Eh oui, c’est près d’un an après l’annonce initiale du titre que Saber Interactive nous fait part de cette nouvelle dans un billet de blog Steam qui s’accompagne d’un nouveau trailer toujours aussi bucolique (à tel point qu’un plan sur deux a dû être censuré). Au moins, si vous avez l’habitude de jouer dans le salon, vous savez à quoi vous en tenir.
On apprend d’ailleurs à cette occasion que le survival horror proposera, en plus de sa version de base, une édition deluxe dont le contenu sera révélé ultérieurement par le studio. En tout cas, si ce Hellraiser: Revival vous faisait de l’œil, vous savez à présent que moins de 4 mois vous en séparent. En attendant, n’hésitez pas à mettre le jeu en wishlist via sa page Steam.
Ça y est, le Steam Néo Fest de juin s’est lancé le 15 juin et s’achèvera le 22 juin. Comme d’habitude, on n’a pas pu tout tester, mais on essaye de vous donner nos impressions sur un maximum de démos qu’on a pu essayer. Et pour les autres, on compte sur vous pour avoir des retours !
Si vous êtes en phase terminale d’un cancer du bras droit et que vous n’avez plus que quelques heures à vivre, on vous conseille de jeter un œil à SPRAWL Zero pour le solo et à The Mound: Omen of Cthulhu pour la coop.
Suite du plutôt sympathique SPRAWL, un fast-FPS plus ou moins acrobatique, SPRAWL Zero avait été révélé en mars dernier. Il nous promettait des combats nerveux, ainsi qu’un gant gravitationnel pour varier un peu les situations. Le contrat semble rempli, avec une démo franchement viscérale et très agréable. Les combats sont courts et violents, les mouvements de base sont assez lents, mais le dash et le bullet time dynamisent le tout d’une très bonne manière. C’est excellent.
En mai dernier, on vous faisait part de nos inquiétudes sur The Mound: Omen of Cthulhu, un FPS horrifique coopératif avec des notions d’extraction shooter. Mais pour le Steam Néo Fest, on s’est lancés à la recherche d’icônes maudites à quatre pour tester tout ça. Et on doit dire qu’on a été très agréablement surpris : l’ambiance est finalement excellente, et la direction artistique très réussie. Les armes à feu (arquebuses, pistolets à un coup) ont un très bon feeling, mais malheureusement, les combats au corps-à-corps sont encore très brouillons. On ne sait pas trop quand on touche, les ennemis ont une portée énorme et difficile à gérer. Un peu étonnant pour un studio qui a développé les Zeno Clash. En plus, les armes s’abîment très vite, ce qui fait qu’on peut se retrouver à poil au bout d’un moment, ce qui est un peu frustrant. Mais comme le reste est franchement bon, on croise les doigts pour que les devs ajustent tout ça avant la sortie prévue pour le 15 juillet prochain.
The Mound: Omen of Cthulhu sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 15/07/2026
Avec son univers discopunk et son gameplay très bien réalisé, RetroSpace est un hommage franchement appuyé à System Shock 2. Au point qu’on est comme à la maison avec des couloirs à explorer peuplés de monstres, une clef à molette, des interfaces à pirater ou des audiologs à écouter. On a trouvé ça plutôt cool pendant la petite demi-heure qu’on y a passé. Si vous aimez les immersive sim, il y a de bonnes chances que vous appréciez. On a néanmoins eu un son de cloche différent sur le Discord de NoFrag : Ravenz estime que la direction artistique n’a pas d’âme, que les animations sont très rigides et que la difficulté est mal dosée. Dites-nous qui a raison en commentaires.
Alors qu’on n’était pas spécialement prédisposés à s’intéresser à Project P.I.T.T., la direction artistique rétro et le concept nébuleux nous ont fait installer sa démo. Et on a bien fait, car la mécanique est hypnotique. Le but du jeu est de mettre des canards en plastique dans un trou. En fonction du nombre que l’on met, on fait grimper une jauge de combos, permettant de gagner de l’argent pour débloquer de nouvelles possibilités de fabriquer ou transporter les canards jusqu’au trou. Une sorte de mélange entre un jeu incrémental à la Universal Paperclips et un walking simulator aux desseins plus ou moins sombres. Le sound design est travaillé pour récompenser chaque canard, pour aller jusqu’à une orgie de sons et d’effets visuels quand on parvient à en balancer un grand nombre d’un coup. En plus, c’est développé en solo par un Breton.
Project P.I.T.T. sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
On pensait SiN Reloaded perdu dans les limbes, mais en mars dernier, Nightdive Studios nous a surpris en annonçant une sortie pour cette année. Et voilà même une démo pour le Steam Néo Fest. À la rédac’, personne n’avait joué au jeu d’origine, mais on doit avouer que ce petit remaster est sympathique. Ok, visuellement, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais le feeling est vraiment bon. Du rétro-FPS comme on les aime, avec la qualité de vie habituelle de Nightdive.
Même si certains membres de l’équipe n’aiment pas les jeux d’horreur, on est tous d’accord pour dire que Divine Frequency est excellemment bien réalisé. Tournant sous GZDoom, il propose une aventure très oppressante, mais avec des armes au feeling exagérément violent. C’est un survival horror, donc il faudra compter ses munitions, et faire des allers-retours pour ouvrir des portes, trouver des clefs et tout le toutim. Il y a aussi un aspect RPG permettant d’obtenir certaines capacités et ainsi varier un peu le gameplay. Prévoyez un slip de rechange.
Divine Frequency sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
On ne l’avait pas vu passer lors de son annonce il y a quelques mois, Washington Prime est un rétro-FPS pur jus développé sous GZDoom. On n’a pas trop suivi le scénario, mais on se retrouve dans un grand immeuble et on défonce les gardes avec son pistolet, puis un MP5. C’est très difficile, et on y va plutôt en mode tactique qu’en bourrinant. Le feeling est très bon.
Washington Prime sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Clairement le jeu le plus original de la sélection, Dreadline Express est un walking sim narratif horrifique qui se déroule dans un train voguant dans un univers étrange. Mais c’est surtout sa mécanique de deck building pour gérer les conversations qui le font se démarquer. Ça, et la direction artistique PSOne un peu crado donnant une ambiance vraiment réussie. Une très bonne expérience. On notera en revanche l’utilisation de l’IA pour la traduction, qui n’est franchement pas heureuse dans l’interface, puisqu’on devra cliquer sur « C.V. » pour reprendre la partie ou sur « DOS » pour aller au menu précédent.
Dreadline Express sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
On ne pensait vraiment pas qu’on allait mettre Empulse dans les bonnes démos, mais au final, on n’a pas de réels reproches à lui faire du côté du gameplay. Ils voulaient faire un mix entre leur précédent jeu et Titanfall et ça semble cocher toutes les cases. C’est nerveux, très aérien et plutôt gratifiant. On voit qu’ils ont recyclé beaucoup d’éléments de Splitgate, ce qui est une rationalisation plutôt maligne, mais c’est probablement un point qui sera critiqué par quelques débiles. En revanche, la direction artistique est très pauvre : celle de Splitgate était mieux. Il y a sans doute de la marge pour faire en sorte que les robots soient sympas à jouer, mais globalement, le titre est correct. Cela suffira-t-il pour en faire un succès ? Réponse dans moins de deux semaines.
VHOLUME est un jeu de parkour dans un univers dystopique, réalisé par trois développeurs, dont Léonard Lemaître, l’un des deux frères de BABDDI et STRAFTAT. La démo propose une sorte de circuit à boucler le plus rapidement possible en glissant, en courant sur les murs et en sautant, et il y a un leaderboard pour vous remettre les pieds sur terre. Les mouvements sont très satisfaisants, et on peut aussi se balader un peu partout dans le niveau pour explorer et découvrir tout le panel de possibilité de notre personnage. C’est franchement cool.
Une sorte de mélange entre Portal et Viewfinder. Le jeu se base principalement sur des formes à faire apparaître pour les insérer dans la bonne silhouette, comme pour les jeux de bébés. Là, c’est évidemment un peu plus compliqué, mais veut-on vraiment voir ça pendant plusieurs heures ? Dans tous les cas, ça fonctionne bien et c’est plutôt bien réalisé.
THANKS, LIGHT. sur NoFrag // Steam // Date de sortie : septembre 2026
Clairement inspiré de King’s Field, la série de jeux antérieure à Dark Souls, Necrofane propose un dungeon crawler RPG aux graphismes rétro assez réussis. L’ambiance est sombre et fonctionne plutôt bien, mais les combats ne sont pas terribles. Ils manquent clairement de feedback, ce qui donne une impression globale mitigée. Mais comme il n’est pas prévu avant 2027, les devs vont avoir le temps d’améliorer ça. À noter qu’ils ont lancé une campagne Kickstarter il y a deux semaines, et qu’elle s’achève dans 14 jours. Pour l’instant, ils n’ont récolté que la moitié de la somme demandée.
C’est rapide et nerveux, mais on n’a pas réussi à mettre le doigt sur l’élément qui nous laisse un sentiment mitigé. Peut-être le manque de feeling ? Il n’est pas mauvais, mais pas mémorable.
Gunstoppable sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 05/08/2026
Un pur nanard dont chaque opus de la série est un peu moins merdique que le précédent. Fossilfuel 3 est dirigiste et fait un peu penser à un Resident Evil du pauvre avec une horreur un peu téléphonée, mais ce n’est pas si mal, au final. Ne vous attendez tout de même pas à grand-chose.
Fossilfuel 3 sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Time To Wake Up est décrit comme un thriller psychologique, mais il correspond plutôt à ce qu’on pourrait appeler un walking sim narratif. La mécanique principale, c’est de pouvoir basculer d’un clic de souris entre deux univers parallèles finalement assez proches, et ça marche plutôt bien. On navigue dans des environnements surréalistes et le thème est intéressant, mais on n’a pas spécialement accroché.
Time To Wake Up sur NoFrag // Steam // Date de sortie : Q3 2026
On avait déjà testé une démo de DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter il y a un moment, et on s’était dit que c’était mieux pour tout le monde qu’on n’en parle pas. Mais il y a quelques jours, les développeurs nous ont contactés pour se rappeler à nous, avec comme argument qu’on avait parlé de WRATH: Aeon of Ruin. Rien à voir. Mais vraiment rien du tout. DIESELDOME est un roguelite avec une direction artistique franchement ratée, et des ennemis qui se déplacent comme des robots vers vous. Les sensations sont vraiment pauvres, malgré un feeling correct de la mitrailleuse. On a vraiment l’impression de perdre notre temps, et les perks à débloquer ne donnent même pas de sentiment de progression, ce qui est quand même un comble pour ce genre de jeu.
DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Un jeu d’horreur assez classique qui n’est vraiment pas terrible. Ce n’est pas très joli, le level design renvoie 20 ans en arrière et il y a des jumpscares. Autant vous dire qu’on n’a pas trop aimé. C’est dommage, le gunfeel est OK et c’est exagérément sanglant au point de masquer une bonne partie de l’écran à chaque coup. Ah, et le FOV est un peu trop étroit.
GUTTED: Infested Crypts sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Pas de miracle, la démo n’est que la suite des playtests dont on a parlé au début du mois. Évidemment, c’est toujours nul, et comme par hasard, les développeurs n’ont pas fait de page dédiée pour la démo, afin d’éviter d’avoir des commentaires négatifs. Il suffit néanmoins de faire un tour sur la page des discussions pour voir quelques retours fleuris.
Les autres démos qu’on a mises là, parce qu’elles ne marchaient même pas :
Method of Entry, un jeu tactique à la SWAT 4, mais en 5v5 uniquement. On est restés bloqués dans le tuto, impossible de trouver la partie multi.
Protocol: Terminate, un jeu coop contre des robots nuls sans possibilité de régler les contrôles, ni la sensibilité bloquée sur cent millions. On n’a pas réussi à se retrouver dans le lobby malgré de très nombreuses tentatives.
BYD étudie la reprise d’une usine existante en Europe pour produire ses véhicules électriques et renforcer sa présence industrielle.
Le constructeur chinois BYD poursuit activement sa stratégie d’expansion sur le marché européen. Déjà engagé dans le lancement de sa première usine de production sur le continent, le spécialiste du véhicule électrique cherche désormais à implanter un second site industriel en Europe. Pour accélérer ce développement, le groupe privilégierait la reprise d’une usine existante plutôt que la construction d’une nouvelle installation.
Cette orientation a été confirmée par Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, lors du lancement européen de la Dolphin G à Berlin. Le constructeur automobile, devenu l’un des acteurs majeurs de la mobilité électrique mondiale, souhaite renforcer ses capacités de production locales afin d’accompagner la croissance rapide de ses ventes en Europe.
Selon la dirigeante, plusieurs pays du sud de l’Europe sont actuellement étudiés pour accueillir cette future unité d’assemblage. L’Espagne figure notamment parmi les candidats retenus par le groupe chinois, même si aucun calendrier précis concernant la décision finale n’a été communiqué.
Une stratégie industrielle tournée vers les usines existantes
Plutôt que de construire une nouvelle usine à partir de zéro, BYD privilégie l’acquisition ou la reprise d’un site industriel déjà opérationnel. Cette stratégie vise à réduire les délais de mise en production et à répondre plus rapidement aux besoins du marché européen du véhicule électrique.
Dans un contexte où la concurrence s’intensifie entre les constructeurs automobiles internationaux, la rapidité d’exécution devient un élément clé. Les délais liés à la création d’un nouveau complexe industriel peuvent s’étendre sur plusieurs années, alors que la demande pour les véhicules électriques continue d’évoluer rapidement.
Cette approche a également été soutenue par Alfredo Altavilla, conseiller principal de BYD en Europe. Selon lui, les futures exigences européennes concernant le contenu local des véhicules pourraient entrer en vigueur avant qu’une nouvelle usine construite sur un terrain vierge ne soit pleinement opérationnelle.
Dans cette optique, la reprise d’un site existant permettrait au constructeur d’adapter plus rapidement ses infrastructures industrielles aux normes européennes tout en accélérant le lancement de sa production locale. Une modernisation ou une rénovation de bâtiments déjà disponibles apparaît ainsi comme une solution plus efficace à court terme.
Une croissance commerciale spectaculaire sur le marché européen
L’intérêt croissant de BYD pour une production locale s’explique également par la forte progression de ses ventes sur le continent. Le constructeur enregistre actuellement une croissance particulièrement soutenue dans plusieurs marchés européens.
L’année dernière, les ventes de BYD en Europe ont bondi de 270 %, atteignant près de 188 000 véhicules. Cette dynamique s’est poursuivie au cours des premiers mois de l’année en cours puisque les immatriculations ont plus que doublé jusqu’au mois de mai, dépassant les 100 000 unités.
Cette progression confirme l’intérêt grandissant des consommateurs européens pour les véhicules électriques du constructeur chinois. Grâce à une gamme en constante expansion, BYD renforce progressivement sa visibilité sur un marché historiquement dominé par les marques européennes, japonaises et américaines.
La production locale représente également un avantage stratégique dans le contexte réglementaire actuel. Fabriquer des véhicules électriques directement en Europe permettrait au constructeur d’éviter les droits de douane appliqués par l’Union européenne sur les voitures électriques importées depuis la Chine. Cette évolution pourrait améliorer la compétitivité de ses modèles tout en optimisant sa chaîne logistique.
La Hongrie reste la priorité de BYD
Si le projet d’une deuxième usine européenne avance, la priorité immédiate du constructeur reste néanmoins le démarrage de son premier site de production sur le continent. Selon Stella Li, l’objectif principal consiste à lancer la production dans l’usine hongroise au cours du quatrième trimestre.
Cette échéance intervient environ un an plus tard que ce qui avait été initialement envisagé par le groupe. Malgré ce décalage, l’usine de Hongrie demeure un élément central de la stratégie européenne de BYD.
Parallèlement, le constructeur a décidé de mettre en attente son projet industriel en Turquie. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué concernant les raisons de cette suspension ou sur un éventuel calendrier de reprise.
L’environnement industriel européen pourrait toutefois offrir plusieurs opportunités au constructeur chinois. Depuis plusieurs années, l’industrie automobile du continent fait face à des capacités de production excédentaires, notamment en Europe occidentale où les coûts énergétiques et salariaux demeurent élevés.
Certaines infrastructures industrielles disposent ainsi de capacités sous-utilisées susceptibles d’intéresser des groupes étrangers en quête d’implantation rapide. Cette situation ouvre potentiellement la voie à des partenariats, des rachats ou des opérations de réindustrialisation qui permettraient à BYD d’accélérer son développement européen tout en limitant les investissements liés à la construction d’un nouveau site.
Avec une croissance commerciale soutenue, une stratégie industrielle ciblée et une volonté affirmée de produire localement, BYD confirme son ambition de devenir un acteur incontournable du marché automobile européen dans les années à venir.
Notre avis, par leblogauto.com
La stratégie de BYD illustre une volonté claire d’accélérer son implantation industrielle en Europe tout en réduisant les délais de mise en production. Le choix d’une usine existante apparaît cohérent dans un contexte où les exigences réglementaires et la croissance des ventes imposent une réaction rapide. L’augmentation significative des immatriculations du constructeur sur le continent renforce la pertinence de cette démarche. Reste désormais à connaître le pays retenu et la capacité de BYD à concrétiser rapidement ce second projet industriel européen.
Volkswagen estime que les véhiculesélectriques doivent convaincre par leurs avantages plutôt que par l’interdiction des moteurs thermiques.
La transition vers la mobilité électrique continue d’alimenter les débats au sein de l’industrie automobile européenne. Alors que de nombreuses discussions se concentrent sur les futures restrictions visant les moteurs thermiques, Volkswagen défend une approche différente. Pour le constructeur allemand, l’adoption des véhicules électriques doit avant tout reposer sur leurs qualités intrinsèques, leur performance technologique et leur attractivité auprès des automobilistes plutôt que sur des mesures d’interdiction.
Martin Sander, membre du conseil d’administration de Volkswagen en charge des ventes, du marketing et du service après-vente, a récemment exposé cette vision lors d’un entretien accordé à Auto Express. Selon lui, le développement de la mobilité électrique doit s’appuyer sur des arguments concrets capables de convaincre naturellement les consommateurs. L’objectif est de faire évoluer le marché automobile grâce à l’innovation, à l’amélioration de l’expérience utilisateur et à une infrastructure adaptée, plutôt qu’en imposant un changement par la réglementation seule.
Pour illustrer son propos, le dirigeant utilise une comparaison historique simple. Il rappelle que les chevaux n’ont jamais été interdits lorsque l’automobile s’est imposée comme principal moyen de transport. Les consommateurs ont progressivement adopté les voitures parce qu’elles offraient davantage de rapidité, de confort et de praticité. Selon Volkswagen, une évolution similaire pourrait se produire avec les véhicules électriques si les conditions nécessaires à leur adoption sont réunies.
Volkswagen mise sur les avantages du véhicule électrique
Pour le constructeur allemand, le succès des véhicules électriques dépend avant tout de leur capacité à répondre aux attentes des automobilistes. Martin Sander estime que plusieurs obstacles doivent encore être levés afin d’accélérer cette transition.
Parmi les principaux enjeux figurent le développement des infrastructures de recharge, la réduction des contraintes liées à l’utilisation quotidienne et une meilleure compréhension des bénéfices offerts par cette technologie. Volkswagen considère également que la question du coût de l’énergie joue un rôle essentiel dans la perception des véhicules électriques par les consommateurs.
Selon cette approche, une amélioration de l’environnement global de la mobilité électrique permettrait à un nombre croissant d’automobilistes d’effectuer la transition de manière volontaire. Le constructeur estime que la majorité du marché pourrait naturellement évoluer vers cette technologie si les avantages deviennent suffisamment évidents en matière de coût d’utilisation, de confort de conduite et de praticité.
Martin Sander considère également que la présence résiduelle de véhicules à moteur thermique après 2035 ne constituerait pas un problème majeur pour le marché. Selon lui, même si une petite proportion de clients continue de privilégier les motorisations à combustion, cela ne remettrait pas en cause la dynamique générale de l’électrification.
Une stratégie automobile fondée sur la diversité des motorisations
Contrairement à certaines marques qui concentrent désormais l’essentiel de leurs efforts sur l’électrique, Volkswagen maintient une stratégie plus diversifiée. Le constructeur prévoit de continuer à proposer plusieurs types de motorisations afin de répondre à des usages variés et à des attentes différentes selon les marchés.
La gamme du groupe comprendra ainsi des véhicules à moteur thermique, des hybrides légers, des hybrides complets, des hybrides rechargeables ainsi que des modèles 100 % électriques. Cette approche reflète la volonté du constructeur de conserver une certaine flexibilité face à l’évolution des réglementations et des préférences des consommateurs.
En Europe, cette stratégie revêt une importance particulière dans un contexte de durcissement progressif des normes environnementales. Les constructeurs devront réduire significativement les émissions de CO2 de leurs véhicules par rapport aux niveaux observés en 2021. Pour autant, les ventes de véhicules thermiques ne disparaîtront pas immédiatement du paysage automobile.
Volkswagen cherche donc à accompagner cette transformation en proposant une offre diversifiée capable de répondre aux différentes étapes de la transition énergétique.
Une gamme électrique appelée à se renforcer
La stratégie du constructeur ne repose toutefois pas uniquement sur le maintien des motorisations traditionnelles. Volkswagen poursuit parallèlement le développement de son portefeuille de véhicules électriques.
Parmi les projets déjà présentés figure notamment l’ID. Polo, un modèle électrique qui sera commercialisé aux côtés de la Polo à moteur thermique. Cette coexistence illustre la volonté de la marque de laisser aux consommateurs la liberté de choisir la technologie la plus adaptée à leurs besoins.
Le SUV électrique ID.4 doit également bénéficier d’une importante mise à jour. De son côté, l’ID.7, proposée en versions berline et break, semble déjà rencontrer un accueil favorable sur le marché européen.
En revanche, Volkswagen ne prévoit pas d’introduire rapidement en Europe des véhicules électriques équipés d’un prolongateur d’autonomie. Selon Martin Sander, cette technologie présente davantage d’intérêt sur le marché chinois que dans les pays européens, notamment en Allemagne.
Pour les acheteurs, plusieurs critères restent déterminants dans le choix d’un véhicule électrique. Le prix d’achat, la rapidité de recharge et le confort lors des longs trajets figurent parmi les éléments les plus importants. Volkswagen considère que l’adoption massive de la mobilité électrique dépendra largement de la capacité de l’industrie automobile à répondre efficacement à ces attentes.
Dans cette perspective, le constructeur privilégie une transition progressive fondée sur l’amélioration constante des technologies, de l’autonomie, de la performance énergétique et de l’expérience de conduite. Une stratégie qui vise à convaincre les automobilistes par la valeur ajoutée des véhicules électriques plutôt que par la disparition programmée des modèles thermiques.
Notre avis, par leblogauto.com
Volkswagen adopte une position pragmatique en estimant que le succès des véhicules électriques dépend avant tout de leur attractivité auprès des consommateurs. Le constructeur met l’accent sur des critères concrets tels que l’autonomie, le coût d’usage et la recharge plutôt que sur les seules contraintes réglementaires. Sa volonté de conserver une offre multi-énergies traduit également une certaine prudence face à l’évolution du marché. Cette stratégie pourrait lui permettre de s’adapter à des rythmes de transition différents selon les régions et les attentes des automobilistes.
General Motors envisage de privilégier les batteries LMR aux LFP pour ses futurs véhicules électriques afin d’améliorer autonomie et performance.
General Motors pourrait revoir en profondeur sa stratégie en matière de batteries pour véhicules électriques. Alors que de nombreux constructeurs automobiles misent sur la technologie lithium-fer-phosphate (LFP) afin de réduire les coûts de production et proposer des modèles électriques plus accessibles, le groupe américain envisage désormais de privilégier une autre chimie de batterie pour sa future gamme de véhicules.
Cette évolution stratégique a été évoquée par Kurt Kelty, responsable des technologies de batteries chez General Motors, lors d’un événement organisé à San Francisco. Selon lui, le constructeur de Detroit pourrait finalement abandonner ses projets liés aux batteries LFP pour ses futurs véhicules électriques et concentrer ses investissements sur une technologie reposant sur une chimie lithium-manganèse riche, connue sous l’acronyme LMR.
Cette orientation marque un changement important pour le constructeur, qui avait précédemment annoncé son intention de développer et produire des batteries LFP dans une usine exploitée conjointement dans le Tennessee à partir de la fin de l’année 2027.
Une nouvelle stratégie centrée sur la technologie LMR
D’après Kurt Kelty, la technologie LMR présente plusieurs avantages stratégiques pour General Motors. Le constructeur estime notamment que cette chimie pourrait être produite aux États-Unis à un coût similaire à celui des batteries LFP tout en offrant une densité énergétique supérieure.
Concrètement, les batteries LMR seraient capables de stocker davantage d’énergie à poids et dimensions équivalents. Cette caractéristique représente un enjeu majeur pour les constructeurs automobiles engagés dans la transition électrique. Une meilleure densité énergétique permet potentiellement d’améliorer l’autonomie des véhicules, un critère particulièrement surveillé par les consommateurs dans le segment des voitures électriques.
Le responsable des batteries de GM a même laissé entendre que les batteries LFP pourraient ne jamais intégrer le portefeuille de solutions destinées aux futurs modèles de la marque. Selon ses déclarations, la chimie LMR constitue désormais le principal axe de développement industriel du groupe pour les prochaines années.
L’usine du Tennessee commencera bien la production de cellules LFP dès ce mois-ci, mais celles-ci seront destinées aux systèmes de stockage d’énergie et non aux véhicules électriques commercialisés par le constructeur.
Une approche différente de celle des principaux concurrents
Si General Motors confirme ce choix technologique, il se distinguera de nombreux acteurs du marché mondial de l’automobile électrique. Depuis plusieurs années, les constructeurs chinois ont largement contribué à populariser les batteries LFP grâce à leur coût de fabrication plus faible et à leur réputation de robustesse.
Bien que leur densité énergétique soit généralement inférieure à celle des batteries riches en nickel, les batteries LFP sont souvent considérées comme plus sûres, plus durables et moins dépendantes de certains matériaux critiques. Ces caractéristiques ont favorisé leur adoption dans de nombreux véhicules électriques destinés au grand public.
Face au ralentissement de la demande de voitures électriques observé aux États-Unis, plusieurs constructeurs ont choisi d’intégrer cette technologie à leur offre afin de proposer des modèles plus compétitifs. Tesla, Rivian et Ford ont ainsi développé ou commercialisé des véhicules équipés de batteries LFP dans le but de réduire les coûts et d’élargir leur clientèle.
General Motors a, de son côté, lancé plus d’une douzaine de véhicules électriques sur le marché américain au cours des dernières années. Tous reposent sur une chimie de batterie riche en nickel, privilégiée pour ses performances énergétiques. Le récent lancement de la Chevrolet Bolt constitue toutefois une exception notable puisque ce modèle utilise des cellules LFP fournies par le fabricant chinois CATL.
Le défi du développement industriel
La technologie LMR n’est pas nouvelle chez General Motors. Le constructeur travaille sur cette chimie depuis plus de dix ans. Son concurrent Ford a également indiqué l’an dernier poursuivre des travaux similaires afin d’évaluer son intégration dans les futures générations de véhicules électriques.
Malgré les promesses de cette technologie, plusieurs défis restent à relever avant une adoption à grande échelle. Selon une analyse de S&P Global publiée l’année dernière, certaines difficultés techniques persistent, notamment concernant la dégradation progressive des performances des batteries au fil de leur utilisation.
Ces contraintes expliquent pourquoi une généralisation rapide des batteries LMR n’est pas encore envisagée dans l’industrie automobile. Les constructeurs poursuivent leurs recherches afin d’améliorer la fiabilité, la durabilité et les performances de cette technologie avant une production de masse.
General Motors avait annoncé en 2024 viser un démarrage de la production commerciale de cellules LMR dans une installation américaine à l’horizon 2028. Kurt Kelty n’a pas confirmé si cet objectif restait inchangé, mais il a indiqué que le programme de développement suivait actuellement le calendrier prévu.
Dans un secteur automobile en pleine mutation, où l’innovation technologique, l’optimisation des coûts et l’amélioration des performances jouent un rôle déterminant, la décision finale de General Motors concernant les batteries LFP et LMR pourrait influencer sa future gamme de véhicules électriques. Ce choix pourrait également illustrer une stratégie visant à privilégier l’autonomie, l’efficacité énergétique et les performances globales plutôt qu’une simple réduction des coûts de production.
Notre avis, par leblogauto.com
General Motors semble vouloir miser sur une technologie de batterie offrant une densité énergétique supérieure tout en maintenant un coût de production comparable aux batteries LFP. Cette stratégie s’inscrit dans une logique d’amélioration des performances et de l’autonomie des futurs véhicules électriques. Toutefois, la technologie LMR doit encore démontrer sa capacité à être produite à grande échelle sans difficultés techniques majeures. Le choix définitif du constructeur pourrait constituer un marqueur important de l’évolution du marché des batteries dans les années à venir.
BYD ambitionne de devenir le premier constructeur automobile mondial d’ici cinq ans malgré une baisse marquée de son action en Bourse.
Le constructeur automobile chinois BYD affiche de grandes ambitions pour les années à venir. Lors de l’assemblée générale annuelle organisée à son siège de Shenzhen le 9 juin, son président Wang Chuanfu a affirmé que l’entreprise avait pour objectif de devenir le premier constructeur automobile mondial d’ici cinq ans. Cette déclaration intervient dans un contexte délicat pour le groupe, confronté à un recul significatif de son cours de Bourse et à un ralentissement de sa dynamique commerciale sur son marché domestique.
Avec 4,6 millions de véhicules vendus en 2025, BYD s’est hissé à la sixième place du classement mondial des constructeurs automobiles. Toutefois, cette performance n’a pas suffi à rassurer les investisseurs. Sur les douze derniers mois, l’action du groupe a perdu plus de 45 % de sa valeur à Hong Kong, tandis que le titre coté à Shenzhen a reculé de 33 %. Cette baisse reflète notamment les inquiétudes liées à l’intensification de la concurrence sur le marché chinois des véhicules électrifiés.
Une ambition mondiale malgré les difficultés du marché chinois
Face à près de 1 000 actionnaires réunis pour l’occasion, Wang Chuanfu a détaillé sa vision pour l’avenir du constructeur. Selon lui, BYD dispose de plusieurs leviers de croissance qui lui permettront de poursuivre son expansion à l’échelle internationale. Le dirigeant a notamment mis en avant les progrès technologiques réalisés par l’entreprise dans les domaines des batteries et de la recharge rapide, des éléments devenus stratégiques dans l’industrie automobile moderne.
Le président de BYD a également insisté sur le potentiel de développement des marchés étrangers. Les exportations représentent désormais un axe majeur de la stratégie du groupe, alors que la croissance sur le marché chinois montre des signes d’essoufflement. L’objectif affiché est clair : renforcer la présence de la marque à l’international afin de soutenir les volumes de production et les ventes de véhicules.
Le 10 juin, BYD a confirmé les propos de son dirigeant concernant sa volonté de devenir le premier constructeur automobile mondial. En revanche, l’entreprise n’a pas apporté de précisions supplémentaires sur les autres sujets abordés lors de cette réunion avec les actionnaires.
La batterie Blade de deuxième génération au cœur de la stratégie
Au cours de son intervention, Wang Chuanfu a identifié la montée en cadence de la batterie Blade de deuxième génération comme l’un des principaux défis industriels de l’entreprise pour 2026. Selon les informations rapportées par le Shanghai Securities News et confirmées par un participant à la réunion, cette technologie constitue actuellement le principal goulot d’étranglement à la croissance du groupe.
Les batteries représentent un élément central de la compétitivité des constructeurs spécialisés dans la mobilité électrique. Pour BYD, l’augmentation des capacités de production de cette nouvelle génération de batteries apparaît comme un facteur déterminant pour accompagner l’expansion de sa gamme de véhicules et répondre à la demande future.
Cette stratégie s’inscrit dans une logique d’innovation continue, alors que les performances des batteries, l’autonomie des véhicules électriques et les solutions de recharge rapide demeurent des critères essentiels pour séduire les consommateurs sur les différents marchés automobiles mondiaux.
Un défi de taille face à Toyota
Malgré ses ambitions, BYD devra franchir plusieurs étapes avant de prétendre au statut de premier constructeur automobile mondial. Pour atteindre cet objectif, l’entreprise devra notamment dépasser Toyota Motor, qui a vendu plus de deux fois plus de véhicules que le groupe chinois en 2025.
Le contexte international pourrait néanmoins jouer en faveur de BYD. Selon les données de l’Association chinoise des voitures particulières, certains marchés étrangers ont enregistré une progression significative des constructeurs chinois en 2026. Des régions comme l’Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient voient ainsi la concurrence s’intensifier au détriment de certains acteurs historiques.
Les performances à l’exportation constituent d’ailleurs un point positif pour BYD. Entre janvier et mai, les exportations du constructeur ont progressé de 65 % par rapport à la même période de l’année précédente. Le Brésil, la Grande-Bretagne et l’Australie figurent parmi ses principaux marchés internationaux, bénéficiant de conditions commerciales jugées relativement favorables.
Toutefois, cette forte croissance à l’étranger n’a pas suffi à compenser le ralentissement observé sur le marché domestique. Sur la même période, les livraisons globales de véhicules ont reculé de plus de 20 %, illustrant les difficultés rencontrées par le groupe dans un environnement concurrentiel particulièrement intense.
Malgré ces défis, BYD continue d’afficher une stratégie offensive fondée sur l’innovation technologique, le développement industriel et l’expansion internationale. Reste à savoir si cette combinaison permettra au constructeur chinois de concrétiser son ambition de devenir, dans les cinq prochaines années, le leader mondial de l’industrie automobile.
Notre avis, par leblogauto.com
BYD affiche des objectifs particulièrement ambitieux en visant la première place mondiale d’ici cinq ans. Le constructeur peut s’appuyer sur une forte progression de ses exportations et sur des investissements technologiques importants, notamment autour de ses batteries. Néanmoins, le recul des livraisons globales et la forte baisse du cours de son action montrent que plusieurs défis demeurent. La capacité du groupe à retrouver une dynamique solide sur son marché domestique sera probablement déterminante pour atteindre cet objectif.
Chaque nouveau contenu ajouté à VOIN depuis le début de l’accès anticipé semble ravir les joueurs de l’excellent hack and slash. Quand on lit le billet de blog Steam dédié à la mise à jour Inferno, il y a donc de quoi faire monter la hype. Après la foudre et le blizzard, le dev solo Nikita Sozidar nous invite maintenant à affronter un déluge de flammes au cours du Conservatoire aux mille noms, nouveau donjon immense au cœur duquel se trouve Ramzedram, un boss épique.
À cela s’ajoutent également diverses nouveautés, dont la possibilité d’affronter des nuées – gigantesques groupes d’ennemis, environ dix fois plus nombreux que ce que pouvait proposer le jeu jusque-là – sans avoir à subir d’impact de performance. Certains objets inédits ou équilibrages débarquant à l’occasion d’Inferno proviennent d’ailleurs tout droit des suggestions de la communauté, justifiant un early access porté avant tout par les joueurs.
VOIN continue donc de se rapprocher de sa version finale. Et, si celle-ci n’est pas loin, selon le développeur du titre, les plus belles surprises sont encore à venir d’ici-là. En attendant, si vous n’avez jamais touché au jeu, il est actuellement à -35 %, c’est à dire à moins de 13 € sur Steam. Dans l’éventualité ou vous n’auriez pas encore le cœur à vous lancer dans l’aventure, vous pouvez simplement l’ajouter à votre wishlist, mais notez que le prix pourrait monter d’ici la sortie officielle.
Le FPS d’infiltration a récemment fait son apparition sur Steam dans le plus grand calme médiatique, témoignant d’un budget marketing proportionnel à la taille de l’équipe derrière le projet. Il s’agit en effet du travail d’un seul développeur, qui ne cache d’ailleurs pas ses inspirations pour la série Thiefou encore Dark Souls. The Citadel Project – un titre que l’on espère provisoire – promet donc une aventure qui donnera la part belle à la furtivité au cours de l’exploration d’une mégastructure regorgeant de dangers et de secrets, le tout dans un univers de dark fantasy teinté d’horreur.
Si le jeu n’a ni l’ambition ni la prétention de réinventer la roue au sein de son genre, le développeur met en avant une gestion poussée de la lumière, et en fait un élément central de l’expérience. À la manière de certains titres Thief, ou encore du plus récent Thick as Thieves, certaines mécaniques de gameplay tourneront donc autour de la recherche de l’obscurité, qui rendra la détection du personnage joueur par les ennemis bien plus difficile. Une feature qui peut renforcer le réalisme et s’avérer intéressante si intelligemment exploitable pendant les phases d’infiltration.
Concernant l’avancement du développement, une prise de parole récente sur Reddit indique que la plupart des fonctionnalités du jeu sont déjà prêtes. Le dev a créé un studio, Reliquary Software, et recherche actuellement un éditeur, affirmant que plusieurs se sont montrés intéressés. Il n’y a donc plus qu’à croiser les doigts pour que la suite de la production se déroule comme prévu. En attendant les prochaines nouvelles de The Citadel Project, vous pouvez toujours jeter un œil à la page Steam du titre et l’ajouter à votre liste de souhaits s’il vous donne envie.
Nissan, Gelion et Oxford développent des batteries lithium-soufre sans nickel ni cobalt pour réduire coûts et améliorer performance des VE.
La transition vers des batteries de nouvelle génération pour véhicules électriques franchit une étape importante avec le lancement du projet CoRe-SoLiS, porté par Nissan, la startup britannique Gelion et l’Université d’University of Oxford. Ce programme de recherche de trois ans vise à développer des batteries à l’état solide lithium-soufre, une technologie destinée à réduire la dépendance aux métaux critiques comme le nickel et le cobalt, tout en améliorant les performances globales des batteries pour véhicules électriques. Doté d’un budget d’environ 3,4 millions de livres sterling, le projet doit débuter en juin 2026 et s’inscrit dans une course mondiale à l’innovation dans les systèmes de stockage d’énergie.
Une chimie de batterie repensée autour du soufre
Le cœur du projet CoRe-SoLiS repose sur un changement fondamental de chimie : remplacer le nickel et le cobalt, largement utilisés dans les batteries lithium-ion actuelles, par du soufre. Ce choix s’inscrit dans une logique de réduction des coûts et de sécurisation des approvisionnements en matériaux critiques, tout en visant une amélioration des performances énergétiques.
Gelion apporte sa technologie de cathode NES basée sur le soufre nano-encapsulé, conçue pour optimiser la stabilité et la densité énergétique. De son côté, Nissan apporte son expertise dans les batteries à l’état solide, un domaine dans lequel le constructeur japonais investit depuis plusieurs années. L’université d’Oxford se concentre sur les matériaux d’anode avancés ainsi que sur l’ingénierie des cellules, contribuant à la conception globale du système.
L’objectif affiché est la création d’une batterie lithium-soufre à haute énergie et haute puissance, capable d’offrir une meilleure sécurité, un coût réduit et une durabilité accrue par rapport aux chimies actuelles utilisées dans l’automobile électrique. Cette approche pourrait représenter une alternative crédible aux batteries lithium-ion dominées aujourd’hui par les chaînes d’approvisionnement asiatiques.
Un financement public et une stratégie industrielle structurée
Le financement du projet s’élève à environ 3,4 millions de livres sterling, dont une part importante provient de l’agence britannique Innovate UK dans le cadre de son programme de soutien à l’innovation dans les batteries. Sur ce montant, 2,4 millions de livres sont issus de subventions publiques, dont 1,6 million directement attribués à la filiale britannique de Gelion.
Cette structuration financière illustre la volonté du Royaume-Uni de renforcer sa souveraineté technologique dans le domaine des batteries pour véhicules électriques. Selon des analyses financières citées dans le cadre du projet, l’objectif est de développer des matériaux capables de rivaliser en coût avec ceux produits actuellement en Chine, tout en garantissant une chaîne de valeur plus résiliente.
Dans ce contexte, Nissan s’appuie également sur d’autres initiatives industrielles. Le constructeur a lancé une ligne pilote de batteries entièrement à l’état solide dans son usine de Yokohama en janvier 2025 et collabore avec LiCAP Technologies pour développer un procédé d’électrode sèche visant à réduire les coûts de production. Cette stratégie s’inscrit dans une feuille de route plus large qui prévoit l’introduction d’un premier véhicule électrique équipé de batteries à l’état solide développées en interne à l’horizon de l’exercice fiscal 2028.
Vers une nouvelle génération de batteries pour véhicules électriques
Le projet CoRe-SoLiS s’inscrit également dans le programme industriel EV36Zero, développé autour du pôle de production de Sunderland. Il vise à intégrer les avancées technologiques dans une chaîne de production européenne plus compétitive dans le domaine des véhicules électriques.
À terme, les batteries lithium-soufre pourraient offrir plusieurs avantages clés pour l’automobile électrique : une autonomie accrue, des temps de recharge réduits et une moindre dépendance aux métaux coûteux comme le nickel et le cobalt. Ces caractéristiques répondent directement aux attentes du marché en matière de performance, de coût et de durabilité.
Cependant, malgré ces perspectives, le passage à une production de masse reste lointain. La concurrence internationale est déjà engagée, notamment en Chine où des constructeurs comme BYD testent également des batteries à l’état solide avec une montée en puissance progressive attendue vers 2030. Le développement des batteries lithium-soufre reste donc une course technologique encore ouverte, où la validation industrielle sera déterminante pour l’avenir de la mobilité électrique.
Notre avis, par leblogauto.com
Le projet CoRe-SoLiS illustre une stratégie de diversification technologique visant à réduire la dépendance aux matériaux critiques comme le nickel et le cobalt. L’approche lithium-soufre apparaît comme une piste crédible pour améliorer les performances et réduire les coûts des batteries. L’implication conjointe de Nissan, Gelion et Oxford renforce la dimension collaborative entre industrie et recherche académique. Toutefois, la maturité industrielle reste encore éloignée, face à une concurrence internationale déjà engagée sur les batteries à état solide.
Denza ouvre à Hambourg son premier showroom en Allemagne avec Z9GT et D9 et vise une expansion rapide du réseau premium.
La marque premium du constructeur chinois BYD accélère son implantation en Europe avec le lancement de Denza sur le marché allemand. Le premier showroom autonome de la marque a ouvert ses portes à Hambourg, dans le centre-ville, sur Grosser Burstah. Cet espace d’environ 280 mètres carrés marque une étape stratégique dans la montée en gamme du groupe chinois, qui cherche à s’imposer sur le segment automobile premium européen dominé historiquement par les constructeurs allemands.
Un showroom premium au cœur de Hambourg
L’ouverture de ce showroom indépendant à Hambourg illustre une approche directe du marché allemand par Denza. Plutôt que de s’appuyer exclusivement sur le réseau de distribution de BYD, la marque choisit de développer des espaces dédiés à son identité premium. L’objectif est de proposer une expérience client plus immersive, centrée sur la découverte des modèles et la prise de rendez-vous pour des essais.
Avec ses 280 mètres carrés, le site est conçu comme une vitrine de la stratégie de montée en gamme du constructeur chinois. Il s’inscrit dans une logique de personnalisation de l’expérience client et de valorisation de l’image de marque, des éléments essentiels dans le segment automobile premium où le design, le confort et la perception de luxe jouent un rôle déterminant.
Z9GT et D9 : deux modèles pour incarner le positionnement haut de gamme
Pour son lancement en Allemagne, Denza expose deux modèles phares. Le premier est le Grand Tourer Denza Z9GT, un modèle orienté performance et prestige. Dans sa version la plus puissante, il affiche jusqu’à 1 156 chevaux, illustrant une approche centrée sur la performance automobile et les capacités dynamiques élevées, caractéristiques souvent associées aux véhicules sportifs premium.
Le second modèle présenté est le Denza D9, un grand monospace haut de gamme destiné à une clientèle familiale ou exécutive. Ce véhicule met l’accent sur l’espace intérieur, le confort et l’usage professionnel ou familial, dans une logique de polyvalence et de luxe fonctionnel. L’association de ces deux modèles permet à Denza de couvrir un spectre large du segment premium, allant du véhicule de prestige orienté performance à l’automobile de luxe orientée confort et habitabilité.
Cette stratégie produit repose sur une montée en gamme assumée, où la technologie, la puissance et la qualité perçue sont mises en avant pour concurrencer les acteurs historiques du marché européen.
Une expansion rapide du réseau en Allemagne et en Europe
Denza ne compte pas s’arrêter à cette première implantation à Hambourg. Le constructeur prévoit déjà l’ouverture de nouveaux points de vente en Allemagne, notamment à Cologne et Francfort. L’objectif affiché est ambitieux : atteindre environ 40 points de vente et au moins 80 points de service dans le pays d’ici fin 2026.
Cette expansion rapide s’inscrit dans une stratégie européenne plus large visant à structurer une présence solide sur le marché premium. À l’horizon 2027, la gamme Denza en Allemagne devrait s’étendre à huit modèles, incluant des crossovers ainsi qu’un modèle de voiture de sport. Cette diversification produit reflète une volonté de répondre à différents segments du marché automobile haut de gamme, en combinant design, innovation technologique et performance.
Dans un contexte de concurrence intense sur le marché européen du véhicule premium, cette offensive de Denza illustre la montée en puissance des constructeurs chinois dans des segments autrefois dominés par les marques allemandes traditionnelles. Le développement d’un réseau structuré et d’une gamme étendue constitue un levier essentiel pour s’imposer durablement dans cet environnement concurrentiel.
Notre avis, par leblogauto.com
L’ouverture du premier showroom Denza à Hambourg marque une étape symbolique dans la stratégie premium de BYD en Europe. La mise en avant d’un espace dédié traduit une volonté de construire une image de marque distincte sur le segment haut de gamme. L’association d’un modèle très puissant comme le Z9GT et d’un véhicule familial comme le D9 permet de couvrir plusieurs usages du marché premium. L’ambition d’un réseau étendu en Allemagne confirme une stratégie d’implantation rapide et structurée sur le marché européen.
La Chine impose en 2026 des normes strictes aux EREV avec exigences de performance, durabilité et compatibilité renforcées.
Pékin durcit considérablement le cadre réglementaire des véhicules électriques à autonomie prolongée, appelés EREV (Extended Range Electric Vehicles), avec l’introduction de la norme industrielle QC/T 1086-2026, qui entrera en vigueur en novembre 2026. Cette évolution marque un changement structurel important dans l’approche chinoise de l’hybridation, en remplaçant un cadre datant de 2017 par des exigences techniques précises, mesurables et orientées vers la performance, la durabilité et la compatibilité électromagnétique. Dans un marché automobile en forte expansion, cette réforme vise à encadrer plus strictement un segment devenu stratégique pour les constructeurs locaux.
Un encadrement technique beaucoup plus strict des EREV
Les véhicules électriques à prolongateur d’autonomie reposent sur une architecture spécifique : les roues sont entraînées uniquement par un moteur électrique, tandis qu’un moteur thermique sert exclusivement de générateur pour recharger la batterie. Ce principe hybride, longtemps considéré comme une solution de transition entre thermique et électrique pur, entre désormais dans une phase de maturité industrielle en Chine.
La nouvelle réglementation introduit des seuils techniques précis afin d’améliorer la fiabilité et la cohérence des systèmes. Pour les groupes motopropulseurs d’une puissance nominale allant jusqu’à 50 kW, l’écart de contrôle de puissance du générateur ne devra pas dépasser ±1,5 kW. Pour les systèmes plus puissants, la tolérance est limitée à ±3 %. Ces exigences traduisent une volonté d’améliorer la précision énergétique des véhicules et de réduire les écarts de fonctionnement entre conditions réelles et théoriques.
En parallèle, les exigences liées à la compatibilité électromagnétique, au bruit et aux vibrations sont également renforcées. Ces critères, essentiels pour le confort de conduite et la qualité perçue, deviennent des indicateurs réglementés plutôt que de simples standards de conception. Cette évolution s’inscrit dans une logique d’amélioration globale de la qualité des véhicules électrifiés produits sur le marché chinois.
Durabilité renforcée et tests de résistance prolongés
La nouvelle norme consacre également un volet important à la durabilité des systèmes EREV. Les constructeurs devront désormais se conformer à des tests de résistance particulièrement exigeants, incluant une simulation de fonctionnement sur 750 heures en charge variable ainsi que 100 000 cycles de démarrage et d’arrêt du générateur thermique.
Ces essais ont pour objectif de reproduire des conditions de conduite réalistes sur une distance estimée d’environ 300 000 kilomètres. Cela inclut notamment des usages urbains intensifs, où le moteur thermique est sollicité de manière intermittente pour recharger la batterie. Ce type de fonctionnement, caractéristique des EREV, impose des contraintes mécaniques et thermiques importantes que la nouvelle réglementation cherche à encadrer plus rigoureusement.
La norme prend également en compte les architectures les plus récentes, dans lesquelles les fonctions de génération et de traction peuvent être intégrées au sein d’un même système de transmission. Cette évolution technique reflète la montée en sophistication des groupes motopropulseurs hybrides sur le marché chinois, où l’optimisation de l’efficacité énergétique devient un enjeu central.
Un marché en forte croissance porté par les constructeurs chinois
Cette évolution réglementaire intervient dans un contexte de forte expansion du segment EREV en Chine. En 2024, les ventes ont dépassé le million d’unités, et les projections pour 2025 indiquent un volume supérieur à 1,2 million de véhicules. Ce dynamisme confirme l’importance croissante de cette technologie dans le paysage automobile national, entre véhicules hybrides rechargeables et modèles 100 % électriques.
Plusieurs constructeurs chinois occupent une place importante dans ce segment, notamment Li Auto, Leapmotor, Deepal, Seres, Zeekr, IM Motors et HIMA. Ces acteurs contribuent à structurer un marché en pleine transformation, où les EREV passent progressivement d’une solution de compromis à une catégorie technologique à part entière.
Dans ce contexte, le durcissement des normes apparaît comme une étape logique de la stratégie industrielle chinoise. En imposant des critères de performance et de durabilité plus élevés, Pékin cherche à consolider la qualité des véhicules produits et à soutenir l’évolution d’un segment devenu un pilier de la transition énergétique automobile.
Notre avis, par leblogauto.com
Le renforcement de la norme QC/T 1086-2026 traduit une volonté claire de professionnaliser le segment des EREV en Chine. Les exigences techniques plus précises sur la gestion de puissance et la durabilité devraient favoriser les constructeurs les plus avancés technologiquement. Cette évolution confirme également le rôle central des hybrides à prolongateur d’autonomie dans la transition vers l’électrification. À moyen terme, ce cadre plus strict pourrait accélérer la consolidation du marché autour d’acteurs capables de maîtriser des architectures complexes et robustes.
Volkswagen améliore Travel Assist 3.0 avec fusion de capteurs, données de flotte et conduite assistée plus fluide et humaine.
Volkswagen poursuit le développement de ses systèmes d’aide à la conduite avec Travel Assist 3.0, une évolution majeure actuellement testée sur les modèles Volkswagen Tayron et Volkswagen ID.4 à travers l’Europe. L’objectif du constructeur n’est pas de proposer une conduite autonome spectaculaire ou un « autopilote » entièrement automatisé, mais d’affiner un système d’assistance au conducteur de niveau 2 selon la classification SAE. Cette nouvelle génération mise sur une conduite plus fluide, plus naturelle et davantage inspirée des comportements humains, tout en restant sous le contrôle permanent du conducteur.
Une assistance de niveau 2 centrée sur la responsabilité du conducteur
Le Travel Assist 3.0 s’inscrit dans la continuité des aides à la conduite déjà proposées par Volkswagen, mais avec une approche plus sophistiquée de la gestion des situations routières. Le système prend en charge la direction, le freinage, l’accélération et le maintien dans la voie, tout en adaptant la vitesse en fonction du trafic et des conditions de circulation. Il peut également assister lors des changements de voie, mais le conducteur doit impérativement garder les mains sur le volant et rester attentif à la route.
Volkswagen insiste sur le maintien d’un cadre de niveau 2 SAE afin d’éviter les implications juridiques et techniques liées au niveau 3, où la responsabilité de la conduite peut être partiellement transférée au constructeur. Cette approche prudente s’inscrit dans une logique de perfectionnement progressif des systèmes d’aide à la conduite, sans rupture brutale avec les exigences actuelles de sécurité routière. L’enjeu est de renforcer la confiance dans les technologies embarquées tout en conservant une maîtrise humaine constante.
Fusion des capteurs et intelligence de conduite
La principale évolution du Travel Assist 3.0 réside dans la manière dont les données issues des différents capteurs sont exploitées et combinées. Volkswagen utilise une logique appelée « Fusion Master » qui croise les informations provenant des caméras, des radars et des systèmes de navigation. Cette fusion permet au véhicule d’anticiper les situations de conduite avec davantage de précision et de fluidité.
Si les conditions météorologiques perturbent la visibilité des caméras, par exemple en cas de brouillard ou d’éblouissement, le système s’appuie davantage sur les radars pour détecter les véhicules environnants. À l’inverse, les données cartographiques permettent d’anticiper les limitations de vitesse, les virages ou les zones de ralentissement, avant même que les panneaux ne soient visibles. Le véhicule peut ainsi adapter son comportement en amont, réduisant progressivement sa vitesse ou ajustant sa trajectoire sans à-coups.
En conduite réelle, cela se traduit par un comportement plus proche de celui d’un conducteur expérimenté : accélérations progressives, décélérations anticipées et gestion douce des intersections. En milieu urbain, le système est capable de s’arrêter à une ligne de stop, de ralentir progressivement à l’approche d’un feu rouge et de redémarrer de manière fluide, sans réactions brusques.
Données de flotte et apprentissage collectif des véhicules électriques
Sur les modèles électriques reposant sur la plateforme MEB, Volkswagen ajoute une dimension supplémentaire avec l’exploitation de données de flotte anonymisées, parfois décrites comme des « données de ruche ». Les véhicules collectent des informations sur les trajectoires, les panneaux de signalisation, les marquages au sol et les vitesses réellement observées en circulation. Ces données sont ensuite agrégées pour améliorer la compréhension globale des situations routières.
Ce système permet, par exemple, d’adapter le comportement du véhicule à des conditions locales spécifiques. Si une zone limitée à 30 km/h impose en réalité une vitesse moyenne beaucoup plus faible en raison d’un ralentisseur, le système apprend ce comportement et ajuste ses réactions. De même, lorsque les marquages au sol sont dégradés ou peu visibles, la voiture peut s’appuyer sur les trajectoires des autres véhicules pour maintenir une conduite cohérente.
Cette approche illustre une stratégie centrée sur l’amélioration progressive des systèmes d’aide à la conduite plutôt que sur une promesse immédiate d’autonomie totale. Volkswagen cherche ainsi à développer une assistance capable de s’adapter à des environnements variés tout en réduisant les interventions brusques et les comportements imprévisibles.
Une conduite plus fluide, sans rupture avec le conducteur
Travel Assist 3.0 n’a pas pour objectif de transformer immédiatement la voiture en véhicule autonome, mais de rendre la conduite plus prévisible, plus confortable et moins fatigante. Sur autoroute, le système peut assister les changements de voie en vérifiant automatiquement les conditions de sécurité dès l’activation du clignotant, avec un seuil de fonctionnement abaissé pour une utilisation dans des conditions de trafic plus dense.
L’ambition globale est de réduire les situations de stress et d’optimiser les phases de conduite monotones ou complexes. En privilégiant une logique d’assistance progressive, Volkswagen cherche à proposer une technologie discrète, intégrée et inspirée des comportements humains, plutôt qu’un système intrusif ou trop démonstratif. L’enjeu est d’améliorer la sécurité et le confort sans rompre le lien entre le conducteur et la maîtrise du véhicule.
Notre avis, par leblogauto.com
Volkswagen adopte une approche prudente mais cohérente avec les contraintes actuelles de la conduite assistée de niveau 2. L’intégration de la fusion de capteurs et des données de flotte permet une amélioration tangible de la fluidité et de l’anticipation. Le choix de rester en dessous du niveau 3 évite les enjeux juridiques tout en conservant un cadre clair pour le conducteur. Cette évolution s’inscrit dans une logique d’amélioration progressive plutôt que de rupture technologique.
Hamilton remporte sa première victoire pour Ferrari, tandis que le leader du championnat, KimiAntonelli a abandonné en fin de course.
Retour en grande forme
Une démonstration de stratégie magistrale a permis à Lewis Hamilton de remporter sa première victoire pour Ferrari au Grand Prix de Barcelone, tandis que le leader du championnat de Formule 1, Kimi Antonelli, a abandonné en fin de course. La Scuderia a finalement mis fin au début de saison parfait des Flèches d’Argent en 2026, en remportant la victoire lors de la septième manche, sa première depuis le succès de Carlos Sainz au Grand Prix du Mexique en octobre 2024.
Lewis Hamilton a eu, certes, un peu de réussite avec une Virtual Safety Car survenant au moment idéal, ce qui lui a permis d’effectuer un deuxième changement de pneus sans perdre trop de temps et de ressortir devant les Mercedes pour le sprint final. Néanmoins, Ferrari a maîtrisé sur cette course tous les aspects, qui lui faisaient défaut souvent par le passé, comme la stratégie et les arrêts aux stands.
De plus, sur le circuit de Barcelone, considéré comme une référence et un juge de paix du niveau des monoplaces, la SF-26 a montré tout son potentiel. Le rythme affiché et la tenue des gommes ont apporté encore une fois la démonstration des qualités du châssis. Et si l’on ajoute à cela les éventuels bénéfices à venir de l’ADUO, qui devraient largement profiter au moteur Ferrari pour ses « upgrades », Ferrari peut nourrir de sérieux espoirs pour défier Mercedes.
Stratégie parfaite et coup de pouce
Des stratégies différentes se sont manifestées dès le départ : Mercedes a opté pour les pneus médiums, plus favorables, contrairement à Hamilton qui a choisi les pneus tendres. Cela n’a donc pas tardé à se manifester dans des conditions de 30°C, Russell tenant bon au départ de la course avant de prendre trois secondes d’avance sur Hamilton lors des 10 premiers tours relativement statiques.
Charles Leclerc est passé de la 10e à la 6e place avec des pneus médiums, avant de mettre la pression sur Max Verstappen, en difficulté avec des pneus tendres. Hamilton et Verstappen sont rentrés aux stands pour chausser respectivement des pneus durs et médiums assez rapidement, dès le 12e tour. Russell les a imités au tour suivant, bien qu’à contrecœur. Le pilote Mercedes craignait d’être « overcuté » par Antonelli, mais ce dernier n’est resté en piste que deux tours supplémentaires avant de chausser les pneus durs, repartant en troisième position.
Ferrari a fait rentrer aux stands Hamilton pour chausser des pneus médiums au 28e tour, après avoir eu du mal à se rapprocher de Russell lors d’un deuxième relais. Le septuple champion du monde est reparti en septième position, prenant rapidement la sixième place à Oscar Piastri, avant de prendre la cinquième place au 30e tour quand Verstappen stoppait à son tour. Leclerc jouait le jeu d’équipe et laissait facilement passer Hamilton pour la quatrième place au 32e tour.
Fin de série pour Antonelli
Tout s’est joué lorsque Mercedes a fait rentrer les deux pilotes aux stands pour des pneus durs au 38e tour, laissant Russell et Antonelli respectivement à 16 et 17 secondes du pilote Ferrari. C’est alors qu’une Virtual Safety car a été déployée, à la suite de la panne subie par Fernando Alonso. La VSC a offert à Hamilton une occasion opportune de s’arrêter aux stands pour chausser des pneus durs et de reprendre la piste deux secondes devant Russell juste au moment où la voiture de sécurité virtuelle prenait fin. « Super boulot les gars », a réagi un Hamilton enthousiaste, avant d’accroître progressivement son avance lors d’une dernière étape maîtrisée, Mercedes n’ayant aucune réponse au rythme de la Ferrari.
Les pilotes Mercedes, Kimi Antonelli et George Russell, se sont livrés une nouvelle fois à une joute assez tendue. L’italien en est sorti vainqueur, mais a dû abandonner peu après sur une défaillance de son moteur. Il a offert ainsi la deuxième place à son coéquipier George Russell, qui n’en demandait pas tant et se refait un peu, après deux résultats “blancs” au Canada et à Monaco. L’abandon d’Antonelli a donc permis à Lando Norris de compléter le podium.
Hamilton, nouvelle menace pour Antonelli ?
Pour Lewis Hamilton, c’est donc une 106e victoire ! Celle-ci a bien entendu une saveur toute particulière. C’est la 1ère avec Ferrari, la 3ème dans un top team après McLaren et Mercedes. C’est aussi la 250e d’un moteur Ferrari (oui, la Scuderia en a rapporté 249, mais celle de Vettel en 2008 à Monza était sur une Toro Rosso – Ferrari). Ce succès en Espagne est aussi symbolique, car, trente ans plus tôt, Michael Schumacher remportait aussi sa 1ère victoire en rouge à Barcelone, sous des trombes d’eau. Au passage, Hamilton empoche aussi le meilleur tour, son 69e en carrière, ce qui le rapproche à 8 unités du record du Kaiser.
Il est encore tôt pour savoir si Ferrari est en mesure de titiller Mercedes à chaque course et donc de revenir dans la lutte pour le titre. Quoi qu’’il en soit, Hamilton est métamorphosé. Sa joie et son émotion, dans la voiture juste après la ligne d’arrivée, comme ensuite sur le podium, étaient palpables.
Leclerc dans le doute
2025 semble bien loin ! La SF-26 est plus à son goût, mais son changement d’ingénieur a été visiblement très bénéfique. En quelques courses, l’anglais a totalement renversé le rapport de force avec Charles Leclerc, qui est accablé par des ennuis techniques mais enchaîne aussi les erreurs et les performances médiocres depuis quelques grands prix.
Après une course terne au Canada, le monégasque a fini dans le mur à Monaco, puis une nouvelle fois lors des qualifications de Barcelone, avant d’abandonner sur panne de la direction assistée. Attention, l’anglais a pris un ascendant psychologique et l’on sait que Lewis Hamilton, quand toutes les conditions sont réunies, devient un rouleau compresseur.
Championnats
Kimi Antonelli reste un solide leader avec 156 points, mais Hamilton fait un beau rapproché à 115 points. George Russell est en embuscade avec 106 points, tandis que Leclerc (75) et Norris (73) sont désormais distancés.
Pierre Gasly, une nouvelle fois dans les points avec la 7e place, est 8e du championnat. Il compte 41 points, à 14 unités seulement de Max Verstappen !
Du côté des constructeurs, Mercedes reste solidement installé en tête, avec 262 points, contre 190 pour Ferrari et 141 pour McLaren.
De la berline de luxe à l’hypercar d’endurance en passant par les paddocks de Formule 1, Cadillac mène en 2026 une stratégie tous azimuts. Jamais la marque premium de General Motors n’avait autant misé sur la compétition pour asseoir son image mondiale. Tour d’horizon avec Jean-Pierre Diernaz, CMO Cadillac.
Une gamme routière en pleine mutation
Cadillac traverse en 2026 une phase charnière. La marque maintient une offre diversifiée entre berlines de prestige et SUV électriques, tout en préparant le renouvellement de ses modèles phares.
Du côté des berlines, le CT4 et le CT5 restent les piliers de la gamme, auxquels s’ajoutent les déclinaisons V-Series Blackwing, des versions haute performance capables de rivaliser avec les meilleures européennes à moindre coût. Le CT4 débute à 35 600 dollars avec un quatre-cylindres turbo de 237 chevaux, tandis que le CT5 propose dès l’origine un moteur turbo 2,0 litres et une variante CT5-V de 360 chevaux, avec un écran incurvé de 33 pouces dans l’habitacle.
Côté SUV, Cadillac accélère sa transition vers l’électrique. L’Escalade IQ, bâtie sur la plateforme Ultium de GM, revendique jusqu’à 465 miles d’autonomie pour le modèle standard et 460 miles pour la version IQL allongée. La famille électrique s’enrichit également avec le LYRIQ, le VISTIQ trois rangées, et l’OPTIQ compact. Le VISTIQ se positionne entre le LYRIQ et l’Escalade IQ, en proposant des places pour toute la famille, des performances électriques solides et un équipement premium incluant notamment le Super Cruise.
Pour 2026, Cadillac prépare aussi le dévoilement d’un XT5 de nouvelle génération, dont la production nord-américaine démarrerait en 2027, ainsi que d’un successeur au CT5 dont la version actuelle cessera d’être produite à la fin de l’année.
En endurance, la V-Series.R monte en puissance
En WEC, Cadillac a franchi une étape majeure lors de la saison 2025. Le 14 juillet 2025, la V-Series.R numéro 12 de l’équipe Cadillac Hertz Team JOTA a remporté les Rolex 6 Heures de São Paulo, cinquième manche du championnat du monde d’endurance FIA WEC. Emmenée par Alex Lynn, Norman Nato et Will Stevens, la voiture américaine s’est imposée au terme d’une course parfaitement maîtrisée — une première victoire historique pour Cadillac dans la catégorie Hypercar. La numéro 38 complétait ce doublé en terminant deuxième.
Aux 24 Heures du Mans 2025, la numéro 12 avait décroché la pole position, première voiture américaine à réaliser cet exploit depuis 1967. Au championnat des constructeurs, Cadillac a terminé quatrième.
Pour 2026, la marque frappe encore plus fort. Trois Cadillac V-Series.R sont engagées aux 24 Heures du Mans : les numéros 12 et 38 du Cadillac Hertz Team JOTA dans le cadre du WEC, rejointes par la numéro 101 de l’équipe Cadillac Wayne Taylor Racing, habituellement engagée en IMSA.
La V-Series.R a elle-même évolué. Après trois saisons avec une évolution mineure, la voiture bénéficie pour 2026 d’une refonte bien plus profonde, ciblant notamment la sensibilité de la plateforme aux variations de garde au sol et au tangage, identifiée comme le principal frein à la régularité en course face à Ferrari et Porsche. L’équipage de la numéro 12 — Lynn, Nato et Stevens — a d’ailleurs été le seul à marquer des points lors de chaque manche du WEC en 2025.
Les premiers signaux du Mans 2026 sont encourageants : lors des premiers essais libres de la 94e édition, c’est la Cadillac numéro 38 pilotée par Earl Bamber qui a signé le meilleur chrono en 3’23″786. La numéro 101 de Wayne Taylor Racing avait quant à elle dominé la Journée Test avec un temps de 3’27″011.
En Formule 1, le grand saut
L’entrée de Cadillac en Formule 1 constitue sans doute l’événement le plus marquant pour la marque en 2026. L’écurie devient la onzième équipe sur la grille, et fait revenir deux pilotes aguerris : Valtteri Bottas et Sergio Pérez, qui totalisent ensemble 527 départs en Grand Prix.
Le projet s’appuie sur quatre bases opérationnelles, à Fishers, Charlotte, Warren aux États-Unis, et à Silverstone en Angleterre. Dans un premier temps, l’écurie utilise des moteurs Ferrari, avec l’ambition de développer ses propres unités de puissance à horizon 2028. Plus de 300 personnes travaillent sur ce programme.
La saison 2026 coïncide avec une refonte réglementaire majeure, portant à la fois sur les motorisations et sur l’aérodynamique. Un contexte qui complexifie la tâche des nouveaux entrants, mais nivelle aussi la concurrence.
Après trois courses, Cadillac n’avait pas encore inscrit de points au championnat, mais Bottas avait décroché une 13e place, laissant entrevoir un potentiel réel. À Monaco, le scénario a failli tourner différemment. Pérez pensait avoir inscrit le premier point de l’histoire de l’écurie dans la Principauté, avant qu’une pénalité pour une erreur lors de la procédure de relance ne vienne effacer ce résultat. La dynamique est bien là — les points ne devraient tarder.
Qu’il s’agisse de ses SUV électriques grand luxe, de ses hypercars vrombissantes ou de ses monoplaces de F1, Cadillac joue désormais dans toutes les cours. General Motors a décidé que sa marque premium serait au centre de sa stratégie mondiale.
Toyota lancera l’assemblage des Hilux et Fortuner au Laos en 2028 afin de renforcer sa présence sur un marché en croissance.
Toyota poursuit le développement de sa présence industrielle en Asie du Sud-Est avec un nouveau projet d’assemblage au Laos. Par l’intermédiaire de Toyota Tsusho, le groupe japonais a annoncé la création de Toyota Tsusho Manufacturing Laos (TTML), une nouvelle structure qui sera chargée d’assembler localement deux modèles emblématiques de la marque : le pick-up Hilux et le SUV Fortuner. Implantée à Vientiane, cette unité de production doit entrer en activité à partir d’avril 2028 et représente un investissement de 15,7 millions de dollars.
Cette initiative illustre la volonté du constructeur et de ses partenaires de rapprocher la production des consommateurs locaux. Dans un marché automobile encore modeste mais en progression, la stratégie vise à améliorer l’approvisionnement, à limiter les coûts liés à l’importation et à proposer des véhicules à des tarifs plus compétitifs. Pour Toyota, il s’agit également de renforcer son ancrage dans un pays où la demande de mobilité continue de croître.
Une production locale pour soutenir un marché en expansion
La future usine de TTML sera implantée dans le district de Xaythany, à Vientiane, au kilomètre 22 de l’autoroute. Le projet prévoit une capacité de production supérieure à 5 000 véhicules par an et la création d’environ 150 emplois locaux.
La production reposera sur un système d’assemblage en kit, également connu sous l’appellation KD (Knock Down). Concrètement, les véhicules ne seront pas importés entièrement assemblés. Les différents composants arriveront sous forme de kits avant d’être montés sur place. Cette méthode permet de réduire certaines contraintes logistiques tout en assurant une disponibilité plus régulière des modèles destinés au marché domestique.
Dans le contexte laotien, cette approche répond à plusieurs enjeux. L’importation de véhicules finis représente un coût important et peut compliquer l’approvisionnement. En parallèle, la motorisation du pays progresse, entraînant une hausse régulière de la demande. L’assemblage local apparaît ainsi comme une solution destinée à accompagner cette évolution tout en offrant une meilleure maîtrise des coûts.
Toyota Tsusho renforce son implantation au Laos
Le capital de TTML est réparti entre plusieurs acteurs. Toyota Tsusho détient une participation majoritaire de 81 %, tandis que Toyota Laos possède 10 % du projet. Le groupe local Sokxay Group complète l’actionnariat avec 9 % des parts.
Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité de la stratégie menée par Toyota Tsusho dans le pays. Depuis septembre 2018, l’entreprise est chargée des activités commerciales de Toyota au Laos, à la suite du transfert des opérations de vente par Toyota Motor. Depuis lors, elle a développé son réseau de concessionnaires et de services après-vente.
Avec l’ajout d’une activité d’assemblage automobile, Toyota Tsusho étend désormais son contrôle sur l’ensemble de la chaîne de valeur locale. L’entreprise pourra ainsi superviser plus directement les opérations allant de l’approvisionnement en pièces à la commercialisation et à l’entretien des véhicules. Cette intégration doit contribuer à renforcer la disponibilité des modèles et à répondre plus efficacement aux attentes des clients.
Hilux et Fortuner, deux modèles adaptés aux besoins locaux
Le choix du Hilux et du Fortuner s’inscrit dans une logique de marché clairement identifiée. Le Hilux est un pick-up reconnu pour son utilisation polyvalente, notamment sur les routes difficiles, les chantiers, dans les zones rurales ou encore pour les activités professionnelles. Sa robustesse et sa capacité d’adaptation en font un véhicule particulièrement apprécié dans de nombreux pays d’Asie du Sud-Est.
Le Fortuner adopte une philosophie proche grâce à son architecture à châssis. Ce SUV mise toutefois davantage sur la polyvalence familiale et le confort, tout en conservant des aptitudes adaptées à des conditions d’utilisation exigeantes. Son positionnement lui permet de répondre aux attentes des automobilistes recherchant un véhicule capable de combiner espace, praticité et résistance.
Dans la région, ces deux modèles bénéficient d’une réputation fondée sur leur durabilité et leur fiabilité. Au-delà de l’image de marque de Toyota, les acheteurs privilégient souvent des critères tels que la longévité, la facilité d’entretien et la disponibilité du service après-vente. Ces éléments demeurent déterminants dans des marchés où le coût total de possession joue un rôle majeur dans la décision d’achat.
Même si le Laos ne deviendra pas un centre majeur de production automobile avec une capacité de 5 000 véhicules par an, ce projet représente une étape stratégique pour Toyota. Le constructeur mise sur une croissance progressive et maîtrisée, en s’appuyant sur une production locale destinée à répondre aux besoins spécifiques d’un marché en développement. Cette implantation industrielle confirme également l’importance croissante du Laos dans la stratégie régionale du groupe japonais.
Notre avis, par leblogauto.com
Avec un investissement limité et une capacité de production volontairement mesurée, Toyota privilégie une approche prudente mais cohérente avec la taille du marché laotien. L’assemblage local des Hilux et Fortuner permet de rapprocher l’offre des clients tout en réduisant la dépendance aux importations de véhicules finis. Le choix de deux modèles déjà bien adaptés aux conditions d’utilisation locales apparaît logique. Cette implantation renforce également la présence de Toyota Tsusho sur l’ensemble de la chaîne automobile du pays.
Uber ouvre une liste d’attente à Londres avant le lancement de robotaxis Wayve, une nouvelle étape pour la mobilité autonome.
Uber Technologies franchit une nouvelle étape dans le développement de la mobilité autonome en ouvrant une liste d’attente destinée aux utilisateurs londoniens intéressés par les futurs trajets en robotaxi. Cette initiative intervient avant le lancement commercial du service au Royaume-Uni, attendu cette année, même si aucune date précise n’a encore été communiquée.
L’annonce illustre l’accélération de la transformation du secteur automobile et des services de transport urbain. Entre intelligence artificielle, conduite autonome, électrification et nouvelles solutions de mobilité, les acteurs technologiques et automobiles poursuivent leurs investissements afin de proposer des véhicules toujours plus innovants, performants et adaptés aux nouveaux usages.
Les utilisateurs britanniques peuvent désormais rejoindre une « liste d’intérêt » directement depuis l’application Uber. Cette inscription vise à signaler leur volonté de tester cette nouvelle génération de véhicules autonomes et à augmenter leurs chances d’être sélectionnés lorsque le service sera officiellement lancé.
Uber mise sur la conduite autonome à Londres
Le futur service reposera sur une collaboration entre Uber et Wayve Technologies, une entreprise britannique spécialisée dans le développement de logiciels de conduite autonome. L’objectif est de proposer aux utilisateurs une expérience de mobilité reposant sur des véhicules capables d’évoluer sans intervention permanente d’un conducteur.
Le fonctionnement annoncé s’inspire de modèles déjà mis en place par Uber sur certains marchés internationaux. À l’image des services proposés à Austin et Atlanta grâce à un partenariat avec Waymo, les clients londoniens auront la possibilité d’accepter un véhicule autonome lorsqu’il leur sera proposé ou de choisir un trajet traditionnel avec chauffeur.
Cette flexibilité vise à accompagner progressivement l’adoption de cette technologie par le grand public. Le développement des robotaxis représente en effet une évolution majeure pour le secteur du transport, mais également pour l’industrie automobile, où les innovations liées aux aides à la conduite et à l’autonomie occupent désormais une place centrale.
Pour Uber, l’intégration de véhicules autonomes dans son offre constitue également un moyen de diversifier ses services tout en participant à l’évolution des usages urbains et des nouvelles formes de mobilité connectée.
Des SUV électriques équipés de technologies avancées
Les véhicules utilisés pour ce programme seront des Ford Mustang Mach-E électriques. Ces SUV seront équipés d’un ensemble de technologies dédiées à la conduite autonome comprenant des caméras, des capteurs radar ainsi que le logiciel développé par Wayve.
L’ensemble de ces équipements permet au véhicule d’analyser son environnement en temps réel et de prendre les décisions nécessaires à sa circulation. Cette combinaison de capteurs et d’intelligence logicielle constitue aujourd’hui l’un des piliers du développement des véhicules autonomes.
Dans un premier temps, un opérateur agréé restera présent à bord. Selon les informations communiquées, cet opérateur ne prendra pas le contrôle du véhicule de manière habituelle mais sera en mesure d’intervenir si une situation particulière l’exige.
Cette phase de supervision s’inscrit dans le processus classique de déploiement des technologies de conduite autonome. Elle permet d’assurer un niveau de sécurité supplémentaire tout en poursuivant l’apprentissage opérationnel du système dans des conditions réelles de circulation.
Le choix du Ford Mustang Mach-E illustre également l’association croissante entre électrification et innovation technologique. Les SUV électriques deviennent progressivement des plateformes privilégiées pour l’intégration de solutions avancées de connectivité, d’assistance à la conduite et d’autonomie.
Des autorisations encore nécessaires avant le lancement
Malgré l’ouverture de la liste d’attente, plusieurs étapes réglementaires restent à franchir avant le déploiement complet du service. Wayve doit encore obtenir des autorisations supplémentaires de la part du ministère britannique des Transports afin de pouvoir proposer des trajets totalement sans conducteur.
Cette exigence concerne également d’autres entreprises qui ambitionnent de lancer des services similaires à Londres. Le marché des robotaxis devient ainsi un nouveau terrain de concurrence entre acteurs technologiques et spécialistes de la conduite autonome.
Alors que Waymo a pris une avance significative sur le marché américain, plusieurs entreprises accélèrent désormais leur développement à l’échelle internationale. Uber poursuit pour sa part une stratégie fondée sur les partenariats, collaborant avec plus d’une douzaine d’entreprises spécialisées dans les technologies autonomes et les véhicules connectés.
Le projet londonien revêt une importance particulière pour Wayve puisqu’il pourrait s’agir de son premier service commercial destiné aux passagers après plusieurs années d’essais réalisés en Europe, en Amérique du Nord et au Japon. L’entreprise dispose également d’un soutien financier conséquent. En février, elle a levé 1,5 milliard de dollars auprès d’investisseurs parmi lesquels figurent Eclipse Ventures, Balderton Capital, SoftBank Vision Fund 2 et Uber. Cette opération valorise la société à 8,6 milliards de dollars et confirme l’intérêt croissant des investisseurs pour les technologies de conduite autonome.
Avec cette future arrivée des robotaxis dans la capitale britannique, Londres s’apprête à devenir l’un des marchés européens les plus observés dans le domaine de la mobilité autonome et des véhicules intelligents.
Notre avis, par leblogauto.com
L’ouverture de cette liste d’attente montre qu’Uber prépare activement l’introduction des robotaxis au Royaume-Uni. Le projet reste toutefois conditionné à l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires avant une exploitation totalement autonome. Le recours initial à un opérateur à bord traduit une approche progressive du déploiement de la technologie. Enfin, cette initiative confirme l’accélération de la concurrence mondiale autour des véhicules autonomes et des nouveaux services de mobilité.
Le cuivre repart à la hausse après des signaux d’accalmie au Moyen-Orient, soutenu par une demande robuste et des stocks en baisse.
Le marché du cuivre a retrouvé des couleurs après plusieurs séances de forte volatilité. Le métal rouge, considéré comme un indicateur clé de l’activité industrielle mondiale, a enregistré une nette progression à la suite d’informations en provenance d’Iran laissant entrevoir une possible désescalade des tensions au Moyen-Orient. Cette hausse permet au cuivre de récupérer une partie des pertes subies la semaine précédente dans un contexte marqué par les inquiétudes géopolitiques, les perspectives monétaires américaines et l’évolution de la demande mondiale.
Le cuivre profite d’un climat géopolitique moins tendu
Les cours du cuivre ont progressé de plus de 1 % à la Bourse des métaux de Londres après que des médias iraniens ont rapporté la fin d’une opération militaire menée contre Israël. Selon l’agence de presse semi-officielle Fars, le commandement militaire central iranien a indiqué que les frappes étaient terminées, un signal interprété favorablement par les investisseurs.
Cette évolution intervient alors que le président américain Donald Trump a affirmé que les deux parties travaillaient en vue d’un cessez-le-feu. Les récents échanges de frappes avaient ravivé les inquiétudes concernant la stabilité de la région du Golfe, une zone stratégique pour les marchés mondiaux des matières premières et de l’énergie.
Dans ce contexte, le retour d’un certain optimisme a favorisé les achats sur les marchés des métaux industriels. Le cuivre, utilisé dans de nombreux secteurs tels que la construction, les infrastructures, les réseaux électriques et les technologies liées à la transition énergétique, a ainsi bénéficié d’un regain d’intérêt de la part des opérateurs.
Les marchés restent attentifs à la politique monétaire américaine
Le rebond observé intervient après une semaine particulièrement difficile pour les matières premières. Vendredi, le cuivre avait enregistré sa plus forte baisse depuis le mois de mars, dans le sillage du recul marqué des marchés boursiers américains. La chute des valeurs technologiques avait entraîné une vague de ventes sur plusieurs classes d’actifs, affectant également les métaux de base.
L’un des principaux facteurs de cette correction réside dans la publication de données économiques solides aux États-Unis. La croissance de l’emploi a dépassé les attentes des analystes, renforçant les anticipations d’un durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale.
Des taux d’intérêt plus élevés ont généralement un impact négatif sur les matières premières industrielles. En augmentant le coût du crédit, ils peuvent ralentir l’investissement, freiner l’activité économique et réduire la consommation de métaux comme le cuivre ou l’aluminium. Cette perspective continue donc de peser sur le sentiment des investisseurs malgré le rebond observé.
Selon Gao Yin, analyste chez Shuohe Asset Management Co., les attentes de hausses de taux pourraient limiter le potentiel de progression des métaux de base. Toutefois, une demande toujours soutenue devrait contribuer à maintenir les prix à des niveaux élevés.
Une demande solide soutient les perspectives du marché
Au-delà des facteurs financiers et géopolitiques, les fondamentaux du marché du cuivre demeurent relativement favorables. Les stocks surveillés par la Bourse à terme de Shanghai ont reculé à 169 512 tonnes vendredi, soit leur niveau le plus bas depuis le début de l’année.
Cette diminution des réserves est interprétée comme le signe d’une consommation dynamique, notamment en Chine. Le pays reste le premier consommateur mondial de cuivre et joue un rôle déterminant dans l’équilibre du marché. La demande liée aux projets d’électrification continue notamment de soutenir les achats du métal.
Par ailleurs, les opérateurs surveillent de près les décisions de l’administration américaine concernant l’éventuelle mise en place de droits de douane sur le cuivre. L’examen de cette mesure a déjà contribué à relancer les flux du métal vers les États-Unis. Cette situation entraîne une réduction des approvisionnements disponibles dans d’autres régions du monde, ce qui peut renforcer les tensions sur l’offre et soutenir les prix.
Entre les incertitudes géopolitiques, les perspectives de politique monétaire et la vigueur de la demande industrielle, le marché du cuivre continue ainsi d’évoluer dans un environnement complexe. Malgré les risques liés au ralentissement économique mondial, les indicateurs de consommation et la baisse des stocks offrent pour l’instant un soutien important aux cours du métal.
Notre avis, par leblogauto.com
Le cuivre reste l’un des baromètres les plus suivis de l’économie mondiale et de la transition énergétique. Dans ce dossier, le recul des stocks chinois constitue un élément particulièrement surveillé par les investisseurs. Les tensions géopolitiques ont fortement influencé les cours à court terme, mais les fondamentaux liés à la demande demeurent solides. L’évolution de la politique monétaire américaine et des éventuels droits de douane restera déterminante pour la trajectoire du marché dans les prochains mois.
« Je veux dire, j’ai vérifié si nous avions remporté les six premières courses de l’année, et ce n’est pas le cas. Il s’agit d’un résultat provisoire, rien n’a encore été officialisé.” C’est par cette pique ironique que Isack Hadjar, coéquipier de Max Verstappen, a réagi aux premières fuites de l’ADUO.
ADUO, Kezaco ?
Avec l’entrée en vigueur du règlement moteur 2026, la FIA a introduit un nouveau dispositif : l’ADUO, pour Additional Development and Upgrade Opportunities (« opportunités supplémentaires de développement et de mise à niveau »).
Ce mécanisme doit permettre aux motoristes, dont les unités de puissance afficheraient un déficit de performance, d’avoir plus de possibilités de développement afin de combler l’écart sur le moteur “de référence”, sans brider les meilleurs, comme cela se fait par exemple dans la Bop en Endurance. Le constructeur de référence n’est soumis à aucune restriction supplémentaire : les moins performants ont davantage de latitude pour combler leur retard par leurs propres moyens.
La FIA veut éviter ainsi le “syndrome 2014”, quand Mercedes avait nettement pris l’avantage sur les autres motoristes à l’avènement de l’ère hybride et entamé sa domination. Avec l’arrivée de nouveaux acteurs comme Audi et les importants changements introduits par le règlement 2026, la FIA cherche ainsi à favoriser une hiérarchie plus resserrée.
Des améliorations très cadrées
La FIA évalue les performances de l’ensemble des motoristes sur des périodes définies afin d’établir un indicateur baptisé ICE Performance Index (ICE pour Internal Combustion Engine), et justement la 1ère échéance est arrivée après Monaco. Détail qui a son importance, L’ADUO concerne exclusivement le moteur thermique et ne s’applique pas aux éléments hybrides.
Cet indice repose sur plusieurs paramètres : le couple transmis à l’arbre de transmission, le régime moteur, la puissance délivrée par le MGU-K ainsi que leur influence sur le temps au tour. L’analyse prend en considération les données réelles des voitures, sans correction des facteurs externes comme l’aérodynamique, le refroidissement ou les conditions de piste.
Si le moteur thermique d’un constructeur présente un déficit d’au moins 2% par rapport à la meilleure unité de puissance mesurée, il est éligible à l’ADUO. La FIA peut lui accorder des marges de développement supplémentaires dans le cadre du règlement financier, allant jusqu’à deux “upgrades” en 2026 et deux en 2027 pour les blocs dont le déficit dépasse les 4%.
Mercedes en retrait ?!
A Monaco, Lewis Hamilton a vendu la mèche en conférence de presse et coupé l’herbe sous le pied de la FIA. Celle-ci n’a pas encore officiellement communiqué sur le sujet, alors que la première échéance calendaire de l’ADUO est tombée et que la publication des analyses était attendue : c’est le moteur Red Bull Ford qui est visiblement le moteur de référence, le rendant inéligible à tout upgrade !
Ces conclusions ont immédiatement suscité de nombreuses réactions, allant jusqu’à un procès en favoritisme de la FIA envers Mercedes. Malgré la polémique du “taux de compression”, malgré sa domination en qualifications et ses victoires dans toutes les courses depuis le début de la saison, le moteur Mercedes accuse visiblement un déficit supérieur à 2% sur le bloc Red Bull. Cet état de fait donne droit à une amélioration cette saison, un autre en 2027, ainsi qu’une enveloppe budgétaire supplémentaire de trois millions de dollars.
Les moteurs Ferrari, Audi et Honda sont estimés à plus de 4% du niveau de référence : ils sont donc éligibles au maximum prévu, à savoir deux améliorations par an, avec une enveloppe budgétaire encore plus importante.
Red Bull prend le taureau par les cornes
Sans surprise, Red Bull conteste ces conclusions, ses propres analyses indiquant un retard significatif par rapport à Mercedes. Red Bull misait beaucoup sur l’ADUO pour combler son déficit de puissance face à Mercedes au cours de la saison — et voilà que le mécanisme se retourne contre elle. Si les autres constructeurs choisissent par ailleurs de retarder l’introduction de leurs moteurs améliorés en 2027, Red Bull se retrouverait dans l’impossibilité totale d’apporter la moindre évolution sur son groupe propulseur.
L’écurie a demandé des explications à la FIA sur la méthodologie utilisée. La FIA a accepté de revoir ses données, notamment celles collectées par les capteurs de puissance installés sur chaque voiture. La FIA veut certifier la solidité de ses chiffres avant de valider officiellement ses résultats, qui n’ont d’ailleurs pas encore été publiés formellement. Pour le clan Mercedes, Kimi Antonelli résume bien l’état d’’esprit de l’écurie Allemande : » Honnêtement, je ne sais pas vraiment ce qu’il y a derrière la décision, [mais] de mon côté, j’étais surpris. Je pense que notre moteur est très puissant.”
Red Bull ne part pas de zéro
Concernant Red Bull, n’oublions pas plusieurs détails : l’écurie a déjà une certaine expérience avec le moteur Honda, déjà rebadgé RBPT depuis 2022 – RBPT a débauché plusieurs ingénieurs clés de Mercedes ces dernières saison – enfin, le géant Ford apporte un appui financier et technique conséquent. Il faut prendre ces éléments en considération, dans la capacité de RBPT à concevoir un moteur de haute volée, ce que les retours des pilotes depuis l’entame de la saison confirment.
Une prudence qui reflète bien la complexité de l’exercice : la performance brute d’un moteur étant difficile à isoler des niveaux d’appui aérodynamique et des conditions de course, comparer les groupes propulseurs reste délicat—C’est précisément ce que la FIA veut vérifier et consolider avant la prochaine évaluation ADUO, prévue à l’issue des Grands Prix de Hongrie et du Mexique.
L’ombre du doute
Le mal est-il déjà fait ? La confirmation des résultats confortera sans doute ceux qui estiment Mercedes avantagée, malgré toutes les explications rationnelles possibles (supériorité nette de la partie électrique ?) Une révision, à la suite des demandes de Red Bull, accréditerait la thèse d’une FIA sous influence pliant au gré des plus persuasifs. Bref, l’ADUO pourrait immiscer en F1 les mêmes suspicions et polémiques que celles qui interfèrent régulièrement en Endurance avec la Bop.
La volonté de limiter les coûts et d’homogénéiser le plateau – à des fins d’attractivité du spectacle – heurte ici la liberté d’innovation et de compétition. Les méthodologies de calcul des régulations sont aussi tellement complexes et “opaques” qu’elles sont difficiles à vulgariser et à faire passer auprès du grand public, qui n’aime pas les excès de régulation, ouvrant inévitablement la voie à des rumeurs et des suspicions.
Tesla enregistre un septième mois de hausse en Chine avec près de 86 000 véhicules livrés, malgré la concurrence croissante de BYD.
Tesla poursuit sa dynamique positive sur le marché automobile chinois. Le constructeur américain de véhicules électriques a enregistré en mai son septième mois consécutif de croissance pour les modèles produits dans son usine de Shanghai. Cette performance intervient dans un contexte de concurrence particulièrement intense sur le premier marché automobile mondial, où les constructeurs locaux multiplient les innovations technologiques et renforcent leurs gammes de véhicules électriques.
Selon les données publiées par l’Association chinoise des voitures particulières, les livraisons des Tesla Model 3 et Model Y fabriqués en Chine ont atteint 85 982 unités en mai. Ce résultat représente une progression de 39,4 % par rapport à la même période de l’année précédente et une hausse de 8,2 % comparativement au mois d’avril.
Ces chiffres incluent les véhicules destinés au marché chinois ainsi que les unités exportées depuis l’usine de Shanghai vers l’Europe et d’autres marchés internationaux. Cette performance confirme l’importance stratégique du site industriel chinois dans le dispositif mondial de Tesla, tant pour la production que pour l’approvisionnement de plusieurs régions clés.
Une croissance solide portée par les Model 3 et Model Y
Les résultats enregistrés en mai témoignent de la résilience commerciale de Tesla dans un environnement particulièrement concurrentiel. Les Model 3 et Model Y demeurent les piliers de l’offre du constructeur, avec des véhicules qui continuent d’attirer une clientèle à la recherche de performances électriques, de technologies embarquées avancées et d’une expérience de conduite moderne.
L’usine de Shanghai joue un rôle central dans cette stratégie. Véritable plateforme industrielle de référence pour Tesla, elle permet au constructeur d’alimenter plusieurs marchés grâce à une production à grande échelle. Les volumes enregistrés en mai illustrent la capacité du groupe à maintenir une forte cadence malgré les défis rencontrés sur certains marchés internationaux au cours des derniers mois.
Cette progression intervient également alors que l’industrie automobile mondiale connaît une transformation profonde. L’électrification des gammes, l’amélioration des performances des batteries, l’intégration de nouvelles technologies et la recherche constante de différenciation constituent désormais les principaux leviers de compétitivité.
Pour Tesla, la croissance observée en Chine représente un signal positif dans un marché devenu essentiel pour l’ensemble du secteur des véhicules électriques. Les consommateurs y accordent une attention croissante à l’innovation, aux équipements technologiques et à la qualité des prestations proposées.
Le rebond européen soutient la dynamique du constructeur
L’amélioration des résultats de Tesla ne repose pas uniquement sur la demande chinoise. Les données publiées montrent également un rebond des nouvelles immatriculations du constructeur sur plusieurs marchés européens au cours du mois de mai.
Cette évolution prolonge une reprise observée après une période marquée par un ralentissement de la demande sur le continent. Les véhicules produits à Shanghai et exportés vers l’Europe contribuent ainsi à soutenir les performances globales du groupe.
Le marché européen demeure particulièrement stratégique pour Tesla. Il constitue l’un des principaux débouchés pour les véhicules électriques premium du constructeur et représente un terrain de concurrence majeur face aux marques historiques ainsi qu’aux nouveaux acteurs venus d’Asie.
Dans cet environnement, les constructeurs cherchent à séduire les automobilistes grâce à des produits toujours plus performants, des technologies embarquées sophistiquées et des solutions de mobilité adaptées aux nouvelles attentes des consommateurs. La personnalisation des équipements, la connectivité et les performances énergétiques sont devenues des critères déterminants dans les choix d’achat.
La progression des immatriculations européennes observée en mai constitue donc un indicateur important pour Tesla, qui semble retrouver une dynamique plus favorable après plusieurs mois marqués par une demande plus hésitante.
BYD confirme la montée en puissance des constructeurs chinois
Si Tesla affiche une croissance soutenue, la concurrence reste particulièrement intense. Le constructeur chinois BYD continue lui aussi d’enregistrer des performances solides sur les marchés internationaux.
Les expéditions du groupe vers l’Europe et d’autres régions du monde ont contribué à mettre fin à une série de huit mois de pertes enregistrées à l’échelle mondiale. Cette amélioration confirme la capacité du constructeur chinois à renforcer sa présence hors de son marché domestique.
La progression de BYD illustre également une tendance plus large qui touche l’ensemble du secteur automobile. Après plusieurs années dominées par des politiques tarifaires agressives et des réductions de prix, les constructeurs orientent désormais davantage leurs efforts vers la différenciation des produits et l’innovation technologique.
Dans ce contexte, BYD cherche à consolider son avance technologique afin de renforcer son attractivité auprès des clients. Cette stratégie met en évidence la pression croissante exercée sur les constructeurs étrangers présents en Chine, confrontés à des concurrents locaux capables d’innover rapidement et de proposer des véhicules toujours plus compétitifs.
L’évolution du marché montre que la bataille de l’électrique ne se joue plus uniquement sur les volumes ou les prix. Les performances, les technologies embarquées, la qualité perçue, les équipements premium et l’expérience utilisateur deviennent des facteurs déterminants dans la conquête des parts de marché.
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Les chiffres publiés pour le mois de mai confirment le retour d’une dynamique positive pour Tesla en Chine avec un septième mois consécutif de croissance. L’usine de Shanghai continue de jouer un rôle stratégique dans la production et l’exportation des Model 3 et Model Y. Dans le même temps, la progression de BYD illustre la montée en puissance des constructeurs chinois sur la scène internationale. Le marché des véhicules électriques semble désormais entrer dans une phase où l’innovation technologique et la différenciation des produits prennent le pas sur la seule guerre des prix.
Face au ralentissement du solaire, les industriels chinois misent sur les batteries de stockage, un marché en forte croissance.
Les principaux fabricants chinois de panneaux solaires accélèrent leur diversification vers les batteries de stockage d’énergie afin de compenser le ralentissement de la croissance du marché photovoltaïque. Cette évolution stratégique, observée lors du salon SNEC de Shanghai, le plus grand rendez-vous mondial de l’industrie solaire, témoigne d’un changement majeur dans les priorités des groupes spécialisés dans les énergies renouvelables.
Confrontés à une baisse des installations sur leur marché domestique, à un ralentissement des exportations et à des prix historiquement bas dans le photovoltaïque, plusieurs leaders du secteur cherchent désormais à renforcer leurs revenus grâce à des activités offrant des marges plus élevées. Les batteries de stockage apparaissent comme une opportunité majeure, portée par la progression continue des énergies renouvelables et la nécessité de sécuriser leur disponibilité.
Le stockage d’énergie devient un relais de croissance stratégique
Des groupes comme JinkoSolar, JA Solar, LONGi Green Energy et Trina Solar ont confirmé leur volonté d’accélérer leurs investissements dans le stockage d’énergie. Cette orientation repose sur un constat partagé par l’ensemble du secteur : la croissance du photovoltaïque montre des signes d’essoufflement alors que la demande mondiale pour les systèmes de stockage continue de progresser.
JinkoSolar prévoit notamment d’augmenter fortement sa capacité de production de batteries. Le groupe ambitionne de passer d’une capacité de 5 gigawattheures à près de 13 ou 14 gigawattheures d’ici la fin de l’année. Cette montée en puissance vise à répondre aux besoins croissants des développeurs d’infrastructures énergétiques qui cherchent à limiter l’intermittence des productions renouvelables.
Le stockage permet en effet de conserver l’électricité produite par les installations solaires afin de la redistribuer lorsque la demande augmente ou lorsque les conditions météorologiques réduisent la production. Cette complémentarité devient un élément central dans le développement des réseaux énergétiques modernes.
Les marchés les plus dynamiques dans ce domaine comprennent notamment le Japon, le Vietnam, l’Inde, l’Allemagne, les Pays-Bas, les États-Unis et l’Australie, qui figuraient parmi les principaux importateurs de batteries chinoises en 2025.
Les industriels du solaire misent sur l’intégration complète
Au-delà de la simple diversification, les fabricants chinois cherchent à proposer des solutions intégrées associant production photovoltaïque et stockage d’énergie. Cette approche leur permet de s’appuyer sur leurs réseaux industriels, leur maîtrise de la chaîne d’approvisionnement et leur expertise dans la gestion de projets énergétiques complexes.
Chez JA Solar, les solutions de stockage ont occupé une place centrale lors du salon SNEC, illustrant un changement notable par rapport aux éditions précédentes davantage focalisées sur les panneaux photovoltaïques. Selon les responsables du groupe, la faiblesse des marges dans le solaire pousse naturellement les entreprises à rechercher des segments plus rentables.
LONGi Green Energy a également mis en avant son initiative d’intégration solaire et stockage à travers une communication particulièrement visible sur son stand. Cette évolution confirme que les acteurs historiques du photovoltaïque considèrent désormais les batteries comme un pilier essentiel de leur stratégie industrielle.
Trina Solar partage la même vision. L’entreprise considère le stockage d’énergie comme une nouvelle phase de développement après le photovoltaïque. Ses expéditions de systèmes de stockage ont plus que quadruplé sur un an au cours du trimestre clos en mars, avec environ 90 % des volumes destinés à l’exportation.
Cette stratégie rappelle les évolutions observées dans l’industrie automobile, où les constructeurs développent des écosystèmes complets autour de leurs produits afin d’améliorer leur rentabilité, leur personnalisation et leur compétitivité. Dans le secteur énergétique, l’intégration de plusieurs technologies au sein d’une même offre devient également un facteur de différenciation.
Un marché dominé par CATL et BYD mais riche en opportunités
Les fabricants de panneaux solaires pénètrent toutefois un marché où la concurrence est déjà forte. Les batteries sont aujourd’hui dominées par des acteurs spécialisés tels que CATL et BYD, dont l’expertise industrielle et les capacités de production leur permettent d’occuper des positions de premier plan à l’échelle mondiale.
CATL, premier fabricant mondial de batteries, anticipe d’ailleurs une croissance rapide du stockage d’énergie. Le groupe estime que cette activité pourrait représenter la moitié de ses ventes mondiales d’ici 2030, contre environ un quart actuellement. Cette projection souligne le potentiel considérable du secteur à mesure que les réseaux électriques intègrent davantage de capacités renouvelables.
Selon les prévisions de Rystad Energy, les exportations chinoises de batteries destinées au stockage d’énergie pourraient progresser de 30 % en 2026 pour atteindre 150 gigawattheures. À l’inverse, les exportations de panneaux solaires affichent une croissance beaucoup plus modérée. Après une hausse de 4,7 % en 2025, leur rythme d’expansion devrait continuer à ralentir.
Les cabinets d’analyse soulignent également une évolution des comportements d’achat des clients internationaux. Ces derniers privilégient désormais des solutions complètes combinant production, stockage et gestion de l’énergie plutôt que des équipements photovoltaïques isolés.
Dans ce contexte, les fabricants chinois cherchent à transformer leur modèle économique afin de mieux répondre à la demande mondiale. Le stockage d’énergie apparaît ainsi comme l’un des segments les plus prometteurs de l’industrie des énergies renouvelables, capable d’offrir de nouvelles perspectives de croissance à un secteur confronté à un ralentissement de son activité historique.
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Cette évolution stratégique illustre la capacité des grands groupes industriels chinois à adapter rapidement leurs investissements aux tendances du marché. Le ralentissement du photovoltaïque pousse les acteurs du secteur à rechercher des activités plus rentables, avec le stockage d’énergie comme priorité. Les chiffres présentés montrent une forte dynamique de croissance pour les batteries, soutenue par l’essor mondial des énergies renouvelables. La montée en puissance des offres intégrées pourrait également modifier durablement l’équilibre concurrentiel du secteur énergétique.