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Alléluia ! Prodeus: The Elder Veil est toujours vivant !

Alors qu’on était sans nouvelles depuis son annonce en 2023, le DLC The Elder Veil pour l’excellent rétro-FPS Prodeus s’est montré il y a quelques jours dans une courte vidéo de gameplay publiée sur la chaîne officielle du jeu. On y aperçoit quelques séquences particulièrement alléchantes, mettant notamment en scène le fameux grappin au bout d’une chaîne, dont semble s’être inspiré id Software pour son DLC de DOOM: The Dark Ages.

Le jeu a toujours l’air aussi délicieusement sanglant, mais on n’a malheureusement pas plus d’informations pour l’instant. Est-ce que ce réveil surprise augure d’une sortie prochaine ? Seul l’avenir nous le dira.

En attendant, vous pouvez profiter d’une réduction de 40 % sur Prodeus en vous rendant sur sa page Steam.

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#Mise à jour 6# Vague de 3 200 licenciements chez Xbox : id Software décapité, Arkane en mauvaise voie

La nouvelle est tombée un peu plus tôt dans l’après-midi : Microsoft va se séparer de 3 200 postes côté jeu vidéo d’ici à mi-2027 (environ 20 % de la masse salariale), dont 1 600 immédiatement. C’est Asha Sharma, actuelle CEO de la branche Xbox, qui l’a annoncé via un mémo partagé à tous les salariés (et au monde entier en même temps, a priori). On savait déjà que des licenciements étaient prévus, mais on ne savait pas qu’ils allaient être d’une telle ampleur. Par ailleurs, cela intervient dans un plan encore plus global de « rationalisation » au sein du groupe, puisque c’est un total de 6 400 personnes qui finiront à la porte de la firme de Redmond dans moins d’un an.

Bon nombre de studios sont salement touchés, notamment id Software, d’après Jason Schreier, malgré la sortie imminente du premier – et probablement dernier – DLC pour DOOM: The Dark Ages : Revelations. Pareil chez Obsidian, selon Gautoz d’Origami, qui serait l’un des studios les plus charcutés, et dont les salariés restant seraient regroupés autour de Grounded 2. La situation est différente pour Arkane à Lyon, puisque contrairement à certains de ses copains qui sont en passe d’être revendus ou de redevenir indépendants, la direction est entrée en consultation avec les partenaires sociaux pour « examiner les options stratégiques possibles ». En effet, grâce à un droit du travail français décrit comme « plus rigoureux » par nos amis américains, ils ne peuvent pas se débarrasser des gens en un claquement de doigts. Cela promet de longs mois d’hésitation entre revente, découpage et licenciements, mais ça ne sent pas très bon pour leur projet d’immersive sim en TPS, Marvel’s Blade.

On ne va pas vous mentir : ça nous ferait franchement chier qu’un studio aussi mythique qu’Arkane ferme ses portes, et on souhaite bon courage à toute l’équipe pour traverser cette nouvelle épreuve.

Édit du 07/07 : Nos confrères de Gamekult rapportaient ce matin qu’id Software aurait perdu plus de la moitié de ses effectifs (136, a priori), en particulier les personnes de l’équipe technique. Comme ils le soulignent, cette décision serait d’une bêtise crasse, car l’id Tech 8 (qui anime notamment DOOM: The Dark Ages ou Indiana Jones et le Cercle Ancien) rivalise largement avec l’Unreal Engine 5, tout en étant bien mieux optimisé. Microsoft aurait tout au contraire plutôt intérêt à le développer pour ne pas être dépendant d’un autre moteur et ainsi l’utiliser dans ses autres studios, comme ils l’avaient initié chez MachineGames.

Édit du 08/07 : Jason Schreier a publié un article ce matin à propos d’Obsidian : un quart du staff s’est fait dégager, la suite d’Avowed a été annulée tout comme d’autres projets non annoncés, et le studio se concentrera sur un nouvel épisode de Fallout aux côtés des équipes de Bethesda Game Studios.

Édit du 09/07 : Gamesbeat et Video Games Chronicle ont publié des articles sur les réactions des ex-employés d’id Software, franchement choqués par la décision. On apprend que le studio travaillait sur un jeu inspiré de John Wick, sur un nouveau Perfect Dark et sur une proposition multi/coop sur la licence DOOM. Aucune information ne permet pour l’instant de dire si tout part à la benne. En revanche, on sait dorénavant que le studio comptait 185 employés avant le départ des 136 annoncés hier. Il ne reste donc qu’une cinquantaine de personnes chez id Software, qui deviendrait un studio de support, et ils abandonneraient donc l’id Tech au profit de l’Unreal Engine (comme Halo Studios) pour rationaliser les coûts. Sans doute la pire décision possible jamais entreprise par Microsoft.

Édit du 10/07 : Dans un article publié hier, nos confrères de This Week in Videogames infirment l’abandon de l’id Tech et la bascule à l’Unreal Engine. Selon eux, ce sont des spéculations faites par d’anciens membres du studio qui n’auraient pas la vue globale du sujet. Même si des profils très techniques liés à l’id Tech ont été supprimés aux États-Unis, il s’avère que le studio de Frankfort, dont le rôle est uniquement de travailler sur le moteur, n’a pas du tout été affecté par les licenciements, probablement grâce à la protection des emplois proche de celle du droit français. Il y a donc un espoir de voir perdurer le mythique moteur, notamment dans la prochaine production de MachineGames, le troisième volet de la série Wolfestein, et pourquoi pas sur d’autres « licences phares », telles que décrites par la direction de Bethesda.

Édit du 11/07 : Les développeurs restants chez id Software tentent de faire du damage control en publiant un communiqué sur X. Ils expliquent que, malgré les 136 licenciements, leur équipe est désormais de taille comparable à celle qui avait développé DOOM 2016, et qu’ils continuent à travailler sur « les jeux et la technologie qui ont défini le studio depuis 35 ans ». Ils nous donnent rendez-vous à la Quakecon en août prochain.

Édit du 11/07 (bis) : Dans une vidéo publiée le 10 juillet, Jason Schreier indique que malgré l’annulation d’Avowed 2, un petit groupe de développeurs continuerait tout de même à travailler dessus, en attendant d’être réaffecté au prochain jeu Fallout. L’hypothèse du journaliste est qu’ils espèrent peut-être avoir suffisamment avancé pour que Microsoft accepte d’achever le projet à moindre coût.

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NoScope #88 : Dimhaven et retour sur les démos du Steam Néo Fest

Dimanche dernier, nous avons enregistré le 88ᵉ numéro de NoScope sur notre chaîne Twitch. Comme à notre habitude, nous sommes revenus sur l’actualité des FPS de ces dernières semaines, et notamment la prochaine sortie du DLC DOOM: The Dark Ages | Revelations, des images de NO LAW, ou encore des déboires autours de Ghost Recon Over. On est également revenus sur les démos du Steam Néo Fest qui nous ont bien plu.

Après un petit quiz sur les FPS en vacances, on a parlé du seul jeu qu’on a testé depuis le mois dernier : le puzzle game Dimhaven – The Lost Source.

Et comme on avait un peu de temps, s’est un peu plus attardés sur les sorties à venir et les jeux auxquels on a joué ces dernières semaines.

00:00:00 – Intro
00:01:30 – Les actus FPS : le DLC S.T.A.L.K.E.R. 2: Cost Of Hope Aarrive cet été
00:04:55
– Les actus FPS : Turok: Origins a l’air vraiment naze
00:08:00
– Les actus FPS : une excellente mise à jour de Witchfire
00:12:08
– Les actus FPS : DOOM: The Dark Ages | Revelations sort le 7 juillet
00:14:48
– Les actus FPS : une démo technique pour NO LAW
00:17:55 – Les actus FPS : c’est probablement la merde pour Ghost Recon Over
00:22:22
– Les actus FPS : Quake Fête Ses 30 Ans
00:26:31
– Les actus FPS : Ground Branch sortira En 1.0 Le 16 juillet prochain
00:30:21
– Les actus FPS : Thief: The Dark Project Remastered annoncé par Nightdive
00:33:10
– DOSSIER : le Steam Néo Fest de juin 2026
00:47:21
– QUIZ : les FPS en vacances
01:02:55
– TEST : Dimhaven – The Lost Source
01:09:53 – À venir (DOOM: The Dark Ages – Revelations, Ground Branch, Halo…)
01:15:27
– À quoi on joue ? (Toxic Commando, Into The Radius 2, Forefront…)

Et si vous n’aimez pas nos tronches, l’émission est également disponible en version podcast sur Soundcloud (jusqu’à la publication de l’émission suivante), mais aussi sur SpotifyDeezerAnchor.fm ou Pocket Casts.

En espérant que ça vous fasse autant marrer à entendre que nous à le faire, on vous donne rendez-vous dans deux ou trois semaines pour un nouveau NoScope !

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Guns of Eschaton : espérons qu’il ait autre chose à vendre que la mort de Viktor Antonov

Il y a quelques jours, l’éditeur chinois 4divinity a annoncé un nouveau FPS Soulslike : Guns of Eschaton. Il est développé par Eschatology Entertainment (rien à voir avec les excréments) et vous n’aurez pas pu échapper à l’information principale : c’est le dernier projet sur lequel Viktor Antonov a travaillé. Le directeur artistique de City 17 dans Half-Life 2 ou de Dunwall dans Dishonored, décédé l’année dernière à l’âge de 53 ans, avait cofondé le studio à Chypre en 2022 et occupait le poste de visual director. Graphiquement, le titre a l’air effectivement très réussi, affichant des panoramas d’un Far West apocalyptique.

En revanche, les combats nous ont laissé un peu plus dubitatifs. Les courts extraits de gameplay montrent des mouvements un peu mous du cul et des ennemis très lambdas. Certes, les développeurs indiquent que ce ne sera pas un FPS frénétique, et qu’il faudra adapter ses munitions à chaque ennemi, mais on espère qu’il y aura un peu de skill dans la partie. D’autre part, on nous promet un mode solo, un mode coopératif, mais aussi un mode joueurs contre joueurs. On a un peu de mal à imaginer ces types de gameplay se mélanger avec un soulslike, mais au moins, c’est intriguant.

Chose un peu étonnante, la description dans la page Steam indique que Guns of Eschaton est le « premier FPS soulslike », alors qu’on en voit au moins deux de prévus pour cette année et quelques autres un peu moins connus. Et contrairement à certains de ses concurrents, lui n’a même pas encore de date de sortie. Mais si le projet vous intéresse, vous pouvez d’ores et déjà l’ajouter à votre liste de souhaits.

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Rendez-vous dimanche 5 juillet à 21 h pour le NoScope #88 : Dimhaven et retour sur les démos du Steam Néo Fest

Dimanche 5 juillet à 21 heures, nous enregistrerons le 87ᵉ numéro de NoScope sur notre chaîne Twitch. Comme à notre habitude, nous reviendrons sur l’actualité des FPS de ces dernières semaines, et notamment la prochaine sortie du DLC DOOM: The Dark Ages | Revelations, des images de NO LAW, ou encore des déboires autours de Ghost Recon Over. On reviendra également sur les démos du Steam Néo Fest qui nous ont bien plu.

Après un petit quiz qui vous permettra de gagner un jeu chez notre partenaire Gamesplanet, on parlera du seul qu’on a testé depuis le mois dernier : le puzzle game Dimhaven – The Lost Source.

Alors, attrapez une boisson fraîche, et rejoignez-nous sur Twitch dimanche 5 juillet à 21 heures.

Si vous n’êtes pas disponibles, pas de souci : l’émission sera disponible en VOD sur notre chaîne YouTube. Et si vous préférez éviter de voir nos tronches, vous pourrez nous retrouver en audio sur SpotifyDeezerAnchor.fmPocket CastsPodchaser ou PlayerFM.

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Ground Branch sortira en 1.0 le 16 juillet prochain, 20 ans après son annonce

Eh oui, c’est en 2006 que drloser titrait « Un ex de RSE espère créer un jour un nouveau FPS orienté simulation ». Et si plus personne ne sait ce qu’est RSE aujourd’hui, c’est parce qu’il s’agissait de Red Storm Entertainment (Tom Clancy’s Rainbow Six), studio fermé par Ubisoft en mars dernier. Douze ans plus tard, Ground Branch – car c’est bien de ce jeu tactique dont on parle –, sortait en accès anticipé, dans un état discutable. Si initialement, il ne devait durer que 12 à 24 mois supplémentaires, le développement a finalement pris un poil plus de temps. Et d’ailleurs, même si les notes sont plutôt bonnes sur la page Steam, beaucoup s’accordent à dire que le titre n’est sans doute pas encore tout à fait terminé. Mais MicroProse, éditeur du jeu depuis 2021, en a peut-être eu un peu marre de mettre du pognon dans le projet, et a gentiment poussé les devs à passer en version finale. La bascule se fera le 16 juillet prochain.

Si vous parcourez les archives, vous verrez qu’à la rédac, on a un peu lâché l’affaire. La dernière news date de 2023, malgré des mises à jour régulières. Mais la venue de cette 1.0 sera l’occasion idéale pour se replonger dedans. En attendant, on n’a vraiment aucune idée de ce qu’est réellement devenu le projet, puisqu’on n’y a pas touché depuis au moins trois ans. Pour ceux qui avaient suivi de plus ou moins près, les développeurs ont tout de même partagé une sorte de patch note géant avec tout ce que cette mise à jour embarquera.

Si vous êtes intéressé par Ground Branch, vous pouvez toujours craquer pour l’accès anticipé actuellement à –15 % sur Steam, soit moins de 22 € jusqu’au 9 juillet, avant qu’il ne passe en version finale le 16 juillet.

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Gentleman’s Violence : un solo dev qui emprunte à John Wick et Gunman Contracts

Il y a quelques jours, nous avons découvert Gentleman’s Violence, un FPS reprenant la gestuelle de John Wick dans les films éponymes. Autant dire qu’il n’en faut pas plus pour nous intéresser. Développé en solo par un certain Shawn Hua, le jeu fait furieusement penser à un autre projet solo dev, Gunman Contracts – Stand Alone, à l’origine un mod pour Half-Life Alyx, qui proposera une version VR et une version flat-screen.

Si le trailer est plutôt alléchant, on se demandait si ça fonctionnait clavier et souris en main. Ça tombe bien, des playtests sont en cours et il suffit de le demander pour avoir l’accès. Le développeur nous met deux niveaux à disposition : une sorte de terrain d’entraînement qui fait office de tuto et une section dans des bureaux plutôt épurés avec des couloirs qui n’ont aucun sens. Le feeling des armes est plutôt correct, mais la prise en main est particulièrement étrange. Les mouvements ne sont pas très agréables, notamment ceux au corps-à-corps, car ils confisquent les commandes du personnage pendant plusieurs secondes. Et comme on doit souvent y recourir pour épargner nos munitions et récupérer de la santé, c’est franchement pénible. Contrairement à beaucoup de FPS, même de grande envergure, l’IA des ennemis est à peu près crédible. Elle se déplace tout le temps et tente d’éviter les balles. Ce n’est pas incroyable, mais ça fait le job. Globalement, l’expérience est encore très bancale, notamment à cause de la maniabilité franchement perfectible, mais on sent qu’il y a du potentiel pour quelque chose d’un peu fun.

Si vous aussi voulez vous prendre pour John Wick, Gentleman’s Violence propose des playtests depuis sa page Steam. Aucune date de sortie n’a encore été évoquée.

Merci à giant pour l’info.

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Sony fait le ménage chez Bungie suite à la fin de Destiny 2

On vous parlait il y a tout juste un mois de la fin de Destiny 2, qui devait s’accompagner d’une vague de licenciements, selon le journaliste Jason Schreier. Il y a quelques jours, Sony a officiellement annoncé que Bungie allait se séparer d’une partie de ses collaborateurs. Un autre reporter, Stephen Totilo, a révélé que 292 personnes étaient concernées et que leur départ était prévu pour le 9 juillet prochain.

292 people laid off from Bungie in the state of Washington, where the studio is based. Effective July 9.

Stephen Totilo (@stephentotilo.bsky.social) 2026-06-25T21:21:10.507Z

Si une grande partie des salariés travaillaient sur feu Destiny 2, certains d’entre eux avaient déjà repris une activité sur Marathon. Il faut croire que la fréquentation n’est pas suffisante sur leur extraction shooter pour maintenir autant de monde sur le projet.

Ce n’est donc pas une surprise, mais ça fait toujours mal au cœur, surtout quand le copain Microsoft se prépare à une nouvelle purge dans sa branche jeux vidéo.

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Empulse est sorti en accès anticipé dans l’indifférence générale

Comme prévu, Empulse, le nouveau jeu de 1047 Games, est sorti en accès anticipé le 24 juin dernier. Le studio qui s’était rétamé avec Splitgate 2, renommé en Splitgate: Arena Reloaded après un rétropédalage en bêta, n’a malheureusement pas eu plus de succès cette fois-ci. Même si les commentaires sont plutôt positifs, le pic de joueurs simultanés n’a même pas atteint les 3 000. C’est encore pire que leur précédente tentative, qui avait tout de même rassemblé plus de 25 000 personnes au lancement.

Pourtant, on n’avait pas trouvé la démo désagréable lors du Steam Néo Fest : c’est nerveux, très aérien et plutôt gratifiant. Mais ça manque un peu de profondeur, que ce soit du côté de la direction artistique ou du gameplay, comme le font remarquer certains joueurs. Un titre vite oubliable, comme le studio qui l’a créé.

Si vous êtes curieux, Empulse est actuellement à –25 % pour la sortie en accès anticipé sur Steam, soit 15 € jusqu’au 1er juillet.

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Les bons plans NoFrag du week-end soutiennent toujours l’équipe de France

Ce soir, la France joue son troisième match pour la coupe du monde 2026. Nul doute que vous irez rejoindre vos amis en terrasse dès 21 h pour profiter de l’événement. Les bons plans NoFrag du week-end ont pensé à vous et vous aident à compléter votre panoplie d’amateur de football. Tout d’abord, il est nécessaire d’avoir un maillot pour supporter votre équipe. L’autre accessoire incontournable, c’est l’écharpe aux couleurs de votre nation préférée. Bien sûr, ensuite, il est coutumier de se maquiller le visage (ou autre). Si vous êtes en extérieur, n’oubliez pas de porter un chapeau pour ne pas choper une insolation. Enfin, en cas de victoire et sous l’influence des 5 litres de bière — à consommer avec modération — ingurgités en 2 h 30, vous aurez envie de faire du bruit ! Beaucoup de bruit ! Un bruit d’enfer !

Les bons plans Amazon

Ce sont bientôt les vacances, mais notre expert Gothax est toujours d’attaque pour nous faire une petite sélection :

Et si aucun de ces produits ne vous fait de l’œil, vous pouvez tout de même nous soutenir en ajoutant ?tag=nofrag-21 à la fin de l’URL de n’importe quelle marchandise sur Amazon et ainsi nous permettre de grappiller quelques euros fort utiles.

Gamesplanet S26

Les bons plans Gamesplanet

Même si ce fut bref, Sony a proposé ses jeux aussi sur PC. Et notre partenaire Gamesplanet propose justement des promos sur les titres édités par le géant japonais. Vous pourrez trouver Death Stranding 2: On the Beach à 59 €, Ghost of Tsushima DIRECTOR’S CUT à 34 €, Horizon Forbidden West – Complete Edition à 28 € ou encore Helldivers 2 à 28 €. Il y a évidemment d’autres choses intéressantes en dehors des jeux de Sony :

Et dans tous les cas, si vous trouvez des choses qui vous intéressent, vous pouvez ajouter ?ref=nofrag à la fin de l’URL pour nous faire gagner quelques centimes. Ça arrivera dans notre porte-monnaie virtuel Gamesplanet et nous permettra de nous payer les clefs que les éditeurs ne nous envoient pas !

On termine cette page de bons plans avec notre boutique ! Si vous avez encore quelques euros à jeter par la fenêtre, on a récemment mis à jour le catalogue Spreadshirt avec les nouveaux logos. Alors pourquoi ne pas craquer pour un body bébé, un magnet, une gourde ou un tapis de souris ?

Spreadshirt mai 2026

Merci à tous pour votre soutien !

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[Rumeur] C’est probablement la merde pour Ghost Recon Over : licenciements, découpe de fonctionnalités et surcharge de travail

Alors qu’on avait oublié son existence, Ghost Recon Over – ou Project OVR – a refait parler de lui chez nos confrères d’Insider Gaming. Leurs sources anonymes auraient indiqué que des tests alpha s’étaient déroulés au printemps dernier. Ils se seraient tellement bien passés qu’ils auraient conduit au licenciement d’une partie de l’équipe, dont des Parisiens, et une mise à la benne de fonctionnalités sans doute bien pourraves. L’ambiance ne doit donc pas être à la fête, et il semble que les équipes restantes vont devoir cruncher pour transformer une expérience a priori atroce et complètement instable en une bêta jouable dès novembre prochain.

Pour rappel, on apprenait en 2024 que le prochain opus de la série Ghost Recon devait abandonner sa vue à la troisième personne pour retrouver la vue subjective, ainsi qu’un aspect un peu plus milsim, ce qui nous avait plutôt enthousiasmé. Mais il va falloir un peu tempérer nos attentes tant qu’on n’aura pas plus de détails.

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Bêta jusqu’au 30 juin de PUBG Ally, l’alliée IA dégénérative

On n’avait pas du tout suivi l’histoire depuis son annonce en janvier 2025, mais Krafton poursuit toujours son rêve de coller des LLM absolument partout, y compris dans PLAYERUNKNOWN’S BATTLEGROUNDS: BATTLEGROUNDS. En effet, le 17 juin dernier, il annonçait, avec son partenaire NVIDIA, lancer une bêta ouverte jusqu’au 30 juin. Accessible uniquement en mode arcade duo (et TPP, mais on peut heureusement toujours basculer à la première personne une fois en jeu), PUBG Ally vous fait grouper avec une IA générative qui répond à vos sollicitations vocales. Et si quelques influenceurs ont pu s’amuser un peu avec et ont réussi à lui faire dire qu’elle avait un wallhack, on cherche encore l’intérêt de la démonstration.

Pour commencer, PUBG Ally n’est disponible que pour les possesseurs de cartes RTX, et le modèle tourne localement – si on a bien compris. Cela utiliserait 6 Go de VRAM (si on extrapole la consommation du modèle par rapport à celui de 2 milliards de paramètres) pour un résultat plus que discutable. Outre le fait qu’elle est incapable de retenir un seul mot de français, elle a le temps de réaction d’une huître. Certes, elle a de bons yeux – que Jackfrags suspecte être un peu cheatés –, mais pour le reste, c’est franchement pitoyable. On n’est pourtant pas des pros sur le jeu, mais les conseils de début de partie ne sont même pas pertinents. Et comme d’habitude avec les LLM, elle est incapable de prendre la moindre décision. Un peu dommage pour un jeu qui repose tout de même largement sur la tactique. En bref, on s’attendait à pouvoir s’amuser un peu avec ce bot++, ou voir des réactions intéressantes, mais mis à part sa capacité à déblatérer des lieux communs, elle semble aussi cruche que ses homologues plus traditionnels.

Si vous voulez tester par vous-même, la phase de bêta s’achève le 30 juin. Pour cela, lancez tout simplement le jeu depuis Steam ou l’Epic Games Store. Pour rappel, il est free-to-play.

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Witchfire approche de sa version finale avec Revelations, une dernière grosse mise à jour de l’accès anticipé

Il y a quelques jours, The Astronauts a publié Revelations, la mise à jour 0.9 pour l’excellent Witchfire. Si l’absence de traduction vous servait jusque-là d’excuse pour ne pas vous plonger dans ce fast-FPS roguelite de dark fantasy inspiré par Painkiller et Dark Souls, sachez que le jeu est dorénavant disponible en français. Et d’après ce qu’on a pu voir, cela semble être du plutôt bon travail. Évidemment, ce n’est pas le seul ajout, puisque les développeurs nous offrent une nouvelle région, Marshland, apparemment très vaste et principalement composée de marécages. Ils proposent aussi une extension de la base, un nouveau vault, de nouvelles quêtes et une nouvelle refonte de la corruption. Vous pouvez retrouver le patch note complet sur Steam, il contient également une longue liste d’ajustements.

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Alors qu’il est sorti en accès anticipé en 2023, Witchfire reste l’un des jeux les plus appréciés à la rédac’. Mais on n’a pas forcément testé l’intégralité des mises à jour depuis. On a donc tenté de s’y remettre en stream pour constater que c’était toujours exceptionnel. On n’a pas pu tester toutes les nouveautés, car elles ne sont pas accessibles dès le démarrage, mais on a pu voir que l’onboarding s’était bien amélioré. La courbe de difficulté est plus progressive, et les premières heures ressemblent moins à un die & retry. On n’y a passé que quatre ou cinq heures, mais on a très envie de continuer.

Si vous voulez vous lancer dans Witchfire avant sa sortie en version finale et tester l’update Revelations, sachez qu’il est actuellement en promo à –20 %, soit 32 € sur Steam et l’Epic Games Store. La 1.0 était initialement prévue au début de cette année, ce ne sera manifestement pas le cas. Il est néanmoins probable que cela arrive avant 2027.

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Urban Blight Update : une bonne mise à jour pour John Carpenter’s Toxic Commando

Le 18 juin dernier, Saber Interactive a publié une grosse mise à jour de contenu pour John Carpenter’s Toxic Commando. Il s’agit de l’Urban Blight Update, qui apporte notamment une nouvelle map dans une ville, ce qui apporte enfin un peu de variété, puisqu’on considérait que les huit missions de base étaient un peu légères pour réussir à intéresser les joueurs plus de quelques soirées. Un nouvel ennemi fait aussi son apparition, même sur les anciennes cartes. C’est une sorte de pustule volante qui vient attraper l’un des joueurs pour lui siphonner sa vie et le projeter dans les airs. Cela donne fatalement une nouvelle priorité lors des combats, si on veut éviter de se faire massacrer. On nous gratifie également d’un nouveau véhicule qui lance des mortiers et qui est équipé d’une tourelle laser un peu cheatée, ainsi que de nouvelles armes. Pour la liste des ajouts, vous pouvez consulter le patch note sur Steam, qui liste aussi les ajustements et les corrections de bugs.

Parce qu’on n’avait rien de mieux à faire, on est allés tester ça avec quelques membres de la rédac’ et de la communauté. Et on doit dire que la difficulté nous a semblé un peu plus relevée que lors de notre test, car on s’est assez souvent retrouvé avec un ou plusieurs coéquipiers à terre. On a refait une ancienne carte pour se remettre en jambes, puis la nouvelle, et rien à dire : on s’amuse bien. L’arbre de compétences est toujours très mal équilibré et les phases de défenses finales ressemblent à des éjaculations précoces, mais l’expérience globale est tout de même franchement agréable. Évidemment, c’est beaucoup plus drôle avec des potes, surtout que si votre escouade (de quatre joueurs) n’est pas pleine, elle pourra être remplie avec des random jouant sur PlayStation ou Xbox. On a pu l’expérimenter quand il nous manquait un compagnon. On en frissonne encore.

Globalement, la mise à jour Urban Blight est plutôt sympa, mais on en voudrait encore plus. Malheureusement, la prochaine, prévue pour cet automne, n’apportera pas de nouvelle map, et il faudra attendre une hypothétique future update à la fin de l’année. Mais compte tenu du nombre de joueurs, ce n’est pas certain qu’elle arrive un jour. John Carpenter’s Toxic Commando n’en reste pas moins un très bon jeu, et il est actuellement en promo à –25 % sur Steam, ce qui le fait à 30 € jusqu’au 25 juin.

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NO LAW montre ce dont il est capable grâce à l’UE5

On vous en parlait déjà en début de mois : NO LAW s’est de nouveau montré lors du State of Unreal 2026, entre deux outils d’IA pour faire tout le jeu à votre place dans le futur Unreal Engine 6. Mais le prochain titre de Neon Giant, même s’il est édité par « IA First » Krafton, sera toujours sous Unreal Engine 5, et ne semble pas spécifiquement embrasser les LLM. L’un des développeurs nous présente une démo technique de ce que le jeu sera capable de faire, notamment pour l’environnement, et c’est assez impressionnant. Ne vous attendez pas à du gameplay, on voit principalement des scènes avec des PNJ, mais on aperçoit une ou deux explosions tout de même.

La gestion des particules semble être au cœur de leur système pour rendre le tout plus crédible. Espérons que cela serve réellement le gameplay, que ce soit pour l’infiltration ou pour le combat, les deux méthodes possibles annoncées pour résoudre les problèmes dans ce jeu cyberpunk. En tout cas, on doit avouer que ça nous plait bien, et on a hâte d’en voir un peu plus.

NO LAW ne dispose toujours pas de date de sortie, mais vous pouvez déjà l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam ou Epic Games Store.

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OtherSide Entertainment (Thick as Thieves) licencie 17 personnes suite à l’annulation d’Argos: Riders on the Storm

Alors que Thick as Thieves, le dernier titre du studio OtherSide Entertainment, a beau être sorti il y a moins d’un mois, voilà qu’on apprend via nos collègues de Game Developer qu’Argos: Riders on the Storm, un projet d’immersive sim multijoueur annoncé en 2022, a fini à la benne. Et avec lui, 17 développeurs. Pour rappel, OtherSide est un studio piloté avec assez peu de succès par Paul Neurath (Thief, System Shock 2, Arx Fatalis…) et Warren Spector (Ultima, System Shock, Deus Ex…) : Ultima Ascendant avait fait un four en 2018, et depuis, quasiment tous les projets ont été annulés (System Shock 3, un jeu Donjons & Dragons). Seul Thick as Thieves a survécu, mais il peine à convaincre malgré son tarif très agressif. D’après les déclarations du studio, le licenciement du personnel n’est pas lié à de potentielles mauvaises performances de l’immersive sim coopératif, mais uniquement au climat délétère dans l’industrie vidéoludique.

Thick as Thieves scaled

On ignore s’il reste encore quelque chose dans les cartons, mais s’ils doivent uniquement s’appuyer sur Thick as Thieves, il y a de quoi s’inquiéter. Le jeu est très sympathique et franchement agréable à jouer, mais n’est qu’une sorte de démo : seulement deux cartes sont disponibles, et malgré une certaine variété dans les objectifs, on pourra se lasser en quelques soirées. Certes, c’est très correct pour les 5 € demandés, mais ce n’est pas ça qui va entretenir la base de joueurs ou en attirer de nouveaux. En plus, ils n’ont pas évoqué d’ajout de futur contenu, et se contentent de pondre de petits patchs ici et là. On a l’impression qu’ils ont balancé ça comme ça, pour prendre la température, sans avoir grand-chose derrière.

Quoi qu’il en soit, le studio est toujours en vie, et si vous voulez soutenir papy Warren, vous pouvez retrouver Thick as Thieves actuellement en promo à 20 % sur Steam, soit 4 € jusqu’au 25 juin.

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Un nouveau trailer pour Active Matter, l’extraction shooter de Gaijin

À la fin du mois dernier, Gaijin a publié un nouveau trailer pour Active Matter, son extraction shooter qui semble intéressant sur le papier. Il nous avait fait de l’œil avec ses anomalies gravitationnelles et son aspect un peu tactique. Malheureusement, quand on avait testé la démo, le feeling très cheap nous avait sauté au visage. Une impression de free-to-play chinois des années 2010, mais facturé 30 €.

À vrai dire, il est même sorti en accès anticipé en fin d’année dernière, uniquement via son launcher propriétaire. Mais comme on avait trouvé le jeu nul, on a préféré attendre sa sortie sur la plateforme de Gaben. Cette nouvelle vidéo est nettement plus flatteuse que nos souvenirs du jeu, mais difficile de savoir si les développeurs se sont sortis les doigts ou si c’est le montage qui donne cette impression. Dans tous les cas, on n’en sait pas plus pour l’instant, car la date de sortie sur Steam n’est toujours pas connue.

Si Active Matter vous tente, mais que vous préférez attendre l’arrivée sur Steam, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits.

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BULKHEAD continue de gérer la communication autour de WARDOGS d’une main de maître

Dans une vidéo publiée le 16 juin dernier, BULKHEAD a souhaité revenir sur la manière dont ils géraient les retours des joueurs suite aux différentes présentations de WARDOGS. Les annonces du Future Games Show ont permis au titre d’atteindre plus de 600 000 wishlists, mais avec un nombre aussi important, il y a forcément aussi des gens qui ont des remarques à faire. Et s’il est important, selon le studio, de prendre en compte ces retours, ils ont tout de même une vision à tenir. Par exemple, la killcam. Selon eux, elle permet dans WARDOGS de réduire la frustration, car au moins, on peut voir qui nous a tué. En revanche, pour éviter de niquer complètement l’aspect infiltration, ceux qui voudraient jouer aux snipers pourront remplacer leur gilet pare-balle par une ghillie suit, qui désactive la killcam. De même, un tir à la tête ne montre plus le joueur qui vous a tué, mais uniquement la direction. L’objectif est d’obtenir un titre tirant plutôt du côté hardcore, mais avec des éléments accessibles aux joueurs généralement arcade.

L’UI/UX director nous parle ensuite des serveurs hardcore, qui eux, n’auront pas de killcam, une interface réduite et une vue subjective forcée pour les véhicules. Ce seront des serveurs communautaires qui permettront tout de même d’engranger de l’argent comme sur les serveurs officiels, tant que les paramètres restent dans certains seuils définis par le studio. Une idée plutôt cool, si cela ne divise pas trop la communauté.

Contrairement à leurs précédents projets, la communication autour de WARDOGS est très bien gérée par BULKHEAD, et on est impatients de mettre les mains sur le jeu. D’ailleurs, on en aura peut-être la possibilité, car une nouvelle phase d’alpha tests débutera le 26 juin, avec 4 000 places disponibles, qui s’ajoutent aux 1 000 de la première phase.

Si le projet vous intéresse, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam, en attendant la sortie en accès anticipé prévue pour cet été.

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Steam Néo Fest de juin 2026 : pas si mal, cette fois-ci

Ça y est, le Steam Néo Fest de juin s’est lancé le 15 juin et s’achèvera le 22 juin. Comme d’habitude, on n’a pas pu tout tester, mais on essaye de vous donner nos impressions sur un maximum de démos qu’on a pu essayer. Et pour les autres, on compte sur vous pour avoir des retours !

Si vous êtes en phase terminale d’un cancer du bras droit et que vous n’avez plus que quelques heures à vivre, on vous conseille de jeter un œil à SPRAWL Zero pour le solo et à The Mound: Omen of Cthulhu pour la coop.


Les bonnes démos

SPRAWL Zero

Genre : fast-FPS

Suite du plutôt sympathique SPRAWL, un fast-FPS plus ou moins acrobatique, SPRAWL Zero avait été révélé en mars dernier. Il nous promettait des combats nerveux, ainsi qu’un gant gravitationnel pour varier un peu les situations. Le contrat semble rempli, avec une démo franchement viscérale et très agréable. Les combats sont courts et violents, les mouvements de base sont assez lents, mais le dash et le bullet time dynamisent le tout d’une très bonne manière. C’est excellent.

SPRAWL Zero sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

The Mound: Omen of Cthulhu

Genre : extraction shooter horrifique PvE

En mai dernier, on vous faisait part de nos inquiétudes sur The Mound: Omen of Cthulhu, un FPS horrifique coopératif avec des notions d’extraction shooter. Mais pour le Steam Néo Fest, on s’est lancés à la recherche d’icônes maudites à quatre pour tester tout ça. Et on doit dire qu’on a été très agréablement surpris : l’ambiance est finalement excellente, et la direction artistique très réussie. Les armes à feu (arquebuses, pistolets à un coup) ont un très bon feeling, mais malheureusement, les combats au corps-à-corps sont encore très brouillons. On ne sait pas trop quand on touche, les ennemis ont une portée énorme et difficile à gérer. Un peu étonnant pour un studio qui a développé les Zeno Clash. En plus, les armes s’abîment très vite, ce qui fait qu’on peut se retrouver à poil au bout d’un moment, ce qui est un peu frustrant. Mais comme le reste est franchement bon, on croise les doigts pour que les devs ajustent tout ça avant la sortie prévue pour le 15 juillet prochain.

The Mound: Omen of Cthulhu sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 15/07/2026

RetroSpace

Genre : immersive sim

Avec son univers discopunk et son gameplay très bien réalisé, RetroSpace est un hommage franchement appuyé à System Shock 2. Au point qu’on est comme à la maison avec des couloirs à explorer peuplés de monstres, une clef à molette, des interfaces à pirater ou des audiologs à écouter. On a trouvé ça plutôt cool pendant la petite demi-heure qu’on y a passé. Si vous aimez les immersive sim, il y a de bonnes chances que vous appréciez. On a néanmoins eu un son de cloche différent sur le Discord de NoFrag : Ravenz estime que la direction artistique n’a pas d’âme, que les animations sont très rigides et que la difficulté est mal dosée. Dites-nous qui a raison en commentaires.

RetroSpace sur NoFrag // Steam // Date de sortie : Q2 2026

Project P.I.T.T.

Genre : simulateur de canards en plastique

Alors qu’on n’était pas spécialement prédisposés à s’intéresser à Project P.I.T.T., la direction artistique rétro et le concept nébuleux nous ont fait installer sa démo. Et on a bien fait, car la mécanique est hypnotique. Le but du jeu est de mettre des canards en plastique dans un trou. En fonction du nombre que l’on met, on fait grimper une jauge de combos, permettant de gagner de l’argent pour débloquer de nouvelles possibilités de fabriquer ou transporter les canards jusqu’au trou. Une sorte de mélange entre un jeu incrémental à la Universal Paperclips et un walking simulator aux desseins plus ou moins sombres. Le sound design est travaillé pour récompenser chaque canard, pour aller jusqu’à une orgie de sons et d’effets visuels quand on parvient à en balancer un grand nombre d’un coup. En plus, c’est développé en solo par un Breton.

Project P.I.T.T. sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

SiN Reloaded

Genre : rétro-FPS / Remaster

On pensait SiN Reloaded perdu dans les limbes, mais en mars dernier, Nightdive Studios nous a surpris en annonçant une sortie pour cette année. Et voilà même une démo pour le Steam Néo Fest. À la rédac’, personne n’avait joué au jeu d’origine, mais on doit avouer que ce petit remaster est sympathique. Ok, visuellement, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais le feeling est vraiment bon. Du rétro-FPS comme on les aime, avec la qualité de vie habituelle de Nightdive.

SiN Reloaded sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 2026

Divine Frequency

Genre : rétro-FPS horrifique

Même si certains membres de l’équipe n’aiment pas les jeux d’horreur, on est tous d’accord pour dire que Divine Frequency est excellemment bien réalisé. Tournant sous GZDoom, il propose une aventure très oppressante, mais avec des armes au feeling exagérément violent. C’est un survival horror, donc il faudra compter ses munitions, et faire des allers-retours pour ouvrir des portes, trouver des clefs et tout le toutim. Il y a aussi un aspect RPG permettant d’obtenir certaines capacités et ainsi varier un peu le gameplay. Prévoyez un slip de rechange.

Divine Frequency sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Washington Prime

Genre : rétro-FPS

On ne l’avait pas vu passer lors de son annonce il y a quelques mois, Washington Prime est un rétro-FPS pur jus développé sous GZDoom. On n’a pas trop suivi le scénario, mais on se retrouve dans un grand immeuble et on défonce les gardes avec son pistolet, puis un MP5. C’est très difficile, et on y va plutôt en mode tactique qu’en bourrinant. Le feeling est très bon.

Washington Prime sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Dreadline Express

Genre : walking sim narratif

Clairement le jeu le plus original de la sélection, Dreadline Express est un walking sim narratif horrifique qui se déroule dans un train voguant dans un univers étrange. Mais c’est surtout sa mécanique de deck building pour gérer les conversations qui le font se démarquer. Ça, et la direction artistique PSOne un peu crado donnant une ambiance vraiment réussie. Une très bonne expérience. On notera en revanche l’utilisation de l’IA pour la traduction, qui n’est franchement pas heureuse dans l’interface, puisqu’on devra cliquer sur « C.V. » pour reprendre la partie ou sur « DOS » pour aller au menu précédent.

Dreadline Express sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Empulse

Genre : multijoueur

On ne pensait vraiment pas qu’on allait mettre Empulse dans les bonnes démos, mais au final, on n’a pas de réels reproches à lui faire du côté du gameplay. Ils voulaient faire un mix entre leur précédent jeu et Titanfall et ça semble cocher toutes les cases. C’est nerveux, très aérien et plutôt gratifiant. On voit qu’ils ont recyclé beaucoup d’éléments de Splitgate, ce qui est une rationalisation plutôt maligne, mais c’est probablement un point qui sera critiqué par quelques débiles. En revanche, la direction artistique est très pauvre : celle de Splitgate était mieux. Il y a sans doute de la marge pour faire en sorte que les robots soient sympas à jouer, mais globalement, le titre est correct. Cela suffira-t-il pour en faire un succès ? Réponse dans moins de deux semaines.

Empulse sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 24/06/2026

VHOLUME

Genre : parkour

VHOLUME est un jeu de parkour dans un univers dystopique, réalisé par trois développeurs, dont Léonard Lemaître, l’un des deux frères de BABDDI et STRAFTAT. La démo propose une sorte de circuit à boucler le plus rapidement possible en glissant, en courant sur les murs et en sautant, et il y a un leaderboard pour vous remettre les pieds sur terre. Les mouvements sont très satisfaisants, et on peut aussi se balader un peu partout dans le niveau pour explorer et découvrir tout le panel de possibilité de notre personnage. C’est franchement cool.

VHOLUME sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Les autres démos qu’on n’a pas relancées, mais qu’on avait bien aimées lorsqu’on les avait testées :


Les démos OK, mais sans plus

THANKS, LIGHT.

Genre : puzzle game

Une sorte de mélange entre Portal et Viewfinder. Le jeu se base principalement sur des formes à faire apparaître pour les insérer dans la bonne silhouette, comme pour les jeux de bébés. Là, c’est évidemment un peu plus compliqué, mais veut-on vraiment voir ça pendant plusieurs heures ? Dans tous les cas, ça fonctionne bien et c’est plutôt bien réalisé.

THANKS, LIGHT. sur NoFrag // Steam // Date de sortie : septembre 2026

Necrofane

Genre : King’s Field-like

Clairement inspiré de King’s Field, la série de jeux antérieure à Dark Souls, Necrofane propose un dungeon crawler RPG aux graphismes rétro assez réussis. L’ambiance est sombre et fonctionne plutôt bien, mais les combats ne sont pas terribles. Ils manquent clairement de feedback, ce qui donne une impression globale mitigée. Mais comme il n’est pas prévu avant 2027, les devs vont avoir le temps d’améliorer ça. À noter qu’ils ont lancé une campagne Kickstarter il y a deux semaines, et qu’elle s’achève dans 14 jours. Pour l’instant, ils n’ont récolté que la moitié de la somme demandée.

Necrofane sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 2027

Gunstoppable

Genre : fast-FPS

C’est rapide et nerveux, mais on n’a pas réussi à mettre le doigt sur l’élément qui nous laisse un sentiment mitigé. Peut-être le manque de feeling ? Il n’est pas mauvais, mais pas mémorable.

Gunstoppable sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 05/08/2026

Fossilfuel 3

Genre : survival horror

Un pur nanard dont chaque opus de la série est un peu moins merdique que le précédent. Fossilfuel 3 est dirigiste et fait un peu penser à un Resident Evil du pauvre avec une horreur un peu téléphonée, mais ce n’est pas si mal, au final. Ne vous attendez tout de même pas à grand-chose.

Fossilfuel 3 sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Time To Wake Up

Genre : walking sim

Time To Wake Up est décrit comme un thriller psychologique, mais il correspond plutôt à ce qu’on pourrait appeler un walking sim narratif. La mécanique principale, c’est de pouvoir basculer d’un clic de souris entre deux univers parallèles finalement assez proches, et ça marche plutôt bien. On navigue dans des environnements surréalistes et le thème est intéressant, mais on n’a pas spécialement accroché.

Time To Wake Up sur NoFrag // Steam // Date de sortie : Q3 2026


Les démos nazes

DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter

Genre : roguelite

On avait déjà testé une démo de DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter il y a un moment, et on s’était dit que c’était mieux pour tout le monde qu’on n’en parle pas. Mais il y a quelques jours, les développeurs nous ont contactés pour se rappeler à nous, avec comme argument qu’on avait parlé de WRATH: Aeon of Ruin. Rien à voir. Mais vraiment rien du tout. DIESELDOME est un roguelite avec une direction artistique franchement ratée, et des ennemis qui se déplacent comme des robots vers vous. Les sensations sont vraiment pauvres, malgré un feeling correct de la mitrailleuse. On a vraiment l’impression de perdre notre temps, et les perks à débloquer ne donnent même pas de sentiment de progression, ce qui est quand même un comble pour ce genre de jeu.

DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

GUTTED: Infested Crypts

Genre : horreur

Un jeu d’horreur assez classique qui n’est vraiment pas terrible. Ce n’est pas très joli, le level design renvoie 20 ans en arrière et il y a des jumpscares. Autant vous dire qu’on n’a pas trop aimé. C’est dommage, le gunfeel est OK et c’est exagérément sanglant au point de masquer une bonne partie de l’écran à chaque coup. Ah, et le FOV est un peu trop étroit.

GUTTED: Infested Crypts sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue

Enginefall

Genre : survie / extraction shooter

Pas de miracle, la démo n’est que la suite des playtests dont on a parlé au début du mois. Évidemment, c’est toujours nul, et comme par hasard, les développeurs n’ont pas fait de page dédiée pour la démo, afin d’éviter d’avoir des commentaires négatifs. Il suffit néanmoins de faire un tour sur la page des discussions pour voir quelques retours fleuris.

Enginefall sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 2026

C’est tellement nul que ça ne mérite pas qu’on s’y attarde :

Les autres démos qu’on a mises là, parce qu’elles ne marchaient même pas :

  • Method of Entry, un jeu tactique à la SWAT 4, mais en 5v5 uniquement. On est restés bloqués dans le tuto, impossible de trouver la partie multi.
  • Protocol: Terminate, un jeu coop contre des robots nuls sans possibilité de régler les contrôles, ni la sensibilité bloquée sur cent millions. On n’a pas réussi à se retrouver dans le lobby malgré de très nombreuses tentatives.
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[PREVIEW] Reaper Actual : « Tu as tout à fait raison, je ne sais pas coder un jeu »

On l’avait découvert l’été dernier, et on n’avait pas été convaincus : Reaper Actual se présentait comme un MMOFPS d’extraction basé en partie sur la blockchain. On s’était gentiment moqués du projet, qui semblait ne rien avoir pour lui. Pourtant, il y a quelques semaines, Sean Kauppinen, la personne en charge du marketing et des relations presse de Distinct Possibility Studios, nous a contactés pour nous proposer une interview. Malgré notre très mauvais a priori, nous avons décidé d’échanger avec lui et le CEO du studio, John Smedley, afin de découvrir ce qui les avait amenés à créer le jeu, pourquoi ils avaient choisi les technologies du web3 et quelles étaient leurs ambitions. Et on doit dire qu’ils nous avaient plutôt convaincus, grâce à des arguments assez intéressants. Mais ça, c’était avant de poser les mains sur le jeu, qui est sans doute l’une des expériences les pires de ces vingt dernières années et laisse franchement planer le doute sur une très mauvaise utilisation de l’IA générative pour son élaboration.

Genre : MMOFPS / Extraction | Développeur : Distinct Possibility Studios, Inc | Éditeur : Distinct Possibility Studios, Inc Plateforme : Steam | Prix : 19,50 € | Langues : Anglais | Configuration recommandée : Intel i7+ / Ryzen 7+, RTX 4070 / RX 7800, 16 Go de RAM | Date de sortie : 29/05/2026 en accès anticipé | Durée : 15 minutes si les serveurs fonctionnent, le temps de comprendre l’horreur qui vous fait face.

Preview réalisée sur une version Steam fournie par l’équipe de développement.

De vieux briscards et un rêve

Lors de mes échanges avec Sean et John, je me suis davantage intéressé aux coulisses de Reaper Actual qu’au jeu lui-même, en attendant de le tester, afin de voir le lien entre la vision du game director et le produit final. Tous deux anciens collègues notamment sur Planetside 2, l’un comme relations presse et l’autre comme président de Sony Online Entertainment – excusez du peu –, ils m’ont expliqué vouloir faire un MMOPFS avec des bases persistantes et des notions d’extraction shooter. Ils citent des références comme Escape From Tarkov, Planetside 2 et Delta Force. Ils annoncent la possibilité de construire des bases pouvant héberger aussi bien une poignée de potes qu’un clan d’une centaine de joueurs. En plus de l’aspect PvP, Reaper Actual propose également des PNJ qui font partie de plusieurs factions, censées se battre entre elles de manière autonome. Je n’ai, en revanche, pas réussi à avoir de réponse concrète à la question de leur méthode pour parvenir à un comportement crédible pour gérer plusieurs centaines d’IA sur une immense map. Ils m’ont juste assuré que leur équipe avait évidemment réussi à faire cela grâce à leur grande expérience dans les MMO, le tout en quatre mois seulement, éclatant à plat de couture les équipes de MADFINGER Games qui n’y sont jamais parvenus en deux ans d’accès anticipé sur Gray Zone Warfare. Je vous avoue que je suis resté légèrement dubitatif sur ce point, mais on va y revenir.

Une ambition manifestement démesurée

Mais la question qui me brûlait les lèvres se portait sur l’aspect blockchain, qui a très mauvaise réputation dans le jeu vidéo – souvent à raison. Pour ce projet, il semblerait que ce soit potentiellement plus éthique, car principalement un moyen de toucher certains marchés émergents, notamment le Brésil, grâce à la possibilité d’acheter le jeu sans avoir à posséder de carte bancaire. Cette technologie étant bannie de Steam, il n’est de toute façon pas possible de l’expérimenter dans l’accès anticipé, réservé à la plateforme de Gaben. Pour autant, même s’il ne sera pas possible d’échanger de matériel entre des joueurs des deux versions, ils pourraient se croiser sur les mêmes serveurs. Ce qui mène à la problématique de la division de la communauté, ainsi qu’au modèle économique. Très transparents quant à leurs objectifs de joueurs, ils m’ont indiqué qu’ils avaient besoin de 15 000 ventes par mois pour maintenir le rythme de croisière, ce qui m’a paru énorme. Mais ils m’ont semblé très amusés par mes inquiétudes, et ont assuré avoir des centaines de milliers de wishlists.

Le pic de joueurs simultanés à la sortie de l’accès anticipé a été de 70.

Autant dire qu’il m’a été difficile de comprendre pourquoi les serveurs étaient en rade pendant les trois premiers jours, alors qu’ils étaient censés héberger 100 à 120 personnes, et même jusqu’à 1 000 dans le futur.

Chronique probable d’une confiance aveugle en l’IA générative

Si l’aspect web3 avait commencé à ternir l’image de Reaper Actual dans l’esprit des joueurs dès sa présentation, l’utilisation de l’IA générative n’avait pas amélioré les choses. Sean et John en étaient conscients, et ont tenté de diluer l’emploi de cette technologie dans leur titre, notamment sur l’aspect visuel. Contrairement à ce qu’indique la fiche Steam (« Reaper Actual features portraits of NPCs… »), ils m’ont assuré que « all art is done by humans », tout comme la création des missions. Pourtant, celles que j’ai pu expérimenter étaient d’une telle pauvreté qu’un bête script en bash aurait suffi pour les faire. En revanche, ils m’ont expliqué que les développeurs utilisaient Claude Code pour accélérer le développement, faire la traduction, vérifier la sécurité et corriger les bugs. Si d’un point de vue technique, ça pourrait se tenir et donner de très bons résultats, ce n’est qu’avec le jeu dans les mains que j’ai commencé à mesurer l’ampleur du désastre. Tous les bugs absurdes respirent le code généré, bourré d’hallucinations et tellement complexe qu’il est impossible à relire. Alors oui, de loin et en louchant, on pourrait presque y croire, mais il suffit de s’approcher pour voir la catastrophe en 4K. Évidemment, ce n’est pas sûr à 100 % : si ça se trouve, les bugs ne sont pas imputables à l’IA et le studio n’est peut-être composé que de bras cassés. Au final, je ne sais pas ce qui est le pire.

Une réalisation catastrophique

Bon, ça fait déjà trois paragraphes, et on n’a presque pas encore parlé du jeu, vous savez, celui que j’ai testé : Reaper Actual. Comme je l’ai dit plus haut, c’est un extraction shooter avec des composantes de MMO. Alors, je ne suis pas expert en la matière, mais il me semblait que le principe était de se battre contre des joueurs. Je n’en ai pas croisé un seul pendant les quatre heures que j’ai sacrifiées, dans ce qui m’a paru être une blague assez élaborée. On n’en voudra pas aux joueurs d’être restés prudents, et aux autres de ne pas être restés. On spawn dans une sorte de bunker personnel, qui nous permet de découvrir des menus que n’aurait pas reniés FPS Creator. Il est possible de customiser ses armes avec des accessoires, mais c’est limité à un certain nombre, comme dans Call Of’. Attention, je parle de l’inspiration, pas de la réalisation, qui est aussi pauvre que le reste. Une fois équipé, on peut sortir de la base, ce qui déclenche un chargement, montrant qu’elle est instanciée et donc a priori inaccessible aux autres joueurs. D’ailleurs, ceux-ci ont-ils un autre point d’apparition ? On ne le saura sans doute jamais.

On peut se balader comme un con dans des décors certes travaillés par endroits, mais dénués de toute vie et sans aucune âme, à cause d’une direction artistique particulièrement plate. Il est aussi possible de choisir parmi cinq missions différentes. Enfin, « différentes » est un bien grand mot : elles consistent toutes à tuer cinq ennemis, seul l’endroit change. Et quels ennemis ! Ce sont probablement les pires que j’aie pu rencontrer depuis bien longtemps : sourds, aveugles et cons comme des manches, ils se permettent même le luxe de se téléporter quand ils courent. C’est à la fois extrêmement facile – ils ont un temps de réaction aussi long qu’un jour sans pain – et viscéralement injuste, puisqu’ils apparaissent à trois mètres dans votre dos quand commence une altercation. Heureusement, le TTK est, lui aussi, très long, et il faudra encaisser un bon chargeur dans le cul avant de crever, ce qui laisse le temps de se retourner. Évidemment, ça compte aussi pour les adversaires, manifestement écervelés, puisqu’il faudra parfois leur envoyer une dizaine de balles dans la boîte crânienne avant de toucher un point vital. C’est peut-être lore accurate, finalement.

Même si les ennemis sont nuls à chier, le gunfeel, lui, n’est pas si mauvais. On a même droit à un sound design correct sur les quelques armes que j’ai pu essayer. Mais on voit qu’ils se sont arrêtés là : tout le reste de l’audio est d’une nullité sans nom. Les bruits de pas sont risibles, il n’y a quasiment pas de sons d’environnement, et il manque même des bruitages pour certaines actions. On va dire que cet aspect n’a pas été priorisé pour l’accès anticipé. Malheureusement, on voit que pas grand-chose n’a été priorisé. Comme le feeling général, par exemple : avec ses fontaines de couleur pour indiquer qu’un élément important est à looter une fois un ennemi abattu, on se croirait dans un free-to-play mobile téléchargé par erreur après avoir cliqué sur une pub dans sa poche.

Reaper Actual 01
Reaper Actual 03

Mais au moins, ils se rattrapent sur la technique, non ? Non ?

Bien que Reaper Actual soit plutôt raté visuellement, il se permet d’avoir des performances déplorables. Malgré leur soi-disant compétence en MMO, l’équipe est clairement incapable de gérer une grande carte sans provoquer de putains de stutters pour charger la suite, même avec un couple 7800x3D / RTX 4090. Alors ne parlons même pas des configurations plus modestes, comme mon PC portable avec un i5 13500H et une RTX 4060, qui peinait à le faire tourner au-dessus des 60 FPS en 1080p en moyen avec la framegen et le DLSS équilibré, entre deux stutters – c’est-à-dire toutes les 30 secondes.

Tellement nul que c’en est risible

Reaper Actual est une véritable purge. Le contenu est très loin des promesses du studio, c’est moche, mal optimisé, le feeling global est naze et l’IA des ennemis est l’une des pires qu’on ait rencontrées depuis plus de vingt ans. Malgré la volonté affichée par ses créateurs, tout est complètement raté. Au point que je me demande s’ils ne se foutent pas complètement de notre gueule avec leurs grands principes d’accès au plus grand nombre grâce à la blockchain. Pour en rajouter une couche, certains bugs et l’expérience globale font beaucoup penser au résultat d’un gloubi-boulga recraché par une IA générative, à peine relu avant de le pousser sur les serveurs. On ne peut évidemment pas en avoir la certitude, et cela pourrait aussi s’expliquer par un manque criant de compétences et de moyens. Mais compte tenu de leur discours finalement ambigu sur l’utilisation des LLM, permettez-nous d’en douter. Rassurez-vous, dans les deux cas, ça reste complètement nul. On ne s’étonnera donc pas que le studio ait eu du mal à trouver des investisseurs et que les joueurs fuient le titre comme la peste. N’achetez pas ça.

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