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[MàJ] Springer Nature a republié les articles rétractés de Max Planck

The Jerry Springer Nature Show
[MàJ] Springer Nature a republié les articles rétractés de Max Planck

Des chercheurs québécois ont remarqué que deux articles du chercheur allemand Max Planck datant des années 1940 ont été rétractés par l’éditeur scientifique. La rétractation non datée, elle, accusant le physicien de violation de copyright, serait en fait due à une détection automatique zélée.

[Mise à jour le 9 juillet à 9h30] : Un mois et demi après la mise en ligne sur arXiv par les historiens des sciences québécois, Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui, d’un article expliquant leur surprise de constater la rétractation de deux articles de Max Planck par Springer Nature, l’éditeur les a republiés. En retournant sur les pages des articles, Next a constaté que les deux articles du prix Nobel allemand était de nouveau disponibles (ici et ). L’éditeur a ajouté ce 6 juillet une note succincte affirmant : « Cet article a été réintégré. Il avait été rétracté en 2011 à la suite d’une erreur humaine ».


[Article original publié le 29 juin à 11h56] :

L’un des fondateurs de la mécanique quantique, Max Planck, aurait-il publié plusieurs fois le même article pour augmenter le nombre de ses publications et ses citations ? Non, mais les mécanismes automatiques mis en place par Springer Nature pour détecter ce genre de mauvaises conduites dans la recherche moderne ont conduit l’éditeur à rétracter deux de ses articles publiés dans les années 1940.

C’est en naviguant sur le site de rétractation d’articles scientifiques Retraction Watch que deux historiens des sciences québécois, Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui, ont repéré le problème.

Étonnantes rétractations d’articles d’un prix Nobel

En effet, dans un article mis en ligne sur la plateforme de prépublication arxiv, ils expliquent leur surprise, en tant qu’historiens de la physique, d’avoir constaté sur Retraction Watch que Max Planck faisait partie de la liste des lauréats du prix Nobel ayant des articles rétractés. Dans la base de données de Retraction Watch figurent bien deux articles du physicien allemand, tous les deux publiés dans la revue scientifique Die Naturwissenschaften, créée en 1913 pour devenir l’équivalent allemand de la revue Nature.

Sur le site de la revue, les deux articles (ici et ) sont marqués aussi comme rétractés. L’éditeur a remplacé les PDF des articles chacun par deux pages quasiment vides avec seulement la mention « cet article a été retiré en raison d’une infraction aux règles », tandis que l’éditeur précise seulement sur les pages web que ces rétractations seraient dues à « une violation du copyright ». Étrange justification pour des articles publiés par la revue de l’éditeur en 1940 et 1942 alors que Max Planck « était l’un des physiciens vivants les plus renommés », relèvent les deux historiens.

« Nous avons donc trouvé difficile à croire que ces articles aient réellement pu être rétractés de la revue de son vivant (Planck est décédé en 1947), ni même qu’il y ait eu de bonnes raisons de les retirer par la suite. Nous avons plutôt soupçonné qu’il s’agissait d’une décision récente et anachronique de la part de l’éditeur de la revue, fondée sur un malentendu ou une méconnaissance des pratiques de publication d’autrefois », ajoutent-ils.

Des notions d’éthique scientifique qui n’avaient pas lieu d’être à l’époque

Dans leur article, les historiens expliquent que des notions d’éthique scientifique contemporaines ont sans doute été appliquées de façon anachronique, abusive et automatique à ces articles.

En effet, à l’époque de Max Planck, les chercheurs et chercheuses n’étaient pas soumis à la pression à la publication, le « publish or perish » n’existait pas encore. « Une telle obsession pour la productivité en matière de publications n’existait toutefois pas à l’époque de Planck », expliquent les historiens.

Ainsi, on se fichait qu’un article fût publié plusieurs fois dans des revues différentes (pratique actuellement appelée « publications dupliquées » menant à l’accusation d’« auto-plagiat ») car le but n’était pas de gonfler les chiffres sur les CV de ses auteurs mais plutôt de diffuser les connaissances plus largement.

Ainsi, l’article de 1942 de Max Planck qui a été publié dans plusieurs autres revues scientifiques ne peut être considéré comme un manquement à l’éthique scientifique, puisque ces notions d’éthique sont apparues dans les années 1990 pour répondre à des problèmes qui ont émergé à peu près au même moment.

Pour les historiens, le cas de l’article de 1940 est « encore plus mystérieux » car ils n’ont retrouvé aucune autre republication dans la littérature scientifique. « Une explication plausible de la décision » serait l’existence d’un autre article avec le même titre, signé par le physicien Aloys Müller. Max Planck a, en effet, réutilisé le titre de son confrère pour continuer la discussion qu’il avait engendrée à propos de l’interprétation de Copenhague de la mécanique quantique, situation qui ne posait pas problème à l’époque où l’indexation numérique et les systèmes de détection automatique de copyright n’existaient pas.

« Notre enquête nous a amenés à conclure que la « rétractation » des deux articles de Max Planck ne trouvait pas son origine dans les pratiques épistémiques de la communauté scientifique de son époque, mais constituait une conséquence des normes actuelles des plateformes scientifiques numériques, dominées par de grands groupes éditoriaux de plus en plus sensibles aux questions de droits d’auteur liées à la commercialisation et au profit », concluent-ils.

Planck striké comme un youtubeur ?

Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui suspectent que ce sont ces mauvaises raisons qui ont conduit à la rétractation automatique de ces deux articles par les systèmes mis en place par l’éditeur pour gérer les conflits de copyright, ont-ils expliqué à la revue Science.

« Ce qui semblait au départ être un cas singulier de rétractation concernant un célèbre prix Nobel de physique s’avère finalement être un exemple de décisions arbitraires et anachroniques prises par les propriétaires actuels d’une revue scientifique d’importance historique, Naturwissenschaften, rebaptisée The Science of Nature depuis 2013 (Khelfaoui et Gingras 2025), qui décident désormais quels articles historiques peuvent encore être consultés », s’insurgent les historiens qui demandent le retour des textes sur le site de la revue.

Ils signalent qu’heureusement Internet Archive a archivé une copie des deux articles (ici et ) et permet toujours de les consulter alors que l’interprétation de Copenhague est toujours débattue.

Interrogée par Science, Springer Nature n’a pas voulu commenter et affirme : « les informations détaillées concernant des rétractations spécifiques sont généralement confidentielles et ne peuvent être communiquées qu’aux auteurs concernés »… Auteur décédé il y a près de 80 ans.

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[MàJ] Springer Nature a republié les articles rétractés de Max Planck

The Jerry Springer Nature Show
[MàJ] Springer Nature a republié les articles rétractés de Max Planck

Des chercheurs québécois ont remarqué que deux articles du chercheur allemand Max Planck datant des années 1940 ont été rétractés par l’éditeur scientifique. La rétractation non datée, elle, accusant le physicien de violation de copyright, serait en fait due à une détection automatique zélée.

[Mise à jour le 9 juillet à 9h30] : Un mois et demi après la mise en ligne sur arXiv par les historiens des sciences québécois, Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui, d’un article expliquant leur surprise de constater la rétractation de deux articles de Max Planck par Springer Nature, l’éditeur les a republiés. En retournant sur les pages des articles, Next a constaté que les deux articles du prix Nobel allemand était de nouveau disponibles (ici et ). L’éditeur a ajouté ce 6 juillet une note succincte affirmant : « Cet article a été réintégré. Il avait été rétracté en 2011 à la suite d’une erreur humaine ».


[Article original publié le 29 juin à 11h56] :

L’un des fondateurs de la mécanique quantique, Max Planck, aurait-il publié plusieurs fois le même article pour augmenter le nombre de ses publications et ses citations ? Non, mais les mécanismes automatiques mis en place par Springer Nature pour détecter ce genre de mauvaises conduites dans la recherche moderne ont conduit l’éditeur à rétracter deux de ses articles publiés dans les années 1940.

C’est en naviguant sur le site de rétractation d’articles scientifiques Retraction Watch que deux historiens des sciences québécois, Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui, ont repéré le problème.

Étonnantes rétractations d’articles d’un prix Nobel

En effet, dans un article mis en ligne sur la plateforme de prépublication arxiv, ils expliquent leur surprise, en tant qu’historiens de la physique, d’avoir constaté sur Retraction Watch que Max Planck faisait partie de la liste des lauréats du prix Nobel ayant des articles rétractés. Dans la base de données de Retraction Watch figurent bien deux articles du physicien allemand, tous les deux publiés dans la revue scientifique Die Naturwissenschaften, créée en 1913 pour devenir l’équivalent allemand de la revue Nature.

Sur le site de la revue, les deux articles (ici et ) sont marqués aussi comme rétractés. L’éditeur a remplacé les PDF des articles chacun par deux pages quasiment vides avec seulement la mention « cet article a été retiré en raison d’une infraction aux règles », tandis que l’éditeur précise seulement sur les pages web que ces rétractations seraient dues à « une violation du copyright ». Étrange justification pour des articles publiés par la revue de l’éditeur en 1940 et 1942 alors que Max Planck « était l’un des physiciens vivants les plus renommés », relèvent les deux historiens.

« Nous avons donc trouvé difficile à croire que ces articles aient réellement pu être rétractés de la revue de son vivant (Planck est décédé en 1947), ni même qu’il y ait eu de bonnes raisons de les retirer par la suite. Nous avons plutôt soupçonné qu’il s’agissait d’une décision récente et anachronique de la part de l’éditeur de la revue, fondée sur un malentendu ou une méconnaissance des pratiques de publication d’autrefois », ajoutent-ils.

Des notions d’éthique scientifique qui n’avaient pas lieu d’être à l’époque

Dans leur article, les historiens expliquent que des notions d’éthique scientifique contemporaines ont sans doute été appliquées de façon anachronique, abusive et automatique à ces articles.

En effet, à l’époque de Max Planck, les chercheurs et chercheuses n’étaient pas soumis à la pression à la publication, le « publish or perish » n’existait pas encore. « Une telle obsession pour la productivité en matière de publications n’existait toutefois pas à l’époque de Planck », expliquent les historiens.

Ainsi, on se fichait qu’un article fût publié plusieurs fois dans des revues différentes (pratique actuellement appelée « publications dupliquées » menant à l’accusation d’« auto-plagiat ») car le but n’était pas de gonfler les chiffres sur les CV de ses auteurs mais plutôt de diffuser les connaissances plus largement.

Ainsi, l’article de 1942 de Max Planck qui a été publié dans plusieurs autres revues scientifiques ne peut être considéré comme un manquement à l’éthique scientifique, puisque ces notions d’éthique sont apparues dans les années 1990 pour répondre à des problèmes qui ont émergé à peu près au même moment.

Pour les historiens, le cas de l’article de 1940 est « encore plus mystérieux » car ils n’ont retrouvé aucune autre republication dans la littérature scientifique. « Une explication plausible de la décision » serait l’existence d’un autre article avec le même titre, signé par le physicien Aloys Müller. Max Planck a, en effet, réutilisé le titre de son confrère pour continuer la discussion qu’il avait engendrée à propos de l’interprétation de Copenhague de la mécanique quantique, situation qui ne posait pas problème à l’époque où l’indexation numérique et les systèmes de détection automatique de copyright n’existaient pas.

« Notre enquête nous a amenés à conclure que la « rétractation » des deux articles de Max Planck ne trouvait pas son origine dans les pratiques épistémiques de la communauté scientifique de son époque, mais constituait une conséquence des normes actuelles des plateformes scientifiques numériques, dominées par de grands groupes éditoriaux de plus en plus sensibles aux questions de droits d’auteur liées à la commercialisation et au profit », concluent-ils.

Planck striké comme un youtubeur ?

Yves Gingras et Mahdi Khelfaoui suspectent que ce sont ces mauvaises raisons qui ont conduit à la rétractation automatique de ces deux articles par les systèmes mis en place par l’éditeur pour gérer les conflits de copyright, ont-ils expliqué à la revue Science.

« Ce qui semblait au départ être un cas singulier de rétractation concernant un célèbre prix Nobel de physique s’avère finalement être un exemple de décisions arbitraires et anachroniques prises par les propriétaires actuels d’une revue scientifique d’importance historique, Naturwissenschaften, rebaptisée The Science of Nature depuis 2013 (Khelfaoui et Gingras 2025), qui décident désormais quels articles historiques peuvent encore être consultés », s’insurgent les historiens qui demandent le retour des textes sur le site de la revue.

Ils signalent qu’heureusement Internet Archive a archivé une copie des deux articles (ici et ) et permet toujours de les consulter alors que l’interprétation de Copenhague est toujours débattue.

Interrogée par Science, Springer Nature n’a pas voulu commenter et affirme : « les informations détaillées concernant des rétractations spécifiques sont généralement confidentielles et ne peuvent être communiquées qu’aux auteurs concernés »… Auteur décédé il y a près de 80 ans.

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Supprimé par Trump, le portail états-unien de la recherche sur le climat ressuscité

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Utilisé par le monde de la recherche comme par le public, le site climate.gov a été supprimé l’an dernier au beau milieu des attaques du gouvernement de Trump contre les sciences climatiques. Des bénévoles viennent de lui donner une nouvelle vie à l’adresse climate.us.

Printemps 2025 : de retour au pouvoir depuis quelques mois, Donald Trump met en place une politique d’attaque en règle de la recherche, en particulier celle liée aux enjeux climatiques. Les effets se font ressentir aux États-Unis, mais aussi à l’international : la communauté scientifique recourt à de nombreux outils et bases de données américaines pour mener ses travaux. En France, la paléoclimatologue du CEA Valérie Masson-Delmotte demande aux sénateurs que la France protège les données scientifiques en passe d’être supprimées.

Un outil en particulier illustre la politique appliquée par le gouvernement Trump : climate.gov. Hébergé par l’administration des États-Unis, le site servait de point d’accès à quantité de ressources liées aux enjeux climatiques, que ce soit des jeux de données, des analyses ou de simples articles de vulgarisation destinés au grand public. À la suite du décret « Restoring Gold Standard Science » (Rétablir une science au meilleur standard), pris en juin 2025, le site a été rendu inaccessible.

Un an plus tard, une large part de l’équipe qui avait fabriqué climate.gov dévoile climate.us. Indépendante de l’administration des états-unis, la plateforme rend l’accès à la vaste collection de données hors ligne pendant un an.

D’anciennes équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration

À la manœuvre : une partie des équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui avait drastiquement coupé dans ses effectifs dès mars 2025. Ces anciens agents fédéraux ont créé une organisation à but non lucratif et collecté 2 500 « petites donations auprès de personnes qui veulent que l’information relative aux sciences climatiques reste accessible ».

Pour un total de 250 000 dollars environ, ces donations ont constitué le tiers des financements totaux collectés. Grâce à ces moyens, ils ont annoncé ce 24 juin, soit pile un an après la suppression de climate.gov, le lancement de la version complète du site climate.us.

Ce dernier compte devenir un « foyer pour l’information climatique de confiance, soutenu par le public ». L’ONG indique que plus de 80 scientifiques « se sont portés volontaires pour exercer des révisions par les pairs sur leurs sujets ». Au total, la plateforme revendique donner l’accès à 15 ans d’articles, de publications de blogs, de rapports et d’autres indicateurs essentiels liés au climat.

Les attaques du gouvernement Trump contre les régulations environnementales n’ont pas cessé depuis l’an dernier. La semaine dernière, le ministère de la Justice a notamment adressé à la cour du Mississippi une lettre l’intimant de classer l’affaire relative au supercalculateur Colossus de xAI. Ce dernier est accusé d’avoir violé le Clean Air Act en installant des générateurs au gaz non autorisés, et de polluer l’air du voisinage, principalement habité par une population noire qui présente déjà l’espérance de vie la plus faible de Memphis et ses environs.

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Un outil en particulier illustre la politique appliquée par le gouvernement Trump : climate.gov. Hébergé par l’administration des États-Unis, le site servait de point d’accès à quantité de ressources liées aux enjeux climatiques, que ce soit des jeux de données, des analyses ou de simples articles de vulgarisation destinés au grand public. À la suite du décret « Restoring Gold Standard Science » (Rétablir une science au meilleur standard), pris en juin 2025, le site a été rendu inaccessible.

Un an plus tard, une large part de l’équipe qui avait fabriqué climate.gov dévoile climate.us. Indépendante de l’administration des états-unis, la plateforme rend l’accès à la vaste collection de données hors ligne pendant un an.

D’anciennes équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration

À la manœuvre : une partie des équipes de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui avait drastiquement coupé dans ses effectifs dès mars 2025. Ces anciens agents fédéraux ont créé une organisation à but non lucratif et collecté 2 500 « petites donations auprès de personnes qui veulent que l’information relative aux sciences climatiques reste accessible ».

Pour un total de 250 000 dollars environ, ces donations ont constitué le tiers des financements totaux collectés. Grâce à ces moyens, ils ont annoncé ce 24 juin, soit pile un an après la suppression de climate.gov, le lancement de la version complète du site climate.us.

Ce dernier compte devenir un « foyer pour l’information climatique de confiance, soutenu par le public ». L’ONG indique que plus de 80 scientifiques « se sont portés volontaires pour exercer des révisions par les pairs sur leurs sujets ». Au total, la plateforme revendique donner l’accès à 15 ans d’articles, de publications de blogs, de rapports et d’autres indicateurs essentiels liés au climat.

Les attaques du gouvernement Trump contre les régulations environnementales n’ont pas cessé depuis l’an dernier. La semaine dernière, le ministère de la Justice a notamment adressé à la cour du Mississippi une lettre l’intimant de classer l’affaire relative au supercalculateur Colossus de xAI. Ce dernier est accusé d’avoir violé le Clean Air Act en installant des générateurs au gaz non autorisés, et de polluer l’air du voisinage, principalement habité par une population noire qui présente déjà l’espérance de vie la plus faible de Memphis et ses environs.

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Sauvetage de Swift : pourquoi la mission de la dernière chance impose de partir d’un atoll perdu au milieu de nulle part

atoll marschall

Pour sauver le télescope spatial Swift d'une destruction certaine, une mission de remorquage privée s'apprête à décoller fin juin 2026. Mais au lieu de partir de la mythique base de Cap Canaveral, la fusée s'élancera au-dessus d'un atoll perdu au milieu du Pacifique. Et ce n'est bien sûr pas un hasard.

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