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« Nous ne pouvons pas faire confiance aux utilisateurs intensifs d’IA » : Godot bannit les contributions automatisées de son code open source

Débordée par l’afflux de pull requests de faible qualité, la Fondation Godot, à l’origine du moteur de jeu vidéo open source et gratuit utilisé pour créer des jeux 2D et 3D, a décidé de durcir sa politique de contribution, allant jusqu’à bannir le code généré par des agents IA.

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Une tour à 15 274 €, deux GPU AMD et aucun abonnement cloud : on a testé l’IA locale à son maximum [Sponso]

Cet article a été réalisé en collaboration avec AMD

Une tour à 15 274 € posée sous un bureau, deux cartes graphiques AMD, et l'intégralité d'une chaîne de production logicielle qui tourne sans jamais toucher au cloud. On a voulu savoir ce que permet vraiment une machine d'IA en local.

Cet article a été réalisé en collaboration avec AMD

Il s’agit d’un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l’entité Humanoid xp. L’équipe éditoriale de Numerama n’a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.

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« On s’est retrouvés sous les projecteurs » : Mistral profite du Chaton Fat pour dévoiler son nouveau modèle prévu cet été

Dans une série de messages publiés sur les réseaux sociaux, Arthur Mensch, PDG de Mistral AI, a profité de l’attention accrue portée à l’entreprise ces jours-ci pour esquisser la suite de sa stratégie et renforcer son positionnement dans l'intelligence artificielle.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 24 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Stratégies] La souveraineté numérique, à quel prix?

✍ Martin Carnot, le jeudi 11 juin 2026.

264 milliards d’euros. C’est ce que les entreprises européennes versent chaque année à des acteurs américains pour leurs logiciels et services cloud, selon l’étude Asterès publiée en avril 2025. Un montant comparable à la facture énergétique du continent, qui en dit long sur l’enjeu de la souveraineté numérique.

[ICTjournal] Lancement d'Euro-Office, sous le feu des critiques de LibreOffice

✍ Yannick Chavanne, le jeudi 11 juin 2026.

Développée à partir d’un fork d’OnlyOffice et soutenue par plusieurs organisations européennes, Euro-Office entend promouvoir une alternative locale aux suites bureautiques dominantes. The Document Foundation, éditeur de LibreOffice, dénonce toutefois un projet en contradiction avec certains principes de souveraineté numérique.

Et aussi:

[Silicon.fr] Open source: ce que l'UE vise désormais

✍ Clément Bohic, le mardi 9 juin 2026.

La nouvelle stratégie open source de l’UE ouvre des pistes en matière de gouvernance, de résilience et de commande publique.

[clubic.com] Les Big Tech contrôlent plus de 70% du cloud européen: l'UE vient d'allouer 2 milliards d'euros à l'open source

✍ Guillaume Belfiore, le lundi 8 juin 2026.

La Commission européenne a publié en fin de semaine dernière son paquet de souveraineté technologique. Ce dernier combine un Chips Act 2.0, une législation sur le cloud et l’IA, une feuille de route sur l’énergie et une stratégie open source inédite. Et il était temps. Aujourd’hui, l’UE achète plus de 80% de ses technologies numériques à des fournisseurs non européens.

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Portabase : un outil libre de sauvegarde et restauration pour bases de données

Portabase est un logiciel libre auto-hébergeable publié sous licence Apache 2.0, conçu pour automatiser la sauvegarde et la restauration de bases de données dans des scénarios de reprise après sinistre et de migration homogène (c’est-à-dire entre bases de données de même type).

Son architecture distribuée le rend particulièrement adapté à des environnements décentralisés, où les bases de données ne sont pas accessibles sur un même réseau. Il permet de piloter les sauvegardes depuis une interface unique, tout en laissant l’exécution effective aux agents déployés au plus près des bases de données.

Logo de Portabase

Sommaire

Un projet né d’un besoin opérationnel

Portabase a été créé il y a environ deux ans et demi pour répondre à un besoin interne : remplacer des scripts utilisés pour sauvegarder des bases PostgreSQL par une solution centralisée et facilement maintenable, évitant d’avoir à déployer un script avec une cron sur chaque serveur. N'ayant pas trouvé de logiciels libres répondant à ce besoin, nous avons investi pour créer cette solution et faire un premier pas dans la contribution au monde du libre, après avoir été de simples utilisateurs pendant de nombreuses années.

La construction d’une communauté autour du projet a réellement commencé depuis environ six mois, vers mi-décembre 2025, avec la publication d’une documentation plus détaillée, des articles sur Reddit et la création d’un serveur Discord.

Quelques statistiques à mi-mai 2026 :

  • environ 850 étoiles, 90 issues ouvertes et 5 contributeurs sur GitHub
  • plus de 10 000 pulls sur Docker Hub
  • environ 2 000 visites mensuelles sur la documentation.

Une architecture distribuée : un serveur central et des agents

Le serveur central fournit l’interface graphique et joue le rôle de control-plane : il permet de déclarer les agents, configurer les sauvegardes, lancer des restaurations et connecter des systèmes tiers (stockages, notifications). Il est construit avec Next.js en TypeScript.

L’agent est déployé au plus près des bases de données : il exécute les tâches de sauvegarde et de restauration. Initialement écrit en Python, il a été réécrit en Rust afin d’obtenir un composant plus léger, plus prévisible et plus robuste à l’exécution. Les garanties apportées par le compilateur Rust contribuent à réduire drastiquement les bugs avant même la mise en production.

Architecture système

Le choix architectural est important : le serveur central ne contacte jamais directement les agents. Il n’est donc pas nécessaire d’ouvrir des ports entrants vers les environnements où résident les bases de données. Ce sont les agents qui contactent périodiquement le serveur central. Cette approche réduit la surface d’exposition réseau et limite les conséquences d’une compromission du serveur central.

Bases de données prises en charge

Le projet a démarré avec PostgreSQL, puis s’est étendu rapidement à d’autres moteurs, d’abord dans l’écosystème SQL.

Portabase prend aujourd’hui en charge neuf bases de données : PostgreSQL, MySQL, MariaDB, MongoDB, SQLite, Redis, Valkey, Firebird et Microsoft SQL Server. La prise en charge Microsoft SQL Server est plus récente, puisqu’elle date d’environ une semaine au moment de la rédaction, et doit donc encore être considérée comme en phase de test.

Aperçu des fonctionnalités clés

Sauvegardes planifiées, déclenchement manuel et rétention

Portabase permet de planifier des sauvegardes selon des intervalles fixes ou à l’aide d’une syntaxe cron. Il reste également possible de déclencher une sauvegarde manuellement ce qui est utile avant une opération de maintenance, une mise à jour applicative, une migration ou toute intervention susceptible de modifier fortement l’état des données.

La gestion de la rétention repose sur trois politiques configurables :

  • count-based : conserve un nombre maximal de sauvegardes
  • time-based : conserve les sauvegardes pendant une durée maximale
  • GFS (Grandfather-Father-Son) : pour un plan plus élaboré, cf. ci-après.

Le GFS permet une granularité avec des sauvegardes journalières, hebdomadaires et mensuelles. L’objectif est de couvrir aussi bien les petites installations auto-hébergées que les besoins d’équipes qui doivent formaliser un plan de conservation.

Restauration et migration homogène

Sauvegarder est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant ! L’objectif principal reste de pouvoir restaurer les données le moment venu, en écrasant les données existantes par celles contenues dans la sauvegarde sélectionnée.

Le cas de migration couvert est celui d’une migration homogène : même type de base de données, même version. Portabase permet ainsi de déplacer une base de données de manière contrôlée en passant par l’interface graphique, sans avoir à utiliser des commandes dans un terminal.

Attention : Portabase n’est pas un convertisseur de bases de données. Il ne sert pas à transformer une base PostgreSQL en base MySQL, ni une base MongoDB en base MariaDB.

Stockage local ou distant

Portabase peut stocker les sauvegardes localement, sur l’instance qui héberge le serveur central, ou à distance via des stockages compatibles S3, par exemple AWS S3 ou Garage. Google Drive est également pris en charge. Une même sauvegarde peut être envoyée vers plusieurs destinations simultanément, ce qui permet de créer de la redondance.

Canaux de stockage

Notifications lors d’évènements spécifiques

Le système de notifications couvre les canaux couramment utilisés par les équipes techniques : email, Slack, Discord, Telegram, Ntfy, Gotify et webhooks. Les alertes peuvent être déclenchées sur les succès comme sur les échecs de sauvegarde, avec des politiques personnalisables au niveau des bases de données.

Canaux de notifications

Organisation et contrôle d’accès

Portabase intègre un système d’organisation par espace de travail. Toutes les ressources (agents, canaux de notification, stockage, etc) peuvent être attribuées à des organisations spécifiques, permettant de segmenter les accès. Cette fonctionnalité est principalement utilisée par des équipes qui gèrent plusieurs clients.

Installation et déploiement

L’installation peut se faire avec le CLI, Docker ou sur Kubernetes via Helm Chart. Les images Docker sont disponibles pour les architectures linux/amd64 et linux/arm64.

Pour les personnes qui ne souhaitent pas utiliser la CLI, la documentation propose des configurations prêtes à l’emploi, aussi bien pour le serveur central que pour les agents, permettant de démarrer rapidement.

Feuille de route et fonctionnalités à venir

La feuille de route doit être mise à jour très prochainement. Les prochains développements porteront sur l’amélioration de l’expérience utilisateur, l’intégration dans des écosystèmes auto-hébergés comme Unraid, Proxmox VE Scripts, Dokploy et Coolify, ainsi que le renforcement des tests sur toutes les versions de bases de données prises en charge.

Conclusion

Portabase est né d’un besoin très concret : disposer d’un outil centralisé pour gérer les sauvegardes et restaurations de bases de données, sans maintenir une collection de scripts maison répartis sur chaque serveur.

Le projet couvre déjà plusieurs besoins courants : politiques de rétention, notifications, stockage local ou distant, authentification OIDC/OAuth2, ainsi que des modes de déploiement adaptés à Docker et Kubernetes.

Des retours d’usage, rapports de bugs et contributions sont donc les bienvenus pour continuer à durcir le projet et l’adapter aux cas réels rencontrés sur le terrain. N'hésitez pas à rejoindre le Discord !

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