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☕️ VM gratuites : Oracle divise par deux les capacités d’OCI Ampere A1



Oracle et Google proposent des VM gratuites, sans limite de durée. Attention, cela ne veut pas dire qu’elles seront toujours gratuites (ce brief en est le parfait exemple), juste qu’il n’y a pas de date de fin de validité pour le moment, ni de limite de crédits.

Nous avons expliqué comment installer Vaultwarden sur une VM gratuite de Google et ainsi profiter d’un gestionnaire de mots de passe sur l’ensemble de vos terminaux, sans frais. Dans notre cas, après plusieurs mois d’une utilisation classique (trois ordinateurs, deux smartphones), la facture reste bien à 0 euro.

Nous évoquions aussi le cas d’Oracle avec son plan « Always Free », comprenant deux offres gratuites. La première, une micro instance (AMD) avec jusqu’à deux VM.Standard.E2.1.Micro, chacune avec 1/8e d’OCPU et 1 Go de mémoire.

La seconde, baptisée OCI Ampere A1 Compute instances (Arm), donnait accès (lors de notre test en avril) à 3 000 heures OCPU et 18 000 heures de Go de mémoire par mois. On vous épargne les calculs, mais cela était équivalent à un maximum de 4 OCPU et 24 Go de mémoire par mois.

Rien ne change pour l’instance Always Free AMD, mais Oracle divise par deux le CPU et la mémoire d’OCI Ampere 1 : « toutes les locations reçoivent gratuitement les 1 500 premières heures d’OCPU et les 9 000 Go par mois […] Pour les locations Toujours gratuit, cela équivaut à 2 OCPU et 12 Go de mémoire ». Pas de changement sur les transferts avec 10 To de données sortantes par mois.

Sur Reddit, plusieurs utilisateurs indiquent ne pas avoir eu d’email d’Oracle pour prévenir du changement, alors que la nouvelle politique est entrée en vigueur hier, avec donc une facturation si vous dépassez les nouvelles limites.

Un billet de blog aurait été mis en ligne, mais il renvoie désormais vers une erreur 404. Certains indiquent la présence d’une bannière sur leur compte pour les prévenir du changement (encore faut-il aller sur son compte). La page de présentation des « Free Tier » d’Oracle est encore sous l’ancienne formule, contrairement à la documentation.

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☕️ VM gratuites : Oracle divise par deux les capacités d’OCI Ampere A1



Oracle et Google proposent des VM gratuites, sans limite de durée. Attention, cela ne veut pas dire qu’elles seront toujours gratuites (ce brief en est le parfait exemple), juste qu’il n’y a pas de date de fin de validité pour le moment, ni de limite de crédits.

Nous avons expliqué comment installer Vaultwarden sur une VM gratuite de Google et ainsi profiter d’un gestionnaire de mots de passe sur l’ensemble de vos terminaux, sans frais. Dans notre cas, après plusieurs mois d’une utilisation classique (trois ordinateurs, deux smartphones), la facture reste bien à 0 euro.

Nous évoquions aussi le cas d’Oracle avec son plan « Always Free », comprenant deux offres gratuites. La première, une micro instance (AMD) avec jusqu’à deux VM.Standard.E2.1.Micro, chacune avec 1/8e d’OCPU et 1 Go de mémoire.

La seconde, baptisée OCI Ampere A1 Compute instances (Arm), donnait accès (lors de notre test en avril) à 3 000 heures OCPU et 18 000 heures de Go de mémoire par mois. On vous épargne les calculs, mais cela était équivalent à un maximum de 4 OCPU et 24 Go de mémoire par mois.

Rien ne change pour l’instance Always Free AMD, mais Oracle divise par deux le CPU et la mémoire d’OCI Ampere 1 : « toutes les locations reçoivent gratuitement les 1 500 premières heures d’OCPU et les 9 000 Go par mois […] Pour les locations Toujours gratuit, cela équivaut à 2 OCPU et 12 Go de mémoire ». Pas de changement sur les transferts avec 10 To de données sortantes par mois.

Sur Reddit, plusieurs utilisateurs indiquent ne pas avoir eu d’email d’Oracle pour prévenir du changement, alors que la nouvelle politique est entrée en vigueur hier, avec donc une facturation si vous dépassez les nouvelles limites.

Un billet de blog aurait été mis en ligne, mais il renvoie désormais vers une erreur 404. Certains indiquent la présence d’une bannière sur leur compte pour les prévenir du changement (encore faut-il aller sur son compte). La page de présentation des « Free Tier » d’Oracle est encore sous l’ancienne formule, contrairement à la documentation.

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☕️ Free ajoute un mode expérimental au Steering Wi-Fi de ses box… qu’est-ce donc ?



Dans les notes de version de la mise à jour 4.12.1 des boîtiers serveurs des Freebox Révolution, Pop, Delta et Ultra, Free annonce l’arrivée « d’un nouveau mode de steering Wi-Fi expérimental dans Freebox OS ». Selon Free, cela « permet de connecter vos appareils au point d’accès et à la bande Wi-Fi la plus optimale, automatiquement et en réduisant les coupures ».

Les notes de version précisent que, « en plus du support existant pour les appareils compatibles 802.11k/v, ce mode vise à optimiser aussi la connexion des appareils qui ne le sont pas en les orientant vers le meilleur point d’accès / bande ».

Le 802.11k (Radio Resource Management), comme le rappelle Cisco « optimise les ressources radio disponibles où les points d’accès collectent et partagent des informations sur leur environnement radio ». Le 802.11v (Network Assisted Roaming) aide « à identifier le point d’accès sans fil optimal pour l’itinérance », ajoute Apple. Ces deux normes permettent de comprendre la topologie réseau et de choisir le meilleur point d’accès à un instant T.

Sur l’interface de la Freebox, une partie Steering permet de régler ce paramètre et de passer sur le nouveau mode expérimental, avec une alerte : « La Freebox tentera d’optimiser la connexion de tous les appareils. Certains appareils pourront subir une brève déconnexion lors du déplacement ». Pas seulement des appareils compatibles, « tous les appareils », c’est la grosse différence ici.

Étant donné le statut expérimental, le mode par défaut reste recommandé, et il est possible de désactiver le steering, les appareils choisiront alors eux-mêmes « le point d’accès et la bande Wi-Fi auxquels ils se connecteront ».

Le lendemain de cette mise à jour, un correctif 4.12.1.1 a été mis en ligne pour les Delta et Ultra. Pas pour corriger un problème sur le Wi-Fi, mais sur des « disques RAID non visibles ».

Free déploie des mises à jour régulières sur FreeboxOS ajoutant par petites touches de nouvelles fonctionnalités. Depuis mai et la version 4.11.1, « un nom de domaine est maintenant associé automatiquement à chaque périphérique réseau » et « il est maintenant possible de créer des routes statiques vers toutes les adresses IP privées »… une demande faite en 2013.

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☕️ Free ajoute un mode expérimental au Steering Wi-Fi de ses box… qu’est-ce donc ?



Dans les notes de version de la mise à jour 4.12.1 des boîtiers serveurs des Freebox Révolution, Pop, Delta et Ultra, Free annonce l’arrivée « d’un nouveau mode de steering Wi-Fi expérimental dans Freebox OS ». Selon Free, cela « permet de connecter vos appareils au point d’accès et à la bande Wi-Fi la plus optimale, automatiquement et en réduisant les coupures ».

Les notes de version précisent que, « en plus du support existant pour les appareils compatibles 802.11k/v, ce mode vise à optimiser aussi la connexion des appareils qui ne le sont pas en les orientant vers le meilleur point d’accès / bande ».

Le 802.11k (Radio Resource Management), comme le rappelle Cisco « optimise les ressources radio disponibles où les points d’accès collectent et partagent des informations sur leur environnement radio ». Le 802.11v (Network Assisted Roaming) aide « à identifier le point d’accès sans fil optimal pour l’itinérance », ajoute Apple. Ces deux normes permettent de comprendre la topologie réseau et de choisir le meilleur point d’accès à un instant T.

Sur l’interface de la Freebox, une partie Steering permet de régler ce paramètre et de passer sur le nouveau mode expérimental, avec une alerte : « La Freebox tentera d’optimiser la connexion de tous les appareils. Certains appareils pourront subir une brève déconnexion lors du déplacement ». Pas seulement des appareils compatibles, « tous les appareils », c’est la grosse différence ici.

Étant donné le statut expérimental, le mode par défaut reste recommandé, et il est possible de désactiver le steering, les appareils choisiront alors eux-mêmes « le point d’accès et la bande Wi-Fi auxquels ils se connecteront ».

Le lendemain de cette mise à jour, un correctif 4.12.1.1 a été mis en ligne pour les Delta et Ultra. Pas pour corriger un problème sur le Wi-Fi, mais sur des « disques RAID non visibles ».

Free déploie des mises à jour régulières sur FreeboxOS ajoutant par petites touches de nouvelles fonctionnalités. Depuis mai et la version 4.11.1, « un nom de domaine est maintenant associé automatiquement à chaque périphérique réseau » et « il est maintenant possible de créer des routes statiques vers toutes les adresses IP privées »… une demande faite en 2013.

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#Nextquick Pourquoi tout le monde se jette encore sur les GPU NVIDIA pour l’IA

Dans l'IA, tous les chemins mènent à CUDA
#Nextquick Pourquoi tout le monde se jette encore sur les GPU NVIDIA pour l’IA

NVIDIA est toujours le maître incontesté quand on parle d’entraînement et d’inférence de l’intelligence artificielle (générative). Ses GPU sont encore et toujours incontournables alors qu’il existe des alternatives, parfois plus économes, avec des puces spécialisées (ASIC) développées par Google, Microsoft ou encore Amazon. Pourquoi une telle situation ?

Avant toute chose, rendons à Furanku ce qui appartient à Furanku : l’idée de ce Nextquick. Dans les commentaires sur notre analyse de la consommation électrique des datacenters, il a soulevé une très intéressante question : « Pourquoi alors les TPU ne sont pas plus présents au sein des DC ? S’ils sont plus efficients, etsi j’ai bien suiviplus économiques, comment se fait-il que tout le monde continue à se jeter sur des GPU ? »

Les TPU, ou Tensor Processing Unit (unité de traitement de tenseur), sont développés par Google, mais il existe aussi les Trainium de chez Amazon et les Maia chez Microsoft, pour ne citer qu’eux. Il s’agit d’ASIC, des circuits spécialisés, contrairement aux GPU qui sont généralistes (avec quand même une forte optimisation pour les calculs massivement parallélisables). Nous élargissons la question aux ASIC dans leur ensemble.

La réponse courte de la domination de NVIDIA tient en quatre lettres : CUDA, pour Compute Unified Device Architecture, une plateforme de programmation lancée en 2007, bien avant l’arrivée de l’IA. Depuis 20 ans, NVIDIA la développe et l’enrichit. La force de NVIDIA sur le logiciel est telle que son arrivée sur le quantique « fait peur à tout le monde ».

Maintenant, la réponse détaillée.

CUDA s’impose comme un standard de fait


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☕️ Un démontage confirme que le Trump Phone T1 n’est qu’un modèle HTC rebadgé



Trump Mobile, l’opérateur virtuel lancé en juin 2025 par la famille du président des États-Unis, est rapidement revenu sur sa promesse de commercialiser un téléphone « made in USA ». Et pour cause : son premier téléphone, disponible depuis quelques jours dans le commerce, se présente en réalité comme un modèle HTC de 2024, le U24 Pro, légèrement modifié.

L’astuce avait déjà été éventée au printemps lorsque l’appareil a été enregistré auprès de la FCC et que les premiers visuels définitifs ont été rendus publics. Elle a été confirmée mercredi 10 juin à l’issue d’un démontage en règle, réalisé par le site iFixit sous l’œil des caméras de NBC News.


Résultat des courses : sous sa coque dorée ornée de la bannière étoilée, le Trump Mobile T1 dissimule des entrailles héritées de celles du HTC U24 Pro. À l’extérieur, iFixit remarque quelques petits ajustements (la grille des haut-parleurs a été redessinée, comme la partie de la coque qui abrite les capteurs photo dorsaux), mais la carte mère et le design intérieur sont identiques à ce que proposait la marque taïwanaise en 2024.

La configuration a cependant été mise à jour avec une concession patriotique : le Snapdragon 7 Gen 3 qui anime l’ensemble est ainsi accompagné de 12 Go de LPDDR5 et de 512 Go de stockage fournis par l’entreprise américaine Micron, alors que le modèle originel de HTC exploitait une mémoire fournie par SK hynix (Corée du Sud).

Le site spécialisé dans les pièces détachées note par ailleurs que la batterie (produite aux Philippines) présente une capacité légèrement supérieure à celle du smartphone de 2024. La puissance de charge est en revanche limitée à 30 W, là où le U24 Pro acceptait 60 W en entrée.

Compte tenu de ces différents éléments, iFixit conclut qu’il est impossible que le T1 se revendique d’un quelconque label « made in USA », et réserve son jugement quant à la possibilité d’un « assembled in USA », en rappelant que l’assemblage d’un téléphone et les phases finales associées exigent des ressources significatives.

Sur la réparabilité, qui constitue habituellement le critère phare des analyses d’iFixit, le site délivre la note de 3/10, soit la même que celle du HTC U24 Pro en son temps.

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☕️ Un démontage confirme que le Trump Phone T1 n’est qu’un modèle HTC rebadgé



Trump Mobile, l’opérateur virtuel lancé en juin 2025 par la famille du président des États-Unis, est rapidement revenu sur sa promesse de commercialiser un téléphone « made in USA ». Et pour cause : son premier téléphone, disponible depuis quelques jours dans le commerce, se présente en réalité comme un modèle HTC de 2024, le U24 Pro, légèrement modifié.

L’astuce avait déjà été éventée au printemps lorsque l’appareil a été enregistré auprès de la FCC et que les premiers visuels définitifs ont été rendus publics. Elle a été confirmée mercredi 10 juin à l’issue d’un démontage en règle, réalisé par le site iFixit sous l’œil des caméras de NBC News.


Résultat des courses : sous sa coque dorée ornée de la bannière étoilée, le Trump Mobile T1 dissimule des entrailles héritées de celles du HTC U24 Pro. À l’extérieur, iFixit remarque quelques petits ajustements (la grille des haut-parleurs a été redessinée, comme la partie de la coque qui abrite les capteurs photo dorsaux), mais la carte mère et le design intérieur sont identiques à ce que proposait la marque taïwanaise en 2024.

La configuration a cependant été mise à jour avec une concession patriotique : le Snapdragon 7 Gen 3 qui anime l’ensemble est ainsi accompagné de 12 Go de LPDDR5 et de 512 Go de stockage fournis par l’entreprise américaine Micron, alors que le modèle originel de HTC exploitait une mémoire fournie par SK hynix (Corée du Sud).

Le site spécialisé dans les pièces détachées note par ailleurs que la batterie (produite aux Philippines) présente une capacité légèrement supérieure à celle du smartphone de 2024. La puissance de charge est en revanche limitée à 30 W, là où le U24 Pro acceptait 60 W en entrée.

Compte tenu de ces différents éléments, iFixit conclut qu’il est impossible que le T1 se revendique d’un quelconque label « made in USA », et réserve son jugement quant à la possibilité d’un « assembled in USA », en rappelant que l’assemblage d’un téléphone et les phases finales associées exigent des ressources significatives.

Sur la réparabilité, qui constitue habituellement le critère phare des analyses d’iFixit, le site délivre la note de 3/10, soit la même que celle du HTC U24 Pro en son temps.

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Autoconsommation électrique : notre comparatif de 12 kits solaires plug & play

C’est plutôt du Pay & Plug
Autoconsommation électrique : notre comparatif de 12 kits solaires plug & play

Vous avez envie de sauter le pas du solaire avec des kits en autoconsommation ? Vous êtes au bon endroit, on a comparé une dizaine de kits dits « plug & play » : il suffit de les brancher à une prise électrique pour consommer l’électricité qu’ils produisent.

Avant toute chose, si ce n’est pas encore fait, on ne peut que vous conseiller de lire notre dossier sur tout ce qu’il faut savoir sur les kits solaires en autoconsommation. On vous explique ce qu’est le Wc (watt-crête), le micro-onduleur et son importance, le principe de fonctionnement du « plug & play », etc. Pour aller plus loin, vous pouvez également regarder cet article sur les choses à savoir pour monter son propre kit.

Solaire, ton univers impitoyable

Depuis notre dernier comparatif, publié il y a deux ans, deux sociétés ont fermé boutique. En octobre 2024, Que Choisir tirait la sonnette d’alarme à propos des « livraisons sans cesse repoussées et des remboursements qui n’arrivent jamais… » d’Oscaro Power. En janvier 2025, l’entreprise était placée en liquidation judiciaire. Même conclusion pour Sunity quelques mois plus tard, fin 2025.

Le monde du solaire est difficile : les entreprises qui se montent et ferment quelques années plus tard laissent les clients sur le carreau. En cas de problème, ces derniers se retrouvent à devoir se tourner vers les fabricants des panneaux et/ou du micro-onduleur. Signalons aussi le cas de JPME qui proposait des batteries virtuelles et dont l’autorisation « d’achat d’électricité pour revente aux clients finaux » a été retirée par un arrêté publié au Journal officiel en janvier 2026.

La prudence est donc de mise. Avant de passer commande, vérifiez les retours des clients sur les réseaux sociaux et/ou les sites spécialisés et méfiez-vous si les avis négatifs sont nombreux, si les délais s’allongent, si l’entreprise « fait le mort », etc.

Pour vous aider à vous y retrouver, Next vous propose le tour d’horizon de douze kits, en commençant par celui de Sunology, une entreprise française basée du côté de Nantes et créée en 2019.

Sunology : panneau HIBC de 480 watts pour le Play, Go à installer sur un balcon

La société propose depuis des années deux gammes de produits : Play(Max) et Go. Le premier est à poser dans un jardin ou sur une terrasse, le second à accrocher à un balcon. Nous avions testé en 2023 une ancienne génération de Play, qui tenait sa promesse d’une installation en quelques minutes.

Le panneau livré dans le kit est un modèle biface (ils le sont désormais quasiment tous) de 480 Wc avec des cellules HIBC, pour Hybrid Interdigitated Back Contact. Selon Sunology, cette technologie « maximise la surface noire et la capture de lumière », avec pour résultat « pas l’ombre d’un circuit imprimé et jusqu’à 1 000 kWh [sans aucune précision, notamment sur la durée du calcul, ndlr ]de plus qu’un panneau TOPCon de même taille » et un rendu « noir intégral ». TOPCon sont les cellules « classiques » à l’heure actuelle de la grande majorité des panneaux.

Le fabricant détaille un peu son propos : les cellules sont soudées par l’arrière, avec « trois fois plus de zones actives ». Le panneau produit « plus tôt, plus tard »… avec un « 10 % de puissance en plus à surface égale par rapport à un panneau conventionnel ». Attention, Sunology a tendance à être généreux avec ses estimations, comme quand il affiche jusqu’à 624 watts pour son panneau de 480 watts, grâce à 144 watts supplémentaires via la face arrière (soit 30 % de mieux, c’est le maximum théorique). Dans les faits, le fabricant nous expliquait avoir « observé un minimum de 5% et une moyenne de plus de 10 % » lors de notre test du panneau bifacial DMRGC de 405 W vendus dans son kit à l’époque.

La marque du micro-onduleur n’est pas précisée. Les précédentes versions avaient un modèle de chez Hoymiles, désormais cela semble être Tsun selon les tests et retours récents (ici par exemple). À 600 euros, le kit est dans le haut du panier pour des modèles de 500 Wc.

Le Play Max a une batterie de 700 Wh et un micro-onduleur de marque Hoymiles. Le kit est évidemment plus cher à cause de sa batterie (dont la capacité n’est pas énorme). Une application maison Smart est proposée avec les kits Play, tandis que c’est l’application Tsun (le fabricant de l’onduleur) pour le kit Go.

Sunethic : micro-onduleur APsystems de 960 watts, avec un Shelly Pro EM

Sunethic et Sunology sont deux concurrents qui visent le même segment (avec Beem et ekwateur dont nous parlerons juste après) : des kits faciles et rapides à installer. Le fabricant annonce que sa station est « livrée déjà montée, prête à l’emploi et à brancher en 5 minutes ».


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Empreinte écologique des datacenters : ce que les géants annoncent, ce que nos calculs révèlent

Notre foutaisomètre s’est activé, plusieurs fois !
Empreinte écologique des datacenters : ce que les géants annoncent, ce que nos calculs révèlent

Les géants du Net utilisent les PUE et WUE des datacenters comme argument marketing, mais derrière les belles promesses se cachent parfois des calculs surprenants. Next a épluché des centaines de pages de rapport afin de vérifier leur fiabilité, mais aussi de comprendre pourquoi certains ne sont pas publiés, comme le WUE de Google. Réponse courte : il est (très) mauvais.

Avant toute chose, si vous n’êtes pas à jour avec les notions de WUE et PUE, on ne peut que vous conseiller de lire nos articles sur le sujet. Cela permet de comprendre de quoi il s’agit et d’avoir en tête les limites et pièges de ces indicateurs, qu’il faut appréhender avec prudence.

Avec le PUE, nous devons croire sur parole les chiffres donnés par les entreprises car nous ne pouvons pas les vérifier. Il s’agit, pour rappel, du rapport entre la consommation totale du datacenter et celle des équipements IT. Quand les opérateurs communiquent des valeurs de consommation électrique dans leur rapport, c’est toujours sur la consommation totale.

De son côté, le WUE peut être vérifié – au moins en partie et de manière approximative – puisqu’il s’agit du rapport entre la quantité d’eau utilisée consommée pour le refroidissement et l’énergie électrique utilisée par les équipements informatiques (IT). Si la formule de base prend en compte la consommation, certains opérateurs calculent le WUE sur la base des prélèvements.

Voici un résumé des formules :

  • PUE : électricité totale / électricité IT
  • WUE : eau consommée / électricité IT
  • Autre manière de calculer le WUE : eau consommée x PUE / électricité totale

Avec les données de consommation en eau et en électricité, nous devrions donc retomber pas loin des indicateurs communiqués par les sociétés (suivant la manière et le périmètre du WUE et du PUE il peut y avoir des variations). Si certaines valeurs officielles sont en effet proches de nos calculs, ce n’est pas toujours le cas.

Nos calculs du WUE de Google, Meta, Microsoft, OVHcloud, Scaleway…


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Datacenters sous (haute) tension

2,21 GW c’est so 1985 !
Datacenters sous (haute) tension

Les chiffres de consommation des datacenters ont de quoi donner le tournis puisqu’on parle de millions de MWh ou de TWh. Et dans les géants, il y a deux catégories : les Américains et les Européens. Google consomme 60 fois plus qu’OVHcloud par exemple. Next analyse les rapports des datacenters et vous propose une mise en perspective avec une moyenne en kWh par utilisateur.

Dans la première partie de notre dossier, nous avons expliqué pourquoi et surtout comment les datacenters peuvent tous afficher 100 % d’électricité renouvelable. Ce n’est pas celle réellement consommée, c’est une compensation via des certificats.

Ils produisent certes de l’électricité renouvelable sur leurs sites mais, comme nous allons le voir, c’est très loin d’être suffisant. La consommation progresse de manière importante au fil des années, les géants américains ont doublé la leur en l’espace de trois ou quatre ans. Elle a même triplé chez Microsoft en quatre ans.

Voici notre tableau récapitulatif avant de plonger dans les détails.

Google a consommé 30 825 600 MWh et produit 20 500 MWh de renouvelable

Si Google est de loin le numéro 1 sur les prélèvements et la consommation d’eau, il arrive aussi en tête sur l’électricité, mais avec une avance bien moins marquée sur ses concurrents. La consommation électrique d’Alphabet pour ses seuls datacenters était de 30,8 millions de MWh (ou 30,8 TWh, c’est pareil).


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Datacenters : l’école des fans du « 100 % renouvelable »

À ce compte, autant annoncer 1 000 % de renouvelable !
Datacenters : l’école des fans du « 100 % renouvelable »

Si les datacenters formaient un pays, sa consommation électrique serait celle de la France, mais avec de fortes disparités locales. OVHcloud consomme 60 fois moins que Google ou Microsoft, par exemple. Les datacenters se retrouvent toutefois tous sur le côté « 100 % d’électricité renouvelable ». Dans les faits, cela mérite des explications.

Nous avons décidé de plonger dans les rapports environnementaux des géants du Net américains, mais aussi de deux Français – OVHcloud et Scaleway – afin de comparer tout ce petit monde. Comme nous l’avons vu avec les prélèvements en eau, Google arrive largement en tête, mais qu’en est-il de l’électricité ?

Datacenters : 415 TWh, dont près de 80 TWh pour trois entreprises américaines

D’abord, les ordres de grandeur. La consommation annuelle mondiale des datacenters pour 2024 était estimée à 415 TWh, selon l’Agence internationale de l’énergie (IEA) et ils représentaient environ 1,5 % de la consommation mondiale. À titre de comparaison, c’est quasiment la consommation électrique totale annuelle d’un pays comme la France en 2025 (environ 450 TWh).

Toujours selon l’IEA, les États-Unis sont (sans surprise) largement en tête avec 45 % de la consommation, suivis par la Chine à 25 % et l’Europe à 15 %. Attention à la Chine, il faut prendre de grosses pincettes car le pays se renferme de plus en plus sur sa communication dans le numérique depuis des années (notamment face à l’embargo des États-Unis). Enfin, la consommation annuelle des datacenters en France était de 2,7 TWh, selon le dernier bilan de l’Arcep.

L’IEA prévoit que, « dans le scénario de référence, la consommation d’électricité des data centers atteindra environ 945 TWh d’ici 2030, soit plus du double par rapport au niveau de 2024 ». D’après nos relevés, les consommations de Google, Meta et Microsoft représentent à elles trois déjà 20 % de la consommation totale des datacenters, et leur consommation respective a déjà doublé en l’espace de trois ou quatre ans.

Voici d’ailleurs un tableau récapitulatif du bilan des opérateurs… du moins quand ils publient des données. Cette fois encore, Amazon est aux abonnés absents alors qu’AWS est un des acteurs majeurs du cloud. Nous pouvons également voir que les deux Français jouent dans des sphères totalement différentes.

Comme indiqué dans notre analyse sur l’eau, si Google prélève 290 fois plus d’eau qu’OVHcloud, sa consommation électrique n’est « que » 60 fois supérieure. Autre manière de le dire : OVHcloud utilise bien moins d’eau pour chaque Wh consommé.

L’école des fans : tout le monde revendique du 100 % renouvelable

Tous se retrouvent néanmoins sur un point : ils revendiquent 100 % d’énergies renouvelables… sans pour autant consommer 100 % d’énergies renouvelables. Comment est-ce possible ? Pire encore, Microsoft parle de 78 % d’énergies renouvelables directes sans consommer directement 78 % d’énergies renouvelables. Avant de passer à la consommation détaillée de chaque datacenter, voyons ce qu’il en est des promesses de chacun.


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☕️ QNAP : QuTS hero h6.0 passe en version finale, haute disponibilité et snapshots immuables



La haute disponibilité est arrivée début mai 2025 chez QNAP, en bêta avec QuTS hero h5.3. Le fabricant de NAS passe son système d’exploitation basé sur ZFS en version h6.0 et renforce la haute disponibilité. La bêta de cette mouture avait été mise en ligne fin 2025.

Désormais, QuTS hero h6.0 « étend la prise en charge à davantage de modèles, rendant ainsi presque toutes les applications QNAP NAS compatibles HA », à « l’exception des applications tierces et héritées ». QNAP annonce que plus de 90 % des services sont compatibles. Une page dédiée est disponible.

Cette version du système d’administration des NAS apporte aussi les snapshots immuables, la gestion des clé KMIP et un renforcement global de la sécurité. Nous les avions déjà détaillés dans une précédente actualité.

Pour les notes de version et les téléchargements, c’est par ici que ça se passe.

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☕️ QNAP : QuTS hero h6.0 passe en version finale, haute disponibilité et snapshots immuables



La haute disponibilité est arrivée début mai 2025 chez QNAP, en bêta avec QuTS hero h5.3. Le fabricant de NAS passe son système d’exploitation basé sur ZFS en version h6.0 et renforce la haute disponibilité. La bêta de cette mouture avait été mise en ligne fin 2025.

Désormais, QuTS hero h6.0 « étend la prise en charge à davantage de modèles, rendant ainsi presque toutes les applications QNAP NAS compatibles HA », à « l’exception des applications tierces et héritées ». QNAP annonce que plus de 90 % des services sont compatibles. Une page dédiée est disponible.

Cette version du système d’administration des NAS apporte aussi les snapshots immuables, la gestion des clé KMIP et un renforcement global de la sécurité. Nous les avions déjà détaillés dans une précédente actualité.

Pour les notes de version et les téléchargements, c’est par ici que ça se passe.

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☕️ Nintendo prépare bien une Switch 2 avec batterie remplaçable en Europe



Comme le rapporte NintendoLife, une discrète mise à jour vient d’avoir lieu sur le site de Nintendo. Dans la page consacrée à la conformité avec les directives et règlements de l’Union européenne, on trouve une nouvelle entrée.

Elle concerne le règlement 2023/1542 dédié aux batteries, Nintendo se disant entièrement conforme avec tout ce qui touche à la chaine de retraitement des batteries et l’absence d’utilisation de certains métaux dangereux.

Plus intéressant, Nintendo ajoute :

« En outre, ce règlement exige qu’à compter du 18 février 2027, les batteries intégrées dans certains appareils et vendues dans l’UE doivent pouvoir être facilement remplacées par les utilisateurs finaux à tout moment durant le cycle de vie du produit. Nintendo met en œuvre des mesures pour se conformer à ces exigences en préparant des versions de produits conformes au règlement. Concernant les produits actuels dont le numéro de modèle commence par « BEE », les futures versions conformes auront des numéros de modèle uniques ainsi que le code supplémentaire « OSM » visible sur l’emballage, les désignant comme des produits distincts à des fins réglementaires »

Le constructeur japonais prépare donc bien une nouvelle version de la Switch 2 avec batterie remplaçable pour l’Union européenne. Ce n’est pas totalement une surprise : en mars dernier, le site japonais Nikkei assurait déjà qu’un tel travail était en cours dans l’entreprise.

Cette batterie remplaçable facilement sera une franche amélioration. Nintendo n’est pas le constructeur le plus porté sur la réparabilité, comme avait pu le constater iFixit lors de son démontage de la Switch 2 où l’on découvre que la batterie de l’appareil est solidement collée.

Cette confirmation répond également à une rumeur apparue en début d’année, qui voulait justement que Nintendo prépare une révision de sa console munie d’un code produit « OSM », sans que l’on sache alors de quoi il s’agissait.

Rappelons qu’en Europe (et dans le reste du monde), le tarif de la Switch 2 connaitra une hausse en septembre, en passant de 469,99 à 499,99 euros.

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☕️ Nintendo prépare bien une Switch 2 avec batterie remplaçable en Europe



Comme le rapporte NintendoLife, une discrète mise à jour vient d’avoir lieu sur le site de Nintendo. Dans la page consacrée à la conformité avec les directives et règlements de l’Union européenne, on trouve une nouvelle entrée.

Elle concerne le règlement 2023/1542 dédié aux batteries, Nintendo se disant entièrement conforme avec tout ce qui touche à la chaine de retraitement des batteries et l’absence d’utilisation de certains métaux dangereux.

Plus intéressant, Nintendo ajoute :

« En outre, ce règlement exige qu’à compter du 18 février 2027, les batteries intégrées dans certains appareils et vendues dans l’UE doivent pouvoir être facilement remplacées par les utilisateurs finaux à tout moment durant le cycle de vie du produit. Nintendo met en œuvre des mesures pour se conformer à ces exigences en préparant des versions de produits conformes au règlement. Concernant les produits actuels dont le numéro de modèle commence par « BEE », les futures versions conformes auront des numéros de modèle uniques ainsi que le code supplémentaire « OSM » visible sur l’emballage, les désignant comme des produits distincts à des fins réglementaires »

Le constructeur japonais prépare donc bien une nouvelle version de la Switch 2 avec batterie remplaçable pour l’Union européenne. Ce n’est pas totalement une surprise : en mars dernier, le site japonais Nikkei assurait déjà qu’un tel travail était en cours dans l’entreprise.

Cette batterie remplaçable facilement sera une franche amélioration. Nintendo n’est pas le constructeur le plus porté sur la réparabilité, comme avait pu le constater iFixit lors de son démontage de la Switch 2 où l’on découvre que la batterie de l’appareil est solidement collée.

Cette confirmation répond également à une rumeur apparue en début d’année, qui voulait justement que Nintendo prépare une révision de sa console munie d’un code produit « OSM », sans que l’on sache alors de quoi il s’agissait.

Rappelons qu’en Europe (et dans le reste du monde), le tarif de la Switch 2 connaitra une hausse en septembre, en passant de 469,99 à 499,99 euros.

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La crise de la mémoire annonce une fin d’année terrible pour les PC

La gueule de bois après le Computex
La crise de la mémoire annonce une fin d’année terrible pour les PC

Plus dure sera la chute pour le marché du PC. Les oiseaux de mauvais augure d’IDC ont sorti leurs prédictions pour la fin de l’année, avec un quatrième trimestre catastrophique à l’horizon.

En cette période de Computex, l’industrie PC tente de faire contre mauvaise fortune bon cœur en multipliant les annonces. Mais cette ambiance de fête n’est que temporaire, et ne doit pas cacher les difficultés actuelles liées à la crise de la mémoire, dont les conséquences vont se faire sentir pendant encore de très longs mois.

À part les fournisseurs qui sont les grands gagnants de la situation, tout le monde y perd, les consommateurs autant que les constructeurs. Les hausses s’enchainent sur les ordinateurs, mais aussi sur d’autres produits comme les Raspberry Pi, les consoles de jeux et même les services web chez OVHcloud et Hetzner.

Le dernier coup de sonde d’IDC n’est guère encourageant. Au premier trimestre pourtant, la maison d’analyses avait enregistré une hausse des livraisons de 3 % par rapport à l’an passé. Mais il s’agit d’une progression en trompe-l’œil : les consommateurs (particuliers comme entreprises) se sont précipités pour anticiper les hausses de prix et les pénuries annoncées. Sur l’ensemble de l’année, IDC prévoit un recul des livraisons de 11,3 %, avec un coup très dur attendu au quatrième trimestre (- 20 %).

L’industrie PC court après le MacBook Neo

La mauvaise nouvelle, c’est que la conjoncture ne va pas aller en s’améliorant, du moins pas tout de suite. « Nous ne prévoyons aucun répit concernant la pénurie de mémoire avant la fin de l’année 2027 », déclare Jean-Philippe Bouchard d’IDC. « Ce qui signifie que les prix continueront d’augmenter et que les fabricants de PC auront du mal à maintenir des gammes de produits complètes dans un avenir prévisible. » Chez HP par exemple, la mémoire (RAM et stockage) représente un tiers du prix d’un PC.

Il existe cependant une exception à cette morosité : le MacBook Neo. Lancé au mois de mars, le portable à 699 euros met une grosse pression sur l’ensemble de l’industrie. L’analyste Ming-Chi Kuo, généralement bien informé des coulisses des chaînes d’approvisionnement asiatiques, prévoit 10 millions de Neo livrés en 2026, soit le double de ce qu’Apple aurait prévu.

Le Computex a dessiné la réplique des concurrents : Qualcomm a présenté une puce Snapdragon C pour des PC Windows à partir de 300 dollars. Et Intel a commencé de son côté à équiper des portables d’entrée de gamme avec ses puces Core à architecture Wild Cat.

Le nouveau XPS 13 de Dell.

Dell a ainsi présenté durant le Computex un nouveau XPS 13 doté d’un Core 5 320 (six cœurs), 512 Go de stockage, 8 Go de RAM, un écran tactile de 13,4 pouces antireflets avec rafraîchissement jusqu’à 120 Hz, un clavier rétro-éclairé, le Wi-Fi 7 et 17 heures de streaming vidéo. Le tout dans un châssis de 1 kg tout pile. La machine est affichée au prix de 699 dollars (599 dollars pour les étudiants), soit 100 dollars de plus que le MacBook Neo.

Cette pression exercée par Apple devrait compenser « en partie » la hausse générale des prix ; le marché continuerait ainsi de proposer des options « budget ». Malgré tout, comme le relève IDC, la tendance globale pour le prix de vente moyen (ASP) est très nettement orientée à la hausse avec une augmentation qui s’établirait à 17 % en 2026. Les prix ne devraient pas retrouver les niveaux observés en 2025 dans les deux prochaines années.

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La crise de la mémoire annonce une fin d’année terrible pour les PC

La gueule de bois après le Computex
La crise de la mémoire annonce une fin d’année terrible pour les PC

Plus dure sera la chute pour le marché du PC. Les oiseaux de mauvais augure d’IDC ont sorti leurs prédictions pour la fin de l’année, avec un quatrième trimestre catastrophique à l’horizon.

En cette période de Computex, l’industrie PC tente de faire contre mauvaise fortune bon cœur en multipliant les annonces. Mais cette ambiance de fête n’est que temporaire, et ne doit pas cacher les difficultés actuelles liées à la crise de la mémoire, dont les conséquences vont se faire sentir pendant encore de très longs mois.

À part les fournisseurs qui sont les grands gagnants de la situation, tout le monde y perd, les consommateurs autant que les constructeurs. Les hausses s’enchainent sur les ordinateurs, mais aussi sur d’autres produits comme les Raspberry Pi, les consoles de jeux et même les services web chez OVHcloud et Hetzner.

Le dernier coup de sonde d’IDC n’est guère encourageant. Au premier trimestre pourtant, la maison d’analyses avait enregistré une hausse des livraisons de 3 % par rapport à l’an passé. Mais il s’agit d’une progression en trompe-l’œil : les consommateurs (particuliers comme entreprises) se sont précipités pour anticiper les hausses de prix et les pénuries annoncées. Sur l’ensemble de l’année, IDC prévoit un recul des livraisons de 11,3 %, avec un coup très dur attendu au quatrième trimestre (- 20 %).

L’industrie PC court après le MacBook Neo

La mauvaise nouvelle, c’est que la conjoncture ne va pas aller en s’améliorant, du moins pas tout de suite. « Nous ne prévoyons aucun répit concernant la pénurie de mémoire avant la fin de l’année 2027 », déclare Jean-Philippe Bouchard d’IDC. « Ce qui signifie que les prix continueront d’augmenter et que les fabricants de PC auront du mal à maintenir des gammes de produits complètes dans un avenir prévisible. » Chez HP par exemple, la mémoire (RAM et stockage) représente un tiers du prix d’un PC.

Il existe cependant une exception à cette morosité : le MacBook Neo. Lancé au mois de mars, le portable à 699 euros met une grosse pression sur l’ensemble de l’industrie. L’analyste Ming-Chi Kuo, généralement bien informé des coulisses des chaînes d’approvisionnement asiatiques, prévoit 10 millions de Neo livrés en 2026, soit le double de ce qu’Apple aurait prévu.

Le Computex a dessiné la réplique des concurrents : Qualcomm a présenté une puce Snapdragon C pour des PC Windows à partir de 300 dollars. Et Intel a commencé de son côté à équiper des portables d’entrée de gamme avec ses puces Core à architecture Wild Cat.

Le nouveau XPS 13 de Dell.

Dell a ainsi présenté durant le Computex un nouveau XPS 13 doté d’un Core 5 320 (six cœurs), 512 Go de stockage, 8 Go de RAM, un écran tactile de 13,4 pouces antireflets avec rafraîchissement jusqu’à 120 Hz, un clavier rétro-éclairé, le Wi-Fi 7 et 17 heures de streaming vidéo. Le tout dans un châssis de 1 kg tout pile. La machine est affichée au prix de 699 dollars (599 dollars pour les étudiants), soit 100 dollars de plus que le MacBook Neo.

Cette pression exercée par Apple devrait compenser « en partie » la hausse générale des prix ; le marché continuerait ainsi de proposer des options « budget ». Malgré tout, comme le relève IDC, la tendance globale pour le prix de vente moyen (ASP) est très nettement orientée à la hausse avec une augmentation qui s’établirait à 17 % en 2026. Les prix ne devraient pas retrouver les niveaux observés en 2025 dans les deux prochaines années.

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Snapdragon C : premier coup d’œil sous le capot de la puce pour PC Windows à 300 dollars

Windows 11 au régime sec
Snapdragon C : premier coup d’œil sous le capot de la puce pour PC Windows à 300 dollars

Qualcomm a fait résonner les tambours et les trompettes pour annoncer la Snapdragon C, nouvelle puce qui va équiper des PC portables à partir de 300 dollars. L’entreprise n’est pas entrée dans les détails, mais Acer a quelques réponses.

Crise de la mémoire aidant, les constructeurs PC misent beaucoup sur les machines très haut de gamme, comme cela devrait être le cas du Surface Laptop Ultra de Microsoft équipé du nouveau « superchip » RTX Spark de NVIDIA. Il n’y en a cependant pas que pour le premium hors de prix. À l’autre bout du spectre tarifaire, Qualcomm positionne la Snapdragon C pour des PC sous Windows on Arm à partir de 300 petits dollars.

Au-delà de l’effet d’annonce, Qualcomm s’est fait très discret sur les composants et les capacités de cette nouvelle plateforme silicium. Si les premiers portables dotés de la Snapdragon C feront leur apparition dans le courant de l’année, on peut déjà avoir une idée de ce qui attendra les utilisateurs au budget serré.

Un PC Snapdragon C sous cloche

Sur son stand du Computex, Acer présente le premier portable équipé de cette fameuse puce. L’Aspire Go 15 (AG15-Q31P) est visible, uniquement sous cloche. Plusieurs médias ont cependant obtenu un accès privilégié à l’ordinateur. Pas suffisamment pour réaliser des benchmarks, mais assez pour se faire une meilleure idée de la machine.

Ce modèle peut ainsi embarquer « jusqu’à » 8 Go de mémoire vive LPDDR5X et 512 Go de stockage SSD, indique ainsi PC Mag. Pas vraiment de surprise côté stockage, sachant que le MacBook Neo — cible principale de Qualcomm ici — débute à 256 Go. L’enveloppe de RAM interroge en revanche : la formulation laisse entendre que des PC Snapdragon C pourraient tourner avec moins de 8 Go.

Une gageure avec un Windows 11 qui n’est pas spécialement connu pour sa sobriété. Officiellement, le système d’exploitation exige un minimum de 4 Go de RAM pour l’installation, ce qui ne veut pas dire que l’OS fonctionnera de manière satisfaisante avec si peu de mémoire. Jusqu’à présent, les PC fonctionnant sous Windows 11 sur Arm avec une puce Qualcomm (Snapdragon X) bénéficient d’un minimum de 16 Go de mémoire ; ce qui est, au passage, un des critères pour prétendre au statut de Copilot+.

Étrangement, le clavier de l’Aspire Go 15 intègre une touche Copilot, bien que la Snapdragon C n’ait pas été conçue pour prendre en charge toutes les fonctions d’IA en local de Microsoft. La puce embarque néanmoins son propre NPU, mais le composant n’offrira pas les 40 TOPS de base. La présence de cette touche est donc étonnante, à moins que l’éditeur de Windows ait revu ses prétentions à la baisse. Ou pousse tout simplement à une uniformisation des claviers Windows.

Des cœurs de smartphones

Qualcomm a précisé à Tom’s Hardware que le CPU de la Snapdragon C intégrait bien des cœurs Kryo « custom », une architecture déjà utilisée sur ses plateformes mobiles et sur plusieurs générations de puces PC Arm. Ce n’est pas une grande surprise : après tout, le MacBook Neo tourne avec une puce d’iPhone, en l’occurrence l’A18 Pro (6 cœurs CPU).

Image : Tom’s Hardware

Les 8 cœurs de la Snapdragon C affichent une fréquence d’horloge de 1,67 GHz en idle, avec une fréquence de base de 3,01 GHz selon le gestionnaire des tâches. Bizarrement, la puce est appelée Snapdragon 8c Gen 3.

Ce modèle n’existe pas officiellement, mais Qualcomm a bel et bien lancé une plateforme Snapdragon 8cx Gen 3 fin 2021. Il semble qu’il y ait eu un pataquès ici, l’entreprise ayant indiqué à nos confrères que ce n’était pas le nom de la puce.

Dans la série des Snapdragon 8, c’est de toute façon le bazar au niveau des références… Il y a aussi eu pour rappel un Snapdragon 8c en 2019 (avec huit cœurs Kryo 490) dont le but était de « redonner vie aux PC grand public », mais rien depuis sous cette dénomination.

Image : Tom’s Hardware

Châssis en plastique recyclé avec… un ventilateur

Toujours au chapitre des découvertes, la Snapdragon C de ce portable annonce 512 Ko de cache L1, 1,5 Mo de cache L2, 2 Mo de cache L3, soit moins que ce que l’on peut trouver dans des puces 8cx. Il pourrait là aussi s’agir d’une erreur ou de données provisoires. Le circuit graphique affiché est un Adreno 8c gen 3 (peut-être un nom temporaire) avec 1 Mo de mémoire dédiée et 3,9 Go de mémoire partagée.

Pour le reste, l’Aspire Go 15 propose un écran de 16,5 pouces (1 920 × 1 080) avec un ratio 16:9, une batterie d’une capacité de 53 Wh (Qualcomm promet une autonomie d’une journée), deux ports USB-C, un port USB-A, une sortie HDMI 1.4, un port jack, une webcam 1080p avec un cache, ainsi que la prise en charge du Wi-Fi 6E.

Le châssis est en plastique recyclé. Selon Tom’s Hardware, le portable « dispose d’un refroidissement actif avec un ventilateur niché sous les bouches d’extraction au bas de la machine ». C’est un point décevant, d’autant que le MacBook Neo est passif et qu’il existe aussi des portables sous Windows avec de (tout) petits CPU en version fanless.

En dehors d’Acer, HP et Lenovo vont également proposer des PC « à partir de » 300 dollars avec la puce Snapdragon C.

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Snapdragon C : premier coup d’œil sous le capot de la puce pour PC Windows à 300 dollars

Windows 11 au régime sec
Snapdragon C : premier coup d’œil sous le capot de la puce pour PC Windows à 300 dollars

Qualcomm a fait résonner les tambours et les trompettes pour annoncer la Snapdragon C, nouvelle puce qui va équiper des PC portables à partir de 300 dollars. L’entreprise n’est pas entrée dans les détails, mais Acer a quelques réponses.

Crise de la mémoire aidant, les constructeurs PC misent beaucoup sur les machines très haut de gamme, comme cela devrait être le cas du Surface Laptop Ultra de Microsoft équipé du nouveau « superchip » RTX Spark de NVIDIA. Il n’y en a cependant pas que pour le premium hors de prix. À l’autre bout du spectre tarifaire, Qualcomm positionne la Snapdragon C pour des PC sous Windows on Arm à partir de 300 petits dollars.

Au-delà de l’effet d’annonce, Qualcomm s’est fait très discret sur les composants et les capacités de cette nouvelle plateforme silicium. Si les premiers portables dotés de la Snapdragon C feront leur apparition dans le courant de l’année, on peut déjà avoir une idée de ce qui attendra les utilisateurs au budget serré.

Un PC Snapdragon C sous cloche

Sur son stand du Computex, Acer présente le premier portable équipé de cette fameuse puce. L’Aspire Go 15 (AG15-Q31P) est visible, uniquement sous cloche. Plusieurs médias ont cependant obtenu un accès privilégié à l’ordinateur. Pas suffisamment pour réaliser des benchmarks, mais assez pour se faire une meilleure idée de la machine.

Ce modèle peut ainsi embarquer « jusqu’à » 8 Go de mémoire vive LPDDR5X et 512 Go de stockage SSD, indique ainsi PC Mag. Pas vraiment de surprise côté stockage, sachant que le MacBook Neo — cible principale de Qualcomm ici — débute à 256 Go. L’enveloppe de RAM interroge en revanche : la formulation laisse entendre que des PC Snapdragon C pourraient tourner avec moins de 8 Go.

Une gageure avec un Windows 11 qui n’est pas spécialement connu pour sa sobriété. Officiellement, le système d’exploitation exige un minimum de 4 Go de RAM pour l’installation, ce qui ne veut pas dire que l’OS fonctionnera de manière satisfaisante avec si peu de mémoire. Jusqu’à présent, les PC fonctionnant sous Windows 11 sur Arm avec une puce Qualcomm (Snapdragon X) bénéficient d’un minimum de 16 Go de mémoire ; ce qui est, au passage, un des critères pour prétendre au statut de Copilot+.

Étrangement, le clavier de l’Aspire Go 15 intègre une touche Copilot, bien que la Snapdragon C n’ait pas été conçue pour prendre en charge toutes les fonctions d’IA en local de Microsoft. La puce embarque néanmoins son propre NPU, mais le composant n’offrira pas les 40 TOPS de base. La présence de cette touche est donc étonnante, à moins que l’éditeur de Windows ait revu ses prétentions à la baisse. Ou pousse tout simplement à une uniformisation des claviers Windows.

Des cœurs de smartphones

Qualcomm a précisé à Tom’s Hardware que le CPU de la Snapdragon C intégrait bien des cœurs Kryo « custom », une architecture déjà utilisée sur ses plateformes mobiles et sur plusieurs générations de puces PC Arm. Ce n’est pas une grande surprise : après tout, le MacBook Neo tourne avec une puce d’iPhone, en l’occurrence l’A18 Pro (6 cœurs CPU).

Image : Tom’s Hardware

Les 8 cœurs de la Snapdragon C affichent une fréquence d’horloge de 1,67 GHz en idle, avec une fréquence de base de 3,01 GHz selon le gestionnaire des tâches. Bizarrement, la puce est appelée Snapdragon 8c Gen 3.

Ce modèle n’existe pas officiellement, mais Qualcomm a bel et bien lancé une plateforme Snapdragon 8cx Gen 3 fin 2021. Il semble qu’il y ait eu un pataquès ici, l’entreprise ayant indiqué à nos confrères que ce n’était pas le nom de la puce.

Dans la série des Snapdragon 8, c’est de toute façon le bazar au niveau des références… Il y a aussi eu pour rappel un Snapdragon 8c en 2019 (avec huit cœurs Kryo 490) dont le but était de « redonner vie aux PC grand public », mais rien depuis sous cette dénomination.

Image : Tom’s Hardware

Châssis en plastique recyclé avec… un ventilateur

Toujours au chapitre des découvertes, la Snapdragon C de ce portable annonce 512 Ko de cache L1, 1,5 Mo de cache L2, 2 Mo de cache L3, soit moins que ce que l’on peut trouver dans des puces 8cx. Il pourrait là aussi s’agir d’une erreur ou de données provisoires. Le circuit graphique affiché est un Adreno 8c gen 3 (peut-être un nom temporaire) avec 1 Mo de mémoire dédiée et 3,9 Go de mémoire partagée.

Pour le reste, l’Aspire Go 15 propose un écran de 16,5 pouces (1 920 × 1 080) avec un ratio 16:9, une batterie d’une capacité de 53 Wh (Qualcomm promet une autonomie d’une journée), deux ports USB-C, un port USB-A, une sortie HDMI 1.4, un port jack, une webcam 1080p avec un cache, ainsi que la prise en charge du Wi-Fi 6E.

Le châssis est en plastique recyclé. Selon Tom’s Hardware, le portable « dispose d’un refroidissement actif avec un ventilateur niché sous les bouches d’extraction au bas de la machine ». C’est un point décevant, d’autant que le MacBook Neo est passif et qu’il existe aussi des portables sous Windows avec de (tout) petits CPU en version fanless.

En dehors d’Acer, HP et Lenovo vont également proposer des PC « à partir de » 300 dollars avec la puce Snapdragon C.

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Plongée dans les datacenters : Google prélève autant d’eau en 30h qu’OVHcloud en un an

Eau rage ! Eau désespoir !
Plongée dans les datacenters : Google prélève autant d’eau en 30h qu’OVHcloud en un an

Next plonge dans les centaines de pages des rapports environnementaux des géants du Net… aussi faciles à lire qu’une thèse de physique quantique (sans dessin). Ils permettent de connaitre les consommations en eau et électricité d’acteurs comme Google, Microsoft et OVHcloud, tout en mettant en lumière un manque général de transparence, sans oublier le silence assourdissant d’Amazon.

Les géants du monde des datacenters publient des « rapports de soutenabilité » sur leur consommation en ressources (électricité et eau). Une bonne chose, mais avec deux problèmes. Tout d’abord, tous ne le font pas. Ensuite, dans ceux qui mettent en ligne un rapport, il y a parfois peu ou pas de détails, sans parler des fautes et erreurs qui y trainent. À croire que peu les relisent ou s’y intéressent. Next vous en propose une analyse.

Dans cet article, nous allons nous concentrer sur la consommation en eau des datacenters, avec une analyse au niveau mondial pour commencer, puis nous descendrons dans le détail des gros opérateurs américains et français. Si ce n’est pas déjà fait, on ne peut que vous conseiller d’aller lire notre article sur les grands principes de la consommation en eau des datacenters et du calcul de l’indice WUE.

560 milliards de litres consommés par les datacenters

Très peu d’estimations sont disponibles sur la consommation en eau au niveau mondial. L’IEA (ou AIE en français pour Agence internationale de l’énergie), une agence autonome de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), a publié en avril 2025 (puis partiellement mis à jour début 2026), un très long rapport sur les énergies et l’intelligence artificielle.

Il y est notamment question de la consommation en eau des datacenters dans le monde en 2023 : 560 milliards de litres d’eau (consommation directe). Selon ses estimations, elle pourrait doubler dans les prochaines années et passer à 1 200 milliards de litres en 2030. Selon d’autres études, la consommation réelle serait largement plus importante ; le problème dans tous les cas étant la difficulté d’avoir des chiffres consolidés.

À titre de comparaison, toujours en 2023, les prélèvements totaux en eau en France étaient de 29 milliards de m³ (en baisse de 16 % sur 20 ans). « Le refroidissement des centrales de production d’électricité concentre la majorité des prélèvements avec 13,1 milliards de m³, soit 45 % en 2023 », ajoute le SDES, un service de données et études statistiques du ministère chargé de l’environnement, de l’énergie, de la construction, du logement et des transports.

Par contre, la consommation n’était que de 0,4 milliard de m³ pour 13,1 milliards de m³ de prélèvement. A contrario, « l’irrigation agricole représente environ 10 % des prélèvements (2,8 milliards de m³), mais une proportion bien plus élevée de la consommation ». Rappelons une fois encore que l’eau ne disparait pas de la surface de la Terre, elle s’évapore (puis forme des nuages, de la pluie…) ou bien elle est rejetée.

Êtes-vous tombé dans le piège ?

Pour comparer les chiffres de l’IEA en 2023 à ceux de la France sur un même périmètre, il ne faut donc pas prendre les prélèvements mais bien la consommation (l’IEA parle de consommation). « L’eau non restituée, dite consommée, représente 3,8 milliards de m³ [pour 29 milliards de prélèvements, ndlr] en France », à mettre en face des 560 milliards de litres de consommation au niveau mondial.

Attendez, rien ne vous choque dans les phrases précédentes ? Alors vous êtes certainement tombés dans le piège classique des unités : on ne peut pas comparer directement des litres et des m³, l’échelle n’est pas la même : 1 m³, c’est 1 000 litres.

La consommation des datacenters en 2023 était donc de 0,56 milliard de m³ d’eau au niveau mondial (ou 560 milliards de litres), contre 3,8 milliards de m³ d’eau pour la France dans son intégralité la même année (7x plus). Cette fois-ci, les bases de comparaisons sont les mêmes : consommation (pas prélèvement) et cohérence de l’unité (m³).

Quant aux prélèvements, aucune source fiable ne semble disponible au niveau mondial ; et c’est un vrai problème. Comme nous l’avons déjà longuement expliqué, prélever de l’eau potable puis la rejeter sous forme non potable et/ou réchauffée a des conséquences. Ne mettre en avant que la « petite » partie de la consommation n’est pas ce qu’on appelle de la transparence ; cela permet de faire le jeu des opérateurs de datacenters et de réduire les chiffres.

Ce n’est pas le seul problème de transparence ; on manque parfois de précisions sur la nature de l’eau prélevée et consommée – potable, recyclée, eau de mer, de source naturelle…) – ainsi que sur la nature et la composition des rejets (dans un réseau d’assainissement, dans une rivière…).

Google est notre « champion » avec 37,3 millions de m³ d’eau

Avant d’attaquer le détail de Google, Microsoft, Meta, Amazon, OVHcloud et Scaleway, un tableau récapitulatif des prélèvements, consommations et rejets d’eau des dernières années :


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