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Windows 11 : la mise à jour 26H2 se dessine pour cet automne

Attendue au tournant
Windows 11 : la mise à jour 26H2 se dessine pour cet automne

La prochaine grosse évolution de Windows 11 apparaitra cet automne. Comme la 25H2, la 26H2 sera diffusée sous forme d’un « package d’activation », mais la plupart des nouveautés auront été distribuées avant, selon les configurations.

Microsoft a fait un certain nombre de promesses depuis le début de l’année 2026 : une meilleure réactivité, un recul de l’IA et des composants basés sur des technologies web, une prochaine vague d’applications natives, le retour de fonctions supprimées et de paramètres historiquement présents… N’en jetez plus.

On attend donc la mise à jour 26H2 pour cet automne. Pas de 26H1 ? Eh bien… oui et non. Elle existe, mais elle est réservée aux toutes dernières machines Copilot+ lancées avec les puces Snapdragon X2 Series de Qualcomm. Il ne s’agissait pas d’offrir de nouvelles fonctions, mais d’apporter la prise en charge de nouveautés matérielles. Microsoft précisait toutefois que cette version comportait un noyau différent, sans préciser en quoi.

La version 26H2 sera différente, car elle concernera tous les appareils. Elle aura le même fonctionnement que l’actuelle 25H2, comme confirmé par Microsoft le 19 juin : un package d’activation (enablement package, eKB), qui se contentera surtout d’activer chez tout le monde des fonctions qui, en réalité, auront été diffusées dans les mois précédents ou au dernier moment. Depuis la 25H2, Microsoft semble préférer ce mode de distribution, qui évite de proposer une énorme mise à jour, au temps d’installation très long et souvent accompagnée d’une longue liste de problèmes. Le package d’installation s’installe le plus souvent en quelques minutes, le tout se comportant comme une mise à jour mensuelle ordinaire.

Le principe technique sous-jacent est que plusieurs versions de Windows 11 partagent une branche de service commune, la différence entre versions étant simplement liée aux fonctionnalités activées. Autrement dit, la quasi-totalité des nouveautés développées pendant le cycle de vie de la 25H2 sont déjà présentes en sommeil sur les machines existantes et la 26H2 se contentera de les « débloquer » officiellement.

Menu Démarrer et barre des tâches : l’épiphanie

Les critiques contre l’éditeur ont été nombreuses lors du passage de Windows 10 à 11. Elles ont largement touché la barre des tâches et le menu Démarrer, bien que certaines versions aient réintroduit depuis un peu de souplesse.

La 26H2 apportera plusieurs éléments réclamés à cor et à cri par la communauté. D’abord, la possibilité de basculer la barre des tâches sur n’importe quel côté de l’écran. Quel que soit le côté choisi, on pourra paramétrer les icônes pour qu’elles soient centrées ou alignées vers le début (comme actuellement centrées ou alignées à gauche). Tous les panneaux, menus et autres tiendront évidemment compte de cette position. En outre, l’option pour réduire l’épaisseur de la barre fera son grand retour. Microsoft indiquait en mai s’être rendu compte que la hauteur ajoutée à la barre d’origine pouvait « nuire à votre espace de travail utilisable » sur les petits écrans. Une révélation.

Le menu Démarrer sera nettement plus paramétrable. On pourra par exemple masquer complètement les sections Épinglé, Recommandations et Tout. Les recommandations de fichiers et ceux récemment utilisés seront décorrélés : on pourra désactiver les recommandations tout en laissant ceux récemment utilisés, ou masquer les deux. Il sera également possible de réduire la taille du menu Démarrer, avec l’apparition d’un réglage Petit/Grand. Enfin, on pourra masquer le nom et la photo de profil dans le menu, par exemple en cas de partage d’écran fréquent.

Comme Microsoft l’a précisé, tous ces réglages peuvent fonctionner de concert. Vous souhaitez uniquement une grille d’applications épinglées ? Désactivez tout le reste et le menu n’affichera que celles spécifiquement ajoutées dans la grille.

Une recherche L-O-C-A-L-E

C’est probablement l’un des changements les plus réclamés aussi : la possibilité d’obliger Windows à ne chercher des résultats que dans les contenus locaux. Ce changement a en fait été introduit dans la branche Expérimentale de Windows 11 dans une préversion sortie fin mai. Il y a en fait deux bonnes nouvelles.

D’une part, on peut désactiver dans les paramètres la recherche sur le web et dans le Windows Store, qui restent toutes deux actives par défaut. Mais au moins le choix est donné pour les personnes qui ne veulent que des fichiers ou applications présents localement. D’autre part, la recherche prend en charge les sous-chaînes de caractères, pour permettre de retrouver plus facilement un document ou autre à partir d’une portion du nom.

Microsoft introduit quand même un élément baptisé Ask Copilot. Il s’agit d’une zone de recherche optionnelle dans la barre des tâches qui remplace la recherche classique par une interface pilotée par Copilot. Microsoft précise qu’Ask Copilot utilise les API Windows existantes pour renvoyer des applications, fichiers et paramètres, exactement comme la recherche Windows, sans donner à Copilot un accès supplémentaire au contenu personnel. La fonction reste optionnelle : si elle est désactivée, l’utilisateur peut revenir à la recherche Windows classique. Elle est déjà en diffusion pour les comptes professionnels/entreprise, mais pas pour le grand public. La version 26H2 devrait la mettre à disposition, même si elle sera a priori désactivée par défaut.

Contrôle de Windows Update et protection administrateur

Le contrôle de Windows Update est un bon exemple de fonction prévue pour la 26H2, mais en fait déjà disponible sur une bonne partie du parc. Comme nous l’avons indiqué dans un article dédié, on peut maintenant choisir une date pour repousser les mises à jour de Windows Update. Cette date peut être jusqu’à 35 jours dans le futur, mais on peut la reculer indéfiniment. En cas de modification, le système prévient qu’il vaut mieux ne pas repousser trop longtemps la date, car les correctifs de sécurité mensuels sont importants.

Windows 11 26H2 introduira également une fonction de sécurité promise depuis longtemps : la Protection de l’administrateur. Elle permet d’activer l’accès juste-à-temps pour les actions nécessitant des privilèges administrateur. Cette fonction applique le principe du moindre privilège : l’utilisateur reçoit un jeton standard au démarrage, et lorsque des droits d’administration sont nécessaires, Windows crée un compte administrateur isolé et généré par le système, dont le jeton est détruit une fois la tâche terminée.

Cette arrivée est d’autant plus importante que ce système doit remplacer à terme l’UAC (User Account Control). Apparu avec Vista, ce dernier est toujours utilisé aujourd’hui et se présente sous forme d’une fenêtre accordant l’accès à des droits supplémentaires lorsqu’une tâche s’apprête à appliquer un changement nécessitant un accès administrateur.

Le virage Windows K2

Ces annonces s’inscrivent dans un recentrage assumé par Microsoft. Le président de la division Windows, Pavan Davuluri, a publiquement reconnu que Windows 11 s’était « égaré » avec une intégration excessive de l’IA, conduisant au retrait des boutons Copilot du Bloc-notes, de Photos et de l’Outil Capture dans le cadre d’une initiative interne baptisée « Windows K2 ».

Cela explique en partie pourquoi les nouveautés les plus mises en avant côté 26H2 concernent davantage le contrôle utilisateur (personnalisation, mises à jour, réactivité, sécurité…) que l’ajout de nouvelles fonctions IA, Ask Copilot restant explicitement optionnel et non activé par défaut.

Pour les personnes en mal d’aventures, la plupart de ces ajouts peuvent être testés dans la branche Expérimentale de Windows 11, via le programme Windows Insiders. Rappelons que le programme a été amplement modifié et qu’il ne reste que deux branches : Beta et Expérimentale, la seconde étant bien sûr moins testée et pouvant présenter plus de bugs.

Attention donc en cas d’installation, car le numéro de version fait un bond, ce qui peut toujours être vecteur d’incompatibilités et autres comportements étranges. En outre, l’installation est particulièrement longue sur une machine disposant de la dernière révision stable du système, même quand elle dispose d’un matériel correct – dans notre cas, un ordinateur portable équipé d’un Ryzen 7, de 16 Go de RAM et d’un SSD. Rien ne garantit non plus que toutes les fonctions seront là, car l’entreprise est facétieuse : elle active les nouveautés sur des groupes de machines, mais pas chez tout le monde.

Enfin, on ne sait pas si tous les éléments « promis » par Microsoft seront présents dans cette mise à jour 26H2, notamment tout ce qui touche à l’interface. Certains éléments ont évolué, comme le panneau Exécuter modernisé (Win + R), mais on reste dans l’attente d’une vraie homogénéité de l’interface, certaines fenêtres remontant à Windows 2000. On attend également de voir ce que donneront les performances du système à la sortie de la mise à jour, notamment grâce au mode « latence basse ».

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Windows 11 : la mise à jour 26H2 se dessine pour cet automne

Attendue au tournant
Windows 11 : la mise à jour 26H2 se dessine pour cet automne

La prochaine grosse évolution de Windows 11 apparaitra cet automne. Comme la 25H2, la 26H2 sera diffusée sous forme d’un « package d’activation », mais la plupart des nouveautés auront été distribuées avant, selon les configurations.

Microsoft a fait un certain nombre de promesses depuis le début de l’année 2026 : une meilleure réactivité, un recul de l’IA et des composants basés sur des technologies web, une prochaine vague d’applications natives, le retour de fonctions supprimées et de paramètres historiquement présents… N’en jetez plus.

On attend donc la mise à jour 26H2 pour cet automne. Pas de 26H1 ? Eh bien… oui et non. Elle existe, mais elle est réservée aux toutes dernières machines Copilot+ lancées avec les puces Snapdragon X2 Series de Qualcomm. Il ne s’agissait pas d’offrir de nouvelles fonctions, mais d’apporter la prise en charge de nouveautés matérielles. Microsoft précisait toutefois que cette version comportait un noyau différent, sans préciser en quoi.

La version 26H2 sera différente, car elle concernera tous les appareils. Elle aura le même fonctionnement que l’actuelle 25H2, comme confirmé par Microsoft le 19 juin : un package d’activation (enablement package, eKB), qui se contentera surtout d’activer chez tout le monde des fonctions qui, en réalité, auront été diffusées dans les mois précédents ou au dernier moment. Depuis la 25H2, Microsoft semble préférer ce mode de distribution, qui évite de proposer une énorme mise à jour, au temps d’installation très long et souvent accompagnée d’une longue liste de problèmes. Le package d’installation s’installe le plus souvent en quelques minutes, le tout se comportant comme une mise à jour mensuelle ordinaire.

Le principe technique sous-jacent est que plusieurs versions de Windows 11 partagent une branche de service commune, la différence entre versions étant simplement liée aux fonctionnalités activées. Autrement dit, la quasi-totalité des nouveautés développées pendant le cycle de vie de la 25H2 sont déjà présentes en sommeil sur les machines existantes et la 26H2 se contentera de les « débloquer » officiellement.

Menu Démarrer et barre des tâches : l’épiphanie

Les critiques contre l’éditeur ont été nombreuses lors du passage de Windows 10 à 11. Elles ont largement touché la barre des tâches et le menu Démarrer, bien que certaines versions aient réintroduit depuis un peu de souplesse.

La 26H2 apportera plusieurs éléments réclamés à cor et à cri par la communauté. D’abord, la possibilité de basculer la barre des tâches sur n’importe quel côté de l’écran. Quel que soit le côté choisi, on pourra paramétrer les icônes pour qu’elles soient centrées ou alignées vers le début (comme actuellement centrées ou alignées à gauche). Tous les panneaux, menus et autres tiendront évidemment compte de cette position. En outre, l’option pour réduire l’épaisseur de la barre fera son grand retour. Microsoft indiquait en mai s’être rendu compte que la hauteur ajoutée à la barre d’origine pouvait « nuire à votre espace de travail utilisable » sur les petits écrans. Une révélation.

Le menu Démarrer sera nettement plus paramétrable. On pourra par exemple masquer complètement les sections Épinglé, Recommandations et Tout. Les recommandations de fichiers et ceux récemment utilisés seront décorrélés : on pourra désactiver les recommandations tout en laissant ceux récemment utilisés, ou masquer les deux. Il sera également possible de réduire la taille du menu Démarrer, avec l’apparition d’un réglage Petit/Grand. Enfin, on pourra masquer le nom et la photo de profil dans le menu, par exemple en cas de partage d’écran fréquent.

Comme Microsoft l’a précisé, tous ces réglages peuvent fonctionner de concert. Vous souhaitez uniquement une grille d’applications épinglées ? Désactivez tout le reste et le menu n’affichera que celles spécifiquement ajoutées dans la grille.

Une recherche L-O-C-A-L-E

C’est probablement l’un des changements les plus réclamés aussi : la possibilité d’obliger Windows à ne chercher des résultats que dans les contenus locaux. Ce changement a en fait été introduit dans la branche Expérimentale de Windows 11 dans une préversion sortie fin mai. Il y a en fait deux bonnes nouvelles.

D’une part, on peut désactiver dans les paramètres la recherche sur le web et dans le Windows Store, qui restent toutes deux actives par défaut. Mais au moins le choix est donné pour les personnes qui ne veulent que des fichiers ou applications présents localement. D’autre part, la recherche prend en charge les sous-chaînes de caractères, pour permettre de retrouver plus facilement un document ou autre à partir d’une portion du nom.

Microsoft introduit quand même un élément baptisé Ask Copilot. Il s’agit d’une zone de recherche optionnelle dans la barre des tâches qui remplace la recherche classique par une interface pilotée par Copilot. Microsoft précise qu’Ask Copilot utilise les API Windows existantes pour renvoyer des applications, fichiers et paramètres, exactement comme la recherche Windows, sans donner à Copilot un accès supplémentaire au contenu personnel. La fonction reste optionnelle : si elle est désactivée, l’utilisateur peut revenir à la recherche Windows classique. Elle est déjà en diffusion pour les comptes professionnels/entreprise, mais pas pour le grand public. La version 26H2 devrait la mettre à disposition, même si elle sera a priori désactivée par défaut.

Contrôle de Windows Update et protection administrateur

Le contrôle de Windows Update est un bon exemple de fonction prévue pour la 26H2, mais en fait déjà disponible sur une bonne partie du parc. Comme nous l’avons indiqué dans un article dédié, on peut maintenant choisir une date pour repousser les mises à jour de Windows Update. Cette date peut être jusqu’à 35 jours dans le futur, mais on peut la reculer indéfiniment. En cas de modification, le système prévient qu’il vaut mieux ne pas repousser trop longtemps la date, car les correctifs de sécurité mensuels sont importants.

Windows 11 26H2 introduira également une fonction de sécurité promise depuis longtemps : la Protection de l’administrateur. Elle permet d’activer l’accès juste-à-temps pour les actions nécessitant des privilèges administrateur. Cette fonction applique le principe du moindre privilège : l’utilisateur reçoit un jeton standard au démarrage, et lorsque des droits d’administration sont nécessaires, Windows crée un compte administrateur isolé et généré par le système, dont le jeton est détruit une fois la tâche terminée.

Cette arrivée est d’autant plus importante que ce système doit remplacer à terme l’UAC (User Account Control). Apparu avec Vista, ce dernier est toujours utilisé aujourd’hui et se présente sous forme d’une fenêtre accordant l’accès à des droits supplémentaires lorsqu’une tâche s’apprête à appliquer un changement nécessitant un accès administrateur.

Le virage Windows K2

Ces annonces s’inscrivent dans un recentrage assumé par Microsoft. Le président de la division Windows, Pavan Davuluri, a publiquement reconnu que Windows 11 s’était « égaré » avec une intégration excessive de l’IA, conduisant au retrait des boutons Copilot du Bloc-notes, de Photos et de l’Outil Capture dans le cadre d’une initiative interne baptisée « Windows K2 ».

Cela explique en partie pourquoi les nouveautés les plus mises en avant côté 26H2 concernent davantage le contrôle utilisateur (personnalisation, mises à jour, réactivité, sécurité…) que l’ajout de nouvelles fonctions IA, Ask Copilot restant explicitement optionnel et non activé par défaut.

Pour les personnes en mal d’aventures, la plupart de ces ajouts peuvent être testés dans la branche Expérimentale de Windows 11, via le programme Windows Insiders. Rappelons que le programme a été amplement modifié et qu’il ne reste que deux branches : Beta et Expérimentale, la seconde étant bien sûr moins testée et pouvant présenter plus de bugs.

Attention donc en cas d’installation, car le numéro de version fait un bond, ce qui peut toujours être vecteur d’incompatibilités et autres comportements étranges. En outre, l’installation est particulièrement longue sur une machine disposant de la dernière révision stable du système, même quand elle dispose d’un matériel correct – dans notre cas, un ordinateur portable équipé d’un Ryzen 7, de 16 Go de RAM et d’un SSD. Rien ne garantit non plus que toutes les fonctions seront là, car l’entreprise est facétieuse : elle active les nouveautés sur des groupes de machines, mais pas chez tout le monde.

Enfin, on ne sait pas si tous les éléments « promis » par Microsoft seront présents dans cette mise à jour 26H2, notamment tout ce qui touche à l’interface. Certains éléments ont évolué, comme le panneau Exécuter modernisé (Win + R), mais on reste dans l’attente d’une vraie homogénéité de l’interface, certaines fenêtres remontant à Windows 2000. On attend également de voir ce que donneront les performances du système à la sortie de la mise à jour, notamment grâce au mode « latence basse ».

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☕️ Dans Windows 11, un fichier peut consommer jusqu’à 500 Go, mais le cas est rare



Au cours de l’année écoulée, quelques utilisateurs ont remarqué que Windows 11 pouvait se mettre à consommer plusieurs centaines de gigaoctets, a priori sans raison valable, comme relevé par Windows Latest.

En creusant un peu, le problème se concentre sur un seul fichier : CapabilityAccessManager.db-wal. Ce comportement n’a guère de sens, car ce fichier sert uniquement à stocker des informations liées aux autorisations données aux applications pour accéder à des fonctions du système comme la géolocalisation, la capture d’écran, le microphone, la caméra et ainsi de suite. Il n’est pas censé dépasser quelques mégaoctets.

Quand ce fichier se met à atteindre des dizaines, voire des centaines de gigaoctets, c’est qu’un sérieux bug est à l’œuvre. Selon les témoignages, l’espace consommé peut atteindre jusqu’à 500 Go, posant alors un vrai problème.

Tout semble bien aller ici, sur une machine ayant 32 Go de RAM

Le bug est assez simple à repérer. On commence par se rendre dans les Paramètres, puis dans Système > Stockage. Là, on clique sur « Afficher plus de catégories » (texte en bleu) et on repère la ligne « Système et espace réservé », qui devrait être en première ou deuxième position, selon le nombre d’applications installées.

Cet espace réservé comprend les fichiers système à proprement parler (en général une vingtaine de Go), la mémoire virtuelle ou encore le fichier nécessaire à la mise en veille prolongée. La taille varie donc en fonction de votre quantité de mémoire vive et de vos paramètres. Si vous avez cependant quelques centaines de gigaoctets, il y a peut-être un problème.

Avec un outil comme WizTree, TreeSize ou WinDirStat, on peut facilement repérer le souci, notamment la taille précise du fichier incriminé quand son comportement déraille. On peut aussi exécuter une commande dans l’Invite de Windows avec des droits administrateurs pour obtenir ces informations :

robocopy "C:\ProgramData\Microsoft\Windows\CapabilityAccessManager" "%TEMP%\CAMCheck" /L /B /R:0 /W:0 /BYTES /NP
Ici tout va bien

Microsoft est au courant de ce problème. Dans les notes de la mise à jour optionnelle KB5095093, on peut lire dans la partie « Change log » qu’un ajout a été fait le 29 juin pour régler le souci sur le fichier. Cette mise à jour optionnelle sera intégrée dans le prochain correctif mensuel (Patch Tuesday), prévu pour le 14 juillet.

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☕️ Dans Windows 11, un fichier peut consommer jusqu’à 500 Go, mais le cas est rare



Au cours de l’année écoulée, quelques utilisateurs ont remarqué que Windows 11 pouvait se mettre à consommer plusieurs centaines de gigaoctets, a priori sans raison valable, comme relevé par Windows Latest.

En creusant un peu, le problème se concentre sur un seul fichier : CapabilityAccessManager.db-wal. Ce comportement n’a guère de sens, car ce fichier sert uniquement à stocker des informations liées aux autorisations données aux applications pour accéder à des fonctions du système comme la géolocalisation, la capture d’écran, le microphone, la caméra et ainsi de suite. Il n’est pas censé dépasser quelques mégaoctets.

Quand ce fichier se met à atteindre des dizaines, voire des centaines de gigaoctets, c’est qu’un sérieux bug est à l’œuvre. Selon les témoignages, l’espace consommé peut atteindre jusqu’à 500 Go, posant alors un vrai problème.

Tout semble bien aller ici, sur une machine ayant 32 Go de RAM

Le bug est assez simple à repérer. On commence par se rendre dans les Paramètres, puis dans Système > Stockage. Là, on clique sur « Afficher plus de catégories » (texte en bleu) et on repère la ligne « Système et espace réservé », qui devrait être en première ou deuxième position, selon le nombre d’applications installées.

Cet espace réservé comprend les fichiers système à proprement parler (en général une vingtaine de Go), la mémoire virtuelle ou encore le fichier nécessaire à la mise en veille prolongée. La taille varie donc en fonction de votre quantité de mémoire vive et de vos paramètres. Si vous avez cependant quelques centaines de gigaoctets, il y a peut-être un problème.

Avec un outil comme WizTree, TreeSize ou WinDirStat, on peut facilement repérer le souci, notamment la taille précise du fichier incriminé quand son comportement déraille. On peut aussi exécuter une commande dans l’Invite de Windows avec des droits administrateurs pour obtenir ces informations :

robocopy "C:\ProgramData\Microsoft\Windows\CapabilityAccessManager" "%TEMP%\CAMCheck" /L /B /R:0 /W:0 /BYTES /NP
Ici tout va bien

Microsoft est au courant de ce problème. Dans les notes de la mise à jour optionnelle KB5095093, on peut lire dans la partie « Change log » qu’un ajout a été fait le 29 juin pour régler le souci sur le fichier. Cette mise à jour optionnelle sera intégrée dans le prochain correctif mensuel (Patch Tuesday), prévu pour le 14 juillet.

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Opera dégaine son Paste Protect pour détecter les attaques par presse-papier

Creepy Paste
Opera dégaine son Paste Protect pour détecter les attaques par presse-papier

Opera a introduit une nouvelle fonction de protection dans son navigateur le 2 juillet. Baptisée Paste Protect, elle veut sécuriser la navigation face aux copies masquées d’instructions dans le presse-papier de l’appareil en vue d’exécuter un script malveillant.

La fonctionnalité Paste Protect, tout juste introduite par Opera, est un mécanisme de sécurité conçu pour bloquer à la source les attaques dites « ClickFix ». Cette menace repose sur l’ingénierie sociale et le détournement du presse-papiers du système d’exploitation pour forcer l’exécution de code malveillant.

D’un simple lien au script malveillant ?

Mais qu’est-ce qu’une attaque ClickFix ? Une attaque qui n’exploite pas une faille de sécurité, mais bien la « crédulité » de l’internaute, en faisant appel – comme souvent – à ses émotions.

Elle manipule l’utilisateur pour qu’il devienne lui-même l’exécuteur de la charge utile (payload). Lorsqu’un internaute navigue sur un site web compromis ou frauduleux, une fausse invite s’affiche. Elle simule généralement une page de vérification CAPTCHA familière (vérification Cloudflare, Google reCAPTCHA…), un problème de lecture vidéo, une erreur de certificat système ou tout message pouvant faire « peur » et invitant à une action rapide.

Source : Palo Alto Networks

Pour résoudre ce prétendu problème, le site invite l’internaute à cliquer sur un bouton pour copier une « clé de vérification » ou un correctif, puis à ouvrir la boîte de dialogue Exécuter de Windows (Win + R) ou un Terminal (sous macOS/Linux) pour y coller l’élément. En réalité, le clic déclenche une écriture masquée dans le presse-papiers contenant un script malveillant (souvent du PowerShell ou des commandes curl/msiexec fortement obscurcies). Dès que l’utilisateur valide le collage dans sa console, les commandes s’exécutent avec ses propres privilèges système, ce qui permet de contourner les solutions de détection traditionnelles (de type antivirus, solution de réponse aux points de terminaison…) et de déployer des logiciels malveillants de type infostealer (voleur d’informations).

Le détournement du presse-papiers via ClickFix est devenu l’un des vecteurs d’attaque par ingénierie sociale à la croissance la plus rapide dans l’écosystème cyber. D’après un rapport publié par l’éditeur de cybersécurité Huntress, les techniques basées sur le ClickFix représentaient plus de 53 % de l’ensemble de l’activité liée aux chargeurs de malwares (malware loaders) recensée sur l’année 2025. Cette explosion s’explique par l’efficacité de la ruse, l’absence de surveillance du presse-papiers par les outils de sécurité classiques, et le fait que la victime réalise elle-même l’action malveillante.

Ce que propose Opera

L’approche d’Opera consiste à intercepter la menace avant que la charge utile n’atteigne le presse-papiers du système d’exploitation. Paste Protect combine principalement deux briques logicielles : la Hijack Protection (introduite en 2021 pour empêcher le remplacement transparent de données sensibles comme des IBAN ou des adresses de portefeuilles de cryptomonnaies) et la nouvelle Injection Protection.

Cette dernière surveille en temps réel les événements d’écriture du presse-papiers initiés par les sites web ou des processus tiers. Elle utilise des règles heuristiques spécifiques à chaque plateforme (Windows, macOS et Linux) pour identifier les structures syntaxiques typiques des scripts malveillants. Si une anomalie est détectée, la copie est automatiquement bloquée.

Le navigateur affiche alors un avertissement montrant les 120 premiers caractères du script intercepté. Il impose également un délai d’attente de 5 secondes avant de permettre à l’utilisateur d’outrepasser manuellement le blocage s’il s’agit d’un faux positif, par exemple dans un contexte de développement de logiciels. Une attaque que l’on retrouve dans de nombreuses protections sur le web.

On attend les autres

Opera est le premier grand navigateur du marché à intégrer une telle atténuation de manière native au sein de son moteur. Les navigateurs concurrents basés sur Chromium (comme Google Chrome, Microsoft Edge, Brave, Vivaldi) ainsi que Mozilla Firefox et Apple Safari ne disposent pas actuellement d’un équivalent natif pour analyser et bloquer l’injection de scripts en ligne de commande dans le presse-papiers.

En revanche, il existe des solutions tierces, comme celle proposée par Eye Security ou de nombreux autres éditeurs de cybersécurité. Le mécanisme passe le plus souvent par l’installation d’une extension pour le navigateur. Du côté des systèmes d’exploitation, on peut citer le cas d’Apple, qui a récemment intégré un système d’alerte au sein même de l’application Terminal sous macOS afin de détecter les collages risqués. Cette protection n’intervient cependant qu’en fin de chaîne (à l’exécution) et non à la source (à la copie dans le navigateur).

Maintenant qu’Opera a dégainé ce mécanisme, il est probable que les autres navigateurs suivront tôt ou tard.

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Opera dégaine son Paste Protect pour détecter les attaques par presse-papier

Creepy Paste
Opera dégaine son Paste Protect pour détecter les attaques par presse-papier

Opera a introduit une nouvelle fonction de protection dans son navigateur le 2 juillet. Baptisée Paste Protect, elle veut sécuriser la navigation face aux copies masquées d’instructions dans le presse-papier de l’appareil en vue d’exécuter un script malveillant.

La fonctionnalité Paste Protect, tout juste introduite par Opera, est un mécanisme de sécurité conçu pour bloquer à la source les attaques dites « ClickFix ». Cette menace repose sur l’ingénierie sociale et le détournement du presse-papiers du système d’exploitation pour forcer l’exécution de code malveillant.

D’un simple lien au script malveillant ?

Mais qu’est-ce qu’une attaque ClickFix ? Une attaque qui n’exploite pas une faille de sécurité, mais bien la « crédulité » de l’internaute, en faisant appel – comme souvent – à ses émotions.

Elle manipule l’utilisateur pour qu’il devienne lui-même l’exécuteur de la charge utile (payload). Lorsqu’un internaute navigue sur un site web compromis ou frauduleux, une fausse invite s’affiche. Elle simule généralement une page de vérification CAPTCHA familière (vérification Cloudflare, Google reCAPTCHA…), un problème de lecture vidéo, une erreur de certificat système ou tout message pouvant faire « peur » et invitant à une action rapide.

Source : Palo Alto Networks

Pour résoudre ce prétendu problème, le site invite l’internaute à cliquer sur un bouton pour copier une « clé de vérification » ou un correctif, puis à ouvrir la boîte de dialogue Exécuter de Windows (Win + R) ou un Terminal (sous macOS/Linux) pour y coller l’élément. En réalité, le clic déclenche une écriture masquée dans le presse-papiers contenant un script malveillant (souvent du PowerShell ou des commandes curl/msiexec fortement obscurcies). Dès que l’utilisateur valide le collage dans sa console, les commandes s’exécutent avec ses propres privilèges système, ce qui permet de contourner les solutions de détection traditionnelles (de type antivirus, solution de réponse aux points de terminaison…) et de déployer des logiciels malveillants de type infostealer (voleur d’informations).

Le détournement du presse-papiers via ClickFix est devenu l’un des vecteurs d’attaque par ingénierie sociale à la croissance la plus rapide dans l’écosystème cyber. D’après un rapport publié par l’éditeur de cybersécurité Huntress, les techniques basées sur le ClickFix représentaient plus de 53 % de l’ensemble de l’activité liée aux chargeurs de malwares (malware loaders) recensée sur l’année 2025. Cette explosion s’explique par l’efficacité de la ruse, l’absence de surveillance du presse-papiers par les outils de sécurité classiques, et le fait que la victime réalise elle-même l’action malveillante.

Ce que propose Opera

L’approche d’Opera consiste à intercepter la menace avant que la charge utile n’atteigne le presse-papiers du système d’exploitation. Paste Protect combine principalement deux briques logicielles : la Hijack Protection (introduite en 2021 pour empêcher le remplacement transparent de données sensibles comme des IBAN ou des adresses de portefeuilles de cryptomonnaies) et la nouvelle Injection Protection.

Cette dernière surveille en temps réel les événements d’écriture du presse-papiers initiés par les sites web ou des processus tiers. Elle utilise des règles heuristiques spécifiques à chaque plateforme (Windows, macOS et Linux) pour identifier les structures syntaxiques typiques des scripts malveillants. Si une anomalie est détectée, la copie est automatiquement bloquée.

Le navigateur affiche alors un avertissement montrant les 120 premiers caractères du script intercepté. Il impose également un délai d’attente de 5 secondes avant de permettre à l’utilisateur d’outrepasser manuellement le blocage s’il s’agit d’un faux positif, par exemple dans un contexte de développement de logiciels. Une attaque que l’on retrouve dans de nombreuses protections sur le web.

On attend les autres

Opera est le premier grand navigateur du marché à intégrer une telle atténuation de manière native au sein de son moteur. Les navigateurs concurrents basés sur Chromium (comme Google Chrome, Microsoft Edge, Brave, Vivaldi) ainsi que Mozilla Firefox et Apple Safari ne disposent pas actuellement d’un équivalent natif pour analyser et bloquer l’injection de scripts en ligne de commande dans le presse-papiers.

En revanche, il existe des solutions tierces, comme celle proposée par Eye Security ou de nombreux autres éditeurs de cybersécurité. Le mécanisme passe le plus souvent par l’installation d’une extension pour le navigateur. Du côté des systèmes d’exploitation, on peut citer le cas d’Apple, qui a récemment intégré un système d’alerte au sein même de l’application Terminal sous macOS afin de détecter les collages risqués. Cette protection n’intervient cependant qu’en fin de chaîne (à l’exécution) et non à la source (à la copie dans le navigateur).

Maintenant qu’Opera a dégainé ce mécanisme, il est probable que les autres navigateurs suivront tôt ou tard.

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Depuis son retour, Claude Fable 5 fait beaucoup moins rêver

Toxicité politique
Depuis son retour, Claude Fable 5 fait beaucoup moins rêver

Depuis son retour, Fable 5 est la cible de critiques virulentes sur ses performances. Le modèle ne semble pas présenter les mêmes capacités qu’avant son blocage, suite à la directive de la Maison-Blanche. Même Mythos 5 semble perdre de sa superbe.

Rappelons rapidement quelques éléments chronologiques. Le 9 juin 2026, Anthropic lance Claude Fable 5, une version de Mythos 5 disposant de garde-fous et présenté alors comme le modèle le plus « capables » de l’histoire de l’entreprise. Trois jours plus tard, une directive de contrôle des exportations, signée par la Maison-Blanche et juridiquement contraignante, force Anthropic à suspendre l’accès aux deux modèles pour tout ressortissant étranger, y compris ses propres employés non-américains. Le décret conduit l’entreprise à un arrêt mondial pour tous les clients, Anthropic ayant jugé impossible de filtrer les utilisateurs par nationalité en temps réel.

Le déclencheur invoqué était un rapport de chercheurs d’Amazon selon lequel Fable 5 aurait pu être manipulé (jailbreaké) pour livrer des informations exploitables dans des cyberattaques. En toile de fond, des soupçons qu’un groupe lié à la Chine ait pu accéder à Mythos, ce qui faisait craindre une rétro-ingénierie ou une distillation par un adversaire étranger.

Fin juin, le Department of Commerce lève ces contrôles. L’accès à Fable 5 est restauré le 1ᵉʳ juillet sur Claude Platform, Claude.ai, Claude Code et Claude Cowork. Mythos 5, lui, reste réservé aux partenaires vérifiés du programme Glasswing, comme on l’a vu avec Mozilla.

Au-delà du temps perdu par Anthropic (environ trois semaines), le retour de Fable 5 ne s’est pas fait sous les cotillons. Ses performances, selon les cas d’utilisation, semblent en fort retrait. Pendant ce temps, l’utilisation des modèles chinois grimpe rapidement.

Kaboum !

Dans la plupart des résultats obtenus avant le retrait de Fable 5, de nombreux sites ont relevé les excellentes performances du modèle, notant souvent un saut générationnel significatif. Parmi les notes obtenues : 80,3 % sur SWE-Bench Pro (contre 69,2 % pour Opus 4.8), 64,5 % sur Humanity’s Last Exam avec outils (contre 57,9 % pour Opus 4.8 et 52,2 % pour GPT-5.5), et ainsi de suite pour tous les benchmarks majeurs (FrontierCode Diamond, OSWorld-Verified, GDPval-AA, Terminal-Bench 2.1), comme relevé notamment par Datacamp.

Pour Every, le résultat était encore plus tranché : Fable 5 était tout simplement « le meilleur modèle de programmation ». La société en tenait pour preuve le score de 91/100 obtenu sur leur propre benchmark « Senior Engineer », contre 63 pour Opus 4.8 et 62 pour GPT-5.5. Même son de cloche chez BenchLM.

C’est là que le tableau se complique singulièrement depuis le 1ᵉʳ juillet. Le retour de Fable 5 s’est accompagné d’un nouveau classificateur de cybersécurité, et selon des données publiées le 2 juillet par la plateforme de test BridgeMind, les scores de débogage TypeScript de Fable 5 se sont effondrés de 70 %, comme relevé par Tech Times.

Pourquoi une telle chute ? A priori, pas parce que le modèle en lui-même est devenu moins performant. La faute semble bien incomber au nouveau classificateur, qui redirige une part des requêtes liées à la programmation vers Opus 4.8, sans que les utilisateurs en soient toujours informés.


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Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Patte blanche
Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Microsoft déploie actuellement plusieurs changements importants pour son application Authenticator, qui sert de second facteur pour la sécurité des comptes (Microsoft et tiers). La plus visible est le rejet des appareils ayant fait l’objet d’un jailbreak, aussi bien sur Android que sur iOS, via une détection spécifique sur certains comptes.

Authenticator est une application de Microsoft servant à protéger les comptes créés pour les services de l’entreprise et ceux sur les services tiers, quand l’authentification à deux facteurs peut être activée. Vous avez peut-être noté des changements récemment ou vu un message vous avertissant d’une modification à venir.

Entreprises, écoles : adieu aux appareils jailbreakés

La plus grosse modification concerne les appareils ayant reçu un jailbreak. Qu’il s’agisse de smartphones Android ou d’iPhone, la procédure permet d’obtenir des capacités et droits supplémentaires, en vue de débloquer des cas d’usages qui ne sont normalement pas prévus par le constructeur ou l’éditeur.

Microsoft a ainsi introduit une détection de root pour Android et de jailbreak pour iOS dans son application Authenticator. Dans un avenir proche, quand une telle configuration sera détectée, l’application refusera de fonctionner.

Source : Microsoft

Il y a plusieurs précisions importantes. D’une part, cette modification ne concerne que les comptes scolaires et d’entreprises. Les particuliers ne sont pas touchés par la mesure et rien n’est prévu dans ce domaine.

D’autre part, cette mesure avait en fait été annoncée en mars, mais l’éditeur a publié le 30 juin des précisions sur le portail Microsoft 365 Enterprise, comme le signale Windows Latest. On y apprend notamment que le déploiement est en cours depuis peu et qu’il se déroule en plusieurs phases : d’abord un avertissement affiché à l’ouverture de l’application avec un bouton « Continuer », puis une bannière persistante, et finalement le blocage total, avec impossibilité de se connecter avec l’application et d’ajouter de nouveaux comptes.

Enfin, Microsoft précise que ce comportement sera actif sur tous les comptes concernés et qu’il n’existe aucune politique centralisée pour le désactiver. Le blocage total devrait avoir été répercuté d’ici fin juillet.

Plus de choix multiples dans les demandes de connexion

Microsoft a été l’une des premières entreprises à mettre en place l’authentification à deux facteurs pour ses services, en simplifiant au passage la manœuvre. Plutôt que de demander un code à six chiffres ou de simplement confirmer la demande de connexion, il fallait indiquer le nombre (à deux chiffres) inscrit sur l’écran du nouvel appareil parmi trois proposés sur le téléphone. Une solution à mi-chemin entre la friction des six chiffres et la confirmation un peu trop simple.

Ce comportement est en train de changer, comme l’a remarqué Windows Central. Vous l’avez peut-être remarqué durant les dernières semaines, un autre déploiement est en cours sur les comptes personnels : la sélection des trois nombres est remplacée par un champ obligeant à écrire manuellement le bon nombre. Les comptes entreprise et éducation ont déjà reçu ce changement plus tôt dans l’année.

Les raisons données sont simples : puisque l’opération permettait de choisir entre trois nombres, un pirate avait mathématiquement une chance sur trois de tomber sur le bon, s’il avait réussi à intercepter la demande. Avec le changement, il n’y a plus qu’une chance sur 100.

Il doit également permettre de lutter contre la « fatigue MFA », qui consiste à spammer l’utilisateur de demandes en espérant qu’il approuve par erreur ou devine le bon chiffre. Les approbations accidentelles sont aussi un problème : avec seulement trois chiffres à l’écran, il est possible de taper le bon par inadvertance en ouvrant l’app ou en manipulant le téléphone dans une poche. La saisie manuelle réduit fortement ces deux risques.

Pour rappel, Microsoft s’est débarrassée des SMS plus tôt dans l’année.

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Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Patte blanche
Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Microsoft déploie actuellement plusieurs changements importants pour son application Authenticator, qui sert de second facteur pour la sécurité des comptes (Microsoft et tiers). La plus visible est le rejet des appareils ayant fait l’objet d’un jailbreak, aussi bien sur Android que sur iOS, via une détection spécifique sur certains comptes.

Authenticator est une application de Microsoft servant à protéger les comptes créés pour les services de l’entreprise et ceux sur les services tiers, quand l’authentification à deux facteurs peut être activée. Vous avez peut-être noté des changements récemment ou vu un message vous avertissant d’une modification à venir.

Entreprises, écoles : adieu aux appareils jailbreakés

La plus grosse modification concerne les appareils ayant reçu un jailbreak. Qu’il s’agisse de smartphones Android ou d’iPhone, la procédure permet d’obtenir des capacités et droits supplémentaires, en vue de débloquer des cas d’usages qui ne sont normalement pas prévus par le constructeur ou l’éditeur.

Microsoft a ainsi introduit une détection de root pour Android et de jailbreak pour iOS dans son application Authenticator. Dans un avenir proche, quand une telle configuration sera détectée, l’application refusera de fonctionner.

Source : Microsoft

Il y a plusieurs précisions importantes. D’une part, cette modification ne concerne que les comptes scolaires et d’entreprises. Les particuliers ne sont pas touchés par la mesure et rien n’est prévu dans ce domaine.

D’autre part, cette mesure avait en fait été annoncée en mars, mais l’éditeur a publié le 30 juin des précisions sur le portail Microsoft 365 Enterprise, comme le signale Windows Latest. On y apprend notamment que le déploiement est en cours depuis peu et qu’il se déroule en plusieurs phases : d’abord un avertissement affiché à l’ouverture de l’application avec un bouton « Continuer », puis une bannière persistante, et finalement le blocage total, avec impossibilité de se connecter avec l’application et d’ajouter de nouveaux comptes.

Enfin, Microsoft précise que ce comportement sera actif sur tous les comptes concernés et qu’il n’existe aucune politique centralisée pour le désactiver. Le blocage total devrait avoir été répercuté d’ici fin juillet.

Plus de choix multiples dans les demandes de connexion

Microsoft a été l’une des premières entreprises à mettre en place l’authentification à deux facteurs pour ses services, en simplifiant au passage la manœuvre. Plutôt que de demander un code à six chiffres ou de simplement confirmer la demande de connexion, il fallait indiquer le nombre (à deux chiffres) inscrit sur l’écran du nouvel appareil parmi trois proposés sur le téléphone. Une solution à mi-chemin entre la friction des six chiffres et la confirmation un peu trop simple.

Ce comportement est en train de changer, comme l’a remarqué Windows Central. Vous l’avez peut-être remarqué durant les dernières semaines, un autre déploiement est en cours sur les comptes personnels : la sélection des trois nombres est remplacée par un champ obligeant à écrire manuellement le bon nombre. Les comptes entreprise et éducation ont déjà reçu ce changement plus tôt dans l’année.

Les raisons données sont simples : puisque l’opération permettait de choisir entre trois nombres, un pirate avait mathématiquement une chance sur trois de tomber sur le bon, s’il avait réussi à intercepter la demande. Avec le changement, il n’y a plus qu’une chance sur 100.

Il doit également permettre de lutter contre la « fatigue MFA », qui consiste à spammer l’utilisateur de demandes en espérant qu’il approuve par erreur ou devine le bon chiffre. Les approbations accidentelles sont aussi un problème : avec seulement trois chiffres à l’écran, il est possible de taper le bon par inadvertance en ouvrant l’app ou en manipulant le téléphone dans une poche. La saisie manuelle réduit fortement ces deux risques.

Pour rappel, Microsoft s’est débarrassée des SMS plus tôt dans l’année.

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Nouvelle intrusion dans une agence du gouvernement américain

Moins de moyens, moins de sécurité
Nouvelle intrusion dans une agence du gouvernement américain

Le gouvernement américain a confirmé une intrusion dans les systèmes du réseau de coordination des renseignements non classifiés. Personne ne semble pour l’instant avoir revendiqué l’attaque. Ce nouvel incident de cybersécurité pose la question de la capacité du gouvernement à protéger ses agences, après les multiples coupes budgétaires.

Le Department of Homeland Security (DHS) a confirmé enquêter sur une intrusion informatique visant le Homeland Security Information Network (HSIN). Cette plateforme est utilisée depuis plus de vingt ans par les agences fédérales, étatiques, locales, tribales et territoriales, ainsi que par des partenaires internationaux et privés, pour partager du renseignement non classifié, coordonner la sécurité d’événements majeurs et gérer la réponse aux incidents. En pleine coupe du monde de football, cette agence est donc au premier plan.

L’intrusion a été révélée pour la première fois par Nextgov/FCW le 30 juin, qui citait alors deux sources anonymes. Selon elles, les attaquants ont ciblé les serveurs de HSIN ainsi qu’un système SharePoint utilisé pour la collaboration interne, entre fin mai et début juin 2026. L’Office of Intelligence and Analysis (OIA) du DHS a mené une évaluation des dégâts.

Un porte-parole du DHS a confirmé l’incident dans une déclaration citée par Bleeping Computer. Il a indiqué que le département était conscient d’un incident cyber récent touchant un environnement de partage d’information non classifié et qualifié de « legacy » (hérité, dans le sens « ancien »). Le DHS affirme avoir immédiatement isolé les systèmes affectés, engagé une enquête forensique, et précise n’avoir aucune indication d’une quelconque compromission. La plateforme resterait opérationnelle pour les partenaires.

Non classifiées, mais « très sensibles »

On ne sait pas grand-chose de plus sur cette attaque. L’identité et l’affiliation des attaquants sont inconnues à ce stade, comme la nature exacte des données exfiltrées. On ne sait même pas s’il y a eu réellement exfiltration, ni le volume d’informations concerné. Le DHS n’a donné aucun détail supplémentaire et les journalistes (Nextgov, Bleeping Computer, TechCrunch…) n’ont pas pu établir s’il s’agit d’un acteur étatique, d’un groupe cybercriminel ou même d’un individu isolé. TechCrunch a bien demandé des précisions au DHS, mais n’a pas obtenu de réponse.

Bien que les informations circulant sur HSIN ne soient pas classifiées, elles sont qualifiées de « hautement sensibles » par le sénateur démocrate Mark Warner, vice-président de la commission sénatoriale du Renseignement.

« Les informations contenues dans le HSIN, bien que non classifiées, sont très sensibles et leur exposition met en danger la sécurité nationale. Le DHS et le DOJ [Department of Justice, ndlr] doivent enquêter de manière approfondie sur les personnes ayant compromis le HSIN, ce que les attaquants ont consulté, et s’assurer que tous les partenaires du DHS reçoivent des informations en temps voulu ainsi que les outils nécessaires pour atténuer tout risque associé à la violation », a-t-il ainsi déclaré dans un communiqué le 1er juillet.

Une série d’incidents

TechCrunch rappelle que ce n’est pas la première fois qu’une agence fédérale déclare ce type d’incident cyber ou qu’un problème de sécurité survient depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, en janvier 2025.

Nos confrères rappellent ainsi qu’en février 2025, des membres du DOGE (Department of Government Efficiency) ont accédé à des bases de données fédérales contenant des informations personnelles d’Américains. Un mois plus tard, c’était l’affaire des plans militaires classifiés partagés à un journaliste sur l’application Signal. En avril 2026, le FBI déclarait qu’un « incident cyber majeur » qui avait vu des numéros de téléphones de cibles sous surveillance fédérale être exposés. Le Bureau attribuait l’attaque à un acteur étatique probablement chinois. En mai, c’était au tour de la CISA, l’agence de cybersécurité du DHS, d’avoir son incident avec l’exposition publique de mots de passe et de clés d’accès cloud par un prestataire.

Pour TechCrunch, il ne fait aucun doute qu’un lien explicite existe entre ces incidents et les coupes budgétaires – et donc de personnel – touchant le DHS et la CISA sous l’actuel gouvernement. Cette série de couacs remet en question la capacité de l’État fédéral à sécuriser ses propres systèmes.

À ce jour, l’enquête continue, mais rien n’assure que le DHS communiquera si de nouveaux éléments apparaissent.

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Nouvelle intrusion dans une agence du gouvernement américain

Moins de moyens, moins de sécurité
Nouvelle intrusion dans une agence du gouvernement américain

Le gouvernement américain a confirmé une intrusion dans les systèmes du réseau de coordination des renseignements non classifiés. Personne ne semble pour l’instant avoir revendiqué l’attaque. Ce nouvel incident de cybersécurité pose la question de la capacité du gouvernement à protéger ses agences, après les multiples coupes budgétaires.

Le Department of Homeland Security (DHS) a confirmé enquêter sur une intrusion informatique visant le Homeland Security Information Network (HSIN). Cette plateforme est utilisée depuis plus de vingt ans par les agences fédérales, étatiques, locales, tribales et territoriales, ainsi que par des partenaires internationaux et privés, pour partager du renseignement non classifié, coordonner la sécurité d’événements majeurs et gérer la réponse aux incidents. En pleine coupe du monde de football, cette agence est donc au premier plan.

L’intrusion a été révélée pour la première fois par Nextgov/FCW le 30 juin, qui citait alors deux sources anonymes. Selon elles, les attaquants ont ciblé les serveurs de HSIN ainsi qu’un système SharePoint utilisé pour la collaboration interne, entre fin mai et début juin 2026. L’Office of Intelligence and Analysis (OIA) du DHS a mené une évaluation des dégâts.

Un porte-parole du DHS a confirmé l’incident dans une déclaration citée par Bleeping Computer. Il a indiqué que le département était conscient d’un incident cyber récent touchant un environnement de partage d’information non classifié et qualifié de « legacy » (hérité, dans le sens « ancien »). Le DHS affirme avoir immédiatement isolé les systèmes affectés, engagé une enquête forensique, et précise n’avoir aucune indication d’une quelconque compromission. La plateforme resterait opérationnelle pour les partenaires.

Non classifiées, mais « très sensibles »

On ne sait pas grand-chose de plus sur cette attaque. L’identité et l’affiliation des attaquants sont inconnues à ce stade, comme la nature exacte des données exfiltrées. On ne sait même pas s’il y a eu réellement exfiltration, ni le volume d’informations concerné. Le DHS n’a donné aucun détail supplémentaire et les journalistes (Nextgov, Bleeping Computer, TechCrunch…) n’ont pas pu établir s’il s’agit d’un acteur étatique, d’un groupe cybercriminel ou même d’un individu isolé. TechCrunch a bien demandé des précisions au DHS, mais n’a pas obtenu de réponse.

Bien que les informations circulant sur HSIN ne soient pas classifiées, elles sont qualifiées de « hautement sensibles » par le sénateur démocrate Mark Warner, vice-président de la commission sénatoriale du Renseignement.

« Les informations contenues dans le HSIN, bien que non classifiées, sont très sensibles et leur exposition met en danger la sécurité nationale. Le DHS et le DOJ [Department of Justice, ndlr] doivent enquêter de manière approfondie sur les personnes ayant compromis le HSIN, ce que les attaquants ont consulté, et s’assurer que tous les partenaires du DHS reçoivent des informations en temps voulu ainsi que les outils nécessaires pour atténuer tout risque associé à la violation », a-t-il ainsi déclaré dans un communiqué le 1er juillet.

Une série d’incidents

TechCrunch rappelle que ce n’est pas la première fois qu’une agence fédérale déclare ce type d’incident cyber ou qu’un problème de sécurité survient depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, en janvier 2025.

Nos confrères rappellent ainsi qu’en février 2025, des membres du DOGE (Department of Government Efficiency) ont accédé à des bases de données fédérales contenant des informations personnelles d’Américains. Un mois plus tard, c’était l’affaire des plans militaires classifiés partagés à un journaliste sur l’application Signal. En avril 2026, le FBI déclarait qu’un « incident cyber majeur » qui avait vu des numéros de téléphones de cibles sous surveillance fédérale être exposés. Le Bureau attribuait l’attaque à un acteur étatique probablement chinois. En mai, c’était au tour de la CISA, l’agence de cybersécurité du DHS, d’avoir son incident avec l’exposition publique de mots de passe et de clés d’accès cloud par un prestataire.

Pour TechCrunch, il ne fait aucun doute qu’un lien explicite existe entre ces incidents et les coupes budgétaires – et donc de personnel – touchant le DHS et la CISA sous l’actuel gouvernement. Cette série de couacs remet en question la capacité de l’État fédéral à sécuriser ses propres systèmes.

À ce jour, l’enquête continue, mais rien n’assure que le DHS communiquera si de nouveaux éléments apparaissent.

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☕️ Mageia 10 disponible, sans trompettes ni fanfare



Après une alpha en janvier et une bêta au printemps, Mageia est sortie en version 10 mardi 30 juin. Cette distribution Linux, héritière de l’ancienne Mandrake et « française », est pour rappel développée par une communauté et gérée par une association à but non lucratif, sans lien avec une entreprise.

Les nouveautés sont dans la continuité de ce qui était fait jusqu’à présent. On retrouve le dernier noyau LTS 6.18, une pile graphique Mesa 26.0, les environnements de bureau KDE Plasma 6.5 et GNOME 49 (et Xfce 4.21), les gestionnaires de paquets RPM 4.20.1 et DNF 5.4.0.0, ou encore la présence de LibreOffice 26.2 et Wine 11.

Mageia occupe aujourd’hui une place très singulière, presque anachronique mais respectée, dans le paysage Linux : elle continue de supporter l’architecture x86 et peut donc être exécutée sur de vieux ordinateurs 32 bits. Elle dispose de dépôts dédiés, maintenus pour assurer la rétrocompatibilité et désactivés par défaut dans les installations 64 bits ordinaires.

Mageia est aujourd’hui une distribution qui prend son temps, adepte du « Quand c’est prêt » en matière de publication. La version 10 arrive ainsi trois ans après Mageia 9, toujours avec des composants dont la fiabilité a été éprouvée. Elle s’adresse volontiers à des postes de travail ou à des machines en quête d’un second souffle, à travers certains choix comme MGLRU activé par défaut, qui optimise la gestion de la mémoire et améliore la réactivité du système sur les machines dotées de configurations matérielles modestes ou de disques lents (HDD).

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☕️ Mageia 10 disponible, sans trompettes ni fanfare



Après une alpha en janvier et une bêta au printemps, Mageia est sortie en version 10 mardi 30 juin. Cette distribution Linux, héritière de l’ancienne Mandrake et « française », est pour rappel développée par une communauté et gérée par une association à but non lucratif, sans lien avec une entreprise.

Les nouveautés sont dans la continuité de ce qui était fait jusqu’à présent. On retrouve le dernier noyau LTS 6.18, une pile graphique Mesa 26.0, les environnements de bureau KDE Plasma 6.5 et GNOME 49 (et Xfce 4.21), les gestionnaires de paquets RPM 4.20.1 et DNF 5.4.0.0, ou encore la présence de LibreOffice 26.2 et Wine 11.

Mageia occupe aujourd’hui une place très singulière, presque anachronique mais respectée, dans le paysage Linux : elle continue de supporter l’architecture x86 et peut donc être exécutée sur de vieux ordinateurs 32 bits. Elle dispose de dépôts dédiés, maintenus pour assurer la rétrocompatibilité et désactivés par défaut dans les installations 64 bits ordinaires.

Mageia est aujourd’hui une distribution qui prend son temps, adepte du « Quand c’est prêt » en matière de publication. La version 10 arrive ainsi trois ans après Mageia 9, toujours avec des composants dont la fiabilité a été éprouvée. Elle s’adresse volontiers à des postes de travail ou à des machines en quête d’un second souffle, à travers certains choix comme MGLRU activé par défaut, qui optimise la gestion de la mémoire et améliore la réactivité du système sur les machines dotées de configurations matérielles modestes ou de disques lents (HDD).

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☕️ La gendarmerie annonce le démantèlement de la structure YggTorrent



Dans un communiqué, la gendarmerie nationale a déclaré avoir démantelé la structure YggTorrent, dont le site du même nom était bien connu des amateurs de films piratés. L’opération a été menée par les cyberenquêteurs de l’antenne UNCyber de Montpellier. Le site était connu pour changer régulièrement de domaine afin de contourner les ordonnances de blocage à son encontre.

En mars, nous évoquions la fermeture définitive du site YggTorrent. L’équipe en charge indiquait dans un message que l’un de ses serveurs avait été compromis à la suite d’un piratage, qui avait utilisé une escalade de privilèges « pour la suppression puis l’exfiltration de la base de données ». L’attaque avait été revendiquée par Grolum, qui dénonçait alors « des années de mensonge » et « un empire basé sur le racket », fustigeant notamment le mode payant Turbo. Fin mars, ledit Grolum semblait avoir été identifié, un chapitre supplémentaire dans ce qui semblait être une aventure rocambolesque.

Illustration : Flock

L’annonce de la gendarmerie est donc le couperet final. L’enquête portait sur trois chefs d’infraction : contrefaçon en bande organisée, blanchiment aggravé, et administration d’une plateforme facilitant des transactions illicites. Elle était pilotée par l’antenne UNCyber (Unité nationale cyber) de la Section de recherches de Montpellier, sous la direction conjointe de la JIRS (juridiction inter-régionale spécialisée) et de la JUNALCO (juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée) de Paris. L’affaire a été initiée par une plainte de la Sacem, rejointe ensuite par l’Alpa (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle) et le Syndicat de l’Édition Vidéo Numérique.

Les perquisitions, menées sur l’ensemble du territoire, ont mobilisé d’autres antennes UNCyber ainsi que des groupements de gendarmerie départementaux. Le communiqué contient diverses informations, comme le rappel de la création de YggTorent en 2017, utilisé par dix millions de membres, l’interpellation et la mise en cause de 12 personnes depuis fin 2023 (administrateurs, modérateurs, contrôleurs qualité, analystes), ou encore un préjudice évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros.

La gendarmerie indique également la saisie de crypto-actifs liés à la rémunération de la plateforme, de 45 000 euros de matériel ainsi que de 50 000 fichiers torrents, découverts sur le matériel. Le communiqué reste cependant laconique et omet de nombreux détails, notamment le degré de coopération internationale ou encore l’identité des mis en cause.

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☕️ La gendarmerie annonce le démantèlement de la structure YggTorrent



Dans un communiqué, la gendarmerie nationale a déclaré avoir démantelé la structure YggTorrent, dont le site du même nom était bien connu des amateurs de films piratés. L’opération a été menée par les cyberenquêteurs de l’antenne UNCyber de Montpellier. Le site était connu pour changer régulièrement de domaine afin de contourner les ordonnances de blocage à son encontre.

En mars, nous évoquions la fermeture définitive du site YggTorrent. L’équipe en charge indiquait dans un message que l’un de ses serveurs avait été compromis à la suite d’un piratage, qui avait utilisé une escalade de privilèges « pour la suppression puis l’exfiltration de la base de données ». L’attaque avait été revendiquée par Grolum, qui dénonçait alors « des années de mensonge » et « un empire basé sur le racket », fustigeant notamment le mode payant Turbo. Fin mars, ledit Grolum semblait avoir été identifié, un chapitre supplémentaire dans ce qui semblait être une aventure rocambolesque.

Illustration : Flock

L’annonce de la gendarmerie est donc le couperet final. L’enquête portait sur trois chefs d’infraction : contrefaçon en bande organisée, blanchiment aggravé, et administration d’une plateforme facilitant des transactions illicites. Elle était pilotée par l’antenne UNCyber (Unité nationale cyber) de la Section de recherches de Montpellier, sous la direction conjointe de la JIRS (juridiction inter-régionale spécialisée) et de la JUNALCO (juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée) de Paris. L’affaire a été initiée par une plainte de la Sacem, rejointe ensuite par l’Alpa (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle) et le Syndicat de l’Édition Vidéo Numérique.

Les perquisitions, menées sur l’ensemble du territoire, ont mobilisé d’autres antennes UNCyber ainsi que des groupements de gendarmerie départementaux. Le communiqué contient diverses informations, comme le rappel de la création de YggTorent en 2017, utilisé par dix millions de membres, l’interpellation et la mise en cause de 12 personnes depuis fin 2023 (administrateurs, modérateurs, contrôleurs qualité, analystes), ou encore un préjudice évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros.

La gendarmerie indique également la saisie de crypto-actifs liés à la rémunération de la plateforme, de 45 000 euros de matériel ainsi que de 50 000 fichiers torrents, découverts sur le matériel. Le communiqué reste cependant laconique et omet de nombreux détails, notamment le degré de coopération internationale ou encore l’identité des mis en cause.

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Une faille dans la fonction Hide My Email d’Apple peut révéler l’adresse principale

Cachez cet émail que je ne saurais voir
Une faille dans la fonction Hide My Email d’Apple peut révéler l’adresse principale

La fonction Hide My Email (masquer mon e-mail) est victime d’une faille. Signalée l’année dernière, elle permet de retrouver la véritable adresse d’un utilisateur, faisant perdre l’intérêt de cette fonction pensée pour la vie privée. En outre, un changement de domaine prévu par l’entreprise pourrait encore affaiblir son efficacité.

« Masquer mon adresse e-mail » est une fonction lancée en 2021 et proposée par Apple à toutes les personnes disposant d’un compte iCloud+. On peut l’obtenir notamment avec n’importe quel abonnement lié au stockage, même l’offre de 50 Go à 0,99 euro par mois. Elle permet, lors de l’inscription à un service, via un site ou une application, de créer automatiquement une fausse adresse, généralement composée de deux mots aléatoires et d’un chiffre, et reliée à l’adresse principale.

Cette fonction contient une faille, révèle 404 Media. Nos confrères ont échangé avec Tyler Murphy, découvreur de la vulnérabilité et cofondateur de la société EasyOptOuts, qui commercialise un service de suppression des données personnelles.

Apple prend son temps

Tyler Murphy a contacté Apple pour la première fois le 11 juin 2025, il y a donc plus d’un an. Le mois suivant, Apple a répondu qu’elle allait examiner le problème. Avance rapide jusqu’en mars 2026, quand Apple signale apparemment avoir « résolu le problème signalé dans une récente modification du système ». Le découvreur, de son côté, dit constater que la faille est toujours exploitable, ce à quoi Apple a répondu qu’elle se repenchait sur le problème.

En mai, l’entreprise a signalé être toujours en cours d’investigation et demandé à Tyler Murphy de ne divulguer aucune information publiquement, le temps que l’enquête soit terminée. Fin mai, Apple a annoncé qu’un correctif a été développé et qu’il serait appliqué « dans les prochaines semaines ». Mais le 29 juin, sans nouvelles, le découvreur finit par contacter 404 Media, qui publie son article deux jours plus tard.

Source : AppleInsider

Dans cette publication, le journaliste Joseph Cox indique avoir généré une nouvelle adresse masquée et l’avoir transmise à Tyler Murphy. Environ cinq minutes plus tard, ce dernier lui a communiqué son adresse e-mail réelle liée à son compte Apple. Selon Murphy, dans les tests limités menés avec des volontaires, 100 % des adresses « Masquer mon adresse e-mail » testées se sont révélées exploitables de cette manière, montrant au passage que le problème n’était toujours pas résolu, plus d’un an après son signalement.

Le découvreur souligne un risque concret lié à l’écosystème des courtiers en données : les sites de recherche de personnes, gratuits et accessibles au public, permettent facilement de relier une adresse e-mail à d’autres informations personnelles, ce qui expose les utilisateurs s’appuyant sur « Masquer mon adresse e-mail » pour leur sécurité. Ce risque touche particulièrement les personnes utilisant le service à des fins sensibles : pour échapper à un harcèlement, lancer une alerte ou encore pour de l’activisme.

404 Media, TechCrunch et d’autres acteurs de la presse en ligne ont contacté Apple pour obtenir des informations, mais l’entreprise n’a pas encore répondu.

Mauvais timing

Si la faille fait parler, c’est parce qu’Apple ne communique pas à son sujet… et aussi parce que l’entreprise prépare un changement qui pourrait affaiblir la sécurité de son service.

TechCrunch a abordé le problème dans un article le 16 juin. Nos confrères expliquent que l’efficacité de « Masquer mon adresse e-mail » tient beaucoup à l’utilisation du même domaine pour les fausses adresses que pour les vraies : elles finissent toutes par « @icloud.com ». Mais dans une note aux développeurs publiée le 15 juin, Apple indique qu’elle va unifier les domaines utilisés aussi bien pour sa fonction « Connexion avec Apple » (qui permet de créer facilement un compte chez un tiers depuis le compte Apple) que par « Masquer mon adresse e-mail » : private.icloud.com.

Et de résumer le changement, qui interviendra « plus tard » cet été :

  • Les adresses utilisées par « Connexion avec Apple », jusqu’ici sur le domaine privaterelay.appleid.com, seront émises sur private.icloud.com.
  • Les adresses utilisées par « Masquer mon adresse e-mail », jusqu’ici sur le domaine icloud.com, seront émises sur private.icloud.com.

Or, depuis environ deux semaines que l’information est parue, beaucoup critiquent ce changement, notamment sur Reddit. En dehors du changement lui-même qui peut révéler instantanément qu’il s’agit d’une fausse adresse, la critique qui revient le plus souvent est la capacité des entreprises à bloquer plus simplement ce type d’adresse.

« Hide My Email est efficace précisément parce que tu ne peux pas facilement filtrer les adresses qu’il génère. Je serais très surpris si on ne voit pas des services commencer à refuser de te laisser t’inscrire avec un domaine private.icloud.com. Ça sent l’industrie qui fait pression sur Apple, ce qui est hilarant puisque ça a essentiellement tué la principale métrique que les spécialistes du marketing par e-mail utilisaient pour mesurer la performance (ce qui était bien, les clics sont une bien meilleure métrique à optimiser) », juge ainsi l’utilisateur MalevolentFerret.

Problème : si Apple a communiqué sur le changement, l’entreprise n’a rien dit sur les raisons qui la poussaient à cette unification. S’il s’agit réellement d’une pression de l’industrie, il est possible qu’un nombre croissant de services finissent en effet par rejeter les créations de comptes basées sur ces fausses adresses.

Apple précise quand même dans sa note que toutes les adresses déjà en place continueront de fonctionner de la même manière. La modification ne concernera que les adresses créées après la bascule, dont la date exacte n’est pas connue.

TechCrunch rappelle en outre que si un utilisateur iCloud+ peut effectivement créer de fausses adresses, Apple garde en main les informations qui permettent de la relier au compte réel, les fausses adresses fonctionnant – dans les grandes lignes – comme un alias. L’entreprise en a donné la preuve fin mars, lorsqu’elle a remis au FBI les informations d’un utilisateur qui avait utilisé une adresse masquée pour un courrier jugé « menaçant » à la compagne de Kash Patel, directeur du FBI.

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Une faille dans la fonction Hide My Email d’Apple peut révéler l’adresse principale

Cachez cet émail que je ne saurais voir
Une faille dans la fonction Hide My Email d’Apple peut révéler l’adresse principale

La fonction Hide My Email (masquer mon e-mail) est victime d’une faille. Signalée l’année dernière, elle permet de retrouver la véritable adresse d’un utilisateur, faisant perdre l’intérêt de cette fonction pensée pour la vie privée. En outre, un changement de domaine prévu par l’entreprise pourrait encore affaiblir son efficacité.

« Masquer mon adresse e-mail » est une fonction lancée en 2021 et proposée par Apple à toutes les personnes disposant d’un compte iCloud+. On peut l’obtenir notamment avec n’importe quel abonnement lié au stockage, même l’offre de 50 Go à 0,99 euro par mois. Elle permet, lors de l’inscription à un service, via un site ou une application, de créer automatiquement une fausse adresse, généralement composée de deux mots aléatoires et d’un chiffre, et reliée à l’adresse principale.

Cette fonction contient une faille, révèle 404 Media. Nos confrères ont échangé avec Tyler Murphy, découvreur de la vulnérabilité et cofondateur de la société EasyOptOuts, qui commercialise un service de suppression des données personnelles.

Apple prend son temps

Tyler Murphy a contacté Apple pour la première fois le 11 juin 2025, il y a donc plus d’un an. Le mois suivant, Apple a répondu qu’elle allait examiner le problème. Avance rapide jusqu’en mars 2026, quand Apple signale apparemment avoir « résolu le problème signalé dans une récente modification du système ». Le découvreur, de son côté, dit constater que la faille est toujours exploitable, ce à quoi Apple a répondu qu’elle se repenchait sur le problème.

En mai, l’entreprise a signalé être toujours en cours d’investigation et demandé à Tyler Murphy de ne divulguer aucune information publiquement, le temps que l’enquête soit terminée. Fin mai, Apple a annoncé qu’un correctif a été développé et qu’il serait appliqué « dans les prochaines semaines ». Mais le 29 juin, sans nouvelles, le découvreur finit par contacter 404 Media, qui publie son article deux jours plus tard.

Source : AppleInsider

Dans cette publication, le journaliste Joseph Cox indique avoir généré une nouvelle adresse masquée et l’avoir transmise à Tyler Murphy. Environ cinq minutes plus tard, ce dernier lui a communiqué son adresse e-mail réelle liée à son compte Apple. Selon Murphy, dans les tests limités menés avec des volontaires, 100 % des adresses « Masquer mon adresse e-mail » testées se sont révélées exploitables de cette manière, montrant au passage que le problème n’était toujours pas résolu, plus d’un an après son signalement.

Le découvreur souligne un risque concret lié à l’écosystème des courtiers en données : les sites de recherche de personnes, gratuits et accessibles au public, permettent facilement de relier une adresse e-mail à d’autres informations personnelles, ce qui expose les utilisateurs s’appuyant sur « Masquer mon adresse e-mail » pour leur sécurité. Ce risque touche particulièrement les personnes utilisant le service à des fins sensibles : pour échapper à un harcèlement, lancer une alerte ou encore pour de l’activisme.

404 Media, TechCrunch et d’autres acteurs de la presse en ligne ont contacté Apple pour obtenir des informations, mais l’entreprise n’a pas encore répondu.

Mauvais timing

Si la faille fait parler, c’est parce qu’Apple ne communique pas à son sujet… et aussi parce que l’entreprise prépare un changement qui pourrait affaiblir la sécurité de son service.

TechCrunch a abordé le problème dans un article le 16 juin. Nos confrères expliquent que l’efficacité de « Masquer mon adresse e-mail » tient beaucoup à l’utilisation du même domaine pour les fausses adresses que pour les vraies : elles finissent toutes par « @icloud.com ». Mais dans une note aux développeurs publiée le 15 juin, Apple indique qu’elle va unifier les domaines utilisés aussi bien pour sa fonction « Connexion avec Apple » (qui permet de créer facilement un compte chez un tiers depuis le compte Apple) que par « Masquer mon adresse e-mail » : private.icloud.com.

Et de résumer le changement, qui interviendra « plus tard » cet été :

  • Les adresses utilisées par « Connexion avec Apple », jusqu’ici sur le domaine privaterelay.appleid.com, seront émises sur private.icloud.com.
  • Les adresses utilisées par « Masquer mon adresse e-mail », jusqu’ici sur le domaine icloud.com, seront émises sur private.icloud.com.

Or, depuis environ deux semaines que l’information est parue, beaucoup critiquent ce changement, notamment sur Reddit. En dehors du changement lui-même qui peut révéler instantanément qu’il s’agit d’une fausse adresse, la critique qui revient le plus souvent est la capacité des entreprises à bloquer plus simplement ce type d’adresse.

« Hide My Email est efficace précisément parce que tu ne peux pas facilement filtrer les adresses qu’il génère. Je serais très surpris si on ne voit pas des services commencer à refuser de te laisser t’inscrire avec un domaine private.icloud.com. Ça sent l’industrie qui fait pression sur Apple, ce qui est hilarant puisque ça a essentiellement tué la principale métrique que les spécialistes du marketing par e-mail utilisaient pour mesurer la performance (ce qui était bien, les clics sont une bien meilleure métrique à optimiser) », juge ainsi l’utilisateur MalevolentFerret.

Problème : si Apple a communiqué sur le changement, l’entreprise n’a rien dit sur les raisons qui la poussaient à cette unification. S’il s’agit réellement d’une pression de l’industrie, il est possible qu’un nombre croissant de services finissent en effet par rejeter les créations de comptes basées sur ces fausses adresses.

Apple précise quand même dans sa note que toutes les adresses déjà en place continueront de fonctionner de la même manière. La modification ne concernera que les adresses créées après la bascule, dont la date exacte n’est pas connue.

TechCrunch rappelle en outre que si un utilisateur iCloud+ peut effectivement créer de fausses adresses, Apple garde en main les informations qui permettent de la relier au compte réel, les fausses adresses fonctionnant – dans les grandes lignes – comme un alias. L’entreprise en a donné la preuve fin mars, lorsqu’elle a remis au FBI les informations d’un utilisateur qui avait utilisé une adresse masquée pour un courrier jugé « menaçant » à la compagne de Kash Patel, directeur du FBI.

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☕️ Le support du décodage vidéo via Vulkan arrive enfin dans Firefox



C’est une excellente nouvelle pour les utilisateurs sur Linux : le navigateur de Mozilla va enfin se doter d’une vraie solution de décodage matériel en utilisant Vulkan, comme relevé par Phoronix.

Historiquement, Mozilla désactive par défaut le décodage vidéo matériel pour l’ensemble des cartes NVIDIA sur Linux. Pour pallier cela, la communauté devait s’appuyer sur des solutions de contournement tierces comme le paquet nvidia-vaapi-driver.

L’implémentation d’une voie de décodage native basée sur l’extension Vulkan Video (en s’appuyant sur le support de décodage Vulkan de FFmpeg) vise à éliminer le besoin de ces pilotes intermédiaires. Initialement motivé par le besoin d’apporter le décodage matériel sur les architectures ARM64 (comme le NVIDIA DGX Spark basé sur une puce Grace Hopper GB10 qui ne supporte ni VA-API ni V4L2), ce chantier profite par extension aux configurations x86_64 équipées de GPU NVIDIA.

Logo de la fondation Mozilla

Le code est d’ores et déjà présent et testable dans les versions Firefox 153 Beta et Nightly. La version finale doit sortir le 21 juillet, mais la fonction y sera désactivée par défaut. Elle est en effet considérée comme hautement expérimentale, avec des régressions et des cas limites identifiés, notamment sur les ordinateurs portables équipés de solutions graphiques hybrides (IGP AMD ou Intel + GPU dédié).

De plus, et c’est un vrai problème, cette implémentation a absolument besoin des pilotes propriétaires NVIDIA en version 595.X au moins. Ce qui exclut d’office les architectures plus anciennes, dont les cartes 10XX (génération Pascal), limitées aux versions 580.X des pilotes.

Pour les personnes souhaitant essayer cette nouveauté dans l’une des deux branches tests concernées de Firefox, il faut se rendre dans about:config et passer les deux clés suivantes sur « true » :

  • media.hardware-video-decoding-vulkan.enabled
  • media.hardware-video-decoding-vulkan.direct-export.enabled
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☕️ Le support du décodage vidéo via Vulkan arrive enfin dans Firefox



C’est une excellente nouvelle pour les utilisateurs sur Linux : le navigateur de Mozilla va enfin se doter d’une vraie solution de décodage matériel en utilisant Vulkan, comme relevé par Phoronix.

Historiquement, Mozilla désactive par défaut le décodage vidéo matériel pour l’ensemble des cartes NVIDIA sur Linux. Pour pallier cela, la communauté devait s’appuyer sur des solutions de contournement tierces comme le paquet nvidia-vaapi-driver.

L’implémentation d’une voie de décodage native basée sur l’extension Vulkan Video (en s’appuyant sur le support de décodage Vulkan de FFmpeg) vise à éliminer le besoin de ces pilotes intermédiaires. Initialement motivé par le besoin d’apporter le décodage matériel sur les architectures ARM64 (comme le NVIDIA DGX Spark basé sur une puce Grace Hopper GB10 qui ne supporte ni VA-API ni V4L2), ce chantier profite par extension aux configurations x86_64 équipées de GPU NVIDIA.

Logo de la fondation Mozilla

Le code est d’ores et déjà présent et testable dans les versions Firefox 153 Beta et Nightly. La version finale doit sortir le 21 juillet, mais la fonction y sera désactivée par défaut. Elle est en effet considérée comme hautement expérimentale, avec des régressions et des cas limites identifiés, notamment sur les ordinateurs portables équipés de solutions graphiques hybrides (IGP AMD ou Intel + GPU dédié).

De plus, et c’est un vrai problème, cette implémentation a absolument besoin des pilotes propriétaires NVIDIA en version 595.X au moins. Ce qui exclut d’office les architectures plus anciennes, dont les cartes 10XX (génération Pascal), limitées aux versions 580.X des pilotes.

Pour les personnes souhaitant essayer cette nouveauté dans l’une des deux branches tests concernées de Firefox, il faut se rendre dans about:config et passer les deux clés suivantes sur « true » :

  • media.hardware-video-decoding-vulkan.enabled
  • media.hardware-video-decoding-vulkan.direct-export.enabled
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Proton lance son assistant IA Lumo 2.0 avec génération d’images et mémoire

Avec de vrais morceaux de Chine dedans
Proton lance son assistant IA Lumo 2.0 avec génération d’images et mémoire

L’éditeur suisse passe la seconde avec la nouvelle version majeure de son LLM et de l’assistant qui l’accompagne. Lumo 2.0 marque surtout un gros rattrapage sur les produits existants, avec des fonctions comme la mémoire et la recherche sur le web.

Proton a lancé la première version de son assistant IA en juillet 2025, avec la promesse d’une confidentialité totale basée sur le chiffrement de bout en bout, zéro accès, et l’absence de logs. Selon l’entreprise, son assistant est utilisé par dix millions de personnes aujourd’hui.

Pour fêter son premier anniversaire, Proton lance la version 2.0. L’éditeur affirme que cette mouture est le changement le plus important sur l’assistant depuis sa création, avec une nouvelle architecture.

L’assistant peut être utilisé selon quatre modes :

  • Lumo 2.0 Lite : gère les questions générales, l’aide à la rédaction, le résumé et les autres tâches courantes
  • Lumo 2.0 Max : offre un raisonnement plus poussé, une compréhension contextuelle plus large et des réponses plus précises, pour les tâches complexes
  • Mode Fast : conçu pour les requêtes simples, les recherches rapides et les tâches bénéficiant de réponses immédiates
  • Mode Thinking : réponses plus détaillées pour les problèmes nécessitant une analyse multi-étapes plus profonde, avec le classique raisonnement visible en temps réel

Nombreuses nouvelles fonctions

Lumo 2.0 apparait comme une vaste mise à jour visant à rattraper le retard sur les modèles existants. Le nouveau modèle prend ainsi en charge la multimodalité, capable de traiter du texte et des images. On peut envoyer une image à analyser, créer des visuels à partir d’un prompt ou d’une esquisse, éditer des images existantes, le tout dans la même conversation. Proton assure que toutes les données envoyées bénéficient de la garantie zéro accès.

L’un des plus gros changements de Lumo 2.0 est la possibilité de chercher – enfin – des informations sur le web pour répondre à des questions, avec citation des sources. L’assistant reçoit également une mémoire persistante, qui lui permet d’apprendre les préférences et le style, pour que chaque conversation démarre avec plus de contexte. Comme dans les autres fonctions du même acabit, l’utilisateur décide de ce qui est retenu ou oublié.

Puisque l’on parle de contexte, Proton indique dans son billet d’annonce que la fenêtre a doublé avec Lumo 2.0, permettant des conversations plus longues et cohérentes ainsi qu’un raisonnement sur des documents et jeux de données plus volumineux. L’entreprise ne donne malheureusement aucun chiffre.

Les Projects deviennent des espaces de travail chiffrés dédiés regroupant conversations, fichiers et instructions. S’y ajoutent les Custom Lumos, décrits comme des assistants sur mesure adaptés à des tâches spécifiques, comparables aux « Gems » de Gemini.

Performances : les gros chiffres

Proton communique des gains de performance mesurés sur l’Artificial Analysis Intelligence Index, un benchmark indépendant agrégeant neuf évaluations dont GDPval-AA v2, Terminal-Bench v2.1, Humanity’s Last Exam et GPQA Diamond. Les résultats annoncés : Lumo 2.0 Lite obtient un score supérieur de 127 % à Lumo 1.4, et Lumo 2.0 Max de 240 %. Sur les mêmes résultats, on peut voir que Lumo 2.0 Max obtient 51 points, à mi-chemin entre les 44 points de Claude Sonnet 4.6 et les 55 points de GPT 5.5 (56 pour Claude Opus 4.8).

Sur la latence, Proton annonce que les requêtes courantes sont traitées jusqu’à 76 % plus rapidement que sous Lumo 1.4. Andy Yen, PDG de Proton, affirme (via 9to5Mac) que les tests utilisateurs montrent que l’écart s’est réduit au point que, pour de nombreux cas d’usage, les utilisateurs ne perçoivent plus de différence qualitative entre Lumo 2.0 Max et les derniers modèles d’OpenAI et d’Anthropic. Il s’agit toutefois d’une déclaration du fabricant, non d’un benchmark tiers indépendant.

Le court test publié par It’s FOSS relativise ce discours marketing : sur une tâche d’édition d’image (correction d’une faute de frappe dans une bannière), Lumo 2.0 Max en mode Thinking n’a pas détecté l’erreur, puis a fini par abandonner après plusieurs tentatives.

Confidentialité, disponibilité et prix

Comme on pouvait s’y attendre, Proton met largement l’accent sur la confidentialité. L’éditeur suisse s’est spécialisé depuis longtemps dans les services chiffrés de bout en bout. Il pointe le contraste avec les fournisseurs dominants et affirme que Lumo repose sur cinq principes : aucun log, chiffrement zéro accès (en transit et au repos), aucun partage de données, aucune utilisation des conversations pour l’entraînement, et modèles de langage open source.

Quels modèles ? Dans une page du support, Proton le précise : Qwen 3.5, GLM 5.2, Image-Turbo et FireRed-Image-Edit-1.1. Dans cette configuration, Qwen est très probablement utilisé pour la version Light et GLM pour Max. Pour rappel, le modèle chinois GLM 5.2 fait sensation depuis sa sortie, pour ses performances autant que ses poids ouverts. Proton prend bien soin d’ajouter que tous les modèles fonctionnent exclusivement sur ses serveurs et que les données ne sont jamais envoyées chez un tiers.

L’infrastructure reste entièrement européenne, protégée par le droit suisse sur la confidentialité et le chiffrement zéro accès, « ce qui signifie que l’accès à Lumo ne peut pas être soumis aux décrets exécutifs américains et que les données des utilisateurs ne sont pas soumises aux demandes de collecte américaine ».

Lumo 2.0 est déjà disponible avec l’ensemble de ses fonctions. La formule Free permet d’utiliser la version Lite pour les fonctions de base, pour un « usage privé quotidien ». Il faut la formule Plus, vendue 12,99 euros par mois, pour avoir la version max du modèle avec discussions illimitées, Projects, génération d’images et accès au modèle Max.

Des formules Professional (14,99 euros par utilisateur et par mois) et Business (24,99 euros par utilisateur et par mois) sont disponibles pour les entreprises, la seconde apportant une administration centralisée et des garanties de conformité pour les organisations.

Enfin, sur Reddit, on note des signalements de fonctions absentes et que des utilisateurs aimeraient avoir, notamment l’API correspondante, le support MCP et un Lumo CLI.

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