Attentat de la rue des Rosiers : extradé en France, le superviseur présumé dénonce une procédure «politique»
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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La xTool Omni Printer est un joli bébé, certes un poil plus grand qu’une imprimante jet d’encre classique, mais aux possibilités infiniment plus nombreuses. Cette solution est ce qu’on appelle une imprimante UV. Un système qui polymérise avec de la lumière ultraviolette une sorte de vernis qui vient durcir en surface de ce que vous imprimez.

xTool Omni Printer
Cette technologie n’est pas nouvelle, mais si vous avez déjà vu des machines capables de ce genre de chose, vous savez qu’elles ont plus la taille d’un grand bureau que celle d’un engin qu’on pose par-dessus. Dire qu’il s’agit d’une minimachine peut donc sembler paradoxal puisque l’objet fait tout de même un joli volume… mais comparé à celui d’une professionnelle, c’est vraiment un engin des plus réduits.
La xTool Omni Printer est proposée avec plusieurs options. Un modèle simple tête pour imprimer sur des surfaces rigides, un second avec deux têtes d’impression et plus de possibilités de matériaux, dont des éléments flexibles comme la toile ou le cuir. Et un troisième avec une fonctionnalité spécifique pour l’impression en transfert grâce à des encres spécifiques.

L’impression UV standard offre déjà de nombreuses possibilités. Suivant les accessoires choisis, vous pourrez imprimer sur des objets cylindriques et dans tous les cas vos modèles pourront être déployés en relief. C’est un des principaux intérêts de cette technologie avec le fait que la surface est vernie par un polymère en fin de traitement. La technologie est simple, chaque couche d’encre est liée à ce polymère qui réagit aux UV.

Une fois que l’encre est projetée, la lumière la fige en épaisseur, ce qui permet d’abord d’offrir une adhérence parfaite même sur des matériaux non poreux. Cela offre ensuite la possibilité d’imprimer à nouveau par-dessus ce premier relief. On peut ainsi donner une épaisseur de plusieurs millimètres, de la forme que l’on veut, à ce que l’on imprime. Cela va de lettres en relief à la forme d’un coup de pinceau sur un tableau en passant par des effets originaux.

Le modèle double tête propose d’embarquer des encres pour tissus en plus des encres classiques. La xTool Omni Printer offre lors la possibilité d’imprimer véritablement sur mesure. Coton, Polyester, cuir, toile rigides et autres matériaux souples, les encres pénètrent en profondeur et résistent aussi bien au froissement qu’au lavages.

La dernière technique accessible est celle du transfert DTF. Il s’agit d’imprimer sur un vinyle avec une base spéciale qui va offrir la possibilité de positionner ce film sur un autre objet pour y déplacer l’impression. Il est ainsi possible de décorer les formes les plus variées. Cette technologie peut s’imprimer sur des rouleaux que l’on découpera suivant ses besoins. Il est ainsi possible de créer des « stickers » dont l’image sera réellement déposée sur l’objet a imprimer.

xTool Omni Printer
Toutes ces fonctionnalités offrent également des possibilités originales comme des effets lenticulaires : ces fameuses cartes avec deux images imprimées sur les deux faces d’un même relief et qui semblent s’animer suivant l’angle de vision. La possibilité d’ajouter des encres phosphorescentes, des finitions métalliques et d’imprimer sur des mugs offre encore plus d’usages à la xTool Omni Printer.
Pour faciliter l’usage de la machine, un système de caméra est embarqué. Celle-ci va « voir » la surface de travail et vous la retransmettre sur votre logiciel de préparation. Vous n’aurez plus qu’à déposer l’image à imprimer avec ses caractéristiques pour que l’imprimante fasse le reste. Quant au relief éventuel des objets, un système de détection de la hauteur par laser permet de cartographier automatiquement les endroits inaccessibles.

Cette solution xTool Omni Printer est d’abord un outil semi-professionnel. Si elle facilite énormément l’usage de ce type de solution, cela n’en reste pas moins un engin avec un objectif de production. Il ne sera pas possible d’amortir un objet de ce type uniquement pour une fabrication uniquement personnelle. L’idée est par contre très intéressante pour un pro ou dans l’optique de proposer des services.
Créer par exemple des badges originaux pour un salon, vendre des T-shirts sur mesure en série limitée, signer des objets ou plus prosaïquement ajouter un service de personnalisation à des produits que l’on commercialise. Pour une entreprise qui n’a pas vocation première de proposer des services d’impression mais qui offre des prestations évènementielles, cette machine peut permettre d’améliorer son offre ou de la préciser. Le fait qu’elle n’occupe pas trop de place, qu’elle ne demande pas de compétences particulières et que son système d’autonettoyage facilite son entretien permettra de l’employer facilement.

Reste évidemment que ce genre de joujou a un coût ! Les prix de lancement sont importants par rapport à une imprimante jet d’encre traditionnelle et c’est évidemment assez logique. Comptez 1549€ pour le modèle de base et entre 2499 et 2549€ pour les versions les plus évoluées. Ces prix ne s’obtiennent qu’en versant un acompte remboursable de 50€. Acompte qui se finalisera en août avec l’expédition prévue des machines. Acompte qui peut être remboursé si vous changez d’avis entre-temps.

A noter également le prix des encres qui profite d’une remise pour le lancement mais qui a un certain coût à la fabrication. Comme toutes les solutions de ce gabarit, la xTool Omni Printer n’acceptera pas les encres « noname » pas plus que les matériaux tiers. Il faudra passer par la marque pour faire le plein. C’est un autre élément à bien garder en tête avant de se lancer. Encore une fois, ce type de machine n’est pas fait pour n’être utilisé que deux ou trois fois avant d’être rangé dans un placard. C’est un outil dans lequel investir quand on a vraiment une idée en tête.
Pour en savoir plus, vous pouvez découvrir la machine sur cette page. J’avoue que j’adorerais tester ce genre de joujou, cela ferait un bon complément à une graveuse laser…
| Caractéristique | Édition UV + DT Fabric | Édition UV à double tête | Édition UV simple |
|---|---|---|---|
| Idéal pour | Les créateurs ayant des besoins d’impression sur vêtements et sur supports rigides | Les créateurs axés sur les applications UV avancées et les effets néon exclusifs | Les makers débutants pour la personnalisation de matériaux rigides |
| Zone de travail | Plateau standard : 330 × 122 mm Grand plateau : 330 × 420 mm Plateau DTG : 300 × 390 mm |
Plateau standard : 330 × 122 mm Grand plateau : 330 × 420 mm |
Plateau standard : 330 × 122 mm Grand plateau : 330 × 420 mm |
| Tête d’impression | Epson F1080 ×2 | Epson F1080 ×2 | Epson F1080 |
| Résolution d’impression | 720 × 1440 dpi | 720 × 1440 dpi | 720 × 1440 dpi |
| Canaux d’encre | Mode UV : CMJN + Blanc + Vernis (CMYKWV) Mode DT Fabric : CMJN + Double Blanc (CMYKWW) |
CMJN + Blanc + Vernis + encres spéciales (Blanc rigide, Blanc flexible, Rouge fluorescent, Jaune fluorescent) | CMJN + Blanc + Vernis (CMYKWV) |
| Capacité d’encre | Encre standard : 125 ml Encre blanche haute capacité : 290 ml |
Encre standard : 125 ml Encre blanche haute capacité : 290 ml |
Encre standard : 125 ml |
| Matériaux compatibles | Rigides et tissus : acrylique, bois, métal, coton, polyester, etc. | Rigides et flexibles : acrylique, cuir, bois, toile, etc. | Supports rigides : acrylique, bois, métal, verre, céramique, etc. |
| Hauteur d’impression en relief | 7 mm | 7 mm | 7 mm |
| Résolution du système de vision | 1440 × 1200 dpi | 1440 × 1200 dpi | 1440 × 1200 dpi |
| Précision de positionnement | ±0,2 mm | ±0,2 mm | ±0,2 mm |
| Sécurité et certifications | Encre non reprotoxique Certifié GREENGUARD Certifié OEKO-TEX Encre textile DT |
Encre non reprotoxique Certifié GREENGUARD |
Encre non reprotoxique Certifié GREENGUARD |
| Entretien automatisé | Brassage automatique de l’encre blanche Circulation automatique de l’encre blanche Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression |
Brassage automatique de l’encre blanche Circulation automatique de l’encre blanche Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression |
Brassage automatique de l’encre blanche Circulation automatique de l’encre blanche Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression |
| Logiciels compatibles | macOS, Windows | macOS, Windows | macOS, Windows |
| Gestion à distance | Nettoyage et contrôle à distance via l’application | Nettoyage et contrôle à distance via l’application | Nettoyage et contrôle à distance via l’application |
xTool Omni Printer : une nouvelle imprimante UV de bureau © MiniMachines.net. 2026

Le GPD Win Max 3 est annoncé. Cet engin très particulier proposera deux puces AMD Strix Halo entourées de beaucoup de mémoire vive et de stockage dans un châssis qui a fait un énorme compromis technique.

Le GPD Win Max 2
Le GPD Win Max 3 descend d’une lignée de minimachines portables assez intéressantes. Son prédécesseur, le GPD Win Max 2 lancé en décembre 2024 proposait déjà la même approche. Réunir dans un châssis compact un clavier, un dispositif de jeu avec joystick, boutons et gâchettes pour proposer un niveau de performances suffisant pour jouer en mobilité grâce à un processeur AMD « Strix Point ». Le Ryzen AI 9 HX 370 et son circuit Radeon 890M entouré de 64 Go de mémoire vive.
Dans la logique classique des constructeurs de PC, le nouveau GPD Win Max 3 se devait donc d’être plus performant. Il a donc recours aux puces Strix Halo qu’il entourera de 32 à 128 Go de mémoire vive… La première version sera équipée d’un Ryzen AI Max+ 388 et la seconde d’un Ryzen AI Max+ 395… Des puces très performantes mais également hors de prix et très gourmandes en énergie.
Un choix qui a mené à des aménagements très particuliers pour un engin dont la volonté première est d’être très portable. Le châssis baisse en largeur depuis le Win Max 2. Il faut dire que l’écran diminue de diagonale. On passe d’un 10.1 pouces en 2560 x 1600 pixels 60 Hz à un 9.06 pouces en 2400 x 1504 pixels 165 Hz AMOLED. La luminosité explose avec une évolution de 400 à 650 nits. Cela affecte la taille de l’engin qui mesurait 22.7 cm de large pour 16 cm de profondeur et 2.3 cm d’épaisseur à un nouveau GPD Win Max 3 qui ne fait plus que 20.7 cm de large pour 14.7 cm de profondeur et 3.4 cm d’épaisseur…
Mais ces mesures sont assez trompeuses car elles ne concernent que l’objet sans sa batterie… Si on ajoute celle-ci, amovible, au dispositif. On passe à 20.7 cm de large pour 18 cm de profondeur et toujours la même profondeur. Ce qui rend le netbook plus profond et plus épais que son prédécesseur pour un écran plus faible. Un choix étrange qui s’explique probablement par la gourmandise des processeurs embarqués. La puce AMD Strix Point du GPD Win Max 2 tournait entre 15 et 35 Watts de TDP tandis que les puces Strix Halo du GPD Win Max 3 fonctionnent de 45 à 110 watts de TDP. Outre la chaleur qu’il faut dissiper, les puces consomment beaucoup plus d’énergie pour fonctionner. Et cela d’autant plus sur une machine a priori dédiée au jeu. Il sera donc possible pour le client d’ajouter une batterie supplémentaire dans son bagage pour augmenter son autonomie… Mais cela voudra dire également augmenter le poids de l’ensemble. L’engin pèse 815 grammes sans sa batterie mais 1.22 Kg avec. L’ancien modèle culminait à tout juste 1 Kg.
Pire, pour compenser la chaleur dégagée par les puces Strix Halo, le GPD Win Max 3 a également externalisé une part de sa ventilation. Un module embarquant un système de refroidissement secondaire sera proposé, il pèse à lui seul 180 grammes. Au total donc, l’engin de base avec une batterie, une seconde batterie dans son sac et le module indispensable pour jouer, pèse en tout 1.8 Kg au fond d’un bagage. Je ne compte pas le poids du chargeur 100 W Power Delivery.

GPD Win Max 3
Pour le reste, on retrouve une excellente connectique avec un USB4, un USB 3.2 Gen2 Type-C, deux USB 3.2 Gen2 Type-A, une sortie HDMI 2.1 et un jack audio 3.5 mm. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 sera également présent ainsi qu’une webcam 5 mégapixels et des enceintes stéréo. Pas mal pour un si petit engin…
Mais cette volonté d’aller toujours plus loin en performances est mortifère pour le GPD Win Max 3. Les puces comme cet AMD Ryzen AI Max+ 395 Strix Halo et leurs 16 cœurs Zen5 et accompagnées d’un circuit Radeon 8060S avec 40 cœurs RDNA 3.5 sont très performantes, mais on peut se demander si elles ont leur place dans ce type de minimachine ? Ici accompagnées par 32, 64 ou 128 Go de LPDDR5x-8000 et épaulées par trois solutions de stockage, elles vont faire exploser le prix de cet engin bien au-delà du raisonnable. Si on ajoute la possibilité de monter trois stockages différents dans le petit châssis avec un port M.2 2280 en PCIe 4.0 x4, un M.2 2232 en PCIe 4.0 x2 et un Mini SSD de BiWin en PCIe 4.0 x1, on a un cocktail de composants qui fixera l’engin probablement au-delà des 3000€ dans sa version la plus musclée…
Si les constructeurs comme GPD s’acharnent à intégrer des composants toujours plus puissants dans leurs productions, c’est probablement parce que celle-ci est faible en volume. Chaque machine doit être vendue assez cher et compter réellement dans leurs bénéfices. Pas question de faire des engins abordables et de multiplier les ventes, ce type de marque n’a pas les reins assez solides pour adresser correctement un vaste marché international. La seule solution pour rentabiliser le développement de ce type de machine, les moules et la production des engins, consiste donc à monter en gamme. Jusqu’à l’absurde.
J’adore le format de ce netbook de joueur, mais on a compris depuis un moment qu’il n’était pas nécessaire, voire pas souhaitable, d’embarquer une puce de ce type pour s’amuser. Imaginez le même design avec un processeur moins puissant, moins gourmand, comme celui d’un Steam Deck par exemple ou un Intel Arc G3. Une puce qui offrirait une belle autonomie et une jouabilité suffisante pour de nombreux titres. Sans les défauts de chauffe, de prix, d’autonomie d’un processeur Strix Halo entré au chausse-pied dans une carcasse trop petite pour lui.
Je ne rentre pas dans les considérations de jouabilité et d’ergonomie proposées. Qui va sérieusement lancer un jeu moderne, un triple A gourmand, sur un engin de 1.22 Kg, tenu à bout de bras avec une interface telle que celle-ci ? On n’a pas encore le prix de cet engin, mais il va sans dire qu’il sera cher, très cher. Les puces embarquées ne sont vraiment pas bradées et la mémoire vive a atteint les sommets que l’on sait… Personnellement, je n’ai pas envie de découvrir un beau jeu sur un GPD Win Max 3 de 9″ de diagonale avec des enceintes stéréo et une interface peu ergonomique. Ces engins ne sont pas faits pour coller à l’actualité du jeu vidéo mais plutôt pour accompagner les joueurs dans des titres à approfondir et redécouvrir. C’est ce que Valve a très bien compris avec le Steam Deck et qui semble encore et toujours échapper aux autres marques.
| Processor | AMD Ryzen AI Max+ 395 / AMD Ryzen AI Max+ 388 |
| Graphics | AMD Radeon 8060S, RDNA 3.5, 40 CUs, 2560 shader units |
| Memory | 32GB / 64GB / 128GB LPDDR5x 8000 MT/s, quad-channel |
| Storage | M.2 2280 / M.2 2230 / Mini SSD 1517, 512GB–4TB configuration dependent |
| Display | 9.06-inch AMOLED, 2400 × 1504, 165Hz, HDR10, 313 PPI |
| Ports | USB4, USB 3.2 Gen 2 Type-C, 2 × USB 3.2 Gen 2 Type-A, HDMI 2.1 FRL, 3.5mm audio |
| Battery | 97Wh external swappable battery module |
| Cooling | External 110W fan module |
| Charging | 180W DC adapter / 100W PD 3.0 fast charge |
| Dimensions | 207 × 147 × 34mm without modules; 207 × 180 × 34mm with modules |
| Weight | 815g without modules; 1220g with battery; 985g with fan |
GPD Win Max 3 : le netbook gaming passe à Strix Halo mais perd son âme © MiniMachines.net. 2026

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C’est avec une force et une intelligence impressionnantes que notre monde politique a lancé il y a quelques mois la taxe de 2€ sur les petits colis. Prenant ainsi de l’avance sur celle qui devait entrer en vigueur un peu plus tard dans l’année sur tout l’univers économique européen.
Grâce à cette taxe nationale, nous sommes parvenus à un brillant résultat pourtant anticipé avant sa promulgation. Celui d’un système de fret notional totalement désorganisé. D’une disparition de centaines d’emplois directs et indirects et de la récolte d’une somme colossale : 2.3 millions d’euros sur les 400 millions anticipés.
La brillante idée trouvée par notre gouvernement le premier mars de cette année était de faire payer un montant de 2€ par type de nomenclature de produit douanier pour tous les colis de moins de 150€ à entrer sur le territoire depuis un pays en dehors de la Communauté économique européenne. En clair, vous commandiez un paquet avec une paire de chaussettes, deux cravates, et trois pantalons, vous vous acquittiez de 6€ de taxes supplémentaires. 2€ pour chaque type de produit. Si, et seulement si, votre colis faisait par exemple Londres -> Toulouse. Ou Singapour -> Marseille.
Si votre colis faisait une escale entre-temps dans un pays d’Europe qui n’avait pas encore ajouté de taxe de ce type, comme, au hasard, la Belgique, la Pologne ou l’Espagne. Alors il n’était pas taxé. Chose incroyable, des géants du ecommerce ont investi en masse ces pays pour implanter des centres logistiques. La Belgique pour Alibaba. La Pologne pour de nombreux depuis que le pays est le terminus des trains en provenance des nouvelles routes de la soie terrestre de Chine. L’Espagne également comme une plaque tournante du commerce vers de nombreux pays d’Europe.
Évidemment, il s’est passé ce qu’il devrait se passer. Du jour au lendemain, les différents acteurs du marché qui importaient en France ont simplement demandé à atterrir ailleurs. Les zones de logistique des aéroports français se sont retrouvées vides et des sociétés de gestion de colis et de dédouanement ont vu leur gagne-pain disparaitre. La distorsion concurrentielle posée par l’acte isolé du gouvernement français ne pouvait pas se solder par un autre scénario.

Une pièce de 3€ slovène
Réjouissons-nous, il n’aura fallu que 4 mois pour que le gouvernement se rende compte de la boulette. Ce 30 juin, la taxe petits colis de 2€ franco-française est suspendue. A terme, elle va totalement disparaitre au profit de la taxe de 3€ Européenne. L’effort de réflexion est louable, d’autant qu’au départ le gouvernement voulait proposer un combo. La taxe nationale de 2€ devait accompagner la taxe commune de 3€ pour un très joli 5€ par type d’objet livré. Cela ne sera finalement pas le cas. Le ministère du commerce a finalement reconnu qu’il serait mieux de proposer une taxe unique étant donné que nous sommes dans un « marché unique ».
Il faut surtout dire que si les 2€ cocorico s’ajoutaient aux 3€ de base, la distorsion concurrentielle persisterait. Les premiers bilans de l’expérience ont établi que 90% des colis qui débarquaient sur le sol français avaient été expédiés ailleurs quelques jours après l’entrée en vigueur de la taxe 2€ le premier mars. Et les rentrées d’argent espérées étaient retombées chez nos chers voisins européens. Les compagnies internationales extra-européennes préférant encore et toujours payer 3€ de taxe en Belgique que 5€ en France. Là encore, personne n’avait cru bon de le signaler au gouvernement français en amont… Ah si, on me dit dans l’oreillette que de nombreux spécialistes avaient tiré la sonnette d’alarme. Pas assez fort probablement.
Aujourd’hui, la communication gouvernementale ne manquera pas de surprendre. La décision de la taxe européenne de 3€ a été entérinée le 12 décembre 2025 après de longs conciliabules pour mettre les 27 membres de l’Union économique d’accord. Mais le gouvernement estime que c’est son impulsion au 1ᵉʳ mars 2026 avec la taxe à 2€ qui a permis de « pousser l’Europe à prendre des mesures ». Que la France a obtenu « gain de cause » sur un projet déjà signé et entériné pour se lancer au premier juillet 2026. On est en plein développement personnel et autocongratulation devant ses actes même s’ils n’ont fait que créer des problèmes.
L’impression d’un amateurisme total n’est donc qu’une vue de l’esprit et les effets de bord sur l’emploi de cette décision de créer une zone plus taxée au sein de l’union ont forcément été mûrement réfléchis.

Imaginez que vous commandiez du matériel électronique pour un projet personnel. Par exemple un kit pour établir la pollution de l’eau tel que celui-ci décrit sur Instructables. Il vous faudra commander 9 types d’éléments différents. Des capteurs, des résistances, des câbles, une batterie, une carte de développement ESP-32 etc. Cela fait donc 9 x 3 : 27€ de taxe sur votre colis. Si je regarde rapidement le prix des composants un à un, il y en a pour 45 à 50€ de produits et donc 50% de taxe petits colis sur ce montant. Bien entendu, si vous commandez un kit de 600 résistances, vous ne paierez que 3€ de taxe.
Évidemment, personne ne va vérifier les contenus de vos paquets, tout va passer par les documents électroniques fournis par les exportateurs à la douane et un jeu de codes-barres. Et comme les colis sont concentrés en amont dans différents centres de collecte pour limiter le prix du port, une grande partie des colis seront estampillés d’un très vague descriptif. Je reçois depuis des années des colis souples qui enferment des produits variés. Le tout est estampillé de manière très vague. Je souhaite bien du courage au douanier junior qui se fera confier la tâche de vérifier la différence de nomenclature douanière entre une carte contrôleur de moteur pas à pas et un relais 12V, une ESP32 d’une solution sous RP2040. À part pour un bizutage bon enfant de ses supérieurs devant une tâche impossible, les agents devront forcément faire confiance aux expéditeurs. Deviner au toucher si votre colis contient des chaussettes, des slips et des t-shirts et non pas uniquement des sweats me parait légèrement hasardeux et chronophage.
Pour tenter de faire face au tsunami de travail qui va s’abattre sur les agents des douanes et payer les agents privés à qui l’État confie également le rôle de surveillance de ce fret, une surtaxe supplémentaire est prévue en novembre. Celle-ci sera fixée par colis et non en fonction des différents types d’objets importés. On parle pour le moment de quelque chose comme 2€.
Au final, ce sont les entreprises qui devront payer les taxes. Ce qui voudrait dire que la société qui vous propose un jeu de 100 LEDs RGB à 8€ va prendre le risque de payer 3€ de taxe ? Bien sûr que non. Les marchands vont augmenter leurs prix de 3€ par produit dès la mise dans le panier, histoire de se couvrir. Cette « surtaxe » disparaitra si vous dépassez les 150€ fatidiques. La taxe de traitement sera ajoutée en plus.

La réponse est assez évidente. Les différents acteurs de l’e-commerce mondial vont tout faire pour éviter de payer la taxe. Préférant payer un montant plus global à leurs antennes locales et profiter de leur infrastructure déjà en place. Aliexpress, par exemple, va profiter de ses dizaines de milliers de mètres carrés déjà implantés en Belgique pour y importer ses produits en masse. De manière à ne pas payer la taxe petit colis ensuite. Les entreprises ayant développé des entrepôts gigantesques en Pologne ou en Espagne feront de même. Ce changement de régime ne devrait pas inciter les plateformes à revenir dédouaner directement en France si elles ont déjà l’infrastructure et les emplois dans des pays limitrophes. Importer un ensemble de conteneurs complets de produits identiques sera toujours plus rentable et bien plus rapide à dédouaner. Cela condamnera donc le fret aérien en France que l’on connaissait avant mars 2026.
Pour les particuliers, la meilleure idée sera rapidement de grouper ses achats pour dépasser les 150€, surtout si votre commande est composée de dizaines de types de produits différents.
En attendant un prochain changement déjà anticipé d’une réforme en profondeur de notre système Européen de taxation qui est prévu pour 2028.
Taxe sur les petits colis : les aéroports français se vident
Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens © MiniMachines.net. 2026

Aux USA, il est possible pour un particulier d’attaquer un géant industriel dans un tribunal classique. Il suffit de trouver un cabinet d’avocats pour vous défendre et de le payer pour cela. Il arrive également que certains avocats vous défendent gracieusement en espérant toucher une part importante des éventuels dommages qu’un tribunal pourrait ordonner.
C’est ce qui a été fait aux USA avec plusieurs plaignants, principalement des particuliers mais également quelques assembleurs, qui ont déposé une plainte contre Samsung, SK Hynix et Micron concernant l’envolée des prix de la mémoire vive. Cette « entente » supposée se base sur des constats.
– L’augmentation de la production de mémoire HBM au détriment de la DDR5. Cette mémoire très rapide est une demande des centres de données en général. Dernièrement, la demande des IA a fait exploser les compteurs. La production de cette mémoire employant des technologies proches de la fabrication de DDR5 grand public, cela a mécaniquement diminué la production de cette dernière. Un acteur comme SK Hynix a ainsi largement réduit la voilure de sa production de mémoire « PC » et a organisé celle-ci pour suivre la demande de mémoire « serveur ». Un choix qui visait à augmenter sa rentabilité. Les mètres carrés dans des usines sont précieux et chaque espace gagné par la HBM occupe forcément ceux précédemment acquis à la production de DDR5.
– La segmentation de la production de DDR5 vers de nouveaux acteurs. Il y a encore un an, le plus gros de la production mémoire vive était absorbé par les géants traditionnels du monde PC. Lenovo, HP, Dell, Apple, Acer, Asus, MSI… mais également déjà des constructeurs de solutions serveur. Désormais les marques qui fabriquent des ordinateurs personnels n’ont plus droit qu’aux restes de la production. Ce que les centres de données ne peuvent pas absorber. Les fabricants de mémoire vive qui distribuent des solutions mémoire à assembler aux particuliers ramassent les miettes. Les contrats passés sont terminés et les fabricants de PC comme les assembleurs sont en pleine disette sur ce composant pourtant central. Environ 70% de la mémoire vive produite dans le monde part désormais vers les centres de données. Il ne reste que 30% pour le marché « PC ». En 2024-2025 les chiffres reflétaient une distribution totalement inversée.
– Un changement de paradigme total. En 2023 et même en 2024, la majorité des composants mémoire DDR5 étaient vendus soit à perte, soit avec des marges ridicules. Les prix n’avaient jamais été aussi bas. Les fabricants de PC profitaient d’une offre concurrentielle très abondante pour aller vers le plus offrant. Quand de nouveaux clients ont proposé d’acheter, à l’avance, leurs puces à un meilleur prix. Quand certains ont signé des contrats pour que les usines abandonnent des lignes de production de DDR5 produisant à perte pour l’orienter vers de la mémoire HBM très rentable, les fabricants de mémoire ont évidemment sauté sur l’occasion. Les constructeurs PC n’ayant jamais été des partenaires très soucieux de la bonne santé financière des fabricants de mémoire, ils n’ont eu aucun scrupule à les abandonner sur la route.

Face à tout cela, la réaction des trois acteurs majeurs du marché a été très similaire. D’abord la baisse de la production de leurs produits les moins rentables. SK Hynix a réorienté une grosse partie de son offre sur la HBM avec un large coup d’avance sur ses concurrents Micron et Samsung. Micron qui a très rapidement abandonné sa marque Crucial grand public pour s’orienter entièrement vers un marché pro forcément plus rentable. Samsung, quant à lui, a continué à produire de la mémoire DDR5 mais l’a simplement vendue au plus offrant en l’orientant vers des formats serveurs, quitte à casser certains contrats en cours, voire à refuser de livrer ses propres divisions smartphone pour préserver ses contrats les plus juteux.

Toute la question est ici. Est-ce que les différents acteurs et concurrents de la mémoire vive se sont entendus pour faire monter les prix ou est-ce qu’ils n’ont fait que répondre aux plus offrants ?
Imaginez-vous fabricant d’un produit spécifique, un produit dont le cahier des charges existe mais dont les brevets représentent des dizaines d’années de travail de développement et dont les usines coûtent des milliards à mettre en place avant de voir le moindre bénéfice. Ce produit est acheté une misère par différents acteurs depuis des années. Juste assez pour faire tourner votre usine et ne pas vous faire perdre d’argent. Et, tout d’un coup, un nouveau client débarque et vous propose non seulement un meilleur prix mais s’engage à absorber une bonne partie de votre production à ce prix. Quelques temps plus tard, un concurrent de ce nouvel acteur arrive à son tour et promet encore plus pour votre produit. Puis encore un autre et encore un autre. Que feriez-vous ?
La question est d’ailleurs mal posée. Ce n’est pas « que feriez-vous ? » mais plutôt « que devez-vous faire ? ». Parce que la réalité du terrain, c’est qu’un dirigeant ou un commercial qui choisirait de ne pas livrer les clients qui payent plus cher et qui signent de gros contrats serait fautif. Il risquerait son travail pour mauvaise gestion. Choisir de chouchouter des clients historiques qui payent une misère depuis des années parce que l’offre est supérieure à la demande au lieu de diriger sa production vers le nouveau client qui offre beaucoup plus quand la situation se retourne, c’est de la mauvaise gestion.
Du reste, il ne faut pas aller chercher bien loin pour voir que cette « réflexion » est généralisée. Un petit tour sur les plateformes de petites annonces montre que le particulier a bien compris que la mémoire vive qui dormait dans ses tiroirs, achetée pourtant à bas prix, avait gagné en valeur. Les offres pour de la mémoire vive d’occasion ont augmenté de tarif de manière tout aussi spectaculaire chez le simple consommateur.

Le fait que les différents acteurs aient agi dans un temps très court, retournant leur veste et brisant pour certains leurs contrats, laisse imaginer une sorte de contrat secret pour se partager les bénéfices de la situation. Le fait que, par le passé, il y ait eu des ententes entre les Coréens Samsung et SK Hynix, dénoncées par l’Américain Micron, laisse également entrevoir une possibilité de collusion. Mais ces mouvements correspondaient à une volonté de rebond du prix de la mémoire descendu trop bas pour être rentable.
Aujourd’hui le calendrier est serré parce que les centres de données pour les IA sont en plein essor. Nous voyons leur concurrence sous nos yeux avec des acteurs qui se développent en temps réel, des bâtiments qui sortent de terre, des ressources en eau et en électricité qui posent de gros problèmes aux populations locales. Des dirigeants de ces entreprises qui font le voyage vers les fabricants de mémoire pour assurer leurs contrats. D’autres qui se plaignent que les composants ne suivent pas leurs ambitions, ce qui ralentit la construction de leurs serveurs et donc la puissance de leur offre. La demande de mémoire ne sort pas du chapeau des fabricants, elle est clairement motivée par le terrain. Et cela se voit.
Les différents acteurs du marché mémoire veulent montrer leur volonté de pallier ce problème de production et les Coréens Samsung et Hynix annoncent un plan d’investissement poussé par le gouvernement coréen pour 590 milliards de dollars. Un gouvernement qui doit forcément être dans la boucle tant ce type d’infrastructure a un fort impact sur le pays. Il faut une place monstrueuse pour déployer les usines, un réseau d’alimentation en eau et en électricité énorme, des infrastructures de livraison et souvent un véritable système de transport pour faire face au besoin de main-d’œuvre.
La sortie de terre de ces nouvelles structures de production n’est pas attendue avant, au mieux, 2030. Il est probable que les prix de la mémoire vive empirent d’ici là. Ce qui pourrait amener le marché vers des extrémités tarifaires qu’un procès ne freinera en rien.

Le paradoxe de cette course à l’équipement est que c’est exactement ce qui a conduit le marché mémoire à la situation passée. Les fabricants ont augmenté leur production de manière importante et adapté leurs usines pour produire de la DDR5 en masse. Leurs clients ont ainsi découvert une situation très avantageuse. L’offre avait dépassé la demande et, pire que tout, les principaux fabricants de processeurs et de SoC grand public ont maintenu pendant des années un statu quo sur les mémoires à employer. Leurs processeurs offraient la possibilité d’embarquer aussi bien de la DDR4 que de la DDR5. Résultat des courses, les nouvelles usines de DDR5 ont coûté des milliards d’investissement et ne pouvaient tourner qu’en revendant des puces à prix plancher, voire à perte. Il fallait que Samsung, SK Hynix ou Micron proposent toujours moins pour espérer écouler des puces. Seul moyen pour eux de rentabiliser la construction des nouvelles usines. Il était parfois préférable de vendre de la mémoire en perdant de l’argent plutôt que de ne rien produire et de laisser son outil industriel vide.
Aujourd’hui ces mêmes entreprises s’engagent donc à fabriquer de nouvelles usines pour fournir plus de mémoire au marché. Avec le risque d’un nouveau scénario catastrophe pour elles, inverser la tendance et se tirer une balle dans le pied. Si en 2030 les nouvelles usines proposent plus de mémoire que le marché en a besoin, les prix repartiraient vers une forte baisse. Une excellente nouvelle pour le marché des ordinateurs personnels, mais une beaucoup moins bonne pour ces entreprises. Et cela sans compter le risque d’un éclatement de la bulle IA avec des acteurs engagés sur un volume d’achat qui ne pourraient plus payer.

Mémoire vive DDR5 au format SODIMM
Dernier point de rappel, on a vu fleurir de « nouveaux » acteurs sur le marché mémoire ces derniers mois avec notamment CXMT et Powev qui surfent sur ces prix en hausse pour faire fructifier des années de développement à perte. Mais la mémoire vive est un secteur ouvert à tous. N’importe quel industriel peut s’emparer du cahier des charges publié par le JEDEC et mettre en chantier ses propres brevets pour arriver à correspondre aux besoins recherchés.
Bizarrement, aucun des fabricants de PC ne semble voir cela comme une solution viable, aucun nouvel acteur ne veut se lancer. Personne n’arrive à créer un consortium pour inventer un quatrième géant dans cette industrie. C’est comme si personne ne voulait prendre le risque de développer un outil industriel demandant des centaines de milliards d’investissement avec une rentabilité pas vraiment assurée à moyen et long terme après des années et des années de recherche et développement très coûteuses.
Tout le monde a préféré payer au minimum sa mémoire vive pendant des années plutôt qu’aider à la progression de l’infrastructure qui la fabriquait. En 2023, Samsung Electronics était au plus bas de ses bénéfices depuis 14 ans avec 3.4 milliards de dollars de pertes. SK Hynix n’allait pas mieux avant son retournement vers la mémoire HBM, cette même année le fabriquant était dans le rouge pour 4,9 milliards de dollars. En 2023 toujours, Micron accumulait 5.8 milliards de pertes. Si le consommateur final y a gagné en ayant accès à une mémoire vive fort peu chère parce que vendue souvent en dessous de son prix de revient, cela s’est fait en empêchant totalement les constructeurs de pouvoir anticiper les évolutions du marché.
Avec des pertes massives, les fabricants n’ont eu aucune raison ni aucun moyen d’investir dans de nouvelles usines. Et maintenant que la demande a dépassé l’offre, il semble normal pour tout le monde de leur laisser porter tous les risques d’un réinvestissement massif qui ne conduira qu’à faire en sorte qu’ils gagnent potentiellement moins d’argent à moyen terme. Investir plus pour gagner moins, cela ne sonne pas forcément comme l’adage le plus logique aujourd’hui.
Je ne sais pas si une entente entre les différents fabricants de mémoire a eu lieu. Ce que je sais par contre, c’est que la logique des différents acteurs de la mémoire vive aujourd’hui colle parfaitement à la recherche du profit maximum dans une prise de risque minimum. Et c’est difficile de leur reprocher, ces fabricants ne font qu’appliquer à la lettre les règles du marché mondial.
Mémoire vive : Entente entre les différents acteurs ou capitalisme classique ? © MiniMachines.net. 2026

© Angela Ponce / REUTERS

Le Lenovo IdeaPad Slim 5i est un ultraportable de 13 pouces qui, comme l’Acer Swift Air 14 ou le Dell XPS 13 2026 va embarquer la gamme de nouvelles puces Wildcat Lake d’Intel en suivant la doctrine Firefly d’Intel.

IdeaPad Slim 5i
Et c’est un bon exemple de ce que réserve le marché du PC portable traditionnel pour la rentrée. Cet IdeaPad Slim 5i ne réinvente pas la roue et se concentre sur des usages classiques en mettant en avant la mobilité, l’endurance et un bon niveau de services sans sacrifier au confort de base.
Le 13.3 pouces affiche avec un très bel écran IPS. Sur le papier du moins, on retrouve une belle densité d’affichage puisque la diagonale accueille 2560 x 1600 pixels avec une colorimétrie très appréciable puisque la dalle sera calibrée en usine pour refléter 100% de la norme sRGB. Le rafraîchissement grimpe à 120 Hz et la luminosité atteint les 400 nits. C’est, une excellente base pour toutes les tâches du quotidien, autant pour la bureautique, le surf, pour programmer, faire de la retouche d’image fidèle et même profiter d’un espace agréable pour regarder un film ou une série. Des versions tactiles capacitives 10 points ou sans surcouche tactile de l’écran seront proposées.

Cet écran est secondé par un clavier de type AccuFeel propre à Lenovo. Des touches plates avec une course assez longue dont la partie inférieure est légèrement incurvée. Touches qui apportent un bon confort de frappe dans une disposition agréable et généralement silencieuse en plus d’un rétroéclairage. Le pavé tactile choisi est large et profond, avec 12 cm de large et 7.5 cm de profondeur. Il est en mylar et propose deux zones de contact dans la partie inférieure en plus d’un clic sur zone.

Le châssis, qui pèse 1.19 Kg est réalisé entièrement en aluminium sablé : autant la coque extérieure que l’entourage du clavier. Il mesure 29.55 cm de large, 20.69 cm de profondeur et 14.3 mm d’épaisseur. Un espace suffisant pour embarquer une paire d’enceintes stéréo 2 x 2W avec Dolby Audio. Une webcam 1080P avec fonction infrarouge pour la reconnaissance faciale et œilleton de confidentialité ainsi qu’une batterie 54.7 Wh sont également intégrés. A noter que Lenovo indique une recharge ultra-rapide permettant de retrouver deux heures d’autonomie en laissant son IdeaPad Slim 5i connecté 15 minutes sur secteur. L’autonomie n’est pas spécialement détaillée avec un simple chiffre de 24 H d’usage en lecture vidéo locale en FullHD avec une luminosité de 150 nits… Ce qui ne veut pas dire grand chose.
| Processeur | Cœurs CPU | Fréquence max Cœur P |
Cœurs GPU | Fréquence max GPU |
GPU (TOPS) |
NPU (TOPS) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Core 7 350 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,8 GHz | 2 | 2,6 GHz | 21 | 17 |
| Core 5 320 | 6 (2 x P + 4 x LP-E) | 4,6 GHz | 2 | 2,5 GHz | 20 | 16 |
Pour la partie plus technique, cet IdeaPad Slim 5i est proposé en deux parfums Wildcat Lake principaux. Le premier est un Core 5 320, une puce 6 cœurs composée de 2 cœurs P et 4 cœurs LPE ou le Core 7 350 qui est construit… de manière identique mais dans des fréquences un peu plus poussées avec quelques détails supplémentaires comme un NPU 1 TOP plus rapide.
Le portable est censé être distribué en 8 et 16 Go de LPDDR5x-7467 soudés directement à la carte mère. Il semblerait que seules les références 16 Go soient proposées et listées, mais le produit n’est pour le moment décliné que pour les modèles à destination du marché asiatique. Le stockage est de son côté confié à un port M.2 2242 NVMe PCIe 4.0 x4 qui portera un stockage de 512 Go à 1 To. Un second port NVMe PCIe 4.0 x4 libre sera également disponible, cette fois-ci dans un format M.2 2280, pour ajouter facilement un stockage supplémentaire.

La connectique propose également un lecteur de cartes MicroSDXC pour étendre votre stockage facilement en plus de ports très classiques. Le bouton de démarrage est proposé sur la tranche3, deux USB 3.2 Type-A dont un avec alimentation Always On. De l’autre côté du châssis, un port HDMI 2.1 plein format, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C avec Power Delivery 45-65W et DisplayPort 1.4. Un jack audio combo 3.5 mm et un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.4 sont également disponibles.
Pas de prix, pas de date pour la France, mais le Lenovo IdeaPad Slim 5i est un excellent exemple de ce que vont proposer les constructeurs autour des puces Wildcat Lake dans les prochains mois.
Lenovo IdeaPad Slim 5i : portrait robot du portable Wildcat Lake © MiniMachines.net. 2026


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Bref résumé des épisodes précédents. Nous nous étonnions en tout début d’année d’un HP qui s’intéressait à la production de DDR5 CXMT. La raison de cet étonnement était assez simple, si d’un point de vue technique la mémoire vive fabriquée par le constructeur chinois n’était peut-être pas au niveau de vitesse que le haut de gamme des concurrents comme SK Hynix, Micron et Samsung, elle suffisait largement pour les machines grand public d’HP.


Par contre, d’un point de vue géopolitique, l’entreprise faisait partie d’une liste noire de sociétés mises à l’index par l’administration US. Pour des raisons assez simples, CXMT fournit l’armée chinoise en composants mémoire. Comment une entreprise comme HP pourrait prendre le risque d’intégrer ces composants bannis dans ses machines ? Le risque de se faire punir par le gouvernement américain et de ne plus avoir le droit de commercialiser ses machines est assez énorme. Deux théories se battaient alors en duel. Nous étions en janvier 2026 et soit HP avait connaissance d’un élément dont les autres n’avaient pas entendu parler. Soit, HP se considérait comme « too big to fail » et l’administration ne pourrait pas prendre le risque de les bloquer.
C’est finalement la première théorie qui s’est avérée exacte même si on la s’ent fortement portée par la seconde. Pendant que HP signait des contrats chez CXMT en janvier, le gouvernement US relâchait la pression sur la société chinoise. Si bien qu’en février 2026 nous apprenions que celle-ci avait disparu des listings infamants de son administration. Nous apprenions alors qu’Apple se rapprochait déjà de la société chinoise pour profiter de ses disponibilités mémoire.

Le 6 juin dernier, une nouvelle liste d’entreprises qualifiées pour travailler et opérer avec des sociétés américaines est publiée par le « Department of War » américain. Le 17 juin dernier, Reuters fait état de cette évolution pour plus de 100 sociétés chinoises qui disparaissent de cette fameuse liste noire. On peut y trouver DeepSeek et CXMT, entre autres. Cette confirmation normalise donc de fait la possibilité pour toutes les sociétés US de faire appel à ce nouveau fournisseur de mémoire vive qui vient libérer un petit peu l’étranglement subi par les sociétés américaines que sont Apple et HP face à la pénurie de mémoire vive. La géopolitique, c’est bien, mais quand cela pose des soucis de business dans son propre camp, on peut souvent faire preuve de souplesse.
Le calendrier réel des événements est donc long, il date de janvier 2026 et, comme souvent sur ces affaires qui mêlent politique et business, on se rend bien compte que la communication publique n’arrive que dans un second temps. Les USA ont trop à perdre a voir HP et Apple freinés par un manque de mémoire vive, d’un point de vue santé financière mais également d’un point de vue emploi. Qui profiterait de la DDR5 CXMT si les marques US n’avaient toujours pas le droit d’en acheter ? Lenovo et Huawei principalement, deux sociétés chinoises qui feraient extrêmement mal aux fleurons du commerce informatique américain en ayant un stock de DDR5 reservé.
Reste que, encore une fois, la DDR5 CXMT n’est qu’un petit pansement sur une jambe de bois. Cela va permettre d’améliorer très légèrement la situation en termes de volumes produits, mais n’empêchera en rien les prix de continuer à monter. A terme cependant, cela pourrait faire clairement emerger un ou plusieurs nouveaux acteurs de mémoire vive et bouleverser le trio actuel de producteurs.
Il est fort possible que les brevets de CXMT soient employés par le gouvernement chinois pour multiplier les investissements dans de nouveaux champions de la mémoire vive. Que des usines apparaissent en Chine pour proposer des composants en nombre à moyen et long terme. Une manière de gagner encore en autonomie et en souveraineté pour le gouvernement chinois qui dépend aujourd’hui des fabricants américains et coréens pour ces postes.
Apple confirme la normalisation de la DDR5 CXMT aux US © MiniMachines.net. 2026

Complètement gagdet et complètement génial, l’invention de Ray Foss est assez magique. L’idée est de profiter des moteurs de vibration de la manette pour la déplacer facilement sur une surface plane. En actionnant les deux moteurs, la manette avance, en actionnant un moteur sur deux, elle peut tourner dans un sens ou dans l’autre.
Avec cette combinaison et grâce à l’aide d’une caméra qui suit ses mouvements, il est possible de l’orienter vers sa station de recharge. Une fois à portée, le magnétisme du dispositif prend la relève et permet la recharge.

La réalisation est très amusante et si l’auteur de cette astuce confirme qu’elle n’est pas spécialement garantie avec des chances de succès pas toujours exceptionnelles, la méthode et le détournement des moteurs de vibration LRA restent d’excellentes idées. On a déjà vu ce type de détournement avec des smartphones qui profitaient de ces moteurs de vibration pour tourner sur eux-mêmes par le passé. Ici c’est évidemment totalement gadget puisque Valve a pensé son système de recharge « Puck » pour éviter toute panne sèche de batterie. Son magnétisme permet de n’avoir qu’à poser sa manette approximativement au-dessus de lui pour la mettre en charge.
Ray Foss invente le Steam Controller à tête chercheuse © MiniMachines.net. 2026

La Raspberry Pi 4 light est une version dont le SoC Broadcomm BCM2711 est moins rapide que les versions d’origine. Une manière de proposer un prix plus doux pour ce modèle dont l’usage n’est clairement plus lié à la performance brute.
La Raspberry Pi 4 light est apparue en ligne chez le revendeur Cytron qui la propose un poil moins cher que les versions classiques. La Raspberry Pi 4 model B normale est à 100$ en version 4 Go et 165$ en version 8 Go. Le nouveau modèle est proposé respectivement à 87.25$ et 147$. Pour rappel, elle est sortie à 55$ en version 4 Go.
À l’origine, la carte est apparue en 2019 avec son SoC BCM2711 composé de quatre cœurs ARM Cortex-A72. Elle pouvait fonctionner à 1.5 GHz. Quelque temps après sa sortie, Raspberry Pi a lancé une mise à jour technique permettant de pousser cette fréquence à 1.8 GHz. Ce qui est devenu, de fait, la fréquence officielle de la puce dans le petit monde des Pi.

Raspberry Pi 4 light
Cette nouvelle Raspberry Pi 4 light est en tout point identique aux autres cartes mais propose une fréquence maximale de… 1.25 Ghz. On descend donc largement par rapport à la version mise à jour, un peu moins si on se réfère à la fréquence d’origine. Ce n’est pas une mauvaise stratégie étant donné que les utilisateurs de ces cartes en 2026 sont surtout intéressés par les autres capacités de ce type de cartes et non pas par la vitesse proposée par les Pi 4. Évidemment, cela reste cher et loin de la promesse initiale du monde des cartes de développement, mais la crise de la mémoire a largement sabordé cet objectif.
Mais si vous cherchez une carte pour créer un robot, un montage qui exploitera plus les GPIO du système que ses muscles logiciels, cette solution sera amplement suffisante. À vrai dire, le nombre de montages Raspberry Pi qui tournent toute la journée à une fréquence très basse juste pour activer des éléments externes via leurs broches est assez impressionnant. Pour tous ces usages-là, les versions light n’auront aucun impact. Pour ceux à la recherche de performances, l’emploi d’un système Pi 5 aura de toutes façons plus de sens. Il faut également rappeler que ce lot semble « limité » et que les autres Pi 4 « classiques » à 1.5 GHz » sont toujours commercialisées. L’utilisateur aura donc un choix supplémentaire pendant quelque temps. Difficile de savoir si d’autres marchands auront droit à la même carte ou si la société proposera cette variante « allégée » de manière régulière dans le futur.

La fabrication des puces pose toujours de nombreux problèmes aux marques qui comptent sur de nombreux processeurs non pas défectueux mais incapables d’obtenir la certification technique d’une certaine fréquence. Par exemple le BCM2711 est certifié à 1.5 GHz par Broadcomm pour les Pi 4. C’est Raspberry qui les pousse ensuite à 1.8 GHz logiciellement, probablement parce que si la société exigeait des puces capables de monter à 1.8 GHz systématiquement, il y aurait moins de SoC certifiés et donc des prix en hausse.
On peut donc imaginer la même chose pour cette Raspberry Pi 4 light. Broadcomm doit avoir une belle série de puces incapables de « tenir » les 1.5 GHz d’origine et donc rester cadencées à 1.25 GHz. Ces SoC sont sans doute vendus moins chers et la Raspberry Pi 4 light en profite. Difficile cependant pour Broadcomm de viser une production constante de puces « défectueuses », ce n’est pas son objectif. Son masque de production est pensé pour que le maximum de chaque wafer de BCM2711 sorte des milliers de solutions à 1.5 GHz. Les éléments contraints à rester à 1.25 GHz sont forcément un manque à gagner sur les estimations de base.
Source : CNX Software
Une Raspberry Pi 4 « light » vendue moins chère © MiniMachines.net. 2026

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