriel et d’autres applications réseau. Mais elle est également clairement pensée pour un usage plus grand public comme solution de développement. Compatible avec Windows 11, elle est également capable de faire tourner différentes distributions Linux et évoque Ubuntu comme Debian.
La marque Youyeetoo est assez ancienne et la première mention de celle-ci sur le blog date de 2023 avec un modèle X1 sous Celeron N5101 puis une Youyeetoo R1 sous SoC RK3588S la même année. Plus récemment, en 2025, on a découvert le NestDisk, un petit NAS 100% SSD M.2 sous Intel N150.
Youyeetoo K1 : une carte développement Intel N100 évolutive © MiniMachines.net. 2026

© Henry Saint John / ADOBE STOCK

© DIMITAR DILKOFF / AFP

Jusqu’au 23 juin pour son anniversaire et au 30 juin pour ses soldes, Geekbuying propose de nombreuses promotions sur son catalogue ainsi que des codes promos sur des produits de marques reconnues.

La première offre consiste à récompenser les abonnés à la mailing list du marchand. Cela permet de profiter d’un coupon de réduction sur l’ensemble du site (sous conditions) et d’une offre de remise de 50€ dès 500€ d’achat. Évidemment, cela vous expose à recevoir des emails publicitaires de la part de l’enseigne. Pour vous abonner, cela se passe ici.

26ANNI0126ANNI0226ANNI03Des codes plus ciblés par catégories sont également proposés :
26ANNIOD126ANNIOD226ANNIOD3 26ANNIOD4 26ANNIOH1 26ANNIOH2 26ANNIICE1 26ANNIICE2 26ANNICE3 26ANNIPS 
Un listing de produits partenaires de l’offre anniversaire est également en promotion : Imprimantes 3D, aspirateurs, batteries, MiniPC, trottinettes électriques et autres sont ainsi proposés.

Plusieurs marques sont également mises en avant pour l’occasion.
La suite des offres sera dévoilée à partir du 23 juin avec de nouveaux codes promo et des réductions supplémentaires en choisissant un paiement par PayPal ou carte bancaire, comme la marque le fait chaque année. Tout cela pouvant se cumuler pour réduire les prix au maximum. Ce billet sera mis à jour à ce moment-là, quand les codes des bons plans seront disponibles.
Geekbuying souffle sa 14e bougie et fait des promos © MiniMachines.net. 2026

Alors que le modèle de Dell 16 Plus entrée de gamme est proposé à 1349€ sous Core Ultra 7 256V avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage, cette promo sur le modèle haut de gamme équipé d’un Core Ultra 9 288V avec 32 Go de DDR5 et 2 To de stockage est seulement à 50€ de plus.

Le Dell 16 Plus est un ordinateur portable semi-sédentaire. Avec une diagonale de 16 pouces, ce n’est pas vraiment l’engin qu’on baladera le plus fréquemment avec soi. L’engin pèse 1.87 kilos et mesure 35.67 cm de large pour 25 cm de profondeur avec une épaisseur maximale de 16.99 mm. Un joli bébé qu’on conservera plus volontiers sur un bureau ou qu’on déplacera de pièce en pièce, même si ses dimensions sont finalement celles d’un 15.6″ classique d’il y a seulement quelques années.

L’écran choisi est un 2.5K IPS (2560 x 1600 pixels) avec une luminosité de 300 nits et une colorimétrie calibrée en usine respectant à 100% la norme DCI-P3. Il est piloté par une puce Intel Core Ultra 9 288V « Lunar Lake ». Un processeur 8 cœurs composé de 4 cœurs P et 4 cœurs E pour 8 Threads dans une solution dont les fréquences varient de 3.3 à 5.1 GHz. Avec 12 Mo de mémoire cache, cette puce est pensée pour fonctionner dans un TDP très réduit allant de 17 à 37 watts. Ce qui sera facilement pris en charge par un engin de ce gabarit.

La partie graphique est confiée à un circuit Intel Arc 140V déployant 8 cœurs Xe poussant sa fréquence à 2.05 GHz. Un NPU 48 TOPs est par ailleurs intégré à cet ensemble. Sur le processeur, on retrouvera les 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8533 sur deux canaux unifiés. Le stockage est confié à un classique SSD au format M.2 2280 de 2 To.

Parmi les services proposés par le Dell 16 Plus, on retrouve une webcam FullHD à 30 images par seconde équipée d’un oeilleton de confidentialité et d’un double micro proposant un réduction du bruit ambiant. De deux haut-parleurs de 2.5 Watts avec prise en charge du Dolby Atmos.

Le clavier est de type Chiclets avec pavé numérique et rétroéclairage complet. Un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 Intel BE201 est intégré. La batterie est une 54 Wh 4 cellules démontable qui offrira sans doute suffisamment d’autonomie à la machine pour un passage de pièce en pièce. Le constructeur met en avant 20 heures d’autonomie pour cette gamme dans un usage purement vidéo. Comptez plutôt sur 10 à 11 heures d’autonomie en usage réaliste de plusieurs programmes.

On retrouve une connectique assez classique avec un USB 3.2 Type-A, USB 3.2 Gen2 Type-C proposant également du DisplayPort 1.4 et du Power Delivery. Un port Thunderbolt 4 qui affichera en DisplayPort 2.1 avec toujours du Power Delivery, un HDMI 2.1 et un jack audio combo 3.5 mm. Ce genre de machine s’appuie souvent sur l’ajout d’un Dock pour augmenter ses possibilités connectiques. Des solutions Thunderbolt ou USB Type-C pouvant largement améliorer le confort de l’utilisateur.

La coque supérieure, le cadre de l’écran et la partie basse du châssis sont tous réalisés en aluminium. Seul le repose-poignet et l’entourage du clavier sont en matière plastique.
Ce type de potable vise avant tout un usage généraliste confortable. Ce n’est pas un engin spécialisé, mais la puce embarquée associée à ces composants permet de toucher à tous types de programmes. Si le jeu, la 3D, le montage vidéo ou autre utilisation créative ne sera pas aussi puissant qu’avec un portable créatif ou orienté jeu, cela n’interdira aucun de ces usages. Pour une exploitation multimédia, du web, des travaux bureautique, de la retouche d’images, de la programmation et même du montage vidéo, le Dell 16 Plus sera efficace. Pas au niveau d’une station spécialisée bien sûr, mais suffisant pour des usages très larges.
Le jeu ne sera pas au niveau d’une machine spécialisée, mais avec l’exploitation du XeSS et de l’upscaling, des performances confortables en HD et FullHD seront accessibles sur des jeux récents. La vidéo ci-dessus montre les résultats obtenus dans certains jeux triple A avec un Core Ultra 7 256V, une puce à l’architecture identique mais dont les fréquences sont moindres. Les jeux indépendants, plus anciens et très optimisés pour le grand public, seront parfaitement gérés.

J’aurais tendance à orienter vers cet engin des familles et des utilisateurs à la recherche d’un engin « à tout faire » très confortable. Le fait de pouvoir obtenir ce modèle fort bien équipé en mémoire vive assurera un travail multitâche très confortable. Le stockage de 2 To propose, en plus, assez d’espace pour stocker les documents de plusieurs utilisateurs. À 1399€, c’est à mon sens un excellent investissement pour les années à venir pendant cette période de crise.
Portable Dell 16 Plus : Core Ultra 9 288V 32Go / 2 To à 1399€ © MiniMachines.net. 2026

Firefly, nous en avons déjà parlé en mai. Il s’agit d’une solution d’intégration proposée par Intel aux fabricants de PC portables pour baisser les coûts de production et ainsi conserver une offre grand public efficace et abordable.
Dans la vidéo ci-dessus, postée par Intel, on découvre plus en détail la manière dont le Project Firefly s’articule autour de la gamme de processeurs « Wildcat Lake » Core Series 3. Et comment son intégration peut permettre de conserver des tarifs viables pour toute une gamme d’ordinateurs portables sur le marché.
Le premier point abordé dans la vidéo est intéressant, il détaille ce qu’Intel analyse comme la définition d’un portable « grand public ». Et ce qu’il faut entendre par là, c’est un ordinateur destiné à des usages « non experts ». Une machine qui ne soit pas spécialisée dans le jeu, la création de contenu, le calcul lourd ou autre, mais capable de faire un peu tout ce que l’on demande à un ordinateur personnel correctement.
Intel définit cette gamme en validant un ensemble de points particuliers dans une enveloppe de prix attractive : une bonne autonomie, une réactivité logicielle confortable et une grande compatibilité avec l’écosystème matériel et logiciel historique du monde PC. Intel insiste très logiquement sur ces points pour jeter des bâtons dans les roues de ses nouveaux concurrents issus du monde ARM avec Nvidia et son RTX Spark ainsi que Qualcomm et ses Snapdragon. Trois points assez limités par rapport à ce que l’on attend d’un ordinateur portable, mais le reste de chaque machine n’est pas du ressort du fondeur. Pour remplir ce cahier des charge le fondeur s’appuie sur deux éléments techniques : le Project Firefly et la série de processeurs Wildcat Lake.

Double Thumbs up pour Nish Neelalojanan et son explication très accessible de la gamme Wildcat Lake
Wildcate Lake est une approche différente des habitudes d’Intel. Avec un peu de recul, on s’aperçoit que la stratégie lancée avec les puces Alder Lake N, puis les processeurs Twin Lake, a pavé la voie de cette nouvelle stratégie. En 2023, je publiais un billet pour expliquer en quoi l’arrivée des puces Alder Lake-N avait totalement changé le marché de l’entrée de gamme. Des Celeron et Pentium qui définissaient un ensemble de processeurs pleins de compromis, Intel était passé à des puces capables d’énormément d’usages. Et cette offre correspondait alors assez bien à la définition d’un processeur grand public établie ci-dessus par Nish Neelalojanan.

De Panther Lake à Wildcat Lake
Intel explique sa stratégie avec ses nouvelles puces Wildcat Lake de la même manière qu’il expliquait les sorties des Alder Lake-N à l’époque puis des Twin Lake par la suite. Traditionnellement, la méthode des fabricants de puces a toujours été la même. Les nouvelles technologies sortent dans des modèles de processeurs haut de gamme vendus à des prix élevés. Cela permet de commencer à amortir le coût de fabrication et de recherche et développement des processeurs bien plus rapidement tout en motivant leur achat. Le client final accepte de payer un processeur plus cher car il choisit la performance et les services annexes les plus avancés. Puis, en quelques générations, les points clés de ces processeurs haut de gamme sont déployés dans les solutions plus abordables.
Ainsi une technologie comme le Thunderbolt, la prise en charge de circuits graphiques puissants avec la gestion des derniers CODEC, un nœud de gravure plus fin et autres subtilités techniques se démocratisent au fil du temps. Dégringolant du haut de gamme vers le milieu de gamme puis vers l’entrée de gamme année après année. Une sorte de ruissellement technologique… mais qui fonctionne.

L’asemblage des Wildcat Lake
Avec ces nouvelles générations, les puces haut de gamme et les puces grand public partagent désormais exactement les mêmes technologies mais à des dosages et des degrés différents. Sur l’image ci-dessus, on peut voir que l’ADN est le même pour les Core Ultra Series 3 « Panther Lake » et les Core Series 3 « Wildcat Lake ». Même génération de cœurs, même NPU de cinquième génération, même circuit graphique capable de décoder l’AV1 nativement et une gravure 18A identique. C’est le dosage qui change, le nombre de cœurs qui devient plus léger sur l’entrée de gamme, les fréquences qui sont plus basses, les technologies moins puissantes. Le Thunderbolt est bien présent, mais ce n’est pas le dernier né de la série, la mémoire reste en monocanal, le stockage ne dépasse pas le PCIe 4.0 et le nombre de lignes PCIe est plus faible…

Autre point clé d’une construction moins chère, la fabrication du processeur lui-même. Si sur les puces haut de gamme Intel a recours à des technologies d’assemblage complexes avec plusieurs composants liés ensemble grâce à des technologies coûteuses comme Foveros, ce n’est pas le cas sur Wildcat Lake. La gravure de la puce est « monolithique » : tous les éléments du processeur sont gravés ensemble sur un même morceau de silicium auquel on adjoint une « tuile » contrôleur en utilisant la technologie UCIe. C’est plus simple à graver, plus simple à assembler et donc moins cher à produire. D’autant que dans ce cas précis de Wildcat Lake, tout peut être gravé en interne chez Intel Foundry.
| Processeur | Cœurs CPU | Fréquence max Cœur P |
Cœurs GPU | Fréquence max GPU |
GPU (TOPS) |
NPU (TOPS) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Core 7 360 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,8 GHz | 2 | 2,6 GHz | 21 | 17 |
| Core 7 350 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,8 GHz | 2 | 2,6 GHz | 21 | 17 |
| Core 5 330 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,6 GHz | 2 | 2,5 GHz | 20 | 16 |
| Core 5 320 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,6 GHz | 2 | 2,5 GHz | 20 | 16 |
| Core 5 315 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,4 GHz | 2 | 2,3 GHz | 18 | 15 |
| Core 3 304 | 5 (1 x P + 4 x LP-E) | 4,3 GHz | 1 | 2,3 GHz | 9 | 15 |
Autre détail intéressant, le recours à une carte mère dont le circuit est étalé sur 6 couches seulement. C’est bien moins que pour les puces Panther Lake et cela permet de baisser le prix de revient de manière significative. Les cartes mères ont en général 4 couches sur l’entrée de gamme et de 6 à 8 couches sur le milieu de gamme. Quand au très haut de gamme, notamment sur les cartes proposant un circuit graphique secondaire, on trouve de 10 à 16 couches de communication. L’impact de ces assemblages n’est pas du tout le même financièrement. Passer de 10 à 6 couches est une bonne manière de limiter les coûts.
Pour Wildcat Lake, Intel a donc décidé de changer de braquet. Pour que cette gamme puisse coller aux besoins du public dans les attentes voulues, il a cependant fallu aller plus loin. Définir un cahier des charges complet pour que les constructeurs s’en emparent et puissent fabriquer un ensemble de machines efficaces et accessibles. Ce plan, cette architecture produit, se définit dans le projet Firefly. Un ensemble de mesures qui permet de définir les composants qui gravitent autour des puces : châssis, écran, batterie… C’est cette solution qui va permettre de trouver une cohérence d’ensemble qui va rassurer le consommateur.
L’idée de Firefly a été de se rapprocher de l’industrie du smartphone et de la tablette. Habituée à adresser des produits à toutes les sensibilités du marché en proposant des solutions très contraintes, il leur a été demandé de réfléchir à des solutions cohérentes pour s’adresser au segment grand public. De définir un cahier des charges adapté pour les fabricants partenaires d’Intel. Une recette d’ordinateur portable qui colle aux capacités des puces Wildcat Lake pour préserver d’un côté les avantages de la plateforme, et de trouver de l’autre le tarif le mieux adapté à ce niveau de services.
Chaque constructeur peut donc s’emparer de cette approche puis la modifier en fonction de ses propres besoins, designs ou objectifs. Certains vont rogner sur des éléments pour proposer un prix plus serré, d’autres vont appuyer sur un composant particulier : batterie, connectique, enceintes, communication, confort ou affichage pour démarquer leur offre. Mais l’architecture sera toujours basée sur les mêmes composants. Cette manière de travailler n’est pas nouvelle et Intel comme AMD ou Qualcomm proposent tous ce que l’on appelle des « designs de référence » sur lesquels s’appuient les constructeurs.

Sam Gao qui s’occupe du développement matériel et logiciel des machines pour Intel en Chine, prend la suite de la vidéo. Il explique que l’approche d’Intel par le passé était surtout focalisée sur le segment haut de gamme. Les engins les plus performants, les plus endurants, les plus fins et légers. Ceux qui embarquaient les puces les plus puissantes et donc les plus susceptibles de rapporter de l’argent au fondeur. Une approche classique de porte-étendard censée faire « rêver » le consommateur grand public qui, en réalité, achetait en masse les autres puces de la gamme. Soit dit en passant, cette stratégie correspondait bien à Intel quand il régnait en maître sur le secteur sans la forte concurrence d’AMD et l’arrivée de Qualcomm.
Et Intel a donc décidé de se réintéresser au segment grand public avec Wildcat Lake en se disant qu’après tout, c’était une grosse part du marché et un secteur plus stable pour asseoir sa production. Il faut bien comprendre que si une technologie, extrêmement coûteuse à mettre en place, comme la gravure Intel 18A, profite technologiquement à toutes les nouvelles puces d’Intel, c’est une excellente manière de la rentabiliser. Le fait d’amortir son coût de fabrication en diluant celui-ci dans beaucoup plus de processeurs grâce au marché grand public est évidemment très intéressant pour Intel.
Le point clé de cette nouvelle approche Firefly a été de changer totalement la manière d’appréhender les puces de ce secteur particulier. Passer d’une politique consistant à définir la gamme par son prix à une autre établissant d’abord les usages voulus par le secteur. Puis à adapter les éléments en fonction pour rentrer dans une fourchette de tarifs spécifiques.
Cela a l’air assez proche à première vue, mais avec un exemple simple vous allez vite comprendre le changement de logique. Qui vend les portables grand public ? Principalement les grands distributeurs : magasins en ligne et grandes surfaces. Leur technique est assez simple, il leur faut un prix et avant tout un prix. Un chiffre à accrocher sur leur catalogue et qui évite toute réflexion. Je m’explique. Vous ouvrez une brochure de rentrée scolaire, en plus des fournitures scolaires, vous avez deux pages de PC portables classiques à des prix bien définis. Par exemple, de 499 à 549€ pour un portable grand public de base. 749 à 849€ pour le segment au-dessus et entre 899 et 999€ pour les solutions haut de gamme. Je ne parle pas des portables spécialisés avec des puces graphiques séparées ou d’ultraportables. Il s’agit ici d’engins capables de tout faire, mais sans objectifs d’usages particuliers.
Pourquoi ces prix spécifiques ? Ils établissent les budgets déterminés pour chaque achat suivant les revenus des clients. L’acheteur lambda qui « veut un PC pour la rentrée » entre dans le magasin beaucoup plus avec une idée de budget en tête qu’avec une liste d’exigences techniques. Il existe d’autres raisons spécifiques 7, mais celle-ci est la principale.
Le boulot des constructeurs est donc simple. On prend l’ensemble des composants disponibles sur le marché et on assemble le tout dans différentes configurations pour en faire des portables qui rentrent dans les cases définies : 599€, 799€ et 999€ par exemple. Et s’il faut rogner sur la qualité du châssis, l’autonomie de la batterie, la luminosité de l’écran ou la quantité de stockage proposés pour que ça tienne, ce sera fait. S’il faut ajouter 15 logiciels publicitaires et un antivirus gratuit 1 mois sur Windows pour conserver sa marge, ce sera également proposé. Et cela donne ce que l’on connait aujourd’hui et qui rend tout le monde grognon en commentaires. Un portable super sympathique en première approche mais qui pèche par deux ou trois détails totalement idiots. Par exemple un écran avec une luminosité très faible ou une offre de connexion Wi-Fi dépassée. Et cela malgré le fait que le surcoût pour améliorer ces deux postes ne dépasse pas quelques euros en usine. Il est impossible de dépasser les prix « stratégiques » déterminés à l’avance et les 20€ nécessaires pour passer d’une batterie minable à un modèle qui tient la route ne seront pas dépensés.
Avec l’approche Firefly proposée par Intel, ce n’est plus le tarif qui filtre les composants. Les constructeurs vont proposer des éléments plus libres tout en bénéficiant d’une plateforme permettant d’économiser sur certains postes. Cela va permettre de construire des machines plus cohérentes. Plus intelligentes dans leur conception. Au lieu de se limiter à un portable proposant un écran peu lumineux pour rester sous la barre fatidique des 500€, il sera possible de définir une machine plus homogène à 529€ qui embarquera un écran adapté à un usage extérieur. Il existera toujours des compromis, mais dans des étages de performances plus que dans des choix involontaires dictés par un absurde seuil psychologique de tarif.
Pour Intel, c’est évidemment un pari gagnant car si les fabricants font bien leur travail et que la presse fait également le sien, la gamme de portables sous cette appellation Firefly sera vite identifiée comme un meilleur choix technique. Et le public ne verra plus d’un mauvais œil le fait de dépasser son seuil psychologique d’une poignée d’euros si c’est pour acheter un bien meilleur produit.
Pour les fabricants, cela ouvre également la porte à des propositions plus cohérentes. Ils pourront toujours céder aux caprices des gros vendeurs de portables que sont les grandes surfaces et continuer à leur proposer des machines entrées au chausse-pied dans leurs gammes de prix. Mais si l’offre « Firefly » est plus conseillée et recherchée, ce seront ces vendeurs eux-mêmes qui choisiront les nouvelles machines pour leur catalogue.
C’est d’autant plus malin pour Intel que les concurrents actuels de la marque, que sont AMD et Qualcomm sont encore très ancrés dans la culture d’une série de processeurs très étagés en spécificités techniques. Les générations de cœurs, de circuits graphiques, de finesse de gravure et de services sont très séparées suivant les cibles. Ça l’est beaucoup moins chez Apple même si la puce choisie pour le Macbook Neo a réintroduit une gamme en dessous des puces de dernières générations.

Prototype Intel Firefly de 14″
Intel a acté le passage de l’industrie PC derrière celle du monde smartphone. Sam Gao le reconnait lui-même, le monde PC se mesure à environ 300 millions de PC vendus chaque année. En face, le marché du smartphone est au-dessus du milliard d’unités vendues à des tarifs souvent comparables à celui d’un PC grand public. Le concurrent principal d’Intel aujourd’hui ne s’appelle pas forcément AMD ou Apple, il s’appelle smartphone. Cela a poussé leurs équipes à changer de manière d’approcher la fabrication des engins. En choisissant de nouveaux composants, de nouvelles approches matérielles et même de nouveaux partenaires pour l’assemblage des machines.
Et cela conduit à des choix techniques différents de ses habitudes. Rapprocher, par exemple, un assembleur d’électronique de smartphone d’une marque de PC pour concevoir des cartes mères plus compactes et moins chères.
Le premier portable « Firefly » présenté est une production Intel qui sert de design de référence au marché. En général, ces produits servent à former les équipes internes, mais aussi à convaincre les partenaires de la marque. Que ce soient les constructeurs ou les distributeurs qui doivent déclencher des décisions largement en amont de toute réelle disponibilité de produit. Il est difficile de s’engager sur une nouvelle plateforme depuis un catalogue sans avoir un prototype en main. Ces modèles servent à mieux visualiser les machines qui seront réellement en stock des mois plus tard.

Prototype Intel Firefly de 14″
On retrouve donc un engin de 14 pouces, à l’aspect assez ordinaire mais équipé de petites touches techniques assez importantes. Par exemple, la coque est entièrement métallique et unie, chose très rare sur les gammes de prix visées. Un des moyens d’économiser quelques dollars en production pour un portable grand public est de percer la partie inférieure du châssis pour avoir une aspiration d’air frais. C’est en général bien moins cher que d’optimiser les flux d’air internes. Ce choix est souvent rendu obligatoire sur des portables spécialisés à cause des composants haut de gamme qui dégagent beaucoup de chaleur qu’ils embarquent. Mais sur des produits classiques, c’est le choix technique effectué par défaut car le plus économique.
Et cela même si tout le monde sait que cela pose des problèmes dans la durée avec plus de poussière qui entre dans le système de ventilation et souvent l’impossibilité d’employer sa machine posée sur un coussin de canapé ou un lit. Cela participe également à l’allure globale de ces machines et à leur durabilité.

Prototype Intel Firefly de 14″
La connectique choisie reflète également un côté « premium ». Auparavant, seuls les produits les plus haut de gamme proposaient du Thunderbolt, les produits grand public étaient cantonnés à un USB Type-C plus classique. En ajoutant cette connectique spécialisée à la plateforme, le constructeur démocratise largement son usage ainsi que les accessoires liés.

Prototype Intel Firefly de 14″
Mais pour ne pas froisser les acheteurs de ces segments, qui veulent une grande compatibilité avec leur matériel existant, la marque ne compte pas uniquement sur ces connecteurs spécialisés. L’objectif est de pouvoir fournir également des ports HDMI et USB type-A plus classiques. Résultat, le portable propose à la fois un design fin de 12.9 mm d’épaisseur et une gamme de services complète.

Prototype Intel Firefly de 15.6″
Dans un prototype 15.6″ exposé dans la vidéo, on découvre une version équipée d’un dos transparent. Cela nous permet de voir les entrailles techniques de l’engin. Et on découvre ici des choses très intéressantes. D’abord la présence d’un unique caloduc en cuivre qui transporte la chaleur du processeur, couvert par une plaque de cuivre, vers des ailettes situées loin du reste des composants. Cette solution est plus fine que les dispositifs habituels, elle coûte également moins cher tout en étant plus efficace grâce à diverses optimisations. Cela représente une économie d’échelle importante pour un fabricant qui va devoir multiplier ce système à des dizaines et des dizaines de milliers d’exemplaires.
Autre détail technique dont je vous ai déjà parlé, la connexion entre la carte mère à droite et l’extension connectique à gauche. Celle-ci a été pensée par Intel et standardisée afin que les différents acteurs puissent s’en emparer et proposer les connecteurs de leur choix. Sur ce modèle de 15.6″, on retrouve deux ports Thunderbolt mais aussi un HDMI, un lecteur de carte MicroSDXC et un jack audio combo 3.5 mm. Sur le modèle de 14″ plus haut, le même connecteur ne transportait que les deux ports Thunderbolt. L’autre intérêt de cette approche est de pouvoir adapter la connectique à chaque diagonale. La carte mère peut en effet rester la même entre un 13, un 14 et 15.6″, il suffira juste pour le constructeur d’étendre la nappe et de choisir une batterie de connecteurs adaptée.
On peut également observer ici une approche très ouverte du matériel embarqué. La batterie est vissée au châssis et elle est montée sur un connecteur pour pouvoir être remplacée facilement. La mémoire vive comme le stockage sont évolutifs. Cela ne sera pas forcément le cas sur tous les designs Firefly mais c’est une possibilité offerte à chaque fabricant.
Autre point intéressant : la gestion de chaque élément intégré a réellement été examinée à la loupe pour optimiser le coût de production. Le meilleur exemple donné est dans la gestion des CODEC embarqués, les outils nécessaires au pilotage des différents médias. Intel a ici littéralement copié l’univers des smartphones pour réduire l’empreinte technique et économique de ces éléments. Cela veut dire que les systèmes embarqués sauront peut-être lire moins de choses matériellement que sur un PC classique, mais que l’ensemble de leur implantation sera également moins coûteux en espace et en composants sur la carte mère. Ce qui tend à faire baisser le coût global de fabrication.
En pratique, cela ne veut pas dire que votre machine ne pourra pas lire tout type de fichiers, le décodage logiciel pourra fonctionner pour les plus anciens. Mais peut-être que les vieux formats ou ceux jugés inadaptés, ne seront plus pris en compte. Pas forcément besoin de savoir lire nativement des médias avec des CODECS abandonnés il y a des années quand l’essentiel de l’usage de ces PC consiste à lire des formats de vidéo récents en streaming. En rapprochant l’usage des processeurs Wildcat Lake avec celui des smartphones, ils ont éliminé les CODEC matériels jugés dépassés dans un usage du quotidien aujourd’hui. Et cela permet d’alléger considérablement l’implantation des puces au global avec un processeur plus petit et moins d’éléments à intégrer à la carte mère pour supporter ces usages.
Même chose pour la mémoire vive, les ingénieurs d’Intel ont envisagé la possibilité de redéfinir la manière dont la gestion de la mémoire vive est effectuée sur les nouvelles puces de manière à reprendre l’implantation du monde mobile. Ce travail en amont permet de baisser le coût de toute l’implantation et d’offrir plus de choix et de rapidité de fabrication pour les marques.

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Sam Gao explique que cette stratégie n’est pas apparue ex nihilo et que les partenaires d’Intel ont participé dès le début à sa construction. Certaines marques ont d’abord douté de l’intérêt de cette initiative. Et on comprend assez vite pourquoi. En se basant sur un design identique, on imagine le risque pour les fabricants de se retrouver à proposer des clones des mêmes machines juste affublées d’étiquettes différentes. Des produits sans aucune valeur ajoutée et ne reflétant en rien les capacités et l’expérience de chaque marque. Le problème classique des smartphones qui doivent sans cesse ajouter de nouvelles fonctionnalités pour devenir désirables.
Sauf qu’en analysant bien ce segment particulier, l’expérience proposée par les marques consiste généralement à juste essayer de baisser le prix des produits au maximum en rognant la qualité de ceux-ci. Ce qui amène mathématiquement à une offre similaire et de faible intérêt. Avec comme seul terrain de bataille les tarifs, on finit souvent par proposer des portables identiquement médiocres. Et c’est une approche assez mortifère car en baissant en qualité, le marché PC se retrouve en concurrence avec non pas d’autres fabricants de portables mais bien avec le monde des smartphones.
Une démarche finalement peu intéressante quand on considère que le grand public est déjà équipé d’un PC et, à part un remplacement de machine suite à une panne, cette cible ne cherche pas à se rééquiper régulièrement. Le marché PC grand public est sur un plateau depuis de nombreuses années en grande partie parce que les marques ont surtout mis l’accent sur les machines les plus haut de gamme, les engins les plus spécialisés.
En insistant sur un moyen de relancer l’attrait des ordinateurs portables classiques, Intel a fini par faire adhérer ses partenaires à son idée. Si tout le segment améliore l’expérience et les services rendus par cette gamme, c’est le secteur entier qui peut y gagner. En offrant une meilleure autonomie, des capacités de calcul supérieures et des usages complets qui vont de la lecture multimédia à un web confortable en passant par du jeu et même l’exploitation d’IA locales, le concept prend tout son sens.

Dell XPS 13 2026 : un 13″ Wildcat Lake sauce Firefly
Le fait que la fabrication et le retour sur investissement de ces engins soient meilleurs pour les fabricants n’est évidemment pas négligeable. Quand une marque s’adresse à un fabricant tiers, un des géants qui construit les PC des grands industriels du secteur, et que ce dernier a en main la totalité des éléments techniques défendus par Intel avec Firefly, cela facilite également le projet. Au fur et à mesure que la crise du secteur s’accentuait avec une mémoire vive dont le prix a explosé, la recette devenait très appétissante.
Le fait qu’Intel ait ouvert les vannes sur la production de puces Wildcat Lake, particulièrement adaptées à ce projet Firefly, a également dû aider à convaincre les partenaires d’Intel. En face, AMD a du mal à fournir des puces placées sur un segment concurrentiel. Et les récentes annonces de Qualcomm d’un Snapdragon C pour fabriquer des portables à 300$ peuvent également s’analyser comme une réaction à l’apparition de ce marché Wildcat Lake.

Asus NUC 16 : un MiniPC grand public sous Wildcat Lake
La conclusion de cette vidéo est assez intéressante. Elle rejoint l’analyse que je faisais lors de l’apparition d’Alder Lake N en 2023. Avec les puces Intel N100 et consorts, puis leur optimisation en N150, Intel a changé radicalement le marché de l’entrée de gamme. L’idée a été d’arrêter de ne proposer que le strict minimum viable pour faire tourner un système et de créer des puces beaucoup plus souples et efficaces. Acheter un Celeron offrait un niveau de puissance suffisant pour des tâches très basiques sans offrir réellement d’autres loisirs. C’était un achat par défaut et non par choix. L’objectif de ces puces alors était surtout de permettre de viser une gamme de prix. Pas de remplir un cahier des charges d’usages modernes d’un ordinateur grand public.
Les Alder Lake-N et Twin Lake ont changé de paradigme en offrant beaucoup plus de souplesse et de possibilités. Malgré ces efforts, l’offre d’Intel n’a pas réellement pris sur le marché portable international. Les fabricants, surtout les grandes marques, voulaient probablement distribuer des engins aux tarifs plus élevés et ces puces ne leur permettaient pas. Le fait de viser une gamme offrant plus de marge avec Wildcat Lake et surtout d’être mieux accompagnés a changé la donne. Des dizaines de designs différents sous Wildcat Lake sont attendus et jusqu’à 70 machines portables devraient débarquer tandis que des MiniPC équipés de ces puces seront également distribués.
Et cela tombe extrêmement bien, parce que si Intel n’avait pas anticipé la flambée des prix des composants mémoire et stockage, la solution Firefly / Wildcat Lake va pouvoir faire baisser mécaniquement le prix actuel des machines grand public. Et cela, le marché en a grand besoin.
Project Firefly, la vision d’Intel pour des portables moins chers
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Project Firefly : Intel détaille les secrets de son intégration © MiniMachines.net. 2026

© SARAH RICE / Getty Images via AFP