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“Anxiété et scepticisme” autour de la refonte de la police au Nigeria

Après la Chambre des représentants, le Sénat nigérian a adopté mercredi 24 juin un important projet de loi visant à réformer la police. Au lieu d’une seule force fédérale contrôlée depuis Abuja, cette loi prévoit la décentralisation de cette instance en autorisant les trente-six États à créer leurs propres forces de police. Une réforme qui soulève beaucoup d’inquiétudes dans la presse nigériane.

© PHOTO SODIQ ADELAKUN/REUTERS

Un véhicule de la police fédérale nigériane, dans l’État d’Oyo au Nigeria, le 2 juin 2026.
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Le nom de votre père, d’une tante ou d’un cousin : une campagne de phishing exploite les liens familiaux pour piéger les Français

Une vague de mails malveillants frappe actuellement la France avec une caractéristique inédite : les messages usurpent l'identité de membres de la famille des victimes en usurpant leurs noms exacts. Numerama a pu recueillir plusieurs échantillons de cette campagne.

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☕️ La Russie a accédé aux données de l’iPhone d’un opposant grâce aux outils de Cellebrite



En mai 2021, suite à l’incarcération de l’opposant au régime russe Andreï Pivovarov, plusieurs autres personnalités politiques avaient été soumises à des perquisitions policières.

Il n’avait pas donné ses mots de passe, mais les autorités russes ont pu accéder aux données de son iPhone 12 qui lui avait été confisqué avec son MacBook.

Illustration : Flock

Les chercheurs du Citizen Lab ont pu analyser le smartphone de l’activiste et trouver des traces des outils d’extraction de l’entreprise de cybersécurité israélienne. Dans un billet de blog, ils expliquent qu’ils ont pu détecter que l’iPhone a été branché à un appareil dont ils avaient déjà attribué précédemment l’Host ID à l’entreprise de cybersécurité israélienne Cellebrite. Ils ont ensuite pu obtenir un document du Centre russe d’expertise de cybersécurité du ministère russe de l’Intérieur (MVD) qui confirme l’utilisation des outils de cette entreprise pour analyser l’iPhone.

Pour le MacBook d’Andreï Pivovarov, « les autorités semblent ne pas avoir réussi à y accéder », affirme le Citizen Lab.

Pour ce faire, la Russie n’aurait pas respecté les conditions du contrat de Cellebrite dans cette affaire. En effet, interrogée par les chercheurs, l’entreprise israélienne a envoyé une réponse [PDF] dans laquelle elle explique que « toute utilisation de matériel Cellebrite en Russie après mars 2021 est strictement interdite. Le matériel Cellebrite vendu avant mars 2021 sera désormais incompatible avec les appareils modernes et fonctionnerait sans notre assistance technique, sans notre consentement et sans aucune autorisation légale de la part de Cellebrite. Les progrès technologiques rapides rendent le matériel et les logiciels de cybersécurité obsolètes en très peu de temps. La Russie figure de manière permanente sur notre liste de clients soumis à des restrictions ».

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☕️ La Russie a accédé aux données de l’iPhone d’un opposant grâce aux outils de Cellebrite



En mai 2021, suite à l’incarcération de l’opposant au régime russe Andreï Pivovarov, plusieurs autres personnalités politiques avaient été soumises à des perquisitions policières.

Il n’avait pas donné ses mots de passe, mais les autorités russes ont pu accéder aux données de son iPhone 12 qui lui avait été confisqué avec son MacBook.

Illustration : Flock

Les chercheurs du Citizen Lab ont pu analyser le smartphone de l’activiste et trouver des traces des outils d’extraction de l’entreprise de cybersécurité israélienne. Dans un billet de blog, ils expliquent qu’ils ont pu détecter que l’iPhone a été branché à un appareil dont ils avaient déjà attribué précédemment l’Host ID à l’entreprise de cybersécurité israélienne Cellebrite. Ils ont ensuite pu obtenir un document du Centre russe d’expertise de cybersécurité du ministère russe de l’Intérieur (MVD) qui confirme l’utilisation des outils de cette entreprise pour analyser l’iPhone.

Pour le MacBook d’Andreï Pivovarov, « les autorités semblent ne pas avoir réussi à y accéder », affirme le Citizen Lab.

Pour ce faire, la Russie n’aurait pas respecté les conditions du contrat de Cellebrite dans cette affaire. En effet, interrogée par les chercheurs, l’entreprise israélienne a envoyé une réponse [PDF] dans laquelle elle explique que « toute utilisation de matériel Cellebrite en Russie après mars 2021 est strictement interdite. Le matériel Cellebrite vendu avant mars 2021 sera désormais incompatible avec les appareils modernes et fonctionnerait sans notre assistance technique, sans notre consentement et sans aucune autorisation légale de la part de Cellebrite. Les progrès technologiques rapides rendent le matériel et les logiciels de cybersécurité obsolètes en très peu de temps. La Russie figure de manière permanente sur notre liste de clients soumis à des restrictions ».

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Le support de Windows 10 recule d’un an, au 12 octobre 2027

Nouveau sursis
Le support de Windows 10 recule d’un an, au 12 octobre 2027

Microsoft vient de procéder, ce jeudi 25 juin, à un changement important dans le support de Windows 10 : tous les appareils ayant souscrit au programme ESU (Extended Support Updates) recevront des mises à jour de sécurité pendant une année supplémentaire, portant la nouvelle date de fin au 12 octobre 2027.

Pour rappel, la fin du support de Windows 10 a provoqué de nombreuses frustrations. Beaucoup se posaient la question : pourquoi changer un matériel parfaitement fonctionnel ? Pour Microsoft, la logique était économique, puisque la mise à jour vers Windows 11 réclamait obligatoirement certains composants liés à la sécurité, provoquant une vague d’achats de nouveaux matériels.

Mais le contexte a profondément changé en un an. Linux commence à se faire une place chez les joueurs, alors que les jeux vidéo étaient pratiquement la chasse gardée de Microsoft sur les PC. En outre, plus récemment, la course à l’IA a entrainé une flambée des tarifs sur les composants, rendant les achats de PC plus onéreux.

En Europe, Microsoft avait décidé de calmer un peu le jeu en rendant l’inscription au programme ESU gratuite la première année. La démarche était cependant volontaire, même si le système envoie des notifications à ce sujet. En outre, il est obligatoire de posséder un compte Microsoft pour activer cette extension. Enfin, le programme concerne uniquement les failles de sécurité de sévérité importante à critique, pas les autres ni les bugs plus généraux.

Microsoft, qui semble depuis quelque temps vouloir redorer un peu son blason, annonce donc une nouvelle étape : la fin du programme ESU est repoussée d’un an, glissant du 16 octobre 2026 au 12 octobre 2027.

Microsoft « comprend »

Interrogée par plusieurs médias, l’entreprise se veut apaisante. « Nous comprenons que le passage à un nouveau PC peut prendre du temps. Dans le cadre de notre engagement continu à aider nos clients à rester protégés pendant cette transition, le programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU) de Windows 10 pour les appareils personnels est prolongé d’une année supplémentaire », a ainsi déclaré un porte-parole à BFMTV.

« Cela offre à nos clients davantage de temps et de flexibilité pour trouver le PC le mieux adapté à leurs besoins, tout en leur permettant de rester protégés », a ajouté Microsoft.

Du côté de l’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée), on applaudit avec mesure : elle « salue la nouvelle, mais reste nuancée face à cette volte-face très tardive ». L’association rappelle qu’en tenant compte de cette année supplémentaire, Windows 10 aura finalement 12 ans de support pour la sécurité. Un score qu’elle juge « insuffisant », car elle réclame 15 ans à partir de la dernière unité vendue.

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Le support de Windows 10 recule d’un an, au 12 octobre 2027

Nouveau sursis
Le support de Windows 10 recule d’un an, au 12 octobre 2027

Microsoft vient de procéder, ce jeudi 25 juin, à un changement important dans le support de Windows 10 : tous les appareils ayant souscrit au programme ESU (Extended Support Updates) recevront des mises à jour de sécurité pendant une année supplémentaire, portant la nouvelle date de fin au 12 octobre 2027.

Pour rappel, la fin du support de Windows 10 a provoqué de nombreuses frustrations. Beaucoup se posaient la question : pourquoi changer un matériel parfaitement fonctionnel ? Pour Microsoft, la logique était économique, puisque la mise à jour vers Windows 11 réclamait obligatoirement certains composants liés à la sécurité, provoquant une vague d’achats de nouveaux matériels.

Mais le contexte a profondément changé en un an. Linux commence à se faire une place chez les joueurs, alors que les jeux vidéo étaient pratiquement la chasse gardée de Microsoft sur les PC. En outre, plus récemment, la course à l’IA a entrainé une flambée des tarifs sur les composants, rendant les achats de PC plus onéreux.

En Europe, Microsoft avait décidé de calmer un peu le jeu en rendant l’inscription au programme ESU gratuite la première année. La démarche était cependant volontaire, même si le système envoie des notifications à ce sujet. En outre, il est obligatoire de posséder un compte Microsoft pour activer cette extension. Enfin, le programme concerne uniquement les failles de sécurité de sévérité importante à critique, pas les autres ni les bugs plus généraux.

Microsoft, qui semble depuis quelque temps vouloir redorer un peu son blason, annonce donc une nouvelle étape : la fin du programme ESU est repoussée d’un an, glissant du 16 octobre 2026 au 12 octobre 2027.

Microsoft « comprend »

Interrogée par plusieurs médias, l’entreprise se veut apaisante. « Nous comprenons que le passage à un nouveau PC peut prendre du temps. Dans le cadre de notre engagement continu à aider nos clients à rester protégés pendant cette transition, le programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU) de Windows 10 pour les appareils personnels est prolongé d’une année supplémentaire », a ainsi déclaré un porte-parole à BFMTV.

« Cela offre à nos clients davantage de temps et de flexibilité pour trouver le PC le mieux adapté à leurs besoins, tout en leur permettant de rester protégés », a ajouté Microsoft.

Du côté de l’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée), on applaudit avec mesure : elle « salue la nouvelle, mais reste nuancée face à cette volte-face très tardive ». L’association rappelle qu’en tenant compte de cette année supplémentaire, Windows 10 aura finalement 12 ans de support pour la sécurité. Un score qu’elle juge « insuffisant », car elle réclame 15 ans à partir de la dernière unité vendue.

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☕️ MesVaccins.net touché par un vol de données, tous les utilisateurs potentiellement concernés



Le site MesVaccins.net est la dernière victime en date d’un vol de données. La plateforme, qui centralise les données de vaccination et propose un carnet de vaccination numérique, a prévenu ses utilisateurs et donné quelques détails.

Un tiers non autorisé a accédé à certaines données personnelles traitées par MesVaccins.net, et en a obtenu une copie. D’après l’enquête toujours en cours, la cyberattaque a compromis des informations d’identification et de contact comme les adresses email et les numéros de téléphone, ainsi que les données d’état civil (dont le numéro de sécurité sociale s’il a été renseigné).

Illustration : Flock

Les mots de passe des comptes étant chiffrés, ils ne sont pas concernés – prudence étant mère de sûreté, le site recommande tout de même de changer de mot de passe. En ce qui concerne les données vaccinales, les informations du profil santé (là encore, s’il a été renseigné) ne sont pas stockées en clair mais « sous forme codée ». Une formulation plutôt vague qui peut inquiéter. MesVaccins.net indique n’avoir identifié aucune exposition directe des informations médicales en clair.

La plateforme n’est pas en mesure d’identifier avec certitude les personnes touchées par ce vol de données. Mais elle considère que l’ensemble des titulaires d’un carnet de vaccination numérique est susceptible d’être concerné par l’incident. Les responsables de MesVaccins.net ont mis en œuvre des mesures de sécurité renforcée pour contenir la fuite, notifié la CNIL (c’est obligatoire) et déposé plainte.

Ces données peuvent être utilisées dans des attaques de phishing. Le site conseille de faire preuve d’une vigilance particulière à la réception d’emails, de SMS ou d’appels téléphoniques inhabituels réclamant des informations personnelles. Vérifiez systématiquement l’identité de l’interlocuteur et ne communiquez aucune information sensible : un conseil qui doit faire office d’hygiène de vie numérique pour tout le monde. Le site du gouvernement sur la cybermalveillance peut aussi être une adresse utile.

Les services de MesVaccins.net, dont le Carnet, sont toujours accessibles et peuvent être utilisés normalement. L’entreprise affirme avoir isolé les systèmes touchés, reconstruit son infrastructure de production, sécurisé davantage l’accès au code source et lancé des audits de sécurité supplémentaires, tout en revoyant ses procédures internes de gestion des accès. Le site est intégré à la plateforme officielle Santé publique France, qui utilise son moteur pour fournir des recommandations vaccinales personnalisées.

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☕️ MesVaccins.net touché par un vol de données, tous les utilisateurs potentiellement concernés



Le site MesVaccins.net est la dernière victime en date d’un vol de données. La plateforme, qui centralise les données de vaccination et propose un carnet de vaccination numérique, a prévenu ses utilisateurs et donné quelques détails.

Un tiers non autorisé a accédé à certaines données personnelles traitées par MesVaccins.net, et en a obtenu une copie. D’après l’enquête toujours en cours, la cyberattaque a compromis des informations d’identification et de contact comme les adresses email et les numéros de téléphone, ainsi que les données d’état civil (dont le numéro de sécurité sociale s’il a été renseigné).

Illustration : Flock

Les mots de passe des comptes étant chiffrés, ils ne sont pas concernés – prudence étant mère de sûreté, le site recommande tout de même de changer de mot de passe. En ce qui concerne les données vaccinales, les informations du profil santé (là encore, s’il a été renseigné) ne sont pas stockées en clair mais « sous forme codée ». Une formulation plutôt vague qui peut inquiéter. MesVaccins.net indique n’avoir identifié aucune exposition directe des informations médicales en clair.

La plateforme n’est pas en mesure d’identifier avec certitude les personnes touchées par ce vol de données. Mais elle considère que l’ensemble des titulaires d’un carnet de vaccination numérique est susceptible d’être concerné par l’incident. Les responsables de MesVaccins.net ont mis en œuvre des mesures de sécurité renforcée pour contenir la fuite, notifié la CNIL (c’est obligatoire) et déposé plainte.

Ces données peuvent être utilisées dans des attaques de phishing. Le site conseille de faire preuve d’une vigilance particulière à la réception d’emails, de SMS ou d’appels téléphoniques inhabituels réclamant des informations personnelles. Vérifiez systématiquement l’identité de l’interlocuteur et ne communiquez aucune information sensible : un conseil qui doit faire office d’hygiène de vie numérique pour tout le monde. Le site du gouvernement sur la cybermalveillance peut aussi être une adresse utile.

Les services de MesVaccins.net, dont le Carnet, sont toujours accessibles et peuvent être utilisés normalement. L’entreprise affirme avoir isolé les systèmes touchés, reconstruit son infrastructure de production, sécurisé davantage l’accès au code source et lancé des audits de sécurité supplémentaires, tout en revoyant ses procédures internes de gestion des accès. Le site est intégré à la plateforme officielle Santé publique France, qui utilise son moteur pour fournir des recommandations vaccinales personnalisées.

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☕️ Apple et Tesla rattrapées par une fuite de données chez leur fournisseur Tata Electronics



Tata Electronics, un important fournisseur indien d’Apple et de Tesla, a été ciblé par une cyberattaque. Le groupe de pirates à l’origine de l’effraction a posté sur le dark web des centaines de milliers de documents confidentiels sur les produits des deux constructeurs.

Il y a quelques semaines, Tata Electronics a identifié un « incident de cybersécurité » dans son infrastructure. Les protocoles de sécurité ont été déployés immédiatement, et l’incident n’a eu « aucun impact sur les opérations » de l’entreprise. Néanmoins, les pirates de World Leaks ont tout de même pu subtiliser une belle quantité de documents, pour laquelle ils réclament une rançon.

Tata a informé certains employés de son activité d’assemblage d’iPhone de cette fuite de données la semaine dernière, selon Reuters. Apple, un des principaux clients de l’entreprise, procèderait à une « analyse complète » de l’attaque.

Un butin colossal dérobé chez Tata Electronics

World Leaks affirme avoir publié plus de 200 000 fichiers tirés du vol, ce qui représente 630 Go de données. Plusieurs dossiers portent des noms équivoques (« com.apple.factorydata »), tandis que certains sont liés à des spécifications de matériaux. Un document de 52 pages porte des mentions de propriété intellectuelle d’Apple, qui décrivent des procédures de contrôle qualité pour des composants électroniques d’iPhone.

Image : Tata Electronics

Des informations liées à la production des smartphones d’Apple en Inde semblent aussi concernées. Les données comprendraient ainsi 33 fichiers et dossiers associés au terme « Hosur », qui correspond au principal site d’assemblage d’iPhone de Tata dans l’État du Tamil Nadu. Selon le chercheur en cybersécurité Rajshekhar Rajaharia, une recherche du terme « Apple » dans les données divulguées renvoie 181 fichiers et dossiers.

Apple n’est pas la seule entreprise touchée ; c’est le cas aussi de Tesla, même si les documents volés semblent moins fournis. Les fichiers visibles en ligne font état d’informations sur des composants, ainsi que sur un contrôleur de port de recharge destiné à une mise à jour de la Model Y. On trouverait aussi des documents en lien avec le projet « Highland » du constructeur automobile, dans un dossier « TOP SECRET » daté de 2023. Il contiendrait des dessins techniques connectés à la refonte de la Model 3.

Cette fuite tombe à un moment critique pour Apple : Tata Electronics est devenue en quelques années un des piliers de sa stratégie de diversification industrielle. Le constructeur fait assembler en Inde une part de plus en plus importante de ses iPhone destinés au marché mondial. Tata assurerait environ un tiers de la production d’iPhone en Inde, le reste étant confié aux sites indiens opérés par Foxconn. L’entreprise est ainsi devenue l’un des partenaires industriels les plus importants d’Apple en dehors de la Chine.

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☕️ Apple et Tesla rattrapées par une fuite de données chez leur fournisseur Tata Electronics



Tata Electronics, un important fournisseur indien d’Apple et de Tesla, a été ciblé par une cyberattaque. Le groupe de pirates à l’origine de l’effraction a posté sur le dark web des centaines de milliers de documents confidentiels sur les produits des deux constructeurs.

Il y a quelques semaines, Tata Electronics a identifié un « incident de cybersécurité » dans son infrastructure. Les protocoles de sécurité ont été déployés immédiatement, et l’incident n’a eu « aucun impact sur les opérations » de l’entreprise. Néanmoins, les pirates de World Leaks ont tout de même pu subtiliser une belle quantité de documents, pour laquelle ils réclament une rançon.

Tata a informé certains employés de son activité d’assemblage d’iPhone de cette fuite de données la semaine dernière, selon Reuters. Apple, un des principaux clients de l’entreprise, procèderait à une « analyse complète » de l’attaque.

Un butin colossal dérobé chez Tata Electronics

World Leaks affirme avoir publié plus de 200 000 fichiers tirés du vol, ce qui représente 630 Go de données. Plusieurs dossiers portent des noms équivoques (« com.apple.factorydata »), tandis que certains sont liés à des spécifications de matériaux. Un document de 52 pages porte des mentions de propriété intellectuelle d’Apple, qui décrivent des procédures de contrôle qualité pour des composants électroniques d’iPhone.

Image : Tata Electronics

Des informations liées à la production des smartphones d’Apple en Inde semblent aussi concernées. Les données comprendraient ainsi 33 fichiers et dossiers associés au terme « Hosur », qui correspond au principal site d’assemblage d’iPhone de Tata dans l’État du Tamil Nadu. Selon le chercheur en cybersécurité Rajshekhar Rajaharia, une recherche du terme « Apple » dans les données divulguées renvoie 181 fichiers et dossiers.

Apple n’est pas la seule entreprise touchée ; c’est le cas aussi de Tesla, même si les documents volés semblent moins fournis. Les fichiers visibles en ligne font état d’informations sur des composants, ainsi que sur un contrôleur de port de recharge destiné à une mise à jour de la Model Y. On trouverait aussi des documents en lien avec le projet « Highland » du constructeur automobile, dans un dossier « TOP SECRET » daté de 2023. Il contiendrait des dessins techniques connectés à la refonte de la Model 3.

Cette fuite tombe à un moment critique pour Apple : Tata Electronics est devenue en quelques années un des piliers de sa stratégie de diversification industrielle. Le constructeur fait assembler en Inde une part de plus en plus importante de ses iPhone destinés au marché mondial. Tata assurerait environ un tiers de la production d’iPhone en Inde, le reste étant confié aux sites indiens opérés par Foxconn. L’entreprise est ainsi devenue l’un des partenaires industriels les plus importants d’Apple en dehors de la Chine.

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Des informations clients de LastPass compromises après un incident chez Klue

Ouf, les coffres-forts ont tenu bon
Des informations clients de LastPass compromises après un incident chez Klue

LastPass est de nouveau touché par une fuite de données. Le gestionnaire de mots de passe a prévenu ses utilisateurs que des informations personnelles ont été volées non pas sur ses serveurs, mais chez un partenaire. Le résultat est le même : des données clients se sont retrouvées entre les mains d’attaquants.

Le 12 juin, LastPass a été informé d’un incident de sécurité chez Klue, une plateforme tierce utilisée par les équipes commerciales du gestionnaire de mots de passe. Des attaquants ont réussi à obtenir des jetons d’authentification OAuth que Klue conservait pour plusieurs clients, dont LastPass. Ces identifiants ont ensuite été utilisés pour accéder à des données clients de LastPass stockées dans son environnement Salesforce.

Une fuite par procuration

L’incident, qui se limite aux systèmes connectés à Klue, n’a pas affecté les produits, services et infrastructures de LastPass. Les coffres-forts des utilisateurs sont restés en sécurité. L’entreprise a coupé l’accès de ses employés à Klue, renouvelé les jetons d’accès API compromis et lancé une enquête avec Klue et Salesforce. L’affaire a été signalée aux autorités.

Les données compromises concernent des informations CRM et commerciales : nom des clients, numéros de téléphone, adresses email et postales, données des tickets de support, informations commerciales et de vente. LastPass affirme qu’aucun mot de passe maître n’a été compromis. Les informations dérobées pourraient toutefois servir à alimenter des campagnes de hameçonnage ciblé.

LastPass recommande à ses clients de faire preuve d’une vigilance renouvelée sur les courriels, les appels téléphoniques et les demandes d’informations non sollicitées. Elle ne réclamera jamais un mot de passe maître à un utilisateur.

L’entreprise, qui compte plus de 33 millions d’utilisateurs, dont 1,6 million de clients payants (chiffres de 2024), a déjà été touchée par une importante fuite de données en 2022, qui aurait notamment servi à escroquer des détenteurs de portefeuilles de cryptomonnaies.

L’incident de sécurité chez Klue a également touché d’autres sociétés, dont Titanium, Jamf, Gong, HackerOne ou encore Sprout Social.

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Des informations clients de LastPass compromises après un incident chez Klue

Ouf, les coffres-forts ont tenu bon
Des informations clients de LastPass compromises après un incident chez Klue

LastPass est de nouveau touché par une fuite de données. Le gestionnaire de mots de passe a prévenu ses utilisateurs que des informations personnelles ont été volées non pas sur ses serveurs, mais chez un partenaire. Le résultat est le même : des données clients se sont retrouvées entre les mains d’attaquants.

Le 12 juin, LastPass a été informé d’un incident de sécurité chez Klue, une plateforme tierce utilisée par les équipes commerciales du gestionnaire de mots de passe. Des attaquants ont réussi à obtenir des jetons d’authentification OAuth que Klue conservait pour plusieurs clients, dont LastPass. Ces identifiants ont ensuite été utilisés pour accéder à des données clients de LastPass stockées dans son environnement Salesforce.

Une fuite par procuration

L’incident, qui se limite aux systèmes connectés à Klue, n’a pas affecté les produits, services et infrastructures de LastPass. Les coffres-forts des utilisateurs sont restés en sécurité. L’entreprise a coupé l’accès de ses employés à Klue, renouvelé les jetons d’accès API compromis et lancé une enquête avec Klue et Salesforce. L’affaire a été signalée aux autorités.

Les données compromises concernent des informations CRM et commerciales : nom des clients, numéros de téléphone, adresses email et postales, données des tickets de support, informations commerciales et de vente. LastPass affirme qu’aucun mot de passe maître n’a été compromis. Les informations dérobées pourraient toutefois servir à alimenter des campagnes de hameçonnage ciblé.

LastPass recommande à ses clients de faire preuve d’une vigilance renouvelée sur les courriels, les appels téléphoniques et les demandes d’informations non sollicitées. Elle ne réclamera jamais un mot de passe maître à un utilisateur.

L’entreprise, qui compte plus de 33 millions d’utilisateurs, dont 1,6 million de clients payants (chiffres de 2024), a déjà été touchée par une importante fuite de données en 2022, qui aurait notamment servi à escroquer des détenteurs de portefeuilles de cryptomonnaies.

L’incident de sécurité chez Klue a également touché d’autres sociétés, dont Titanium, Jamf, Gong, HackerOne ou encore Sprout Social.

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Meta : les données du projet de surveillance des employés étaient accessibles en interne

Qui aurait pu prédire ?
Meta : les données du projet de surveillance des employés étaient accessibles en interne

Meta met sur pause son projet de surveillance de ses employés destiné à entraîner ses moteurs d’IA. En cause : les données sensibles récoltées étaient accessibles par toutes les personnes travaillant dans l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Ce ne sont pas des considérations éthiques sur la récolte et l’utilisation de données sensibles de ses employés qui poussent Meta à stopper (au moins temporairement) son projet Model Capability Initiative (MCI), mais plutôt le manque de sécurisation de l’accès à ces données.

En avril dernier, on apprenait que le groupe dirigé par Mark Zuckerberg lançait en interne cet outil qui récupère les mouvements de curseur des souris, les clics, les frappes clavier de ses employés et réalise des captures d’écran de temps en temps. L’entreprise promettait de ne pas s’en servir pour surveiller ses employés, mais pour récolter des données afin d’entrainer ses modèles, notamment dans l’objectif d’améliorer les fonctions d’agents IA.

Des données disponibles aux yeux de tous en interne

Mais récemment, des employés de l’entreprise ont remarqué qu’ils pouvaient accéder à ces données qui étaient, pour ainsi dire, disponibles aux yeux de tous en interne. Business Insider a ainsi pu consulter des captures d’écran montrant qu’il était possible de consulter des discussions privées, des données de performance et des transcriptions.

L’entreprise, qui a classé cet incident au niveau 2 de son échelle de sévérité (de 5 à 0, 0 étant le plus haut niveau), répond à nos confrères que « nous avons soigneusement conçu ce programme en intégrant des mesures de protection de la vie privée, et bien que nous n’ayons pour l’instant aucune indication laissant penser que des employés de Meta auraient accédé de manière abusive à des données, nous le suspendons le temps de mener notre enquête ».

L’avis de sécurité, qui circulait en interne lundi et que Wired a pu consulter, indique que « les données des employés contenues dans 45 000 tables Hive » étaient exposées.

De quoi raviver les critiques de son personnel quant à la gestion de ce projet. Déjà au début du mois, face à une fronde interne, Meta avait mis un tout petit peu d’eau dans son vin en permettant à ses employés de mettre MCI en pause sur leurs ordinateurs. Cette fonctionnalité n’était pas un bouton de désactivation de l’outil de surveillance puisqu’elle ne leur permettait un répit que de 30 minutes.

Des salariés furieux

Mais depuis la révélation du problème de sécurité interne, certains employés ont redoublé leurs critiques. « Je suis furieux », a écrit l’un d’entre eux dans un groupe de discussion interne, selon Business Insider.

« J’ai consulté des informations fiscales et médicales personnelles depuis mon ordinateur professionnel, tout comme des milliers d’autres employés. On nous avait assuré que ces données seraient protégées et utilisées uniquement à des fins professionnelles légitimes, après avoir été soumises à un filtrage rigoureux », explique un autre dans un post cité par Reuters.

Comme l’indique Wired, certains se demandent pourquoi les contrôles de confidentialité mis en place par Meta n’avaient pas détecté le problème. Ils aimeraient que chaque employé concerné puisse participer à une réunion d’analyse des causes de l’incident. Sur le canal dédié aux discussions de machine à café, l’un d’entre eux a posté un mème extrait de la série The Office où Jim Halpert tient une pancarte sur laquelle est écrit : « 0 jour depuis notre dernière bêtise ».

Nos confrères ont aussi pu consulter un message que le CTO de Meta, Andrew Bosworth, a envoyé en interne affirmant : « Nous avons mal configuré les ACL [listes de contrôle d’accès] et nous devons comprendre comment cela s’est produit, retracer chaque accès aux données et en analyser les causes ».

Si certains salariés de l’entreprise s’expriment sur l’outil interne de communication, ils ne sont pas autorisés à parler publiquement, mais certains, anonymement, ont expliqué à Wired que l’incident était maintenant marqué comme « fermé » et serait donc résolu.

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Meta : les données du projet de surveillance des employés étaient accessibles en interne

Qui aurait pu prédire ?
Meta : les données du projet de surveillance des employés étaient accessibles en interne

Meta met sur pause son projet de surveillance de ses employés destiné à entraîner ses moteurs d’IA. En cause : les données sensibles récoltées étaient accessibles par toutes les personnes travaillant dans l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Ce ne sont pas des considérations éthiques sur la récolte et l’utilisation de données sensibles de ses employés qui poussent Meta à stopper (au moins temporairement) son projet Model Capability Initiative (MCI), mais plutôt le manque de sécurisation de l’accès à ces données.

En avril dernier, on apprenait que le groupe dirigé par Mark Zuckerberg lançait en interne cet outil qui récupère les mouvements de curseur des souris, les clics, les frappes clavier de ses employés et réalise des captures d’écran de temps en temps. L’entreprise promettait de ne pas s’en servir pour surveiller ses employés, mais pour récolter des données afin d’entrainer ses modèles, notamment dans l’objectif d’améliorer les fonctions d’agents IA.

Des données disponibles aux yeux de tous en interne

Mais récemment, des employés de l’entreprise ont remarqué qu’ils pouvaient accéder à ces données qui étaient, pour ainsi dire, disponibles aux yeux de tous en interne. Business Insider a ainsi pu consulter des captures d’écran montrant qu’il était possible de consulter des discussions privées, des données de performance et des transcriptions.

L’entreprise, qui a classé cet incident au niveau 2 de son échelle de sévérité (de 5 à 0, 0 étant le plus haut niveau), répond à nos confrères que « nous avons soigneusement conçu ce programme en intégrant des mesures de protection de la vie privée, et bien que nous n’ayons pour l’instant aucune indication laissant penser que des employés de Meta auraient accédé de manière abusive à des données, nous le suspendons le temps de mener notre enquête ».

L’avis de sécurité, qui circulait en interne lundi et que Wired a pu consulter, indique que « les données des employés contenues dans 45 000 tables Hive » étaient exposées.

De quoi raviver les critiques de son personnel quant à la gestion de ce projet. Déjà au début du mois, face à une fronde interne, Meta avait mis un tout petit peu d’eau dans son vin en permettant à ses employés de mettre MCI en pause sur leurs ordinateurs. Cette fonctionnalité n’était pas un bouton de désactivation de l’outil de surveillance puisqu’elle ne leur permettait un répit que de 30 minutes.

Des salariés furieux

Mais depuis la révélation du problème de sécurité interne, certains employés ont redoublé leurs critiques. « Je suis furieux », a écrit l’un d’entre eux dans un groupe de discussion interne, selon Business Insider.

« J’ai consulté des informations fiscales et médicales personnelles depuis mon ordinateur professionnel, tout comme des milliers d’autres employés. On nous avait assuré que ces données seraient protégées et utilisées uniquement à des fins professionnelles légitimes, après avoir été soumises à un filtrage rigoureux », explique un autre dans un post cité par Reuters.

Comme l’indique Wired, certains se demandent pourquoi les contrôles de confidentialité mis en place par Meta n’avaient pas détecté le problème. Ils aimeraient que chaque employé concerné puisse participer à une réunion d’analyse des causes de l’incident. Sur le canal dédié aux discussions de machine à café, l’un d’entre eux a posté un mème extrait de la série The Office où Jim Halpert tient une pancarte sur laquelle est écrit : « 0 jour depuis notre dernière bêtise ».

Nos confrères ont aussi pu consulter un message que le CTO de Meta, Andrew Bosworth, a envoyé en interne affirmant : « Nous avons mal configuré les ACL [listes de contrôle d’accès] et nous devons comprendre comment cela s’est produit, retracer chaque accès aux données et en analyser les causes ».

Si certains salariés de l’entreprise s’expriment sur l’outil interne de communication, ils ne sont pas autorisés à parler publiquement, mais certains, anonymement, ont expliqué à Wired que l’incident était maintenant marqué comme « fermé » et serait donc résolu.

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☕️ Cybersécurité : les Five Eyes sonnent l’alerte sur les modèles IA les plus avancés



Les agences de cybersécurité des Five Eyes n’ont pas l’habitude de communiquer publiquement, mais elles ont fait une exception. Nous ne serions qu’à quelques mois d’un modèle IA de frontière capable de démultiplier les capacités des attaquants comme des défenseurs.

L’alliance Five Eyes, composée des agences de renseignement des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, préfère travailler dans la discrétion. Mais exceptionnellement, elle a publié un communiqué sur les dangers que font peser les modèles IA de frontière.

Illustration : Flock

« Les modèles d’IA les plus avancés devraient dépasser les attentes actuelles du secteur et transformer en profondeur les capacités offensives comme défensives dans le cyberespace », écrivent-elles dans une déclaration reprise par The Guardian. « L’horizon n’est pas de plusieurs années, mais de quelques mois. » Et ces modèles posent des risques qui « ne peuvent plus être considérés comme une question purement technique », préviennent-elles.

Ces modèles constituent désormais « un risque stratégique pour les entreprises et une responsabilité directe des dirigeants. Une mobilisation de l’ensemble des organisations et de la société est nécessaire ». En résumé, selon les Five Eyes, les avancées de l’IA vont faciliter l’accès à des capacités offensives pour les acteurs malveillants, tout en rendant les cyberattaques plus rapides et plus sophistiquées.

L’avertissement ne tombe pas au hasard : mi-juin, le gouvernement américain interdisait à Anthropic de donner accès à ses modèles les plus performants – Fable 5 et Mythos 5 – à « tout ressortissant étranger, qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis ». L’entreprise a préféré couper le robinet à l’ensemble de ses clients.

Le communiqué n’est pas sans rappeler le discours d’Anthropic qui, depuis la présentation de Mythos, multiplie les déclarations catastrophistes sur les possibilités de ces modèles très performants. Une manière pour le labo IA de faire sa promo, mais au vu des premiers résultats obtenus via le projet Glasswing (chez Firefox, par exemple), les capacités de détection des failles de sécurité de Mythos ne sont pas à prendre à la légère.

Reste à voir maintenant de quelle manière cet appel des Five Eyes va être entendu par le reste du monde. Les États-Unis semblent jusqu’à présent vouloir faire à leur façon, sans prendre en compte les intérêts de leurs alliés. Cette déclaration commune pourrait tout de même indiquer une certaine inflexion de l’isolationnisme états-unien en la matière.

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☕️ Cybersécurité : les Five Eyes sonnent l’alerte sur les modèles IA les plus avancés



Les agences de cybersécurité des Five Eyes n’ont pas l’habitude de communiquer publiquement, mais elles ont fait une exception. Nous ne serions qu’à quelques mois d’un modèle IA de frontière capable de démultiplier les capacités des attaquants comme des défenseurs.

L’alliance Five Eyes, composée des agences de renseignement des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, préfère travailler dans la discrétion. Mais exceptionnellement, elle a publié un communiqué sur les dangers que font peser les modèles IA de frontière.

Illustration : Flock

« Les modèles d’IA les plus avancés devraient dépasser les attentes actuelles du secteur et transformer en profondeur les capacités offensives comme défensives dans le cyberespace », écrivent-elles dans une déclaration reprise par The Guardian. « L’horizon n’est pas de plusieurs années, mais de quelques mois. » Et ces modèles posent des risques qui « ne peuvent plus être considérés comme une question purement technique », préviennent-elles.

Ces modèles constituent désormais « un risque stratégique pour les entreprises et une responsabilité directe des dirigeants. Une mobilisation de l’ensemble des organisations et de la société est nécessaire ». En résumé, selon les Five Eyes, les avancées de l’IA vont faciliter l’accès à des capacités offensives pour les acteurs malveillants, tout en rendant les cyberattaques plus rapides et plus sophistiquées.

L’avertissement ne tombe pas au hasard : mi-juin, le gouvernement américain interdisait à Anthropic de donner accès à ses modèles les plus performants – Fable 5 et Mythos 5 – à « tout ressortissant étranger, qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis ». L’entreprise a préféré couper le robinet à l’ensemble de ses clients.

Le communiqué n’est pas sans rappeler le discours d’Anthropic qui, depuis la présentation de Mythos, multiplie les déclarations catastrophistes sur les possibilités de ces modèles très performants. Une manière pour le labo IA de faire sa promo, mais au vu des premiers résultats obtenus via le projet Glasswing (chez Firefox, par exemple), les capacités de détection des failles de sécurité de Mythos ne sont pas à prendre à la légère.

Reste à voir maintenant de quelle manière cet appel des Five Eyes va être entendu par le reste du monde. Les États-Unis semblent jusqu’à présent vouloir faire à leur façon, sans prendre en compte les intérêts de leurs alliés. Cette déclaration commune pourrait tout de même indiquer une certaine inflexion de l’isolationnisme états-unien en la matière.

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