Apple Announces Major App Store Changes on iOS in Brazil
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Dans une vidéo publiée le 16 juin dernier, BULKHEAD a souhaité revenir sur la manière dont ils géraient les retours des joueurs suite aux différentes présentations de WARDOGS. Les annonces du Future Games Show ont permis au titre d’atteindre plus de 600 000 wishlists, mais avec un nombre aussi important, il y a forcément aussi des gens qui ont des remarques à faire. Et s’il est important, selon le studio, de prendre en compte ces retours, ils ont tout de même une vision à tenir. Par exemple, la killcam. Selon eux, elle permet dans WARDOGS de réduire la frustration, car au moins, on peut voir qui nous a tué. En revanche, pour éviter de niquer complètement l’aspect infiltration, ceux qui voudraient jouer aux snipers pourront remplacer leur gilet pare-balle par une ghillie suit, qui désactive la killcam. De même, un tir à la tête ne montre plus le joueur qui vous a tué, mais uniquement la direction. L’objectif est d’obtenir un titre tirant plutôt du côté hardcore, mais avec des éléments accessibles aux joueurs généralement arcade.
L’UI/UX director nous parle ensuite des serveurs hardcore, qui eux, n’auront pas de killcam, une interface réduite et une vue subjective forcée pour les véhicules. Ce seront des serveurs communautaires qui permettront tout de même d’engranger de l’argent comme sur les serveurs officiels, tant que les paramètres restent dans certains seuils définis par le studio. Une idée plutôt cool, si cela ne divise pas trop la communauté.
Contrairement à leurs précédents projets, la communication autour de WARDOGS est très bien gérée par BULKHEAD, et on est impatients de mettre les mains sur le jeu. D’ailleurs, on en aura peut-être la possibilité, car une nouvelle phase d’alpha tests débutera le 26 juin, avec 4 000 places disponibles, qui s’ajoutent aux 1 000 de la première phase.
Si le projet vous intéresse, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam, en attendant la sortie en accès anticipé prévue pour cet été.

Vous êtes Ace, un célèbre chasseur de primes aux trousses de sa dernière cible en date : l’excentrique robot-artiste Frazzer. Utilisez le double saut, le saut latéral, votre capacité de courir sur les murs et l’art du tir pour vous échapper de ce terrain de jeu techno, et le tout en rythme ! Préparez-vous à danser jusqu’à ce que mort s’ensuive, puis mettez-vous en tenue quand l’heure du remix sonnera dans ROBOBEAT, le titre qui allie jeu de tir et roguelite.
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Nominé aux Game Awards et comptant parmi les jeux indépendants les plus acclamés par la critique en 2022, Citizen Sleeper est un RPG narratif s’inspirant des jeux de rôle papier qui se déroule sur l’Œil d’Erlin, une station spatiale délabrée abritant des milliers de personnes qui tentent de survivre en marge d’une société capitaliste interstellaire.
Vous êtes un dormeur, une conscience humaine numérisée dans un corps artificiel, appartenant à une corporation qui cherche à vous récupérer. Plongé au cœur de la population bigarrée et atypique de l’Œil, vous devrez vous faire des amis, gagner votre croûte et découvrir les factions de cette étrange métropole… si vous espérez survivre jusqu’au cycle suivant.
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Pour le développement de SteamOS, Valve s'appuie sur trois canaux de distribution, et le stable vient de recevoir une mise à jour 3.8.10 très intéressantes. Connue pour de nombreux utilisateurs puisque disponible depuis plusieurs jours dans le canal de prévisualisation, elle a la particularité de contenir une mention concernant le Steam Machine : Initial support for upcoming Steam Machine hardware Un détail ? Pas forcément, surtout si on se base sur les rumeurs qui indiquent que Valve aurait envoyé des lots de samples du Steam Machine auprès des influenceurs et médias. L'arrivée de la console de salon semble se préciser ! Enfin, si on peut dire ainsi... […]
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Modos Flow est le nom choisi pour porter ce projet d’écran à encre numérique. Derrière ce nom se cache une aventure assez extraordinaire, un travail acharné pour mener à bien un projet très difficile avant de le libérer pour tous.

Modos Flow
Le Modos Flow est en financement participatif actuellement, il a largement dépassé tous les espoirs de son créateur. Avec 422 000$ sur les 175 000 nécessaires pour mener à bien le projet, il montre l’intérêt et le support du public pour cette aventure. L’objet est un écran E-Ink fin et bien défini avec une dalle de 13.3″ en 3200 x 2400 pixels. Une dalle qui ne craint pas la lumière extérieure avec un affichage identique à celui d’une liseuse.
La grosse différence proposée par ce modèle, c’est qu’au contraire d’un écran à encre électronique classique, il affiche un rafraîchissement à 60 Hz. Une rapidité suffisante pour regarder des vidéos, faire défiler des sites web ou changer de pages immédiatement dans un document.

Modos Flow couleur
Si la dalle est signée E-Ink, l’essentiel du Modos Flow vient d’une carte sur mesure développée et équipée d’un firmware qui utilise d’autres méthodes de rafraîchissement et d’affichage que celles du reste du marché. C’est elle qui permet d’attendre les 60 Hz et donc de venir, par exemple, positionner l’écran devant celui de votre ordinateur portable afin de le remplacer. Elle qui permet, grâce à sa couche tactile, de le manipuler avec les doigts ou grâce à un stylet actif.

C’est également cette carte que Modos Flow va documenter et dont elle partagera bientôt les plans pour que tout le monde puisse s’en emparer et construire des produits avec sa technologie. Évidemment, construire ce genre de produit en solo n’est pas rentable pour le particulier, les dalles E-Ink ne sont pas données et la construction de l’objet ainsi que de la carte nécessaire n’est pas des plus accessible non plus. Mais si un industriel s’en empare et décide de proposer un écran portable E-Ink, il pourra bénéficier d’une recette toute prête pour essayer.

Et il héritera alors de beaucoup de choses comme des modes d’utilisation variés adaptés à différents scénarios : navigation internet, lecture, bureautique ou consommation multimédia. Chacun adaptant au mieux la vitesse d’affichage et la manière de gérer les coloris pour favoriser la vitesse et le contraste. Cela en plus d’une gestion des différents réglages à l’écran via une interface s’adressant directement au matériel via un firmware sur mesure.

Disponibles en niveaux de gris ou en couleurs, les deux Modos Flow affichent en 60 Hz avec une latence sous les 100 ms. Ce ne seront probablement pas les meilleurs écrans pour jouer, mais définitivement les plus adaptés à la lecture de longues documentations ou dossiers. Les dalles offrent jusqu’à 7 niveaux d’éclairage frontal et autant de niveaux pour adapter la température de couleur à l’usage. Les écrans peuvent se monter en VESA, proposent une béquille et disposent de trois boutons de réglage sur le côté pour manipuler les réglages.

Deux ports USB type-C sont visibles, le premier transmet l’alimentation de l’engin tandis que l’autre sert à porter un signal depuis n’importe quel PC. Sous Mac, sous Linux ou sous Windows, les signaux sont traités sans besoin d’aucun pilote particulier. L’exploitation des ordres tactiles, capacitifs ou stylet actifs, sont également portés par des routines standard.

En attendant, les Modos Flow sont proposés sur Crowd Supply. Le modèle « mono » est affiché à 619$ HT plus port tandis que le modèle couleurs grimpe à 719$. Cela peut paraître cher pour un écran de 13.3″ seulement, mais si vous lisez des milliers de pages, de lignes de code ou de documentation par semaine, ce genre de périphérique est une vraie bouée de sauvetage. De nombreux exemples de vidéos sont visibles sur la page.
Si vous voulez en savoir plus sur la création de ce projet et les 4 années qui ont été investies dedans, vous pouvez regarder ce récapitulatif de toute l’aventure.
Modos Flow : un écran E-Ink tactile 60 images par seconde © MiniMachines.net. 2026

Marvel s'apprête à faire table rase du passé pour ses mutants. Alors que l'intégration des X-Men au sein du MCU est l'un des chantiers les plus surveillés d'Hollywood, Lee Sung Jin, le créateur de la série à succès Acharnés (Beef), vient de faire des révélations explosives : le film prendra des risques.

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On le sait, Windows 11 cache parfois quelques réglages intéressants dans ses entrailles. Cette fois, il est question de la gestion du processeur et plus particulièrement du comportement du mode Boost. En modifiant une simple clé dans le Registre, il est possible de débloquer une nouvelle option avancée qui permet de mieux contrôler l'équilibre entre performances, consommation électrique et températures. Un réglage caché pour gérer plus finement le Boost CPU Par défaut, Windows 11 ne propose que les réglages classiques de l'état minimal et maximal du processeur dans les options d'alimentation. Pourtant, Microsoft intègre également un paramètre baptisé Processor Performance Boost Mode, qui reste masqué dans l'interface standard. Ce mode s'appuie sur la technologie CPPC (Collaborative Processor Performance Control), qui permet au système d'exploitation et au firmware du processeur de collaborer afin d'ajuster les fréquences de fonctionnement, les mécanismes de boost et l'efficacité énergétique. Pour faire apparaître cette option, il faut ouvrir l'éditeur du Registre et se rendre à l'emplacement suivant : HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet\Control\Power\PowerSettings\54533251-82be-4824-96c1-47b60b740d00\be337238-0d82-4146-a960-4f3749d470c7 […]
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[Deal du jour] Lancé il y a à peine quelques mois pour bousculer le marché des ultraportables, le MacBook Neo d'Apple bénéficie déjà d'une réduction bienvenue sur Amazon. Initialement vendu au tarif de 699 €, le modèle 256 Go en coloris rose poudré s'affiche aujourd'hui à 594,99 €.

Le 5 juin dernier, les astronautes de l’ISS — dont la Française Sophie Adenot — s’enfermaient en urgence dans leur capsule de secours. Si l'on pensait à un simple incident technique, de nouvelles révélations montrent de vives tensions entre la NASA et Roscosmos.

[Deal du jour] L'iPhone 17e voit son tarif baisser de 50 € chez Joybuy, passant ainsi de 719 € à seulement 669,99 €. C'est l'occasion idéale de s'équiper d'un smartphone iOS particulièrement endurant et doté d'un stockage généreux à un tarif plus doux.

Les vélos illégaux ont envahi la ville. Il y a maintenant 7 ans, je tirais la sonnette d’alarme de l’arrivée en masse de véhicules hors la loi sur nos routes. Cela démarrait au MedPi 2019 où je rencontrais des professionnels présentant leurs draisiennes électriques à d’autres professionnels qui voulaient les acheter. Cet engouement naissant pour les deux roues était lié au succès déjà important des trottinettes électriques.

Je vous ai déjà parlé de tout cela, aussi je ne reviendrai pas trop en arrière, mais très brièvement j’ai tenté au fil des ans d’alerter sur le danger de ces engins particuliers : trottinettes, draisiennes et autres vélos électriques. Des vélos illégaux, souvent appelés « Fatbikes » par facilité, mais qui concernent plus de variété que ces modèles spécifiques à grosses roues. J’ai fait ce que j’ai pu, j’ai contacté des marques, j’en ai aidé d’autres, j’ai renseigné des distributeurs, j’ai même dialogué avec des membres des forces de l’ordre qui cherchaient à comprendre. J’ai apostrophé des journalistes et des rédactions, j’ai même provoqué certains revendeurs… Pour rien.
Alors j’ai fini par laisser tomber.
Et, sans surprise, nous sommes arrivés à la situation actuelle. Biclou, le magazine vélo du Parisien, vient de publier la vidéo ci-dessus sur le problème des vélos illégaux en France. Expliquant qu’il en existerait plus de 50 000 en circulation. Une masse énorme, portée par des utilisateurs déboursant des sommes conséquentes, des influenceurs sans trop de scrupules et des revendeurs qui se foutent bien de la loi tant que l’argent rentre dans les caisses.
50 000 vélos achetés parfois de bonne foi par des clients qui ne voient pas le souci. Clients qui ne comprennent pas ce qui leur arrive lors d’un très coûteux contrôle de police. Quand on leur explique qu’il va leur falloir payer plus de 1000€ d’amende. Parce que leur vélo n’est finalement pas un vélo. Qu’il s’agit d’un cyclomoteur d’après notre code de la route. Que les « zones grises » cela n’existe pas en droit. Et qu’il doit en conséquence être piloté comme un 50 cm3, c’est-à avec un casque et des gants adaptés, une plaque d’immatriculation, une assurance et toutes les joyeusetés légales obligatoires pour ce type de véhicule. Qu’il ne doit pas non plus être conduit sur les pistes cyclables et, bien entendu, qu’il doit être conforme et réceptionné par les organismes de certification d’État.
Évidemment, une fois l’amende acquittée, la « bonne affaire » du Fatbike électrique débridé n’est plus la même. Dans le reportage de Biclou, un anonyme explique d’ailleurs avoir compris le problème et laissé tomber son engin survolté pour revenir à un vélo plus classique.

Les vélos illégaux dans le viseur de la police
J’ai trois idées pour tenter de résoudre le problème. Parce que si rien n’est fait, ce chiffre de 50 000 vélos illégaux va aller en grandissant et il y aura des drames en tous genres. Outre les problèmes d’assurance, les amendes et les mises en fourrière de ces engins, le nombre de cas où ces engins vont causer des accidents graves qui ne pourront pas être solutionnés par une assurance va exploser. Sans assurance, le propriétaire d’un de ces engins ne pourra pas faire face au coût d’un accident sur une autre personne. Non seulement le risque de fuite sera important, mais même si le propriétaire d’un de ces vélos reste sur place et assume le problème, il y a peu de chances qu’il puisse vraiment y faire face. Un fonds d’indemnisation prendra le relais et viendra lui demander des comptes. Mais à moyen et long terme, ce fond exigera toujours plus de financement et devra être renfloué par les assureurs classiques sur les primes versées par tous les assurés.

Aujourd’hui, la seule méthode de lutte contre les vélos illégaux, en France, semble être de verbaliser dans la rue. Il n’est pourtant pas difficile de trouver les vendeurs de ces vélos. C’est assez étonnant de voir que, dans la même ville, probablement le même quartier, un vendeur de ce type de Fatbike qui n’a pas le droit de rouler sur la voie publique ne soit pas inquiété des produits qu’il vend. Pendant que, de l’autre côté de sa vitrine, le vélo qu’il a commercialisé est bloqué par les forces de l’ordre. Comme s’il était impossible de passer de l’autre côté de la vitre pour aller régler le problème à la source.
Pourtant la logique voudrait qu’en appliquant la loi chez les fournisseurs de ces engins, on empêche d’un seul coup des centaines d’infractions potentielles. J’ai bien ma petite idée de ce qui explique ce problème : en France, nous avons désormais beaucoup de policiers dans la rue, mais très peu pour contrôler les vendeurs.
Il suffit de pousser la porte d’un revendeur ou de cliquer sur un moteur de recherche pour mieux faire respecter la loi. Les journalistes de Biclou n’ont pas eu de mal à constater le problème en caméra cachée. Des vendeurs qui incitent sciemment les utilisateurs à tricher. Qui donnent même des conseils pour ne pas se faire attraper par des contrôles.

Une présentation qui joue sur les mots pour faire croire à un usage légal de l’appareil
Un attelage de policiers en civil et/ou de personnes habilitées à ce type de visite chez les marchands n’aurait pas grande difficulté à constater la proposition de ce genre de vélos illégaux avant même qu’ils ne soient vendus. La saisie des matériels et une amende salée en plus du risque de prison devraient rapidement régler le problème. Une demande de facture pour chaque verbalisation afin de connaitre le vendeur du véhicule illégal, serait également une bonne idée.

« Idéal pour vos trajets urbains »
Une simple recherche chez Décathlon montre l’étendue du problème : la marque propose sur sa place de marché des modèles absolument interdits sur la voie publique et se cache derrière une mention précisant l’obligation de rouler sur « une voie privée » pour se dédouaner de toute responsabilité.

Mais 40 Km/h « sur voie privée »
Ce double discours est typique des vendeurs aujourd’hui. Ils font semblant de ne pas comprendre le sens de la loi qui est pourtant très claire. Si le véhicule peut être débridé pour parvenir à aller au-dessus des 25 Km/h, alors il est illégal sur voie publique. Même s’il reste à bridé à 25 Km/h toute sa vie.
D’autres vendeurs ont décidé de pratiquer un double discours en « oubliant » les éléments problématiques sur leurs fiches techniques. La vitesse trop élevée, les moteurs trop puissants, le fait de pouvoir rouler sans pédaler du tout… tout ce qui pourrait poser problème aux yeux de la loi est passé sous silence. Sans évidemment que cela ne trompe personne. Un petit tour sur la fiche technique réelle du fabricant qui exporte le vélo dans le monde entier révèle rapidement le pot aux roses. Évidemment, le vendeur a un devoir de conseil, mais combien de cyclistes se faisant verbaliser vont se retourner contre le magasin qui leur a vendu l’appareil ?

Le code de la route n’est pas « flou » du tout. Le fait de rouler sur un véhicule ne proposant pas, par construction, une limitation à 25 Km/h, lui interdit la circulation sur la voie publique. Si ce véhicule peut simplement passer à plus de 25 Km/h d’une manière ou d’une autre, il est également interdit sur les routes, sentiers et chemins en France5. Il n’est tout simplement pas homologué route. Decathlon le sait, la marque le sait, les influenceurs le savent, tout le monde le sait. Des centaines d’offres de vélos illégaux pullulent en ligne sans que cela n’émeuve personne.

Faire redescendre l’information sur ces vélos illégaux auprès de nos concitoyens ne serait pas du luxe. En demandant, par exemple, aux assureurs de communiquer auprès de leurs clients. Tout en précisant ce qu’ils risquent à rouler avec un engin non assuré et le type de véhicules réellement couverts par leur assurance habitation. En proposant des spots de publicité en ligne pour des recherches sur certains mots-clés ou autres campagnes du genre.
Les policiers dans la vidéo de Biclou semblent au point pour leurs contrôles. Ils sont même équipés d’un appareil pour constater la vitesse des véhicules. Mais malheureusement ce n’est pas le cas partout. Cela fait des années que différents engins électriques sont présents sur le territoire et certains membres des forces de l’ordre ne semblent avoir aucune idée des règles qui les entourent. Skateboard, monoroues, draisiennes, trottinettes et autres vélos électriques sont précisément encadrés désormais. Certains ne comprennent pourtant toujours pas comment appliquer la loi. Le matraquage actuel sur les FatBike pose même problème. Certains de ces vélos, pourtant parfaitement légaux, sont mis à l’index alors que d’autres, au design de VTT plus classique, ne sont pas inquiétés alors qu’ils sont en infraction.

Trottinette 2000 Watts
Les trottinettes électriques ne sont pas bridées en puissance, il est légal d’avoir un moteur 1500 ou 2000 watts sur ces engins du moment que celui-ci ne dépasse pas les 25 Km/h par construction. Ce qui offre à ces modèles des capacités très impressionnantes à l’usage. On peut monter des côtes, démarrer rapidement, se balader avec un beau bagage sur le dos. Pour développer cette puissance, il suffit d’activer une poignée de « gaz ».

Vélo cargo limité à 250 watts
En face, les vélos à assistance électrique sont toujours limités à 250 watts de moteur en assistance uniquement. Même s’il s’agit d’un vélo cargo qui transporte du matériel ou des enfants. Les constructeurs ont certes proposé des solutions moteur de plus en plus élaborées avec un couple qui a largement évolué, mais cette limitation à 250 watts est un vrai problème.
C‘est cette législation qui pousse de nombreux acheteurs à se tourner vers des vélos illégaux. Beaucoup d’internautes l’indiquent clairement. Le vélo électrique classique, ils ont testé. Et ce n’est pas adapté à leur usage. Non pas qu’ils cherchent à dépasser les 25 Km/h ou à remonter leur rue en roue arrière. Le problème, c’est que leur trajet quotidien passe par une côte assez pentue et que le moteur embarqué ne suit tout simplement pas. Comment dépasser cela ? Il suffit de basculer sur un vélo illégal qui va proposer 750, 1000 ou 1500 watts de puissance et l’obstacle n’est plus qu’un lointain souvenir. Petit détail, ces vélos à grosse puissance de moteur sont quasiment tous pensés pour fonctionner à des vitesses largement supérieures au 25 Km/h autorisés. Et la nature humaine étant ce qu’elle est, avoir la possibilité de passer de 25 Km/h à 30, 40 ou 50 Km/h, est trop forte pour que les clients s’en privent. Les options pour ne pas avoir à faire autre chose que semblant de pédaler, voire de réactiver une poignée de gaz, sont à la portée d’un clic d’application. C’est trop tentant pour résister.
Ces clients, s’ils pouvaient se procurer des vélos légalement avec un moteur plus puissant, proposant juste plus de couple, seraient sans aucun doute moins tentés par l’offre illégale. Ils ne pourraient toujours pas dépasser les 25 K/h mais auraient moins de difficultés dans leurs trajets, surtout les propriétaires de vélos cargo.
Ce que je constate aujourd’hui, 7 ans après avoir tiré la sonnette d’alarme, c’est que des dizaines de milliers de vélos illégaux circulent sur nos routes. Aucune mesure prise pour taper sur les utilisateurs n’a eu d’effet. Il y a également un bon paquet de trottinettes électriques qui filent bien au-delà des limites légales, parfois conduites par de très jeunes enfants et même des parents qui accompagnent leur bambin vers l’école. Sans même se douter du danger qu’ils font courir à leur progéniture. Certains importateurs de draisiennes électriques ont normalisé un seul de leurs modèles pour la route mais continuent de vendre un catalogue complet de modèles parfaitement illégaux sur la voie publique. En indiquant pourtant que leurs véhicules sont parfaits pour la « jungle urbaine ».
La vague des vélos illégaux n’est pas prête de s’arrêter et au niveau politique personne ne semble vouloir régler le problème à sa source.
Est-ce que cet engin électrique a le droit de rouler sur la voie publique ?
Vélos illégaux : comment lutter contre leur succès ? © MiniMachines.net. 2026

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Derrière le blocage soudain de Claude Fable 5 par Washington se cachent des révélations explosives. Entre soupçons d’espionnage chinois, alerte secrète lancée par le PDG d'Amazon et failles de sécurité à répétition, les coulisses de l'affaire ébranlent la crédibilité d'Anthropic.
Sorti en 2020 et développé par le studio Hyperstrange (ELDERBORN, CROSSBOW: Bloodnight et POSTAL: Brain Damaged), ELDERBORN se présentait comme un slasher d’action à la première personne se déroulant dans un univers de fantasy peuplé de barbares et de créatures mythologiques. À la rédac, aucun membre n’avait pu tester ledit jeu et du côté de Steam, les utilisateurs avaient plutôt appréciés en laissant une notre globale très positive. Ces derniers seront donc heureux d’apprendre qu’une suite a été officialisée en ce début de mois, ELDERBORN: VENGEANCE. Développée par la même équipe de dev, il sera toujours question d’incarner un guerrier prêt à massacrer ses adversaires à l’aide d’armes blanches et d’un grappin. Votre personnage ainsi que votre arsenal pourront être améliorés avec de nouvelles compétences à débloquer. Pas de gameplay pour le moment, mais on peut supputer que les combats seront viscéraux et sanglants à l’instar du premier.
À peine dévoilé, ELDERBORN: VENGEANCE n’a pas de date de sortie mais dispose déjà d’une page Steam, depuis laquelle vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits, si vous êtes intéressés.

Le gouvernement américain a ordonné le 12 juin la désactivation immédiate de Fable 5 et Mythos 5, invoquant la sécurité nationale après la découverte d'un possible jailbreak. Anthropic se conforme à la directive tout en contestant publiquement sa légitimité.
Un peu plus tôt dans la journée (et même hier en exclu chez IGN), GSC Game World a partagé un nouveau trailer pour S.T.A.L.K.E.R. 2: Cost of Hope, le premier DLC de S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl. Il s’attarde sur les différents personnages que l’on croisera au cours de cette nouvelle virée autour de la centrale de Pripyat. On nous promet une aventure non linéaire qui devrait engloutir « des dizaines d’heures » de votre existance.
On a assez peu de doutes sur sa qualité, alors on l’attend plutôt impatiemment. Dans la description de la vidéo d’IGN, on apprend que le DLC est prévu pour cet été.
Si vous êtes intéressés par S.T.A.L.K.E.R. 2: Cost of Hope, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits depuis Steam, GOG ou Epic Games Store.

Firefly, nous en avons déjà parlé en mai. Il s’agit d’une solution d’intégration proposée par Intel aux fabricants de PC portables pour baisser les coûts de production et ainsi conserver une offre grand public efficace et abordable.
Dans la vidéo ci-dessus, postée par Intel, on découvre plus en détail la manière dont le Project Firefly s’articule autour de la gamme de processeurs « Wildcat Lake » Core Series 3. Et comment son intégration peut permettre de conserver des tarifs viables pour toute une gamme d’ordinateurs portables sur le marché.
Le premier point abordé dans la vidéo est intéressant, il détaille ce qu’Intel analyse comme la définition d’un portable « grand public ». Et ce qu’il faut entendre par là, c’est un ordinateur destiné à des usages « non experts ». Une machine qui ne soit pas spécialisée dans le jeu, la création de contenu, le calcul lourd ou autre, mais capable de faire un peu tout ce que l’on demande à un ordinateur personnel correctement.
Intel définit cette gamme en validant un ensemble de points particuliers dans une enveloppe de prix attractive : une bonne autonomie, une réactivité logicielle confortable et une grande compatibilité avec l’écosystème matériel et logiciel historique du monde PC. Intel insiste très logiquement sur ces points pour jeter des bâtons dans les roues de ses nouveaux concurrents issus du monde ARM avec Nvidia et son RTX Spark ainsi que Qualcomm et ses Snapdragon. Trois points assez limités par rapport à ce que l’on attend d’un ordinateur portable, mais le reste de chaque machine n’est pas du ressort du fondeur. Pour remplir ce cahier des charge le fondeur s’appuie sur deux éléments techniques : le Project Firefly et la série de processeurs Wildcat Lake.

Double Thumbs up pour Nish Neelalojanan et son explication très accessible de la gamme Wildcat Lake
Wildcate Lake est une approche différente des habitudes d’Intel. Avec un peu de recul, on s’aperçoit que la stratégie lancée avec les puces Alder Lake N, puis les processeurs Twin Lake, a pavé la voie de cette nouvelle stratégie. En 2023, je publiais un billet pour expliquer en quoi l’arrivée des puces Alder Lake-N avait totalement changé le marché de l’entrée de gamme. Des Celeron et Pentium qui définissaient un ensemble de processeurs pleins de compromis, Intel était passé à des puces capables d’énormément d’usages. Et cette offre correspondait alors assez bien à la définition d’un processeur grand public établie ci-dessus par Nish Neelalojanan.

De Panther Lake à Wildcat Lake
Intel explique sa stratégie avec ses nouvelles puces Wildcat Lake de la même manière qu’il expliquait les sorties des Alder Lake-N à l’époque puis des Twin Lake par la suite. Traditionnellement, la méthode des fabricants de puces a toujours été la même. Les nouvelles technologies sortent dans des modèles de processeurs haut de gamme vendus à des prix élevés. Cela permet de commencer à amortir le coût de fabrication et de recherche et développement des processeurs bien plus rapidement tout en motivant leur achat. Le client final accepte de payer un processeur plus cher car il choisit la performance et les services annexes les plus avancés. Puis, en quelques générations, les points clés de ces processeurs haut de gamme sont déployés dans les solutions plus abordables.
Ainsi une technologie comme le Thunderbolt, la prise en charge de circuits graphiques puissants avec la gestion des derniers CODEC, un nœud de gravure plus fin et autres subtilités techniques se démocratisent au fil du temps. Dégringolant du haut de gamme vers le milieu de gamme puis vers l’entrée de gamme année après année. Une sorte de ruissellement technologique… mais qui fonctionne.

L’asemblage des Wildcat Lake
Avec ces nouvelles générations, les puces haut de gamme et les puces grand public partagent désormais exactement les mêmes technologies mais à des dosages et des degrés différents. Sur l’image ci-dessus, on peut voir que l’ADN est le même pour les Core Ultra Series 3 « Panther Lake » et les Core Series 3 « Wildcat Lake ». Même génération de cœurs, même NPU de cinquième génération, même circuit graphique capable de décoder l’AV1 nativement et une gravure 18A identique. C’est le dosage qui change, le nombre de cœurs qui devient plus léger sur l’entrée de gamme, les fréquences qui sont plus basses, les technologies moins puissantes. Le Thunderbolt est bien présent, mais ce n’est pas le dernier né de la série, la mémoire reste en monocanal, le stockage ne dépasse pas le PCIe 4.0 et le nombre de lignes PCIe est plus faible…

Autre point clé d’une construction moins chère, la fabrication du processeur lui-même. Si sur les puces haut de gamme Intel a recours à des technologies d’assemblage complexes avec plusieurs composants liés ensemble grâce à des technologies coûteuses comme Foveros, ce n’est pas le cas sur Wildcat Lake. La gravure de la puce est « monolithique » : tous les éléments du processeur sont gravés ensemble sur un même morceau de silicium auquel on adjoint une « tuile » contrôleur en utilisant la technologie UCIe. C’est plus simple à graver, plus simple à assembler et donc moins cher à produire. D’autant que dans ce cas précis de Wildcat Lake, tout peut être gravé en interne chez Intel Foundry.
| Processeur | Cœurs CPU | Fréquence max Cœur P |
Cœurs GPU | Fréquence max GPU |
GPU (TOPS) |
NPU (TOPS) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Core 7 360 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,8 GHz | 2 | 2,6 GHz | 21 | 17 |
| Core 7 350 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,8 GHz | 2 | 2,6 GHz | 21 | 17 |
| Core 5 330 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,6 GHz | 2 | 2,5 GHz | 20 | 16 |
| Core 5 320 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,6 GHz | 2 | 2,5 GHz | 20 | 16 |
| Core 5 315 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,4 GHz | 2 | 2,3 GHz | 18 | 15 |
| Core 3 304 | 5 (1 x P + 4 x LP-E) | 4,3 GHz | 1 | 2,3 GHz | 9 | 15 |
Autre détail intéressant, le recours à une carte mère dont le circuit est étalé sur 6 couches seulement. C’est bien moins que pour les puces Panther Lake et cela permet de baisser le prix de revient de manière significative. Les cartes mères ont en général 4 couches sur l’entrée de gamme et de 6 à 8 couches sur le milieu de gamme. Quand au très haut de gamme, notamment sur les cartes proposant un circuit graphique secondaire, on trouve de 10 à 16 couches de communication. L’impact de ces assemblages n’est pas du tout le même financièrement. Passer de 10 à 6 couches est une bonne manière de limiter les coûts.
Pour Wildcat Lake, Intel a donc décidé de changer de braquet. Pour que cette gamme puisse coller aux besoins du public dans les attentes voulues, il a cependant fallu aller plus loin. Définir un cahier des charges complet pour que les constructeurs s’en emparent et puissent fabriquer un ensemble de machines efficaces et accessibles. Ce plan, cette architecture produit, se définit dans le projet Firefly. Un ensemble de mesures qui permet de définir les composants qui gravitent autour des puces : châssis, écran, batterie… C’est cette solution qui va permettre de trouver une cohérence d’ensemble qui va rassurer le consommateur.
L’idée de Firefly a été de se rapprocher de l’industrie du smartphone et de la tablette. Habituée à adresser des produits à toutes les sensibilités du marché en proposant des solutions très contraintes, il leur a été demandé de réfléchir à des solutions cohérentes pour s’adresser au segment grand public. De définir un cahier des charges adapté pour les fabricants partenaires d’Intel. Une recette d’ordinateur portable qui colle aux capacités des puces Wildcat Lake pour préserver d’un côté les avantages de la plateforme, et de trouver de l’autre le tarif le mieux adapté à ce niveau de services.
Chaque constructeur peut donc s’emparer de cette approche puis la modifier en fonction de ses propres besoins, designs ou objectifs. Certains vont rogner sur des éléments pour proposer un prix plus serré, d’autres vont appuyer sur un composant particulier : batterie, connectique, enceintes, communication, confort ou affichage pour démarquer leur offre. Mais l’architecture sera toujours basée sur les mêmes composants. Cette manière de travailler n’est pas nouvelle et Intel comme AMD ou Qualcomm proposent tous ce que l’on appelle des « designs de référence » sur lesquels s’appuient les constructeurs.

Sam Gao qui s’occupe du développement matériel et logiciel des machines pour Intel en Chine, prend la suite de la vidéo. Il explique que l’approche d’Intel par le passé était surtout focalisée sur le segment haut de gamme. Les engins les plus performants, les plus endurants, les plus fins et légers. Ceux qui embarquaient les puces les plus puissantes et donc les plus susceptibles de rapporter de l’argent au fondeur. Une approche classique de porte-étendard censée faire « rêver » le consommateur grand public qui, en réalité, achetait en masse les autres puces de la gamme. Soit dit en passant, cette stratégie correspondait bien à Intel quand il régnait en maître sur le secteur sans la forte concurrence d’AMD et l’arrivée de Qualcomm.
Et Intel a donc décidé de se réintéresser au segment grand public avec Wildcat Lake en se disant qu’après tout, c’était une grosse part du marché et un secteur plus stable pour asseoir sa production. Il faut bien comprendre que si une technologie, extrêmement coûteuse à mettre en place, comme la gravure Intel 18A, profite technologiquement à toutes les nouvelles puces d’Intel, c’est une excellente manière de la rentabiliser. Le fait d’amortir son coût de fabrication en diluant celui-ci dans beaucoup plus de processeurs grâce au marché grand public est évidemment très intéressant pour Intel.
Le point clé de cette nouvelle approche Firefly a été de changer totalement la manière d’appréhender les puces de ce secteur particulier. Passer d’une politique consistant à définir la gamme par son prix à une autre établissant d’abord les usages voulus par le secteur. Puis à adapter les éléments en fonction pour rentrer dans une fourchette de tarifs spécifiques.
Cela a l’air assez proche à première vue, mais avec un exemple simple vous allez vite comprendre le changement de logique. Qui vend les portables grand public ? Principalement les grands distributeurs : magasins en ligne et grandes surfaces. Leur technique est assez simple, il leur faut un prix et avant tout un prix. Un chiffre à accrocher sur leur catalogue et qui évite toute réflexion. Je m’explique. Vous ouvrez une brochure de rentrée scolaire, en plus des fournitures scolaires, vous avez deux pages de PC portables classiques à des prix bien définis. Par exemple, de 499 à 549€ pour un portable grand public de base. 749 à 849€ pour le segment au-dessus et entre 899 et 999€ pour les solutions haut de gamme. Je ne parle pas des portables spécialisés avec des puces graphiques séparées ou d’ultraportables. Il s’agit ici d’engins capables de tout faire, mais sans objectifs d’usages particuliers.
Pourquoi ces prix spécifiques ? Ils établissent les budgets déterminés pour chaque achat suivant les revenus des clients. L’acheteur lambda qui « veut un PC pour la rentrée » entre dans le magasin beaucoup plus avec une idée de budget en tête qu’avec une liste d’exigences techniques. Il existe d’autres raisons spécifiques 7, mais celle-ci est la principale.
Le boulot des constructeurs est donc simple. On prend l’ensemble des composants disponibles sur le marché et on assemble le tout dans différentes configurations pour en faire des portables qui rentrent dans les cases définies : 599€, 799€ et 999€ par exemple. Et s’il faut rogner sur la qualité du châssis, l’autonomie de la batterie, la luminosité de l’écran ou la quantité de stockage proposés pour que ça tienne, ce sera fait. S’il faut ajouter 15 logiciels publicitaires et un antivirus gratuit 1 mois sur Windows pour conserver sa marge, ce sera également proposé. Et cela donne ce que l’on connait aujourd’hui et qui rend tout le monde grognon en commentaires. Un portable super sympathique en première approche mais qui pèche par deux ou trois détails totalement idiots. Par exemple un écran avec une luminosité très faible ou une offre de connexion Wi-Fi dépassée. Et cela malgré le fait que le surcoût pour améliorer ces deux postes ne dépasse pas quelques euros en usine. Il est impossible de dépasser les prix « stratégiques » déterminés à l’avance et les 20€ nécessaires pour passer d’une batterie minable à un modèle qui tient la route ne seront pas dépensés.
Avec l’approche Firefly proposée par Intel, ce n’est plus le tarif qui filtre les composants. Les constructeurs vont proposer des éléments plus libres tout en bénéficiant d’une plateforme permettant d’économiser sur certains postes. Cela va permettre de construire des machines plus cohérentes. Plus intelligentes dans leur conception. Au lieu de se limiter à un portable proposant un écran peu lumineux pour rester sous la barre fatidique des 500€, il sera possible de définir une machine plus homogène à 529€ qui embarquera un écran adapté à un usage extérieur. Il existera toujours des compromis, mais dans des étages de performances plus que dans des choix involontaires dictés par un absurde seuil psychologique de tarif.
Pour Intel, c’est évidemment un pari gagnant car si les fabricants font bien leur travail et que la presse fait également le sien, la gamme de portables sous cette appellation Firefly sera vite identifiée comme un meilleur choix technique. Et le public ne verra plus d’un mauvais œil le fait de dépasser son seuil psychologique d’une poignée d’euros si c’est pour acheter un bien meilleur produit.
Pour les fabricants, cela ouvre également la porte à des propositions plus cohérentes. Ils pourront toujours céder aux caprices des gros vendeurs de portables que sont les grandes surfaces et continuer à leur proposer des machines entrées au chausse-pied dans leurs gammes de prix. Mais si l’offre « Firefly » est plus conseillée et recherchée, ce seront ces vendeurs eux-mêmes qui choisiront les nouvelles machines pour leur catalogue.
C’est d’autant plus malin pour Intel que les concurrents actuels de la marque, que sont AMD et Qualcomm sont encore très ancrés dans la culture d’une série de processeurs très étagés en spécificités techniques. Les générations de cœurs, de circuits graphiques, de finesse de gravure et de services sont très séparées suivant les cibles. Ça l’est beaucoup moins chez Apple même si la puce choisie pour le Macbook Neo a réintroduit une gamme en dessous des puces de dernières générations.

Prototype Intel Firefly de 14″
Intel a acté le passage de l’industrie PC derrière celle du monde smartphone. Sam Gao le reconnait lui-même, le monde PC se mesure à environ 300 millions de PC vendus chaque année. En face, le marché du smartphone est au-dessus du milliard d’unités vendues à des tarifs souvent comparables à celui d’un PC grand public. Le concurrent principal d’Intel aujourd’hui ne s’appelle pas forcément AMD ou Apple, il s’appelle smartphone. Cela a poussé leurs équipes à changer de manière d’approcher la fabrication des engins. En choisissant de nouveaux composants, de nouvelles approches matérielles et même de nouveaux partenaires pour l’assemblage des machines.
Et cela conduit à des choix techniques différents de ses habitudes. Rapprocher, par exemple, un assembleur d’électronique de smartphone d’une marque de PC pour concevoir des cartes mères plus compactes et moins chères.
Le premier portable « Firefly » présenté est une production Intel qui sert de design de référence au marché. En général, ces produits servent à former les équipes internes, mais aussi à convaincre les partenaires de la marque. Que ce soient les constructeurs ou les distributeurs qui doivent déclencher des décisions largement en amont de toute réelle disponibilité de produit. Il est difficile de s’engager sur une nouvelle plateforme depuis un catalogue sans avoir un prototype en main. Ces modèles servent à mieux visualiser les machines qui seront réellement en stock des mois plus tard.

Prototype Intel Firefly de 14″
On retrouve donc un engin de 14 pouces, à l’aspect assez ordinaire mais équipé de petites touches techniques assez importantes. Par exemple, la coque est entièrement métallique et unie, chose très rare sur les gammes de prix visées. Un des moyens d’économiser quelques dollars en production pour un portable grand public est de percer la partie inférieure du châssis pour avoir une aspiration d’air frais. C’est en général bien moins cher que d’optimiser les flux d’air internes. Ce choix est souvent rendu obligatoire sur des portables spécialisés à cause des composants haut de gamme qui dégagent beaucoup de chaleur qu’ils embarquent. Mais sur des produits classiques, c’est le choix technique effectué par défaut car le plus économique.
Et cela même si tout le monde sait que cela pose des problèmes dans la durée avec plus de poussière qui entre dans le système de ventilation et souvent l’impossibilité d’employer sa machine posée sur un coussin de canapé ou un lit. Cela participe également à l’allure globale de ces machines et à leur durabilité.

Prototype Intel Firefly de 14″
La connectique choisie reflète également un côté « premium ». Auparavant, seuls les produits les plus haut de gamme proposaient du Thunderbolt, les produits grand public étaient cantonnés à un USB Type-C plus classique. En ajoutant cette connectique spécialisée à la plateforme, le constructeur démocratise largement son usage ainsi que les accessoires liés.

Prototype Intel Firefly de 14″
Mais pour ne pas froisser les acheteurs de ces segments, qui veulent une grande compatibilité avec leur matériel existant, la marque ne compte pas uniquement sur ces connecteurs spécialisés. L’objectif est de pouvoir fournir également des ports HDMI et USB type-A plus classiques. Résultat, le portable propose à la fois un design fin de 12.9 mm d’épaisseur et une gamme de services complète.

Prototype Intel Firefly de 15.6″
Dans un prototype 15.6″ exposé dans la vidéo, on découvre une version équipée d’un dos transparent. Cela nous permet de voir les entrailles techniques de l’engin. Et on découvre ici des choses très intéressantes. D’abord la présence d’un unique caloduc en cuivre qui transporte la chaleur du processeur, couvert par une plaque de cuivre, vers des ailettes situées loin du reste des composants. Cette solution est plus fine que les dispositifs habituels, elle coûte également moins cher tout en étant plus efficace grâce à diverses optimisations. Cela représente une économie d’échelle importante pour un fabricant qui va devoir multiplier ce système à des dizaines et des dizaines de milliers d’exemplaires.
Autre détail technique dont je vous ai déjà parlé, la connexion entre la carte mère à droite et l’extension connectique à gauche. Celle-ci a été pensée par Intel et standardisée afin que les différents acteurs puissent s’en emparer et proposer les connecteurs de leur choix. Sur ce modèle de 15.6″, on retrouve deux ports Thunderbolt mais aussi un HDMI, un lecteur de carte MicroSDXC et un jack audio combo 3.5 mm. Sur le modèle de 14″ plus haut, le même connecteur ne transportait que les deux ports Thunderbolt. L’autre intérêt de cette approche est de pouvoir adapter la connectique à chaque diagonale. La carte mère peut en effet rester la même entre un 13, un 14 et 15.6″, il suffira juste pour le constructeur d’étendre la nappe et de choisir une batterie de connecteurs adaptée.
On peut également observer ici une approche très ouverte du matériel embarqué. La batterie est vissée au châssis et elle est montée sur un connecteur pour pouvoir être remplacée facilement. La mémoire vive comme le stockage sont évolutifs. Cela ne sera pas forcément le cas sur tous les designs Firefly mais c’est une possibilité offerte à chaque fabricant.
Autre point intéressant : la gestion de chaque élément intégré a réellement été examinée à la loupe pour optimiser le coût de production. Le meilleur exemple donné est dans la gestion des CODEC embarqués, les outils nécessaires au pilotage des différents médias. Intel a ici littéralement copié l’univers des smartphones pour réduire l’empreinte technique et économique de ces éléments. Cela veut dire que les systèmes embarqués sauront peut-être lire moins de choses matériellement que sur un PC classique, mais que l’ensemble de leur implantation sera également moins coûteux en espace et en composants sur la carte mère. Ce qui tend à faire baisser le coût global de fabrication.
En pratique, cela ne veut pas dire que votre machine ne pourra pas lire tout type de fichiers, le décodage logiciel pourra fonctionner pour les plus anciens. Mais peut-être que les vieux formats ou ceux jugés inadaptés, ne seront plus pris en compte. Pas forcément besoin de savoir lire nativement des médias avec des CODECS abandonnés il y a des années quand l’essentiel de l’usage de ces PC consiste à lire des formats de vidéo récents en streaming. En rapprochant l’usage des processeurs Wildcat Lake avec celui des smartphones, ils ont éliminé les CODEC matériels jugés dépassés dans un usage du quotidien aujourd’hui. Et cela permet d’alléger considérablement l’implantation des puces au global avec un processeur plus petit et moins d’éléments à intégrer à la carte mère pour supporter ces usages.
Même chose pour la mémoire vive, les ingénieurs d’Intel ont envisagé la possibilité de redéfinir la manière dont la gestion de la mémoire vive est effectuée sur les nouvelles puces de manière à reprendre l’implantation du monde mobile. Ce travail en amont permet de baisser le coût de toute l’implantation et d’offrir plus de choix et de rapidité de fabrication pour les marques.

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Sam Gao explique que cette stratégie n’est pas apparue ex nihilo et que les partenaires d’Intel ont participé dès le début à sa construction. Certaines marques ont d’abord douté de l’intérêt de cette initiative. Et on comprend assez vite pourquoi. En se basant sur un design identique, on imagine le risque pour les fabricants de se retrouver à proposer des clones des mêmes machines juste affublées d’étiquettes différentes. Des produits sans aucune valeur ajoutée et ne reflétant en rien les capacités et l’expérience de chaque marque. Le problème classique des smartphones qui doivent sans cesse ajouter de nouvelles fonctionnalités pour devenir désirables.
Sauf qu’en analysant bien ce segment particulier, l’expérience proposée par les marques consiste généralement à juste essayer de baisser le prix des produits au maximum en rognant la qualité de ceux-ci. Ce qui amène mathématiquement à une offre similaire et de faible intérêt. Avec comme seul terrain de bataille les tarifs, on finit souvent par proposer des portables identiquement médiocres. Et c’est une approche assez mortifère car en baissant en qualité, le marché PC se retrouve en concurrence avec non pas d’autres fabricants de portables mais bien avec le monde des smartphones.
Une démarche finalement peu intéressante quand on considère que le grand public est déjà équipé d’un PC et, à part un remplacement de machine suite à une panne, cette cible ne cherche pas à se rééquiper régulièrement. Le marché PC grand public est sur un plateau depuis de nombreuses années en grande partie parce que les marques ont surtout mis l’accent sur les machines les plus haut de gamme, les engins les plus spécialisés.
En insistant sur un moyen de relancer l’attrait des ordinateurs portables classiques, Intel a fini par faire adhérer ses partenaires à son idée. Si tout le segment améliore l’expérience et les services rendus par cette gamme, c’est le secteur entier qui peut y gagner. En offrant une meilleure autonomie, des capacités de calcul supérieures et des usages complets qui vont de la lecture multimédia à un web confortable en passant par du jeu et même l’exploitation d’IA locales, le concept prend tout son sens.

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Le fait que la fabrication et le retour sur investissement de ces engins soient meilleurs pour les fabricants n’est évidemment pas négligeable. Quand une marque s’adresse à un fabricant tiers, un des géants qui construit les PC des grands industriels du secteur, et que ce dernier a en main la totalité des éléments techniques défendus par Intel avec Firefly, cela facilite également le projet. Au fur et à mesure que la crise du secteur s’accentuait avec une mémoire vive dont le prix a explosé, la recette devenait très appétissante.
Le fait qu’Intel ait ouvert les vannes sur la production de puces Wildcat Lake, particulièrement adaptées à ce projet Firefly, a également dû aider à convaincre les partenaires d’Intel. En face, AMD a du mal à fournir des puces placées sur un segment concurrentiel. Et les récentes annonces de Qualcomm d’un Snapdragon C pour fabriquer des portables à 300$ peuvent également s’analyser comme une réaction à l’apparition de ce marché Wildcat Lake.

Asus NUC 16 : un MiniPC grand public sous Wildcat Lake
La conclusion de cette vidéo est assez intéressante. Elle rejoint l’analyse que je faisais lors de l’apparition d’Alder Lake N en 2023. Avec les puces Intel N100 et consorts, puis leur optimisation en N150, Intel a changé radicalement le marché de l’entrée de gamme. L’idée a été d’arrêter de ne proposer que le strict minimum viable pour faire tourner un système et de créer des puces beaucoup plus souples et efficaces. Acheter un Celeron offrait un niveau de puissance suffisant pour des tâches très basiques sans offrir réellement d’autres loisirs. C’était un achat par défaut et non par choix. L’objectif de ces puces alors était surtout de permettre de viser une gamme de prix. Pas de remplir un cahier des charges d’usages modernes d’un ordinateur grand public.
Les Alder Lake-N et Twin Lake ont changé de paradigme en offrant beaucoup plus de souplesse et de possibilités. Malgré ces efforts, l’offre d’Intel n’a pas réellement pris sur le marché portable international. Les fabricants, surtout les grandes marques, voulaient probablement distribuer des engins aux tarifs plus élevés et ces puces ne leur permettaient pas. Le fait de viser une gamme offrant plus de marge avec Wildcat Lake et surtout d’être mieux accompagnés a changé la donne. Des dizaines de designs différents sous Wildcat Lake sont attendus et jusqu’à 70 machines portables devraient débarquer tandis que des MiniPC équipés de ces puces seront également distribués.
Et cela tombe extrêmement bien, parce que si Intel n’avait pas anticipé la flambée des prix des composants mémoire et stockage, la solution Firefly / Wildcat Lake va pouvoir faire baisser mécaniquement le prix actuel des machines grand public. Et cela, le marché en a grand besoin.
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