La nouvelle mouture du navigateur de Mozilla est désormais disponible. La mise à jour attend déjà sagement que vous redémarriez le navigateur pour s’installer.
Firefox 152 commence par rénover la page des paramètres. L’organisation générale reste à peu près la même, mais le nouvel affichage se veut plus clair, avec des réglages mieux mis en avant, des regroupements plus évidents et un accès présenté comme simplifié.
Le navigateur intronise également une série d’ajouts assez sympathiques. Par exemple, depuis la barre d’adresses, si l’on écrit « mute », « shush » ou « sssh » ou que l’on passe par l’action rapide dédiée, on peut rendre silencieux l’ensemble des onglets. Dans une fenêtre de navigation privée, recharger une page fait maintenant apparaitre une barre proposant de désactiver temporairement le bloqueur de traqueurs, dans le cas où celui-ci engendrerait des problèmes de rendu.
Sur Windows et Linux, un clic droit sur un onglet affiche maintenant une ligne « Partager » dans laquelle on trouve l’entrée « Copier le lien ». Il permet de récupérer directement le lien de la page, plutôt que de se rendre dans l’onglet et de cliquer dans la barre d’adresse. Certaines extensions existent cependant pour rendre la manipulation encore plus directe, la fonction apparaissant dans le menu contextuel sans passer par une arborescence.
Enfin, dans les Firefox Labs, signalons l’apparition d’une nouvelle expérimentation : le support du JPEG XL. Dans ses notes de version, Mozilla indique que ce format d’image doit permettre une meilleure compression que WebP, JPEG, PNG et GIF.
Comme toujours, la nouvelle version colmate une série de failles de sécurité. Sur la quarantaine référencées, 13 sont considérées comme de sévérité haute ou critique. Mieux vaut donc ne pas tarder à mettre à jour.
La nouvelle mouture du navigateur de Mozilla est désormais disponible. La mise à jour attend déjà sagement que vous redémarriez le navigateur pour s’installer.
Firefox 152 commence par rénover la page des paramètres. L’organisation générale reste à peu près la même, mais le nouvel affichage se veut plus clair, avec des réglages mieux mis en avant, des regroupements plus évidents et un accès présenté comme simplifié.
Le navigateur intronise également une série d’ajouts assez sympathiques. Par exemple, depuis la barre d’adresses, si l’on écrit « mute », « shush » ou « sssh » ou que l’on passe par l’action rapide dédiée, on peut rendre silencieux l’ensemble des onglets. Dans une fenêtre de navigation privée, recharger une page fait maintenant apparaitre une barre proposant de désactiver temporairement le bloqueur de traqueurs, dans le cas où celui-ci engendrerait des problèmes de rendu.
Sur Windows et Linux, un clic droit sur un onglet affiche maintenant une ligne « Partager » dans laquelle on trouve l’entrée « Copier le lien ». Il permet de récupérer directement le lien de la page, plutôt que de se rendre dans l’onglet et de cliquer dans la barre d’adresse. Certaines extensions existent cependant pour rendre la manipulation encore plus directe, la fonction apparaissant dans le menu contextuel sans passer par une arborescence.
Enfin, dans les Firefox Labs, signalons l’apparition d’une nouvelle expérimentation : le support du JPEG XL. Dans ses notes de version, Mozilla indique que ce format d’image doit permettre une meilleure compression que WebP, JPEG, PNG et GIF.
Comme toujours, la nouvelle version colmate une série de failles de sécurité. Sur la quarantaine référencées, 13 sont considérées comme de sévérité haute ou critique. Mieux vaut donc ne pas tarder à mettre à jour.
De nombreux utilisateurs s’étant aventurés sur les terres (pas si arides) de la première bêta d’iOS 27 ont peut-être remarqué que le système semble constamment en cours d’indexation. C’est « normal », mais on peut obtenir des informations plus précises.
D’abord, qu’est-ce qu’une indexation ? C’est l’opération par laquelle un système d’exploitation (ou n’importe quel logiciel) crée un catalogue à partir d’informations existantes. Cette technique est très largement utilisée par tous les mécanismes de recherche. Google utilise par exemple des robots d’indexation pour relever les informations présentes sur les sites web.
L’opération peut prendre du temps, voire beaucoup de temps selon la quantité de données. Les métadonnées jouent un grand rôle dans la construction de cet index. Quand un système comme iOS ou même Windows indexe les contenus, il rassemble au même endroit des informations jugées pertinentes qui permettent de retrouver aisément les données concernées.
iOS 27 recommence tout depuis zéro
L’efficacité d’un index dépend directement des fonctions qu’on veut lui attacher, donc de la manière que les utilisateurs pourraient utiliser la recherche associée. Dans le cas d’iOS et macOS 27, l’arrivée de Siri AI rebat justement les cartes.
Tel que présenté lors de la WWDC 2026, et comme nous avons pu le vérifier, poser des questions à l’assistant d’Apple creuse désormais dans à peu près tous les contenus possibles et imaginables : messages divers, emails, photos et vidéos, etc. Ce qui représente un nombre beaucoup plus important de données que jusqu’ici au sein d’un index dont la construction est sans doute différente elle aussi.
Conséquence, l’opération peut être très longue. Quand on se rend dans les paramètres d’iOS, on est accueilli par le même message (en anglais) : « Indexation en cours. Vous pouvez utiliser votre iPhone comme d’habitude. L’indexation améliore la recherche et peut prendre du temps. Des sessions de recharge plus longues aident l’indexation à aller plus vite ». Le tout accompagné d’un lien qui ne nous renseigne pas davantage, car il renvoie vers une vieille ressource consacrée à macOS 13 et versions ultérieures, pour reconstruire en cas de problème.
Comment savoir où en est précisément l’opération ?
Sur deux iPhone de la rédaction, l’opération semble continuer indéfiniment depuis une semaine, quand nous avons installé la première bêta d’iOS 27 (dont la qualité générale et la réactivité surprennent agréablement). Certes ces deux iPhone contiennent des années cumulées de données en tout genre, mais une semaine nous semble quand même bien long.
Il existe cependant une méthode pour obtenir une information plus précise : le pourcentage de réalisation de cet index. Comme indiqué par 9to5Mac, il faut malheureusement un Mac (même si macOS 27 n’est pas nécessaire) :
Connectez l’iPhone au Mac
Sur le Mac, lancez Console
Dans le menu Action, activez l’option « Inclure les messages de débogage »
Dans la barre latérale, sélectionnez l’iPhone
Dans le champ de recherche en haut à droite, écrivez : « spotlight indexing progress »
Cliquez sur le bouton Démarrer (en forme de bouton de lecture)
Si tout se passe bien, une ou plusieurs lignes « PipelineCompleteness » devraient s’afficher avec un pourcentage : c’est celui que l’on cherche
Dans notre capture, on peut voir que l’indexation n’en est qu’à 45 % en une semaine.
Précisons deux points. D’une part, la progression de l’opération semble très liée aux longues sessions de recharge. Or, le propriétaire de l’iPhone ne fait que de courtes sessions, car le remplissage de la batterie est volontairement limité à 80 %. D’autre part, le moteur d’indexation est neuf et commence à peine sa carrière, dans une première bêta du système d’exploitation. Il pourrait donc y avoir divers bugs, ou au moins un manque d’optimisation dans les calculs.
Enfin, il n’est pas nécessaire d’avoir un index terminé pour utiliser Siri AI, comme nous l’avons montré récemment. En revanche, les résultats seront plus ou moins pertinents selon que l’index est bien avancé ou pas.
De nombreux utilisateurs s’étant aventurés sur les terres (pas si arides) de la première bêta d’iOS 27 ont peut-être remarqué que le système semble constamment en cours d’indexation. C’est « normal », mais on peut obtenir des informations plus précises.
D’abord, qu’est-ce qu’une indexation ? C’est l’opération par laquelle un système d’exploitation (ou n’importe quel logiciel) crée un catalogue à partir d’informations existantes. Cette technique est très largement utilisée par tous les mécanismes de recherche. Google utilise par exemple des robots d’indexation pour relever les informations présentes sur les sites web.
L’opération peut prendre du temps, voire beaucoup de temps selon la quantité de données. Les métadonnées jouent un grand rôle dans la construction de cet index. Quand un système comme iOS ou même Windows indexe les contenus, il rassemble au même endroit des informations jugées pertinentes qui permettent de retrouver aisément les données concernées.
iOS 27 recommence tout depuis zéro
L’efficacité d’un index dépend directement des fonctions qu’on veut lui attacher, donc de la manière que les utilisateurs pourraient utiliser la recherche associée. Dans le cas d’iOS et macOS 27, l’arrivée de Siri AI rebat justement les cartes.
Tel que présenté lors de la WWDC 2026, et comme nous avons pu le vérifier, poser des questions à l’assistant d’Apple creuse désormais dans à peu près tous les contenus possibles et imaginables : messages divers, emails, photos et vidéos, etc. Ce qui représente un nombre beaucoup plus important de données que jusqu’ici au sein d’un index dont la construction est sans doute différente elle aussi.
Conséquence, l’opération peut être très longue. Quand on se rend dans les paramètres d’iOS, on est accueilli par le même message (en anglais) : « Indexation en cours. Vous pouvez utiliser votre iPhone comme d’habitude. L’indexation améliore la recherche et peut prendre du temps. Des sessions de recharge plus longues aident l’indexation à aller plus vite ». Le tout accompagné d’un lien qui ne nous renseigne pas davantage, car il renvoie vers une vieille ressource consacrée à macOS 13 et versions ultérieures, pour reconstruire en cas de problème.
Comment savoir où en est précisément l’opération ?
Sur deux iPhone de la rédaction, l’opération semble continuer indéfiniment depuis une semaine, quand nous avons installé la première bêta d’iOS 27 (dont la qualité générale et la réactivité surprennent agréablement). Certes ces deux iPhone contiennent des années cumulées de données en tout genre, mais une semaine nous semble quand même bien long.
Il existe cependant une méthode pour obtenir une information plus précise : le pourcentage de réalisation de cet index. Comme indiqué par 9to5Mac, il faut malheureusement un Mac (même si macOS 27 n’est pas nécessaire) :
Connectez l’iPhone au Mac
Sur le Mac, lancez Console
Dans le menu Action, activez l’option « Inclure les messages de débogage »
Dans la barre latérale, sélectionnez l’iPhone
Dans le champ de recherche en haut à droite, écrivez : « spotlight indexing progress »
Cliquez sur le bouton Démarrer (en forme de bouton de lecture)
Si tout se passe bien, une ou plusieurs lignes « PipelineCompleteness » devraient s’afficher avec un pourcentage : c’est celui que l’on cherche
Dans notre capture, on peut voir que l’indexation n’en est qu’à 45 % en une semaine.
Précisons deux points. D’une part, la progression de l’opération semble très liée aux longues sessions de recharge. Or, le propriétaire de l’iPhone ne fait que de courtes sessions, car le remplissage de la batterie est volontairement limité à 80 %. D’autre part, le moteur d’indexation est neuf et commence à peine sa carrière, dans une première bêta du système d’exploitation. Il pourrait donc y avoir divers bugs, ou au moins un manque d’optimisation dans les calculs.
Enfin, il n’est pas nécessaire d’avoir un index terminé pour utiliser Siri AI, comme nous l’avons montré récemment. En revanche, les résultats seront plus ou moins pertinents selon que l’index est bien avancé ou pas.
Nouvelle version pour le noyau Linux, qui présente comme d’habitude une série d’améliorations dans le support matériel. Côté AMD par exemple, le pilote amd-pstate prend maintenant en compte Dynamic EPP (Energy Performance Preference), qui permet de basculer automatiquement entre les profils énergétiques. Par exemple, un portable peut être sur Performances quand il est raccordé et basculer automatiquement sur Équilibré quand il est sur batterie.
Du côté d’Intel, FRED (Flexible Return and Event Delivery) est désormais activé par défaut. La technologie (qui a commencé à être intégrée dans le noyau 6.9), rend les transferts entre niveaux de privilège du processeur plus rapides. Les gains sont plus sensibles dans les charges lourdes, comme la production audio. FRED devrait également être présent dans les futurs processeurs Zen 6.
Long Ma pour Unsplash
On trouve également plusieurs améliorations diverses notables. Par exemple, le noyau 7.1 corrige le problème avec la partie audio du Steam Deck en version OLED, ce qui ouvre la console portable à d’autres systèmes. Les disques exFAT reçoivent une amélioration importante avec l’arrivée de la pré-allocation pour revendiquer des espaces contigus lors des opérations, réduisant drastiquement la fragmentation.
Le noyau 7.1 fait également l’objet de nombreuses petites opérations de ménage, supprimant d’anciens pans de code, liés surtout à d’anciens matériels et protocoles. 140 000 lignes de code ont ainsi disparu. Comme le signale notamment 9to5Linux, le code lié à la plateforme i486 commence à être supprimé, les options de compilation pour les sous-architectures M486, M486SX et ELAN ayant disparu. Le code permettant de supporter ces architectures est cependant toujours là.
Pour les personnes manipulant régulièrement des partitions NTFS (Windows), le noyau 7.1 représente aussi une avancée importante, note Phoronix. Un nouveau pilote s’occupe de ce système de fichiers propre à Microsoft, avec à la clé de meilleures performances, le support complet en lecture/écriture et la prise en charge d’un plus grand nombre de fonctions.
Comme toujours avec les nouvelles versions du noyau, la mise à jour dépendra de la distribution utilisée. Certaines – particulièrement en rolling release – peuvent les mettre rapidement à disposition, quand d’autres – en release classique – attendent le plus souvent leur mouture majeure suivante pour introduire ce type de changement.
Nouvelle version pour le noyau Linux, qui présente comme d’habitude une série d’améliorations dans le support matériel. Côté AMD par exemple, le pilote amd-pstate prend maintenant en compte Dynamic EPP (Energy Performance Preference), qui permet de basculer automatiquement entre les profils énergétiques. Par exemple, un portable peut être sur Performances quand il est raccordé et basculer automatiquement sur Équilibré quand il est sur batterie.
Du côté d’Intel, FRED (Flexible Return and Event Delivery) est désormais activé par défaut. La technologie (qui a commencé à être intégrée dans le noyau 6.9), rend les transferts entre niveaux de privilège du processeur plus rapides. Les gains sont plus sensibles dans les charges lourdes, comme la production audio. FRED devrait également être présent dans les futurs processeurs Zen 6.
Long Ma pour Unsplash
On trouve également plusieurs améliorations diverses notables. Par exemple, le noyau 7.1 corrige le problème avec la partie audio du Steam Deck en version OLED, ce qui ouvre la console portable à d’autres systèmes. Les disques exFAT reçoivent une amélioration importante avec l’arrivée de la pré-allocation pour revendiquer des espaces contigus lors des opérations, réduisant drastiquement la fragmentation.
Le noyau 7.1 fait également l’objet de nombreuses petites opérations de ménage, supprimant d’anciens pans de code, liés surtout à d’anciens matériels et protocoles. 140 000 lignes de code ont ainsi disparu. Comme le signale notamment 9to5Linux, le code lié à la plateforme i486 commence à être supprimé, les options de compilation pour les sous-architectures M486, M486SX et ELAN ayant disparu. Le code permettant de supporter ces architectures est cependant toujours là.
Pour les personnes manipulant régulièrement des partitions NTFS (Windows), le noyau 7.1 représente aussi une avancée importante, note Phoronix. Un nouveau pilote s’occupe de ce système de fichiers propre à Microsoft, avec à la clé de meilleures performances, le support complet en lecture/écriture et la prise en charge d’un plus grand nombre de fonctions.
Comme toujours avec les nouvelles versions du noyau, la mise à jour dépendra de la distribution utilisée. Certaines – particulièrement en rolling release – peuvent les mettre rapidement à disposition, quand d’autres – en release classique – attendent le plus souvent leur mouture majeure suivante pour introduire ce type de changement.
Pendant des années, Siri a été le vilain petit canard des assistants vocaux. Peu fiable et franchement limité, le service d’Apple faisait déjà pâle figure face à une concurrence bien plus affûtée, notamment chez Amazon et Google. L’avènement de l’IA générative et le retard pris par le constructeur californien dans ce domaine n’ont rien arrangé. Il fallait un électrochoc pour réveiller la cervelle de Siri… et si c’était finalement arrivé ?
Siri AI est-il enfin à la hauteur des autres assistants IA ? Il est encore un peu tôt pour répondre à cette question, mais il faut reconnaitre que le nouveau Siri d’iOS 27 met un taquet ou deux à son prédécesseur dans tous les domaines. Premier aperçu.
Qui dit nouveau Siri dit aussi nouvelle interface. En 2024, Apple avait déjà modifié le design de son assistant, avec un effet de halo arc-en-ciel sur les bords de l’iPhone. Malheureusement, il ne s’agissait que d’un changement cosmétique : le Siri 2.0 promis cette année-là durant la WWDC ne s’est jamais matérialisé. Histoire d’effacer cet affront, le constructeur change donc de nouveau de braquet avec un assistant qui exploite la Dynamic Island de l’iPhone.
Un assistant moins po-pomme
Siri s’active toujours de la même manière : appui prolongé sur le bouton d’allumage du smartphone ou requête vocale (dire « Dis Siri » ou simplement « Siri »). Le moteur Spotlight, qu’on affiche d’un geste de balayage vers le bas, permet désormais d’écrire ou de parler à Siri, en plus de ses fonctions habituelles de recherche locale et en ligne.
Siri AI carbure avec de nouveaux modèles de langage, développés par Apple avec l’aide de modèles Gemini de Google. Il gagne donc des capacités conversationnelles que l’ancien Siri était tout simplement incapable d’offrir. Petite surprise, il est déjà possible de converser en français et de recevoir des réponses en français dans l’application. C’est le cas aussi en espagnol et en allemand (et dans les autres langues prises en charge par Siri).
Le support du français reste cependant compliqué. Non pas que le charmant accent anglais de Siri soit un problème, mais la compréhension de l’assistant retombe souvent sur sa langue natale, ou alors il propose une traduction. Passer Siri en français dans les réglages iOS le fait basculer dans son ancienne version. Apple a promis la prise en charge de langues supplémentaires. En revanche, il est tout à fait possible de saisir des questions en français avec l’aide du clavier virtuel. Les réponses écrites de Siri seront dès lors en français… la plupart du temps. Il lui arrive de retourner vers l’anglais.
Siri sait faire la conversation : une simple demande sur la météo peut ainsi dériver sur des considérations estivales. Parler de la pluie et du beau temps avec votre iPhone : si vous en rêviez, vous serez servi.
Sur les questions d’actualité, Siri AI est autrement plus outillé que son prédécesseur qui se contentait en règle générale de jeter à l’utilisateur quelques liens en pâture. Les réponses sont détaillées et sourcées (les liens vers les sources gagneraient cependant à être plus visibles), elles s’accompagnent aussi de visuels si nécessaire.
Il reste tout de même quelques bizarreries : lors d’une recherche de billets pour un concert, l’assistant a ainsi demandé dans quelle ville j’habitais, alors qu’il possède cette information – il l’a d’ailleurs trouvée sans problème après une relance. Il lui est aussi arrivé de ne pas pouvoir ouvrir le lien vers un site de billetterie, alors qu’il le proposait explicitement. De petits bugs qu’on mettra sur le compte de la bêta.
Tout cela est bel et bon, mais on ne saurait se contenter de ça : tous les chatbots sont capables de discuter et de rechercher des informations sur le web depuis des années. S’il ne s’agissait que de cela, ce nouveau Siri marquerait certes une avancée considérable par rapport à son prédécesseur, mais ça ne suffirait pas. Apple a cependant ajouté de très intéressantes fonctions qui confèrent à l’assistant des capacités de compréhension du contexte personnel.
Siri peut aller piocher des informations dans Mail, Messages ou dans la photothèque. On peut combiner tout cela avec des informations provenant d’internet. La conversation ci-dessous mêle une recherche sur un voyage récent à Paris pour un mariage, et des considérations sur la météo locale.
Ah mais oui c’est vrai ! Merci Siri.
Quand le contexte personnel fonctionne, c’est épatant, presque magique. Mais il arrive que Siri s’emmêle un peu les pinceaux. En demandant d’afficher une photo de mon chat Houdini prise à Lyon, l’assistant m’assure qu’il ne peut rien pour moi : il ne trouve aucune image correspondante. L’animal est pourtant très présent dans la photothèque (et dûment reconnu comme tel par l’app Photos), son passage à Lyon ayant été documenté comme il se doit avec plus d’une centaine de photos pour en témoigner.
Dans sa forme actuelle, Siri AI peut aussi provoquer quelques frustrations. Il sait retourner des détails précis dans une conversation Messages, par exemple les derniers jeux discutés avec un correspondant. Mais il renvoie une erreur au moment d’envoyer un simple lien. On mettra ça sur le compte de la jeunesse.
Tout sur l’écran
Siri peut également comprendre ce qu’il y a sur l’écran de l’iPhone. L’utilisateur est en mesure de poser des questions sur du contenu affiché à l’écran. On peut ainsi lui demander de résumer les avis laissés par des consommateurs sur une page produit d’Amazon, ou d’en dire plus sur un film à partir du site Rotten Tomatoes ou Ecran Large (ou d’autres). Il sait aussi résumer un article à partir d’une page web.
L’assistant est non seulement en mesure de « comprendre » ce qui se trouve sur l’écran de l’utilisateur, il peut aussi agir dans des applications sans avoir à les ouvrir. Dans l’exemple ci-dessous, on demande à Siri les ingrédients nécessaires pour un plat débattu dans une conversation Messages, puis de les intégrer dans la liste de courses de l’app Rappels. Il faut parfois s’y reprendre à deux fois pour que Siri s’exécute correctement, mais au bout du compte il parvient sans trop de mal à s’exécuter.
Dans certains cas, Siri est bien dépourvu. Il ne pourra pas ajouter dans l’app Photos une image affichée dans Google, et encore moins éditer l’image en question. En revanche, on peut lui demander une modification directement dans l’application ; certes, il se contente de proposer l’outil nécessaire, pas de faire la manipulation au complet, mais c’est un début.
En plus des autres méthodes d’interaction déjà citées plus haut, Siri se trouve aussi une nouvelle place au sein d’iOS : dans le menu contextuel (« Ask Siri »). Il suffit d’afficher ce menu sur n’importe quel fichier pour poser des questions à son sujet. L’assistant peut donner des renseignements sur un document, mais il ne sait pas accéder au contenu dudit document. Le volume de texte qu’on peut coller dans la fenêtre de l’assistant est manifestement limité à pas grand-chose, il retourne souvent une fin de non-recevoir.
Apple propose aux développeurs d’optimiser (voire d’adapter) leurs applications pour Siri, pour faire en sorte que l’assistant accède non seulement aux informations contenues dans les apps, mais aussi à leurs fonctions. Cela passe par les App Intents, un framework lancé en 2022 avec iOS 16. Leur importance a augmenté avec Apple Intelligence en 2025, et encore plus maintenant que Siri est finalement en mesure d’en faire quelque chose de pertinent.
Les apps compatibles peuvent déclarer des actions (« créer une note », « ajoute une tâche »…), des entités (« note », « projet », « document »…), des paramètres et des résultats. L’idée générale est que le développeur décrit ce que son app sait faire, ce qui permet au système d’invoquer ces actions depuis différents endroits, comme Spotlight, Raccourcis, ou Siri donc.
Avec Siri AI, les App Intents prennent du galon : elles deviennent « la fondation pour intégrer une app dans Siri et Apple Intelligence », explique Dan Niemeyer, ingénieur logiciel chez Apple. Ils sont maintenant une couche d’abstraction universelle entre les apps et l’IA, qui permet d’échanger des informations et des actions entre applications : ainsi armé, Siri doit être capable de récupérer une information dans une application, la transmettre à une autre, puis déclencher une action.
À l’heure actuelle, cela fonctionne surtout avec les applications natives. Siri rencontre bien plus de difficultés à communiquer avec les apps tierces compatibles App Intents, à l’image de Drafts. Les développeurs vont avoir un été studieux pour intégrer les nouveautés du framework.
Siri, une app comme une autre
Apple a longtemps résisté à l’idée d’un chatbot Siri. « [Nous] ne voulons pas envoyer les utilisateurs vers une sorte d’interface de chat pour accomplir des tâches », expliquait l’an dernier Craig Federighi, le grand patron du logiciel chez Apple, à Tom’s Guide. Et pourtant, iOS 27 inaugure bien une app dédiée à Siri, qui permet de discuter avec l’assistant exactement comme dans l’app ChatGPT ou Claude.
Droit dans ses bottes, le même Federighi a affirmé durant la WWDC 2026 qu’Apple ne considérait pas Siri « comme un chatbot distinct, un endroit isolé où l’on va discuter, mais plutôt comme un outil conversationnel intégré à l’expérience ». Mais peu importe la manière dont le constructeur coupe les cheveux en quatre : cette app sera un point d’entrée plus naturel pour tous les utilisateurs habitués au mode de fonctionnement des chatbots.
Son principal intérêt est d’y retrouver l’historique des conversations, avec la possibilité de reprendre une discussion commencée en vocal ou par texte. L’utilisateur peut y épingler ses conversations les plus utiles, faire une recherche, afficher l’historique sous forme de liste classique ou de cartes. On peut également renommer ou supprimer une conversation. Les réglages de l’application permettent d’automatiser la suppression des discussions : 30 jours, un an, ou garder pour toujours.
Le bonnet d’âne des assistants peut-il se transformer en premier de la classe ? C’est encore un peu tôt pour le dire, mais pour la première fois depuis très, très longtemps, Siri donne enfin envie de s’en servir. Et ça, c’est déjà un sacré changement ! Malgré un statut de bêta (la prudence s’impose), les possibilités de ce nouveau Siri ouvrent des horizons inconnus du Siri actuel. Pas tellement pour la capacité de converser sur tout et sur rien – une sacrée évolution par rapport à ce que l’on connaissait jusqu’à aujourd’hui –, mais surtout pour la compréhension du contexte personnel et le fonctionnement main dans la main avec les apps.
Là où Claude ou ChatGPT en sont réduits à demander la permission de se connecter à des apps tierces et multiplient les passerelles et autres modules d’extension, Apple a un accès privilégié à ces mécanismes internes. Ce ne sera pas une nouveauté pour les utilisateurs de Gemini sur Android, mais demander à Siri AI une information précise échangée par email ou dans une discussion Messages, et obtenir la réponse correcte a quelque chose d’ébouriffant pour l’assistant d’Apple !
Le plus dur maintenant sera de convaincre les utilisateurs échaudés que son assistant n’est plus une blague, une réputation qu’il se traîne depuis quasiment ses débuts, en 2011. En faisant appel à Google pour développer de nouveaux modèles IA, Apple a peut-être perdu en indépendance, mais le saut qualitatif est générationnel. Le Siri promis en 2024 a mis du temps pour nous parvenir, il semble bel et bien arrivé.
Et en Europe ?
Siri AI sera disponible sur tous les appareils compatibles avec Apple Intelligence, ce qui limite déjà fortement le nombre d’utilisateurs concernés. Pour les smartphones, la configuration minimale est un iPhone 15 Pro. Pour le reste, Siri AI est pris en charge par l’iPad mini (A17 Pro), les iPad et Mac avec puce Apple (M1 minimum), ainsi que le MacBook Neo.
En ce qui concerne les utilisateurs européens d’iPhone et d’iPad, l’attente risque d’être très longue : Apple a très publiquement mis sur la place publique ses désaccords avec l’Union européenne sur le DMA (règlement sur les marchés numériques). De fait, Siri AI ne sera pas proposé sur iOS ni iPadOS avant que les deux parties trouvent un compromis. Difficile au vu de leurs relations exécrables.
En revanche, le nouvel assistant sera bien proposé sur Mac et l’Apple Watch (connectée à un iPhone compatible, même si ce dernier ne propose pas Siri AI ! Comprenne qui pourra). Ces deux gammes ne sont pas des contrôleurs d’accès au sens du DMA.
Autant dire que le « vieux » Siri et ses réponses à côté de la plaque resteront le quotidien de bon nombre d’utilisateurs.
Pendant des années, Siri a été le vilain petit canard des assistants vocaux. Peu fiable et franchement limité, le service d’Apple faisait déjà pâle figure face à une concurrence bien plus affûtée, notamment chez Amazon et Google. L’avènement de l’IA générative et le retard pris par le constructeur californien dans ce domaine n’ont rien arrangé. Il fallait un électrochoc pour réveiller la cervelle de Siri… et si c’était finalement arrivé ?
Siri AI est-il enfin à la hauteur des autres assistants IA ? Il est encore un peu tôt pour répondre à cette question, mais il faut reconnaitre que le nouveau Siri d’iOS 27 met un taquet ou deux à son prédécesseur dans tous les domaines. Premier aperçu.
Qui dit nouveau Siri dit aussi nouvelle interface. En 2024, Apple avait déjà modifié le design de son assistant, avec un effet de halo arc-en-ciel sur les bords de l’iPhone. Malheureusement, il ne s’agissait que d’un changement cosmétique : le Siri 2.0 promis cette année-là durant la WWDC ne s’est jamais matérialisé. Histoire d’effacer cet affront, le constructeur change donc de nouveau de braquet avec un assistant qui exploite la Dynamic Island de l’iPhone.
Un assistant moins po-pomme
Siri s’active toujours de la même manière : appui prolongé sur le bouton d’allumage du smartphone ou requête vocale (dire « Dis Siri » ou simplement « Siri »). Le moteur Spotlight, qu’on affiche d’un geste de balayage vers le bas, permet désormais d’écrire ou de parler à Siri, en plus de ses fonctions habituelles de recherche locale et en ligne.
Siri AI carbure avec de nouveaux modèles de langage, développés par Apple avec l’aide de modèles Gemini de Google. Il gagne donc des capacités conversationnelles que l’ancien Siri était tout simplement incapable d’offrir. Petite surprise, il est déjà possible de converser en français et de recevoir des réponses en français dans l’application. C’est le cas aussi en espagnol et en allemand (et dans les autres langues prises en charge par Siri).
Le support du français reste cependant compliqué. Non pas que le charmant accent anglais de Siri soit un problème, mais la compréhension de l’assistant retombe souvent sur sa langue natale, ou alors il propose une traduction. Passer Siri en français dans les réglages iOS le fait basculer dans son ancienne version. Apple a promis la prise en charge de langues supplémentaires. En revanche, il est tout à fait possible de saisir des questions en français avec l’aide du clavier virtuel. Les réponses écrites de Siri seront dès lors en français… la plupart du temps. Il lui arrive de retourner vers l’anglais.
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En quelques mois, Microsoft semble avoir compris que les performances et la réactivité étaient des critères importants pour ses utilisateurs. Divers produits, dont Windows 11, ont reçu des améliorations plus ou moins significatives et d’autres sont encore à venir.
Windows 11 ne jouit pas d’une image positive, c’est le moins que l’on puisse dire. Une situation exacerbée par la mise au rebut de Windows 10, avec des conséquences importantes, particulièrement pour les vieux ordinateurs et le grand public. Microsoft se remue, et pas que sur son système : d’autres produits comme Teams, les PowerToys ou encore OneDrive sont concernés.
On commence par la version 0.100.0 des PowerToys, ces fameux outils gratuits (et open source, sous licence MIT) pour remplir différentes fonctions considérées comme avancées (objection, votre honneur !).
La plus grosse nouveauté est la migration de la suite vers .NET 10. Cette modernisation procure divers avantages : taille réduite d’environ 28 % (de 376 à 272 Mo), installation nettement plus rapide, consommation plus faible des ressources et meilleures performances générales, même si Microsoft ne donne pas de chiffres précis.
Cette version 0.100.0 contient également des améliorations pour les outils. La Palette de commandes reçoit par exemple l’Extension Gallery, qui permet de chercher et d’installer des extensions directement depuis la palette. Le Shorcut Guide, chargé d’afficher la liste complète des raccourcis de Windows, s’offre un listing plus complet, plus simple à utiliser. Power Display gagne également en efficacité et permet la gestion simplifiée d’écrans multiples, en permettant de choisir rapidement l’orientation, le contraste, la luminosité et autre de chaque écran depuis la même fenêtre.
Bien que Microsoft continue de considérer ces PowerToys comme autant d’outils optionnels, beaucoup d’entre eux mériteraient de se faire une place au sein de Windows 11. Shortcut Guide est un bon exemple, tout comme Power Display, Aperçu (reprise du Quick Look de macOS) ou encore ZoomIt, qui permet de zoomer facilement sur n’importe quelle partie de l’écran.
OneDrive pour macOS s’allège et accélère
Les personnes utilisant le canal Insider de Microsoft 365 peuvent tester depuis hier une nouvelle version du client OneDrive pour macOS. Résolument majeure, cette mouture intègre un nouveau moteur de synchronisation, baptisé Native Sync.
L’éditeur indique dans un billet dédié que le client OneDrive est resté longtemps sur un ancien moteur de synchronisation pour des raisons de compatibilité. Ce fonctionnement incluait la présence d’un dossier de cache masqué. Problème : ce dossier finissait par créer des soucis de performances et de synchronisation avec le temps.
Le nouveau moteur présente deux gros avantages selon Microsoft : des performances nettement supérieures – l’éditeur parle d’une synchronisation deux fois plus rapide – et une intégration poussée avec macOS. Cette dernière permet notamment le support des stockages amovibles, permettant par exemple de placer le dossier OneDrive sur un disque ou une clé USB. Le dossier de cache est toujours là, mais retrouve simplement sa fonction première. Le nouveau client supporte également les dossiers et bibliothèques partagés (SharePoint).
Si vous avez intégré le canal de test, il suffit de se rendre dans l’À propos de OneDrive et de vérifier la version. Si elle se termine par « 26H », c’est bien la dernière disponible, sinon il faudra patienter jusqu’à plusieurs semaines. Si vous passez par le Mac App Store, il n’y a aucun moyen de changer de canal.
Enfin, Microsoft ne donne aucune information sur la disponibilité via le canal stable.
Teams aussi (si si)
Même si la dernière révision majeure de Teams, lancée en octobre 2023, avait largement réduit les ressources consommées (en abandonnant Electron pour WebView2 et React), l’application est restée pour beaucoup synonyme de lenteurs.
Dans un autre billet publié le 10 juin, Microsoft n’a parlé encore une fois que de performances. L’entreprise a fait le bilan des modifications intervenues durant le premier semestre de cette année (qui n’est d’ailleurs pas terminé) en revenant sur plusieurs chantiers importants. Au-delà des gains de performances, ce sont surtout les détails qui sont intéressants, exposant le type de travaux qu’une grande entreprise entreprend face aux goulets d’étranglement repérés.
Les passages d’une conversation à une autre manquaient ainsi de réactivité. Microsoft explique s’être rendu compte qu’il y avait des problèmes entre le traitement des requêtes et la manière dont fonctionnait le framework (cadriciel, en VF) React. Par exemple, la requête de récupération des données pouvait se retrouver refoulée par le cycle de rendu de React. Les requêtes liées étaient en outre envoyées de manière séquentielle, « chacune déclenchant son propre aller-retour et son cycle de rendu », créant des cascades. Résultat, Microsoft a tout regroupé en une seule requête, devenue prioritaire, avec un gain de 20 % de performances.
Sur iOS et macOS, diverses optimisations ont abouti à une réduction de 35 % du nombre de blocages. Sur macOS par exemple, le chargement de la bibliothèque dynamique WebView2 était responsable de 6 % des blocages. Pour résoudre le problème, ce traitement a été déplacé du thread principal vers un nouveau thread en arrière-plan. Même chose pour la surveillance de l’état du réseau, jusqu’ici confiée au thread principal. Sur iOS, Microsoft a eu recours à des caches, au déplacement d’opérations hors du thread principal et à la mise en attente des opérations non critiques jusqu’à ce qu’elles soient nécessaires. La version mobile dispose également de résultats de recherche 25 % plus rapides selon Microsoft.
Windows 11 et son Low Latency Profile
Microsoft a fait de nombreuses promesses autour de Windows 11. Réunies au sein de l’initiative K2, elles incluent notamment un travail significatif sur les performances, la personnalisation, les demandes de la communauté, la cohérence graphique et les applications natives.
Sur le chapitre des performances, Microsoft est particulièrement attendue au tournant. On savait que l’entreprise travaillait sur une série d’optimisations, dont la première tranche est plus ou moins disponible depuis peu. « Plus ou moins » ? Oui, car les modifications sont arrivées en même temps que la dernière mise à jour mensuelle, mais ne sont pas encore actives chez tout le monde. Microsoft a l’habitude de prendre son temps pour activer les nouveautés chez l’ensemble des utilisateurs.
Ce Low Latency Profile permet l’accélération d’opérations courantes comme l’ouverture du menu Démarrer ou du menu contextuel, le rendu des éléments d’interface ou encore le lancement des applications. Les gains avaient été mesurés par Windows Central en mai, évoquant des lancements jusqu’à 40 % plus rapides pour les applications intégrées comme Edge ou Explorateur, ou encore des gains allant jusqu’à 70 % pour le rendu des interfaces. Dans un tweet, nos confrères montraient la différence en comparant deux versions, l’une sans le profil, l’autre avec, avec des différences significatives.
Comment a procédé Microsoft ? La méthode a créé des débats, car l’éditeur a ouvert les vannes sur le processeur : les processus concernés peuvent désormais utiliser les ressources jusqu’à 100 %. Nous avons pu observer effectivement qu’une opération comme l’ouverture du menu Démarrer ou le lancement de l’Explorateur provoque un petit pic dans le taux d’utilisation CPU. Ce pic est très bref, mais suffisant pour que certains y aient vu une forme de « triche » – les processus consommant simplement plus de ressources – au lieu de vraies optimisations.
Le résultat reste que même sur un ordinateur portable, ces petits pics n’ont pas déclenché les ventilateurs dans notre cas, mais le résultat devrait être très variable selon la machine utilisée. Le gain de réactivité, lui, est bien réel. On pourrait d’ailleurs rétorquer qu’entre fournir une plus grande puissance sur peu de temps et moins de puissance sur un temps plus long, chacun verra midi à sa porte.
Et pour les personnes n’ayant pas encore cette nouveauté ? Il existe un moyen de l’activer sans attendre que Microsoft se décide à répercuter le changement, ce qui peut habituellement prendre des semaines. Il suffit de passer par ViveTool, que nous vous avions présenté il y a quelques années. Il s’agit pour rappel d’un petit utilitaire permettant d’activer des fonctions dormantes dans Windows.
Dans le cas présent, la commande est :
vivetool /enable /id:58989092
Après validation, il sera nécessaire de redémarrer l’ordinateur. Comme toujours, si vous n’êtes pas particulièrement pressé(e), autant attendre que Microsoft l’active de son côté.
Que se passe-t-il chez Microsoft ?
Jamais jusqu’à présent la firme n’a autant parlé de performances. On ne sait pas réellement ce qui a changé depuis le début de l’année : l’entreprise aurait-elle finalement été piquée au vif devant les nombreuses critiques contre ses produits ? La montée progressive de la part de marché de Linux sur les jeux vidéo l’aurait-elle forcée à ouvrir les yeux ?
Quelle qu’en soit la raison, le changement est intéressant, avec des bénéfices pour les utilisateurs concernés. D’autant que l’éditeur a promis que Windows 11 recevrait d’autres mises à jour importantes tout le reste de l’année. Il y a un blason à redorer, et un travail sur les performances, l’écoute de la communauté et un ralentissement sur l’intégration aux forceps de l’IA peut certainement aider.
En quelques mois, Microsoft semble avoir compris que les performances et la réactivité étaient des critères importants pour ses utilisateurs. Divers produits, dont Windows 11, ont reçu des améliorations plus ou moins significatives et d’autres sont encore à venir.
Windows 11 ne jouit pas d’une image positive, c’est le moins que l’on puisse dire. Une situation exacerbée par la mise au rebut de Windows 10, avec des conséquences importantes, particulièrement pour les vieux ordinateurs et le grand public. Microsoft se remue, et pas que sur son système : d’autres produits comme Teams, les PowerToys ou encore OneDrive sont concernés.
On commence par la version 0.100.0 des PowerToys, ces fameux outils gratuits (et open source, sous licence MIT) pour remplir différentes fonctions considérées comme avancées (objection, votre honneur !).
La plus grosse nouveauté est la migration de la suite vers .NET 10. Cette modernisation procure divers avantages : taille réduite d’environ 28 % (de 376 à 272 Mo), installation nettement plus rapide, consommation plus faible des ressources et meilleures performances générales, même si Microsoft ne donne pas de chiffres précis.
Cette version 0.100.0 contient également des améliorations pour les outils. La Palette de commandes reçoit par exemple l’Extension Gallery, qui permet de chercher et d’installer des extensions directement depuis la palette. Le Shorcut Guide, chargé d’afficher la liste complète des raccourcis de Windows, s’offre un listing plus complet, plus simple à utiliser. Power Display gagne également en efficacité et permet la gestion simplifiée d’écrans multiples, en permettant de choisir rapidement l’orientation, le contraste, la luminosité et autre de chaque écran depuis la même fenêtre.
Bien que Microsoft continue de considérer ces PowerToys comme autant d’outils optionnels, beaucoup d’entre eux mériteraient de se faire une place au sein de Windows 11. Shortcut Guide est un bon exemple, tout comme Power Display, Aperçu (reprise du Quick Look de macOS) ou encore ZoomIt, qui permet de zoomer facilement sur n’importe quelle partie de l’écran.
OneDrive pour macOS s’allège et accélère
Les personnes utilisant le canal Insider de Microsoft 365 peuvent tester depuis hier une nouvelle version du client OneDrive pour macOS. Résolument majeure, cette mouture intègre un nouveau moteur de synchronisation, baptisé Native Sync.
L’éditeur indique dans un billet dédié que le client OneDrive est resté longtemps sur un ancien moteur de synchronisation pour des raisons de compatibilité. Ce fonctionnement incluait la présence d’un dossier de cache masqué. Problème : ce dossier finissait par créer des soucis de performances et de synchronisation avec le temps.
Le nouveau moteur présente deux gros avantages selon Microsoft : des performances nettement supérieures – l’éditeur parle d’une synchronisation deux fois plus rapide – et une intégration poussée avec macOS. Cette dernière permet notamment le support des stockages amovibles, permettant par exemple de placer le dossier OneDrive sur un disque ou une clé USB. Le dossier de cache est toujours là, mais retrouve simplement sa fonction première. Le nouveau client supporte également les dossiers et bibliothèques partagés (SharePoint).
Si vous avez intégré le canal de test, il suffit de se rendre dans l’À propos de OneDrive et de vérifier la version. Si elle se termine par « 26H », c’est bien la dernière disponible, sinon il faudra patienter jusqu’à plusieurs semaines. Si vous passez par le Mac App Store, il n’y a aucun moyen de changer de canal.
Enfin, Microsoft ne donne aucune information sur la disponibilité via le canal stable.
Teams aussi (si si)
Même si la dernière révision majeure de Teams, lancée en octobre 2023, avait largement réduit les ressources consommées (en abandonnant Electron pour WebView2 et React), l’application est restée pour beaucoup synonyme de lenteurs.
Dans un autre billet publié le 10 juin, Microsoft n’a parlé encore une fois que de performances. L’entreprise a fait le bilan des modifications intervenues durant le premier semestre de cette année (qui n’est d’ailleurs pas terminé) en revenant sur plusieurs chantiers importants. Au-delà des gains de performances, ce sont surtout les détails qui sont intéressants, exposant le type de travaux qu’une grande entreprise entreprend face aux goulets d’étranglement repérés.
Les passages d’une conversation à une autre manquaient ainsi de réactivité. Microsoft explique s’être rendu compte qu’il y avait des problèmes entre le traitement des requêtes et la manière dont fonctionnait le framework (cadriciel, en VF) React. Par exemple, la requête de récupération des données pouvait se retrouver refoulée par le cycle de rendu de React. Les requêtes liées étaient en outre envoyées de manière séquentielle, « chacune déclenchant son propre aller-retour et son cycle de rendu », créant des cascades. Résultat, Microsoft a tout regroupé en une seule requête, devenue prioritaire, avec un gain de 20 % de performances.
Sur iOS et macOS, diverses optimisations ont abouti à une réduction de 35 % du nombre de blocages. Sur macOS par exemple, le chargement de la bibliothèque dynamique WebView2 était responsable de 6 % des blocages. Pour résoudre le problème, ce traitement a été déplacé du thread principal vers un nouveau thread en arrière-plan. Même chose pour la surveillance de l’état du réseau, jusqu’ici confiée au thread principal. Sur iOS, Microsoft a eu recours à des caches, au déplacement d’opérations hors du thread principal et à la mise en attente des opérations non critiques jusqu’à ce qu’elles soient nécessaires. La version mobile dispose également de résultats de recherche 25 % plus rapides selon Microsoft.
Windows 11 et son Low Latency Profile
Microsoft a fait de nombreuses promesses autour de Windows 11. Réunies au sein de l’initiative K2, elles incluent notamment un travail significatif sur les performances, la personnalisation, les demandes de la communauté, la cohérence graphique et les applications natives.
Sur le chapitre des performances, Microsoft est particulièrement attendue au tournant. On savait que l’entreprise travaillait sur une série d’optimisations, dont la première tranche est plus ou moins disponible depuis peu. « Plus ou moins » ? Oui, car les modifications sont arrivées en même temps que la dernière mise à jour mensuelle, mais ne sont pas encore actives chez tout le monde. Microsoft a l’habitude de prendre son temps pour activer les nouveautés chez l’ensemble des utilisateurs.
Ce Low Latency Profile permet l’accélération d’opérations courantes comme l’ouverture du menu Démarrer ou du menu contextuel, le rendu des éléments d’interface ou encore le lancement des applications. Les gains avaient été mesurés par Windows Central en mai, évoquant des lancements jusqu’à 40 % plus rapides pour les applications intégrées comme Edge ou Explorateur, ou encore des gains allant jusqu’à 70 % pour le rendu des interfaces. Dans un tweet, nos confrères montraient la différence en comparant deux versions, l’une sans le profil, l’autre avec, avec des différences significatives.
Comment a procédé Microsoft ? La méthode a créé des débats, car l’éditeur a ouvert les vannes sur le processeur : les processus concernés peuvent désormais utiliser les ressources jusqu’à 100 %. Nous avons pu observer effectivement qu’une opération comme l’ouverture du menu Démarrer ou le lancement de l’Explorateur provoque un petit pic dans le taux d’utilisation CPU. Ce pic est très bref, mais suffisant pour que certains y aient vu une forme de « triche » – les processus consommant simplement plus de ressources – au lieu de vraies optimisations.
Le résultat reste que même sur un ordinateur portable, ces petits pics n’ont pas déclenché les ventilateurs dans notre cas, mais le résultat devrait être très variable selon la machine utilisée. Le gain de réactivité, lui, est bien réel. On pourrait d’ailleurs rétorquer qu’entre fournir une plus grande puissance sur peu de temps et moins de puissance sur un temps plus long, chacun verra midi à sa porte.
Et pour les personnes n’ayant pas encore cette nouveauté ? Il existe un moyen de l’activer sans attendre que Microsoft se décide à répercuter le changement, ce qui peut habituellement prendre des semaines. Il suffit de passer par ViveTool, que nous vous avions présenté il y a quelques années. Il s’agit pour rappel d’un petit utilitaire permettant d’activer des fonctions dormantes dans Windows.
Dans le cas présent, la commande est :
vivetool /enable /id:58989092
Après validation, il sera nécessaire de redémarrer l’ordinateur. Comme toujours, si vous n’êtes pas particulièrement pressé(e), autant attendre que Microsoft l’active de son côté.
Que se passe-t-il chez Microsoft ?
Jamais jusqu’à présent la firme n’a autant parlé de performances. On ne sait pas réellement ce qui a changé depuis le début de l’année : l’entreprise aurait-elle finalement été piquée au vif devant les nombreuses critiques contre ses produits ? La montée progressive de la part de marché de Linux sur les jeux vidéo l’aurait-elle forcée à ouvrir les yeux ?
Quelle qu’en soit la raison, le changement est intéressant, avec des bénéfices pour les utilisateurs concernés. D’autant que l’éditeur a promis que Windows 11 recevrait d’autres mises à jour importantes tout le reste de l’année. Il y a un blason à redorer, et un travail sur les performances, l’écoute de la communauté et un ralentissement sur l’intégration aux forceps de l’IA peut certainement aider.
Dans un billet de blog publié ce 11 juin, Microsoft a annoncé un changement majeur dans le cycle de publication de son navigateur Edge : une version toutes les deux semaines, contre toutes les quatre semaines actuellement. Cette bascule s’opérera à compter du 27 aout avec la sortie d’Edge 152.
« Edge passe à un cycle de mise à jour de deux semaines, apportant plus rapidement que jamais de nouvelles fonctionnalités et améliorations aux utilisateurs et aux organisations. C’est une excellente nouvelle pour les équipes qui prospèrent grâce à l’innovation : au lieu d’attendre un mois entier pour la prochaine mise à jour, vous bénéficiez d’un flux constant et continu de nouvelles capacités à mettre en œuvre plus rapidement », s’enthousiasme l’entreprise.
Pour les personnes sur la branche stable (l’immense majorité des utilisateurs), Microsoft précise simplement que chaque version contiendra en moyenne deux fois moins de nouveautés, à une cadence doublée. « La sécurité et les améliorations de plateforme atteignent plus rapidement vos utilisateurs, et chaque ensemble de modifications est plus restreint, ce qui peut rendre la validation plus gérable », affirme l’éditeur.
En pratique, ce changement ne bousculera pas les habitudes, sauf du côté des développeurs, qui devront vérifier plus fréquemment que leurs créations sont compatibles. Pour les utilisateurs, Edge se contentera de demander un redémarrage. Pour les entreprises utilisant le canal Extended Stable, rien ne change : le cycle de huit semaines reste en place. De la version 152, le canal passera ensuite à la 158 deux mois plus tard.
Si ce changement vous semble familier, c’est que Google a annoncé le même changement en mars dernier. Là aussi, il était déjà question d’un flux plus rapide mais plus contenu de nouveautés, sans toucher aux canaux Dev et Canary. La bascule chez Google commencera avec la version 153, prévue pour le 8 septembre.
Dans un billet de blog publié ce 11 juin, Microsoft a annoncé un changement majeur dans le cycle de publication de son navigateur Edge : une version toutes les deux semaines, contre toutes les quatre semaines actuellement. Cette bascule s’opérera à compter du 27 aout avec la sortie d’Edge 152.
« Edge passe à un cycle de mise à jour de deux semaines, apportant plus rapidement que jamais de nouvelles fonctionnalités et améliorations aux utilisateurs et aux organisations. C’est une excellente nouvelle pour les équipes qui prospèrent grâce à l’innovation : au lieu d’attendre un mois entier pour la prochaine mise à jour, vous bénéficiez d’un flux constant et continu de nouvelles capacités à mettre en œuvre plus rapidement », s’enthousiasme l’entreprise.
Pour les personnes sur la branche stable (l’immense majorité des utilisateurs), Microsoft précise simplement que chaque version contiendra en moyenne deux fois moins de nouveautés, à une cadence doublée. « La sécurité et les améliorations de plateforme atteignent plus rapidement vos utilisateurs, et chaque ensemble de modifications est plus restreint, ce qui peut rendre la validation plus gérable », affirme l’éditeur.
En pratique, ce changement ne bousculera pas les habitudes, sauf du côté des développeurs, qui devront vérifier plus fréquemment que leurs créations sont compatibles. Pour les utilisateurs, Edge se contentera de demander un redémarrage. Pour les entreprises utilisant le canal Extended Stable, rien ne change : le cycle de huit semaines reste en place. De la version 152, le canal passera ensuite à la 158 deux mois plus tard.
Si ce changement vous semble familier, c’est que Google a annoncé le même changement en mars dernier. Là aussi, il était déjà question d’un flux plus rapide mais plus contenu de nouveautés, sans toucher aux canaux Dev et Canary. La bascule chez Google commencera avec la version 153, prévue pour le 8 septembre.
GLF OS, la distribution Linux française spécialisée dans les jeux vidéo vient de recevoir une mise à jour majeure. Nommée Quasar, elle apporte des améliorations significatives sur bon nombre de points et se présente comme la version de la maturité.
La nouvelle mouture est basée sur NixOS 26.0.5 et propose une mise à jour généralisée des 2 500 paquets du système. Parmi les composants les plus importants, on retrouve un noyau Linux 6.18 accompagné de Mesa 26.1 et des pilotes NVIDIA 595 pour la partie graphique. Quasar passe également à GNOME 50 et KDE 6.6.
Faugus Launcher
Outre de nouveaux fonds d’écran, on trouve également d’autres changements majeurs. Par exemple, l’intégration de Faugus Launcher pour gérer plus facilement les launchers tels que Battle.net et EA App. Ils étaient jusqu’à présent gérés par Lutris, dont le maniement n’est pas si simple. Des corrections ont été faites pour certains launchers et l’équipe GLF OS gère désormais la maintenance du paquet.
Signalons aussi des améliorations pour la gestion de l’énergie sur les machines équipées d’un GPU NVIDIA, l’intégration native de la réduction de bruit RNNoise (via Pipewire), une meilleure prise en charge des périphériques Logitech, et de manière générale les dernières versions d’un grand nombre d’applications, dont Steam, Heroic, GE-Proton ou encore OpenRGB. La version Studio de la distribution garde pour sa part DaVinci Resolve, OBS Studio, GIMP, Kdenlive et Audacity.
Si vous utilisez la distribution, elle a déjà dû vous prévenir que la nouvelle version était disponible. Il suffit alors de redémarrer la machine. Si vous souhaitez tenter l’aventure, l’image ISO peut être téléchargée depuis le site officiel, qui a fait peau neuve pour l’occasion et est plus lisible.
GLF OS, la distribution Linux française spécialisée dans les jeux vidéo vient de recevoir une mise à jour majeure. Nommée Quasar, elle apporte des améliorations significatives sur bon nombre de points et se présente comme la version de la maturité.
La nouvelle mouture est basée sur NixOS 26.0.5 et propose une mise à jour généralisée des 2 500 paquets du système. Parmi les composants les plus importants, on retrouve un noyau Linux 6.18 accompagné de Mesa 26.1 et des pilotes NVIDIA 595 pour la partie graphique. Quasar passe également à GNOME 50 et KDE 6.6.
Faugus Launcher
Outre de nouveaux fonds d’écran, on trouve également d’autres changements majeurs. Par exemple, l’intégration de Faugus Launcher pour gérer plus facilement les launchers tels que Battle.net et EA App. Ils étaient jusqu’à présent gérés par Lutris, dont le maniement n’est pas si simple. Des corrections ont été faites pour certains launchers et l’équipe GLF OS gère désormais la maintenance du paquet.
Signalons aussi des améliorations pour la gestion de l’énergie sur les machines équipées d’un GPU NVIDIA, l’intégration native de la réduction de bruit RNNoise (via Pipewire), une meilleure prise en charge des périphériques Logitech, et de manière générale les dernières versions d’un grand nombre d’applications, dont Steam, Heroic, GE-Proton ou encore OpenRGB. La version Studio de la distribution garde pour sa part DaVinci Resolve, OBS Studio, GIMP, Kdenlive et Audacity.
Si vous utilisez la distribution, elle a déjà dû vous prévenir que la nouvelle version était disponible. Il suffit alors de redémarrer la machine. Si vous souhaitez tenter l’aventure, l’image ISO peut être téléchargée depuis le site officiel, qui a fait peau neuve pour l’occasion et est plus lisible.
Les cartes cadeaux Steam vont se faire rares dans les magasins. Et pour cause : Valve a décidé d’arrêter les frais. Les cartes physiques ne seront disponibles que pour une durée limitée : dès que le stock aura été épuisé, il n’y aura pas de réassort. La fin d’une époque.
C’est une décision « difficile », mais que Valve a fini par prendre après de trop nombreux cas d’escroquerie à la carte cadeau. Lancées en 2012, ces cartes prépayées ont fleuri dans les magasins, aux côtés de cartes pour d’autres boutiques comme Netflix, Xbox, Apple, etc. Hélas, des margoulins en ont profité pour monter des arnaques.
Au fil des ans, Valve a mis en place des mesures pour protéger les consommateurs honnêtes, en modifiant les cartes cadeaux (ajout d’un avertissement bien visible pour prévenir les escroqueries), retirer des cartes en cas d’activité anormale, et même limiter la disponibilité des cartes. Le tout en travaillant avec les revendeurs et les forces de l’ordre.
Mais c’est un jeu du chat et de la souris sans fin, car les escrocs trouvent toujours un moyen de s’adapter. « Les arnaques continuent d’affecter la clientèle de Steam et d’autres personnes qui ne se méfient pas », déplore Valve. Par conséquent, l’entreprise coupe le robinet et prévoit une rupture de stock totale d’ici la fin de cette année. Les cartes cadeaux existantes restent bien sûr utilisables sur Steam.
Voilà qui est dommage pour les joueurs, mais aussi pour les finances de Valve (même si on ne s’en fait pas trop pour eux). L’entreprise indiquait que sur la seule période des fêtes de 2023 (du 20 au 31 décembre), « l’équivalent de plus de 80 millions de dollars a été généré via l’activation de cartes-cadeaux ».
La boutique en ligne propose à la place une version dématérialisée de ces cartes. Apparues en 2017, elles ont fait l’objet d’améliorations ces derniers mois, comme la possibilité de les acheter en tant qu’invité, sans avoir de compte Steam.
Les cartes cadeaux Steam vont se faire rares dans les magasins. Et pour cause : Valve a décidé d’arrêter les frais. Les cartes physiques ne seront disponibles que pour une durée limitée : dès que le stock aura été épuisé, il n’y aura pas de réassort. La fin d’une époque.
C’est une décision « difficile », mais que Valve a fini par prendre après de trop nombreux cas d’escroquerie à la carte cadeau. Lancées en 2012, ces cartes prépayées ont fleuri dans les magasins, aux côtés de cartes pour d’autres boutiques comme Netflix, Xbox, Apple, etc. Hélas, des margoulins en ont profité pour monter des arnaques.
Au fil des ans, Valve a mis en place des mesures pour protéger les consommateurs honnêtes, en modifiant les cartes cadeaux (ajout d’un avertissement bien visible pour prévenir les escroqueries), retirer des cartes en cas d’activité anormale, et même limiter la disponibilité des cartes. Le tout en travaillant avec les revendeurs et les forces de l’ordre.
Mais c’est un jeu du chat et de la souris sans fin, car les escrocs trouvent toujours un moyen de s’adapter. « Les arnaques continuent d’affecter la clientèle de Steam et d’autres personnes qui ne se méfient pas », déplore Valve. Par conséquent, l’entreprise coupe le robinet et prévoit une rupture de stock totale d’ici la fin de cette année. Les cartes cadeaux existantes restent bien sûr utilisables sur Steam.
Voilà qui est dommage pour les joueurs, mais aussi pour les finances de Valve (même si on ne s’en fait pas trop pour eux). L’entreprise indiquait que sur la seule période des fêtes de 2023 (du 20 au 31 décembre), « l’équivalent de plus de 80 millions de dollars a été généré via l’activation de cartes-cadeaux ».
La boutique en ligne propose à la place une version dématérialisée de ces cartes. Apparues en 2017, elles ont fait l’objet d’améliorations ces derniers mois, comme la possibilité de les acheter en tant qu’invité, sans avoir de compte Steam.
En rachetant PC SOFT, l’éditeur de WinDev, Constellation Software a placé sous sa coupe tout un pan du tissu applicatif des PME et des administrations françaises et belges. Les utilisateurs se retrouvent débiteurs involontaires d’un fonds coté en bourse.
En novembre 2024, une société française fondée quarante ans plus tôt changeait de mains. PC SOFT, éditeur montpelliérain de la suite de développement logiciel WinDev, WebDev et WinDev Mobile, passait sous le contrôle d’une entité nommée Two Squared France II. Son président, John Isak, est Chief Investment Officer de Volaris Group, filiale du groupe canadien Constellation Software, coté à la Bourse de Toronto. Il n’y avait eu ni communiqué ni annonce aux clients, comme l’a rapporté Kairos le 6 juin.
Ce sont des développeurs, en fouillant eux-mêmes les registres publics, qui ont découvert la transaction. PC SOFT n’a confirmé qu’en mai 2025 (six mois plus tard), en quelques lignes sur sa page d’actualités, le même jour où Volaris publiait un bref communiqué très enthousiaste. Un calendrier dont le groupe semble coutumier.
La machine à acquérir
Constellation Software n’est pas une entreprise technologique au sens propre. Fondé à Toronto en 1995 par Mark Leonard, ce groupe financier est spécialisé dans le rachat de sociétés éditrices de logiciels métiers à clientèle captive – ce que l’industrie nomme « vertical market software », ou VMS.
Depuis sa création, le groupe a réalisé plus de mille acquisitions. En 2023 seul, il en a bouclé plus d’une centaine. Son chiffre d’affaires pour l’exercice 2024 s’élevait à 10,066 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an, une croissance très largement tirée par les acquisitions. Depuis son introduction en bourse en 2006, l’action CSU a grimpé de plus de 24 000 %.
Sa stratégie repose sur une mécanique précise : identifier les éditeurs opérant dans des niches où la concurrence est inexistante et où les clients ne peuvent pas migrer sans coût prohibitif, acquérir discrètement, puis convertir les modèles de vente en abonnements récurrents tout en augmentant méthodiquement les tarifs. Selon une analyse des pratiques du groupe par Colin Keeley, Constellation impose à ses sociétés acquises des hausses tarifaires annuelles obligatoires de 6 % et stoppe tout développement de fonctionnalités qui ne se traduit pas directement par une augmentation de ce que les clients sont prêts à payer.
Un écosystème propriétaire verrouillé depuis trente ans
Fondée en 1984, PC SOFT emploie 61 salariés et réalisait 12,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, pour un résultat net de 2,7 millions d’euros. Relativement modestes en apparence, ces chiffres soulignent tout de même une très bonne rentabilité, qui découle d’un actif consistant : un écosystème propriétaire dans lequel des milliers de développeurs indépendants, d’entreprises de services et de structures publiques ont investi depuis les années 1990.
Le WLangage (langage de programmation au cœur des outils PC SOFT), propriétaire, n’existe nulle part ailleurs. Sur la page Wikipedia de WinDev, on peut lire que le WLangage n’a par exemple jamais intégré l’index TIOBE, qui référence notamment les 250 langages les plus utilisés. Trente ans de codes sources, développés par des milliers de professionnels, sont entièrement dépendants de cet écosystème. Il n’existe aucun outil de migration automatique vers une autre plateforme.
C’est cette captivité structurelle, accumulée sur trois décennies, que Constellation a identifiée, valorisée et acquise.
Une pompe à deux étages
Dès février 2025, PC SOFT engage les changements attendus. Les dongles physiques, ces clés USB qui matérialisaient depuis des décennies la propriété du logiciel, ne sont plus vendus ni mis à jour. La suite WinDev bascule en mode SaaS (Software as a Service) : abonnement annuel obligatoire, accès conditionnel à la continuité du paiement et perte d’accès aux codes source en cas d’interruption sont depuis la règle.
L’association Wx Alliance, créée pour coordonner la résistance de la communauté, calcule que l’abonnement annuel au tarif catalogue atteint 1 068 euros, contre 749 euros pour la mise à jour du dongle en janvier 2025, soit une hausse d’environ 43 % « déguisée » en modernisation du modèle commercial selon l’association.
Mais c’est le second volet des nouvelles conditions qui a déclenché la colère. PC SOFT entend désormais percevoir une redevance sur chaque poste de travail faisant tourner une application développée avec ses outils, y compris chez les clients finaux de ces développeurs. Or, ces clients n’ont jamais signé de contrat avec PC SOFT. Selon des échanges vus sur le site Programmez!, cette redevance serait facturée environ 250 euros par poste. Pour une association de 500 utilisateurs, la facture annuelle s’élèverait à 125 000 euros.
Il est difficile d’en savoir plus pour l’instant : il n’y a rien dans les conditions d’utilisation et aucun canal officiel de communication n’en parle. En outre, les sujets créés sur le thème « redevance » dans le forum officiel semblent avoir tous été supprimés, mais une simple recherche dans Google affiche encore certains d’entre eux (qui renvoient tous vers la page d’accueil du forum) :
La logique financière est implacable : PC SOFT encaisse une rente sur chaque poste de travail, sans assumer aucun des coûts de développement, d’hébergement ou de support qui restent intégralement à la charge des développeurs, comme le pointe Kairos. L’affaire ressemble aux modifications de tarification tentées par Unity, avec les conséquences désastreuses que l’on connait.
La portée sociale de ce mécanisme dépasse le cercle des professionnels de l’informatique, toujours selon nos confrères. Les logiciels construits avec les outils PC SOFT irriguent des secteurs entiers de l’économie francophone : gestion commerciale, comptabilité, suivi de production, ressources humaines, dossiers médicaux, caisses enregistreuses, outils associatifs. La pétition publique de Wx Alliance (1 608 signatures à l’heure où nous écrivons ces lignes) prévient : « Dans bien des cas, les utilisateurs finaux ignorent même que les logiciels qu’ils emploient reposent sur ces technologies ».
Ils pourraient donc recevoir demain une facture d’un fonds d’investissement étranger pour continuer d’utiliser un outil qu’ils croyaient légitimement posséder.
Un terrain juridique contesté
La légalité de plusieurs aspects de la nouvelle politique commerciale pose question. En droit français, un éditeur peut contraindre ses clients à souscrire un nouveau contrat pour accéder aux versions futures d’un logiciel, mais sa capacité à priver l’utilisateur de l’accès à une version déjà achetée est plus fragile. La Cour de justice de l’Union européenne a par ailleurs reconnu en 2012 le droit à la revente de licences logicielles d’occasion, consacrant le caractère acquis du droit d’usage sur une licence achetée.
L’imposition de redevances à des tiers non contractants est encore plus problématique. L’article L121-1 du Code de la consommation prohibe ainsi les pratiques commerciales « susceptibles d’altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur ». À l’échelle européenne, le Data Act, entré en application en septembre 2025, oblige désormais les fournisseurs SaaS à permettre à leurs clients de changer de prestataire avec un préavis de deux mois maximum, mais la captivité technologique liée au WLangage rend ce droit formel très difficile à exercer en pratique.
La Wx Alliance dit avoir adressé une vingtaine de questions formelles à PC SOFT sur les modalités de la clé de sécurité (le fameux dongle USB), sans réponse à ce jour.
Une question de souveraineté
Le cas PC SOFT n’est pas un incident sectoriel. C’est le révélateur d’une vulnérabilité structurelle : des pans entiers du tissu économique et administratif francophone reposent sur des outils dont le contrôle vient silencieusement d’échapper aux juridictions européennes.
Constellation Software, avec ses neuf groupes opérationnels et ses plus de mille sociétés acquises, emploie 55 000 personnes dans le monde et sert plus de 125 000 entités clientes dans plus de cent pays. Ses revenus pour 2025 ont atteint 11,623 milliards de dollars. Dans un article paru en juillet 2025, Dany Kitishian (Klover.ai), évoquait ainsi « l’efficacité inégalée du modèle de fonctionnement décentralisé », « la discipline financière comme fondation culturelle » et l’immense pouvoir de capitalisation constitué par plus d’un millier de « monopoles de niche ». Noyée dans la masse, PC SOFT n’est probablement qu’une ligne dans un tableur.
En rachetant PC SOFT, l’éditeur de WinDev, Constellation Software a placé sous sa coupe tout un pan du tissu applicatif des PME et des administrations françaises et belges. Les utilisateurs se retrouvent débiteurs involontaires d’un fonds coté en bourse.
En novembre 2024, une société française fondée quarante ans plus tôt changeait de mains. PC SOFT, éditeur montpelliérain de la suite de développement logiciel WinDev, WebDev et WinDev Mobile, passait sous le contrôle d’une entité nommée Two Squared France II. Son président, John Isak, est Chief Investment Officer de Volaris Group, filiale du groupe canadien Constellation Software, coté à la Bourse de Toronto. Il n’y avait eu ni communiqué ni annonce aux clients, comme l’a rapporté Kairos le 6 juin.
Ce sont des développeurs, en fouillant eux-mêmes les registres publics, qui ont découvert la transaction. PC SOFT n’a confirmé qu’en mai 2025 (six mois plus tard), en quelques lignes sur sa page d’actualités, le même jour où Volaris publiait un bref communiqué très enthousiaste. Un calendrier dont le groupe semble coutumier.
La machine à acquérir
Constellation Software n’est pas une entreprise technologique au sens propre. Fondé à Toronto en 1995 par Mark Leonard, ce groupe financier est spécialisé dans le rachat de sociétés éditrices de logiciels métiers à clientèle captive – ce que l’industrie nomme « vertical market software », ou VMS.
Depuis sa création, le groupe a réalisé plus de mille acquisitions. En 2023 seul, il en a bouclé plus d’une centaine. Son chiffre d’affaires pour l’exercice 2024 s’élevait à 10,066 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an, une croissance très largement tirée par les acquisitions. Depuis son introduction en bourse en 2006, l’action CSU a grimpé de plus de 24 000 %.
Sa stratégie repose sur une mécanique précise : identifier les éditeurs opérant dans des niches où la concurrence est inexistante et où les clients ne peuvent pas migrer sans coût prohibitif, acquérir discrètement, puis convertir les modèles de vente en abonnements récurrents tout en augmentant méthodiquement les tarifs. Selon une analyse des pratiques du groupe par Colin Keeley, Constellation impose à ses sociétés acquises des hausses tarifaires annuelles obligatoires de 6 % et stoppe tout développement de fonctionnalités qui ne se traduit pas directement par une augmentation de ce que les clients sont prêts à payer.
Un écosystème propriétaire verrouillé depuis trente ans
Fondée en 1984, PC SOFT emploie 61 salariés et réalisait 12,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, pour un résultat net de 2,7 millions d’euros. Relativement modestes en apparence, ces chiffres soulignent tout de même une très bonne rentabilité, qui découle d’un actif consistant : un écosystème propriétaire dans lequel des milliers de développeurs indépendants, d’entreprises de services et de structures publiques ont investi depuis les années 1990.
Le WLangage (langage de programmation au cœur des outils PC SOFT), propriétaire, n’existe nulle part ailleurs. Sur la page Wikipedia de WinDev, on peut lire que le WLangage n’a par exemple jamais intégré l’index TIOBE, qui référence notamment les 250 langages les plus utilisés. Trente ans de codes sources, développés par des milliers de professionnels, sont entièrement dépendants de cet écosystème. Il n’existe aucun outil de migration automatique vers une autre plateforme.
C’est cette captivité structurelle, accumulée sur trois décennies, que Constellation a identifiée, valorisée et acquise.
Une pompe à deux étages
Dès février 2025, PC SOFT engage les changements attendus. Les dongles physiques, ces clés USB qui matérialisaient depuis des décennies la propriété du logiciel, ne sont plus vendus ni mis à jour. La suite WinDev bascule en mode SaaS (Software as a Service) : abonnement annuel obligatoire, accès conditionnel à la continuité du paiement et perte d’accès aux codes source en cas d’interruption sont depuis la règle.
L’association Wx Alliance, créée pour coordonner la résistance de la communauté, calcule que l’abonnement annuel au tarif catalogue atteint 1 068 euros, contre 749 euros pour la mise à jour du dongle en janvier 2025, soit une hausse d’environ 43 % « déguisée » en modernisation du modèle commercial selon l’association.
Mais c’est le second volet des nouvelles conditions qui a déclenché la colère. PC SOFT entend désormais percevoir une redevance sur chaque poste de travail faisant tourner une application développée avec ses outils, y compris chez les clients finaux de ces développeurs. Or, ces clients n’ont jamais signé de contrat avec PC SOFT. Selon des échanges vus sur le site Programmez!, cette redevance serait facturée environ 250 euros par poste. Pour une association de 500 utilisateurs, la facture annuelle s’élèverait à 125 000 euros.
Il est difficile d’en savoir plus pour l’instant : il n’y a rien dans les conditions d’utilisation et aucun canal officiel de communication n’en parle. En outre, les sujets créés sur le thème « redevance » dans le forum officiel semblent avoir tous été supprimés, mais une simple recherche dans Google affiche encore certains d’entre eux (qui renvoient tous vers la page d’accueil du forum) :
La logique financière est implacable : PC SOFT encaisse une rente sur chaque poste de travail, sans assumer aucun des coûts de développement, d’hébergement ou de support qui restent intégralement à la charge des développeurs, comme le pointe Kairos. L’affaire ressemble aux modifications de tarification tentées par Unity, avec les conséquences désastreuses que l’on connait.
La portée sociale de ce mécanisme dépasse le cercle des professionnels de l’informatique, toujours selon nos confrères. Les logiciels construits avec les outils PC SOFT irriguent des secteurs entiers de l’économie francophone : gestion commerciale, comptabilité, suivi de production, ressources humaines, dossiers médicaux, caisses enregistreuses, outils associatifs. La pétition publique de Wx Alliance (1 608 signatures à l’heure où nous écrivons ces lignes) prévient : « Dans bien des cas, les utilisateurs finaux ignorent même que les logiciels qu’ils emploient reposent sur ces technologies ».
Ils pourraient donc recevoir demain une facture d’un fonds d’investissement étranger pour continuer d’utiliser un outil qu’ils croyaient légitimement posséder.
Un terrain juridique contesté
La légalité de plusieurs aspects de la nouvelle politique commerciale pose question. En droit français, un éditeur peut contraindre ses clients à souscrire un nouveau contrat pour accéder aux versions futures d’un logiciel, mais sa capacité à priver l’utilisateur de l’accès à une version déjà achetée est plus fragile. La Cour de justice de l’Union européenne a par ailleurs reconnu en 2012 le droit à la revente de licences logicielles d’occasion, consacrant le caractère acquis du droit d’usage sur une licence achetée.
L’imposition de redevances à des tiers non contractants est encore plus problématique. L’article L121-1 du Code de la consommation prohibe ainsi les pratiques commerciales « susceptibles d’altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur ». À l’échelle européenne, le Data Act, entré en application en septembre 2025, oblige désormais les fournisseurs SaaS à permettre à leurs clients de changer de prestataire avec un préavis de deux mois maximum, mais la captivité technologique liée au WLangage rend ce droit formel très difficile à exercer en pratique.
La Wx Alliance dit avoir adressé une vingtaine de questions formelles à PC SOFT sur les modalités de la clé de sécurité (le fameux dongle USB), sans réponse à ce jour.
Une question de souveraineté
Le cas PC SOFT n’est pas un incident sectoriel. C’est le révélateur d’une vulnérabilité structurelle : des pans entiers du tissu économique et administratif francophone reposent sur des outils dont le contrôle vient silencieusement d’échapper aux juridictions européennes.
Constellation Software, avec ses neuf groupes opérationnels et ses plus de mille sociétés acquises, emploie 55 000 personnes dans le monde et sert plus de 125 000 entités clientes dans plus de cent pays. Ses revenus pour 2025 ont atteint 11,623 milliards de dollars. Dans un article paru en juillet 2025, Dany Kitishian (Klover.ai), évoquait ainsi « l’efficacité inégalée du modèle de fonctionnement décentralisé », « la discipline financière comme fondation culturelle » et l’immense pouvoir de capitalisation constitué par plus d’un millier de « monopoles de niche ». Noyée dans la masse, PC SOFT n’est probablement qu’une ligne dans un tableur.
L’App Store proposant une myriade d’applications pour iOS, il est donc inévitable que bon nombre d’entre elles ressortent des mêmes catégories. Apple prévient que certaines de ces apps pourraient être retirées de la boutique si elles n’apportent aucune plus-value aux utilisateurs.
À côté des applications qui se téléchargent par millions, des milliers d’autres tentent de se faire une place dans des catégories déjà bondées. Apple considère que certaines catégories ont atteint un point de saturation et prévient qu’elle pourrait faire le tri.
Ça sent mauvais pour les apps de pets
Comme elle le fait régulièrement, le constructeur a amendé le guide des bonnes pratiques de l’App Store, à l’occasion de sa conférence mondiale des développeurs. Et comme l’a repéré TechCrunch, l’entreprise en a profité pour préciser l’article 4.3(b) consacré au spam ; il lui confère le droit de refuser des applications soumises dans des catégories saturées, comme les apps de sons douteux (pets, rots), les jeux à boire, la voyance, les lampes torches, les rencontres ou encore celles consacrées au Kama Sutra.
La mise à jour ajoute au lot les minuteries simples. « Nous n’accepterons donc plus de nouvelles soumissions dans ces catégories, sauf si elles proposent une expérience sensiblement différente ou améliorée », indique Apple. Jusque-là, il ne s’agit que d’une précision, mais le constructeur va plus loin : il se réserve la possibilité de retirer ces applications « si elles ne sont pas mises à jour, améliorées ou si elles ne parviennent pas à attirer des utilisateurs ».
C’est entendu, personne n’a besoin de plusieurs apps de pets, mais le dernier critère interroge : Apple va donc juger les applications en fonction de leur attrait auprès des utilisateurs. Voilà qui est plutôt vague ! Certaines apps très niches n’en sont pas moins utiles à un certain nombre d’utilisateurs.
D’autant que l’historique de validation de l’App Store ne plaide pas toujours en faveur d’une ligne claire et cohérente : Apple a régulièrement été critiquée pour avoir laissé prospérer des applications de qualité très médiocre, tout en refusant ou en retardant des logiciels pourtant parfaitement légitimes.
Quoi qu’il en soit, les développeurs qui s’amuseraient à soumettre de manière répétée ce type d’applications « considérées comme médiocres, de faible qualité ou demandant peu d’efforts de développement » pourraient subir une exclusion pure et simple du programme Apple Developer.
Durant la WWDC, Apple a annoncé plusieurs nouveautés liées à l’App Store, à commencer par de nouveaux outils marketing comme des en-têtes plus attractifs sur les pages produit, la possibilité d’envoyer un message personnalisé quand un utilisateur tente de résilier un abonnement, des abonnements groupés dans une formule unique, ou encore un système de « collections personnalisées » proposant à l’utilisateur une sélection d’apps en fonction de ses intérêts.
L’App Store proposant une myriade d’applications pour iOS, il est donc inévitable que bon nombre d’entre elles ressortent des mêmes catégories. Apple prévient que certaines de ces apps pourraient être retirées de la boutique si elles n’apportent aucune plus-value aux utilisateurs.
À côté des applications qui se téléchargent par millions, des milliers d’autres tentent de se faire une place dans des catégories déjà bondées. Apple considère que certaines catégories ont atteint un point de saturation et prévient qu’elle pourrait faire le tri.
Ça sent mauvais pour les apps de pets
Comme elle le fait régulièrement, le constructeur a amendé le guide des bonnes pratiques de l’App Store, à l’occasion de sa conférence mondiale des développeurs. Et comme l’a repéré TechCrunch, l’entreprise en a profité pour préciser l’article 4.3(b) consacré au spam ; il lui confère le droit de refuser des applications soumises dans des catégories saturées, comme les apps de sons douteux (pets, rots), les jeux à boire, la voyance, les lampes torches, les rencontres ou encore celles consacrées au Kama Sutra.
La mise à jour ajoute au lot les minuteries simples. « Nous n’accepterons donc plus de nouvelles soumissions dans ces catégories, sauf si elles proposent une expérience sensiblement différente ou améliorée », indique Apple. Jusque-là, il ne s’agit que d’une précision, mais le constructeur va plus loin : il se réserve la possibilité de retirer ces applications « si elles ne sont pas mises à jour, améliorées ou si elles ne parviennent pas à attirer des utilisateurs ».
C’est entendu, personne n’a besoin de plusieurs apps de pets, mais le dernier critère interroge : Apple va donc juger les applications en fonction de leur attrait auprès des utilisateurs. Voilà qui est plutôt vague ! Certaines apps très niches n’en sont pas moins utiles à un certain nombre d’utilisateurs.
D’autant que l’historique de validation de l’App Store ne plaide pas toujours en faveur d’une ligne claire et cohérente : Apple a régulièrement été critiquée pour avoir laissé prospérer des applications de qualité très médiocre, tout en refusant ou en retardant des logiciels pourtant parfaitement légitimes.
Quoi qu’il en soit, les développeurs qui s’amuseraient à soumettre de manière répétée ce type d’applications « considérées comme médiocres, de faible qualité ou demandant peu d’efforts de développement » pourraient subir une exclusion pure et simple du programme Apple Developer.
Durant la WWDC, Apple a annoncé plusieurs nouveautés liées à l’App Store, à commencer par de nouveaux outils marketing comme des en-têtes plus attractifs sur les pages produit, la possibilité d’envoyer un message personnalisé quand un utilisateur tente de résilier un abonnement, des abonnements groupés dans une formule unique, ou encore un système de « collections personnalisées » proposant à l’utilisateur une sélection d’apps en fonction de ses intérêts.