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Apple confirme la normalisation de la DDR5 CXMT aux US

Bref résumé des épisodes précédents. Nous nous étonnions en tout début d’année d’un HP qui s’intéressait à la production de DDR5 CXMT. La raison de cet étonnement était assez simple, si d’un point de vue technique la mémoire vive fabriquée par le constructeur chinois n’était peut-être pas au niveau de vitesse que le haut de gamme des concurrents comme SK Hynix, Micron et Samsung, elle suffisait largement pour les machines grand public d’HP.

La DDR5 CXMT

Par contre, d’un point de vue géopolitique, l’entreprise faisait partie d’une liste noire de sociétés mises à l’index par l’administration US. Pour des raisons assez simples, CXMT fournit l’armée chinoise en composants mémoire. Comment une entreprise comme HP pourrait prendre le risque d’intégrer ces composants bannis dans ses machines ? Le risque de se faire punir par le gouvernement américain et de ne plus avoir le droit de commercialiser ses machines est assez énorme. Deux théories se battaient alors en duel. Nous étions en janvier 2026 et soit HP avait connaissance d’un élément dont les autres n’avaient pas entendu parler. Soit, HP se considérait comme « too big to fail » et l’administration ne pourrait pas prendre le risque de les bloquer.

C’est finalement la première théorie qui s’est avérée exacte même si on la s’ent fortement portée par la seconde. Pendant que HP signait des contrats chez CXMT en janvier, le gouvernement US relâchait la pression sur la société chinoise. Si bien qu’en février 2026 nous apprenions que celle-ci avait disparu des listings infamants de son administration. Nous apprenions alors qu’Apple se rapprochait déjà de la société chinoise pour profiter de ses disponibilités mémoire.

La DDR5 CXMT qui s’ouvre à tous les fabricants US n’est pas une nouvelle très fraiche.

Le 6 juin dernier, une nouvelle liste d’entreprises qualifiées pour travailler et opérer avec des sociétés américaines est publiée par le « Department of War » américain. Le 17 juin dernier, Reuters fait état de cette évolution pour plus de 100 sociétés chinoises qui disparaissent de cette fameuse liste noire. On peut y trouver DeepSeek et CXMT, entre autres. Cette confirmation normalise donc de fait la possibilité pour toutes les sociétés US de faire appel à ce nouveau fournisseur de mémoire vive qui vient libérer un petit peu l’étranglement subi par les sociétés américaines que sont Apple et HP face à la pénurie de mémoire vive. La géopolitique, c’est bien, mais quand cela pose des soucis de business dans son propre camp, on peut souvent faire preuve de souplesse.

Le calendrier réel des événements est donc long, il date de janvier 2026 et, comme souvent sur ces affaires qui mêlent politique et business, on se rend bien compte que la communication publique n’arrive que dans un second temps. Les USA ont trop à perdre a voir HP et Apple freinés par un manque de mémoire vive, d’un point de vue santé financière mais également d’un point de vue emploi.  Qui profiterait de la DDR5 CXMT si les marques US n’avaient toujours pas le droit d’en acheter ? Lenovo et Huawei principalement, deux sociétés chinoises qui feraient extrêmement mal aux fleurons du commerce informatique américain en ayant un stock de DDR5 reservé.

Reste que, encore une fois, la DDR5 CXMT n’est qu’un petit pansement sur une jambe de bois. Cela va permettre d’améliorer très légèrement la situation en termes de volumes produits, mais n’empêchera en rien les prix de continuer à monter. A terme cependant, cela pourrait faire clairement emerger un ou plusieurs nouveaux acteurs de mémoire vive et bouleverser le trio actuel de producteurs.

Il est fort possible que les brevets de CXMT soient employés par le gouvernement chinois pour multiplier les investissements dans de nouveaux champions de la mémoire vive. Que des usines apparaissent en Chine pour proposer des composants en nombre à moyen et long terme. Une manière de gagner encore en autonomie et en souveraineté pour le gouvernement chinois qui dépend aujourd’hui des fabricants américains et coréens pour ces postes. 

Apple confirme la normalisation de la DDR5 CXMT aux US © MiniMachines.net. 2026

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Framework a de bonnes et de moins bonnes nouvelles sur ses tarifs

Framework a toujours été assez transparent sur ses soucis de composants. Le constructeur a appris à ses dépens que le marché frappait tout le monde de manière différente et fait depuis des points réguliers sur sa propre situation.

Framework Laptop 13 Pro

Framework Laptop 13 Pro

Et si ces derniers mois Framework proposait des informations plutôt négatives avec des hausses de tarifs à répétition, les dernières nouvelles sont plutôt bonnes. Un nouveau SSD issu des productions d’ADATA semble avoir fait son chemin vers leurs ateliers. Les SSD NVMe PCIe Gen 5 intégrés dans le Framework Laptop 13 Pro seront désormais des XPG MARS 970 qui offriront, je cite, « de meilleures performances, efficacité et une meilleure fiabilité » que les anciens SSD. Cerise sur le gâteau, ils sont proposés à un tarif meilleur marché que les modèles qu’ils vont remplacer. 

Les précommandes du Framework Laptop 13 Pro n’ayant pas encore été expédiées puisque toutes les machines ont été retardées, les équipes vont donc remplacer tous les SSD par ces nouveaux modèles avec un joli bonus. Les SSD XPG MARS 970 n’existent qu’en 1 et 2 To mais comme le modèle 1 To est moins cher que le modèle de SSD de 500 Go précédemment choisi, les personnes ayant commandé des machines avec 500 Go auront droit au nouveau stockage de 1 To. Toutes les nouvelles commandes de cette machine seront livrées en SSD ADATA.

Framework a également de moins bonnes nouvelles

Le constructeur suggère que plusieurs signaux annoncent une nette augmentation des prix des processeurs pour très bientôt. Ce qui va affecter l’ensemble des machines. La marque vous encourage donc à passer vos précommandes rapidement si vous voulez acheter un de ces modèles.

Ce n’est pas le premier constructeur à faire écho de cette hausse. Si la proposition de ce SSD ADATA est conjoncturelle et reste une excellente nouvelle pour la marque, le marché est tout entier dirigé vers la hausse. Encore une fois, la majorité des contrats passés entre les constructeurs de PC et leurs fournisseurs se termine entre mai et juin. Ces contrats forcent les fabricants de mémoire, stockage, écrans, processeurs et autres à respecter des prix décidés en début d’année 2026 ou à la fin de l’année 2025. Quand ces contrats seront terminés, d’autres seront négociés. En général cela survient pour les engins qui commencent à entrer en production en juillet pour la rentrée de septembre. À ce moment précis, de nouveaux contrats sont signés et vont durer plus ou moins longtemps suivant les marchés et leurs fluctuations.

Les échos que j’ai de la situation actuelle sont assez simples :

Sur la mémoire vive, les contrats sont quasiment tous tombés avant la date de fin de ceux-ci. Les pénalités encourues pour ne pas livrer les composants exigés contractuellement étaient inférieures aux prix du marché. Quand un fournisseur de RAM devait payer 10 ou 20% du prix des composants non livrés, le marché lui proposait entre 300 et 400% de marge supplémentaire par rapport au prix négocié. Les fabricants de mémoire ont donc accepté de payer les pénalités pour dégager plus de bénéfices. Énormément de production s’est réorienté vers la mémoire HBM au détriment de la production de DDR5 et les nouvelles usines en cours de développement ne seront pas sorties de terre avant 2028.

Sur le stockage, c’est un peu la même chose mais en moins pire. D’abord parce que l’offre est plus large que la mémoire vive, la concurrence est plus large, mais aussi parce que le marché des Datacenters s’intéresse moins à certaines références. Là où la mémoire a été réorientée vers la DDR5 et la HBM, les puces des SSD sont toujours plus largement fabriquées avec des contrôleurs très différents dans des assemblages de contrôleurs et de modules aux capacités et vitesses plus variables.

Processeurs, c’est un peu plus tendu. AMD comme Intel ont annoncé des augmentations de prix. La demande en puces est également énorme et les prix de fabrication sont à la hausse aussi bien dans les usines d’Intel que dans les usines de TSMC ou GlobalFoundries. Les calendriers sont très chargés et la situation géopolitique de ces derniers mois semble avoir affecté le prix de production à cause de l’augmentation du prix de l’énergie. Bref, les prix grimpent.

Sur le reste, notamment les affichages mais aussi certaines pièces comme les pavés tactiles ou les batteries, la baisse de volume de production a conduit certaines marques à augmenter leurs prix de quelques dollars pour compenser la faiblesse de leurs ventes.

Mis bout à bout, l’ensemble de ces éléments va tirer les prix des machines largement vers le haut pour toute la fin de l’année. Et probablement toute lannée 2027 également…

Framework a de bonnes et de moins bonnes nouvelles sur ses tarifs © MiniMachines.net. 2026

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Microsoft met la mémoire vive au régime sec

De grands yeux ronds, c’est ce qu’avaient fait les propriétaires de Windows 10 quand Microsoft a annoncé que 32 Go de mémoire vive étaient un minimum technique pour jouer sous Windows 11. Quand cette annonce a été faite, quelques mois avant la fin du support étendu de Windows 10 3, nous étions déjà dans une explosion des prix de la mémoire vive. Avec des tarifs qui avaient, pour certaines références, augmenté de plus de 400% par rapport à l’année d’avant. C’est simple, certaines références de kits de mémoire en 32 Go DDR5 coutaient à elles seules le prix d’un portable milieu de gamme en 16 Go juste 8 mois auparavant.

Le génie chez Microsoft qui a décidé que c’était le bon moment d’expliquer aux gens qu’ils allaient devoir racheter un PC « 32 Go » hors de prix à cause de la mémoire vive a dû se mordre les doigts jusqu’à la prise USB de sa souris. L’éditeur a donc tenté de ramener un peu de calme en expliquant que, finalement, 16 Go ce serait bien suffisant. 16 Go de mémoire, c’était ce que Microsoft annonçait comme un strict minimum pour pouvoir prétendre être un PC « Copilot+ » par exemple

Mais au fur et à mesure que les mois passaient, le prix de la RAM continuait de grimper. Ce qui nous amène à la situation actuelle. De son côté, Microsoft a confirmé que ces impératifs techniques étaient obsolètes en annonçant ses propres solutions Surface en version 8 Go vendues uniquement aux USA… Ces modèles perdant au passage la certification Copilot+. Les estampilles et des touches Copilot4 restant pourtant visibles sur les modèles de Surface Laptop 13…

Microsoft rétropédale donc une seconde fois en expliquant que 8 Go de mémoire, finalement, c’est pas mal sous Windows 11. Évidemment il ne s’agira pas de jouer avec 8 Go dans des conditions confortables, mais avec ce « faible » niveau de mémoire, on pourra utiliser des applications de la vie quotidienne sans soucis. Un changement de discours qui contraste avec les messages précédents. La nuance est assez intéressante car si auparavant 16 Go étaient un « minimum » pour du confort d’usage, c’est désormais juste un choix plus « sûr ». L’éditeur entend expliquer par là qu’un engin équipé de 16 Go sera plus pérenne et confortable, ce qui est évidemment la stricte vérité.

La Surface Pro 12" sous Windows 11 existe en version 8 Go aux USA

La Surface Pro 12″ sous Windows 11 existe en version 8 Go aux USA

Le discours élitiste de Windows 11 en prend pour son grade

Ces « 16 Go Minimum » faisaient partie d’une longue liste d’éléments requis pour profiter de Windows 11. Entre les puces de sécurité et les autres éléments techniques indispensables à l’installation, la mémoire vive de 16 Go permettait de pousser à l’adoption de nouvelles machines au lieu de la simple mise à jour de plus anciennes. De nombreux utilisateurs ont ainsi découvert que leur engin ne proposait pas d’options de mise à jour avec 8 Go de mémoire soudés directement sur la carte mère. Ce qui a conduit à des changements de materiels et aussi à pas mal de déceptions. 

windows 11

Les 8 Go « suffisants » sous Windows 10 sont donc également « suffisants » sous Windows 11. Bien entendu, le confort d’un engin sous Windows 11 avec 8 Go de mémoire vive seulement ne sera pas du tout le même qu’avec 16 Go. Il faut bien comprendre qu’avec un circuit graphique qui va employer entre 1 et 2 Go de mémoire partagée, un PC en 8 Go de mémoire vive n’a plus que 6 Go de réellement disponible. Windows 11 en mange 3.5 Go au démarrage à lui tout seul, ce qui ne laisse donc plus que 2.5 Go de libre pour des applications. Quelques onglets ouverts sur un navigateur, une poignée de programmes résidents pour de la musique ou autre discussions en ligne, une appli de vidéoconférence par exemple, et votre disponibilité se rapproche vite de zéro. Avec 8 Go sous Windows 11 il faut souvent jongler avec les programmes, quand 16 Go vous permettent d’en garder plusieurs en mémoire confortablement.

Le Microsoft Surface Laptop 13" en 8 Go garde "mécaniquement" sa touche Copilot même s'il n'est plus considéré comme un PC Copilot+. La vie est vraiment cruelle.

Le Microsoft Surface Laptop 13″ en 8 Go garde « mécaniquement » sa touche Copilot même s’il n’est plus considéré comme un PC Copilot+. La vie est vraiment cruelle.

Mon avis ne change pas, pour une utilisation de Windows 11, si vous avez la possibilité d’acheter un PC en 16 Go, cela restera toujours beaucoup plus confortable que 8 Go. Même si cela impose une dépense supplémentaire. La situation d’aujourd’hui reste ce qu’elle est, si vous avez un PC sous Windows 10 avec 8 Go. Restez sous Windows 10 pendant encore un an. Ce système est stable et moins gourmand. Si votre PC a vraiment du mal à suivre le rythme, regardez s’il est possible de le faire évoluer. Sinon vous pouvez envisager une distribution Linux. 

Si vous avez un ordinateur de production pour votre travail et que vous envisagez de passer à Windows 11 suite à ce message rassurant de Microsoft, réfléchissez-y à deux fois. Travailler sous 11 avec 8 Go de mémoire est effectivement possible, mais ce n’est vraiment pas confortable.

Microsoft met la mémoire vive au régime sec © MiniMachines.net. 2026

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100€ de plus pour le Macbook Neo, la température monte aussi pour les prix

Cela fait des mois que j’insiste sur l’évolution des tarifs des machines à venir. Le Macbook Neo lancé en profitant d’un contrat négocié par Apple avec divers fabricants de composants en début d’année, a pu connaitre un lancement en fanfare. À un point tel qu’il a stupéfait des marques de PC comme Asus, Lenovo ou HP


Le Macbook Neo passe de 699 à 799€

Le Macbook Neo passe de 699 à 799€

Désormais à 799€ en version 8/256 Go, le Macbook Neo a un peu perdu de sa superbe. L’engin a connu une période faste liée à la négociation d’Apple avec des producteurs de mémoire vive et de stockage. En tout début d’année, la marque à la pomme a accepté de payer d’emblée deux fois plus cher ses composants que ses achats précédents. Seule solution pour assumer une livraison suffisante de mémoire pour toutes ses activités : smartphones, tablettes et PC. Personne ne savait la durée de ces contrats et si le « bonus » accordé par Apple pour être servi allait durer toute l’année. Il s’avère que non, comme les autres fabricants de matériel, le contrat semble avoir été renégocié et les prix de tous les engins de la marque devraient repartir à la hausse.

Comme je l’explique dans mon billet sur la Steam Machine de Valve, la rentrée de septembre va probablement redéfinir totalement les fourchettes de prix que nous connaissions. Des engins sous Windows très entrée de gamme avec 8 Go de mémoire et 256 Go de stockage comme le Neo d’Apple vont se négocier autour des 800€ chez certains fabricants. Les PC milieu de gamme vont se positionner entre 1000 et 2000 € et les machines les plus élaborées, stations de travail ou portables de jeux, vont s’envoler vers 3000, 4000 et même 6000 €.

Macbook neo

Le Macbook Neo n’est que l’avant-garde des augmentations

Apple indique que ce n’est que le début de ces augmentations. Le Neo ne peut pas vraiment attendre car la marge dégagée par Apple est plus faible que sur ses autres modèles. En reconnaissant que tous ses tarifs allaient devoir subir une hausse, la marque va également libérer les prix de beaucoup de ses concurrents. Certains maintenaient une pression sur leurs machines de rentrée en se disant qu’il fallait lutter contre un Apple aux prix serrés. Désormais le frein a été relâché et les constructeurs vont pouvoir réhausser leurs machines.

La Steam Machine parait ainsi être une mauvaise affaire aujourd’hui dans un marché toujours en partie porté par des engins datant de 2025. Ou la queue de comète de certains contrats d’approvisionnement en composants vient encore lisser les tarifs moyens des engins. Dès la rentrée de septembre – et peut-être même avant – les tarifs vont vraiment exploser avec une remise à zéro des contrats passés en 2025.

Bref, si vous voulez acheter un Macbook Neo, faites-le maintenant alors qu’il est à 649€ par exemple chez Amazon ou CDiscount. Dans quelques heures il ne se trouvera probablement plus qu’à partir de 799€.

Steam Machine : la malédiction de Valve

100€ de plus pour le Macbook Neo, la température monte aussi pour les prix © MiniMachines.net. 2026

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Pas de nouvelle carte Raspberry Pi 6 avant 2028

Le Raspberry Pi 6 n’est peut-être pas au cœur des intentions d’achat de chacun en ce moment. Les augmentations de tarif du modèle Raspberry Pi 5 comme la baisse des capacités des modèles ne donnent plus vraiment envie de se frotter à cet univers. Et c’est pour la même raison que nous ne devrions pas voir arriver la version 6 avant le début de l’année 2028.

Lors d’un question-réponse type Ask Me Anysting sur Reddit, trois piliers de Raspberry Pi ont répondu de concert aux questions des internautes : Eben Upton, le CEO.  James Adams le CTO de l’ingénierie matérielle, et Gordon Hollingworth CTO du développement logiciel. L’occasion de poser des questions précises et d’obtenir des réponses.

Raspberry Pi 6 en 2028

Une interrogation classique a été posée concernant l’éventuelle sortie prochaine d’une éventuelle carte Raspberry Pi 6. La réponse donnée par Eben Upton est assez simple. Pas avant le début 20282. La raison est également évidente, l’augmentation drastique du prix des composants n’incite pas la marque a proposer de nouvelles évolutions de son produit. Elle indique d’ailleurs clairement que la future carte de développement sera plus performante avec un SoC plus rapide, des interfaces plus véloces et plus de bande passante pour la mémoire. Elle devrait également embarquer plus de capacités tout en respectant le même format et les mêmes usages.

Autrement dit, pas de raison de croire que la prochaine mouture de la carte ne révolutionne le projet. Peut-être que nous découvrirons un SoC plus rapide, un port USB Type-C d’un format plus récent, avec plus de mémoire, mais rien de fondamentalement différent d’un Model 5 actuel. Ce délai qui pousse le Raspberry Pi 6 à une sortie – si tout va « bien » – dans deux ans, est très certainement lié au fait que le prix de la mémoire devient vraiment compliqué à absorber pour ce type de carte.

Raspberry Pi Zero 2 W

Le Raspberry Pi 6 est loin d’être la seule préoccupation de la marque

La suite de la réponse est d’ailleurs assez intéressante. Eben Upton indique que la carte Raspberry Pi Zero 2 W a été largement impactée par la difficulté à faire fabriquer son SoC. Une puce Broadcom BCM2710 qui bien que gravée en 40 nanomètres, rencontre des difficultés à se faire produire. Tout simplement à cause du manque de disponibilités de wafers. Ces galettes de silicium qui reçoivent la gravure de processeurs. Le marché actuel de l’intelligence artificielle absorbant énormément de la production de ces wafers, tout le marché en est affecté. Même quand les technologies de gravure ne sont pas dernier cri.

Un wafer constellé de puces gravées

Un wafer constellé de puces gravées

On comprend mieux pourquoi certaines puces d’entrée de gamme chez AMD et Intel semblent avoir été totalement abandonnées. Les Twin Lake par exemple ou les Hawk Point sont quasi impossibles à obtenir pour les fabricants. Probablement parce que les deux concepteurs de puces préfèrent réserver leurs galettes de silicium pour des processeurs proposant des marges plus fortes.

La totalité du fil est intéressante à lire, parce qu’elle dégage des informations sur le fonctionnement de l’entité et qu’elle soulève un peu le voile sur le fonctionnement de la société. Un point intéressant à noter est par exemple le fait que la marque semble être ravie de l’accueil fait par le public à ses microcontrôleurs (RP2040) et ses cartes Pico. Éléments qui semblent devenir des acteurs majeurs de leur développement. 

À noter que le dialogue a été posté dans un fil destiné aux ingénieurs et que parfois certaines questions peuvent être complexes, mais la majorité des questions et des réponses peuvent être comprises par un hobbyiste intéressé par les cartes de développement et ne nécessitent pas un bagage technique trop important. La preuve, je crois avoir tout compris.

Raspberry Pi 4 3Go et la petite mort du marché des SBC

Pas de nouvelle carte Raspberry Pi 6 avant 2028 © MiniMachines.net. 2026

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CXMT se porte bien, +1688% de bénéfices au premier trimestre

ChangXin Memory Technologies alias CXMT a vu sa situation économique s’améliorer largement depuis la fin de l’année dernière. Sa production de mémoire DDR5 est venue au secours de quelques nouveaux clients. De nombreuses marques américaines avaient auparavant l’interdiction d’acheter ses produits avant que la dureté de la mesure ne se ramollisse face à la pénurie des composants.

ChangXin Memory Technologies

Depuis de nombreux acteurs du marché international, dont HP, Asus, Acer, et Dell, ont annoncé se fournir chez ChangXin Memory Technologies. Résultat des courses, entre la hausse monstrueuse des prix de la mémoire vive et l’arrivée de clients prêts à tout pour en obtenir, la marque annonce une augmentation de presque 1700% de ses bénéfices en un trimestre. Ce chiffre n’est pas annoncé au hasard. La société compte bien s’introduire en bourse et a donc mis en avant ces excellents résultats pour valoriser son action.

ChangXin Memory Technologies va réinvestir en masse

ChangXin Memory Technologies annonce un bénéfice trimestriel de 24,7 milliards de yuans soit 3,1 milliards d’euros. Son chiffre d’affaires trimestriel atteint 50,8 milliards de yuans ou 6,4 milliards d’euros. De l’argent que la marque pourrait investir pour venir peser un peu plus sur ce segment face aux trois mastodontes que sont Samsung, SK Hynix et Micron. Des investissements pour lancer de nouvelles tranches de développement d’usines sont semble t-il à l’étude. De quoi assurer à la Chine une plus grande indépendance sur le segment de l’indispensable mémoire vive pour l’avenir.

Source : Nikkei Asia

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