Vue lecture

Le Petit Théâtre

J'ai un faible pour les jeux qui savent soigner leur mise en scène. Quand on déballe Le Petit Théâtre de Quentin Guidotti et Gricha German chez Kodama Games (le nouveau studio des anciens Lumberjack), on ne tombe pas sur un énième thermoformage en plastique noir rigide abritant de bêtes cubes en bois. La boîte recèle une succession de pochettes scellées, une par scénario, comme autant d’actes d’une pièce de théâtre. Pour le chineur que je suis, l'effet est immédiat : on trépigne toujours d'ouvrir l'enveloppe suivante. Une par une, elles vont raconter un conte merveilleux.
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Origin Story

Pour les pressés, Origin Story est un tarot avec des pouvoirs. Pour les un peu moins pressés, on pourrait dire que Mario Kart est à la Formule 1 ou que Miams est au Yams ce qu’Origin Story est à la belote. Et pour ceux qui ont carrément le temps, on va tâcher de creuser un peu plus.
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Orapa Mine

Si vous pensiez que la bataille navale était le sommet de la guerre cognitive parce que vous avez réussi une fois à couler le porte-avions de votre cousin en glissant un « B-4 » rageur, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous. Vous êtes un enfant de chœur. Un amateur. Mettez-vous aux choses sérieuses avec Orapa Mine, un petit jeu coréen édité par Playte et enfin importé chez nous.
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Heroes Write and Conquer

On connaissait le « Roll & Write » pour de menues joies apéritives de fin de soirée. On coche trois cases, on se félicite d'avoir optimisé son verger de pommes virtuelles et on picole joyeusement. Mais voici que débarque Heroes Write and Conquer, un titre avec des feutres, mais l'ambition d'un grand jeu de conquête issu du 4X. Une fusion étrange, un peu comme si l'on tentait de jouer à Heroes of Might and Magic sur un ticket de caisse.
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Les Secrets de Warden Keene

Je ne sais pas à quel point ça se voit dans ces pages, parce qu’on fait attention à la diversité des mécaniques présentées, mais je consomme une certaine quantité de jeux d’enquête et énigmes à l’année. Ça tient un peu au fait que ce sont des boîtes « finies », qu’on peut faire circuler. Ça minimise la culpabilité à l’acquisition, mais aussi les attentes en ce qui concerne l’originalité : si c’est « un de plus qui fonctionne », c’est déjà OK.
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Crushed in Time

J’ai ri, pleuré et chanté (GiGi !) avec There is no Game : Wrong Dimension. Parmi la succession de tableaux de ce « non-jeu », on découvrait un Sherlock Holmes et un Dr. Watson dans une esthétique qui invoquait alors Maniac Mansion, Monkey Island ou encore Day of the Tentacle. La séquence a plu, tant et si bien que nous voilà aujourd’hui face à un « spin-off » qui leur est consacré.
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Phonopolis

Imaginez un endroit où le Leader Absolu a trouvé la solution définitive aux conflits sociaux : brancher des haut-parleurs géants à chaque coin de rue pour diffuser des ordres en boucle. « Travaillez ! Souriez ! Ne pensez pas, oubliez vos familles et pensez au collectif. » Bien, maintenant quittons les locaux de Canard PC et filons à Phonopolis.
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Tax The Rich

Il y a des choses qui feraient du bien au monde : l’électrification pour sortir du pétrole, la retraite d’Elon Musk, ou un changement drastique du régime alimentaire humain, cesser de consommer des produits transformés et manger directement les riches. Commençons par les taxer, pour attendrir la viande.
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Sweet Lands

Ne mentez pas, je le sais, vous avez tous un jour craqué sur un paquet de Haribo. Pas le petit machin avec trois Dragibus, non, le gros tubo de 500 grammes. Vous vous êtes baffrés avec tous ces bonbons différents et complémentaires, avalant goulument crocodiles, schtroumpfs, jelly babies et réglisses, avant de contempler, repu et hyperglycémique, la boîte vide d’un air indécemment satisfait bien que très légèrement écœuré. Sweet Lands m’a fait précisément cet effet.
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Lego Batman : L’Héritage du Chevalier noir

Il y a, en chacun d’entre nous, un petit con qui sommeille. Le genre de gamin insupportable qui ne prend son pied que dans une seule circonstance : en détruisant d’un coup de pied la plus belle construction Lego amoureusement montée par ses petits camarades. Dans la vie, il faut combattre et contenir ce petit Kevin intérieur. Dans les jeux vidéo, il est possible de le laisser libre. Dans un jeu Lego, il est roi.
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007 First Light

S’il n’y avait plus de doute possible sur le savoir-faire d’IO Interactive en termes de level design, d’infiltration et de décoration intérieure pour ultra-riches depuis la trilogie Hitman, l’annonce d’un jeu James Bond développé par le studio danois avait potentiellement de quoi soulever quelques craintes. Étaient-ils vraiment capables d’écrire une histoire prenante, de réaliser de bonnes scènes d’action, ou de faire de Patrick Gibson le digne héritier de Daniel Craig ? Après 20 heures passées sur 007 First Light, j’ai le grand soulagement d’annoncer que la plupart de ces craintes se sont dissipées plus rapidement qu’un ennemi charismatique dans un nuage de capsules fumigènes.
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Hotel Architect

Je croyais avoir tout construit devant mon PC. Des pénitenciers, des aéroports, des hôpitaux, des usines, des villes du passé, du présent et du futur, des croiseurs spatiaux, des bases martiennes, des boutiques d'alchimie, des tavernes médiévales, des supermarchés, et j'en passe. Mais en démarrant Hotel Architect, je me suis rendu compte d'une chose étrange : je n'avais jamais construit d'hôtel.
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Industria 2

En ce moment, mon radar à jeux est cassé. Je deviens progressivement la boussole qui donne le sud à la rédaction, tant tous les jeux que je propose finissent par ressembler à de mauvaises blagues. J’avais bien aimé Industria, un petit FPS berlinois qui nous promettait Half-Life 2 au pays de la Stasi et qui finissait par ressembler à une visite guidée d'un Leroy Merlin désaffecté, mais avec une belle ambiance. Logiquement le 2 devrait être mieux, non ? Non ?
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Mina the Hollower

Les Américains de Yacht Club Games jouent très gros. Après plus de six ans à travailler sur leur nouveau projet d’envergure après leur Shovel Knight de 2014, Mina the Hollower n’a pas vraiment le luxe de se planter.
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Space Haven

Dans ce pays mystérieux qu'est la Finlande, la température peut parfois descendre à −35 °C. Imaginez donc comme il doit être difficile d'y développer des jeux vidéo. Par exemple, avec des moufles (que les Finlandais sont obligés de porter 24 heures sur 24), il est quasiment impossible de faire un Ctrl-C Ctrl-V au clavier pour copier-coller du code depuis Stack Overflow.
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inKONBINI

Sans trop me risquer à dénaturer l’idiome, le « ichi-go ichi-e » (一期一会) signifie « une fois, une occasion » : moi, je le comprends comme le fait de sentir l’importance des moindres moments, même ceux qui nous semblent les plus anodins. C’est ce que tente de toucher du doigt inKONBINI, avec ses rencontres au cœur de la nuit, entre deux paquets de nouilles déshydratées.
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Call of the Elder Gods

Il y a trois ans, les bougres d’Out of the Blue nous balançaient Call of the Sea, une gentille carte postale tropicale mâtinée de tentacules discrets et de méninges en surchauffe qui prouvait qu'on pouvait faire un bon « Call of ». Changement d'ambiance, mais pas de philosophie pour cette suite intitulée Call of the Elder Gods.
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Bubsy 4D

L’héritage de Bubsy en termes de plateforme 3D n’est pas… optimal. Et il me fallait au moins les Américains de Fabraz pour me donner envie de jouer à Bubsy 4D, le nouvel épisode que personne ne voulait.
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s&box

Le Garry’s Mod, c’est toute mon adolescence. Son incroyable moteur physique, ses possibilités de création infinies et ses serveurs roleplay à trois heures du matin. Je n’ai rien oublié. Alors quand on me vend s&box comme le successeur spirituel du GMod, j’ai des papillons dans le bas-ventre. Grave erreur.
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Directive 8020

Si j’aime vraiment beaucoup les standalone de Supermassive Games (Until Dawn, The Quarry), j’ai beaucoup plus de mal avec leur série « Dark Pictures Anthology », qui présente des épisodes un peu plus courts, des personnages auxquels on a tout juste le temps de s’attacher (ou au contraire, qu’on ne nous laisse pas assez le temps de détester) et des concepts prometteurs mais à peine effleurés. Directive 8020 est bel et bien un jeu Dark Pictures, mais c'est de loin celui qui ressemble le plus à un standalone.
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