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Télex

Slitherine Software vient de s'offrir les droits d'édition de la franchise Blood Bowl, sur le cadavre encore fumant de Nacon. Le prochain jeu serait pourtant toujours développé par Cyanide Studio, en cessation de paiement mais pas encore mort, sans toutefois que Slitherine ne prenne de participation chez eux. P.
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Il en faut pieu pour être heureux

L’immersive sim est un genre noble, fondé sur le choix et les conséquences. Malheureusement, chez Microsoft, le seul choix disponible reste le licenciement et la conséquence s’appelle Asha Sharma. Selon The Verge, la maison-mère hésiterait à débrancher Arkane Lyon et son projet Blade, coupables de coûter trop cher et de viser une lointaine sortie en 2027. Le studio qui a sublimé l'infiltration se retrouve donc contraint de réussir le casse du siècle : trouver un repreneur d'ici le 6 juillet pour s’extraire du giron Xbox sans déclencher les alarmes. Si l'opération échoue, le chasseur de vampires de Marvel n'aura même pas eu le temps de mordre. Il aura été terrassé par une créature bien plus blafarde qu’un boss de la camarilla : un gars en costard-cravate de Redmond armé d'une feuille de calcul. Double Fine, Ninja Theory, et Compulsion Games pourraient subir le même sort. P.
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Don’t Kill Them All

Si je vous dis « orcs », qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ? Si vous avez répondu yoga, happiness manager, bain de boue détox et skin routine, bravo, vous aviez bon.
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Le syndrome de la page pas blanche

Chez Amazon, l'intelligence artificielle a un coup d'avance, surtout sur la réalité. Rick's Games Backlog a ainsi repéré que de petits malins inondent la plateforme de guides stratégiques entièrement rédigés par IA pour des jeux... qui ne sont pas encore sortis, voire à peine annoncés. Vous galérez sur Alien : Isolation 2 ? Vous séchez sur les « mécaniques de survie psychologique », qui n'existeront jamais, du futur Gears of War : E-Day ? Pas de panique, des « auteurs » prolifiques comme Donald C. Campbell vendent 15 balles des bouquins de 60 pages remplis de pur vide, de jaquettes générées à la truelle et de délires hallucinatoires basés sur Wikipédia. Le service client d'Amazon supprime les fiches, mais elles repoussent comme des champignons radioactifs. On attend avec impatience le guide officiel de Half-Life 3. P.
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Everybody’s Gone to the Rupture

Avis de tempête sur le Game Pass. Selon les ragots d’un vétéran de l’édition, Microsoft aurait discrètement débranché la pompe à fric destinée aux studios tiers. En clair : les contrats en cours de négociation ont été gelés, laissant une flopée de développeurs et de projets quasi signés sur le carreau. La nouvelle patronne d'Xbox, Asha Sharma, semble vouloir « restructurer » le bousier après des rachats pharaoniques et des milliards engloutis dans l’IA. Traduction : Microsoft regarde le jeu vidéo dans les yeux, lui dit gravement « Il faut qu'on parle » et propose une pause. On sait tous comment cela finit généralement. Si vous espériez voir votre simulateur de poney biélorusse préféré débarquer « Day One » dans l'abonnement, il va falloir réapprendre un concept oublié : acheter vos jeux. P.
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Feya’s Swamp

Feya’s Swamp est le dernier-né de la fratrie Ostertag (Helge et Helm de leurs prénoms), bien connus des joueurs pour avoir pondu des monstres d'optimisation allemands comme Terra Mystica ou Projet Gaia. Sauf qu'ici, on troque les corporations spatiales et les piolets contre des bottes en caoutchouc et des lignes à pêche. Sortez les moulinets, on part s'enliser dans la boue.
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Vroom

Après le rigolo Opération Zèbre, les petits gars de chez Big Moustache reviennent squatter nos tables avec une hype longue comme le bras depuis le festival de Cannes. Aux manettes, on retrouve Antonin Boccara et,  s'il y a une seule chose à savoir, c’est qu’Antonin Boccara est fou. 
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Manoir Bizarre

Le secteur de l’hôtellerie va mal, sauf dans l’Entremonde. Manoir Bizarre vous propose d’y bâtir un Bed & Breakfast pour macchabées exigeants, goules tatillonnes et spectres qui laissent des avis clients plus tranchants qu’un couteau à huîtres. Lauréat du concours de Boulogne‑Billancourt il y a des années, le jeu arrive enfin sur nos tables, et il n’a rien perdu de son mordant.
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The Old King’s Crown

Il y a deux écoles dans le monde merveilleux du jeu de cartes d'affrontement en ligne. Il y a d’abord l’école du minimalisme clinique. Des trucs ultra directs et efficaces dérivés de Schotten Totten, comme Air, Land & Sea ou Riftforce, où l’on pose trois cartes, on compte ses points de force sur les lignes, et on plie l'affaire en un quart d'heure. Et puis il y a l’autre. Autant vous dire que The Old King’s Crown appartient à la seconde.
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Night Soil

Londres, époque Tudor. Berceau du progrès, de la culture, de la pensée moderne… et d’une quantité d’excréments humains telle qu’on se demande comment Shakespeare a réussi à écrire autre chose que « ça pue ». Le cadre idéal pour un jeu de plateau. On parle ici de ramasser, transporter et évacuer les déjections humaines de la capitale vers la Tamise.
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Oh, My Doug !

Après la géopolitique austère de Suzerain, Torpor Games plonge cette fois dans l’anatomie d’un quadragénaire au bord de l'infarctus. Oh, My Doug ! est un metroidvania asynchrone qui se passe intégralement à l’intérieur du corps décrépit d'un certain Doug, transformé en champ de bataille apocalyptique depuis qu'il a tenté de se mettre au sport.
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Le Petit Théâtre

J'ai un faible pour les jeux qui savent soigner leur mise en scène. Quand on déballe Le Petit Théâtre de Quentin Guidotti et Gricha German chez Kodama Games (le nouveau studio des anciens Lumberjack), on ne tombe pas sur un énième thermoformage en plastique noir rigide abritant de bêtes cubes en bois. La boîte recèle une succession de pochettes scellées, une par scénario, comme autant d’actes d’une pièce de théâtre. Pour le chineur que je suis, l'effet est immédiat : on trépigne toujours d'ouvrir l'enveloppe suivante. Une par une, elles vont raconter un conte merveilleux.
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gen ATLAS

Fumito Ueda, le seul homme capable de nous faire verser une larme devant un tas de cailloux et un morceau de ficelle, revient enfin. Son prochain bébé s’appelle gen ATLAS, et le bougre a troqué sa ménagerie de bêtes à plumes et à poils pour le rayon quincaillerie.
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Orapa Mine

Si vous pensiez que la bataille navale était le sommet de la guerre cognitive parce que vous avez réussi une fois à couler le porte-avions de votre cousin en glissant un « B-4 » rageur, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous. Vous êtes un enfant de chœur. Un amateur. Mettez-vous aux choses sérieuses avec Orapa Mine, un petit jeu coréen édité par Playte et enfin importé chez nous.
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Heroes Write and Conquer

On connaissait le « Roll & Write » pour de menues joies apéritives de fin de soirée. On coche trois cases, on se félicite d'avoir optimisé son verger de pommes virtuelles et on picole joyeusement. Mais voici que débarque Heroes Write and Conquer, un titre avec des feutres, mais l'ambition d'un grand jeu de conquête issu du 4X. Une fusion étrange, un peu comme si l'on tentait de jouer à Heroes of Might and Magic sur un ticket de caisse.
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Phonopolis

Imaginez un endroit où le Leader Absolu a trouvé la solution définitive aux conflits sociaux : brancher des haut-parleurs géants à chaque coin de rue pour diffuser des ordres en boucle. « Travaillez ! Souriez ! Ne pensez pas, oubliez vos familles et pensez au collectif. » Bien, maintenant quittons les locaux de Canard PC et filons à Phonopolis.
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Tax The Rich

Il y a des choses qui feraient du bien au monde : l’électrification pour sortir du pétrole, la retraite d’Elon Musk, ou un changement drastique du régime alimentaire humain, cesser de consommer des produits transformés et manger directement les riches. Commençons par les taxer, pour attendrir la viande.
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Lego Batman : L’Héritage du Chevalier noir

Il y a, en chacun d’entre nous, un petit con qui sommeille. Le genre de gamin insupportable qui ne prend son pied que dans une seule circonstance : en détruisant d’un coup de pied la plus belle construction Lego amoureusement montée par ses petits camarades. Dans la vie, il faut combattre et contenir ce petit Kevin intérieur. Dans les jeux vidéo, il est possible de le laisser libre. Dans un jeu Lego, il est roi.
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Ça me Séoul

Activision vient d'annoncer Call of Duty : Modern Warfare 4 pour le 23 octobre. Infinity Ward largue enfin la PS4 et la Xbox One pour se concentrer sur le matos moderne, PC et Switch 2 compris. Au menu de cette énième tambouille militaro-industrielle ? Une campagne en Corée (y compris en incarnant le Nord), le retour d'un mode DMZ (l'extraction shooter pour ceux qui ont raté le train Tarkov), et un multi qui revoit sa copie. Fini la dispersion aléatoire des balles, place à de vraies trajectoires, nous promet-on, et à des accessoires « Apex » venus du futur. Reste à voir si cette débauche de jargon suffira à faire oublier le bide de Black Ops 7 et à ramener le chaland parti voir si l'herbe était plus verte chez Battlefield. P.
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Apprendre l’espace à ma fille avec Kerbal Space Program

Les enfants, comme les tumeurs, grandissent. Alors que je vous avais expliqué ma relation aux jeux vidéo avec « Le destructeur des mondes », ma fille adorée, il y a déjà quelques années, il est temps d’exposer mon plan décennal.
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