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☕️ Au tour de l’Insee de se faire pirater, les données de 12 800 agents exfiltrées



Dans un communiqué publié le vendredi 26 juin dernier, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) annonce un incident de cybersécurité sur l’annuaire de ses agents, avec une fuite de données.

« Cette violation concerne l’identité d’environ 12 800 personnes travaillant, ayant travaillé à l’Insee ou issues des corps de l’Insee, ainsi que leurs coordonnées professionnelles ». L’institut affirme qu’aucun mot de passe, coordonnée personnelle ou bancaire, numéro de Sécurité sociale ou information de santé n’a été récupéré par les pirates.

Il ajoute n’avoir relevé aucune trace d’une « compromission des données collectées par l’Insee auprès des entreprises ou des personnes »… mais « l’institut recommande cependant aux entreprises comme aux particuliers la plus grande prudence en cas de réception d’un message qui semblerait provenir d’un agent de l’Insee ».

Comme la loi l’y oblige, l’incident a été signalé à la CNIL. L’Insee affirme aussi qu’une plainte a été déposée auprès du procureur de la République.

Illustration : Flock

L’Insee est le dernier d’une (trop) longue liste d’administrations et services de l’État piratés ces derniers mois. Il y a moins de deux semaines, c’était la plateforme JeVeuxAider.gouv.fr qui reconnaissait que « 550 000 comptes sont concernés par une extraction de données en lecture seule ». Cela concernait des noms, emails, numéros de téléphone, dates de naissance et historiques d’engagement des utilisateurs.

Début juin, c’était la messagerie sécurisée Tchap qui était victime d’un incident de sécurité. En avril, c’était l’ANTS avec au moins 11,7 millions de comptes. Suite à cela, Sébastien Lecornu a présenté le plan du gouvernement pour essayer de stopper l’hémoragie.

Le phénomène n’est pas nouveau… En 2024, France Travail faisait « all-in » avec des données de 43 millions de personnes potentiellement dérobées.

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Kernel Recipes 2026 – 13e édition : c'est reparti !

Nous sommes fiers de vous annoncer la 13ᵉ édition de Kernel Recipes. Elle aura lieu du 21 au 23 septembre 2026 à Paris, à la Fondation Biermans-Lapôtre, 9A boulevard Jourdan dans le 14ᵉ, RER Cité universitaire. Comme les années précédentes, une vingtaine d’interventions autour du fonctionnement de la communauté, des outils, de Rust, de la sécurité… et, pour la première fois (mais de façon raisonnée), de l’IA appliquée au développement noyau.

Le parrain de cette édition : Jonathan Corbet

Cette année, nous avons l’immense honneur d’accueillir Jonathan Corbet en tant que parrain de l’édition. Rédacteur en chef de LWN.net et observateur privilégié du développement du noyau depuis des décennies, il a participé grandement à la construction du programme – autant dire que l’édition s’annonce très bien !

Logo

Les conférences : variées, avec un peu d’IA, du Rust, de la sécurité, des outils…

Le programme mêle, comme d’habitude, mainteneurs historiques et nouvelles têtes :

  • Steven Rostedt revient sur les coulisses peu glorieuses des futex (Futex: The good, the bad and the ugly! (mostly ugly)) ;
  • côté Rust, Miguel Ojeda fait le point sur Rust for Linux et Danilo Krummrich (Red Hat, fondateur du driver Nova pour GPU NVIDIA) détaille comment imposer à la compilation les règles de cycle de vie des drivers ;
  • côté sécurité, Marta Rybczynska se demande si Linux est enfin secure by default, et Greg Kroah-Hartman abordera la sécurité à l’ère des LLM ;
  • côté outils, on retrouve Patrick Steinhardt (GitLab) sur l’actualité de Git, Konstantin Ryabitsev sur l’infrastructure kernel.org, et Matthieu Baerts sur MPTCP ;
  • côté ordonnancement et mémoire, SeongJae Park présente DAMOS, Changwoo Min et Gavin Guo (Igalia) parlent de leur ordonnanceur BPF LAVD, Victor Laforet (Inria) de verrouillage et ordonnancement, et Roman Guschchin de la gestion mémoire des cgroups ;
  • et bien sûr, Martin Uecker, Arnd Bergmann, Detlev Casanova (Collabora) et d’autres viendront compléter ce menu copieux.

Et la fameuse touche IA, justement : oui, le sujet est au programme cette année, mais on est resté raisonnable :

  • Greg Kroah-Hartman, « You are holding it wrong! » : comment obtenir d’un LLM un correctif de bug réellement valide, ce qui marche, ce qui ne marche pas, et pourquoi la plupart des gens s’y prennent mal ;
  • Roman Guschchin, The Sashiko review system : un système de revue de patchs assisté par IA, conçu spécifiquement pour le noyau, qui aurait détecté plus de la moitié des bugs dans un corpus de 1000 correctifs historiques ayant pourtant passé la revue humaine.

Deux conférences, une seule vraie question : à quoi ressemble l’outillage assisté par IA quand il se confronte à la rigueur du développement noyau ?

Comme chaque année, Kernel Recipes organise ses enchères caritatives ! Cette année, nous avons souhaité mettre à nouveau en lumière le travail de la Software Freedom Conservancy. Bradley Kühn interviendra sur ce sujet le 22 septembre, juste avant le lancement des enchères.

Dans la salle

Frank sera bien sûr de la partie pour croquer sur le fait les orateurs et oratrices, mais aussi participants, perpétuant une tradition désormais incontournable de la conférence.

Notre mascotte est en train de se faire une beauté et devrait apparaître prochainement dans de nouveaux habits.

Mascotte

Sponsors

La conférence ne pourrait pas avoir lieu sans nos sponsors. Ils nous supportent en 2026 : Meta, ARM, PremDay, Jump Trading, HaProxy, Igalia, Collabora et d’autres à venir très bientôt.

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