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Double séisme au Venezuela : un nouveau bilan fait état de 2645 morts et 12.666 blessés

La veille, la présidente par intérim Delcy Rodriguez avait fait état de 2595 décès. Les autorités évitent de parler de disparus mais les Nations unies les estiment à environ 50.000.

© Adriano Machado / REUTERS

Les gens inspectent les décombres sur le site d’un bâtiment effondré à la suite des tremblements de terre du 24 juin, à La Guaira, au Venezuela, le 3 juillet 2026.
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ONEXPLAYER X2 : la tablette sous Intel Arc G3 Extreme

La ONEXPLAYER X2 est une tablette de jeu avec des manettes détachables, un format qui se veut pratique aussi bien pour consulter des données, jouer que travailler.

Avec la ONEXPLAYER X2 , le constructeur retourne dans le giron d’Intel. Son premier modèle OneXplayer X1 annoncé en 2023 devait sortir sous puce Meteor Lake. Le constructeur avait pourtant fini par commercialiser une version AMD en juin 2024 avant de finir par proposer une version X1 Air sous Lunar Lake en juillet 2025 puis une version Super X sous Strix Halo en décembre de la même année.

Cette ONEXPLAYER X2 qui s’associe au processeur Intel Arc G3 Extreme semble donc répondre à un unique cahier des charges, celui du meilleur choix possible en ce moment. Meilleures performances, meilleure disponibilité et meilleure autonomie pour construire ce type d’appareil. One Netbook, qui est aux commandes, ne semble pas avoir trop d’états d’âme concernant ses partenaires et va où le meilleur vent le porte.

ONEXPLAYER X2

Une ONEXPLAYER X2 qui ressemble encore énormément aux précédents modèles

On garde donc exactement les mêmes éléments qu’auparavant. Une tablette de 10.95 pouces de diagonale qui affiche en 2560 x 1600 pixels avec un rafraîchissement de 120 Hz et une colorimétrie à 100% de la norme DCI-P3. Des accessoires de jeu permettent de l’enfermer dans un format très spécifique. Il est toujours possible de détacher les deux poignées pour les réunir dans un format manette détachée de l’écran. Cela permet également d’employer la tablette comme solution classique ou de la positionner sur un support magnétique proposant également un clavier pour pianoter. Le tout fonctionnant sous Windows 11, on pourra retrouver l’univers classique du système d’exploitation.

L’unique différence semble donc venir des entrailles de l’engin avec, pour ce modèle 2026, l’emploi d’une puce Intel Arc G3 Extreme. Processeur que l’on a croisé jusqu’ici dans des consoles de jeu mobiles. Le choix est logique puisque ce sont les mêmes enjeux qui sont en place ici. La proposition d’Intel fonctionne dans une enveloppe de 8 à 35 watts de TDP ce qui est parfait pour le format tablette. Cette puce développe 2 cœurs Performance, 8 cœurs Efficaces et 4 coeurs à très basse consommation et surtout une solution graphique Arc B390 12 coeurs. La puce est évidemment refroidie activement.

La tablette rassemble 48 Go de mémoire vive LPDDR5x et stocke ses données sur un port M.2 2280 qui accueille un SSD de 1 To en format NVMe PCIe 4.0 x4. La batterie intégrée est une 65 Wh qui ne donne pas de détails d’autonomie réelle. Des éléments comme une petite webcam avec infrarouge ou un capteur d’empreintes sont également intégrés pour de la reconnaissance biométrique.

La connectique est assez large pour un format tablette avec deux ports USB4 permettant de recharger la ONEXPLAYER X2 mais aussi de déporter un signal vidéo en DisplayPort. Un USB 3.2 Type-A est présent ainsi qu’un lecteur de cartes MicroSDXC rapide. Un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est également disponible.

Évidemment le prix n’est pas des plus accessibles avec un ticket d’entrée de 1899$ HT pour la seule et unique version en 48 Go / 1 To. Cela nous donne quelque chose comme 1990€ avec juste une conversion et un ajout de 20% de TVA. Les expéditions sont prévues ce début juillet, dès que l’engin sera réellement en stock, son tarif devrait grimper à 2099€.

Si le prix est compréhensible au vu de la situation des composants, cela fait quand même un engin assez compliqué à acheter. Avec 835 grammes, un encombrement assez conséquent de 25.2 x 16.3 cm sans compter les accessoires que sont les manettes et un système de ventilation qui promet – honnêtement d’ailleurs – un bruit de 47 dB, l’engin est à la fois très spécialisé et peu accessible pour son usage. 

Arc Série G : les puces ultramobile pour PC-consoles d’Intel enfin officialisées

ONEXPLAYER X2 : la tablette sous Intel Arc G3 Extreme © MiniMachines.net. 2026

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Taxe petits colis : la double peine européenne

Sans surprise, la promesse d’une taxe petits colis « indolore » pour les acheteurs mais qui aurait forcé les plateformes à revoir leur modèle économique n’a pas fait long feu. Ce sont bien les clients finaux qui ont vu les prix augmenter de manière importante sur leurs achats. La taxe promettait d’impacter les plateformes sans impacter les consommateurs, mais évidemment cette promesse n’avait aucun sens économique.

Si vous faites vos emplettes de matériel électronique en ligne, vous connaissez probablement AliExpress. Le temple de la vente internationale, la place de marché planétaire, le lieu de pèlerinage des composants. Un site souvent cité dans le lot des trois que l’on met en avant pour justifier la taxe sur les petits colis avec Shein et Temu. Mais AliExpress propose bien davantage que des vêtements et des gadgets. Le site est la référence en électronique pour trouver des composants absolument indisponibles en France. Des références exotiques qu’aucune boutique ne propose plus.

Ce chargeur de batterie commandé en mai 2026 à 1.52€ les deux pièces pour un projet a largement augmenté de tarif. Ce type de produit est proposé dans ces eaux tarifaires depuis de nombreuses années.

En novembre 2019 par exemple, lors d’une promo, j’ai acheté 10 unités identiques de ce même produit pour 1.86 €. Chacun de ces modules ne coûtait que quelques centimes.

La taxe petits colis fait mal

Le même chargeur chez le même commerçant que pour ma dernière commande est passé à 5.29€ les deux pièces. La taxe petits colis « indolore » est bien passée par là.

Tout le monde commande au même endroit, tout le monde est taxé

AliExpress facture de la TVA aux acheteurs européens avant de la reverser aux différents pays concernés. La place de marché joue le jeu depuis des années en laissant apparaitre sur chaque commande le prix des taxes suivant les pays. La différence principale entre un achat en France ou en Europe dans un magasin d’électronique et un achat sur AliExpress, c’est que le site européen se fournit en amont chez un des fabricants qui vend lui directement sur AliExpress… Vous évitez donc un intermédiaire.

Une société qui revend du matériel stocké en Europe, cela a du sens, et suivant notamment la disponibilité de ce que vous achetez, il est parfois valable de commander dans une boutique spécialisée plus locale. Pour un projet urgent ou un dépannage rapide, commander en Chine va poser un souci de délai avec souvent entre 10 et 15 jours entre la commande et la réception de votre composant. Avoir un relais qui stocke les pièces et qui vous livre en 2 ou 3 jours est donc parfaitement justifié, et cela entre en ligne de compte pour comprendre le prix proposé. Ainsi, il n’est pas rare de voir des éléments vendus 1 ou 2 € les 10 unités sur AliExpress se retrouver à 5 ou 6 € en local. On paye le fait que le produit soit proche. Une boutique comme MC Hobby en Belgique est également une mine d’or de conseils et de compétences. Éléments dont il faut apprendre à se passer ailleurs. Tout cela justifie leurs tarifs.

Mais pour beaucoup d’autres produits, notamment en électronique, on fait du réassort. On va commander un paquet de résistances, de condensateurs, d’interrupteurs, de LEDs et autres. Et là, la distance n’est plus un problème. 

Depuis l’entrée en vigueur de la taxe Européenne sur les petits colis, les prix d’AliExpress ont largement augmenté. Les 3 € de taxe par type de produit que doivent payer les marchands se font sentir… Et les paniers ont explosé. Si les chantres de la Fast Fasion sont finalement peu impactés avec des vêtements qui sont passés de 12 € en moyenne à 15 €, les vendeurs de composants et leurs clients sont beaucoup plus exposés.

Un projet électronique classique avec une dizaine de composants vendus quelques euros chacun il y a un mois est désormais surtaxé de dix fois 3 € supplémentaires. Un panier de produits qui coûtait 15 € au total est passé à… 45 €. Le fait que le législateur ait choisi de taxer aveuglément les produits de 3 € par type de produit a un impact énorme sur certains achats et presque aucun sur d’autres. 

L'idée vaporeuse des acteurs / payeurs qui cache bien mal le fait que le consommateur paye, parfois injustement, plusieurs fois la taxe.

L’idée vaporeuse des acteurs / payeurs qui cache bien mal le fait que le consommateur paye, parfois injustement, plusieurs fois la taxe.

La double peine de la taxe petits colis et de la TVA

Mais le pire est que cette augmentation de prix pratiquée par les vendeurs pour absorber la taxe petits colis est largement amplifiée par la TVA qui apparait par-dessus. Ainsi mon projet qui ne coutait que 15 € de composants en juin 2026 avec 20% de TVA coute désormais 45 € en juillet 2026 avec… toujours 20% de TVA. Je paye largement plus de taxes que de produits et je paye en plus une taxe sur cette taxe.

Pire que cela, les vendeurs n’ayant aucune idée de comment gérer cette taxe, le client final est impacté même si les produits ne devraient pas être taxés.

 

Un exemple ? En février dernier, j’ai commandé ces LEDs WS2812 pour un projet. Elles étaient proposées à 3,09 € les 5 pièces. TVA comprise.

Aujourd’hui, les mêmes LEDs du même vendeur sont proposées à 6.19€ TTC. La taxe petits colis a largement fait augmenter le prix.

Mais si je rajoute un autre lot de LEDs du même type, vendues par un autre commerçant qui a lui-même appliqué une hausse de tarif pour compenser la nouvelle taxe, je me retrouve donc à devoir la payer deux fois. Je ne peux pas y échapper alors que le texte prévoit bien que ces deux produits identiques devraient être taxés une seule et unique fois. Le fait que les vendeurs aient appliqué l’augmentation sur le prix des produits en amont ne me laisse pas le choix. 

L’impact de cette taxe sur les petits colis est particulièrement visible lorsque l’on achète des lots. Si la plateforme AliExpress n’a pas – pour le moment – la possibilité de gérer les produits en provenance de plusieurs commerçants pour fusionner les taxes sur des éléments de nomenclature identiques, les vendeurs ont de leur côté bien compris le procédé. Ci-dessus, un module de chargement de batterie 18650. À la pièce, il est proposé à 4.09€. Il y a encore quelques jours, il était vendu entre 50 et 70 cents.

Mais si j’en commande 10 unités, la taxe petit colis est diluée dans le lot. Et là, le prix à la pièce « fond » à 0,74 centimes. Et c’est logique puisque les 3 € de taxe sont divisés par 10, cela n’impacte donc plus que de 30 cents chaque produit. Pour 20 unités, le prix de chaque élément est de 55 centimes… Et on tombe à 0,44 centimes par 100.

Le mécanisme de la taxe vise à côté et ne résoud rien

Rien n’est prévu dans le mécanisme de cette taxe pour améliorer la surveillance des produits entrant dans l’Union européenne. Les 3 € par colis sont dérisoires par rapport à leur trafic. Les 5.8 milliards de colis de ce type réceptionnés dans l’UE en 2025 ne vont pas diminuer et la taxe ne suffira jamais à permettre aux agents de vérifier la qualité des produits importés. Le résultat de ce changement est donc uniquement une entrée d’argent pour les États membres.

La taxe sera plus ou moins visible sur les paniers, mais ne va vraiment pas impacter les secteurs de la même manière. Je reste persuadé qu’une entreprise de Fast Fashion comme Shein ou de gadgets comme TEMU ne sera pas empêchée par l’apparition de la taxe petits colis. Encore une fois, leurs prix vont augmenter de manière bien moins visible que d’autres secteurs parce qu’ils vendent essentiellement des produits finis. Et surtout ces marques ont la possibilité de cumuler les éléments identiques, taxés une unique fois, en mettant en avant l’intérêt d’en commander plusieurs via des incitations et des réductions. Autrement dit, si le prix de leurs produits vont bien augmenter de manière marginale, ils peuvent finalement faire de la taxe petits colis un argument d’achat pour augmenter leurs ventes.

Acheter un pantalon à 15 € le premier et, en ajoutant, un second pantalon à 15 €, voir apparaitre une « ristourne » de 3 € sur le second qui sera uniquement liée au fait que la taxe petits colis ne s’applique qu’une seule fois par type de produit. Ou proposer un T-shirt à 15 € pièce et en faire la promotion pour une paire à… 27 €. Tout cela ne prendra probablement que quelques jours pour être mis en place par la Fast Fashion si ce n’est pas déjà fait.

Pour les composants électroniques ou l’informatique et autres produits vendus sur AliExpress, la donne est différente. Chaque produit a augmenté de manière importante et la TVA est collectée sur la totalité de ceux-ci. Le résultat de cette taxe petits colis risque donc de ne pas donner les résultats espérés. On aura d’un côté les acteurs principalement visés parce qu’ils vendent des produits non conformes à nos règles, qui ne vont pratiquement rien sentir. Et de l’autre, des vendeurs annexes  qui payent la TVA et qui fournissent déjà les boutiques Européennes de composants qui vont impacter énormément les Européens.

Non seulement cette taxe petits colis ne va probablement rien résoudre au problème de la Fast Fashion et des produits non conformes, mais il commence déjà à coûter très cher au client final qui paye plusieurs fois ces 3 € de manière injustifiée. Le seul moyen de compensation est assez triste, il consiste à diluer la taxe en achetant plus de produits que nécessaire… Soit en augmentant le nombre des éléments pour répartir la taxe, soit en dépassant les 150€ à partir desquels elle n’est plus en vigueur. Au vu de l’impact de ces 3 € multipliés à l’infini sur les paniers d’électronique, il va être rapidement beaucoup rentable de commander énormément de produits plutôt que projet par projet. Et donc faire transiter encore plus de produits…  Pas vraiment, je suppose, le résultat escompté.

Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens

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Taxe petits colis : la double peine européenne © MiniMachines.net. 2026

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Yvelines : un animateur périscolaire mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs et placé sous contrôle judiciaire

Le suspect, âgé de 28 ans, travaillait dans une école de St-Cyr-l’École (Yvelines). Il avait été interpellé mardi à son domicile et placé en garde à vue.

© HJBC / ADOBE STOCK

Le mis en cause a contesté l’ensemble des faits qui lui sont reprochés lors de sa garde à vue.
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Soumission chimique : huit arrestations dans une affaire de femmes droguées et violées au Royaume-Uni

À la suite d’une enquête menée en 2025 par des journalistes allemands sur un forum en ligne utilisé pour de tels délits, l’Agence nationale de lutte contre la criminalité a identifié «un réseau véritablement international dont les membres ont été identifiés dans des dizaines de pays répartis sur tous les continents».

© ntinai / ADOBE STOCK

Photo d’illustration.
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Acemagic G3A : le MiniPC 3.5l sous i9-13900F et RTX 2000

Le Acemagic G3A est un MiniPC un peu plus imposant que d’habitude puisqu’il propose d’embarquer un équipement évolutif plus proche des solutions Mini-ITX que des boîtiers les plus compacts. Apparu en mai de manière énigmatique, il est désormais totalement détaillé.

Acemagic G3A

Acemagic G3A

On retrouve à son bord un processeur Raptor Lake Core i9-13900F monté sur un socket Intel LGA1700 et associé à une solution graphique PCIe Nvidia GeForce RTX 2000 ADA avec 16 Go de mémoire GDDR6. A ces éléments, la marque ajoute pas moins de 32 Go de mémoire vive DDR5-5600 en double canal et un stockage de 1 To. Vous vous en doutez, les prix de cet Acemagic G3A ne sont donc pas des plus abordables. Le modèle 32Go/1 To est ainsi présenté à 2099€ sur le site du fabricant.

Euuuuuuuuuuuh

Euuuuuuuuuuuh

Dans le détail, on découvre un engin qui ressemble à une petite tour compressée. Avec 21.2 cm de profondeur et 19 cm de hauteur pour 9.6 cm de largeur, l’Acemagic G3A propose un fonctionnement assez proche d’un PC classique. Le schéma de refroidissement proposé a été probablement pondu par une IA puisqu’il inverse totalement le flux réel de chaleur. Ici la face arrière est censée repousser le flux d’air réchauffé par les composants pendant que la face avant aspire de l’air extérieur. Les flux « bleus » sont censé être en orange et inversement. L’air n’a également aucune raison de sortir par les ports Ethernet de la machine comme cela est suggéré…

Il n’empêche que l’on devine ici le comportement logique de l’engin. Il manque la carte graphique GeForce en bas du châssis qui va repousser de l’air réchauffé par la baie en bas. Au-dessus, le ventilateur en extraction se concentre pour refroidir le processeur. Un ventilateur situé en face avant devrait repousser de l’air frais dans le boîtier. Il faut tout de même encaisser 135 watts de TDP au maximum pour les composants processeur et circuit graphique.

Le graphiste a mélangé les icônes...

Le graphiste a mélangé les icônes…

Le reste des composants est classique avec deux SODIMM pouvant accueillir jusqu’à 64 Go de DDR5. Le stockage est composé de deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 et un emplacement 2,5″ SATA. Le SSD de 1 To livré par la marque sera au format PCIe. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.4 est également monté en interne sans que l’on sache s’il est soudé ou proposé sur un port M.2.

La face avant présente une connectique assez complète avec des sorties jack casque et micro séparées, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et un USB 3.2 Gen2 Type-C. Le bouton d’allumage est secondé par des LEDs témoin de mise en fonction et d’accès aux stockage.

La face arrière est plus surprenante avec d’abord des ports vidéo DisplayPort 1.4 et HDMI 2.0 qui sont censés gérer les flux en provenance du circuit graphique… Sauf que le Core i9-13900F n’a pas de circuit graphique interne. Ces deux ports seront donc probablement inactifs. Il faudra employer un des quatre MiniDisplayPort embarqués avec la carte graphique Nvidia. Suivent deux ports COM, deux USB 2.0 Type-A, deux USB 3.2 Type-A, un Ethernet Gigabit et un autre en 2.5 Gigabit. Un port Antivol type Kensington Lock est également visible.

Je soupçonne très clairement que cet Acemagic G3A a été construit en recyclant une carte mère industrielle déjà existante. Soit en récupérant un stock et en construisant un boîtier autour, soit en se basant sur son design. Avec une préférence pour le premier scénario puisque la machine est proposée avec des ports COM qui semblent assez peu utiles au vu des usages envisagés.

Cela ne veut pas dire que c’est un mauvais produit même si la présentation frise l’amateurisme à bien des égards. C’est d’autant plus dommage que cette machine est proposée à un tarif assez élevé. 2099€ tout de même dans cette unique version 32 Go / 1 To. Le duo Core i9-13900F et GeForce RTX ADA 2000 devrait proposer beaucoup de possibilités techniques avec de belles compétences en calcul et en affichage. Même si on a du mal a imaginer cet engin comme une solution viable pour un professionnel de la CAO, un graphiste ou un architecte. À moins d’avoir un véritable besoin d’intégration spécifique, l’emploi d’une station de travail mobile apparaît comme plus efficace.

Acemagic G3A

Processor Intel® Core™ i9-13900F Processor, 24 Cores / 32 Threads
(Intel 7 Process Technology, 36 MB Intel® Smart Cache, Base Clock 2.0 GHz, Turbo Boost up to 5.6 GHz, 65W TDP, LGA1700 Socket)
Graphics NVIDIA RTX™ 2000 Ada Generation
(16 GB GDDR6 VRAM, Tensor Performance up to 191.9 TFLOPS)
Memory 32 GB DDR5 Dual-Channel Memory (2 × 16 GB DDR5-5600 MHz)
2 × DDR5 SO-DIMM Slots, expandable up to 96 GB
Storage 1 TB M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 ×4 SSD
2 × M.2 2280 Slots, supports NVMe PCIe 3.0/4.0 SSDs
1 × SATA Slot for 2.5-inch SSD
Maximum Storage Capacity: Up to 4 TB (M.2 SATA SSD not supported)
Wireless Connectivity Wi-Fi 6E + Bluetooth 5.2
Video Output Mini DisplayPort 1.4a ×4 (Driven by dedicated NVIDIA GPU)
HDMI 2.0 ×1 (Output via integrated graphics, available only with CPUs featuring iGPU)
DisplayPort 1.4 ×1 (Output via integrated graphics, available only with CPUs featuring iGPU)
USB 3.2 Gen 2 Type-C ×1 (Supports video output)
Audio 3.5 mm Audio-Out Jack ×1 (Front)
3.5 mm Mic-In Jack ×1 (Front)
Ports & Buttons RJ45 Ethernet Port ×1 (10/100/1000 Mbps / 2.5 Gbps Adaptive)
RJ45 Ethernet Port ×1 (10/100/1000 Mbps Adaptive)
USB 3.2 Gen 2 Type-A ×2 (10 Gbps, Front)
USB 3.2 Gen 1 Type-A ×2 (5 Gbps, Rear)
USB 2.0 Type-A ×2 (Rear)
USB 3.2 Gen 2 Type-C ×1 (10 Gbps, Front)
DC-IN ×1
DisplayPort 1.4 ×1 (Output via integrated graphics, available only with CPUs featuring iGPU)
HDMI 2.0 ×1 (Output via integrated graphics, available only with CPUs featuring iGPU)
Mini DisplayPort 1.4a ×4 (Driven by dedicated NVIDIA GPU)
COM Port ×2
3.5 mm Mic-In Jack ×1 (Front)
3.5 mm Audio-Out Jack ×1 (Front)
Power Button ×1
Power Supply DC 20V / 11.5A
Operating System Windows 11 Pro
Dimensions 212 × 190 × 86 mm
Ultra-Compact 3.5L Chassis

Acemagic G3A : le MiniPC 3.5l sous i9-13900F et RTX 2000 © MiniMachines.net. 2026

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Rootboard : un autre autre Cyberdeck sous Raspberry Pi en financement participatif

Le Rootboard cherche un financement sur Kickstarter, malheureusement les annonces pour ce genre de projet se suivent et commencent à se ressembler… 

Le Rootboard se présente comme un appareil assez classique avec un clavier 70 touches que l’on maniera avec les pouces, placé en dessous d’un petit écran non tactile de 3.5″. Il est complet, peut lancer un système d’exploitation très capable, émettre du son et propose une assez belle connectique. Malgré tout il a un air assez prononcé de déjà-vu.

Lancé sur Kickstarter en financement participatif pour 102€ HT, le Rootboard a pour lui son ouverture technique avec un travail mené dès sa conception pour proposer un objet sans code caché, sans firmware propriétaire et évidemment documenté pour vous aider à le modifier à votre convenance. Un autre de ses atouts vient de son clavier particulièrement complet. Les 70 touches proposent par exemple des chiffres complets et une vraie ponctuation en plus d’une disposition QWERTY classique.

Rootboard

Un clavier qui sera idéal pour piloter des lignes de commande, programmer et prendre le contrôle de serveurs distants. On se doute que le choix du nom Rootboard vient de cette proposition. 

Piloté par la famille des cartes Raspberry Pi Zero (zero, Zero W et Zero 2 W) qu’il faudra fournir, et qui assure une compatibilité avec Rasperry Pi OS, l’engin pourra également s’étoffer de solutions externes comme des microcontrôleurs pour du développement de projets. Ses GPIO sont accessibles. L’alimentation est assurée par une batterie 18650 classique en 3.7 volts même si celle-ci n’est pas accessible par défaut1

Le Rootboard fait la promesse d’être Opensource et Openhardware

Prévu pour novembre prochain, le Rootboard est un engin complet avec de nombreux avantages techniques et qui devrait proposer une documentation complète de son code, de ses entrailles et des éléments nécessaires à sa fabrication sur Github. J’aime beaucoup ce type de projet, mais j’ai tout de même un peu l’impression de tourner en rond en les décrivant. D’abord parce qu’on m’en envoie beaucoup, ensuite parce que l’histoire est un peu toujours la même.

La page Kickstarter ne détaille pas précisément l’objet : son clavier est encore en cours de développement, sa connectique n’est pas précisément identifiée et on n’a ni les dimensions ni le poids du Rootboard pour le moment.

Rootboard : un autre autre Cyberdeck sous Raspberry Pi en financement participatif © MiniMachines.net. 2026

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ETOE Dolphin 2 : un vidéoprojecteur Laser 1080P à 779€ ?

Le ETOE Dolphin 2 est un vidéoprojecteur laser qui propose une image pouvant aller jusqu’à 120 pouces en FullHD. Il est capable de prendre en charge de nombreux formats, de décoder des contenus UltraHD et de streamer des sources comme Netflix, Prime Video ou tout ce qui nécessite une certification Google. La marque Etoe propose une gamme assez large de produits vidéo, ce modèle et son dernier-né.

Le ETOE Dolphin 2 décode du "4K" mais n'affiche qu'en "FullHD"

Le ETOE Dolphin 2 décode du « 4K » mais n’affiche qu’en « FullHD »

Le principal atout de ce vidéoprojecteur ETOE Dolphin 2 est l’usage d’une projection laser RGB. Plus précise, plus lumineuse, elle permet également de profiter d’une image à la colorimétrie plus aboutie. Ici on retrouve une image certifiée dans une gamme de couleurs à 110% de la norme BT.2020, une gestion HDR10 et une luminosité de 800 Lumens ANSI.

La projection est également pilotée par un moteur interne qui règle automatiquement le signal : la mise au point est automatique, la correction trapézoïdale est faite automatiquement, les éventuels obstacles sont évités et l’appareil va optimiser la diagonale disponible. De telle sorte qu’en plaçant votre ETOE Dolphin 2 plus ou moins face à une surface, le réglage de l’image sera fait de manière à ce que vous en profitiez au mieux.

Le bloc optique utilise un DLP de 0.23″ et un laser RVB enfermés dans un bloc étanche à la durée de vie annoncée de plusieurs dizaines de milliers d’heures. Insensible à la poussière, ce bloc ne s’encrassera pas et préservera donc une image nette dans la durée. La projection laser étant moins gourmande en énergie pour un rendu lumineux supérieur, les vidéoprojecteurs qui l’utilisent sont en général moins bruyants. La chaleur dégagée étant inférieure, les systèmes de ventilation n’ont pas besoin d’être aussi musclés.

Le ETOE Dolphin 2 propose une solution audio Dolby Digital Plus avec une paire d’enceintes 5 watts. On pourra les seconder avec le module Bluetooth 5.1 embarqué ou en connectant des enceintes à sa sortie Jack 3.5 mm stéréo. Un module Wi-Fi5 est également embarqué. Il sera suffisant pour lire des contenus UltraHD locaux ou streamer films et séries depuis un réseau. 

ETOE Dolphin 2

Avec une certification Netflix et Google TV, le projecteur permet de profiter de tous les services qui s’appuient sur ces technologies : services de streaming comme Arte, M6+, Prime vidéo, Youtube, Twitch et autres. L’entrée HDMI 2.1 permettra également de connecter un MiniPC, un portable ou un autre appareil de streaming type Fire TV. La télécommande livrée propose un micro pour donner des ordres de recherche à l’appareil via son logiciel interne en Bluetooth. On pourra par exemple lancer une vidéo Youtube en demandant son titre. Les fonctions de streaming direct comme Miracast, AirPlay ou Google Cast sont également prises en charge pour diffuser depuis un smartphone ou une tablette. Enfin, un lecteur USB 2.0 permettra d’aller lire vidéos et images issues d’une clé USB par exemple.

Le ETOE Dolphin 2 mesure 18.5 cm de large pour 17.9 cm de profondeur et 5.8 cm d’épaisseur. Il propose un petit système de surélévation pour l’orienter efficacement depuis une table basse par exemple. Avec 1.3 Kg il peut être facilement déplacé de pièce en pièce et alimenté en USB Type-C via son chargeur 100 Watts. Dernier détail, l’objet embarque une batterie de 54 Wh qui lui offre environ 2 heures d’autonomie loin d’une prise de courant. Suffisant pour diffuser une vidéo quelque part avant de réintégrer le salon.

Le ETOE Dolphin 2 en promo pour son lancement

Pour son lancement en précommande, le vidéoprojecteur laser ETOE Dolphin 2 est proposé à 779€ avec l’emploi du code DOLPHIN20 dans votre panier. Les appareils sont actuellement en route vers l’entrpôt Polonais de Geekbuying et leur expédition débutera le 16 juillet prochain pour une livraison dans la semaine qui suivra. La livraison est gratuite.

Voir l’offre sur Geekbuying

ETOE Dolphin 2 : un vidéoprojecteur Laser 1080P à 779€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

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Omdia confirme la baisse des expéditions de PC aux US

Omdia annonce des chiffres assez durs. De crise en crise, le marché de l’informatique personnelle accuse encore le coup. Après le COVID, après les cryptos, le secteur est désormais confronté à une augmentation de tarifs de ses composants clés : mémoire vive bien sûr, mais aussi cartes graphiques, stockage et processeurs. Les centres de données aspirant au prix fort la production mondiale de tout ce qui embarque un peu de silicium.

Le résultat sur le terrain se traduit par une érosion très nette des livraisons de PC. Une baisse de 7% pour ce premier trimestre 2026 d’après le cabinet d’analyse Omdia. Un recul très fort avec 15.8 millions d’ordinateurs expédiés, tous types confondus et hors marché tablette. On n’avait pas vu un tel recul depuis 2023 et son troisième trimestre.

Si Omdia met en lumière la crise actuelle des composants, d’autres facteurs sont probablement à l’œuvre. L’inflation générale des prix, l’incertitude géopolitique et bien sûr la problématique de la hausse du carburant. Un cocktail qui empêche probablement d’investir aussi facilement qu’auparavant dans un nouveau PC. C’est probablement pour cela que le secteur des particuliers est en plus net recul (-9.5%) que celui des pro (-5%).

Les entreprises ont également été plus fortement et directement incitées à finir leur basculement de Windows 10 à Windows 11 tandis que les particuliers ont trouvé des alternatives : soit en restant sous Windows 10, soit en basculant sous Windows 11 malgré les réticences microsoftiennes ou en changeant de système. Les directeurs informatiques des grandes entreprises ont également su lire le marché et comprendre la hausse pour anticiper peut-être un peu plus les augmentations à venir. Le marché pro est souvent dans l’anticipation en prévoyant les changements de marché alors que celui des particuliers est dans la réaction. Le grand public n’investit souvent qu’en cas de panne.

Le fait que le prix moyen des machines augmente de mois en mois est probablement un autre facteur de différenciation entre pros et particuliers. Omdia indique que ce premier trimestre a vu les prix augmenter de 4% supplémentaires en moyenne. Mais cette moyenne n’est probablement pas du tout la même sur les deux segments. Si les PC bureautique classiques n’ont pas beaucoup bougé, les machines plus musclées et en particulier le segment réservé aux joueurs et à la création a explosé. Cette hausse devrait se poursuivre et rajouter encore 12 % supplémentaires en moyenne pour le second trimestre. La fin des contrats de livraison de mémoire et stockage encore existants chez les grands fabricants ayant pris fin entre mai et juin, les prix de rentrée des ordinateurs vont probablement atteindre des sommets en septembre.

Omdia note des disparités assez fortes chez les marques : HP est en plein naufrage avec une baisse de 21.6% de ses livraisons sur ce trimestre. Dell en profite pour devenir leader du marché US avec une légère croissance de 1.1% pour atteindre un quart des livraisons du pays. Lenovo le tenaille avec une hausse de 1.2% pour s’accaparer 20% des livraisons. Apple dévisse de 1.6%, Acer  de 5.6%…

Les prévisions d’Omdia sont pessimistes pour 2026 avec une baisse de presque 15% des livraisons sur l’année entière. Cela reflète mécaniquement les problèmes de disponibilité des composants et les actions menées par différentes marques. Plusieurs fabricants m’ont confirmé en off que leurs contrats de livraison de mémoire n’étaient livrés qu’à 40% de ce qui était commandé. Sur 100 modules attendus, ils n’en recevaient que 40. Ce qui pose évidemment un problème de fabrication et donc de livraison. La parade la plus simple a été de diviser la mémoire pour mieux al répartir. Ce qui explique le choix de certaines marques de multiplier les machines en 8 Go de mémoire vive et pourquoi Microsoft trouve que finalement 8 Go cela suffit pour faire tourner Windows 11. Les grands fabricants préfèrent largement proposer deux machines en 8 Go plutôt qu’une seule en 16 Go de DDR5.

Cela explique également pourquoi le gouvernement US a finalement normalisé en quelques mois les relations entre ses marques de PC US et les nouveaux fabricants de mémoire vive chinois auparavant sur liste noire. Il y a clairement le feu au lac et deux sociétés qui ont passé des accords d’achat avec le Chinois CXMT sont HP et Apple, deux marques en baisse de livraisons.

omdia

Omdia et la boule de crystal ?

Le reste de l’analyse d’Omdia est à prendre avec des pincettes. On ne voit pas trop pourquoi le marché pourrait reprendre des couleurs en 2027 avec une hausse estimée à +10% ce qui ferait tout de même une augmentation des livraisons de 24% par rapport à 2026… La plupart des acteurs semblent confirmer que l’année prochaine ne sera pas une année de rupture en termes de prix sur les composants. Que l’appétit des ogres de l’IA ne sera pas encore rassasié. Quant aux années 2028,; 2029 et 2030, cela ressemble plus à une manière de rassurer le marché qu’autre chose. Bien malin sera celui qui pourra anticiper à 4 ans quelque chose en informatique.

omdia

Omdia fait par contre un autre constat, celui d’un secteur qui s’oriente vers des prix plus élevés. Ce n’est ici pas forcément difficile à anticiper quand on voit qu’un engin comme la Steam Machine de Valve avait été anticipée à 750$ par ses ingénieurs et a dû finalement sortir au-dessus des 1000$. Les prix montent en flèche pour tout le monde et les nouveaux contrats sur les composants ne vont pas aider à améliorer la situation.

Il ne faut pas oublier que pour le moment le marché est pris dans une guerre aux moyens totalement asymétriques. Comme je vous l’expliquai en début de crise, augmenter les tarifs a un impact direct pour les marchands de PC. Celui que l’on voit ici. Au-delà d’un certain prix, les acheteurs ne veulent plus investir et changer de matériel. En face, les centres de données n’ont absolument aucun problème pour faire monter les enchères. La course à l’armement des IA se poursuit avec un budget illimité et sans contrainte de vendre les produits achetés à qui que ce soit. Même en augmentant leurs prix pour pouvoir acheter plus de mémoire vive aux fabricants, les marques PC traditionnelles ne pourront jamais rattraper les portefeuilles sans fond des investissements IA. 

DDRGate : Il ne faut pas penser sur le temps court

Omdia confirme la baisse des expéditions de PC aux US © MiniMachines.net. 2026

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Attentat de la rue des Rosiers : extradé en France, le superviseur présumé dénonce une procédure «politique»

La défense d’Hicham Harb a demandé à la cour d’appel de Paris d’annuler son extradition, qui avait selon elle «un but politique», a indiqué une source proche du dossier à l’AFP.

© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Des couronnes et des bougies allumées portant les noms des victimes de l’attentat de la rue des Rosiers en 2024.
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xTool Omni Printer : une nouvelle imprimante UV de bureau

La xTool Omni Printer est un joli bébé, certes un poil plus grand qu’une imprimante jet d’encre classique, mais aux possibilités infiniment plus nombreuses. Cette solution est ce qu’on appelle une imprimante UV. Un système qui polymérise avec de la lumière ultraviolette une sorte de vernis qui vient durcir en surface de ce que vous imprimez.

xTool Omni Printer

xTool Omni Printer

Cette technologie n’est pas nouvelle, mais si vous avez déjà vu des machines capables de ce genre de chose, vous savez qu’elles ont plus la taille d’un grand bureau que celle d’un engin qu’on pose par-dessus. Dire qu’il s’agit d’une minimachine peut donc sembler paradoxal puisque l’objet fait tout de même un joli volume… mais comparé à celui d’une professionnelle, c’est vraiment un engin des plus réduits.

La xTool Omni Printer est proposée avec plusieurs options. Un modèle simple tête pour imprimer sur des surfaces rigides, un second avec deux têtes d’impression et  plus de possibilités de matériaux, dont des éléments flexibles comme la toile ou le cuir. Et un troisième avec une fonctionnalité spécifique pour l’impression en transfert grâce à des encres spécifiques.

L’impression UV standard offre déjà de nombreuses possibilités. Suivant les accessoires choisis, vous pourrez imprimer sur des objets cylindriques et dans tous les cas vos modèles pourront être déployés en relief. C’est un des principaux intérêts de cette technologie avec le fait que la surface est vernie par un polymère en fin de traitement. La technologie est simple, chaque couche d’encre est liée à ce polymère qui réagit aux UV.

Une fois que l’encre est projetée, la lumière la fige en épaisseur, ce qui permet d’abord d’offrir une adhérence parfaite même sur des matériaux non poreux. Cela offre ensuite la possibilité d’imprimer à nouveau par-dessus ce premier relief. On peut ainsi donner une épaisseur de plusieurs millimètres, de la forme que l’on veut, à ce que l’on imprime. Cela va de lettres en relief à la forme d’un coup de pinceau sur un tableau en passant par des effets originaux.

Le modèle double tête propose d’embarquer des encres pour tissus en plus des encres classiques. La xTool Omni Printer offre lors la possibilité d’imprimer véritablement sur mesure. Coton, Polyester, cuir, toile rigides et autres matériaux souples, les encres pénètrent en profondeur et résistent aussi bien au froissement qu’au lavages.

La dernière technique accessible est celle du transfert DTF. Il s’agit d’imprimer sur un vinyle avec une base spéciale qui va offrir la possibilité de positionner ce film sur un autre objet pour y déplacer l’impression. Il est ainsi possible de décorer les formes les plus variées. Cette technologie peut s’imprimer sur des rouleaux que l’on découpera suivant ses besoins. Il est ainsi possible de créer des « stickers » dont l’image sera réellement déposée sur l’objet a imprimer.

xTool Omni Printer

xTool Omni Printer

Toutes ces fonctionnalités offrent également des possibilités originales comme des effets lenticulaires : ces fameuses cartes avec deux images imprimées sur les deux faces d’un même relief et qui semblent s’animer suivant l’angle de vision. La possibilité d’ajouter des encres phosphorescentes, des finitions métalliques et d’imprimer sur des mugs offre encore plus d’usages à la xTool Omni Printer.

La xTool Omni Printer facilite la vie de l’utilisateur au maximum

Pour faciliter l’usage de la machine, un système de caméra est embarqué. Celle-ci va « voir » la surface de travail et vous la retransmettre sur votre logiciel de préparation. Vous n’aurez plus qu’à déposer l’image à imprimer avec ses caractéristiques pour que l’imprimante fasse le reste. Quant au relief éventuel des objets, un système de détection de la hauteur par laser permet de cartographier automatiquement les endroits inaccessibles.

Cette solution xTool Omni Printer est d’abord un outil semi-professionnel. Si elle facilite énormément l’usage de ce type de solution, cela n’en reste pas moins un engin avec un objectif de production. Il ne sera pas possible d’amortir un objet de ce type uniquement pour une fabrication uniquement personnelle. L’idée est par contre très intéressante pour un pro ou dans l’optique de proposer des services.

Créer par exemple des badges originaux pour un salon, vendre des T-shirts sur mesure en série limitée, signer des objets ou plus prosaïquement ajouter un service de personnalisation à des produits que l’on commercialise. Pour une entreprise qui n’a pas vocation première de proposer des services d’impression mais qui offre des prestations évènementielles, cette machine peut permettre d’améliorer son offre ou de la préciser. Le fait qu’elle n’occupe pas trop de place, qu’elle ne demande pas de compétences particulières et que son système d’autonettoyage facilite son entretien permettra de l’employer facilement.

Reste évidemment que ce genre de joujou a un coût ! Les prix de lancement sont importants par rapport à une imprimante jet d’encre traditionnelle et c’est évidemment assez logique. Comptez 1549€ pour le modèle de base et entre 2499 et 2549€ pour les versions les plus évoluées. Ces prix ne s’obtiennent qu’en versant un acompte remboursable de 50€. Acompte qui se finalisera en août avec l’expédition prévue des machines. Acompte qui peut être remboursé si vous changez d’avis entre-temps.

A noter également le prix des encres qui profite d’une remise pour le lancement mais qui a un certain coût à la fabrication. Comme toutes les solutions de ce gabarit, la xTool Omni Printer n’acceptera pas les encres « noname » pas plus que les matériaux tiers. Il faudra passer par la marque pour faire le plein. C’est un autre élément à bien garder en tête avant de se lancer. Encore une fois, ce type de machine n’est pas fait pour n’être utilisé que deux ou trois fois avant d’être rangé dans un placard. C’est un outil dans lequel investir quand on a vraiment une idée en tête.

Pour en savoir plus, vous pouvez découvrir la machine sur cette page. J’avoue que j’adorerais tester ce genre de joujou, cela ferait un bon complément à une graveuse laser

Caractéristique Édition UV + DT Fabric Édition UV à double tête Édition UV simple
Idéal pour Les créateurs ayant des besoins d’impression sur vêtements et sur supports rigides Les créateurs axés sur les applications UV avancées et les effets néon exclusifs Les makers débutants pour la personnalisation de matériaux rigides
Zone de travail Plateau standard : 330 × 122 mm
Grand plateau : 330 × 420 mm
Plateau DTG : 300 × 390 mm
Plateau standard : 330 × 122 mm
Grand plateau : 330 × 420 mm
Plateau standard : 330 × 122 mm
Grand plateau : 330 × 420 mm
Tête d’impression Epson F1080 ×2 Epson F1080 ×2 Epson F1080
Résolution d’impression 720 × 1440 dpi 720 × 1440 dpi 720 × 1440 dpi
Canaux d’encre Mode UV : CMJN + Blanc + Vernis (CMYKWV)
Mode DT Fabric : CMJN + Double Blanc (CMYKWW)
CMJN + Blanc + Vernis + encres spéciales (Blanc rigide, Blanc flexible, Rouge fluorescent, Jaune fluorescent) CMJN + Blanc + Vernis (CMYKWV)
Capacité d’encre Encre standard : 125 ml
Encre blanche haute capacité : 290 ml
Encre standard : 125 ml
Encre blanche haute capacité : 290 ml
Encre standard : 125 ml
Matériaux compatibles Rigides et tissus : acrylique, bois, métal, coton, polyester, etc. Rigides et flexibles : acrylique, cuir, bois, toile, etc. Supports rigides : acrylique, bois, métal, verre, céramique, etc.
Hauteur d’impression en relief 7 mm 7 mm 7 mm
Résolution du système de vision 1440 × 1200 dpi 1440 × 1200 dpi 1440 × 1200 dpi
Précision de positionnement ±0,2 mm ±0,2 mm ±0,2 mm
Sécurité et certifications Encre non reprotoxique
Certifié GREENGUARD
Certifié OEKO-TEX
Encre textile DT
Encre non reprotoxique
Certifié GREENGUARD
Encre non reprotoxique
Certifié GREENGUARD
Entretien automatisé Brassage automatique de l’encre blanche
Circulation automatique de l’encre blanche
Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression
Brassage automatique de l’encre blanche
Circulation automatique de l’encre blanche
Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression
Brassage automatique de l’encre blanche
Circulation automatique de l’encre blanche
Protection automatique contre l’humidité de la tête d’impression
Logiciels compatibles macOS, Windows macOS, Windows macOS, Windows
Gestion à distance Nettoyage et contrôle à distance via l’application Nettoyage et contrôle à distance via l’application Nettoyage et contrôle à distance via l’application

xTool Omni Printer : une nouvelle imprimante UV de bureau © MiniMachines.net. 2026

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GPD Win Max 3 : le netbook gaming passe à Strix Halo mais perd son âme

Le GPD Win Max 3 est annoncé. Cet engin très particulier proposera deux puces AMD Strix Halo entourées de beaucoup de mémoire vive et de stockage dans un châssis qui a fait un énorme compromis technique.

Le GPD Win Max 2

Le GPD Win Max 2

Le GPD Win Max 3 descend d’une lignée de minimachines portables assez intéressantes. Son prédécesseur, le GPD Win Max 2 lancé en décembre 2024 proposait déjà la même approche. Réunir dans un châssis compact un clavier, un dispositif de jeu avec joystick, boutons et gâchettes pour proposer un niveau de performances suffisant pour jouer en mobilité grâce à un processeur AMD « Strix Point ». Le Ryzen AI 9 HX 370 et son circuit Radeon 890M entouré de 64 Go de mémoire vive.

Dans la logique classique des constructeurs de PC, le nouveau GPD Win Max 3 se devait donc d’être plus performant. Il a donc recours aux puces Strix Halo qu’il entourera de 32 à 128 Go de mémoire vive… La première version sera équipée d’un Ryzen AI Max+ 388 et la seconde d’un Ryzen AI Max+ 395… Des puces très performantes mais également hors de prix et très gourmandes en énergie.

Un choix qui a mené à des aménagements très particuliers pour un engin dont la volonté première est d’être très portable. Le châssis baisse en largeur depuis le Win Max 2. Il faut dire que l’écran diminue de diagonale. On passe d’un 10.1 pouces en 2560 x 1600 pixels 60 Hz à un 9.06 pouces en 2400 x 1504 pixels 165 Hz AMOLED.  La luminosité explose avec une évolution de 400 à 650 nits. Cela affecte la taille de l’engin qui mesurait 22.7 cm de large pour 16 cm de profondeur et 2.3 cm d’épaisseur à un nouveau GPD Win Max 3 qui ne fait plus que 20.7 cm de large pour 14.7 cm de profondeur et 3.4 cm d’épaisseur… 

Un GPD Win Max 3 plus lourd et plus imposant malgré une dalle plus petite

Mais ces mesures sont assez trompeuses car elles ne concernent que l’objet sans sa batterie… Si on ajoute celle-ci, amovible, au dispositif. On passe à 20.7 cm de large pour 18 cm de profondeur et toujours la même profondeur. Ce qui rend le netbook plus profond et plus épais que son prédécesseur pour un écran plus faible. Un choix étrange qui s’explique probablement par la gourmandise des processeurs embarqués. La puce AMD Strix Point du GPD Win Max 2 tournait entre 15 et 35 Watts de TDP tandis que les puces Strix Halo du GPD Win Max 3 fonctionnent de 45 à 110 watts de TDP. Outre la chaleur qu’il faut dissiper, les puces consomment beaucoup plus d’énergie pour fonctionner. Et cela d’autant plus sur une machine a priori dédiée au jeu. Il sera donc possible pour le client d’ajouter une batterie supplémentaire dans son bagage pour augmenter son autonomie… Mais cela voudra dire également augmenter le poids de l’ensemble. L’engin pèse 815 grammes sans sa batterie mais 1.22 Kg avec. L’ancien modèle culminait à tout juste 1 Kg.

Pire, pour compenser la chaleur dégagée par les puces Strix Halo, le GPD Win Max 3 a également externalisé une part de sa ventilation. Un module embarquant un système de refroidissement secondaire sera proposé, il pèse à lui seul 180 grammes. Au total donc, l’engin de base avec une batterie, une seconde batterie dans son sac et le module indispensable pour jouer, pèse en tout 1.8 Kg au fond d’un bagage. Je ne compte pas le poids du chargeur 100 W Power Delivery.

GPD Win Max 3

GPD Win Max 3

Pour le reste, on retrouve une excellente connectique avec un USB4, un USB 3.2 Gen2 Type-C, deux USB 3.2 Gen2 Type-A, une sortie HDMI 2.1 et un jack audio 3.5 mm. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 sera également présent ainsi qu’une webcam 5 mégapixels et des enceintes stéréo. Pas mal pour un si petit engin…

Mais cette volonté d’aller toujours plus loin en performances est mortifère pour le GPD Win Max 3. Les puces comme cet AMD Ryzen AI Max+ 395 Strix Halo et leurs 16 cœurs Zen5 et accompagnées d’un circuit Radeon 8060S avec 40 cœurs RDNA 3.5 sont très performantes, mais on peut se demander si elles ont leur place dans ce type de minimachine ? Ici accompagnées par 32, 64 ou 128 Go de LPDDR5x-8000 et épaulées par trois solutions de stockage, elles vont faire exploser le prix de cet engin bien au-delà du raisonnable. Si on ajoute la possibilité de monter trois stockages différents dans le petit châssis avec un port M.2 2280 en PCIe 4.0 x4, un M.2 2232 en PCIe 4.0 x2 et un Mini SSD de BiWin en PCIe 4.0 x1, on a un cocktail de composants qui fixera l’engin probablement au-delà des 3000€ dans sa version la plus musclée…

Si les constructeurs comme GPD s’acharnent à intégrer des composants toujours plus puissants dans leurs productions, c’est probablement parce que celle-ci est faible en volume. Chaque machine doit être vendue assez cher et compter réellement dans leurs bénéfices. Pas question de faire des engins abordables et de multiplier les ventes, ce type de marque n’a pas les reins assez solides pour adresser correctement un vaste marché international. La seule solution pour rentabiliser le développement de ce type de machine, les moules et la production des engins, consiste donc à monter en gamme. Jusqu’à l’absurde.

J’adore le format de ce netbook de joueur, mais on a compris depuis un moment qu’il n’était pas nécessaire, voire pas souhaitable, d’embarquer une puce de ce type pour s’amuser. Imaginez le même design avec un processeur moins puissant, moins gourmand, comme celui d’un Steam Deck par exemple ou un Intel Arc G3. Une puce qui offrirait une belle autonomie et une jouabilité suffisante pour de nombreux titres. Sans les défauts de chauffe, de prix, d’autonomie d’un processeur Strix Halo entré au chausse-pied dans une carcasse trop petite pour lui.

Je ne rentre pas dans les considérations de jouabilité et d’ergonomie proposées. Qui va sérieusement lancer un jeu moderne, un triple A gourmand, sur un engin de 1.22 Kg, tenu à bout de bras avec une interface telle que celle-ci ? On n’a pas encore le prix de cet engin, mais il va sans dire qu’il sera cher, très cher. Les puces embarquées ne sont vraiment pas bradées et la mémoire vive a atteint les sommets que l’on sait… Personnellement, je n’ai pas envie de découvrir un beau jeu sur un GPD Win Max 3 de 9″ de diagonale avec des enceintes stéréo et une interface peu ergonomique. Ces engins ne sont pas faits pour coller à l’actualité du jeu vidéo mais plutôt pour accompagner les joueurs dans des titres à approfondir et redécouvrir. C’est ce que Valve a très bien compris avec le Steam Deck et qui semble encore et toujours échapper aux autres marques.

GPD Win Max 3

Processor AMD Ryzen AI Max+ 395 / AMD Ryzen AI Max+ 388
Graphics AMD Radeon 8060S, RDNA 3.5, 40 CUs, 2560 shader units
Memory 32GB / 64GB / 128GB LPDDR5x 8000 MT/s, quad-channel
Storage M.2 2280 / M.2 2230 / Mini SSD 1517, 512GB–4TB configuration dependent
Display 9.06-inch AMOLED, 2400 × 1504, 165Hz, HDR10, 313 PPI
Ports USB4, USB 3.2 Gen 2 Type-C, 2 × USB 3.2 Gen 2 Type-A, HDMI 2.1 FRL, 3.5mm audio
Battery 97Wh external swappable battery module
Cooling External 110W fan module
Charging 180W DC adapter / 100W PD 3.0 fast charge
Dimensions 207 × 147 × 34mm without modules; 207 × 180 × 34mm with modules
Weight 815g without modules; 1220g with battery; 985g with fan

 

GPD Win Max 3 : le netbook gaming passe à Strix Halo mais perd son âme © MiniMachines.net. 2026

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Touroll J2 ST Vélo de Ville électrique dispo à 629€ ?

Vélo de ville électrique – Touroll J2 ST – Roues 26″- Moteur 250 W / – 45 Nm – Batterie 36 V 15,6 Ah amovible – Vitesses 15/20/25 km/h – Autonomie 100 km – double frein à disque + e-brake – 7 vitesses Shimano – fourche suspendue 60 mm – phares stVZO – 120 Kg max – porte-bagages arrière 15 Kg – cadre ouvert – béquille
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Bétharram ferme cet été, ses élèves transférés à la rentrée sur un autre site à quelques kilomètres

Outre la fermeture de ce site, «le travail de mémoire et de reconnaissance des personnes victimes» se poursuivra, à l’aune notamment «des conclusions du rapport publié par l’institut Louis Joinet» le 20 juin, a annoncé mardi le secrétaire général de l’enseignement catholique.

© GAIZKA IROZ / AFP

La cour du lycée catholique français Le Beau Rameau à Lestelle-Betharram, dans le sud-ouest de la France, le 20 juin 2026.
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Doubs : un homme condamné à 12 ans de prison pour un meurtre consécutif à une altercation «pour une chaise de camping» en 2024

L’accusé, âgé de 17 ans au moment des faits, a été reconnu coupable de meurtre aggravé par la consommation de cannabis à l’issue de deux jours de procès à huis clos devant la cour d’assises du Doubs.

© Aerial Mike / ADOBE STOCK

Photo d’illustration.
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Un député américain explique son absence inexpliquée par une dépression

«En raison d’inquiétudes de santé, je suis entré à l’hôpital pour quelques tests. Je ne pensais pas que cela aboutirait à un séjour de longue durée. On m’a donné un diagnostic de dépression», a déclaré Tom Kean.

© Kylie Cooper / REUTERS

Le représentant américain Tom Kean (R-NJ), qui revient d’une absence inexplicable de plusieurs mois avec un discours clarifiant qu’il a été hospitalisé pour dépression.
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Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens

C’est avec une force et une intelligence impressionnantes que notre monde politique a lancé il y a quelques mois la taxe de 2€ sur les petits colis. Prenant ainsi de l’avance sur celle qui devait entrer en vigueur un peu plus tard dans l’année sur tout l’univers économique européen.

Qui aurait pu prédire ?

Grâce à cette taxe nationale, nous sommes parvenus à un brillant résultat pourtant anticipé avant sa promulgation. Celui d’un système de fret notional totalement désorganisé. D’une disparition de centaines d’emplois directs et indirects et de la récolte d’une somme colossale : 2.3 millions d’euros sur les 400 millions anticipés.

La brillante idée trouvée par notre gouvernement le premier mars de cette année était de faire payer un montant de 2€ par type de nomenclature de produit douanier pour tous les colis de moins de 150€ à entrer sur le territoire depuis un pays en dehors de la Communauté économique européenne. En clair, vous commandiez un paquet avec une paire de chaussettes, deux cravates, et trois pantalons, vous vous acquittiez de 6€ de taxes supplémentaires. 2€ pour chaque type de produit. Si, et seulement si, votre colis faisait par exemple Londres -> Toulouse. Ou Singapour -> Marseille.

Si votre colis faisait une escale entre-temps dans un pays d’Europe qui n’avait pas encore ajouté de taxe de ce type, comme, au hasard, la Belgique, la Pologne ou l’Espagne. Alors il n’était pas taxé. Chose incroyable, des géants du ecommerce ont investi en masse ces pays pour implanter des centres logistiques. La Belgique pour Alibaba. La Pologne pour de nombreux depuis que le pays est le terminus des trains en provenance des nouvelles routes de la soie terrestre de Chine. L’Espagne également comme une plaque tournante du commerce vers de nombreux pays d’Europe.

Évidemment, il s’est passé ce qu’il devrait se passer. Du jour au lendemain, les différents acteurs du marché qui importaient en France ont simplement demandé à atterrir ailleurs. Les zones de logistique des aéroports français se sont retrouvées vides et des sociétés de gestion de colis et de dédouanement ont vu leur gagne-pain disparaitre. La distorsion concurrentielle posée par l’acte isolé du gouvernement français ne pouvait pas se solder par un autre scénario.

Une pièce de 3€ slovène

Une pièce de 3€ slovène

Changement de méthode

Réjouissons-nous, il n’aura fallu que 4 mois pour que le gouvernement se rende compte de la boulette. Ce 30 juin, la taxe petits colis de 2€ franco-française est suspendue. A terme, elle va totalement disparaitre au profit de la taxe de 3€ Européenne. L’effort de réflexion est louable, d’autant qu’au départ le gouvernement voulait proposer un combo. La taxe nationale de 2€ devait accompagner la taxe commune de 3€ pour un très joli 5€ par type d’objet livré. Cela ne sera finalement pas le cas. Le ministère du commerce a finalement reconnu qu’il serait mieux de proposer une taxe unique étant donné que nous sommes dans un « marché unique ».

Il faut surtout dire que si les 2€ cocorico s’ajoutaient aux 3€ de base, la distorsion concurrentielle persisterait. Les premiers bilans de l’expérience ont établi que 90% des colis qui débarquaient sur le sol français avaient été expédiés ailleurs quelques jours après l’entrée en vigueur de la taxe 2€ le premier mars. Et les rentrées d’argent espérées étaient retombées chez nos chers voisins européens. Les compagnies internationales extra-européennes préférant encore et toujours payer 3€ de taxe en Belgique que 5€ en France. Là encore, personne n’avait cru bon de le signaler au gouvernement français en amont… Ah si, on me dit dans l’oreillette que de nombreux spécialistes avaient tiré la sonnette d’alarme. Pas assez fort probablement.

Méthode Coué Premium++

Aujourd’hui, la communication gouvernementale ne manquera pas de surprendre. La décision de la taxe européenne de 3€ a été entérinée le 12 décembre 2025 après de longs conciliabules pour mettre les 27 membres de l’Union économique d’accord. Mais le gouvernement estime que c’est son impulsion au 1ᵉʳ mars 2026 avec la taxe à 2€ qui a permis de « pousser l’Europe à prendre des mesures ». Que la France a obtenu « gain de cause » sur un projet déjà signé et entériné pour se lancer au premier juillet 2026. On est en plein développement personnel et autocongratulation devant ses actes même s’ils n’ont fait que créer des problèmes.

L’impression d’un amateurisme total n’est donc qu’une vue de l’esprit et les effets de bord sur l’emploi de cette décision de créer une zone plus taxée au sein de l’union ont forcément été mûrement réfléchis.

La taxe sur les petits colis se heurte à l'ampleur phénoménale de la tâche

Ce que cela va donner en pratique et pendant deux ans

Imaginez que vous commandiez du matériel électronique pour un projet personnel. Par exemple un kit pour établir la pollution de l’eau tel que celui-ci décrit sur Instructables. Il vous faudra commander 9 types d’éléments différents. Des capteurs, des résistances, des câbles, une batterie, une carte de développement ESP-32 etc. Cela fait donc 9 x 3 : 27€ de taxe sur votre colis. Si je regarde rapidement le prix des composants un à un, il y en a pour 45 à 50€ de produits et donc 50% de taxe petits colis sur ce montant. Bien entendu, si vous commandez un kit de 600 résistances, vous ne paierez que 3€ de taxe. 

Évidemment, personne ne va vérifier les contenus de vos paquets, tout va passer par les documents électroniques fournis par les exportateurs à la douane et un jeu de codes-barres. Et comme les colis sont concentrés en amont dans différents centres de collecte pour limiter le prix du port, une grande partie des colis seront estampillés d’un très vague descriptif. Je reçois depuis des années des colis souples qui enferment des produits variés. Le tout est estampillé de manière très vague. Je souhaite bien du courage au douanier junior qui se fera confier la tâche de vérifier la différence de nomenclature douanière entre une carte contrôleur de moteur pas à pas et un relais 12V, une ESP32 d’une solution sous RP2040. À part pour un bizutage bon enfant de ses supérieurs devant une tâche impossible, les agents devront forcément faire confiance aux expéditeurs. Deviner au toucher si votre colis contient des chaussettes, des slips et des t-shirts et non pas uniquement des sweats me parait légèrement hasardeux et chronophage.

Pour tenter de faire face au tsunami de travail qui va s’abattre sur les agents des douanes et payer les agents privés à qui l’État confie également le rôle de surveillance de ce fret, une surtaxe supplémentaire est prévue en novembre. Celle-ci sera fixée par colis et non en fonction des différents types d’objets importés. On parle pour le moment de quelque chose comme 2€.

Au final, ce sont les entreprises qui devront payer les taxes. Ce qui voudrait dire que la société qui vous propose un jeu de 100 LEDs RGB à 8€ va prendre le risque de payer 3€ de taxe ? Bien sûr que non. Les marchands vont augmenter leurs prix de 3€ par produit dès la mise dans le panier, histoire de se couvrir. Cette « surtaxe » disparaitra si vous dépassez les 150€ fatidiques. La taxe de traitement sera ajoutée en plus.

Que va-t-il se passer en amont ?

La réponse est assez évidente. Les différents acteurs de l’e-commerce mondial vont tout faire pour éviter de payer la taxe. Préférant payer un montant plus global à leurs antennes locales et profiter de leur infrastructure déjà en place. Aliexpress, par exemple, va profiter de ses dizaines de milliers de mètres carrés déjà implantés en Belgique pour y importer ses produits en masse. De manière à ne pas payer la taxe petit colis ensuite. Les entreprises ayant développé des entrepôts gigantesques en Pologne ou en Espagne feront de même. Ce changement de régime ne devrait pas inciter les plateformes à revenir dédouaner directement en France si elles ont déjà l’infrastructure et les emplois dans des pays limitrophes. Importer un ensemble de conteneurs complets de produits identiques sera toujours plus rentable et bien plus rapide à dédouaner. Cela condamnera donc le fret aérien en France que l’on connaissait avant mars 2026.

Pour les particuliers, la meilleure idée sera rapidement de grouper ses achats pour dépasser les 150€, surtout si votre commande est composée de dizaines de types de produits différents.

En attendant un prochain changement déjà anticipé d’une réforme en profondeur de notre système Européen de taxation qui est prévu pour 2028.

Taxe sur les petits colis : les aéroports français se vident

Taxe petit colis, un bilan ridicule de 2.3 millions d’euros

 

Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens © MiniMachines.net. 2026

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