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Xbox ressort la hache et s’ampute de cinq studios

Le nouveau season pass de Microsoft a mauvais goût
Xbox ressort la hache et s’ampute de cinq studios

Microsoft a annoncé ce lundi 6 juillet une nouvelle charrette de licenciements. Le groupe va supprimer près de 5 000 postes. La division Xbox paie le plus lourd tribut et se sépare de 5 studios – dont un basé en France, avec un avenir loin d’être garanti.

Pour son nouvel exercice fiscal, Microsoft s’offre une nouvelle cuillerée de potion amère : 4 800 postes rayés d’un trait de plume, environ 2,1 % des effectifs actuels. L’annonce est réalisée un an quasiment jour pour jour après une coupe claire de 9 100 emplois. Xbox règle le gros de la facture avec 3 200 postes, soit 20 % des équipes. Autrement dit, une réorganisation massive du vilain petit canard du groupe.

Le chemin perdu de Xbox

« Je sais que c’est douloureux. Ces changements toucheront directement des personnes qui ont mis toute leur créativité au service de Xbox », explique Asha Sharma dans un mémo partagé sur les réseaux sociaux. La CEO de Xbox, en place depuis février, a pour mission de relancer la machine et de faire en sorte de trouver un chemin vers la rentabilité.

Pas top cet anniversaire des 25 ans de Xbox.

Ça n’est pas le cas aujourd’hui : « Notre activité n’est pas saine aujourd’hui. Nous fonctionnons avec des marges 3 à 10 fois inférieures à celles d’entreprises comparables ». À force de multiplier les acquisitions dans tous les sens pour nourrir le catalogue du Game Pass, Xbox aurait-elle perdu la tête ? Sa frénésie d’acquisition de studios se traduit par un retour sur investissement négatif, indique la CEO : « lors d’une année type, nous avons perdu 64 cents pour chaque dollar investi ».

« Pour croître, nous avons misé sur le Game Pass, le multiplateforme et un portefeuille de contenus plus large. Si ces activités ont créé une valeur réelle, elles n’ont pas progressé au rythme que nous espérions. Dans le même temps, notre cœur d’activité s’est affaibli, et nous avons ajouté des équipes, des investissements et du temps, dans l’espoir d’un meilleur résultat. L’industrie traverse désormais la crise matérielle la plus grave de son histoire. Nous devons remettre Xbox à plat. »

Par conséquent, Xbox va se séparer de quatre studios. Compulsion Games, créateur montréalais de South of Midnight, et le californien Double Fine (Psychonauts, Kiln) retrouvent leur indépendance avec leurs licences et catalogues, « et les moyens nécessaires pour leurs prochains jeux », s’engage Asha Sharma. Ninja Theory, basé à Cambridge en Angleterre, va être revendu sans plus de précision sur l’acheteur. Tout comme Undead Labs, installé à Seattle.

Le cas de ces deux studios est singulier : tous deux avaient présenté leurs futurs jeux durant la dernière conférence Xbox, qui remonte au mois dernier. Le nouveau propriétaire et Microsoft se sont mis d’accord sur « un financement destiné à terminer et développer Senua [Ninja Theory] et State of Decay 3 [Undead Labs] », les deux jeux en question.

Le cas Arkane en suspens

Reste le cas épineux d’Arkane Lyon. Le studio français, créateur de la franchise Dishonored ou encore Deathloop et Prey, avait annoncé fin 2023 le développement d’un jeu Marvel basé sur le héros Blade. « En France, la direction d’Arkane entame la consultation obligatoire avec son CSE afin d’examiner d’éventuelles options stratégiques », indique la CEO de Xbox. Aucun des projets de jeux « first party » (développés par un studio Xbox) annoncés publiquement ne seront annulés.

Au moins, Microsoft ne ferme pas tous ces studios et mieux encore, l’entreprise semble vouloir leur donner les moyens de leur subsistance pendant un moment. Néanmoins, l’état actuel de l’industrie n’incite pas à l’optimisme : les investissements dans de nouveaux jeux se tarissent, à moins qu’il s’agisse de grosses licences. Par conséquent, des restructurations au sein des studios « libérés » sont à craindre.

Sur un plan plus stratégique, Mojang (Minecraft) et King (Candy Crush) relèveront désormais directement de la responsabilité d’Asha Sharma, sans passer par des niveaux intermédiaires de management. Ces deux jeux sont parmi les plus rentables (et populaires) de la division, et ils sont rudement concurrencés par Roblox et Monopoly Go.

Les licenciements toucheront l’ensemble de la filiale, avec une ampleur qui variera « selon Activision, Bethesda/ZeniMax, Blizzard, King, Mojang et Xbox Game Studios ». Asha Sharma veut réduire les couches de management : « dans certaines parties de l’entreprise, le travail passe par jusqu’à 14 niveaux de management ». Elle veut les ramener à « 5 au maximum, et quand ce sera possible, à 3 ». Un chantier manifestement très compliqué : cela avait en effet été l’argument entendu lors de la précédente charrette chez Microsoft.

« Cette année, nous investirons autant dans Xbox que nous ne l’avons jamais fait, mais nous investirons avec davantage de concentration, de discipline et de clarté, au service d’un objectif : faire de Xbox l’endroit où le monde joue et crée », affirme la patronne. Elle veut mettre l’accent sur les franchises connues, comme Fallout, Elder Scrolls ou encore Halo.

Asha Sharma a beaucoup d’ambition. « Je veux que Xbox soit l’une des rares entreprises à divertir plus d’un milliard de personnes chaque jour », affirme-t-elle. Encore plus ambitieux : « nous renouerons avec la croissance en 2027 ». Bon courage…

« Personne ne peut accuser Microsoft de ne pas avoir investi [dans Xbox] ces 25 dernières années », avait expliqué Satya Nadella mi-juin, dans un podcast du New York Times. Le CEO de Microsoft ajoute que le groupe a « subventionné ce divertissement […] les jeux Xbox sont davantage monétisés sur YouTube que chez Microsoft », déplore-t-il.

Il veut maintenant « transformer tout cela en une activité pérenne, capable de proposer ce qui reste fondamentalement l’une des meilleures sources de divertissement. » Et il faudra le faire « d’une manière économiquement viable ». Nadella télégraphiait ici les licenciements à venir chez Xbox.

Quant à l’avenir du matériel, il est a priori assuré. Une source de Windows Central affirme en effet que les équipes chargés du développement des consoles seront les moins touchées par la restructuration. Le projet Helix de future Xbox ne serait pas menacé.

Au-delà du cas Xbox, des licenciements ont lieu ailleurs chez Microsoft, en particulier au sein des équipes commerciales. Amy Coleman, vice-présidente du groupe et directrice des ressources humaines, attribue ces suppressions de postes à l’évolution du secteur et à la « nécessité d’adapter les ressources et les fonctions » pour répondre à l’impact de l’IA.

« Je veux également être claire : les postes supprimés aujourd’hui ne sont pas remplacés par l’IA », affirme la dirigeante dans son mémo partagé par The Verge. « Mais il est tout aussi vrai que l’IA transforme la manière dont le travail est effectué. »

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Xbox ressort la hache et s’ampute de cinq studios

Le nouveau season pass de Microsoft a mauvais goût
Xbox ressort la hache et s’ampute de cinq studios

Microsoft a annoncé ce lundi 6 juillet une nouvelle charrette de licenciements. Le groupe va supprimer près de 5 000 postes. La division Xbox paie le plus lourd tribut et se sépare de 5 studios – dont un basé en France, avec un avenir loin d’être garanti.

Pour son nouvel exercice fiscal, Microsoft s’offre une nouvelle cuillerée de potion amère : 4 800 postes rayés d’un trait de plume, environ 2,1 % des effectifs actuels. L’annonce est réalisée un an quasiment jour pour jour après une coupe claire de 9 100 emplois. Xbox règle le gros de la facture avec 3 200 postes, soit 20 % des équipes. Autrement dit, une réorganisation massive du vilain petit canard du groupe.

Le chemin perdu de Xbox

« Je sais que c’est douloureux. Ces changements toucheront directement des personnes qui ont mis toute leur créativité au service de Xbox », explique Asha Sharma dans un mémo partagé sur les réseaux sociaux. La CEO de Xbox, en place depuis février, a pour mission de relancer la machine et de faire en sorte de trouver un chemin vers la rentabilité.

Pas top cet anniversaire des 25 ans de Xbox.

Ça n’est pas le cas aujourd’hui : « Notre activité n’est pas saine aujourd’hui. Nous fonctionnons avec des marges 3 à 10 fois inférieures à celles d’entreprises comparables ». À force de multiplier les acquisitions dans tous les sens pour nourrir le catalogue du Game Pass, Xbox aurait-elle perdu la tête ? Sa frénésie d’acquisition de studios se traduit par un retour sur investissement négatif, indique la CEO : « lors d’une année type, nous avons perdu 64 cents pour chaque dollar investi ».

« Pour croître, nous avons misé sur le Game Pass, le multiplateforme et un portefeuille de contenus plus large. Si ces activités ont créé une valeur réelle, elles n’ont pas progressé au rythme que nous espérions. Dans le même temps, notre cœur d’activité s’est affaibli, et nous avons ajouté des équipes, des investissements et du temps, dans l’espoir d’un meilleur résultat. L’industrie traverse désormais la crise matérielle la plus grave de son histoire. Nous devons remettre Xbox à plat. »

Par conséquent, Xbox va se séparer de quatre studios. Compulsion Games, créateur montréalais de South of Midnight, et le californien Double Fine (Psychonauts, Kiln) retrouvent leur indépendance avec leurs licences et catalogues, « et les moyens nécessaires pour leurs prochains jeux », s’engage Asha Sharma. Ninja Theory, basé à Cambridge en Angleterre, va être revendu sans plus de précision sur l’acheteur. Tout comme Undead Labs, installé à Seattle.

Le cas de ces deux studios est singulier : tous deux avaient présenté leurs futurs jeux durant la dernière conférence Xbox, qui remonte au mois dernier. Le nouveau propriétaire et Microsoft se sont mis d’accord sur « un financement destiné à terminer et développer Senua [Ninja Theory] et State of Decay 3 [Undead Labs] », les deux jeux en question.

Le cas Arkane en suspens

Reste le cas épineux d’Arkane Lyon. Le studio français, créateur de la franchise Dishonored ou encore Deathloop et Prey, avait annoncé fin 2023 le développement d’un jeu Marvel basé sur le héros Blade. « En France, la direction d’Arkane entame la consultation obligatoire avec son CSE afin d’examiner d’éventuelles options stratégiques », indique la CEO de Xbox. Aucun des projets de jeux « first party » (développés par un studio Xbox) annoncés publiquement ne seront annulés.

Au moins, Microsoft ne ferme pas tous ces studios et mieux encore, l’entreprise semble vouloir leur donner les moyens de leur subsistance pendant un moment. Néanmoins, l’état actuel de l’industrie n’incite pas à l’optimisme : les investissements dans de nouveaux jeux se tarissent, à moins qu’il s’agisse de grosses licences. Par conséquent, des restructurations au sein des studios « libérés » sont à craindre.

Sur un plan plus stratégique, Mojang (Minecraft) et King (Candy Crush) relèveront désormais directement de la responsabilité d’Asha Sharma, sans passer par des niveaux intermédiaires de management. Ces deux jeux sont parmi les plus rentables (et populaires) de la division, et ils sont rudement concurrencés par Roblox et Monopoly Go.

Les licenciements toucheront l’ensemble de la filiale, avec une ampleur qui variera « selon Activision, Bethesda/ZeniMax, Blizzard, King, Mojang et Xbox Game Studios ». Asha Sharma veut réduire les couches de management : « dans certaines parties de l’entreprise, le travail passe par jusqu’à 14 niveaux de management ». Elle veut les ramener à « 5 au maximum, et quand ce sera possible, à 3 ». Un chantier manifestement très compliqué : cela avait en effet été l’argument entendu lors de la précédente charrette chez Microsoft.

« Cette année, nous investirons autant dans Xbox que nous ne l’avons jamais fait, mais nous investirons avec davantage de concentration, de discipline et de clarté, au service d’un objectif : faire de Xbox l’endroit où le monde joue et crée », affirme la patronne. Elle veut mettre l’accent sur les franchises connues, comme Fallout, Elder Scrolls ou encore Halo.

Asha Sharma a beaucoup d’ambition. « Je veux que Xbox soit l’une des rares entreprises à divertir plus d’un milliard de personnes chaque jour », affirme-t-elle. Encore plus ambitieux : « nous renouerons avec la croissance en 2027 ». Bon courage…

« Personne ne peut accuser Microsoft de ne pas avoir investi [dans Xbox] ces 25 dernières années », avait expliqué Satya Nadella mi-juin, dans un podcast du New York Times. Le CEO de Microsoft ajoute que le groupe a « subventionné ce divertissement […] les jeux Xbox sont davantage monétisés sur YouTube que chez Microsoft », déplore-t-il.

Il veut maintenant « transformer tout cela en une activité pérenne, capable de proposer ce qui reste fondamentalement l’une des meilleures sources de divertissement. » Et il faudra le faire « d’une manière économiquement viable ». Nadella télégraphiait ici les licenciements à venir chez Xbox.

Quant à l’avenir du matériel, il est a priori assuré. Une source de Windows Central affirme en effet que les équipes chargés du développement des consoles seront les moins touchées par la restructuration. Le projet Helix de future Xbox ne serait pas menacé.

Au-delà du cas Xbox, des licenciements ont lieu ailleurs chez Microsoft, en particulier au sein des équipes commerciales. Amy Coleman, vice-présidente du groupe et directrice des ressources humaines, attribue ces suppressions de postes à l’évolution du secteur et à la « nécessité d’adapter les ressources et les fonctions » pour répondre à l’impact de l’IA.

« Je veux également être claire : les postes supprimés aujourd’hui ne sont pas remplacés par l’IA », affirme la dirigeante dans son mémo partagé par The Verge. « Mais il est tout aussi vrai que l’IA transforme la manière dont le travail est effectué. »

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☕️ Spotify fait le ménage dans un pari truqué de Kalshi



Le morceau le plus écouté sur Spotify en juin aux États-Unis a été « Earrings », de Malcolm Todd. À moins qu’il s’agisse d’une manipulation des classements pour remplir les poches des parieurs de Kalshi… La plateforme de streaming a en effet repéré et retiré plus d’un demi-million de streams douteux, un volume qui a permis à ce titre de devenir une des chansons les plus populaires (artificiellement) du mois dernier.

Capture d’écran du site Kalshi

Il s’agissait en effet de chiffres gonflés qui ont permis de régler un pari Kalshi représentant environ 3 millions de dollars d’échanges, rapporte Bloomberg. L’artiste a donc été déclaré gagnant sur la base des données publiées avant que Spotify ait terminé son enquête.

Manipulation de streams sur Spotify

Les petits malins ayant parié tôt sur la position de cette chanson dans les classements ont gagné gros, environ 30 fois leur mise – et pour cause, leurs chances de l’emporter étaient estimées à moins de 3 %… Spotify a communiqué avec Kalshi concernant cette découverte problématique. La plateforme de paris en ligne mène ses propres investigations.

Spotify a également demandé à Kalshi et à son concurrent Polymarket de retirer son logo des plateformes. Elles devront aussi préciser qu’il n’existe aucun partenariat officiel avec le service de streaming, pour lever toute ambiguïté.

Cette nouvelle histoire ne fait que renforcer les craintes autour des « marchés prédictifs », qui créent des incitations à la manipulation d’événements et aux délits d’initiés. On en avait eu un exemple en début d’année : un soldat américain avait empoché 430 000 $ en pariant sur la chute de Nicolás Maduro, l’ancien président du Venezuela. Il a été accusé depuis d’avoir utilisé illégalement des informations confidentielles du gouvernement US.

Plus près de nous, même si Polymarket n’est pas autorisé en France, des parieurs avaient misé gros sur la température à Paris début avril. Des paris basés sur des mesures de la température réalisées par un capteur Météo-France installé près de l’aéroport Charles-de-Gaulle. Bizarrement, le thermomètre de cette station a soudainement grimpé de plusieurs degrés le 6 avril, permettant à un utilisateur de gagner une coquette somme (30 000 euros). Un incident du même type s’est produit quelques jours plus tard, comme l’a rapporté Euronews.

Après analyse des données du capteur, Météo-France a porté plainte pour « altération du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données ». Une enquête a été ouverte, mais des rumeurs font état d’une manipulation de cette station météo par un utilisateur ayant utilisé un sèche-cheveux (!) afin de faire grimper artificiellement la température.

Malgré ces soupçons, Polymarket n’a pas modifié ni annulé les contrats réglés. L’« oracle » utilisé par la plateforme – la source d’où proviennent les données permettant de trancher un pari – a simplement été déplacé au capteur météo de l’aéroport de Paris-Le Bourget.

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☕️ Spotify fait le ménage dans un pari truqué de Kalshi



Le morceau le plus écouté sur Spotify en juin aux États-Unis a été « Earrings », de Malcolm Todd. À moins qu’il s’agisse d’une manipulation des classements pour remplir les poches des parieurs de Kalshi… La plateforme de streaming a en effet repéré et retiré plus d’un demi-million de streams douteux, un volume qui a permis à ce titre de devenir une des chansons les plus populaires (artificiellement) du mois dernier.

Capture d’écran du site Kalshi

Il s’agissait en effet de chiffres gonflés qui ont permis de régler un pari Kalshi représentant environ 3 millions de dollars d’échanges, rapporte Bloomberg. L’artiste a donc été déclaré gagnant sur la base des données publiées avant que Spotify ait terminé son enquête.

Manipulation de streams sur Spotify

Les petits malins ayant parié tôt sur la position de cette chanson dans les classements ont gagné gros, environ 30 fois leur mise – et pour cause, leurs chances de l’emporter étaient estimées à moins de 3 %… Spotify a communiqué avec Kalshi concernant cette découverte problématique. La plateforme de paris en ligne mène ses propres investigations.

Spotify a également demandé à Kalshi et à son concurrent Polymarket de retirer son logo des plateformes. Elles devront aussi préciser qu’il n’existe aucun partenariat officiel avec le service de streaming, pour lever toute ambiguïté.

Cette nouvelle histoire ne fait que renforcer les craintes autour des « marchés prédictifs », qui créent des incitations à la manipulation d’événements et aux délits d’initiés. On en avait eu un exemple en début d’année : un soldat américain avait empoché 430 000 $ en pariant sur la chute de Nicolás Maduro, l’ancien président du Venezuela. Il a été accusé depuis d’avoir utilisé illégalement des informations confidentielles du gouvernement US.

Plus près de nous, même si Polymarket n’est pas autorisé en France, des parieurs avaient misé gros sur la température à Paris début avril. Des paris basés sur des mesures de la température réalisées par un capteur Météo-France installé près de l’aéroport Charles-de-Gaulle. Bizarrement, le thermomètre de cette station a soudainement grimpé de plusieurs degrés le 6 avril, permettant à un utilisateur de gagner une coquette somme (30 000 euros). Un incident du même type s’est produit quelques jours plus tard, comme l’a rapporté Euronews.

Après analyse des données du capteur, Météo-France a porté plainte pour « altération du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données ». Une enquête a été ouverte, mais des rumeurs font état d’une manipulation de cette station météo par un utilisateur ayant utilisé un sèche-cheveux (!) afin de faire grimper artificiellement la température.

Malgré ces soupçons, Polymarket n’a pas modifié ni annulé les contrats réglés. L’« oracle » utilisé par la plateforme – la source d’où proviennent les données permettant de trancher un pari – a simplement été déplacé au capteur météo de l’aéroport de Paris-Le Bourget.

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Les médias japonais mettent en garde contre la chute historique du yen

En dépit des interventions du gouvernement japonais, la valeur de la devise nippone continue de chuter face au dollar américain. Un phénomène qui menace d’aggraver l’inflation. Pour y remédier, il faudrait redresser l’économie du pays, clament les médias japonais, qui anticipent néanmoins la poursuite de la tendance.

© PHOTO KAZUHIRO NOGI/AFP

Des écrans électriques affichant les taux de change entre le yen et le dollar, le 30 juin 2026, à Tokyo.
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Marché entreprise : les acteurs de l’IA misent sur des ingénieurs placés chez le client

Fini le Dev, on Externalise
Marché entreprise : les acteurs de l’IA misent sur des ingénieurs placés chez le client

Microsoft et Amazon viennent tour à tour d’annoncer la création d’entités dédiées au Forward Deployed Engineering, soit le placement d’ingénieurs IA directement chez les clients entreprise. Inspirée de Palantir, la démarche a déjà suscité des investissements significatifs chez OpenAI, Anthropic ou Google.

Nouvelle entité au sein du groupe, la Microsoft Frontier Company est présentée comme la division la plus richement dotée du marché, à la fois en moyens financiers et en compétences humaines de pointe, en matière d’accompagnement des projets IA en entreprise. « Elle constituera l’organisation d’ingénierie la plus importante, compétente et orientée vers l’obtention de résultats concrets et mesurables pour les clients », vante dans un communiqué Judson Althoff, le CEO de Microsoft Commercial Business, la branche B2B de l’éditeur.

Microsoft muscle son jeu sur l’IA en entreprise

En pratique ? Microsoft annonce déployer 2,5 milliards de dollars d’investissements et réunir « 6 000 experts métier et ingénieurs » au sein de cette division chargée de travailler directement avec les clients entreprise pour « co-concevoir, co-innover, déployer et améliorer en continu des systèmes d’IA à grande échelle, en s’appuyant sur des résultats métiers mesurables ».

La démarche passe principalement par le placement d’experts métier directement chez les clients concernés. Le phénomène a donné naissance à un nouvel intitulé de poste, le Forward Deployed Engineer (FDE).

Microsoft promet cependant d’aller plus loin que la simple mise à disposition de compétences. Pour ce faire, l’éditeur compte bien sûr s’appuyer sur ses propres outils et ressources en matière d’IA ou de cloud. À ce niveau, il revendique une approche ouverte et cherche à désamorcer tout soupçon d’enfermement. « La plateforme de Microsoft offre aux organisations la flexibilité nécessaire pour utiliser le modèle le plus adapté à chaque usage, qu’il provienne d’OpenAI, d’Anthropic, de Microsoft AI, de l’open source ou d’un modèle spécialisé conçu pour un secteur d’activité spécifique, sans jamais perdre le contrôle au profit d’un acteur unique », assure Judson Althoff.

Une tendance marché déjà bien engagée

Si Microsoft met en avant des chiffres significatifs, c’est que les autres grands noms de l’IA ne sont pas en reste en matière de FDE. Dans le lot, on pense bien sûr à Palantir, qui a popularisé le terme et a fait de ces ingénieurs placés directement chez le client l’une de ses marques de fabrique, y compris dans les contrats sensibles. ChapsVision, qui vient de souffler au géant états-unien le contrat de la DGSI française, en fait d’ailleurs un axe de différenciation.

Outre Palantir, Amazon Web Services (AWS) a procédé plus tôt cette semaine à une offensive similaire. Le groupe a lui aussi annoncé la création d’une entité dédiée, explicitement baptisée Forward Deployed Engineering et associée à un investissement chiffré à 1 milliard de dollars.

OpenAI a également dégainé en mai sa propre initiative en la matière. À partir du rachat de l’ESN Tomoto, le laboratoire a en effet créé une entité dédiée, The OpenAI Deployment Company, elle aussi centrée sur la notion de FDE. Cette nouvelle filiale fait l’objet d’un financement spécifique, qui associe 19 investisseurs, pour une mise de départ affichée à « plus de 4 milliards de dollars ».

Une semaine plus tôt, c’est Anthropic qui sortait du bois, avec un modèle similaire : la société a pris le parti de s’associer à des acteurs financiers pour créer une structure commerciale dédiée, au sein de laquelle des ingénieurs d’Anthropic évolueront aux côtés de compétences issues des intégrateurs partenaires de l’entreprise pour faciliter ou accélérer le déploiement de projets basés sur les modèles Claude. Cette fois, l’investissement consenti n’est pas précisé.

Nouvelle guerre des talents en vue

Google n’est pas en reste. Début juin, le CEO de Google Cloud affichait ainsi son intention de recruter massivement des ingénieurs en vue de missions directement chez les clients :

« Bien que le recours à des FDE ne soit pas nouveau chez Google Cloud, la demande des clients et des partenaires pour les produits d’IA d’entreprise de Google et pour l’aide fournie par les ingénieurs de Google dans l’adoption du développement agentique croît très rapidement ».

En mars, le Wall Street Journal remarquait déjà que les profils de FDE figuraient parmi les plus demandés du marché, avec une multiplication par dix des offres d’emploi recensées sur Indeed entre 2024 et 2025. Il qualifiait dans le même temps les postes en question de « peu glamour ». La logique du FDE rappelle en effet celle du consultant placé chez le client que connaissent déjà bien les ingénieurs employés par les entreprises de services numériques (ESN) ou les cabinets de conseil.

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Marché entreprise : les acteurs de l’IA misent sur des ingénieurs placés chez le client

Fini le Dev, on Externalise
Marché entreprise : les acteurs de l’IA misent sur des ingénieurs placés chez le client

Microsoft et Amazon viennent tour à tour d’annoncer la création d’entités dédiées au Forward Deployed Engineering, soit le placement d’ingénieurs IA directement chez les clients entreprise. Inspirée de Palantir, la démarche a déjà suscité des investissements significatifs chez OpenAI, Anthropic ou Google.

Nouvelle entité au sein du groupe, la Microsoft Frontier Company est présentée comme la division la plus richement dotée du marché, à la fois en moyens financiers et en compétences humaines de pointe, en matière d’accompagnement des projets IA en entreprise. « Elle constituera l’organisation d’ingénierie la plus importante, compétente et orientée vers l’obtention de résultats concrets et mesurables pour les clients », vante dans un communiqué Judson Althoff, le CEO de Microsoft Commercial Business, la branche B2B de l’éditeur.

Microsoft muscle son jeu sur l’IA en entreprise

En pratique ? Microsoft annonce déployer 2,5 milliards de dollars d’investissements et réunir « 6 000 experts métier et ingénieurs » au sein de cette division chargée de travailler directement avec les clients entreprise pour « co-concevoir, co-innover, déployer et améliorer en continu des systèmes d’IA à grande échelle, en s’appuyant sur des résultats métiers mesurables ».

La démarche passe principalement par le placement d’experts métier directement chez les clients concernés. Le phénomène a donné naissance à un nouvel intitulé de poste, le Forward Deployed Engineer (FDE).

Microsoft promet cependant d’aller plus loin que la simple mise à disposition de compétences. Pour ce faire, l’éditeur compte bien sûr s’appuyer sur ses propres outils et ressources en matière d’IA ou de cloud. À ce niveau, il revendique une approche ouverte et cherche à désamorcer tout soupçon d’enfermement. « La plateforme de Microsoft offre aux organisations la flexibilité nécessaire pour utiliser le modèle le plus adapté à chaque usage, qu’il provienne d’OpenAI, d’Anthropic, de Microsoft AI, de l’open source ou d’un modèle spécialisé conçu pour un secteur d’activité spécifique, sans jamais perdre le contrôle au profit d’un acteur unique », assure Judson Althoff.

Une tendance marché déjà bien engagée

Si Microsoft met en avant des chiffres significatifs, c’est que les autres grands noms de l’IA ne sont pas en reste en matière de FDE. Dans le lot, on pense bien sûr à Palantir, qui a popularisé le terme et a fait de ces ingénieurs placés directement chez le client l’une de ses marques de fabrique, y compris dans les contrats sensibles. ChapsVision, qui vient de souffler au géant états-unien le contrat de la DGSI française, en fait d’ailleurs un axe de différenciation.

Outre Palantir, Amazon Web Services (AWS) a procédé plus tôt cette semaine à une offensive similaire. Le groupe a lui aussi annoncé la création d’une entité dédiée, explicitement baptisée Forward Deployed Engineering et associée à un investissement chiffré à 1 milliard de dollars.

OpenAI a également dégainé en mai sa propre initiative en la matière. À partir du rachat de l’ESN Tomoto, le laboratoire a en effet créé une entité dédiée, The OpenAI Deployment Company, elle aussi centrée sur la notion de FDE. Cette nouvelle filiale fait l’objet d’un financement spécifique, qui associe 19 investisseurs, pour une mise de départ affichée à « plus de 4 milliards de dollars ».

Une semaine plus tôt, c’est Anthropic qui sortait du bois, avec un modèle similaire : la société a pris le parti de s’associer à des acteurs financiers pour créer une structure commerciale dédiée, au sein de laquelle des ingénieurs d’Anthropic évolueront aux côtés de compétences issues des intégrateurs partenaires de l’entreprise pour faciliter ou accélérer le déploiement de projets basés sur les modèles Claude. Cette fois, l’investissement consenti n’est pas précisé.

Nouvelle guerre des talents en vue

Google n’est pas en reste. Début juin, le CEO de Google Cloud affichait ainsi son intention de recruter massivement des ingénieurs en vue de missions directement chez les clients :

« Bien que le recours à des FDE ne soit pas nouveau chez Google Cloud, la demande des clients et des partenaires pour les produits d’IA d’entreprise de Google et pour l’aide fournie par les ingénieurs de Google dans l’adoption du développement agentique croît très rapidement ».

En mars, le Wall Street Journal remarquait déjà que les profils de FDE figuraient parmi les plus demandés du marché, avec une multiplication par dix des offres d’emploi recensées sur Indeed entre 2024 et 2025. Il qualifiait dans le même temps les postes en question de « peu glamour ». La logique du FDE rappelle en effet celle du consultant placé chez le client que connaissent déjà bien les ingénieurs employés par les entreprises de services numériques (ESN) ou les cabinets de conseil.

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L’Afrique va payer le prix fort du blocage du détroit d’Ormuz, même après sa réouverture

Les économies les plus vulnérables ont subi de plein fouet les effets de la fermeture du détroit d’Ormuz. Dans une étude publiée le 30 juin, la Cnuced, l’agence onusienne pour le commerce et le développement, avertit que ces répercussions vont se poursuivre même après la réouverture de cette voie maritime stratégique. L’Afrique est particulièrement concernée.

© Photo Amirhosein Khorgooi/ISNA/REUTERS

Un navire dans le détroit d’Ormuz près du littoral de Bandar Abbas, en Iran, le 30 juin 2026.
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Le marché automobile français de juin 2026 dopé par le véhicule électrique

Avec une hausse de 11,4 % par rapport au mois de juin 2025, le marché français automobile continue de retrouver un peu de couleurs. Il est porté par les véhicules électriques qui représentent 30 % de part de marché. Un peu moins de un véhicule sur trois est 100 % électrique !

Un bon mois de juin sur le front des immatriculations

188 787 immatriculations selon les chiffres AAA Data pour la PFA (plateforme automobile). Attention, juin 2026 comptait 22 jours ouvrés contre 20 en 2025. Corrigé des jours ouvrés, on serait donc plus sur une hausse de 1,2 %. Mais « on prend » ces bons chiffres. Les VUL de leur côté son en replis. Signe d’une moindre confiance des entreprises ? D’un certain attentisme ?

Entre Stellantis et le groupe Renault, c’est Stellantis qui grimpe le plus. Avec +9,5 % il se refait un peu la cerise. Il faut dire que Renault a déjà connu une remontée précédemment. Ici +1 % pour le groupe au losange. Toyota remonte un peu après avoir connu aussi des mois difficiles. +4,2 %.

Si on regarde le détail pour Stellantis, on a une bonne performance (enfin) de Citroën avec +9,8 %. La stratégie de la C3 « abordable » semble payer. Peugeot affiche aussi un joli +4,2 %, moins fort que le marché, mais rassurant. Surtout qu’il n’y a pas à proprement parlé de nouveautés pour le moment chez le lion.

Du côté de Renault, Dacia comme Renault sont en léger recul d’environ 1 %. Ce qui permet au groupe de croître un peu c’est…Alpine ! De 616 immatriculations en juin 2025 à 1 630 en juin 2026. Là encore, merci l’électrique pour la marque de Dieppe.

MarqueVolume juin 2026Volume juin 2025%Variation
TOTAL MARCHE188 787169 506+11,37
STELLANTIS45 80141 810+9,55
ABARTH2096-79,17
ALFA ROMEO611548+11,50
CITROEN12 39511 292+9,77
DS1 6881 628+3,69
FIAT3 8671 819+112,59
JEEP8571 153-25,67
LANCIA11475+52,00
MASERATI612-50,00
OPEL3 6243 477+4,23
PEUGEOT22 61921 710+4,19
GROUPE RENAULT50 28649 767+1,04
ALPINE1 630616+164,61
DACIA16 24616 451-1,25
RENAULT32 41032 700-0,89
GROUPE VOLKSWAGEN26 95626 638+1,19
AUDI5 9675 275+13,12
BENTLEY46-33,33
CUPRA2 4932 404+3,70
LAMBORGHIN1115-26,67
PORSCHE407475-14,32
SEAT1 3641 831-25,51
SKODA5 4075 085+6,33
VOLKSWAGEN11 30311 547-2,11
GROUPE B.M.W9 4738 829+7,29
B.M.W.6 4046 285+1,89
MINI3 0672 544+20,56
ROLLS ROYC20
GROUPE TOYOTA10 84510 407+4,21
LEXUS444521-14,78
TOYOTA10 4019 886+5,21
GROUPE FORD3 8954 706-17,23
FORD3 8954 706-17,23
GROUPE NISSAN2 5702 560+0,39
NISSAN2 5702 560+0,39
GROUPE DAIMLER4 4435 457-18,58
MERCEDES4 2805 359-20,13
SMART16398+66,33
GROUPE HYUNDAI7 8696 634+18,62
HYUNDAI3 8153 501+8,97
KIA4 0543 133+29,40
GROUPE GEELY1 5601 586-1,64
VOLVO1 3461 200+12,17
LOTUS57-28,57
POLESTAR16411+1 390,91
LYNK CO45368-87,77
GROUPE TATA13230+340,00
JAGUAR00
LAND ROVER13230+340,00
GROUPE SUZUKI2 1171 703+24,31
SUZUKI2 1171 703+24,31
GROUPE MITSUBISHI82335-75,52
MITSUBISHI82335-75,52
TESLA7 4743 646+104,99
AUTRES15 2845 398+183,14

Un semestre en demi-teinte

Pour en terminer avec « nos » deux groupes automobiles, sur le premier semestre 2026, Stellantis est atone avec +0,6 % et le groupe Renault recule de 3,8 %. Pour le groupe Renault, c’est Dacia qui recule fortement avec -10 % (-1,4 % pour Renault) quand chez Stellantis on a DS à -10,2 %, mais surtout Peugeot à -8,2 % car la marque représente près de la moitié des ventes de Stellantis en France.

Si on regarde les autres groupes automobiles, le groupe Volkswagen est à +1,2 %, Nissan à +0,39, mais surtout le groupe Hyundai-Kia à +18,64 % avec Kia à près de +30 %. Les deux premiers perdent des parts de marché quand le dernier en reprend après avoir reculé plusieurs mois.

Ford et Mercedes, les grands perdants

En revanche, le gadin continue pour Ford avec -17,23 % et un volume de 3 895 immatriculations en juin 2026. Quant à Mercedes, il recule de 20,13 % à 4 280 unités ! Smart vend à peine 163 véhicule (et sans doute pas mal aux concessions). Vous en avez déjà croisé des nouvelles smart ?

A noter que Ford + Mercedes = 8 175 soit à peine plus que Tesla à lui tout seul qui a enregistré une livraison record de 7 474 véhicules. Notez un Suzuki à +24,31 %. Pas simal.

Sur le semestre, même nombre de jours ouvrés, le marché est étal avec +1,78 %. Stellantis est à +0,56 % avec Alfa Romeo, DS, Jeep et surtout Peugeot qui tire le groupe vers le bas quand Citroën ou Opel grimpent de 7 et 12 % respectivement. Chez Renault, Alpine affiche +30 % grâce à l’A290 et à la fin de l’A110 quand Dacia recule de 10 % et Renault de 1,4 %. BMW croît un peu à +3,15 % surtout grâce à Mini (+9,65 %).

Chez Volkswagen, Skoda sourit, VW fait la grimace

Toyota est en recul de 8 %, VW de 1,66 % rattrapé surtout par Skoda. Hyundai-Kia recule de 6,3 % surtout à cause de Hyundai. Le recette des bonnes ventes en France a été perdue ? Et on a toujours notre groupe Ford à -18,43 %. Il faut dire qu’en jetant aux orties la Fiesta et la Focus qui cartonnaient encore, Ford a misé sur le SUV, plus cher en moyenne. Mauvaise pioche.

Daimler surnage sur le semestre avec -0,35 %. Et donc on retrouve Tesla qui grâce au « nouveau » Model Y et un peu la Model 3, croît de 140 %. Ces chiffres on ne les trouve généralement qu’avec des petits volumes comme Land Rover à +700 % mais 654 véhicules en six mois. Là, Tesla c’est 28 694 immatriculations soit 6 500 de moins que Hyundai-Kia, presqu’autant que BMW et plus que Skoda.

Voitures Particulières (VP) dont6 mois 2026variation en %
STELLANTIS230 959+0,6
ABARTH154-60,4
ALFA ROMEO2 882-18,6
CITROEN65 810+7,0
DS7 025-10,2
FIAT16 451+68,9
JEEP5 133-5,1
MASERATI33-31,3
OPEL19 177+11,9
PEUGEOT113 479-8,2
GROUPE RENAULT223 574-3,8
ALPINE3 887+30,0
DACIA68 951-10,0
RENAULT150 736-1,4
GROUPE TOYOTA56 259-8,0
LEXUS2 500-22,9
TOYOTA53 759-7,2
AUTRES346 374+8,6
TOTAL857 166+1,8

Top 25 de juin 2026 par modèle

La Peugeot 208 caracole en tête avec plus de 8500 immatriculations devant la Sandero et la Clio VI. Mais, attention, la Clio V continue de s’immatriculer. Clio V + Clio VI c’est 10 000 immatriculations (9 986 exactement). Impressionnant !

Les bons chiffres de Tesla sont faits quasiment qu’avec le Model Y qui affiche 6 635 immatriculations sur juin. La Model 5 peine à 830 unités environ. Le Model Y est donc encore le champion du marché électrique français, devant la Renault 5 qui ne démérite pas à 4 213 unités. Chez Renault, la R4 est à 1064 immatriculations, la Renault Twingo à 2 678 unités. La sauce commence à prendre. Cela devrait s’accélérer avec le leasing social pour la petite grenouille.

A noter que 19 véhicules sur ce top 25 sont du groupe Renault ou de l’ex-PSA.

PositionModèleImmatriculations juin 2026
1PEUGEOT 208 II8530
2DACIA SANDERO 37747
3RENAULT CLIO VI6735
4TESLA MODEL Y6635
5PEUGEOT 2008 II5546
6RENAULT RENAULT 54213
7CITROEN C3 IV3588
8RENAULT CLIO V3251
9PEUGEOT 3008 III3183
10DACIA DUSTER 33101
11RENAULT CAPTUR II2976
12TOYOTA YARIS CRO2829
13TOYOTA YARIS2823
14RENAULT TWINGO IV2678
15RENAULT SYMBIOZ2502
16RENAULT SCENIC V2495
17VOLKSWAGEN POLO VI2486
18PEUGEOT 308 III2307
19DACIA BIGSTER2276
20CITROEN C5 AIR II2237
21CITROEN C3 AIRCR.2185
22VOLKSWAGEN T-ROC II2006
23RENAULT AUSTRAL1996
24PEUGEOT 5008 III1918
25TOYOTA C-HR II1566

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ETF, SCPI… Les limites et les risques de ces placements financiers qui séduisent de plus en plus d’épargnants

DÉCRYPTAGE - Ces stars de l’épargne ont retenu l’attention de l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans sa cartographie des risques pour 2026.

© peopleimages.com / ADOBE STOCK

Les investisseurs sont de plus en plus jeunes, passent par des néocourtiers accessibles depuis leur téléphone, et choisissent de préférence des titres américains.
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Six mois après l’adoption de l’euro, les Bulgares digèrent mal la hausse généralisée des prix

Six mois après l’adoption de la monnaie unique, les Bulgares sont persuadés que tout est désormais plus cher dans leur pays. Et de fait, les prix des denrées les plus basiques s’envolent, en particulier sur la côte de la mer Noire, où tout flambe à l’approche de la saison touristique. Mais le passage à l’euro ne saurait être le seul coupable, nuance la presse.

© PHOTO NIKOLAY DOYCHINOV/AFP

La plage du resort Black Sea, à Albena, en Bulgarie, photographiée le 17 août 2025. Albena est située juste au nord de Varna, station balnéaire touristique qui subit cette année de plein fouet la hausse des prix.
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L’UE et la Chine s’accordent pour apaiser les tensions commerciales sur fond de déficit abyssal

Les responsables du commerce de l’Union européenne (UE) et de la Chine se sont rencontrés le 29 juin pour tenter de régler leurs nombreux différends commerciaux au travers d’un mécanisme de concertation qui doit durer trois mois. Si Bruxelles et Pékin se félicitent de cette initiative, la méfiance est toujours de mise.

© PHOTOS PEDRO PARDO, ANNABELLE GORDON/AFP

Le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic (à droite) a rencontré à Bruxelles son homologue chinois Wang Wentao le 29 juin 2026.
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Derrière Shein et Temu, NordVPN, roi des sponsos tech sur les réseaux sociaux

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Derrière Shein et Temu, NordVPN, roi des sponsos tech sur les réseaux sociaux

Avec son nouvel Observatoire des pratiques de l’influence, l’association Paye ton influence éclaire les pratiques publicitaires des marques de grande consommation. Que ce soit en matière de partenariats avec des influenceurs ou de publications sponsorisées, les géants de l’ultra fast-fashion Shein et Temu inondent TikTok, Instagram et YouTube.

Pour qui les créatrices et créateurs de contenu en ligne font-ils de la publicité ? Dans 16 % des cas, pour des marques de mode, dans 17 % des cas, pour des marques de beauté. La technologie arrive en troisième position (11,5 % des publicités), suivie par l’alimentation (11,3 %).

Deux des dix marques qui ont le plus de partenariats avec des influenceurs sont des marques à impact sociaux et écologiques « jugés négatifs », indique l’Observatoire des pratiques de l’influence : Temu et Shein. Ces enseignes correspondent aux « marques aux impacts négatifs avérés, comme la fast-fashion, les industries fossiles, etc », explique à Next Amélie Deloche, cofondatrice de l’association Paye ton Influence.

Dans l’analyse menée avec l’aide de l’ONG Data for Good, ce type de marques représente 10 % du panel de 1 308 enseignes repérées. Elles totalisent en revanche 18 % des publications sponsorisées étudiées. L’enjeu d’autant plus important que l’ensemble des internautes s’informe désormais plus via les plateformes, notamment sociales, que via les sites web ou applications de média. C’est donc là qu’ils sont le plus exposés à des publicités, en particulier lorsqu’ils ont entre 18 et 24 ans. En effet, dans cette tranche d’âge, plus d’une personne sur deux (52 %) déclare consommer son information sur les réseaux sociaux et plateformes de vidéos.

Lutter contre les impacts environnementaux de la consommation.

Créé en décembre 2021, Paye ton influence veut « provoquer le réveil écologique du secteur de l’influence et responsabiliser ses acteurs ». En pratique, il s’agit de dénoncer « les imaginaires à rebours des enjeux environnementaux popularisés par les influenceurs : surconsommation, partenariats avec des entités responsables d’impacts écologiques et sociaux importants, mise en avant de lobbies », indique l’association sur sa page Tipeee.


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Canicule : les ventes des fabricants asiatiques de climatiseurs explosent

Les géants asiatiques de l’électroménager, spécialistes des climatiseurs mobiles, augmentent leur production pour répondre à la demande en Europe, tandis que les investisseurs parient sur la demande de systèmes de refroidissement industriels.

© PHOTO NICOLAS GUYONNET/HANS LUCAS/AFP

Des climatiseurs de la marque chinoise Midea dans un magasin de bricolage et de décoration de l’enseigne Leroy Merlin à Valence, dans la Drôme, en mai 2026.
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Comment la Corée du Sud veut doubler sa capacité de production de RAM d’ici cinq ans

Le pays du matin vénère
Comment la Corée du Sud veut doubler sa capacité de production de RAM d’ici cinq ans

Entouré des représentants de Samsung et de SK hynix, le président sud-coréen Lee Jae Myung a annoncé lundi un plan d’investissement public privé sans précédent. Il doit permettre de doubler la capacité de production de mémoire vive du pays d’ici cinq ans, mais aussi de positionner le pays comme un leader en matière de datacenters et de robotique. Les différentes enveloppes évoquées dépassent allègrement la barre des 1 000 milliards d’euros, mais risquent de se heurter à quelques contingences matérielles…

C’est lors d’une allocution télévisée, et entouré des patrons de Samsung Electronics et de SK hynix, que le président sud-coréen Lee Jae Myung a dévoilé, lundi 29 juin, les trois « méga projets » qui permettront, selon lui, de positionner le pays en première position dans la course au progrès technologique. La démarche est présentée non pas comme un objectif de développement économique, mais comme une question de survie, selon ses propos rapportés par le Korea Herald :

« Seule une course contre la montre nous permettra de survivre. Nous devons sécuriser les éléments fondamentaux de l’intelligence artificielle plus rapidement que n’importe quel autre pays. Les semi-conducteurs, l’IA physique et les centres de données d’IA constituent les trois piliers d’un grand bond en avant. »

Le gouvernement sud-coréen justifie cette déclaration alarmante par un rappel du déclin que connaitrait l’économie nationale, avec un taux de croissance potentielle passé de 3,4 % en 2013 à 1,9 % en 2025 (données OCDE de février 2026), sous l’effet du vieillissement et de la baisse de la population active.

Le gouvernement sud-coréen justifie son plan massif par le ralentissement structurel de sa croissance potentielle – capture d’écran Next

Les trois méga projets englobent donc trois domaines de pointe connexes : les semiconducteurs, incarnés principalement en Corée du Sud par la fabrication de mémoire vive, dont Samsung et SK hynix sont les leaders mondiaux, la robotique et les infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle, autrement dit les datacenters.

Doubler la production de RAM d’ici cinq ans

La fabrication de mémoire vive, et plus particulièrement des mémoires HBM exploitées dans les GPU ou les puces spécialisées dédiées à l’intelligence artificielle, figure déjà au centre des préoccupations industrielles de la Corée du Sud. Fin 2024, le pays avait ainsi déjà encouragé (financièrement et au moyen de facilités réglementaires) les projets d’investissement portés par Samsung et SK hynix, qui doivent donner naissance à d’immenses complexes dans la région de Yongin, au sud de Séoul.

La crise de la mémoire vive et les trajectoires d’investissements dans l’IA (plus de 700 milliards de dollars promis en 2026 par les seuls hyperscalers) semblent avoir aiguisé les appétits sud-coréens. « Nous vivons un moment véritablement décisif, car le paysage de l’économie mondiale est en pleine mutation, a encore déclaré le président sud-coréen. Les grandes puissances, dont les États-Unis et la Chine, sont engagées dans une concurrence acharnée aux enjeux colossaux ».

Résultat des courses : Lee Jae Myung aligne des chiffres qui donnent le tournis. La ventilation exacte entre financements publics et fonds privés n’est pas précisée, mais il est question de 400 billions de wons (environ 225 milliards d’euros) d’investissements supplémentaires portés par SK hynix, tandis que Samsung investirait une somme équivalente, pour un nouveau complexe industriel dédié à la mémoire HBM situé dans la banlieue de Gwangju, plus au sud-ouest. Ce dernier bénéficierait donc d’une enveloppe totale de près de 500 milliards de dollars.


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Le risque d’une crise inflationniste est-il déjà écarté en France ?

DÉCRYPTAGE - La hausse des prix a nettement reculé en juin pour s’établir à 1,8 %, contre 2,4 % en mai, principalement en raison du ralentissement des produits pétroliers. Les experts sont partagés sur l'impact de cette trajectoire sur l’économie.

© Sarah Meyssonnier / REUTERS

Ce mardi matin, le ministre de l’Économie Roland Lescure voulait voir dans le recul de l’inflation un « signal de relance ».
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La Hongrie peut-elle passer à l’euro d’ici à 2030 ?

Défenseur de la monnaie unique, le Premier ministre Peter Magyar ambitionne de faire entrer le pays dans l’antichambre de la zone euro d’ici à la fin de son mandat. Si la tâche est réalisable, les obstacles restent nombreux, car la Hongrie doit encore se remettre de la “politique économique hasardeuse” du pouvoir précédent, avertissent médias et experts.

© PHOTO JOHN THYS/AFP

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre hongrois, Peter Magyar, tiennent une conférence de presse conjointe à l’issue de leur rencontre au siège de l’Union européenne à Bruxelles, le 29 mai 2026.
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Alliance Renault-Nissan : Renault reprend la main et fait tomber un administrateur clé de Nissan

Renault vient d’envoyer un signal fort à son partenaire japonais. Les actionnaires de Nissan ont voté contre le renouvellement de Motoo Nagai au conseil d’administration — un administrateur indépendant auquel Renault a retiré son soutien. Un geste rare, mesuré, mais lourd de sens.

Un vote qui ne doit rien au hasard

Lors de la dernière assemblée générale de Nissan, les actionnaires ont voté contre le maintien de Motoo Nagai au sein du conseil d’administration. Derrière ce vote, une main française. Renault, premier actionnaire de Nissan avec environ 36 % du capital, avait délibérément choisi de ne pas soutenir la nomination de ce dernier.

Le constructeur au losange a justifié sa position en évoquant des questions d’indépendance, tout en prenant soin de préciser dans un communiqué qu’il s’agissait d’une décision mûrement réfléchie, reflet de sa retenue habituelle vis-à-vis des affaires internes de Nissan — et non d’une opposition frontale.

La nuance est diplomatique. Le fond, lui, est clair : Renault n’hésite plus à peser de tout son poids quand ses intérêts sont en jeu.


Qui est Motoo Nagai, et pourquoi son éviction compte ?

Motoo Nagai n’est pas un administrateur ordinaire. Ancien banquier du groupe Mizuho Financial — principal créancier de Nissan — il avait acquis une influence considérable sur les nominations à la direction de l’entreprise après la chute de Carlos Ghosn. C’est également lui qui s’était fait le promoteur actif d’un rapprochement entre Nissan et Honda, projet d’alliance domestique japonaise qui a finalement capoté en 2025.

Son départ du conseil n’est donc pas anodin. Il marque la fin d’une ligne de pensée orientée vers un repli nippon — et potentiellement l’ouverture vers des partenariats technologiques internationaux, dont Renault pourrait bénéficier.


Un actionnaire minoritaire dans les droits, majoritaire dans les faits

La situation actionnariale de l’Alliance est paradoxale. Renault détient environ 36 % du capital de Nissan, mais ne dispose que de 15 % des droits de vote — une asymétrie négociée lors de la refonte de l’Alliance en 2023, quand les deux partenaires avaient entrepris de rééquilibrer leurs relations après des années de tensions.

Malgré cette limitation formelle, le retrait du soutien de Renault à la nomination de Nagai a suffi à faire basculer le vote. Ce qui dit, au fond, que le poids symbolique et économique de Renault chez Nissan reste bien supérieur à ce que les statuts laissent entendre.

Pour les analystes de la place londonienne, ce geste révèle une préoccupation croissante de Renault face à l’avenir de son partenaire japonais : le constructeur français est d’ordinaire très prudent lorsqu’il s’agit d’intervenir dans les affaires internes de Nissan.


Deux groupes en difficulté, deux stratégies divergentes

Ce coup de force intervient dans un contexte difficile pour les deux partenaires.

Du côté de Nissan, le PDG Ivan Espinosa pilote une restructuration de grande ampleur : suppressions de 20 000 emploisfermeture de sept usines dans le monde. Pionnier du véhicule électrique avec la Leaf dès 2010, le constructeur n’a pas réussi à s’imposer durablement face à Tesla en Amérique du Nord ni face aux marques chinoises sur leur propre marché. Des premiers signes de redressement commencent toutefois à apparaître : Nissan vise le rebond grâce à sa restructuration.

Du côté de Renault, le nouveau PDG François Provost a affiché dès sa prise de fonction une priorité : la maîtrise des coûts. Le groupe a parallèlement cherché de nouveaux alliés — notamment en s’associant avec le chinois Geely sur certains marchés comme le Brésil et la Corée du Sud, une stratégie déjà engagée de longue date et qui s’est notamment concrétisée par la coentreprise Horse dédiée aux moteurs thermiques, aux côtés de Geely et d’Aramco.


Rapprochement ou éloignement ? La question reste ouverte

L’éviction de Nagai pose davantage de questions qu’elle n’en résout. S’agit-il pour Renault d’un premier pas vers un désengagement progressif de Nissan ? Ou au contraire, d’un repositionnement stratégique visant à reprendre la main avant une coopération renforcée ?

Tout dépendra du profil du successeur de Nagai. Si Nissan désigne un administrateur indépendant ouvert aux partenariats technologiques internationaux, la voie d’un rapprochement reste envisageable. Si c’est un autre défenseur du repli japonais qui prend sa place, le fossé entre les deux groupes risque de se creuser davantage. Ce qui est certain, c’est que Renault a rappelé qu’il restait le premier actionnaire de Nissan. Et que Nissan a entendu le message.

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Volkswagen pourrait supprimer jusqu’à 100 000 emplois : un plan inédit évoqué en Allemagne

Volkswagen envisagerait de supprimer jusqu’à 100 000 emplois d’ici la fin de la décennie, selon des informations publiées par la presse allemande. Le constructeur n’a pas confirmé ces chiffres. Il indique que les projets évoqués doivent encore être examinés par ses instances de décision.
Cependant, c’est un séisme de grande ampleur dans le pays.

Un projet de réduction des effectifs encore non validé

Selon le magazine allemand Manager Magazin, qui cite deux sources non identifiées, Volkswagen préparerait donc un plan pouvant aller jusqu’à 100 000 suppressions de postes d’ici 2030.

En mars dernier, le groupe avait déjà annoncé un objectif de 50 000 suppressions d’emplois en Allemagne à l’horizon 2030. Des réformes jugées insuffisantes. Si le nouveau projet était validé, il représenterait une réduction d’environ 15 % des effectifs mondiaux du constructeur, qui emploie actuellement 657 000 personnes.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Volkswagen a indiqué que le groupe ne commentait pas des documents internes. Toutefois, il a précisé que les mesures évoquées devaient encore être examinées et validées par les instances compétentes. Cela valide donc ces hypothèses évoquées par la presse Outre-Rhin.

Une industrie confrontée à plusieurs difficultés

Volkswagen explique évoluer dans un contexte de profonde transformation du secteur automobile.

Le groupe fait notamment face à la hausse des coûts de l’énergie, à une concurrence renforcée des constructeurs chinois, aux difficultés liées à la transition vers les véhicules électriques ainsi qu’aux tensions commerciales avec les États-Unis.

Selon les informations rapportées, la baisse des ventes conduit également le constructeur à envisager une réduction de ses capacités de production.

Quatre usines allemandes concernées

D’après les informations publiées par Manager Magazin, le mensuel économique du groupe Der Spiegel, quatre usines situées en Allemagne pourraient être menacées de fermeture.

Le syndicat IG Metall ainsi que les représentants des salariés ont annoncé leur opposition à ce projet. Le Land de Basse-Saxe, actionnaire à hauteur de 20 % de Volkswagen et représenté au conseil de surveillance, s’est également prononcé contre toute fermeture de site.

Le conseil de surveillance doit se réunir le 9 juillet 2026 pour examiner ces questions.

Une forte inquiétude dans les territoires concernés

À Emden, où une usine Volkswagen emploie environ 8 000 personnes pour une ville de 50 000 habitants, les informations relayées par la presse suscitent évidemment de vives inquiétudes.

Selon les éléments rapportés, la fermeture de plusieurs sites en Allemagne constituerait une situation sans précédent pour le constructeur. Les représentants des salariés et les autorités régionales ont déjà annoncé leur volonté de s’opposer à d’éventuelles fermetures.

D’autres « thérapies de choc » font aussi l’objet de rumeurs. C’est par exemple le cas d’une séparation de la marque Volkswagen du reste du groupe.

VW peut-il vraiment supprimer 100 000 emplois ?

La question mérite de se poser car dans le groupe, chaque marque a des accords de garantie de l’emploi qui lui sont propres. Et Volkswagen a un accord qui court jusqu’en 2030 justement, comme Porsche, et Audi jusqu’en 2033.

Autant dire que pour déroger à ces accords, il faudra que toutes les parties tombent d’accord, ce qui est loin d’être gagné. Gageons que si VW veut aller dans cette direction, il se heurtera à des manifestations et grèves monstres.

Sur fond de rumeurs, l’action VW est tombée aujourd’hui en-dessous des 72 euros. Même lors du Dieselgate, ou de la Covid-19 en 2020, le plancher des 90 € n’avait pas été enfoncé. Depuis 15 jours, l’action est passée de 90,42 € le 15 juin à 71,88 en direct (29 juin 16h45).

Notre avis, par leblogauto.com

« Too big to fail » dit-on aux USA. Et pourtant des géants sont déjà tombés par le passé. Même la General Motors n’avait supprimé « que » 74 000 emplois fin 1991, puis plus de 60 000 au moment de la crise des subprimes.

En 1993, Volkswagen avait annoncé un plan de 30 000 suppressions d’emplois. Il semble que l’industrie continue sa révolution et que si l’Allemagne a résisté un peu plus longtemps que la France ou l’Italie, elle doive désormais mettre un genou à terre. Attention à pouvoir se relever ensuite.

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