Vue lecture

Blocage des sites porno : la justice européenne valide la méthode française contre les plateformes étrangères

porno nsfw porn pornographie

Saisie par le Conseil d’État, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a validé ce mardi 16 juin 2026 le droit pour la France d’imposer son contrôle de l'âge aux sites pornographiques basés à l’étranger. Une victoire majeure pour Paris qui fait vaciller le totem européen du « pays d’origine », mais qui s'accompagne d'un mode d’emploi procédural très strict.

  •  

Revue de presse de l’April pour la semaine 24 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Stratégies] La souveraineté numérique, à quel prix?

✍ Martin Carnot, le jeudi 11 juin 2026.

264 milliards d’euros. C’est ce que les entreprises européennes versent chaque année à des acteurs américains pour leurs logiciels et services cloud, selon l’étude Asterès publiée en avril 2025. Un montant comparable à la facture énergétique du continent, qui en dit long sur l’enjeu de la souveraineté numérique.

[ICTjournal] Lancement d'Euro-Office, sous le feu des critiques de LibreOffice

✍ Yannick Chavanne, le jeudi 11 juin 2026.

Développée à partir d’un fork d’OnlyOffice et soutenue par plusieurs organisations européennes, Euro-Office entend promouvoir une alternative locale aux suites bureautiques dominantes. The Document Foundation, éditeur de LibreOffice, dénonce toutefois un projet en contradiction avec certains principes de souveraineté numérique.

Et aussi:

[Silicon.fr] Open source: ce que l'UE vise désormais

✍ Clément Bohic, le mardi 9 juin 2026.

La nouvelle stratégie open source de l’UE ouvre des pistes en matière de gouvernance, de résilience et de commande publique.

[clubic.com] Les Big Tech contrôlent plus de 70% du cloud européen: l'UE vient d'allouer 2 milliards d'euros à l'open source

✍ Guillaume Belfiore, le lundi 8 juin 2026.

La Commission européenne a publié en fin de semaine dernière son paquet de souveraineté technologique. Ce dernier combine un Chips Act 2.0, une législation sur le cloud et l’IA, une feuille de route sur l’énergie et une stratégie open source inédite. Et il était temps. Aujourd’hui, l’UE achète plus de 80% de ses technologies numériques à des fournisseurs non européens.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  •  

Baccalauréat : ce que l’IA chamboule… ou pas

Vous avez quatre heures
Baccalauréat : ce que l’IA chamboule… ou pas

Alors que les épreuves de baccalauréat des filières générales commencent ce lundi, Next explore les enjeux que soulève le déploiement de l’intelligence artificielle autour des examens.

« La technique peut-elle être mauvaise ? » Tel est l’un des sujets de dissertation proposés aux bacheliers de séries technologiques en ce mois de juin 2026. Ce 15 juin, ceux des filières générales pourront aussi plancher sur la question « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? », derrière laquelle on pourrait décider d’évoquer la deuxième vie de nos propos publiés en ligne, lorsqu’ils atterrissent dans les données d’entraînement des modèles génératifs.

Mais quid, justement, de l’IA générative ? Dans quelle mesure chamboule-t-elle le passage des épreuves dites « terminales » des lycéennes et lycéens en fin de secondaire ? Des révisions aux corrections en passant par la triche, la plupart des questionnements restent grand ouverts.

De l’IA utilisée par « flemme » ou pour s’aider à comprendre

Alors que 85 % des 18 - 24 ans ont déjà recouru à l’IA générative, d’après le baromètre du numérique de l’Arcep et l’Arcom, avant même d’arriver devant les tables d’examen, nul doute que ce type d’outil s’insère jusque dans les pratiques de révision. Auprès du Midi Libre, des lycéennes expliquent y recourir pour s’aider, mais aussi… par « flemme ». Ainsi d’Alix, qui déclare l’utiliser « dès que je n’ai plus envie de réfléchir. Ou que je ne comprends rien. »


Il reste 74% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

  •  

Élections municipales 2026 : des ingérences numériques pro-russes, anti-LFI et putaclics

Islamiste ET israélien
Élections municipales 2026 : des ingérences numériques pro-russes, anti-LFI et putaclics

Les dernières élections municipales ont fait l’objet de quatre ingérences numériques étrangères. Si leurs portées sont restées « très limitées », elles révèlent de nouveaux modus operandi. VIGINUM offre par ailleurs un satisfecit à Google, Meta et Microsoft, qui ont désactivé près de 200 pages, comptes et sites web inauthentiques. X a par contre boudé l’Arcom.

« Depuis l’élection présidentielle de 2017 en France, aucun rendez-vous électoral ou référendaire majeur n’a été épargné par des tentatives de manipulations de l’information impliquant des acteurs étrangers », relève le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères (VIGINUM) du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) dans son rapport public sur les élections municipales :

« Dernier grand processus électoral au suffrage universel direct planifié avant l’élection présidentielle de 2027, les élections municipales étaient ainsi susceptibles de constituer une cible de premier plan pour les compétiteurs stratégiques de la France. »

Ce pourquoi, et en se fondant sur l’expérience de pays partenaires, un dispositif national renforcé de protection des élections face aux ingérences numériques étrangères (INE) a été mis en place pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026, avec la création du réseau de coordination et de protection des élections (RCPE), constitué de l’Arcom, de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), du secrétariat général du Gouvernement (SGG), du ministère de l’Intérieur et de VIGINUM.

Dans son rapport, le service dit constater « l’essor d’une économie de l’ingérence » avec, d’une part, l’émergence d’acteurs commercialisant des « services d’intermédiation » pour mener des ingérences numériques étrangères, et d’autre part, la multiplication d’INE à but lucratif « diffusant des contenus présentés de façon sensationnaliste, afin de susciter de l’engagement et in fine générer des revenus ».

Elle relève par ailleurs une « clandestinisation croissante » des opérations d’INE, avec des acteurs cherchant à dissimuler leurs actions par l’utilisation de tactiques, techniques et procédures (TTP) diversifiées pour créer des écosystèmes plus complexes et mieux anonymisés.

Une centaine de noms de domaine en « .fr » imitant des sites d’infos locaux

VIGINUM n’en a pas moins détecté et caractérisé quatre ingérences numériques étrangères ciblant spécifiquement les élections municipales 2026, dont deux émanant de modes opératoires informationnels (MOI) pro-russes ayant déjà mené des activités malveillantes contre la France dans le passé, et deux nouveaux MOI.

VIGINUM définit les MOI comme « un ensemble de comportements, d’outils, de tactiques, techniques et procédures (TTP) et de ressources adverses présumés liés au même acteur malveillant ou groupe d’acteurs malveillants ».

Attribué à l’unité 29155 du service de renseignement militaire russe (GRU) avec l’appui du Centre d’expertise géopolitique, officine d’influence moscovite, Storm-1516 est qualifié de MOI « particulièrement persistant et évolutif ».

VIGINUM lui impute en effet 205 opérations informationnelles depuis août 2023, développées au moyen du MOI CopyCop, attribué en source ouverte à l’ancien policier américain exilé en Russie, John Mark DOUGAN.

La première opération informationnelle en lien avec les municipales, lancée dès février 2025, a consisté en l’enregistrement de plus d’une centaine de noms de domaine en « .fr » imitant des sites de presse locaux et alimentés par des articles de presse reformulés par des outils d’intelligence artificielle générative.

Nous les avions d’ailleurs rajoutés dans notre base de données de sites d’infos GenAI, qui en recense désormais près de 14 800.

Cette campagne n’a toutefois « pas eu d’effet significatif », relève VIGINUM, la plupart des noms de domaine ayant été suspendus par l’Association Française pour le Nommage Internet en Coopération (Afnic) à l’issue d’une procédure de vérification d’identité des titulaires.

De faux reportages usurpant l’identité de plusieurs médias


Il reste 84% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

  •  

Les joueurs de Pokémon GO ont-ils entraîné une IA utilisée par l’armée américaine ?

Pikachu s'en va-t-en guerre
Les joueurs de Pokémon GO ont-ils entraîné une IA utilisée par l’armée américaine ?

Les joueurs de Pokémon Go ont-ils contribué à l’effort de guerre américain ? Les données collectées via l’application auraient en effet servi à entraîner un système de navigation désormais proposé à des acteurs du secteur militaire états-uniens. Niantic Spatial dément.

De prime abord, il n’y a rien de plus innocent que Pokémon GO. L’application, lancée en 2016 et toujours très populaire, offre de capturer les petites bestioles de Nintendo dans le monde réel. Développé par Niantic, une entreprise issue de Google, le jeu propose notamment aux joueurs de scanner leur environnement dans le cadre de « missions » pour gagner de petites récompenses : il faut filmer un monument, une statue, une fontaine, un point d’intérêt en tournant autour.

Les joueurs de Pokémon GO donnent un coup de main à l’armée US

Les vidéos parviennent ensuite à Niantic, qui créé une représentation 3D du lieu. Toute cette cartographie en réalité augmentée est un moyen d’améliorer « l’expérience » du jeu et surtout, de construire une carte 3D du monde. Les joueurs ont réalisé plus de 30 milliards de scans AR de lieux réels, qui ont contribué à l’entraînement des modèles spatiaux de Niantic Spatial – la branche dédiée à la géolocalisation et à la visualisation spatiale.

Ce système de positionnement visuel (VPS) de Niantic Spatial, une alternative aux satellites GPS, est au cœur d’une controverse. En fin d’année dernière, Niantic Spatial annonçait un accord avec la société Vantor, pour travailler sur la navigation dans des environnements où le GPS est brouillé, perturbé ou indisponible. L’idée était de combiner les données de Niantic Spatial prises sur le terrain avec les données aériennes de Vantor, pour développer un système de positionnement permettant à des drones et autres appareils de se localiser, en l’absence de données GPS.

Or, comme l’a relevé le site Trouw, Vantor compte parmi ses clients des agences gouvernementales américaines, dont des organismes de sécurité nationale comme la NGA (National Geospatial-Intelligence Agency) et l’armée US. L’entreprise se présente elle-même comme un acteur dans les secteurs de la défense et du renseignement.

D’ici à penser que les scans AR des joueurs de Pokémon Go ont servi à piloter des drones militaires, il n’y a qu’un pas, que l’article de Trouw ne franchit pas. Néanmoins, il peut exister une suspicion chez certains, ce d’autant qu’il existe une continuité technologique plausible.

Zones d’ombre dans le VPS

Niantic a vendu en mars 2025 sa branche jeux vidéo à Scopely, propriété du géant saoudien Savvy Games, qui a mis la main sur le gisement de données relatives aux utilisateurs de l’app. Niantic a conservé ses activités de cartographie et d’intelligence spatiale au sein d’une nouvelle société indépendante, Niantic Spatial. Elle est notamment propriétaire des modèles de navigation développés à partir des scans réalisés par les joueurs.

Interrogée par Kotaku, Niantic Spatial a tenu à faire la part des choses. « Depuis son intégration à Scopely, les données de Pokémon GO ne sont plus partagées avec Niantic Spatial », assure un porte-parole qui rappelle que les scans AR ont été fournis volontairement par les joueurs ayant choisi d’activer cette fonction. On pourrait toutefois rétorquer qu’en acceptant les conditions d’utilisation du jeu, les utilisateurs n’imaginaient sans doute pas à quoi ces données allaient servir.

L’entreprise explique que « l’arrêt de la collecte de scans AR et la fin du partage de données avec Niantic Spatial faisaient partie du plan de transition mis en place lors du transfert de Pokémon GO à Scopely. » De son côté, Vantor précise que les données de Pokémon GO ne sont pas utilisées dans le cadre de son partenariat avec Niantic Spatial. L’entreprise refuse toutefois de préciser si les modèles qu’elle exploite aujourd’hui ont été entraînés à partir de ces données dans le passé.

  •  

Les joueurs de Pokémon GO ont-ils entraîné une IA utilisée par l’armée américaine ?

Pikachu s'en va-t-en guerre
Les joueurs de Pokémon GO ont-ils entraîné une IA utilisée par l’armée américaine ?

Les joueurs de Pokémon Go ont-ils contribué à l’effort de guerre américain ? Les données collectées via l’application auraient en effet servi à entraîner un système de navigation désormais proposé à des acteurs du secteur militaire états-uniens. Niantic Spatial dément.

De prime abord, il n’y a rien de plus innocent que Pokémon GO. L’application, lancée en 2016 et toujours très populaire, offre de capturer les petites bestioles de Nintendo dans le monde réel. Développé par Niantic, une entreprise issue de Google, le jeu propose notamment aux joueurs de scanner leur environnement dans le cadre de « missions » pour gagner de petites récompenses : il faut filmer un monument, une statue, une fontaine, un point d’intérêt en tournant autour.

Les joueurs de Pokémon GO donnent un coup de main à l’armée US

Les vidéos parviennent ensuite à Niantic, qui créé une représentation 3D du lieu. Toute cette cartographie en réalité augmentée est un moyen d’améliorer « l’expérience » du jeu et surtout, de construire une carte 3D du monde. Les joueurs ont réalisé plus de 30 milliards de scans AR de lieux réels, qui ont contribué à l’entraînement des modèles spatiaux de Niantic Spatial – la branche dédiée à la géolocalisation et à la visualisation spatiale.

Ce système de positionnement visuel (VPS) de Niantic Spatial, une alternative aux satellites GPS, est au cœur d’une controverse. En fin d’année dernière, Niantic Spatial annonçait un accord avec la société Vantor, pour travailler sur la navigation dans des environnements où le GPS est brouillé, perturbé ou indisponible. L’idée était de combiner les données de Niantic Spatial prises sur le terrain avec les données aériennes de Vantor, pour développer un système de positionnement permettant à des drones et autres appareils de se localiser, en l’absence de données GPS.

Or, comme l’a relevé le site Trouw, Vantor compte parmi ses clients des agences gouvernementales américaines, dont des organismes de sécurité nationale comme la NGA (National Geospatial-Intelligence Agency) et l’armée US. L’entreprise se présente elle-même comme un acteur dans les secteurs de la défense et du renseignement.

D’ici à penser que les scans AR des joueurs de Pokémon Go ont servi à piloter des drones militaires, il n’y a qu’un pas, que l’article de Trouw ne franchit pas. Néanmoins, il peut exister une suspicion chez certains, ce d’autant qu’il existe une continuité technologique plausible.

Zones d’ombre dans le VPS

Niantic a vendu en mars 2025 sa branche jeux vidéo à Scopely, propriété du géant saoudien Savvy Games, qui a mis la main sur le gisement de données relatives aux utilisateurs de l’app. Niantic a conservé ses activités de cartographie et d’intelligence spatiale au sein d’une nouvelle société indépendante, Niantic Spatial. Elle est notamment propriétaire des modèles de navigation développés à partir des scans réalisés par les joueurs.

Interrogée par Kotaku, Niantic Spatial a tenu à faire la part des choses. « Depuis son intégration à Scopely, les données de Pokémon GO ne sont plus partagées avec Niantic Spatial », assure un porte-parole qui rappelle que les scans AR ont été fournis volontairement par les joueurs ayant choisi d’activer cette fonction. On pourrait toutefois rétorquer qu’en acceptant les conditions d’utilisation du jeu, les utilisateurs n’imaginaient sans doute pas à quoi ces données allaient servir.

L’entreprise explique que « l’arrêt de la collecte de scans AR et la fin du partage de données avec Niantic Spatial faisaient partie du plan de transition mis en place lors du transfert de Pokémon GO à Scopely. » De son côté, Vantor précise que les données de Pokémon GO ne sont pas utilisées dans le cadre de son partenariat avec Niantic Spatial. L’entreprise refuse toutefois de préciser si les modèles qu’elle exploite aujourd’hui ont été entraînés à partir de ces données dans le passé.

  •  

Simplification, sécurisation, souveraineté : la DINUM affirme son rôle de chef d’orchestre

La Cour des comptes ? Je connais pas
Simplification, sécurisation, souveraineté : la DINUM affirme son rôle de chef d’orchestre

Avec la montée en puissance des services d’authentification FranceConnect et ProConnect et de la Suite numérique, la DINUM revendique, de nouveau en 2025, son rôle de « chef d’orchestre » de numérique de l’État.

Si en 2024 la Cour des comptes avait critiqué la stratégie de la Direction interministérielle du numérique (DINUM) ainsi que sa feuille de route présentée en 2023, le service rattaché au Premier ministre assume avoir continué, en 2025, dans la même direction.

La Suite Numérique, fer de lance de la DINUM

Dans le rapport d’activité 2025 de la DINUM, la directrice interministérielle du numérique, Stéphanie Schaer, résume : « L’année a principalement été dédiée à la poursuite de la mise en œuvre de la stratégie numérique de l’État et de la feuille de route pour la DINUM, officiellement lancées en juin 2023 après un travail de concertation, en consolidant notamment une offre de produits numériques souverains pour les usages collaboratifs, à l’image de LaSuite ».

Il faut dire que cette dernière a obtenu le soutien du gouvernement. En janvier, le ministre de la Fonction publique, David Amiel, annonçait la généralisation de l’utilisation de l’outil Visio de La Suite numérique. Dans son rapport, la DINUM note « une accélération notable en 2025 » de l’adoption des services de la Suite numérique en général. Ainsi, le service interministériel souligne que sa solution de partage et stockage de documents Resana a franchi «le seuil des 450 000 comptes, tandis que la messagerie Tchap rassemble désormais 368 000 utilisateurs mensuels actifs ».

Celle-ci est d’ailleurs devenue une cible pour les pirates : la DINUM a admis récemment l’usurpation d’un compte utilisateur sans pour autant confirmer l’exfiltration de données revendiquées sur un forum dédié.

FranceConnect et ProConnect massivement utilisés

Justement, en ce qui concerne la sécurité, la DINUM met en avant FranceConnect et ProConnect. Ces solutions SSO, basées sur le protocole OpenID Connect et dont le code est sous licence MIT, sont vues par le service interministériel comme « les piliers de la confiance et de la simplification numérique ».

Concernant le premier, la DINUM souligne qu’il a permis « de certifier, avec une rigueur inédite, la fiabilité de la pétition la plus soutenue de l’histoire institutionnelle française », se gardant de nommer le texte contre la loi Duplomb signé par plus de 2 millions de personnes. Plus largement, FranceConnect a maintenant atteint 44,5 millions d’utilisateurs et a « un volume record de 500 millions de connexions (+ 20 %) » en 2025. Un deuxième facteur d’authentification par mail est en train d’être généralisé, déployé l’année dernière sur le portail impots.gouv.fr après l’avoir été sur Ameli et MSA. Concernant ProConnect, il devient l’identifiant de référence pour les agents du service public avec 930 000 connexions mensuelles.

Comme nous l’expliquions récemment, un point important pêche dans le numérique public : son accessibilité. Dans le rapport, la DINUM semble se satisfaire d’une « accélération obtenue » concernant ce sujet en soulignant que « 49 % des démarches essentielles atteignent un taux de conformité supérieur à 75 % » selon les résultats de l’Observatoire « Vos démarches essentielles » de juillet 2025. Et elle ajoute que « la satisfaction des usagers progresse également, avec 35 % des services atteignant la note cible de 8/10 », ce qui laisse encore de la marge. D’autant que, comme la DINUM le souligne elle-même, le Comité interministériel du handicap (CIH) de mars 2025 demandait aux ministères de rendre 50 % de leurs démarches essentielles à la fin 2025 avec un objectif de mise en conformité totale en 2026.

  •  

Simplification, sécurisation, souveraineté : la DINUM affirme son rôle de chef d’orchestre

La Cour des comptes ? Je connais pas
Simplification, sécurisation, souveraineté : la DINUM affirme son rôle de chef d’orchestre

Avec la montée en puissance des services d’authentification FranceConnect et ProConnect et de la Suite numérique, la DINUM revendique, de nouveau en 2025, son rôle de « chef d’orchestre » de numérique de l’État.

Si en 2024 la Cour des comptes avait critiqué la stratégie de la Direction interministérielle du numérique (DINUM) ainsi que sa feuille de route présentée en 2023, le service rattaché au Premier ministre assume avoir continué, en 2025, dans la même direction.

La Suite Numérique, fer de lance de la DINUM

Dans le rapport d’activité 2025 de la DINUM, la directrice interministérielle du numérique, Stéphanie Schaer, résume : « L’année a principalement été dédiée à la poursuite de la mise en œuvre de la stratégie numérique de l’État et de la feuille de route pour la DINUM, officiellement lancées en juin 2023 après un travail de concertation, en consolidant notamment une offre de produits numériques souverains pour les usages collaboratifs, à l’image de LaSuite ».

Il faut dire que cette dernière a obtenu le soutien du gouvernement. En janvier, le ministre de la Fonction publique, David Amiel, annonçait la généralisation de l’utilisation de l’outil Visio de La Suite numérique. Dans son rapport, la DINUM note « une accélération notable en 2025 » de l’adoption des services de la Suite numérique en général. Ainsi, le service interministériel souligne que sa solution de partage et stockage de documents Resana a franchi «le seuil des 450 000 comptes, tandis que la messagerie Tchap rassemble désormais 368 000 utilisateurs mensuels actifs ».

Celle-ci est d’ailleurs devenue une cible pour les pirates : la DINUM a admis récemment l’usurpation d’un compte utilisateur sans pour autant confirmer l’exfiltration de données revendiquées sur un forum dédié.

FranceConnect et ProConnect massivement utilisés

Justement, en ce qui concerne la sécurité, la DINUM met en avant FranceConnect et ProConnect. Ces solutions SSO, basées sur le protocole OpenID Connect et dont le code est sous licence MIT, sont vues par le service interministériel comme « les piliers de la confiance et de la simplification numérique ».

Concernant le premier, la DINUM souligne qu’il a permis « de certifier, avec une rigueur inédite, la fiabilité de la pétition la plus soutenue de l’histoire institutionnelle française », se gardant de nommer le texte contre la loi Duplomb signé par plus de 2 millions de personnes. Plus largement, FranceConnect a maintenant atteint 44,5 millions d’utilisateurs et a « un volume record de 500 millions de connexions (+ 20 %) » en 2025. Un deuxième facteur d’authentification par mail est en train d’être généralisé, déployé l’année dernière sur le portail impots.gouv.fr après l’avoir été sur Ameli et MSA. Concernant ProConnect, il devient l’identifiant de référence pour les agents du service public avec 930 000 connexions mensuelles.

Comme nous l’expliquions récemment, un point important pêche dans le numérique public : son accessibilité. Dans le rapport, la DINUM semble se satisfaire d’une « accélération obtenue » concernant ce sujet en soulignant que « 49 % des démarches essentielles atteignent un taux de conformité supérieur à 75 % » selon les résultats de l’Observatoire « Vos démarches essentielles » de juillet 2025. Et elle ajoute que « la satisfaction des usagers progresse également, avec 35 % des services atteignant la note cible de 8/10 », ce qui laisse encore de la marge. D’autant que, comme la DINUM le souligne elle-même, le Comité interministériel du handicap (CIH) de mars 2025 demandait aux ministères de rendre 50 % de leurs démarches essentielles à la fin 2025 avec un objectif de mise en conformité totale en 2026.

  •  

Proton dans la tourmente après avoir financé une publicité chez un vidéaste d’extrême-droite

« We rely on your feedback »
Proton dans la tourmente après avoir financé une publicité chez un vidéaste d’extrême-droite

Pris à parti pour avoir financé un clip publicitaire dans la vidéo d’un influenceur d’extrême-droite, Proton s’excuse et indique chercher la neutralité.

Proton qui diffuse ses publicités sur la chaîne d’un youtubeur d’extrême-droite ? C’est le scénario qui a surpris plus d’un internaute, ces derniers jours.

Alors que la société suisse est régulièrement citée comme alternative européenne et chiffrée à la plupart des grandes suites de mail et services logiciels états-uniens, voilà qu’elle s’offre une coupure publicitaire de deux minutes vingt dans une vidéo du « réinformateur » Vincent Lapierre.

Interpellée sur Reddit, LinkedIn et ailleurs en ligne, l’entreprise a présenté ce 8 juin ses excuses au public. D’après Vincent Lapierre, elle a mis fin au partenariat qu’elle avait conclu avec lui pour une seule vidéo.

Une publicité chez un ancien soralien

Fort de 672 000 abonnés sur YouTube, 216 000 sur Instagram et 185 000 sur TikTok, ce dernier a travaillé au mitan des années 2010 pour l’association Égalité et Réconciliation fondée par Alain Soral. Pendant trois ans, il réalise reportages et vidéos pour le site d’extrême-droite, avant de cofonder, en 2018, le Média pour tous, sur lequel il continue de cultiver des obsessions classiques de sa famille politique, sur un ton conspirationniste.

Autant dire que pour les internautes qui voyaient en Proton un fournisseur de service numérique alternatif aux Microsoft et Google états-unien, tout en y plaçant des espoirs politiques de résistance au projet autoritaire de Donald Trump, la pilule passe difficilement. Sur Reddit, plusieurs fils de discussion sont ouverts, dont l’un, dans le subreddit r/ProtonMail, dépasse désormais les 4 000 upvotes et le millier de commentaires.

Ce 8 juin, le vidéaste indique sur X que la société a « choisi de mettre fin à son partenariat […] à la suite d’une campagne menée par des militants qui contestent mon travail et mes prises de position ». Il critique ensuite une campagne « d’extrême-gauche ».

Une entreprise qui cherche la neutralité

« Proton soutient la liberté d’opinion, mais Proton lui-même doit rester neutre, lui répond le PDG de Proton Andy Yen. Nous défendons et protégeons les utilisateurs de tous bords politiques, mais les partenariats exigent une forme de neutralité. Celui-ci n’aurait pas dû passer notre processus de vérification, indépendamment des campagnes publiques. »

Plus loin, il répète à plusieurs reprises que la société ne souhaite pas prendre part au débat politique français. À ce titre, elle ne peut nouer de partenariat « ni avec des figures de la gauche politique, ni de la droite politique, qui pourrait diviser notre communauté ».

Sur LinkedIn, son responsable des politiques publiques Romain Digneaux l’admet : « Nous avons clairement failli à respecter nos propres standards en matière de vérification du profil de M. Lapierre, et ce partenariat n’aurait jamais dû avoir lieu. » Au nom de l’entreprise, il déclare que Proton présente ses « plus sincères excuses aux personnes qui ont été (légitimement) choquées de voir Proton associée à des valeurs qui ne sont pas les [siennes] » et travailler « en interne à ce que ce genre d’erreur ne se reproduise plus ».

Deux messages qui correspondent en tout point à la réponse officielle publiée par la « Proton_team » sur Reddit, et vers lequel ses équipes redirigent Next lorsque nous tentons d’obtenir plus d’information. Elle y indique que la chaîne de Vincent Lapierre n’aurait « jamais dû faire partie de nos programmes d’affiliation ou de partenariat, car nous évitons expressément les associations avec des chaînes dont le contenu pourrait détourner de notre message et diviser notre communauté ».

Capture d’écran de la réponse de l’équipe de Proton sur Reddit (r/ProtonMail)

Alors que des internautes demandent à l’entreprise de publier un « post-mortem », c’est-à-dire un retour d’expérience « similaire à ce que fait la communauté de la cybersécurité en cas de fuite ou de hack », pour reprendre les mots du compte Reddit @ThinandFeminine, celle-ci indique : « Proton opère à échelle mondiale, et si nos services sont disponibles pour tout le monde sans considération des opinions politiques, et que notre mission est cohérente partout, notre connaissance de chaque paysage médiatique ne l’est pas. Dans ce cas, notre équipe n’avait pas suffisamment de contexte sur le paysage français pour prendre une décision bien informée, et c’est une erreur de notre part. »

Forte de plus de 100 millions d’utilisateurs et d’environ 650 salariés, portée par la politique trumpiste qui motive de plus en plus d’Européens à chercher des services numériques alternatifs, ce n’est pas la première fois que l’entreprise se retrouve prise à partie. En 2021, alors qu’elle avait fourni l’adresse IP d’un internaute à la police française, l’entreprise avait expliqué se plier aux décisions de la Justice suisse. En l’occurrence, cette dernière avait décidé d’accéder à une requête d’Europol, donc, en remontant le fil, aux forces de l’ordre hexagonales.

En 2024, dans une autre affaire, la police espagnole avait réussi à identifier un activiste sous pseudonyme, notamment parce que celui-ci avait fourni à la société une adresse de récupération. Proton avait indiqué ne pas exiger ce type d’information, « mais dans ce cas, le terroriste présumé en [avait] ajouté une de son propre chef », qu’elle avait donc pu transmettre.

En février 2025, alors qu’il commentait l’ouverture d’enquête antitrust contre plusieurs géants numériques par la première administration Trump, Andy Yen avait par ailleurs été pris à partie sur les réseaux sociaux et accusé de se soumettre au président des États-Unis. S’il énonçait un fait, il avait à l’époque indiqué, sur Reddit, que sa publication pouvait être perçue comme un positionnement politique et qu’il se montrerait plus prudent dans le futur.

  •  

Proton dans la tourmente après avoir financé une publicité chez un vidéaste d’extrême-droite

« We rely on your feedback »
Proton dans la tourmente après avoir financé une publicité chez un vidéaste d’extrême-droite

Pris à parti pour avoir financé un clip publicitaire dans la vidéo d’un influenceur d’extrême-droite, Proton s’excuse et indique chercher la neutralité.

Proton qui diffuse ses publicités sur la chaîne d’un youtubeur d’extrême-droite ? C’est le scénario qui a surpris plus d’un internaute, ces derniers jours.

Alors que la société suisse est régulièrement citée comme alternative européenne et chiffrée à la plupart des grandes suites de mail et services logiciels états-uniens, voilà qu’elle s’offre une coupure publicitaire de deux minutes vingt dans une vidéo du « réinformateur » Vincent Lapierre.

Interpellée sur Reddit, LinkedIn et ailleurs en ligne, l’entreprise a présenté ce 8 juin ses excuses au public. D’après Vincent Lapierre, elle a mis fin au partenariat qu’elle avait conclu avec lui pour une seule vidéo.

Une publicité chez un ancien soralien

Fort de 672 000 abonnés sur YouTube, 216 000 sur Instagram et 185 000 sur TikTok, ce dernier a travaillé au mitan des années 2010 pour l’association Égalité et Réconciliation fondée par Alain Soral. Pendant trois ans, il réalise reportages et vidéos pour le site d’extrême-droite, avant de cofonder, en 2018, le Média pour tous, sur lequel il continue de cultiver des obsessions classiques de sa famille politique, sur un ton conspirationniste.

Autant dire que pour les internautes qui voyaient en Proton un fournisseur de service numérique alternatif aux Microsoft et Google états-unien, tout en y plaçant des espoirs politiques de résistance au projet autoritaire de Donald Trump, la pilule passe difficilement. Sur Reddit, plusieurs fils de discussion sont ouverts, dont l’un, dans le subreddit r/ProtonMail, dépasse désormais les 4 000 upvotes et le millier de commentaires.

Ce 8 juin, le vidéaste indique sur X que la société a « choisi de mettre fin à son partenariat […] à la suite d’une campagne menée par des militants qui contestent mon travail et mes prises de position ». Il critique ensuite une campagne « d’extrême-gauche ».

Une entreprise qui cherche la neutralité

« Proton soutient la liberté d’opinion, mais Proton lui-même doit rester neutre, lui répond le PDG de Proton Andy Yen. Nous défendons et protégeons les utilisateurs de tous bords politiques, mais les partenariats exigent une forme de neutralité. Celui-ci n’aurait pas dû passer notre processus de vérification, indépendamment des campagnes publiques. »

Plus loin, il répète à plusieurs reprises que la société ne souhaite pas prendre part au débat politique français. À ce titre, elle ne peut nouer de partenariat « ni avec des figures de la gauche politique, ni de la droite politique, qui pourrait diviser notre communauté ».

Sur LinkedIn, son responsable des politiques publiques Romain Digneaux l’admet : « Nous avons clairement failli à respecter nos propres standards en matière de vérification du profil de M. Lapierre, et ce partenariat n’aurait jamais dû avoir lieu. » Au nom de l’entreprise, il déclare que Proton présente ses « plus sincères excuses aux personnes qui ont été (légitimement) choquées de voir Proton associée à des valeurs qui ne sont pas les [siennes] » et travailler « en interne à ce que ce genre d’erreur ne se reproduise plus ».

Deux messages qui correspondent en tout point à la réponse officielle publiée par la « Proton_team » sur Reddit, et vers lequel ses équipes redirigent Next lorsque nous tentons d’obtenir plus d’information. Elle y indique que la chaîne de Vincent Lapierre n’aurait « jamais dû faire partie de nos programmes d’affiliation ou de partenariat, car nous évitons expressément les associations avec des chaînes dont le contenu pourrait détourner de notre message et diviser notre communauté ».

Capture d’écran de la réponse de l’équipe de Proton sur Reddit (r/ProtonMail)

Alors que des internautes demandent à l’entreprise de publier un « post-mortem », c’est-à-dire un retour d’expérience « similaire à ce que fait la communauté de la cybersécurité en cas de fuite ou de hack », pour reprendre les mots du compte Reddit @ThinandFeminine, celle-ci indique : « Proton opère à échelle mondiale, et si nos services sont disponibles pour tout le monde sans considération des opinions politiques, et que notre mission est cohérente partout, notre connaissance de chaque paysage médiatique ne l’est pas. Dans ce cas, notre équipe n’avait pas suffisamment de contexte sur le paysage français pour prendre une décision bien informée, et c’est une erreur de notre part. »

Forte de plus de 100 millions d’utilisateurs et d’environ 650 salariés, portée par la politique trumpiste qui motive de plus en plus d’Européens à chercher des services numériques alternatifs, ce n’est pas la première fois que l’entreprise se retrouve prise à partie. En 2021, alors qu’elle avait fourni l’adresse IP d’un internaute à la police française, l’entreprise avait expliqué se plier aux décisions de la Justice suisse. En l’occurrence, cette dernière avait décidé d’accéder à une requête d’Europol, donc, en remontant le fil, aux forces de l’ordre hexagonales.

En 2024, dans une autre affaire, la police espagnole avait réussi à identifier un activiste sous pseudonyme, notamment parce que celui-ci avait fourni à la société une adresse de récupération. Proton avait indiqué ne pas exiger ce type d’information, « mais dans ce cas, le terroriste présumé en [avait] ajouté une de son propre chef », qu’elle avait donc pu transmettre.

En février 2025, alors qu’il commentait l’ouverture d’enquête antitrust contre plusieurs géants numériques par la première administration Trump, Andy Yen avait par ailleurs été pris à partie sur les réseaux sociaux et accusé de se soumettre au président des États-Unis. S’il énonçait un fait, il avait à l’époque indiqué, sur Reddit, que sa publication pouvait être perçue comme un positionnement politique et qu’il se montrerait plus prudent dans le futur.

  •  

Messagerie Tchap piratée : l’État rassure et le hacker jubile, pourquoi est-ce si difficile de dénicher la vérité ?

Le 8 juin 2026, la Direction interministérielle du numérique (DINUM) a confirmé la compromission de Tchap, la messagerie des agents publics. Depuis, la réalité de l'incident est coincée entre deux narratifs : celui d'une institution qui veut rassurer, et celui d'un cybercriminel qui veut vendre.

  •  

☕️ [màj] Londres veut empêcher les mineurs d’échanger des photos intimes



Apple et Google sont sommés par le gouvernement britannique de renforcer les mesures de protection pour les enfants. Les utilisateurs de moins de 18 ans de smartphones et d’autres appareils des constructeurs et éditeurs de systèmes d’exploitation ne devraient pas pouvoir accéder ni envoyer d’images intimes ou affichant de la nudité, a exigé le Premier ministre Keir Starmer.

« Ce n’est pas un problème impossible à résoudre », a déclaré Keir Starmer à l’occasion de la London Tech Week. « [Apple et Google font partie des] entreprises les plus innovantes au monde et je suis convaincu qu’elles peuvent trouver une solution ». Une solution… comme celle mise en place par Apple fin 2021 ?

Pour les comptes des mineurs, le constructeur de Cupertino floute en effet les images et les vidéos contenant de la nudité transmises par l’app Messages, via AirDrop, dans les messages vidéo de FaceTime ou encore dans le sélecteur de photos. La fonction est activée par défaut sur les comptes enfants, elle s’accompagne de ressources et de messages de prévention. Des protections similaires sont mises en place pour les envois de photos dénudées.

La fonction « Sécurité des communications » d’Apple floute les photos de nus pour les comptes enfants.

Google a indiqué à la BBC que l’entreprise était « profondément engagée sur la protection des enfants en ligne ». Le géant du web travaille avec ses partenaires britanniques « afin de trouver des solutions efficaces et respectueuses de la vie privée pour limiter la diffusion de contenus nuisibles, tout en garantissant un environnement numérique sûr pour les jeunes. »

Tout cela suffira-t-il à rassurer Londres ? Manifestement, le gouvernement cherche davantage que de beaux discours : une législation pourrait être mise en œuvre pour contraindre les entreprises à activer des fonctions de protection des enfants, si elles ne s’y conformaient pas volontairement dans un délai de trois mois. Ces mesures incluraient des sanctions financières, et pourraient même aller jusqu’à engager la responsabilité pénale des entreprises récalcitrantes.

Le Premier ministre a également précisé que ces fonctionnalités devront s’appliquer sur les nouveaux smartphones et tablettes, mais aussi les appareils en circulation. Le Royaume-Uni impose déjà aux plateformes en ligne une vérification de l’âge, via l’Online Safety Act, pour les sites pornos (ça ne marche pas très bien), les réseaux sociaux, les apps de messagerie, ou encore les forums et communautés en ligne.

Mise à jour : Signal s’oppose au projet du gouvernement anglais. Le cocktail de mesures exigées par Londres — scan du contenu des appareils, vérification de l’âge — au nom de la protection des enfants risque de se transformer en outil de surveillance généralisée, selon la messagerie. « [Ces dispositifs] seront étendus, devenant un outil dangereux qui sera utilisé au Royaume-Uni comme à l’étranger pour censurer et surveiller tout ce qu’ils pourraient considérer comme des « menaces » ou des « contenus préjudiciables » », s’alarme Signal.

Plutôt que de financer le système éducatif et les services publics, Londres voudrait une infrastructure de surveillance invisible, activée par défaut et « transformée en loi sous des prétextes cyniques ».

  •  

☕️ [màj] Londres veut empêcher les mineurs d’échanger des photos intimes



Apple et Google sont sommés par le gouvernement britannique de renforcer les mesures de protection pour les enfants. Les utilisateurs de moins de 18 ans de smartphones et d’autres appareils des constructeurs et éditeurs de systèmes d’exploitation ne devraient pas pouvoir accéder ni envoyer d’images intimes ou affichant de la nudité, a exigé le Premier ministre Keir Starmer.

« Ce n’est pas un problème impossible à résoudre », a déclaré Keir Starmer à l’occasion de la London Tech Week. « [Apple et Google font partie des] entreprises les plus innovantes au monde et je suis convaincu qu’elles peuvent trouver une solution ». Une solution… comme celle mise en place par Apple fin 2021 ?

Pour les comptes des mineurs, le constructeur de Cupertino floute en effet les images et les vidéos contenant de la nudité transmises par l’app Messages, via AirDrop, dans les messages vidéo de FaceTime ou encore dans le sélecteur de photos. La fonction est activée par défaut sur les comptes enfants, elle s’accompagne de ressources et de messages de prévention. Des protections similaires sont mises en place pour les envois de photos dénudées.

La fonction « Sécurité des communications » d’Apple floute les photos de nus pour les comptes enfants.

Google a indiqué à la BBC que l’entreprise était « profondément engagée sur la protection des enfants en ligne ». Le géant du web travaille avec ses partenaires britanniques « afin de trouver des solutions efficaces et respectueuses de la vie privée pour limiter la diffusion de contenus nuisibles, tout en garantissant un environnement numérique sûr pour les jeunes. »

Tout cela suffira-t-il à rassurer Londres ? Manifestement, le gouvernement cherche davantage que de beaux discours : une législation pourrait être mise en œuvre pour contraindre les entreprises à activer des fonctions de protection des enfants, si elles ne s’y conformaient pas volontairement dans un délai de trois mois. Ces mesures incluraient des sanctions financières, et pourraient même aller jusqu’à engager la responsabilité pénale des entreprises récalcitrantes.

Le Premier ministre a également précisé que ces fonctionnalités devront s’appliquer sur les nouveaux smartphones et tablettes, mais aussi les appareils en circulation. Le Royaume-Uni impose déjà aux plateformes en ligne une vérification de l’âge, via l’Online Safety Act, pour les sites pornos (ça ne marche pas très bien), les réseaux sociaux, les apps de messagerie, ou encore les forums et communautés en ligne.

Mise à jour : Signal s’oppose au projet du gouvernement anglais. Le cocktail de mesures exigées par Londres — scan du contenu des appareils, vérification de l’âge — au nom de la protection des enfants risque de se transformer en outil de surveillance généralisée, selon la messagerie. « [Ces dispositifs] seront étendus, devenant un outil dangereux qui sera utilisé au Royaume-Uni comme à l’étranger pour censurer et surveiller tout ce qu’ils pourraient considérer comme des « menaces » ou des « contenus préjudiciables » », s’alarme Signal.

Plutôt que de financer le système éducatif et les services publics, Londres voudrait une infrastructure de surveillance invisible, activée par défaut et « transformée en loi sous des prétextes cyniques ».

  •  

Alerte autour de Miasma : le ver informatique qui se glisse dans Claude Code pour voler les secrets des développeurs

Un groupe de cybercriminels a mené une série d'attaques coordonnées contre la chaîne d'approvisionnement logicielle, compromettant des dizaines de paquets et de dépôts de développement. Au coeur de leur campagne ? Un malware nommé Miasma qui injecte sa charge utile dans les outils que les développeurs utilisent chaque jour.

  •  
❌