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Revue de presse de l’April pour la semaine 25 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] La Commission européenne a reculé sur le logiciel libre, critiquent les libristes

✍ Thierry Noisette, le dimanche 21 juin 2026.

Bien qu’il marque des progrès, le projet de règlement européen publié par la Commission de Bruxelles a reculé, en particulier sur le principe du ’libre par défaut’, dénoncent le CNLL et l’April. La bataille va s’engager dans le ’trilogue’ avec le Parlement européen et le Conseil.

Et aussi:

[Next] Mastodon se lance dans les newsletters

✍ Mathilde Saliou, le jeudi 18 juin 2026.

Outre des collections, la version 4.6 de Mastodon propose des newsletters, une fonctionnalité qui permettra aux internautes de suivre les travaux des…

[Sud Ouest] Saint-Loubès: les logiciels libres s'invitent à la médiathèque

✍ Jean-Pierre Nowak, le jeudi 18 juin 2026.

Des bénévoles de l’Association bordelaise des utilisateurs de logiciels libres et de Libre Tic ont animé un atelier pour présenter les avantages de l’informatique ouverte aux usagers de Saint-Loubès

[ZDNET] L'arrivée d'Euro-Office 1.0 sème la zizanie dans le monde de l'open source: «La compatibilité n'est pas synonyme de souveraineté»

✍ Steven Vaughan-Nichols, le mardi 16 juin 2026.

La nouvelle alternative open source basée sur le cloud à Microsoft 365 et Google Workspace est désormais disponible. Les partisans de LibreOffice critiquent vivement sa dépendance vis-à-vis des formats de documents Microsoft.

[Silicon.fr] L'open source n'est plus 'gratuit par défaut'

✍ Philippe Leroy, le mardi 16 juin 2026.

Utiliser un modèle open source implique désormais de comprendre son entraînement, de documenter précisément son usage, de garantir sa conformité avec les exigences réglementaires selon la classification du système.

Et aussi:

[cio-online.com] Open Source: la Cnaf s'engage dans le projet Catala de l'Inria

✍ Emmanuelle Delsol, le lundi 15 juin 2026.

L’administration va contribuer au projet Open Source pour améliorer son moteur de règles et traduire le droit en code pour le calcul des prestations.

[Basta!] «Se soucier des usagers»: un fournisseur d'accès à Internet citoyen veut reprendre SFR à la place de Bouygues, Free et Orange

✍ Rachel Knaebel, le vendredi 12 juin 2026.

Bouygues, Free et Orange ont annoncé un accord pour reprendre, et démanteler, l’entreprise SFR. Il y avait pourtant une offre alternative, à 1 euro, venue d’un fournisseur d’accès à Internet associatif, comme il en existe des dizaines en France.

[Les Numeriques] Je me suis passé de Google pendant un mois grâce à /e/OS et au Fairphone 6: la vie privée à portée de clics

✍ Corentin Bechade, le vendredi 12 juin 2026.

Il n’y a pas qu’iOS et Android dans la vie. Si Google et Apple ont largement vampirisé le marché mobile, il existe une alternative européenne plus respectueuse de vos données personnelles et de votre vie privée: /e/OS. Après un mois d’utilisation, voici mon avis sur cet OS entièrement émancipé des géants du web.

[cio-online.com] Walter Arnaud devient Dinum ; l'Etat accélère dans la création de l'Ariane

✍ Reynald Fléchaux, le vendredi 12 juin 2026.

Les deux chargés de mission, censés repenser les rôles de la Dinum et de la DITP, en prennent la tête, suite au conseil des ministres du 10 juin. Le signe de la volonté du gouvernement d’accélérer dans la reprise en main de la stratégie numérique de l’Etat.

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L’Inde bloque temporairement Telegram par crainte de fraudes aux examens

Pas de chichis
L’Inde bloque temporairement Telegram par crainte de fraudes aux examens

L’Inde a ordonné un blocage temporaire de Telegram jusqu’au 22 juin. Le pays craint que des fraudeurs utilisent la plateforme de messagerie pour cibler des candidats avant une session du plus grand examen d’entrée du pays.

La mesure a été annoncée le 16 juin sur X par la NTA (National Testing Agency), l’organisme qui gère le NEET (National Eligibility Entrance Test, Undergraduate), un examen d’entrée en médecine passé par des millions d’étudiants chaque année. Selon l’agence, ces restrictions visent à empêcher des réseaux de tricherie d’utiliser Telegram pour vendre de fausses copies d’examen et diffuser de la désinformation avant la session du NEET prévue le 21 juin, comme relevé par TechCrunch.

Blocage et modifications

Les restrictions comportent deux volets :

  • Une interdiction nationale et temporaire de Telegram jusqu’au 22 juin
  • Une demande à la plateforme de désactiver sa fonction de modification des messages jusqu’au 30 juin, l’agence estimant que cette fonctionnalité a déjà servi à fabriquer de fausses preuves de fuites de sujets après le passage des épreuves

La NTA justifie ces deux mesures comme prises « dans l’intérêt de l’ordre public, en réponse à l’utilisation organisée de la plateforme par des réseaux de tricherie pour escroquer les candidats du NEET 2026 ». Juridiquement, l’ordre donné par l’agence repose sur la Section 69A de la loi indienne sur les technologies de l’information.

D’inévitables critiques

Sans surprise, la décision a immédiatement suscité des critiques, dont celles de l’Internet Freedom Foundation, qui la qualifie de « solution superficielle et disproportionnée face à la fraude aux examens » dans une publication sur X. Elle fait valoir que la section est faite pour bloquer l’accès à une information et ne devrait donc pas être utilisée pour forcer un éditeur à supprimer une fonction pour l’ensemble du pays.

Pavel Durov, patron de Telegram, a d’ailleurs repris le communiqué sur X : la décision « punit plus de 150 millions d’utilisateurs ordinaires de Telegram en Inde, et pas les initiés qui ont divulgué les documents d’examen. Et l’interdiction n’a rien arrêté. Les fuites ont simplement migré vers d’autres applications ». Constat partagé par d’autres personnes sur X, avec signalements de sujets d’examens vus sur X et dans des canaux WhatsApp. « Évidemment », a commenté Pavel Durov. Telegram conteste la décision de blocage devant la Haute Cour de Delhi, indique The Free Press Journal.

Cette décision radicale peut être également vue comme un aveu d’échec pour l’agence indienne. TechCrunch rappelle en effet que NEET a été secoué par un scandale en mai à cause d’une importante fuite sur les sujets, avec à la clé une enquête fédérale.

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L’Inde bloque temporairement Telegram par crainte de fraudes aux examens

Pas de chichis
L’Inde bloque temporairement Telegram par crainte de fraudes aux examens

L’Inde a ordonné un blocage temporaire de Telegram jusqu’au 22 juin. Le pays craint que des fraudeurs utilisent la plateforme de messagerie pour cibler des candidats avant une session du plus grand examen d’entrée du pays.

La mesure a été annoncée le 16 juin sur X par la NTA (National Testing Agency), l’organisme qui gère le NEET (National Eligibility Entrance Test, Undergraduate), un examen d’entrée en médecine passé par des millions d’étudiants chaque année. Selon l’agence, ces restrictions visent à empêcher des réseaux de tricherie d’utiliser Telegram pour vendre de fausses copies d’examen et diffuser de la désinformation avant la session du NEET prévue le 21 juin, comme relevé par TechCrunch.

Blocage et modifications

Les restrictions comportent deux volets :

  • Une interdiction nationale et temporaire de Telegram jusqu’au 22 juin
  • Une demande à la plateforme de désactiver sa fonction de modification des messages jusqu’au 30 juin, l’agence estimant que cette fonctionnalité a déjà servi à fabriquer de fausses preuves de fuites de sujets après le passage des épreuves

La NTA justifie ces deux mesures comme prises « dans l’intérêt de l’ordre public, en réponse à l’utilisation organisée de la plateforme par des réseaux de tricherie pour escroquer les candidats du NEET 2026 ». Juridiquement, l’ordre donné par l’agence repose sur la Section 69A de la loi indienne sur les technologies de l’information.

D’inévitables critiques

Sans surprise, la décision a immédiatement suscité des critiques, dont celles de l’Internet Freedom Foundation, qui la qualifie de « solution superficielle et disproportionnée face à la fraude aux examens » dans une publication sur X. Elle fait valoir que la section est faite pour bloquer l’accès à une information et ne devrait donc pas être utilisée pour forcer un éditeur à supprimer une fonction pour l’ensemble du pays.

Pavel Durov, patron de Telegram, a d’ailleurs repris le communiqué sur X : la décision « punit plus de 150 millions d’utilisateurs ordinaires de Telegram en Inde, et pas les initiés qui ont divulgué les documents d’examen. Et l’interdiction n’a rien arrêté. Les fuites ont simplement migré vers d’autres applications ». Constat partagé par d’autres personnes sur X, avec signalements de sujets d’examens vus sur X et dans des canaux WhatsApp. « Évidemment », a commenté Pavel Durov. Telegram conteste la décision de blocage devant la Haute Cour de Delhi, indique The Free Press Journal.

Cette décision radicale peut être également vue comme un aveu d’échec pour l’agence indienne. TechCrunch rappelle en effet que NEET a été secoué par un scandale en mai à cause d’une importante fuite sur les sujets, avec à la clé une enquête fédérale.

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« La veille, vous êtes SFR, le lendemain, vous êtes Bouygues Telecom » : le patron de Bouygues dévoile le sort des abonnés SFR

SFR va être démantelé au profit d’Orange, Free et Bouygues Telecom. Alors que le rachat à 20 milliards d’euros agite le secteur, le patron de Bouygues, Benoît Torloting, promet une transition « fluide et transparente » pour les abonnés, assurant que les tarifs resteront inchangés malgré cette reconfiguration historique du marché.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 24 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Stratégies] La souveraineté numérique, à quel prix?

✍ Martin Carnot, le jeudi 11 juin 2026.

264 milliards d’euros. C’est ce que les entreprises européennes versent chaque année à des acteurs américains pour leurs logiciels et services cloud, selon l’étude Asterès publiée en avril 2025. Un montant comparable à la facture énergétique du continent, qui en dit long sur l’enjeu de la souveraineté numérique.

[ICTjournal] Lancement d'Euro-Office, sous le feu des critiques de LibreOffice

✍ Yannick Chavanne, le jeudi 11 juin 2026.

Développée à partir d’un fork d’OnlyOffice et soutenue par plusieurs organisations européennes, Euro-Office entend promouvoir une alternative locale aux suites bureautiques dominantes. The Document Foundation, éditeur de LibreOffice, dénonce toutefois un projet en contradiction avec certains principes de souveraineté numérique.

Et aussi:

[Silicon.fr] Open source: ce que l'UE vise désormais

✍ Clément Bohic, le mardi 9 juin 2026.

La nouvelle stratégie open source de l’UE ouvre des pistes en matière de gouvernance, de résilience et de commande publique.

[clubic.com] Les Big Tech contrôlent plus de 70% du cloud européen: l'UE vient d'allouer 2 milliards d'euros à l'open source

✍ Guillaume Belfiore, le lundi 8 juin 2026.

La Commission européenne a publié en fin de semaine dernière son paquet de souveraineté technologique. Ce dernier combine un Chips Act 2.0, une législation sur le cloud et l’IA, une feuille de route sur l’énergie et une stratégie open source inédite. Et il était temps. Aujourd’hui, l’UE achète plus de 80% de ses technologies numériques à des fournisseurs non européens.

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Londres multiplie les interdictions pour les moins de 16 ans : réseaux sociaux, jeux vidéo…

Think of the children !
Londres multiplie les interdictions pour les moins de 16 ans : réseaux sociaux, jeux vidéo…

« Redonner leur enfance aux enfants », c’est le nouveau credo de Keir Starmer, le Premier ministre britannique. Ce dernier a annoncé ce lundi 15 juin la mise en place d’une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, en y ajoutant des restrictions sur les jeux vidéo et les plateformes de streaming vidéo en direct.

D’ici l’année prochaine, l’horizon des internautes de moins de 16 ans pourrait bien se réduire fortement au Royaume-Uni. Le gouvernement britannique a annoncé un projet de loi imposant de nouvelles restrictions significatives aux jeunes du pays : pas de réseaux sociaux, interdiction de diffuser des vidéos en direct, interdiction pour des inconnus adultes de contacter directement des mineurs, limites pour d’autres services en ligne comme certaines plateformes de jeux vidéo. Sans pour autant empêcher les enfants de participer à des jeux multijoueurs en ligne type Minecraft ou Roblox.

Ban à gogo

Pour éviter un effet de seuil brutal à 16 ans, le projet prévoit de laisser actives certaines restrictions pour les 16 et 17 ans, notamment celles concernant les contacts avec des inconnus et certaines fonctions à risque comme les « compagnons romantiques » générés par IA (qui ne seraient plus accessibles qu’aux adultes). Londres doit publier des détails supplémentaires courant juillet sur plusieurs autres pistes, à l’instar d’un couvre-feu numérique nocturne, ainsi que des interruptions obligatoires du scrolling infini pour réduire le temps passé sur les plateformes.

Le tout repose sur l’Online Safety Act, ce texte qui impose la vérification de l’âge sur les sites porno. Les contrôles sont jugés insuffisants par le gouvernement, qui veut désormais imposer des systèmes de vérification plus robustes et qui finiront par s’imposer à tous les internautes outre-Manche. Les autorités se sont inspirées du modèle australien, qui a banni les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, mais en y ajoutant des plateformes et des fonctionnalités en ligne supplémentaires.

« Sur plusieurs aspects, nous allons plus loin qu’une simple interdiction », convient Keir Starmer. « Nous nous attaquons aux fonctionnalités à risque présentes sur les sites de jeux vidéo ou les plateformes de diffusion en direct, où des inconnus peuvent actuellement contacter n’importe quel enfant sans véritable contrôle. » Le gouvernement veut également empêcher le partage de photos intimes par des ados.

La défense des plateformes

Les principales intéressées ont expliqué qu’une interdiction généralisée allait pousser les enfants vers des services plus risqués n’offrant pas le même niveau de protection qu’elles ont mis en place. Autre angle d’attaque : les plateformes visées proposent aussi des fonctions qui aident les plus jeunes. « YouTube est une ressource essentielle pour les jeunes, les enseignants et les parents », a déclaré un porte-parole.

Snapchat indique de son côté que cette interdiction couperait les adolescents des échanges privés avec leurs amis et leur famille (les messageries comme WhatsApp ou Signal ne sont pas concernées). Meta, qui est une des principales entreprises visées avec Facebook et Instagram, a fait valoir que l’expérience australienne augmentait les risques d’isolation des ados de leur communauté.

« Une interdiction n’est pas seulement une loi : c’est aussi l’expression de nos valeurs, une norme sociale », ajoute le Premier ministre. « Bien sûr, certains enfants trouveront des moyens techniques de contourner l’interdiction. Mais cela ne signifie pas que nous ne devons pas agir ou que cette mesure sera sans effet. » Le texte devrait être en vigueur d’ici le printemps 2027.

Un projet d’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans est également en discussion dans l’Union européenne, tandis qu’en France ils devront demander l’âge afin de bloquer les utilisateurs de 15 ans ou moins.

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Londres multiplie les interdictions pour les moins de 16 ans : réseaux sociaux, jeux vidéo…

Think of the children !
Londres multiplie les interdictions pour les moins de 16 ans : réseaux sociaux, jeux vidéo…

« Redonner leur enfance aux enfants », c’est le nouveau credo de Keir Starmer, le Premier ministre britannique. Ce dernier a annoncé ce lundi 15 juin la mise en place d’une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, en y ajoutant des restrictions sur les jeux vidéo et les plateformes de streaming vidéo en direct.

D’ici l’année prochaine, l’horizon des internautes de moins de 16 ans pourrait bien se réduire fortement au Royaume-Uni. Le gouvernement britannique a annoncé un projet de loi imposant de nouvelles restrictions significatives aux jeunes du pays : pas de réseaux sociaux, interdiction de diffuser des vidéos en direct, interdiction pour des inconnus adultes de contacter directement des mineurs, limites pour d’autres services en ligne comme certaines plateformes de jeux vidéo. Sans pour autant empêcher les enfants de participer à des jeux multijoueurs en ligne type Minecraft ou Roblox.

Ban à gogo

Pour éviter un effet de seuil brutal à 16 ans, le projet prévoit de laisser actives certaines restrictions pour les 16 et 17 ans, notamment celles concernant les contacts avec des inconnus et certaines fonctions à risque comme les « compagnons romantiques » générés par IA (qui ne seraient plus accessibles qu’aux adultes). Londres doit publier des détails supplémentaires courant juillet sur plusieurs autres pistes, à l’instar d’un couvre-feu numérique nocturne, ainsi que des interruptions obligatoires du scrolling infini pour réduire le temps passé sur les plateformes.

Le tout repose sur l’Online Safety Act, ce texte qui impose la vérification de l’âge sur les sites porno. Les contrôles sont jugés insuffisants par le gouvernement, qui veut désormais imposer des systèmes de vérification plus robustes et qui finiront par s’imposer à tous les internautes outre-Manche. Les autorités se sont inspirées du modèle australien, qui a banni les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, mais en y ajoutant des plateformes et des fonctionnalités en ligne supplémentaires.

« Sur plusieurs aspects, nous allons plus loin qu’une simple interdiction », convient Keir Starmer. « Nous nous attaquons aux fonctionnalités à risque présentes sur les sites de jeux vidéo ou les plateformes de diffusion en direct, où des inconnus peuvent actuellement contacter n’importe quel enfant sans véritable contrôle. » Le gouvernement veut également empêcher le partage de photos intimes par des ados.

La défense des plateformes

Les principales intéressées ont expliqué qu’une interdiction généralisée allait pousser les enfants vers des services plus risqués n’offrant pas le même niveau de protection qu’elles ont mis en place. Autre angle d’attaque : les plateformes visées proposent aussi des fonctions qui aident les plus jeunes. « YouTube est une ressource essentielle pour les jeunes, les enseignants et les parents », a déclaré un porte-parole.

Snapchat indique de son côté que cette interdiction couperait les adolescents des échanges privés avec leurs amis et leur famille (les messageries comme WhatsApp ou Signal ne sont pas concernées). Meta, qui est une des principales entreprises visées avec Facebook et Instagram, a fait valoir que l’expérience australienne augmentait les risques d’isolation des ados de leur communauté.

« Une interdiction n’est pas seulement une loi : c’est aussi l’expression de nos valeurs, une norme sociale », ajoute le Premier ministre. « Bien sûr, certains enfants trouveront des moyens techniques de contourner l’interdiction. Mais cela ne signifie pas que nous ne devons pas agir ou que cette mesure sera sans effet. » Le texte devrait être en vigueur d’ici le printemps 2027.

Un projet d’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans est également en discussion dans l’Union européenne, tandis qu’en France ils devront demander l’âge afin de bloquer les utilisateurs de 15 ans ou moins.

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La fin de la 2G est déjà une réalité, mais il reste 2 millions de terminaux en circulation

Même le 3310 n’y résistera pas
La fin de la 2G est déjà une réalité, mais il reste 2 millions de terminaux en circulation

Alors que la 2G est déjà éteinte par Orange dans une dizaine de départements, il reste encore 2 millions de terminaux encore en service qui ne prennent en charge que la 2G. L’Arcep appelle à une accélération de la migration.

En mars, Orange commençait les grands travaux de fermeture de la 2G qui doivent durer toute l’année. À l’époque, seule l’unité urbaine de Biarritz, Anglet, Bayonne (Côte basque 64) était concernée, puis les département 64 et 40 le 12 mai. Depuis le 9 juin, sept autres départements sont concernés : l’Ariège (09), la Haute-Garonne (31), le Gers (32), le Lot (46), le Lot-et-Garonne (47), les Hautes-Pyrénées (65) et le Tarn-et-Garonne (82).

Autant dire que cela commence à devenir bien réel et les choses vont encore s’accélérer. À partir de fin septembre, la 2G sera définitivement arrêtée dans le reste de la France métropolitaine. Fin 2025, la 2G n’était déjà plus disponible à la Réunion et les autres territoires ultramarins vont suivre cette année. L’Arcep tient à jour un calendrier sur cette page.

Encore 1,22 million de terminaux 2G dans le grand public

Problème, selon le dernier décompte de l’Arcep, il reste encore 2 millions de terminaux 2G seulement en circulation. 1,22 million servent encore à des usages voix, SMS et internet mobile pour des abonnés Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR. Les 0,78 million restant sont des SIM dans des terminaux Machine to Machine (MtoM), sans compter les cartes dans les véhicules (pour les appels d’urgence par exemple).

Le régulateur note une accélération de la migration des terminaux compatibles avec la 2G seulement, mais elle doit encore s’amplifier « pour atteindre un rythme permettant le renouvellement des terminaux « 2G » d’ici à l’extinction complète des réseaux 2G ».

Bouygues Telecom et SFR précisent leur calendrier, Free dépend d’Orange

Si Orange a déjà commencé, les autres opérateurs sont dans les starting-blocks. Free n’a pas de réseau 2G en propre (enfin il en a eu un, pendant quelques semaines seulement, avant de renouveler son accord avec Orange) et s’appuie sur celui de l’opérateur historique, le calendrier est donc exactement le même.

SFR se prépare aussi avec une extinction de la 2G dans les zones très denses du 15 au 30 novembre 2026, puis dans le reste de la France métropolitaine du 1ᵉʳ au 15 décembre 2026. Bouygues Telecom a aussi précisé son calendrier. Le 15 novembre 2026 sera la fin de sa 2G à Brest, Guipavas, Nancy (54000 et 54100) et Vandœuvre-lès-Nancy, puis du 1ᵉʳ au 15 décembre sur l’ensemble de la France métropolitaine.

Sécurité, consommation électrique, libération des fréquences…

Les enjeux sont multiples, à commencer par la sécurité : « la 4G et la 5G offrent une sécurité renforcée avec des protocoles de chiffrement avancés, une authentification robuste et une architecture réseau conçue pour résister aux menaces modernes par rapport aux technologies 2G et 3G », rappelle l’Arcep.

L’arrêt de la 2G et de la 3G en 2028/2029 permet de libérer des fréquences et de réduire la consommation électrique. « Le fonctionnement des réseaux 2G et 3G est, toutes choses égales par ailleurs, plus énergivore que celui de la 4G et la 5G », explique l’Arcep.

« Malgré son faible usage, la 2G représente encore près de 25 % de la consommation énergétique du réseau mobile », affirme Sud Ouest dans un article publié suite à un entretien avec Jérôme Delalande, directeur des relations avec les collectivités locales du Maine-et-Loire chez Orange. Ce dernier ajoute que « la 2G fonctionne en continu, contrairement à la 5G qui ne consomme réellement que lorsqu’elle est sollicitée. C’est comme un radiateur laissé allumé en permanence alors qu’il n’est pas nécessaire ».

Le directeur local d’Orange en profitait pour rappeler le client type encore en 2G : « Souvent, ce sont des personnes âgées, peu à l’aise avec le numérique ». Il existe aussi d’anciens équipements d’entreprises ou de collectivités encore en 2G, notamment pour des interphones et des ascenseurs. « On parle là d’équipements vieillissants, confrontés à l’obsolescence de la technologie et des produits ».

Pour les particuliers concernés, l’Arcep a mis en place une page dédiée. Il en existe aussi une autre pour les collectivités, entreprises et syndics.

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