Canicule : un TGV Paris-Nice arrive avec 6h de retard
© olrat / ADOBE STOCK
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Les services de Binance ne seront plus disponibles dans l’Union européenne à compter du 1er juillet. La plateforme crypto a décidé d’annuler sa demande de licence MiCA déposée en Grèce, et de tenter sa chance auprès d’un autre régulateur du vieux continent. Un processus qui pourrait durer des mois ; les clients européens de Binance sont priés de préparer la sortie.
À partir du 1er juillet, tous les prestataires de services sur crypto-actifs (CASP), dont les plateformes d’échange de cryptomonnaies, doivent posséder une licence dans l’Union européenne afin de continuer à opérer normalement. La période transitoire prévue au règlement européen qui encadre les crypto-actifs (MiCA) expirera en effet à cette date, a rappelé [PDF] l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA).
Au-delà, la licence MiCA sera donc nécessaire : Binance en sera privée au moins temporairement. La première plateforme mondiale d’échange de cryptos opère dans plusieurs pays européens, dont la Pologne, l’Italie, l’Espagne et la France, en vertu de licences locales. Mais passé le 1er juillet, ces dernières ne vaudront plus rien, il lui faut absolument un agrément MiCA délivré par un État pour poursuivre son activité européenne.
Binance négociait avec les autorités grecques pour décrocher le précieux sésame, mais la société a préféré retirer sa demande auprès de la Commission hellénique du marché des capitaux. Décision a été prise de frapper à la porte d’un autre État membre – ce serait la France, croit savoir le Financial Times (l’Autorité des marchés financiers n’a rien confirmé).
La demande de licence déposée en Grèce aurait été rejetée la semaine dernière, mais Binance n’aurait pas reçu la décision formelle, rappelle le quotidien américain. En attendant de trouver une solution réglementaire, les services de Binance vont donc être interrompus et la plateforme communique avec ses clients européens pour les informer de la situation. Elle affirme que « [les] fonds restent en sécurité et [sont] protégés ». Le message indique ainsi :
« À partir du 1er juillet 2026, les opérations disponibles seront limitées à celles vous permettant de réduire vos positions et de retirer vos actifs. Pour plus de clarté : tous les crypto-actifs resteront disponibles au retrait, y compris après le 1er juillet 2026, conformément aux exigences réglementaires et de conformité applicables. »
Les clients devront choisir une autre manière de gérer leurs actifs, en les transférant vers un autre prestataire. Binance convient que l’incertitude « peut créer de la confusion et de l’inquiétude », mais rappelle son engagement à suivre les règles dans l’UE et ailleurs. « L’Europe est une région importante » pour l’entreprise, qui veut opérer « dans le cadre clair, équitable et harmonisé prévu par MiCA ».
Pour Binance, le règlement européen crée un cadre « cohérent pour les crypto-actifs dans l’ensemble de l’UE ». Encore faut-il posséder une licence délivrée par un État membre, ce qui devrait être fait « dans les prochains mois ».
La plateforme veut montrer patte blanche auprès des régulateurs, après plusieurs affaires ayant conduit Changpeng Zhao, fondateur et ancien patron de la société, à plaider coupable pour des manquements aux règles américaines de lutte contre le blanchiment d’argent. En avril 2024, il a été condamné à quatre mois de prison, puis a été gracié par Donald Trump.
Si Binance cherche désormais à rester dans les clous des réglementations, ses services n’en seraient pas moins toujours utilisés pour blanchir de l’argent sale. En janvier 2025, une information judiciaire a été ouverte en France sur, entre autres, des infractions de blanchiment aggravé et blanchiment de fraude fiscale.
Les services de Binance ne seront plus disponibles dans l’Union européenne à compter du 1er juillet. La plateforme crypto a décidé d’annuler sa demande de licence MiCA déposée en Grèce, et de tenter sa chance auprès d’un autre régulateur du vieux continent. Un processus qui pourrait durer des mois ; les clients européens de Binance sont priés de préparer la sortie.
À partir du 1er juillet, tous les prestataires de services sur crypto-actifs (CASP), dont les plateformes d’échange de cryptomonnaies, doivent posséder une licence dans l’Union européenne afin de continuer à opérer normalement. La période transitoire prévue au règlement européen qui encadre les crypto-actifs (MiCA) expirera en effet à cette date, a rappelé [PDF] l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA).
Au-delà, la licence MiCA sera donc nécessaire : Binance en sera privée au moins temporairement. La première plateforme mondiale d’échange de cryptos opère dans plusieurs pays européens, dont la Pologne, l’Italie, l’Espagne et la France, en vertu de licences locales. Mais passé le 1er juillet, ces dernières ne vaudront plus rien, il lui faut absolument un agrément MiCA délivré par un État pour poursuivre son activité européenne.
Binance négociait avec les autorités grecques pour décrocher le précieux sésame, mais la société a préféré retirer sa demande auprès de la Commission hellénique du marché des capitaux. Décision a été prise de frapper à la porte d’un autre État membre – ce serait la France, croit savoir le Financial Times (l’Autorité des marchés financiers n’a rien confirmé).
La demande de licence déposée en Grèce aurait été rejetée la semaine dernière, mais Binance n’aurait pas reçu la décision formelle, rappelle le quotidien américain. En attendant de trouver une solution réglementaire, les services de Binance vont donc être interrompus et la plateforme communique avec ses clients européens pour les informer de la situation. Elle affirme que « [les] fonds restent en sécurité et [sont] protégés ». Le message indique ainsi :
« À partir du 1er juillet 2026, les opérations disponibles seront limitées à celles vous permettant de réduire vos positions et de retirer vos actifs. Pour plus de clarté : tous les crypto-actifs resteront disponibles au retrait, y compris après le 1er juillet 2026, conformément aux exigences réglementaires et de conformité applicables. »
Les clients devront choisir une autre manière de gérer leurs actifs, en les transférant vers un autre prestataire. Binance convient que l’incertitude « peut créer de la confusion et de l’inquiétude », mais rappelle son engagement à suivre les règles dans l’UE et ailleurs. « L’Europe est une région importante » pour l’entreprise, qui veut opérer « dans le cadre clair, équitable et harmonisé prévu par MiCA ».
Pour Binance, le règlement européen crée un cadre « cohérent pour les crypto-actifs dans l’ensemble de l’UE ». Encore faut-il posséder une licence délivrée par un État membre, ce qui devrait être fait « dans les prochains mois ».
La plateforme veut montrer patte blanche auprès des régulateurs, après plusieurs affaires ayant conduit Changpeng Zhao, fondateur et ancien patron de la société, à plaider coupable pour des manquements aux règles américaines de lutte contre le blanchiment d’argent. En avril 2024, il a été condamné à quatre mois de prison, puis a été gracié par Donald Trump.
Si Binance cherche désormais à rester dans les clous des réglementations, ses services n’en seraient pas moins toujours utilisés pour blanchir de l’argent sale. En janvier 2025, une information judiciaire a été ouverte en France sur, entre autres, des infractions de blanchiment aggravé et blanchiment de fraude fiscale.

© PHOTO OSCAR DEL POZO/AFP

© REUTERS / SUNIL KATARIA
Le club du DMA pourrait bientôt s’ouvrir à deux nouveaux venus : Amazon Web Services (AWS) et Azure de Microsoft. La Commission européenne penche en effet pour une inscription de ces deux infrastructures cloud au tableau du règlement sur les marchés numériques.
Depuis septembre 2023 et la mise en œuvre du DMA, la Commission européenne a désigné 7 contrôleurs d’accès et 23 services de plateformes essentiels. De nouveaux entrants sont régulièrement nommés, comme Booking et iPadOS en 2024, d’autres en sortent, à l’image de la Marketplace de Facebook en juin dernier.
Bruxelles prépare une possible extension du DMA au cloud, et a deux services en ligne de mire : AWS d’Amazon, et Azure de Microsoft. Les deux entreprises sont déjà des contrôleurs d’accès, mais leurs plateformes infonuagiques n’ont pas encore été épinglées. Ce n’est pas encore une désignation définitive : « nous pensons qu’AWS et Azure devraient être considérés comme des gatekeepers au titre du DMA », à ce stade de l’enquête débutée en novembre 2025.
Il se trouve qu’AWS et Azure ne rempliraient pas les seuils quantitatifs habituels du DMA – typiquement les critères de taille, d’utilisateurs, etc. Mais le règlement permet quand même à la Commission d’ouvrir une enquête de marché et de désigner un acteur si elle estime qu’il joue, dans les faits, un rôle de passage obligé. Et ça semble bien le cas : AWS et Azure sont, respectivement, le premier et le deuxième service d’informatique cloud dans l’UE.
Or, le cloud est devenu une infrastructure centrale dans l’économie numérique, constate Teresa Ribera, vice-présidente en charge de la Concurrence. « L’importance de ces services ne fera que croître, raison pour laquelle il est essentiel de veiller au bon fonctionnement et à la compétitivité du marché, ainsi qu’à des conditions équitables pour tous les fournisseurs de services cloud », ajoute-t-elle.
Ces plateformes peuvent donc constituer des points d’accès importants, même si elles ne sont pas aussi visibles du grand public que l’App Store d’Apple, ou que le moteur de recherche de Google.
Le régulateur insiste également sur les éléments classiques du DMA : ces deux acteurs ont une position solidement installée, ils peuvent profiter d’effets de verrouillage des marchés, les coûts demeurent élevés pour la migration, et l’avènement de l’IA générative permet de renforcer encore leurs positions. Une entreprise européenne qui construit ses services sur AWS ou Azure peut avoir du mal à partir ailleurs.
« Aujourd’hui, nous considérons, à titre préliminaire, que les services cloud respectifs d’Amazon et de Microsoft, AWS et Azure, devraient relever du DMA », assène Teresa Ribera. Amazon et Microsoft ont la possibilité de répondre à la position européenne, consulter le dossier et se défendre. Si la Commission confirme son analyse, elle adoptera une décision formelle. À partir de là, AWS et Azure auraient six mois pour se conformer aux obligations du DMA. Cela signifie qu’ils feront face à une série d’obligations (interopérabilité, restrictions pour empêcher le verrouillage des clients…).
Microsoft déplore auprès de Bloomberg que l’activité cloud d’Alphabet n’est pas visée par la même procédure. « Ignorer la puissance croissante de Google Cloud et de Gemini risque de fausser le marché de manière dommageable », déclare le géant.
Les « conclusions préliminaires ignorent l’étendue des services cloud disponibles pour les clients européens et risquent de décourager l’investissement et l’innovation en Europe », affirme de son côté Amazon. AWS avait lancé en début d’année son projet de « cloud souverain » pour l’Europe.
Le club du DMA pourrait bientôt s’ouvrir à deux nouveaux venus : Amazon Web Services (AWS) et Azure de Microsoft. La Commission européenne penche en effet pour une inscription de ces deux infrastructures cloud au tableau du règlement sur les marchés numériques.
Depuis septembre 2023 et la mise en œuvre du DMA, la Commission européenne a désigné 7 contrôleurs d’accès et 23 services de plateformes essentiels. De nouveaux entrants sont régulièrement nommés, comme Booking et iPadOS en 2024, d’autres en sortent, à l’image de la Marketplace de Facebook en juin dernier.
Bruxelles prépare une possible extension du DMA au cloud, et a deux services en ligne de mire : AWS d’Amazon, et Azure de Microsoft. Les deux entreprises sont déjà des contrôleurs d’accès, mais leurs plateformes infonuagiques n’ont pas encore été épinglées. Ce n’est pas encore une désignation définitive : « nous pensons qu’AWS et Azure devraient être considérés comme des gatekeepers au titre du DMA », à ce stade de l’enquête débutée en novembre 2025.
Il se trouve qu’AWS et Azure ne rempliraient pas les seuils quantitatifs habituels du DMA – typiquement les critères de taille, d’utilisateurs, etc. Mais le règlement permet quand même à la Commission d’ouvrir une enquête de marché et de désigner un acteur si elle estime qu’il joue, dans les faits, un rôle de passage obligé. Et ça semble bien le cas : AWS et Azure sont, respectivement, le premier et le deuxième service d’informatique cloud dans l’UE.
Or, le cloud est devenu une infrastructure centrale dans l’économie numérique, constate Teresa Ribera, vice-présidente en charge de la Concurrence. « L’importance de ces services ne fera que croître, raison pour laquelle il est essentiel de veiller au bon fonctionnement et à la compétitivité du marché, ainsi qu’à des conditions équitables pour tous les fournisseurs de services cloud », ajoute-t-elle.
Ces plateformes peuvent donc constituer des points d’accès importants, même si elles ne sont pas aussi visibles du grand public que l’App Store d’Apple, ou que le moteur de recherche de Google.
Le régulateur insiste également sur les éléments classiques du DMA : ces deux acteurs ont une position solidement installée, ils peuvent profiter d’effets de verrouillage des marchés, les coûts demeurent élevés pour la migration, et l’avènement de l’IA générative permet de renforcer encore leurs positions. Une entreprise européenne qui construit ses services sur AWS ou Azure peut avoir du mal à partir ailleurs.
« Aujourd’hui, nous considérons, à titre préliminaire, que les services cloud respectifs d’Amazon et de Microsoft, AWS et Azure, devraient relever du DMA », assène Teresa Ribera. Amazon et Microsoft ont la possibilité de répondre à la position européenne, consulter le dossier et se défendre. Si la Commission confirme son analyse, elle adoptera une décision formelle. À partir de là, AWS et Azure auraient six mois pour se conformer aux obligations du DMA. Cela signifie qu’ils feront face à une série d’obligations (interopérabilité, restrictions pour empêcher le verrouillage des clients…).
Microsoft déplore auprès de Bloomberg que l’activité cloud d’Alphabet n’est pas visée par la même procédure. « Ignorer la puissance croissante de Google Cloud et de Gemini risque de fausser le marché de manière dommageable », déclare le géant.
Les « conclusions préliminaires ignorent l’étendue des services cloud disponibles pour les clients européens et risquent de décourager l’investissement et l’innovation en Europe », affirme de son côté Amazon. AWS avait lancé en début d’année son projet de « cloud souverain » pour l’Europe.
En l’absence de chiffres officiels, on se gardera bien d’affirmer que personne n’achète plus de Xbox depuis longtemps… Mais il semble assez clair que la PS5 écrase le marché des consoles de salon. Et cela risque d’être encore plus le cas à compter du 1er août : Microsoft a en effet annoncé une nouvelle hausse des prix pour ses consoles – la troisième en deux ans.
Xbox est à nouveau obligée d’augmenter les prix de ses consoles. Cette fois, la hausse varie de 100 dollars (pour les modèles 512 Go) à 150 dollars à compter du 1er août, et concerne le monde entier. Le modèle 2 To va quant à lui purement et simplement disparaitre. Vu son prix actuel, une nouvelle hausse l’aurait probablement fait flirter un peu trop dangereusement avec le seuil psychologique des 1 000 dollars. Xbox n’a pour l’instant communiqué qu’en dollars, on ne sait donc pas encore avec précision comment la hausse sera répercutée dans les différentes zones telles que l’Europe.
En prenant en compte un taux de change à parité, cette augmentation ferait passer la Series S (512 Go) à 450 euros, soit 50 euros de moins seulement que la Xbox Series X au lancement fin 2020. La petite console blanche était alors vendue 300 euros : une époque bien révolue.

La Series X (1 To) avec son lecteur de disques devrait de son côté être proposée à 750 euros, contre 600 euros en ce moment. Des prix vraiment très élevés pour des consoles sorties il y a six ans. Et qui auraient dû baisser au fil du temps, comme ceux des autres générations de consoles avant elles.
Cette nouvelle grille tarifaire risque en tout cas d’enterrer définitivement la carrière commerciale de ces modèles, au moment où la nouvelle direction de Xbox cherche justement à revitaliser sa gamme d’appareils. Malheureusement, la réalité est têtue : « Nous espérions qu’une nouvelle hausse ne serait pas nécessaire, et nous avons passé les derniers mois à travailler avec nos fournisseurs pour trouver des solutions », explique l’entreprise.
En vain : le prix des composants de stockage et de la mémoire ont été « multipliés par plus de 2,5 », déplore le constructeur, qui s’attend à un « nouveau doublement d’ici fin 2027 ». Pas la peine de chercher très loin les coupables : Microsoft fait partie des grands acteurs de l’IA qui dévorent ces composants pour garnir leurs centres de données… Xbox poursuit :
« Toute l’industrie de l’électronique grand public est aux prises avec la crise actuelle des composants, mais ses effets sont particulièrement lourds pour les consoles. Contrairement aux smartphones, aux ordinateurs, aux enceintes et à d’autres appareils grand public, les consoles ne sont généralement pas vendues avec une marge, mais plutôt à un prix inférieur à leur coût de fabrication. »
Histoire de ne pas complètement fermer la porte à la poignée de consommateurs encore désireux de s’équiper d’une Xbox, l’entreprise propose plusieurs solutions : le reconditionné officiel qui permet de faire encore quelques bonnes affaires, mais la boutique n’est pas souvent approvisionnée ; un système de paiement fractionné « acheter maintenant, payer plus tard » ; une offre de financement avec Amazon à 0 % sur 12 mois.
Le constructeur travaille aussi avec des distributeurs sur des programmes qui permettront d’acheter des consoles d’occasion. Les joueurs pourront faire reprendre les Xbox qu’ils n’utilisent plus auprès d’enseignes participantes, contre un chèque ou un crédit. Les consoles seront ensuite vendues à prix réduit.
Microsoft avait procédé à une hausse de prix en mai 2025, puis à une deuxième limitée aux États-Unis en septembre. La crise de la mémoire force tous les constructeurs à réviser leurs prix à la hausse. La Steam Machine, qui devait tourner autour des 750 dollars, sera ainsi commercialisée plus de 1 000 euros. Dans un autre secteur, Apple a également appliqué de sérieuses hausses sur ses Mac et iPad.
En l’absence de chiffres officiels, on se gardera bien d’affirmer que personne n’achète plus de Xbox depuis longtemps… Mais il semble assez clair que la PS5 écrase le marché des consoles de salon. Et cela risque d’être encore plus le cas à compter du 1er août : Microsoft a en effet annoncé une nouvelle hausse des prix pour ses consoles – la troisième en deux ans.
Xbox est à nouveau obligée d’augmenter les prix de ses consoles. Cette fois, la hausse varie de 100 dollars (pour les modèles 512 Go) à 150 dollars à compter du 1er août, et concerne le monde entier. Le modèle 2 To va quant à lui purement et simplement disparaitre. Vu son prix actuel, une nouvelle hausse l’aurait probablement fait flirter un peu trop dangereusement avec le seuil psychologique des 1 000 dollars. Xbox n’a pour l’instant communiqué qu’en dollars, on ne sait donc pas encore avec précision comment la hausse sera répercutée dans les différentes zones telles que l’Europe.
En prenant en compte un taux de change à parité, cette augmentation ferait passer la Series S (512 Go) à 450 euros, soit 50 euros de moins seulement que la Xbox Series X au lancement fin 2020. La petite console blanche était alors vendue 300 euros : une époque bien révolue.

La Series X (1 To) avec son lecteur de disques devrait de son côté être proposée à 750 euros, contre 600 euros en ce moment. Des prix vraiment très élevés pour des consoles sorties il y a six ans. Et qui auraient dû baisser au fil du temps, comme ceux des autres générations de consoles avant elles.
Cette nouvelle grille tarifaire risque en tout cas d’enterrer définitivement la carrière commerciale de ces modèles, au moment où la nouvelle direction de Xbox cherche justement à revitaliser sa gamme d’appareils. Malheureusement, la réalité est têtue : « Nous espérions qu’une nouvelle hausse ne serait pas nécessaire, et nous avons passé les derniers mois à travailler avec nos fournisseurs pour trouver des solutions », explique l’entreprise.
En vain : le prix des composants de stockage et de la mémoire ont été « multipliés par plus de 2,5 », déplore le constructeur, qui s’attend à un « nouveau doublement d’ici fin 2027 ». Pas la peine de chercher très loin les coupables : Microsoft fait partie des grands acteurs de l’IA qui dévorent ces composants pour garnir leurs centres de données… Xbox poursuit :
« Toute l’industrie de l’électronique grand public est aux prises avec la crise actuelle des composants, mais ses effets sont particulièrement lourds pour les consoles. Contrairement aux smartphones, aux ordinateurs, aux enceintes et à d’autres appareils grand public, les consoles ne sont généralement pas vendues avec une marge, mais plutôt à un prix inférieur à leur coût de fabrication. »
Histoire de ne pas complètement fermer la porte à la poignée de consommateurs encore désireux de s’équiper d’une Xbox, l’entreprise propose plusieurs solutions : le reconditionné officiel qui permet de faire encore quelques bonnes affaires, mais la boutique n’est pas souvent approvisionnée ; un système de paiement fractionné « acheter maintenant, payer plus tard » ; une offre de financement avec Amazon à 0 % sur 12 mois.
Le constructeur travaille aussi avec des distributeurs sur des programmes qui permettront d’acheter des consoles d’occasion. Les joueurs pourront faire reprendre les Xbox qu’ils n’utilisent plus auprès d’enseignes participantes, contre un chèque ou un crédit. Les consoles seront ensuite vendues à prix réduit.
Microsoft avait procédé à une hausse de prix en mai 2025, puis à une deuxième limitée aux États-Unis en septembre. La crise de la mémoire force tous les constructeurs à réviser leurs prix à la hausse. La Steam Machine, qui devait tourner autour des 750 dollars, sera ainsi commercialisée plus de 1 000 euros. Dans un autre secteur, Apple a également appliqué de sérieuses hausses sur ses Mac et iPad.

© Le Figaro
© photo Nicoco Chan/REUTERS
Le Crédit Agricole a décidé de venir concurrencer directement Apple Pay sur les iPhone. La banque vient de lancer une application dédiée aux paiements par carte bancaire. Elle se pose en alternative à l’application Cartes, posant des questions d’intégration.
L’application Paiement Mobile (iOS 17.4 au moins) a été lancée sur l’App Store ce mardi 23 juin. Elle propose d’enregistrer une ou plusieurs cartes bancaires, puis de régler les achats. Un type de fonction que l’on connait depuis longtemps avec des systèmes aujourd’hui omniprésents comme Apple Pay et Google Pay.
De fait, pourquoi se lancer sur ce créneau déjà très occupé ? Parce qu’elle le peut. Comme le notent nos confrères d’iGeneration (qui ont repéré l’application avant son lancement officiel), l’évolution de la législation en Europe a permis l’ouverture de la puce NFC sur l’iPhone. Dès lors, les banques ont la possibilité de profiter de ce matériel pour déclencher des opérations de paiements, par exemple au moment de payer ses courses. Et si elles le font, c’est pour en finir avec la petite commission prélevée par Apple pour chaque opération, tout comme Google avec sa solution. En échange, le processus est simple, puisque la carte peut être appelée par une double pression sur le bouton Alimentation sur l’iPhone.

Comme nous l’indiquions en juillet 2024, cette ouverture de la puce NFC se fait avec un autre avantage : la possibilité de déclarer l’application de paiement par défaut. Comme indiqué par iGeneration dans son test publié ce 24 juin, la capacité est prise en charge par l’application du Crédit Agricole, qui invite d’ailleurs à le faire. En cas de double pression sur le bouton Alimentation de l’iPhone, ce sera alors Paiement Mobile qui sera appelée, plutôt que l’application Cartes intégrée à iOS.
Comme pour Cartes d’ailleurs, l’application mobile bancaire peut être utilisée sur toutes les bornes de paiement acceptant le sans contact. Autre bon point, la possibilité de choisir son réseau de paiement, par exemple entre CB et Mastercard ou Visa.
En revanche, il existe une nette limitation : l’intégration dans iOS ne remonte pas jusqu’à l’Apple Watch, car elle ne faisait pas partie de l’accord avec l’Union européenne. Contrairement à Apple Pay, on ne peut donc pas payer rapidement en approchant la montre du terminal.
Enfin, la grande question était de savoir s’il s’agissait d’une première étape avant le retrait du support d’Apple Pay au Crédit Agricole. La banque assure que non : « Il n’a jamais été dans notre intention de quitter Apple Pay », a déclaré le 24 juin un porte-parole à iGeneration. La banque a ajouté qu’il s’agissait d’une solution « complémentaire » et a assuré qu’elle communiquerait très bientôt sur le sujet. Nos confrères suggèrent que l’aspect souveraineté pourrait être mis en avant, car sur le plan pratique, l’application n’apporte rien de neuf, voire supprime des possibilités si l’on est habitué à payer via l’Apple Watch.
Enfin, mieux vaut que le Crédit Agricole communique rapidement sur le sujet. Sur les réseaux sociaux, la crainte d’une suppression de la compatibilité Apple Pay était vive le 24 juin.
Notez que l’application existe sur Android depuis un moment, mais elle ne semble pas jouir d’une grande estime sur la plateforme de Google, au vu des commentaires laissés sur sa fiche.
Le Crédit Agricole a décidé de venir concurrencer directement Apple Pay sur les iPhone. La banque vient de lancer une application dédiée aux paiements par carte bancaire. Elle se pose en alternative à l’application Cartes, posant des questions d’intégration.
L’application Paiement Mobile (iOS 17.4 au moins) a été lancée sur l’App Store ce mardi 23 juin. Elle propose d’enregistrer une ou plusieurs cartes bancaires, puis de régler les achats. Un type de fonction que l’on connait depuis longtemps avec des systèmes aujourd’hui omniprésents comme Apple Pay et Google Pay.
De fait, pourquoi se lancer sur ce créneau déjà très occupé ? Parce qu’elle le peut. Comme le notent nos confrères d’iGeneration (qui ont repéré l’application avant son lancement officiel), l’évolution de la législation en Europe a permis l’ouverture de la puce NFC sur l’iPhone. Dès lors, les banques ont la possibilité de profiter de ce matériel pour déclencher des opérations de paiements, par exemple au moment de payer ses courses. Et si elles le font, c’est pour en finir avec la petite commission prélevée par Apple pour chaque opération, tout comme Google avec sa solution. En échange, le processus est simple, puisque la carte peut être appelée par une double pression sur le bouton Alimentation sur l’iPhone.

Comme nous l’indiquions en juillet 2024, cette ouverture de la puce NFC se fait avec un autre avantage : la possibilité de déclarer l’application de paiement par défaut. Comme indiqué par iGeneration dans son test publié ce 24 juin, la capacité est prise en charge par l’application du Crédit Agricole, qui invite d’ailleurs à le faire. En cas de double pression sur le bouton Alimentation de l’iPhone, ce sera alors Paiement Mobile qui sera appelée, plutôt que l’application Cartes intégrée à iOS.
Comme pour Cartes d’ailleurs, l’application mobile bancaire peut être utilisée sur toutes les bornes de paiement acceptant le sans contact. Autre bon point, la possibilité de choisir son réseau de paiement, par exemple entre CB et Mastercard ou Visa.
En revanche, il existe une nette limitation : l’intégration dans iOS ne remonte pas jusqu’à l’Apple Watch, car elle ne faisait pas partie de l’accord avec l’Union européenne. Contrairement à Apple Pay, on ne peut donc pas payer rapidement en approchant la montre du terminal.
Enfin, la grande question était de savoir s’il s’agissait d’une première étape avant le retrait du support d’Apple Pay au Crédit Agricole. La banque assure que non : « Il n’a jamais été dans notre intention de quitter Apple Pay », a déclaré le 24 juin un porte-parole à iGeneration. La banque a ajouté qu’il s’agissait d’une solution « complémentaire » et a assuré qu’elle communiquerait très bientôt sur le sujet. Nos confrères suggèrent que l’aspect souveraineté pourrait être mis en avant, car sur le plan pratique, l’application n’apporte rien de neuf, voire supprime des possibilités si l’on est habitué à payer via l’Apple Watch.
Enfin, mieux vaut que le Crédit Agricole communique rapidement sur le sujet. Sur les réseaux sociaux, la crainte d’une suppression de la compatibilité Apple Pay était vive le 24 juin.
Notez que l’application existe sur Android depuis un moment, mais elle ne semble pas jouir d’une grande estime sur la plateforme de Google, au vu des commentaires laissés sur sa fiche.
En un an, Oracle a mis fin à 21 000 postes à travers le monde. En mai 2026, l’entreprise indiquait compter 141 000 employés à temps plein, contre 162 000 l’année précédente, soit une baisse de 13 % de ses effectifs.
Très investie dans le déploiement de l’intelligence artificielle générative (Oracle est au cœur de contrats circulaires avec OpenAI et NVIDIA), l’entreprise lie explicitement ce type de technologie à ses décisions en matière de ressources humaines. « Le déploiement des technologies d’IA à travers nos activités a eu pour effet, et pourrait continuer d’avoir pour effet de réduire nos effectifs », indique Oracle dans son rapport annuel.

Si le constat a de quoi rassurer les marchés financiers sur la productivité effective du secteur de l’IA, il peut aussi correspondre à l’économie de la promesse que la présidente de Signal Meredith Whittaker critique régulièrement. Il peut aussi cacher la réalité de l’évolution des tâches demandées aux employés d’Oracle, ou de ceux en charge d’entraîner les modèles qu’elle utilise.
Au total, les réductions d’effectifs ont coûté 1,8 milliard de dollars d’indemnités de départ, beaucoup plus que les 374 millions de dollars déjà engagés l’année précédente pour restructurer la société. L’entreprise prévient par ailleurs que ces coupes pourraient entraîner un manque de main d’œuvre qualifiée sur certains postes, note la BBC, ce qui pourrait réduire sa productivité et impacter ses revenus.
Comme Oracle, Amazon et Meta ont chacune procédé à des licenciements en 2025. Amazon, Google et Meta prévoient d’investir collectivement 650 milliards de dollars dans l’IA en 2026. Oracle, de son côté, prévoit au moins 50 milliards de dollars d’investissement dans ses infrastructures.
En un an, Oracle a mis fin à 21 000 postes à travers le monde. En mai 2026, l’entreprise indiquait compter 141 000 employés à temps plein, contre 162 000 l’année précédente, soit une baisse de 13 % de ses effectifs.
Très investie dans le déploiement de l’intelligence artificielle générative (Oracle est au cœur de contrats circulaires avec OpenAI et NVIDIA), l’entreprise lie explicitement ce type de technologie à ses décisions en matière de ressources humaines. « Le déploiement des technologies d’IA à travers nos activités a eu pour effet, et pourrait continuer d’avoir pour effet de réduire nos effectifs », indique Oracle dans son rapport annuel.

Si le constat a de quoi rassurer les marchés financiers sur la productivité effective du secteur de l’IA, il peut aussi correspondre à l’économie de la promesse que la présidente de Signal Meredith Whittaker critique régulièrement. Il peut aussi cacher la réalité de l’évolution des tâches demandées aux employés d’Oracle, ou de ceux en charge d’entraîner les modèles qu’elle utilise.
Au total, les réductions d’effectifs ont coûté 1,8 milliard de dollars d’indemnités de départ, beaucoup plus que les 374 millions de dollars déjà engagés l’année précédente pour restructurer la société. L’entreprise prévient par ailleurs que ces coupes pourraient entraîner un manque de main d’œuvre qualifiée sur certains postes, note la BBC, ce qui pourrait réduire sa productivité et impacter ses revenus.
Comme Oracle, Amazon et Meta ont chacune procédé à des licenciements en 2025. Amazon, Google et Meta prévoient d’investir collectivement 650 milliards de dollars dans l’IA en 2026. Oracle, de son côté, prévoit au moins 50 milliards de dollars d’investissement dans ses infrastructures.

© Sébastien SORIANO / Le Figaro
Selon une information de Reuters, Nissan aurait suspendu le développement du Qashqai électrique sur fond de crise financière pour le constructeur, mais également de restructurations importantes. Concrètement qu’est-ce que cela change et augure pour Nissan dans le futur ?
Le Qashqai est un symbole pour Nissan. Premier crossover moderne en Europe, il est devenu la « poire pour la soif » du constructeur. Figure de proue de la gamme, il est désormais largement concurrencer. Nissan devait investir 1,3 milliard d’euros dans l’usine de Sunderland pour moderniser les lignes et assembler entre autres ce Qashqai électrique.
Entre temps, la donne a changé et Nissan est dans une spirale de déficit. Le bon temps de l’Alliance a vécu. Le PDG, Ivan Espinosa a engagé un plan ambitieux Re:Nissan et celui-ci comporte la réduction de la gamme de 56 à 45 modèles dans le monde. Cela passera également par des ventes d’usines considérées comme des capacités de production « excédentaires ». Par exemple, l’usine sud-africaine a été cédée au constructeur chinois Chery.
Et Sunderland qui produit le Qashqai ou la Leaf en Angleterre, pourrait aussi être louée en partie à Chery pour absorber l’excédent de capacités. Ce sera d’autant plus vrai si la version électrique du Qashqai est stoppée. Cea pourrait n’être que temporaire, mais selon Reuters, s’il y a reprise d’un programme Qashqai électrique, cela serait repoussé à 2030, au minimum.
On sait déjà que le Juke électrique est lancé. Le Juke de 3e génération a été dévoilé en avril dernier. La gamme électrique de Nissan en Europe comporte la nouvelle Micra (la Renault 5 maquillée), la Leaf, l’Ariya et le Townstar Combi (le Renault Kango E-Tech électrique). Ah si on oublie la Silence SO4 (une Scutum vendue par Nissan). Le Juke s’insèrera entre la Micra et la Leaf.
Chez Nissan, on passe donc d’un crossover de 4,35 m (la Leaf) à un de 4,60 m (l’Ariya). Le Qashqai est ses 4,45 m serait pourtant sans doute opportun dans la gamme. Surtout qu’il a un nom connu et reconnu du grand public.
Nissan doit faire des économies. Mais, attention aux lendemains difficiles. En coupant certains projets comme ce Qashqai électrique, Nissan pourrait bien continuer de s’enfoncer dans le marasme. Un peu comme Ford qui a coupé la Fiesta et la Focus qui représentaient d’importantes ventes en Europe.
A moins que Nissan ne parie pas sur l’électrique dans ce segment ? Mais, les faits ne donnent pas raison à une telle réflexion. Bref, cet arrêt du Qashqai électrique, s’il est confirmé, serait un très mauvais signal envoyé par Nissan en Europe.
Nissan n’est pas le seul constructeur à avoir des surcapacités de productions à vendre ou à louer. Chez Stellantis, Dongfeng arrive à Rennes La Janais. BYD lorgnerait sur l’un des sites Stellantis en France ou en Italie. Quant à Xpeng, c’est avec Volkswagen qu’il discute. Déjà en production chez Magna à Graz, Xpeng cherche à étendre sa production et regarde donc les constructeurs en difficultés. Nissan a déjà cédé son usine espagnole de Barcelone qui a été reprise par Ebro et Chery. Produire en Europe pour échapper aux droits de douane et rassurer les Européens, un move gagnant pour les constructeurs chinois.
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