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Une Ford Mustang 1966 transformée … en limousine de 6,5 mètres

Une Ford Mustang 1966 transformée … en limousine de 6,5 mètres

Quand on pense à une limousine, les images qui viennent naturellement à l’esprit sont celles d’une Cadillac étirée, d’une Lincoln à empattement allongé ou d’une berline de luxe reconvertie pour les mariages. Personne, ou presque, n’imaginerait un « pony car » américain des années 1960 dans ce rôle. Et pourtant : quelqu’un a bel et bien transformé une Ford Mustang de 1966 en limousine de 6,5 mètres de long. Le résultat, aussi surprenant que fascinant, est actuellement proposé aux enchères sur la plateforme Bring a Trailer, avec des offres ayant atteint 15 000 dollars au moment de la rédaction de cet article. La vente se termine le 28 juillet 2026.

Une Ford Mustang 1966 transformée … en limousine de 6,5 mètres

Un chantier de transformation radical, mené avant l’an 2000

À l’origine, cette Mustang était une coupé T-code tout ce qu’il y a de plus standard, produite en série par Ford au milieu des années 1960. Elle avait le gabarit compact qui a fait la réputation du modèle, une silhouette tendue et un arrière court. Quelqu’un, à une date non précisée mais antérieure à l’an 2000, a décidé de la réinventer entièrement en la tirant vers un format limousine.

La transformation a porté l’empattement à 182 pouces, soit environ 4,62 mètres, et la longueur totale du véhicule atteint désormais 257 pouces, soit 6,53 mètres. Pour donner un ordre de grandeur, une berline de taille moyenne tourne autour de 4,5 mètres. Cette Mustang la dépasse donc largement, tout en conservant la carrosserie caractéristique du modèle d’origine.

Une Ford Mustang 1966 transformée … en limousine de 6,5 mètres

Pour rendre l’ensemble cohérent, le constructeur a fabriqué un montant B sur mesure et a utilisé astucieusement une seconde paire de portes avant, montées en sens inverse pour servir de portes arrière. Ce type de disposition, souvent appelé « portes suicides » dans le milieu de la customisation automobile, accentue encore le caractère spectaculaire de l’ensemble. La carrosserie a été finie en Tahoe Turquoise, avec un toit en vinyle blanc, ce qui lui confère une patine vintage parfaitement assumée.

Les détails extérieurs complètent le tableau : des éclairages personnalisés, des sorties d’échappement dans le style GT, une antenne en boomerang typique des années 1960, et des jantes de 17 pouces au style Torq Thrust. Visuellement, la voiture joue à fond la carte de l’époque, avec une cohérence stylistique que beaucoup de projets de ce type ne parviennent pas à atteindre.

Ce qui a rendu ce projet techniquement réalisable, c’est justement la simplicité mécanique et structurelle des Mustang de première génération. Les modèles actuels comme la GT ou la Dark Horse embarquent des systèmes électroniques complexes, des architectures d’aides à la conduite et des intégrations logicielles qui rendraient une telle conversion quasiment impossible sans moyens industriels considérables. En 1966, la Mustang était un châssis relativement simple, ce qui a laissé une marge de manœuvre bien plus grande aux constructeurs amateurs ou aux carrossiers spécialisés.

Une Ford Mustang 1966 transformée … en limousine de 6,5 mètres
Une Ford Mustang 1966 transformée … en limousine de 6,5 mètres

Un V8 289 sous le capot et un intérieur en deux ambiances

Sous le long capot de cette limousine atypique se trouve un V8 289 pouces cubes (soit environ 4,7 litres), couplé à une boîte automatique à trois rapports. Le moteur a été reconstruit il y a environ huit ans selon le vendeur. Des travaux d’entretien récents ont également été réalisés, avec notamment un nouveau carburateur et une nouvelle batterie. Le bloc small-block de Ford de cette époque est reconnu pour sa robustesse et sa relative facilité d’entretien, ce qui reste un atout pour un projet aussi atypique.

L’habitacle se divise clairement en deux espaces distincts, avec des ambiances qui reflètent deux philosophies différentes.

La cabine avant adopte une finition soignée avec une sellerie bicolore dans le style Pony, une climatisation, un système audio Bluetooth à l’apparence rétro et un volant à jante en bois. L’ensemble rend hommage à l’esthétique des Mustang d’époque tout en intégrant quelques équipements modernes pensés pour le confort du conducteur.

Le compartiment arrière, lui, mise sur la fonctionnalité discrète. Deux rangées de sièges se font face, à la manière des limousines de service classiques. L’espace dispose de sa propre climatisation indépendante, d’un toit ouvrant escamotable et d’une cloison de séparation entre passagers et conducteur. Rien de tape-à-l’œil, mais une configuration qui répond aux attentes d’une utilisation événementielle ou professionnelle, voire d’une sortie remarquée lors d’un mariage ou d’une soirée privée.

La cohabitation de ces deux univers dans une seule et même carrosserie de Mustang donne à l’ensemble un caractère résolument singulier. D’un côté, le conducteur est plongé dans l’atmosphère d’un muscle car des sixties. De l’autre, les passagers profitent d’un confort de loge tout en roulant dans ce qui ressemble, de l’extérieur, à une Mustang classique démesurément allongée.

Une Ford Mustang 1966 transformée … en limousine de 6,5 mètres
Une Ford Mustang 1966 transformée … en limousine de 6,5 mètres

Une mise en vente qui suscite la curiosité sur Bring a Trailer

La plateforme Bring a Trailer est connue pour accueillir des véhicules allant du banal au complètement improbable. On y trouve régulièrement des Mustang, dont certains modèles Shelby qui partent à des prix très élevés, parfois bien au-delà de ce que le grand public serait prêt à imaginer dépenser pour une voiture ancienne. Cette limousine occupe un tout autre segment : celui des pièces de curiosité, des projets de customisation extrême, des voitures qui racontent une histoire avant même d’avoir démarré.

Avec des enchères à 15 000 dollars au moment de la publication de la source, et une estimation de vente finale qui devrait rester en dessous de 50 000 dollars, ce projet reste accessible par rapport à ce que coûtent certains exemplaires de collection traditionnels. Le rapport entre la rareté absolue de la pièce et son prix de vente probable en fait une proposition difficile à ignorer pour un certain profil d’acheteur.

Une Ford Mustang 1966 transformée … en limousine de 6,5 mètres
Une Ford Mustang 1966 transformée … en limousine de 6,5 mètres

Ce type de véhicule cible un public précis : les collectionneurs en quête de pièces véritablement hors norme, les professionnels de l’événementiel qui cherchent un moyen de se distinguer de la concurrence, ou simplement les amateurs de custom américain qui veulent posséder quelque chose qu’on ne verra nulle part ailleurs. Une Mustang 1966 au format limousine, finie en bleu turquoise avec toit blanc, ne passera jamais inaperçue dans un cortège, devant un hôtel ou lors d’un rassemblement automobile.

Il est rare qu’une voiture cumule autant de niveaux de lecture : l’icône culturelle qu’est la Mustang, le savoir-faire artisanal d’une transformation entièrement manuelle, la provocation esthétique de l’allongement extrême, et l’aspect pratique d’un espace passagers réellement utilisable. Cette Mustang ne ressemble à aucune autre, et c’est précisément là que réside tout son intérêt pour qui cherche une acquisition aussi décalée que mémorable.

L’enchère se clôture le 28 juillet 2026 sur Bring a Trailer. À ce stade, il reste encore plusieurs semaines pour que les offres montent significativement au-dessus du palier actuel de 15 000 dollars.

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La muscle car du batteur de Led Zeppelin, entièrement restaurée, est à vendre

La muscle car du batteur de Led Zeppelin, entièrement restaurée, est à vendre

Il y a des voitures qui transportent simplement leur propriétaire d’un point A à un point B, et il y a celles qui portent en elles une histoire. La Jensen Interceptor III de 1972 appartenant à John Bonham, batteur légendaire de Led Zeppelin, appartient résolument à la seconde catégorie. Après des décennies dans l’ombre et une restauration colossale, ce coupé britannique à moteur américain s’apprête à changer de mains lors d’une vente aux enchères très attendue au circuit de Silverstone.

La muscle car du batteur de Led Zeppelin, entièrement restaurée, est à vendre

Une muscle car britannique pour un titan du rock

La Jensen Interceptor occupe une place à part dans l’histoire automobile. Lancée en 1966, deux ans seulement après la Ford Mustang qui avait posé les bases d’un genre, cette grand tourisme britannique réussissait le tour de force d’allier la carrosserie assemblée en Angleterre à un moteur V8 fourni par Chrysler. Le résultat : une machine puissante, élégante, qui développait une identité propre tout en empruntant ce qui faisait la force des muscle cars américaines. Elle sera même commercialisée aux États-Unis, sans jamais détrôner ses rivales locales, mais en construisant une réputation solide auprès des amateurs de caractère.

C’est cette combinaison de raffinement européen et de puissance brute américaine qui a séduit John Bonham. Le batteur de Led Zeppelin, reconnu comme l’un des musiciens les plus puissants et les plus influents de l’histoire du rock, prend livraison de son Interceptor III en mars 1972. À cette époque, Led Zeppelin est au sommet. La même année verra paraître Houses of the Holy, et le groupe enchaîne les tournées triomphales des deux côtés de l’Atlantique. Bonham, connu pour son jeu physique et son tempérament volcanique autant que pour son talent hors norme, choisit une voiture à son image : massive, sonore, et parfaitement capable de faire forte impression.

L’exemplaire qu’il commande est une version H-Series, habillée en Reef Blue avec un intérieur en cuir cramoisi. Une combinaison de couleurs qui ne passe pas inaperçue, à l’image de l’homme qui la conduisait. Sous le capot repose un V8 de 6,3 litres développant 330 chevaux et 410 livres-pied de couple à sa sortie d’usine. La transmission est assurée par une boîte automatique trois rapports TorqueFlite, signature de l’époque et parfaitement adaptée aux longs trajets comme aux accélérations franches. Ce moteur sera remplacé par une unité encore plus volumineuse de 7,2 litres plus tard dans l’année 1972, faisant de l’exemplaire de Bonham l’une des dernières incarnations de cette configuration initiale.

La muscle car du batteur de Led Zeppelin, entièrement restaurée, est à vendre
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Des décennies d’ombre, puis une renaissance à 110 000 dollars

La trajectoire de cette Jensen après la mort de John Bonham en septembre 1980 reste en partie mystérieuse. Ce qui est documenté, en revanche, c’est l’état dans lequel elle a été retrouvée : lorsque son propriétaire actuel en fait l’acquisition en 2020, la voiture est décrite comme une véritable épave de grange, un barn find dans le jargon des collectionneurs. Un terme qui désigne ces automobiles oubliées, stockées pendant des années dans des conditions précaires, souvent recouvertes de poussière et de rouille, attendant qu’un passionné leur redonne vie.

Ce passionné a mis les moyens. La restauration, confiée à trois ateliers spécialisés reconnus dans leur domaine, a duré trois ans et coûté 83 000 livres sterling, soit l’équivalent d’environ 110 000 dollars. Les ateliers Martin Robey, Prestige Panels et Riverbourne Classics se sont partagé le travail, chacun intervenant sur des aspects précis de la remise en état. Le résultat est une voiture revenue à ses couleurs et finitions d’origine, aussi bien en extérieur qu’en habitacle. Le Reef Blue retrouve tout son éclat, le cuir cramoisi a été restitué à l’identique, et l’ensemble est accompagné d’un dossier historique complet.

Ce dossier constitue l’un des atouts majeurs du lot. Il retrace non seulement la période pendant laquelle John Bonham a possédé et conduit la voiture, mais documente également avec précision chaque étape de la restauration. Pour un acheteur potentiel, cette traçabilité est précieuse : elle atteste de l’authenticité du véhicule et garantit la qualité du travail effectué. Dans le marché des voitures de collection liées à des personnalités du rock, la provenance documentée est souvent ce qui fait la différence entre une pièce de valeur et une simple automobile ancienne bien restaurée.

La muscle car du batteur de Led Zeppelin, entièrement restaurée, est à vendre

Silverstone, le 25 juillet : le rendez-vous des collectionneurs

La Jensen Interceptor III de John Bonham sera présentée lors de l’Iconic Sale, la vente organisée par Iconic Auctioneers dans le cadre du BRDC Classic. L’événement se tiendra au circuit de Silverstone, dans le Northamptonshire en Angleterre, le samedi 25 juillet 2026. Silverstone, temple de la vitesse et haut lieu du sport automobile britannique, constitue un cadre particulièrement approprié pour une telle pièce.

La maison de ventes Iconic Auctioneers estime que la voiture devrait partir à partir de 67 000 dollars. Une estimation qui, compte tenu de l’état de la restauration et de la provenance exceptionnelle du véhicule, pourrait bien être dépassée. Les voitures ayant appartenu à des figures emblématiques du rock atteignent régulièrement des montants très supérieurs à leur valeur mécanique intrinsèque. L’objet acquiert une dimension de relique culturelle qui transcende le simple marché automobile.

La muscle car du batteur de Led Zeppelin, entièrement restaurée, est à vendre

La Jensen Interceptor, dans sa version III de 1972, se négocie habituellement sur le marché des collectionneurs dans une fourchette variable selon l’état de conservation et l’historique. Mais un exemplaire aussi bien documenté, aussi soigneusement restauré, et surtout ayant appartenu à l’un des musiciens les plus emblématiques de l’âge d’or du rock britannique, constitue une opportunité rare. Led Zeppelin reste l’un des groupes les plus vendus et les plus étudiés de l’histoire de la musique, et la fascination pour ses membres, leurs objets personnels et leurs voitures ne faiblit pas.

John Bonham lui-même est entré dans la légende bien au-delà du cercle des fans de rock. Son jeu de batterie, caractérisé par une puissance et une précision rarement égalées, continue d’influencer des générations de musiciens. Des morceaux comme When the Levee Breaks ou Moby Dick sont devenus des références absolues dans l’histoire de la percussion. Sa disparition prématurée, à 32 ans, a mis fin à Led Zeppelin mais a aussi figé son image dans une forme d’éternité rock.

Posséder la Jensen Interceptor qu’il conduisait en 1972, au cœur de la période la plus créative du groupe, c’est donc détenir un fragment concret de cette histoire. Une voiture qui a parcouru les routes anglaises avec l’un des plus grands batteurs de tous les temps au volant, et qui a traversé le temps pour revenir dans un état proche du neuf. La question qui se pose désormais est simple : combien un collectionneur est-il prêt à payer pour une telle pièce ? La réponse sera connue le 25 juillet à Silverstone.

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Cette Ford Escort Mk1 RS développe 325 ch et pousse à 10 000 tr/min

Cette Ford Escort Mk1 RS développe 325 ch et pousse à 10 000 tr/min

Alors que la Ford Escort originale incarnait la simplicité d’une voiture populaire économique, Boreham Motorworks vient de transformer cette légende en supercar à six chiffres. La marque britannique a présenté au London Concours sa version définitive de l’Escort Mk1 RS, un projet qui pousse l’audace jusqu’à proposer un moteur capable de tourner à 10 000 tours par minute.

Cette nouvelle interprétation marque le retour de la première Escort RS homologuée pour la route depuis plus d’un demi-siècle. Contrairement aux nombreux projets de restauration qui fleurissent sur le marché, Boreham Motorworks a obtenu une licence officielle de Ford pour ce développement, une autorisation rare pour ce type de projet. L’entreprise refuse d’ailleurs les étiquettes habituelles de « restomod » ou de « continuation », préférant le terme « continumod » pour décrire sa création entièrement nouvelle.

Cette Ford Escort Mk1 RS développe 325 ch et pousse à 10 000 tr/min

Un châssis sur mesure inspiré des légendes de course

La base technique de cette Escort moderne repose sur un châssis entièrement développé par Boreham Motorworks, équipé d’un numéro de série Ford certifié. L’empattement a été allongé de 30 millimètres par rapport à l’original, une modification qui s’inspire directement des Ford Escort d’Alan Mann Racing de 1968, ces machines qui ont écrit les premières pages de gloire de l’Escort en compétition touring-car.

Cette Ford Escort Mk1 RS développe 325 ch et pousse à 10 000 tr/min

Cette extension de l’empattement ne répond pas seulement à une volonté esthétique. Elle permet de conserver l’architecture à jambes MacPherson de l’Escort tout en intégrant des ressorts et amortisseurs personnalisés développés en partenariat avec R53. L’arrière bénéficie d’un système d’essieu flottant entièrement repensé, abandonnant la fonte d’origine pour un ensemble en aluminium coulé et tubes de titane.

Cette évolution technique permet de diviser par deux la masse non suspendue par rapport aux Escort de course d’époque. Le système adopte une géométrie à six bras, dont quatre bras de rayon pour maintenir le centrage lors des mouvements de suspension. La direction assistée intègre même une fonction progressive qui réduit l’assistance à mesure que la vitesse augmente, dans l’esprit de ce que Boreham appelle la philosophie « Peak Analogue ».

Cette Ford Escort Mk1 RS développe 325 ch et pousse à 10 000 tr/min

Deux motorisations dont une exceptionnelle « Ten-K »

Boreham Motorworks propose deux motorisations pour son Escort Mk1 RS. La version de base embarque un moteur 1.8 litre à double arbre à cames développant 185 chevaux, une puissance déjà respectable pour une voiture pesant moins de 900 kilos. Mais l’attraction principale réside dans le moteur optionnel baptisé « Ten-K ».

Cette Ford Escort Mk1 RS développe 325 ch et pousse à 10 000 tr/min

Ce quatre cylindres atmosphérique de 2.1 litres développe 330 chevaux (325 ch selon les normes américaines) et justifie son nom par sa capacité à monter jusqu’à 10 000 tours par minute. Pour atteindre ces performances, Boreham s’est inspiré des technologies de Formule 1, notamment pour la géométrie des conduits et des soupapes. Le moteur intègre des corps de papillon individuels et combine pièces usinées dans la masse et éléments imprimés en 3D pour ramener le poids total à seulement 85 kilogrammes.

La transmission s’effectue par une boîte manuelle à cinq rapports avec première décrochée (dogleg), envoyant la puissance aux roues arrière via un différentiel au rapport final de 5.125. Aucune assistance électronique, pas de turbocompresseur, pas d’hybridation : cette Escort mise tout sur l’émotion pure du moteur atmosphérique haute performance.

Cette Ford Escort Mk1 RS développe 325 ch et pousse à 10 000 tr/min

Une carrosserie moderne respectueuse de l’héritage

Visuellement, la nouvelle Escort Mk1 RS conserve les passages de roue bombés caractéristiques et l’aileron « ducktail » de l’originale. Cependant, elle adopte un capot et un coffre en carbone pour optimiser la répartition des masses. La structure reste en acier, garantissant la rigidité nécessaire pour exploiter les performances du moteur Ten-K.

Cette Ford Escort Mk1 RS développe 325 ch et pousse à 10 000 tr/min

L’habitacle minimaliste reçoit des panneaux de porte en carbone habillés de cuir souple, avec une instrumentation spécialement développée dont le compte-tours dépasse la graduation 10. L’équipement peut inclure en option une paire de chronographes de rallye Breitling montés sur la planche de bord, un détail qui souligne le positionnement premium de cette création.

L’objectif de poids visé par Boreham se situe sous la barre des 900 kilogrammes (moins de 2000 livres), un chiffre qui placerait cette Escort dans la catégorie des supercars légères. Cette recherche de légèreté explique l’utilisation massive de matériaux composites pour tous les éléments non structurels, sans pour autant sacrifier le confort ni la finition.

Cette Ford Escort Mk1 RS développe 325 ch et pousse à 10 000 tr/min

Une production ultra-limitée à prix de supercar

Boreham Motorworks limitera la production de son Escort Mk1 RS à 150 exemplaires mondiaux, disponibles en configurations conduite à droite ou à gauche selon les marchés. Cette exclusivité se reflète dans le tarif de départ fixé à 295 000 livres sterling hors taxes (environ 400 000 dollars), le moteur Ten-K constituant une option payante supplémentaire.

Cette Ford Escort Mk1 RS développe 325 ch et pousse à 10 000 tr/min

Malgré ce positionnement tarifaire de supercar, Boreham propose une garantie de deux ans ou 32 000 kilomètres, une couverture inhabituelle dans ce segment de marché. Cette garantie témoigne de la confiance du constructeur dans la fiabilité de ses développements techniques, notamment pour le moteur haute performance Ten-K.

La commercialisation s’effectue directement auprès de Boreham Motorworks, avec un processus de commande personnalisé permettant aux clients de configurer leur véhicule selon leurs préférences. Les premières livraisons sont attendues dans le courant de l’année, marquant ainsi le retour officiel de l’Escort RS sur les routes après plus de cinquante ans d’absence.

Ce projet illustre la tendance actuelle des constructeurs spécialisés à revisiter les icônes du passé avec les technologies contemporaines. En transformant une voiture du peuple en exotic car, Boreham Motorworks parie sur la nostalgie et l’émotion pour séduire une clientèle en quête d’exclusivité et d’authenticité mécanique dans un monde automobile de plus en plus électrifié.

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Exposition « The Greatest hits » au Musée Enzo Ferrari : quand deux musiques se rencontrent

émotions sonores

D’un côté, des icônes qui ont fait danser ou fait vibrer plusieurs générations ! Mick Jagger, Nick Mason, Madonna, Luciano Pavarotti, Miles Davis…de l’autre, des bolides dont les mécaniques suscitent tout autant d’émotion à travers les mélodies envoutantes de leurs V8 ou V12.

Jusqu’en février 2027, le musée Enzo Ferrari de Modène ( à ne pas confondre avec le musée Ferrari de Maranello) propose dans son immense espace intérieur exposition « The Greatest Hits – Music Legends and their Ferraris ». Des voitures, des images et des sons ont été soigneusement choisis pour cette exposition qui célèbre le lien historique entre Ferrari et l’univers de la musique dans le cadre d’une expérience immersive pour les visiteurs.

Mythe universel

L’exposition nous montre deux aspects : d’abord, le mythe Ferrari traverse le temps. Des 250 GT Lusso du chef d’orchestre Herbert Von Karajan, ou de la 330 GT de John Lennon (acquise en 1965 le jour où il a obtenu son permis) à la SF90 XX du rappeur Swizz Beatz, le cheval cabré traverse le temps et demeure une référence de l’art automobile et de la réussite. Ensuite, tous les genres s’y retrouvent. Du rap de Swizz Beatz au rock de Mick Jagger, en passant par l’opéra de la Callas et de Pavarotti, Ferrari n’est pas l’apanage d’un genre musical.

250 GT Lusso – Herbert Von Karajan

La plus chère et la plus brutale

Certaines pièces sont incroyables, comme la 250 GTO de Nick Mason, membre fondateur, batteur des Pink Floyd mais aussi pilote à ses heures (cinq participations au Mans). Produite à seulement 36 exemplaires entre 1962 et 1964, la GTO est une pièce rare. Mason a acheté la sienne en 1977 pour 37.000 livres, et on l’estime désormais à 50 millions…D’ailleurs, la sienne est rouge, contrairement à l’exemplaire bleu nuit exposé dans le musée.

On ne peut rester indifférent aussi devant la F40, dont le chanteur Luciano Pavarotti fut l’un des acquéreurs. Dernière Ferrari lancée du vivant du Commendatore, en 1987, la F40 n’était proposée qu’en rouge, à un peu plus de 1200 exemplaires. C’est la radicalité incarnée, aussi bien par sa ligne extrême (issue du projet GTO Evoluzione pensé pour le Groupe B), don V8 biturbo rageur et son comportement, à ne pas mettre en les mains de n’importe qui. Une puissance qui s’associait bien aux vocalises du tenor Italien.

250 GTO Nick Mason
F40 Pavarotti

Entre les deux, on peut aussi remarquer le cabriolet Mondial. La Mondial est l’une des mal aimées de la gamme Ferrari, mais elle a eu son heure de gloire en apparaissant dans le clip Material Girl de Madonna.

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