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Grok 4.5 casse les prix, GPT-Live donne de la voix

La puissance c'est bien, les prix c'est mieux
Grok 4.5 casse les prix, GPT-Live donne de la voix

SpaceXAI lance Grok 4.5, un modèle qui ne domine pas franchement les benchmarks mais qui attaque ses rivaux là où ça fait mal : la facture des tokens. OpenAI, de son côté, a dévoilé de nouveaux modèles vocaux.

Les modèles Grok sont restés dans l’ombre des géants Claude et GPT, mais xAI (qu’il faut maintenant appeler SpaceXAI), entend bien se faire un nom auprès des développeurs et des entreprises avec Grok 4.5. Ce modèle n’est pas un champion absolu des benchmarks, même si ses performances ne sont pas si éloignées des cadors du secteur. C’est surtout au niveau des prix que cette nouvelle mouture se détache nettement du lot.

Grok 4.5 écrase les prix

Sur les performances tout d’abord, Grok 4.5 est présenté comme le meilleur modèle jamais développé par SpaceXAI pour le code. Les benchs fournis par l’entreprise affichent des résultats nuancés : il se défend bien sur certains tests, moins avec d’autres. Sur DeepSWE 1.1, Grok 4.5 est à 53 %, derrière Fable max, GPT-5.5 xhigh et Opus 4.8. Avec 83,3 % sur Terminal Bench 2.1, il fait quasiment jeu égal avec GPT-5.5 (83,4 %) et Fable (84,3 %). Il est devant le modèle d’OpenAI sur SWE Bench Pro (64,7 % contre 58,6 %), mais il traine derrière Opus 4.8 et Fable max (80,4 %).

Captures d’écran.

Autrement dit, Grok 4.5 ne met pas une claque définitive aux rivaux. Ses faiblesses, il les compense par les prix. À 2 dollars le million de tokens en entrée et 6 dollars en sortie, Grok 4.5 est nettement moins onéreux que les modèles concurrents cités par SpaceXAI. L’entreprise estime en effet que son modèle consomme beaucoup moins de tokens sur SWE Bench Pro : 15 854 tokens de sortie en moyenne, contre 67 020 pour Opus 4.8, soit 4,2 fois moins.

Pour donner un ordre d’idée, Opus 4.8 coûte 5 dollars par million de tokens en entrée, et 25 dollars par million en sortie. C’est 5 dollars/30 dollars pour GPT-5.6, et 10 dollars/50 dollars pour Fable 5. Le groupe d’Elon Musk emprunte une stratégie typique des modèles chinois de type DeepSeek : casser le coût d’usage pour convaincre le cœur de cible (développeurs et entreprises) de changer de crémerie.

Évidemment, il faudra vérifier sur pièces les capacités annoncées par SpaceXAI, ainsi que la stabilité et l’efficacité réelle du modèle en production. Grok 4.5 est disponible dès à présent dans Grok Build, Cursor (propriété de SpaceXAI), et la console xAI. Des plugins sont aussi proposés pour Word, PowerPoint et Excel. Attention : les utilisateurs européens devront prendre leur mal en patience, le modèle ne sera disponible que mi-juillet sur le Vieux continent.

ChatGPT Voice donne de la voix

OpenAI n’est pas resté les bras ballants. Le labo attend toujours le feu vert de l’administration Trump pour libérer GPT-5.6 ; selon Axios, les restrictions ont été levées : le modèle et ses trois variantes Sol, Terra et Luna ne devraient donc pas tarder.

En attendant, OpenAI a lancé GPT-Live, une nouvelle génération de modèles vocaux qui vont tenter de rendre le mode vocal de ChatGPT moins robotique. Ils peuvent parler et écouter en même temps, et donner l’impression de suivre la discussion en la relançant par des onomatopées. Quand ChatGPT Voice a besoin de piocher une information sur internet ou de raisonner plus longuement, il délègue en temps réel la tâche au modèle le plus performant du moment (GPT-5.5, ici), puis génère une réponse vocale.

En dehors d’une amélioration de la fluidité des conversations, OpenAI promet aussi des voix remastérisées, ainsi que l’affichage de cartes visuelles pendant l’échange (météo, résultats sportifs…). Un écueil toutefois à relever : GPT-Live n’a pas encore les fonctions multimodales du précédent mode vocal. Le partage d’écran avec l’assistant vocal, ainsi que la possibilité de lui poser des questions en ouvrant la caméra du smartphone ne sont pas disponibles, mais ça viendra. C’est la raison pour laquelle le précédent mode vocal reste une option.

Des garde-fous ont été mis en place pour intervenir pendant que le modèle parle. Une demande potentiellement dangereuse peut orienter le modèle vers une réponse plus sûre, ou afficher des messages ou des ressources spécifiques. Il peut même mettre un terme à la conversation dans les cas les plus critiques. Les discussions autour de l’automutilation suggèrent des lignes d’écoute de crise « validées par des experts ».

Le nouveau modèle vocal intègre des protections en plus pour les utilisateurs ados ; il est censé adopter un comportement adapté à l’âge du capitaine pour réduire les réponses inappropriées. Les parents peuvent aussi autoriser ou interdire l’utilisation de ChatGPT Voice.

Deux versions sont disponibles : GPT‑Live‑1 (le modèle vocal par défaut des abonnés Go, Plus et Pro) et GPT‑Live‑1 mini (pour les comptes gratuits), accessibles dès aujourd’hui aux utilisateurs de ChatGPT. OpenAI compte également les intégrer dans son API.

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Grok 4.5 casse les prix, GPT-Live donne de la voix

La puissance c'est bien, les prix c'est mieux
Grok 4.5 casse les prix, GPT-Live donne de la voix

SpaceXAI lance Grok 4.5, un modèle qui ne domine pas franchement les benchmarks mais qui attaque ses rivaux là où ça fait mal : la facture des tokens. OpenAI, de son côté, a dévoilé de nouveaux modèles vocaux.

Les modèles Grok sont restés dans l’ombre des géants Claude et GPT, mais xAI (qu’il faut maintenant appeler SpaceXAI), entend bien se faire un nom auprès des développeurs et des entreprises avec Grok 4.5. Ce modèle n’est pas un champion absolu des benchmarks, même si ses performances ne sont pas si éloignées des cadors du secteur. C’est surtout au niveau des prix que cette nouvelle mouture se détache nettement du lot.

Grok 4.5 écrase les prix

Sur les performances tout d’abord, Grok 4.5 est présenté comme le meilleur modèle jamais développé par SpaceXAI pour le code. Les benchs fournis par l’entreprise affichent des résultats nuancés : il se défend bien sur certains tests, moins avec d’autres. Sur DeepSWE 1.1, Grok 4.5 est à 53 %, derrière Fable max, GPT-5.5 xhigh et Opus 4.8. Avec 83,3 % sur Terminal Bench 2.1, il fait quasiment jeu égal avec GPT-5.5 (83,4 %) et Fable (84,3 %). Il est devant le modèle d’OpenAI sur SWE Bench Pro (64,7 % contre 58,6 %), mais il traine derrière Opus 4.8 et Fable max (80,4 %).

Captures d’écran.

Autrement dit, Grok 4.5 ne met pas une claque définitive aux rivaux. Ses faiblesses, il les compense par les prix. À 2 dollars le million de tokens en entrée et 6 dollars en sortie, Grok 4.5 est nettement moins onéreux que les modèles concurrents cités par SpaceXAI. L’entreprise estime en effet que son modèle consomme beaucoup moins de tokens sur SWE Bench Pro : 15 854 tokens de sortie en moyenne, contre 67 020 pour Opus 4.8, soit 4,2 fois moins.

Pour donner un ordre d’idée, Opus 4.8 coûte 5 dollars par million de tokens en entrée, et 25 dollars par million en sortie. C’est 5 dollars/30 dollars pour GPT-5.6, et 10 dollars/50 dollars pour Fable 5. Le groupe d’Elon Musk emprunte une stratégie typique des modèles chinois de type DeepSeek : casser le coût d’usage pour convaincre le cœur de cible (développeurs et entreprises) de changer de crémerie.

Évidemment, il faudra vérifier sur pièces les capacités annoncées par SpaceXAI, ainsi que la stabilité et l’efficacité réelle du modèle en production. Grok 4.5 est disponible dès à présent dans Grok Build, Cursor (propriété de SpaceXAI), et la console xAI. Des plugins sont aussi proposés pour Word, PowerPoint et Excel. Attention : les utilisateurs européens devront prendre leur mal en patience, le modèle ne sera disponible que mi-juillet sur le Vieux continent.

ChatGPT Voice donne de la voix

OpenAI n’est pas resté les bras ballants. Le labo attend toujours le feu vert de l’administration Trump pour libérer GPT-5.6 ; selon Axios, les restrictions ont été levées : le modèle et ses trois variantes Sol, Terra et Luna ne devraient donc pas tarder.

En attendant, OpenAI a lancé GPT-Live, une nouvelle génération de modèles vocaux qui vont tenter de rendre le mode vocal de ChatGPT moins robotique. Ils peuvent parler et écouter en même temps, et donner l’impression de suivre la discussion en la relançant par des onomatopées. Quand ChatGPT Voice a besoin de piocher une information sur internet ou de raisonner plus longuement, il délègue en temps réel la tâche au modèle le plus performant du moment (GPT-5.5, ici), puis génère une réponse vocale.

En dehors d’une amélioration de la fluidité des conversations, OpenAI promet aussi des voix remastérisées, ainsi que l’affichage de cartes visuelles pendant l’échange (météo, résultats sportifs…). Un écueil toutefois à relever : GPT-Live n’a pas encore les fonctions multimodales du précédent mode vocal. Le partage d’écran avec l’assistant vocal, ainsi que la possibilité de lui poser des questions en ouvrant la caméra du smartphone ne sont pas disponibles, mais ça viendra. C’est la raison pour laquelle le précédent mode vocal reste une option.

Des garde-fous ont été mis en place pour intervenir pendant que le modèle parle. Une demande potentiellement dangereuse peut orienter le modèle vers une réponse plus sûre, ou afficher des messages ou des ressources spécifiques. Il peut même mettre un terme à la conversation dans les cas les plus critiques. Les discussions autour de l’automutilation suggèrent des lignes d’écoute de crise « validées par des experts ».

Le nouveau modèle vocal intègre des protections en plus pour les utilisateurs ados ; il est censé adopter un comportement adapté à l’âge du capitaine pour réduire les réponses inappropriées. Les parents peuvent aussi autoriser ou interdire l’utilisation de ChatGPT Voice.

Deux versions sont disponibles : GPT‑Live‑1 (le modèle vocal par défaut des abonnés Go, Plus et Pro) et GPT‑Live‑1 mini (pour les comptes gratuits), accessibles dès aujourd’hui aux utilisateurs de ChatGPT. OpenAI compte également les intégrer dans son API.

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☕️ Apple : le forfait iCloud+ le plus cher sera nécessaire pour utiliser l’IA de l’app Maison



Apple ne propose pas pour le moment d’abonnement unique pour pouvoir utiliser l’ensemble des fonctions d’Apple Intelligence. Bon nombre d’entre elles sont gratuites, mais d’autres ne sont accessibles qu’à travers des formules payantes. C’est le cas des fonctionnalités IA Creator Studio des logiciels créatifs et bureautiques du constructeur. D’autres nécessiteront un abonnement iCloud+, et encore il faudra bien choisir le pallier.

Avec la future fournée « 27 » des systèmes d’exploitation d’Apple, il faudra ainsi débourser 9,99 euros par mois (le forfait le plus cher) pour accéder aux fonctions IA de l’application Maison. Le constructeur l’a révélé en toute discrétion, au fin fond des notes de version la bêta 3 de macOS 27 Golden Gate, comme l’a repéré Macworld. Puisque ces fonctionnalités sont transversales, les utilisateurs d’iPhone et d’iPad devront également y souscrire pour en profiter.

Apple Intelligence permet à l’application domotique de générer une description de ce qui s’est passé dans une série de vidéos et d’afficher une « notification liée ». Quand un événement est capté par plusieurs caméras, Maison saura regrouper les flux en une seule séquence continue qui s’accompagnera d’une description en langage naturel. Les différentes notifications qui auraient pu être livrées pour chacun de ces instants seront fusionnées en une seule alerte, afin de réduire le volume.

Cela peut être, par exemple, « Untel est arrivé à la maison », derrière lequel se cacherait une série de micro-événements : ouverture de la porte du garage, entrée d’une voiture, puis fermeture du garage. Apple Intelligence permet également à l’utilisateur de retrouver un extrait vidéo en fonction d’un moment précis (l’arrivée d’un paquet, par exemple).

iCloud+ était déjà nécessaire pour le stockage des enregistrements de caméra, qui sont chiffrés de bout en bout. La fonction « Vidéo sécurisée HomeKit » exige le même forfait à 9,99 euros pour ajouter un nombre illimité de caméras, mais le pallier à 0,99 euro est suffisant pour une seule caméra. iCloud+ ne se limite pas à cette fonctionnalité bien sûr, on y trouve aussi un relais privé, l’option « Masquer mon adresse e-mail », le domaine de messagerie personnalisé, et un volume de stockage en ligne (de 50 Go à 2 To).

La rumeur veut qu’Apple ait l’intention de se lancer sur le marché des caméras et des sonnettes connectées. Peut-être qu’à cette occasion, un abonnement dédié pour la domotique IA sera proposé.

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☕️ Apple : le forfait iCloud+ le plus cher sera nécessaire pour utiliser l’IA de l’app Maison



Apple ne propose pas pour le moment d’abonnement unique pour pouvoir utiliser l’ensemble des fonctions d’Apple Intelligence. Bon nombre d’entre elles sont gratuites, mais d’autres ne sont accessibles qu’à travers des formules payantes. C’est le cas des fonctionnalités IA Creator Studio des logiciels créatifs et bureautiques du constructeur. D’autres nécessiteront un abonnement iCloud+, et encore il faudra bien choisir le pallier.

Avec la future fournée « 27 » des systèmes d’exploitation d’Apple, il faudra ainsi débourser 9,99 euros par mois (le forfait le plus cher) pour accéder aux fonctions IA de l’application Maison. Le constructeur l’a révélé en toute discrétion, au fin fond des notes de version la bêta 3 de macOS 27 Golden Gate, comme l’a repéré Macworld. Puisque ces fonctionnalités sont transversales, les utilisateurs d’iPhone et d’iPad devront également y souscrire pour en profiter.

Apple Intelligence permet à l’application domotique de générer une description de ce qui s’est passé dans une série de vidéos et d’afficher une « notification liée ». Quand un événement est capté par plusieurs caméras, Maison saura regrouper les flux en une seule séquence continue qui s’accompagnera d’une description en langage naturel. Les différentes notifications qui auraient pu être livrées pour chacun de ces instants seront fusionnées en une seule alerte, afin de réduire le volume.

Cela peut être, par exemple, « Untel est arrivé à la maison », derrière lequel se cacherait une série de micro-événements : ouverture de la porte du garage, entrée d’une voiture, puis fermeture du garage. Apple Intelligence permet également à l’utilisateur de retrouver un extrait vidéo en fonction d’un moment précis (l’arrivée d’un paquet, par exemple).

iCloud+ était déjà nécessaire pour le stockage des enregistrements de caméra, qui sont chiffrés de bout en bout. La fonction « Vidéo sécurisée HomeKit » exige le même forfait à 9,99 euros pour ajouter un nombre illimité de caméras, mais le pallier à 0,99 euro est suffisant pour une seule caméra. iCloud+ ne se limite pas à cette fonctionnalité bien sûr, on y trouve aussi un relais privé, l’option « Masquer mon adresse e-mail », le domaine de messagerie personnalisé, et un volume de stockage en ligne (de 50 Go à 2 To).

La rumeur veut qu’Apple ait l’intention de se lancer sur le marché des caméras et des sonnettes connectées. Peut-être qu’à cette occasion, un abonnement dédié pour la domotique IA sera proposé.

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Le secrétaire général de l’ONU veut interdire les « robots IA tueurs »

Judgment day
Le secrétaire général de l’ONU veut interdire les « robots IA tueurs »

« Certaines décisions doivent rester à jamais humaines — en particulier quand il s’agit de prendre une vie humaine », a affirmé António Guterres. Le secrétaire général de l’ONU a pris position sur cette question brûlante, à l’heure où les armées du monde entier accélèrent l’intégration de l’IA dans leurs opérations militaires.

Les « robots tueurs » qui se donnent le droit de vie ou de mort sur les champs de bataille sont « moralement répugnants », a déclaré sans ambages António Guterres durant le discours inaugural du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA à Genève, repris par le Wall Street Journal. Il évoquait ces « machines qui sélectionnent et attaquent leur cible, jusqu’à ôter une vie, sans contrôle ni jugement humains ».

Le secrétaire général de l’ONU milite pour une interdiction des armes autonomes létales, qui soit inscrite dans le droit international. Il prend de fait une position bien tranchée dans le débat sur la place de l’IA au sein des forces militaires.

L’IA générative déjà utilisée au sein des armées

Le Pentagone s’appuie de plus en plus sur cette technologie dans ses opérations ; les modèles d’Anthropic, utilisés depuis deux ans, ont ainsi servi pour la capture du président du Venezuela, Nicolas Maduro, et durant la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran. Les relations se sont ensuite fortement dégradées entre le département de la Défense et l’entreprise, dont les conditions d’utilisation interdisent de « développer ou concevoir des armes ».

Dario Amodei, le CEO d’Anthropic, avait expliqué que l’entreprise n’avait jamais soulevé d’objections à l’égard d’opérations militaires, mais a rappelé que l’IA pouvait nuire aux valeurs démocratiques en facilitant la surveillance de masse aux États-Unis, ou encore le développement d’armes autonomes.

Le DoD a depuis désigné Anthropic comme « fournisseur à risque », et changé de crémerie IA. L’affaire est toujours entre les mains de la justice, mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis et le lancement de Mythos a rebattu les cartes au sein de l’administration Trump.

Les armées d’autres pays s’y intéressent également. Un rapport d’information de l’Assemblée nationale publié début 2025 rapportait déjà que les drones de combat « reposent de plus en plus sur l’intelligence artificielle et offrent de nouvelles stratégies opérationnelles ».

L’IA est aussi utilisée dans les processus d’aide à la décision militaire. Un outil qui « s’introduit désormais dans des sphères hautement stratégiques et décisionnelles », rappelait Bernard Benhamou, secrétaire général de l’Institut de la souveraineté numérique.

Sur la même longueur d’onde que le pape

Le discours d’António Guterres ne tombe pas par hasard. Le mois dernier, Donald Trump signait un mémorandum sur la sécurité nationale appelant à accélérer l’utilisation de l’IA « dans les domaines du renseignement et de la conduite de la guerre, conformément aux valeurs américaines » et « de manière responsable ».

Le secrétaire générale de l’ONU rejoint d’autres critiques de l’IA militaire, à commencer par celle du pape Léon XIV et de son encyclique Magnifica Humanitas. La décision de tuer ne doit jamais avoir pour « critères suprêmes » la rapidité et l’efficacité, affirme la bulle. « L’IA ne soustrait pas le conflit à son inhumanité intrinsèque : elle ne peut que le rendre plus rapide et impersonnel, en abaissant le seuil du recours à la violence et en transformant la défense en prévision opérationnelle, les victimes étant réduites à de simples données », indique le texte qui appelle à « désarmer l’IA ».

Ces appels seront-ils entendus ? L’opacité avec laquelle l’administration Trump régule les modèles IA les plus ambitieux, alors que la Chine trace sa propre route, laisse planer le doute sur un accord au niveau mondial.

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Le secrétaire général de l’ONU veut interdire les « robots IA tueurs »

Judgment day
Le secrétaire général de l’ONU veut interdire les « robots IA tueurs »

« Certaines décisions doivent rester à jamais humaines — en particulier quand il s’agit de prendre une vie humaine », a affirmé António Guterres. Le secrétaire général de l’ONU a pris position sur cette question brûlante, à l’heure où les armées du monde entier accélèrent l’intégration de l’IA dans leurs opérations militaires.

Les « robots tueurs » qui se donnent le droit de vie ou de mort sur les champs de bataille sont « moralement répugnants », a déclaré sans ambages António Guterres durant le discours inaugural du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA à Genève, repris par le Wall Street Journal. Il évoquait ces « machines qui sélectionnent et attaquent leur cible, jusqu’à ôter une vie, sans contrôle ni jugement humains ».

Le secrétaire général de l’ONU milite pour une interdiction des armes autonomes létales, qui soit inscrite dans le droit international. Il prend de fait une position bien tranchée dans le débat sur la place de l’IA au sein des forces militaires.

L’IA générative déjà utilisée au sein des armées

Le Pentagone s’appuie de plus en plus sur cette technologie dans ses opérations ; les modèles d’Anthropic, utilisés depuis deux ans, ont ainsi servi pour la capture du président du Venezuela, Nicolas Maduro, et durant la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran. Les relations se sont ensuite fortement dégradées entre le département de la Défense et l’entreprise, dont les conditions d’utilisation interdisent de « développer ou concevoir des armes ».

Dario Amodei, le CEO d’Anthropic, avait expliqué que l’entreprise n’avait jamais soulevé d’objections à l’égard d’opérations militaires, mais a rappelé que l’IA pouvait nuire aux valeurs démocratiques en facilitant la surveillance de masse aux États-Unis, ou encore le développement d’armes autonomes.

Le DoD a depuis désigné Anthropic comme « fournisseur à risque », et changé de crémerie IA. L’affaire est toujours entre les mains de la justice, mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis et le lancement de Mythos a rebattu les cartes au sein de l’administration Trump.

Les armées d’autres pays s’y intéressent également. Un rapport d’information de l’Assemblée nationale publié début 2025 rapportait déjà que les drones de combat « reposent de plus en plus sur l’intelligence artificielle et offrent de nouvelles stratégies opérationnelles ».

L’IA est aussi utilisée dans les processus d’aide à la décision militaire. Un outil qui « s’introduit désormais dans des sphères hautement stratégiques et décisionnelles », rappelait Bernard Benhamou, secrétaire général de l’Institut de la souveraineté numérique.

Sur la même longueur d’onde que le pape

Le discours d’António Guterres ne tombe pas par hasard. Le mois dernier, Donald Trump signait un mémorandum sur la sécurité nationale appelant à accélérer l’utilisation de l’IA « dans les domaines du renseignement et de la conduite de la guerre, conformément aux valeurs américaines » et « de manière responsable ».

Le secrétaire générale de l’ONU rejoint d’autres critiques de l’IA militaire, à commencer par celle du pape Léon XIV et de son encyclique Magnifica Humanitas. La décision de tuer ne doit jamais avoir pour « critères suprêmes » la rapidité et l’efficacité, affirme la bulle. « L’IA ne soustrait pas le conflit à son inhumanité intrinsèque : elle ne peut que le rendre plus rapide et impersonnel, en abaissant le seuil du recours à la violence et en transformant la défense en prévision opérationnelle, les victimes étant réduites à de simples données », indique le texte qui appelle à « désarmer l’IA ».

Ces appels seront-ils entendus ? L’opacité avec laquelle l’administration Trump régule les modèles IA les plus ambitieux, alors que la Chine trace sa propre route, laisse planer le doute sur un accord au niveau mondial.

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Microsoft pousse ses modèles MAI pour moins dépendre d’OpenAI et d’Anthropic

Serrer le robinet à tokens
Microsoft pousse ses modèles MAI pour moins dépendre d’OpenAI et d’Anthropic

Microsoft cherche à réduire sa facture de tokens d’Anthropic et d’OpenAI. Le géant logiciel a commencé à remplacer les modèles Claude et GPT de certains de ses produits par ses propres modèles MAI. Un exercice à des fins de réduction de coûts, mais aussi une volonté de montrer que ses modèles maison peuvent tenir tête aux cadors du secteur.

Microsoft a lancé début juin une nouvelle série de modèles IA maison, baptisés MAI (Microsoft AI). Une famille qui compte 7 modèles en tout, la vedette du lot étant MAI-Thinking-1, un modèle de raisonnement de taille intermédiaire avec 35 milliards de paramètres actifs et une fenêtre de contexte de 256 000 tokens (environ 600 pages).

Ces nouveaux modèles commencent à remplacer ceux d’OpenAI et d’Anthropic dans plusieurs de ses logiciels (comme Excel et Outlook). Des dizaines de milliers de requêtes dans ces deux applications seraient désormais traités par MAI chaque semaine, croit savoir Bloomberg. C’est beaucoup dit comme ça, mais ce volume ne représente encore qu’une toute petite partie de l’usage IA dans ces applications très populaires.

Tokens trop chers

Microsoft cherche à réduire progressivement la facture à régler aux deux entreprises IA. Le mastodonte de Redmond utilise des quantités massives de tokens dans ses logiciels et pour son assistant à tout faire Copilot. Pour le moment, Microsoft bénéficie de prix réduits grâce à son partenariat avec OpenAI. Néanmoins, cet arrangement va finir par s’éteindre en raison des changements dans la gouvernance du labo.

Mustafa Suleyman, le patron de l’IA chez Microsoft, admettait en juin dernier que son objectif était de réduire et « d’éliminer » les coûts induits par l’utilisation des modèles tiers. « Nous versons beaucoup d’argent à Anthropic », indiquait-il. Pour les utilisateurs et clients d’Office, les prix des abonnements ne changeront pas, ils paieront les mêmes montants pour une IA dont les performances risquent cependant de différer.

Les benchmarks fournis par l’éditeur indique que Thinking-1 est solide dans les évaluations mathématiques et scientifiques. Il est en revanche nettement en retrait sur tout ce qui est codage agentique, à l’exception de SWE-Bench Pro où le modèle n’est pas très loin d’Opus 4.6. C’était d’ailleurs un argument avancé par Microsoft, qui annonçait aussi des capacités supérieures à GPT-5.5 pour un coût dix fois inférieur.

Une solution pourrait consister à faire de MAI les modèles par défaut pour les fonctions IA des logiciels de Microsoft. Les modèles d’OpenAI et d’Anthropic seraient disponibles via des options payantes supplémentaires. On n’en est pas encore là.

Les modèles MAI sont disponibles dans GitHub Copilot. Ils motoriseront aussi l’outil de transcription de Teams, et seront utilisés dans d’autres logiciels maison dans les prochains mois.

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Microsoft pousse ses modèles MAI pour moins dépendre d’OpenAI et d’Anthropic

Serrer le robinet à tokens
Microsoft pousse ses modèles MAI pour moins dépendre d’OpenAI et d’Anthropic

Microsoft cherche à réduire sa facture de tokens d’Anthropic et d’OpenAI. Le géant logiciel a commencé à remplacer les modèles Claude et GPT de certains de ses produits par ses propres modèles MAI. Un exercice à des fins de réduction de coûts, mais aussi une volonté de montrer que ses modèles maison peuvent tenir tête aux cadors du secteur.

Microsoft a lancé début juin une nouvelle série de modèles IA maison, baptisés MAI (Microsoft AI). Une famille qui compte 7 modèles en tout, la vedette du lot étant MAI-Thinking-1, un modèle de raisonnement de taille intermédiaire avec 35 milliards de paramètres actifs et une fenêtre de contexte de 256 000 tokens (environ 600 pages).

Ces nouveaux modèles commencent à remplacer ceux d’OpenAI et d’Anthropic dans plusieurs de ses logiciels (comme Excel et Outlook). Des dizaines de milliers de requêtes dans ces deux applications seraient désormais traités par MAI chaque semaine, croit savoir Bloomberg. C’est beaucoup dit comme ça, mais ce volume ne représente encore qu’une toute petite partie de l’usage IA dans ces applications très populaires.

Tokens trop chers

Microsoft cherche à réduire progressivement la facture à régler aux deux entreprises IA. Le mastodonte de Redmond utilise des quantités massives de tokens dans ses logiciels et pour son assistant à tout faire Copilot. Pour le moment, Microsoft bénéficie de prix réduits grâce à son partenariat avec OpenAI. Néanmoins, cet arrangement va finir par s’éteindre en raison des changements dans la gouvernance du labo.

Mustafa Suleyman, le patron de l’IA chez Microsoft, admettait en juin dernier que son objectif était de réduire et « d’éliminer » les coûts induits par l’utilisation des modèles tiers. « Nous versons beaucoup d’argent à Anthropic », indiquait-il. Pour les utilisateurs et clients d’Office, les prix des abonnements ne changeront pas, ils paieront les mêmes montants pour une IA dont les performances risquent cependant de différer.

Les benchmarks fournis par l’éditeur indique que Thinking-1 est solide dans les évaluations mathématiques et scientifiques. Il est en revanche nettement en retrait sur tout ce qui est codage agentique, à l’exception de SWE-Bench Pro où le modèle n’est pas très loin d’Opus 4.6. C’était d’ailleurs un argument avancé par Microsoft, qui annonçait aussi des capacités supérieures à GPT-5.5 pour un coût dix fois inférieur.

Une solution pourrait consister à faire de MAI les modèles par défaut pour les fonctions IA des logiciels de Microsoft. Les modèles d’OpenAI et d’Anthropic seraient disponibles via des options payantes supplémentaires. On n’en est pas encore là.

Les modèles MAI sont disponibles dans GitHub Copilot. Ils motoriseront aussi l’outil de transcription de Teams, et seront utilisés dans d’autres logiciels maison dans les prochains mois.

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Muse Image : Meta lance son générateur d’« AI slop » maison

Vous reprendrez bien un peu de slop ?
Muse Image : Meta lance son générateur d’« AI slop » maison

Meta étend petit à petit ses modèles IA. Après Muse Spark pour l’assistant maison, voici désormais Muse Image qui, comme son nom l’indique, permet de générer des visuels. Instagram et WhatsApp sont les deux premières applications qui y auront droit, Facebook, Messenger et les annonceurs suivront dans un deuxième temps.

Les milliards de dollars engloutis pour bâtir le ​Meta Superintelligence Labs ont été bien investis : ils permettent désormais de générer de l’AI slop sur les réseaux sociaux de Meta ! Blague à part, le modèle Muse Image peut créer un visuel à partir d’une requête texte, mais aussi d’une photo existante. Des outils d’édition sont disponibles pour ajouter ou effacer des éléments, achevant de corrompre complètement la réalité.

Image générée par Muse Image.

Pour donner des idées, Muse Image suggère une sélection de modifications possibles, des plus simples (coloriser une photo vintage) à des propositions plus farfelues (transformer les individus en pâte à modeler). Le business n’étant jamais très éloigné, le modèle sait également meubler virtuellement une pièce avec des objets et des produits vendus sur internet.

Le modèle est également à l’œuvre dans les outils de création de Stories : 30 nouveaux effets IA sont ainsi proposés dans Instagram. Il est possible aussi de générer des images directement dans une discussion dans WhatsApp, via Meta AI.

Et puisque Meta reste Meta, une fonction un peu glauque permet d’intégrer un autre utilisateur d’Instagram dans une image. Il suffit de taguer la personne dans la requête ; Muse Image va ensuite partir d’une photo publique de l’utilisateur pour le reproduire. Voilà qui ouvre la porte à pas mal de dérives (photos truquées, deepfakes…).

Rappelons qu’il existe des réglages de confidentialité pour interdire la réutilisation des contenus publics de son compte dans ces images IA, ainsi que dans les reels, les vidéos, les stickers et autres fonctions.

Muse Image va s’étendre à l’international, mais pour le moment le modèle est limité aux États-Unis. Ses fonctions sont gratuites « pour les créations de tous les jours », mais ceux qui ont de plus gros besoins devront s’abonner à une des formules payantes du groupe.

Sur un plan plus technique, Muse Image fonctionne comme un agent, explique Meta. Le modèle peut rechercher en ligne pour dénicher des références visuelles et « ancrer les images dans des informations factuelles », le tout en temps réel. Il travaille également avec Muse Spark, avec qui il partage des outils, et peut planifier des tâches.

Les résultats seraient également plus probants si le modèle bénéficie d’un large temps de calcul. Le raisonnement se révèle dans ce cas meilleur, indique Meta, il peut utiliser davantage d’outils pour retravailler ses propositions.

L’entreprise souligne que la manière d’utiliser le budget de calcul compte beaucoup. La génération de plusieurs images pour ne conserver que la meilleure améliore certes les résultats, mais ce processus atteint vite ses limites. La solution : à budget égal, il est plus efficace de laisser Muse Image raisonner, chercher des références ou écrire du code pour corriger les détails.

Selon les benchmarks fournis par l’entreprise, Muse Image se place très haut dans les classements Arena AI réalisés le 5 juillet, même si les modèles GPT Image d’OpenAI demeurent au-dessus. Les modèles de Google, Microsoft, Recraft/Reve ou xAI sont souvent très proches les uns des autres, ce qui permet à Meta de revendiquer une place dans le peloton de tête.

Un modèle vidéo et un filigrane incompatible avec les standards

On n’est pas au bout de nos peines, car Meta a également levé le voile sur Muse Video, le modèle de génération vidéo « le plus avancé » jamais développé par le groupe. Meta promet un suivi de la requête à la lettre, une édition précise, une composition avec plusieurs références, le tout pour un modèle qui s’appuie sur Instagram pour le « contexte social ». Muse Video sera bientôt proposé aux créateurs et dans Meta AI.

Le benchmark Text-to-Video Arena montre que le modèle se défend honorablement face aux rivaux ; il finit à la troisième place, derrière Gemini Omni Flash (Google) et Seedance 2.0 (Bytedance). Comme dans le cas de Muse Image, ces classements Elo sont un indicateur de préférence humaine dans un cadre de test donné, pas une mesure absolue de qualité.

Enfin, Meta a présenté son système de filigrane invisible, Content Seal. Les visuels générés par Muse Image conserveront cette signature, même s’ils sont recadrés, compressés, redimensionnés, ou si une capture d’écran en est faite. Le filigrane Content Seal, qui va s’étendre à Muse Video, n’est malheureusement pas compatible avec les deux autres méthodes du marché que sont SynthID et C2PA Content Credentials. Un outil d’identification est disponible à cette adresse.

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Muse Image : Meta lance son générateur d’« AI slop » maison

Vous reprendrez bien un peu de slop ?
Muse Image : Meta lance son générateur d’« AI slop » maison

Meta étend petit à petit ses modèles IA. Après Muse Spark pour l’assistant maison, voici désormais Muse Image qui, comme son nom l’indique, permet de générer des visuels. Instagram et WhatsApp sont les deux premières applications qui y auront droit, Facebook, Messenger et les annonceurs suivront dans un deuxième temps.

Les milliards de dollars engloutis pour bâtir le ​Meta Superintelligence Labs ont été bien investis : ils permettent désormais de générer de l’AI slop sur les réseaux sociaux de Meta ! Blague à part, le modèle Muse Image peut créer un visuel à partir d’une requête texte, mais aussi d’une photo existante. Des outils d’édition sont disponibles pour ajouter ou effacer des éléments, achevant de corrompre complètement la réalité.

Image générée par Muse Image.

Pour donner des idées, Muse Image suggère une sélection de modifications possibles, des plus simples (coloriser une photo vintage) à des propositions plus farfelues (transformer les individus en pâte à modeler). Le business n’étant jamais très éloigné, le modèle sait également meubler virtuellement une pièce avec des objets et des produits vendus sur internet.

Le modèle est également à l’œuvre dans les outils de création de Stories : 30 nouveaux effets IA sont ainsi proposés dans Instagram. Il est possible aussi de générer des images directement dans une discussion dans WhatsApp, via Meta AI.

Et puisque Meta reste Meta, une fonction un peu glauque permet d’intégrer un autre utilisateur d’Instagram dans une image. Il suffit de taguer la personne dans la requête ; Muse Image va ensuite partir d’une photo publique de l’utilisateur pour le reproduire. Voilà qui ouvre la porte à pas mal de dérives (photos truquées, deepfakes…).

Rappelons qu’il existe des réglages de confidentialité pour interdire la réutilisation des contenus publics de son compte dans ces images IA, ainsi que dans les reels, les vidéos, les stickers et autres fonctions.

Muse Image va s’étendre à l’international, mais pour le moment le modèle est limité aux États-Unis. Ses fonctions sont gratuites « pour les créations de tous les jours », mais ceux qui ont de plus gros besoins devront s’abonner à une des formules payantes du groupe.

Sur un plan plus technique, Muse Image fonctionne comme un agent, explique Meta. Le modèle peut rechercher en ligne pour dénicher des références visuelles et « ancrer les images dans des informations factuelles », le tout en temps réel. Il travaille également avec Muse Spark, avec qui il partage des outils, et peut planifier des tâches.

Les résultats seraient également plus probants si le modèle bénéficie d’un large temps de calcul. Le raisonnement se révèle dans ce cas meilleur, indique Meta, il peut utiliser davantage d’outils pour retravailler ses propositions.

L’entreprise souligne que la manière d’utiliser le budget de calcul compte beaucoup. La génération de plusieurs images pour ne conserver que la meilleure améliore certes les résultats, mais ce processus atteint vite ses limites. La solution : à budget égal, il est plus efficace de laisser Muse Image raisonner, chercher des références ou écrire du code pour corriger les détails.

Selon les benchmarks fournis par l’entreprise, Muse Image se place très haut dans les classements Arena AI réalisés le 5 juillet, même si les modèles GPT Image d’OpenAI demeurent au-dessus. Les modèles de Google, Microsoft, Recraft/Reve ou xAI sont souvent très proches les uns des autres, ce qui permet à Meta de revendiquer une place dans le peloton de tête.

Un modèle vidéo et un filigrane incompatible avec les standards

On n’est pas au bout de nos peines, car Meta a également levé le voile sur Muse Video, le modèle de génération vidéo « le plus avancé » jamais développé par le groupe. Meta promet un suivi de la requête à la lettre, une édition précise, une composition avec plusieurs références, le tout pour un modèle qui s’appuie sur Instagram pour le « contexte social ». Muse Video sera bientôt proposé aux créateurs et dans Meta AI.

Le benchmark Text-to-Video Arena montre que le modèle se défend honorablement face aux rivaux ; il finit à la troisième place, derrière Gemini Omni Flash (Google) et Seedance 2.0 (Bytedance). Comme dans le cas de Muse Image, ces classements Elo sont un indicateur de préférence humaine dans un cadre de test donné, pas une mesure absolue de qualité.

Enfin, Meta a présenté son système de filigrane invisible, Content Seal. Les visuels générés par Muse Image conserveront cette signature, même s’ils sont recadrés, compressés, redimensionnés, ou si une capture d’écran en est faite. Le filigrane Content Seal, qui va s’étendre à Muse Video, n’est malheureusement pas compatible avec les deux autres méthodes du marché que sont SynthID et C2PA Content Credentials. Un outil d’identification est disponible à cette adresse.

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Alibaba prive ses employés de Claude Code

Alibaba et les 40 codeurs
Alibaba prive ses employés de Claude Code

Alibaba interdit à ses employés d’utiliser Claude Code au bureau. Le géant chinois du commerce et des services en ligne leur demande de se servir de l’outil de programmation maison. Le tout dans une ambiance glaciale entre les deux entreprises.

Malgré les restrictions imposées par Anthropic aux utilisateurs et aux organisations basés en Chine, Claude Code est tout aussi populaire là-bas que partout ailleurs. Ça n’est plus du goût d’Alibaba, qui exigera de ses salariés l’usage de Qoder, la plateforme de code interne, à partir du 10 juillet. Une décision qui serait motivée selon Reuters par des risques de surveillance.

Les yeux indiscrets de Claude

L’interdiction intervient quelques jours après la découverte de fonctions dans Claude Code qui permettraient d’identifier les utilisateurs chinois – et donc… de leur en interdire l’accès. Les services de Claude (l’API et Claude.ai en particulier) ne sont effectivement pas censés être utilisables en Chine. Ce qui n’empêche pas les développeurs du pays d’y accéder tout de même, en utilisant toutes sortes de méthodes de contournement.

Depuis la fin juin, une rumeur court selon laquelle l’outil de programmation d’Anthropic contiendrait un spyware pour surveiller tous ceux qui s’en servent en Chine. Il s’agirait en fait d’un mécanisme qui coderait dans les requêtes envoyées par les utilisateurs des informations capables de les localiser (fuseau horaire, route empruntée pour diriger le prompt, configurations proxy).

Plus précisément, avec la version 2.1.91 du 2 avril, Claude Code aurait commencé à enregistrer ces données sur deux listes cachées : une d’entre elles mentionnerait des réseaux d’entreprises chinoises et de labos IA, dont Alibaba, Baidu ou encore ByteDance.

Anthropic aurait publié un correctif le 1er juillet. Ce dispositif serait donc resté actif pendant environ trois mois. Porte dérobée ? Outil d’espionnage ? Filtre antifraude ? Un peu de tout ça à la fois ? Impossible à dire, Anthropic n’ayant pas communiqué officiellement sur le sujet.

Malgré des contournements difficiles à contrôler, les efforts d’Anthropic pour repérer et bloquer l’accès à Claude Code depuis la Chine se poursuivent, comme le relève le Financial Times. Certains utilisateurs passent ainsi par des filiales étrangères, notamment via Azure de Microsoft, qui vendent des accès API à des entreprises chinoises ayant des entités à Singapour. Microsoft assure qu’Anthropic surveille l’usage du service et fait appliquer ses conditions, avec son soutien.

L’entreprise cible aussi les services dits de « transfert », qui relaient les requêtes d’utilisateurs basés en Chine via des comptes Claude enregistrés à l’étranger. Mais les grands labos chinois les évitent généralement, par crainte que ces intermédiaires stockent ou revendent les prompts – ce qui permettrait à des concurrents d’analyser leur manière d’exploiter les modèles avancés.

Maudite distillation

En février dernier, Anthropic pointait du doigt DeepSeek, Moonshot et MiniMax, trois labos chinois coupables de distillation de Claude. Rebelote fin juin, avec cette fois Alibaba en ligne de mire.

« Des opérateurs liés à Alibaba et à Alibaba Qwen, le laboratoire d’IA d’Alibaba [auraient généré] plus de 28,8 millions d’échanges avec Claude via près de 25 000 comptes frauduleux », se plaignait Anthropic devant des élus américains. La distillation, une pratique d’entraînement légitime, ne l’est plus quand elle permet à des rivaux d’acquérir des capacités « en une fraction du temps et à un coût bien inférieur », dénonçait le labo américain.

Si l’interdiction d’Alibaba est mise en œuvre le 10 juillet, ce serait le premier grand groupe chinois à restreindre formellement l’utilisation de Claude Code en raison de ce mécanisme, plutôt que pour des histoires de coût ou de concurrence.

Pékin interdit aux entreprises du pays d’utiliser des modèles IA étrangers hébergés dans des datacenters installés en dehors de Chine. Une restriction qui n’empêche toutefois pas d’exploiter ces mêmes modèles pour de la R&D interne. La frontière est parfois floue.

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Alibaba prive ses employés de Claude Code

Alibaba et les 40 codeurs
Alibaba prive ses employés de Claude Code

Alibaba interdit à ses employés d’utiliser Claude Code au bureau. Le géant chinois du commerce et des services en ligne leur demande de se servir de l’outil de programmation maison. Le tout dans une ambiance glaciale entre les deux entreprises.

Malgré les restrictions imposées par Anthropic aux utilisateurs et aux organisations basés en Chine, Claude Code est tout aussi populaire là-bas que partout ailleurs. Ça n’est plus du goût d’Alibaba, qui exigera de ses salariés l’usage de Qoder, la plateforme de code interne, à partir du 10 juillet. Une décision qui serait motivée selon Reuters par des risques de surveillance.

Les yeux indiscrets de Claude

L’interdiction intervient quelques jours après la découverte de fonctions dans Claude Code qui permettraient d’identifier les utilisateurs chinois – et donc… de leur en interdire l’accès. Les services de Claude (l’API et Claude.ai en particulier) ne sont effectivement pas censés être utilisables en Chine. Ce qui n’empêche pas les développeurs du pays d’y accéder tout de même, en utilisant toutes sortes de méthodes de contournement.

Depuis la fin juin, une rumeur court selon laquelle l’outil de programmation d’Anthropic contiendrait un spyware pour surveiller tous ceux qui s’en servent en Chine. Il s’agirait en fait d’un mécanisme qui coderait dans les requêtes envoyées par les utilisateurs des informations capables de les localiser (fuseau horaire, route empruntée pour diriger le prompt, configurations proxy).

Plus précisément, avec la version 2.1.91 du 2 avril, Claude Code aurait commencé à enregistrer ces données sur deux listes cachées : une d’entre elles mentionnerait des réseaux d’entreprises chinoises et de labos IA, dont Alibaba, Baidu ou encore ByteDance.

Anthropic aurait publié un correctif le 1er juillet. Ce dispositif serait donc resté actif pendant environ trois mois. Porte dérobée ? Outil d’espionnage ? Filtre antifraude ? Un peu de tout ça à la fois ? Impossible à dire, Anthropic n’ayant pas communiqué officiellement sur le sujet.

Malgré des contournements difficiles à contrôler, les efforts d’Anthropic pour repérer et bloquer l’accès à Claude Code depuis la Chine se poursuivent, comme le relève le Financial Times. Certains utilisateurs passent ainsi par des filiales étrangères, notamment via Azure de Microsoft, qui vendent des accès API à des entreprises chinoises ayant des entités à Singapour. Microsoft assure qu’Anthropic surveille l’usage du service et fait appliquer ses conditions, avec son soutien.

L’entreprise cible aussi les services dits de « transfert », qui relaient les requêtes d’utilisateurs basés en Chine via des comptes Claude enregistrés à l’étranger. Mais les grands labos chinois les évitent généralement, par crainte que ces intermédiaires stockent ou revendent les prompts – ce qui permettrait à des concurrents d’analyser leur manière d’exploiter les modèles avancés.

Maudite distillation

En février dernier, Anthropic pointait du doigt DeepSeek, Moonshot et MiniMax, trois labos chinois coupables de distillation de Claude. Rebelote fin juin, avec cette fois Alibaba en ligne de mire.

« Des opérateurs liés à Alibaba et à Alibaba Qwen, le laboratoire d’IA d’Alibaba [auraient généré] plus de 28,8 millions d’échanges avec Claude via près de 25 000 comptes frauduleux », se plaignait Anthropic devant des élus américains. La distillation, une pratique d’entraînement légitime, ne l’est plus quand elle permet à des rivaux d’acquérir des capacités « en une fraction du temps et à un coût bien inférieur », dénonçait le labo américain.

Si l’interdiction d’Alibaba est mise en œuvre le 10 juillet, ce serait le premier grand groupe chinois à restreindre formellement l’utilisation de Claude Code en raison de ce mécanisme, plutôt que pour des histoires de coût ou de concurrence.

Pékin interdit aux entreprises du pays d’utiliser des modèles IA étrangers hébergés dans des datacenters installés en dehors de Chine. Une restriction qui n’empêche toutefois pas d’exploiter ces mêmes modèles pour de la R&D interne. La frontière est parfois floue.

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Depuis son retour, Claude Fable 5 fait beaucoup moins rêver

Toxicité politique
Depuis son retour, Claude Fable 5 fait beaucoup moins rêver

Depuis son retour, Fable 5 est la cible de critiques virulentes sur ses performances. Le modèle ne semble pas présenter les mêmes capacités qu’avant son blocage, suite à la directive de la Maison-Blanche. Même Mythos 5 semble perdre de sa superbe.

Rappelons rapidement quelques éléments chronologiques. Le 9 juin 2026, Anthropic lance Claude Fable 5, une version de Mythos 5 disposant de garde-fous et présenté alors comme le modèle le plus « capables » de l’histoire de l’entreprise. Trois jours plus tard, une directive de contrôle des exportations, signée par la Maison-Blanche et juridiquement contraignante, force Anthropic à suspendre l’accès aux deux modèles pour tout ressortissant étranger, y compris ses propres employés non-américains. Le décret conduit l’entreprise à un arrêt mondial pour tous les clients, Anthropic ayant jugé impossible de filtrer les utilisateurs par nationalité en temps réel.

Le déclencheur invoqué était un rapport de chercheurs d’Amazon selon lequel Fable 5 aurait pu être manipulé (jailbreaké) pour livrer des informations exploitables dans des cyberattaques. En toile de fond, des soupçons qu’un groupe lié à la Chine ait pu accéder à Mythos, ce qui faisait craindre une rétro-ingénierie ou une distillation par un adversaire étranger.

Fin juin, le Department of Commerce lève ces contrôles. L’accès à Fable 5 est restauré le 1ᵉʳ juillet sur Claude Platform, Claude.ai, Claude Code et Claude Cowork. Mythos 5, lui, reste réservé aux partenaires vérifiés du programme Glasswing, comme on l’a vu avec Mozilla.

Au-delà du temps perdu par Anthropic (environ trois semaines), le retour de Fable 5 ne s’est pas fait sous les cotillons. Ses performances, selon les cas d’utilisation, semblent en fort retrait. Pendant ce temps, l’utilisation des modèles chinois grimpe rapidement.

Kaboum !

Dans la plupart des résultats obtenus avant le retrait de Fable 5, de nombreux sites ont relevé les excellentes performances du modèle, notant souvent un saut générationnel significatif. Parmi les notes obtenues : 80,3 % sur SWE-Bench Pro (contre 69,2 % pour Opus 4.8), 64,5 % sur Humanity’s Last Exam avec outils (contre 57,9 % pour Opus 4.8 et 52,2 % pour GPT-5.5), et ainsi de suite pour tous les benchmarks majeurs (FrontierCode Diamond, OSWorld-Verified, GDPval-AA, Terminal-Bench 2.1), comme relevé notamment par Datacamp.

Pour Every, le résultat était encore plus tranché : Fable 5 était tout simplement « le meilleur modèle de programmation ». La société en tenait pour preuve le score de 91/100 obtenu sur leur propre benchmark « Senior Engineer », contre 63 pour Opus 4.8 et 62 pour GPT-5.5. Même son de cloche chez BenchLM.

C’est là que le tableau se complique singulièrement depuis le 1ᵉʳ juillet. Le retour de Fable 5 s’est accompagné d’un nouveau classificateur de cybersécurité, et selon des données publiées le 2 juillet par la plateforme de test BridgeMind, les scores de débogage TypeScript de Fable 5 se sont effondrés de 70 %, comme relevé par Tech Times.

Pourquoi une telle chute ? A priori, pas parce que le modèle en lui-même est devenu moins performant. La faute semble bien incomber au nouveau classificateur, qui redirige une part des requêtes liées à la programmation vers Opus 4.8, sans que les utilisateurs en soient toujours informés.


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Chez Meta, l’IA coûte cher et les agents ne vont pas assez vite

L'étincelle Spark n'a pas mis le feu
Chez Meta, l’IA coûte cher et les agents ne vont pas assez vite

Une salle, deux ambiances. Lors d’un town hall qui s’est tenu ce jeudi, Mark Zuckerberg a déploré le retard pris par Meta dans le développement d’agents IA… tandis que le patron du labo IA interne, Alexandr Wang, a fait miroiter des gains substantiels pour les futurs modèles maison Spark.

Lors d’une réunion générale avec ses employés ce jeudi 2 juillet, la direction de Meta a fait le point sur ses efforts en matière d’IA. D’après les fuites, il y a eu deux sons de cloche. Mark Zuckerberg a ainsi admis que l’entreprise n’allait pas suffisamment vite en matière d’agents IA. « La trajectoire du développement agentique au cours des quatre derniers mois au moins ne s’est pas vraiment accélérée comme nous l’espérions », a-t-il déclaré.

Meta a pourtant mis le paquet pour aller vite, en transférant 7 000 salariés aux équipes chargées du développement de l’IA. Quitte à créer beaucoup d’incompréhension et de colère en interne. À cela s’est ajoutée une énième charrette de licenciements en début d’année (le groupe a supprimé environ 10 % de ses effectifs). Une restructuration lourde qui reposait sur l’idée que les outils d’IA allaient rapidement améliorer la productivité et l’efficacité au travail.

Si Meta a bougé aussi vite, c’est parce que les dirigeants craignaient de ne pas pouvoir s’adapter suffisamment rapidement face aux outils agentiques concurrents, comme Claude Code. Le fondateur de Facebook a reconnu que cette nouvelle organisation n’a pas porté les résultats attendus et qu’elle n’avait pas été aussi « propre » qu’elle aurait dû l’être.

Malgré tout, pas question de changer de cap : le groupe a annoncé un investissement colossal cette année, compris entre 125 et 145 milliards de dollars, pour financer ses infrastructures IA. Mark Zuckerberg espère que les bénéfices finiront par être tangibles dans les trois à six prochains mois.

La petite musique d’Alexandr Wang

Durant le même town hall, Alexandr Wang a joué une toute autre partition. Le transfuge de Scale AI, dans lequel Meta a investi 14 milliards de dollars, est à la tête du Meta Superintelligence Labs. Le labo compte dans ses rangs plusieurs des meilleurs spécialistes mondiaux de l’IA – des profils que Mark Zuckerberg a attiré dans ses filets en leur construisant des ponts d’or.

Wang a annoncé que le prochain modèle IA de Meta, nom de code « Watermelon », est actuellement en cours d’entraînement. « Watermelon mobilise une puissance de calcul très supérieure à celle d’Avocado », a-t-il ajouté. Avocado est le nom de code interne de Muse Spark, le premier nouveau modèle de l’entreprise après le fiasco de Llama.

Ce prochain modèle serait au niveau de GPT-5.5, a-t-il aussi affirmé (OpenAI en est à GPT-5.6, mais en accès limité). La confiance du jeune dirigeant est telle qu’il a fait monter la sauce autour de l’IA de Meta.

Sur les réseaux sociaux, il fait miroiter non seulement une API pour Muse Spark – l’interface n’existe actuellement que sous la forme d’un aperçu privé – mais aussi une mise à jour substantielle. Au menu : « D’importantes améliorations en matière de programmation et de capacités agentiques afin d’être plus compétitif face aux autres modèles de premier plan. » Il a aussi promis que les capacités de code de Muse seront « très bientôt » similaires à celles de Claude Code.

Loue puissance de calcul, pas cher

En attendant les lendemains qui chantent, Meta chercherait à rentabiliser une infrastructure IA de plus en plus imposante, et onéreuse. Selon une indiscrétion de Bloomberg, l’entreprise aurait l’intention de vendre ou de louer de la puissance de calcul et du cloud à d’autres. Une nouvelle activité qui positionnerait Meta en rival d’AWS, Google Cloud et Microsoft Azure.

Une des propositions de Meta serait de vendre un accès à différents modèles IA (dont Muse Spark) hébergés sur des serveurs de Meta, à l’image de ce que propose Bedrock d’AWS. Le groupe pourrait aussi commercialiser des capacités de calcul brutes. Cette nouvelle offre serait gérée par Meta Compute, une structure interne chargée de bâtir les infras IA de l’entreprise.

Dans ce secteur, Meta pourrait aussi se retrouver en concurrence directe face à SpaceX. Google et Anthropic louent ainsi les serveurs de Colossus, le datacenter construit dans le Tennessee par SpaceX pour les besoins initiaux de xAI.

Mark Zuckerberg avait expliqué en mai dernier à des investisseurs que cette activité était « définitivement » envisagée. « Presque chaque semaine, différentes entreprises extérieures viennent nous voir pour nous demander soit de mettre en place un service d’API, soit si nous avons de la puissance de calcul qu’elles pourraient nous acheter avec une prime par rapport au prix auquel nous l’avons acquise », a-t-il ajouté.

Il indiquait aussi que Meta avait pour le moment besoin de cette puissance de calcul pour ses propres besoins. « Si nous en arrivons à un point où nous estimons avoir surdimensionné nos capacités, cela reste une option à notre disposition ».

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Chez Meta, l’IA coûte cher et les agents ne vont pas assez vite

L'étincelle Spark n'a pas mis le feu
Chez Meta, l’IA coûte cher et les agents ne vont pas assez vite

Une salle, deux ambiances. Lors d’un town hall qui s’est tenu ce jeudi, Mark Zuckerberg a déploré le retard pris par Meta dans le développement d’agents IA… tandis que le patron du labo IA interne, Alexandr Wang, a fait miroiter des gains substantiels pour les futurs modèles maison Spark.

Lors d’une réunion générale avec ses employés ce jeudi 2 juillet, la direction de Meta a fait le point sur ses efforts en matière d’IA. D’après les fuites, il y a eu deux sons de cloche. Mark Zuckerberg a ainsi admis que l’entreprise n’allait pas suffisamment vite en matière d’agents IA. « La trajectoire du développement agentique au cours des quatre derniers mois au moins ne s’est pas vraiment accélérée comme nous l’espérions », a-t-il déclaré.

Meta a pourtant mis le paquet pour aller vite, en transférant 7 000 salariés aux équipes chargées du développement de l’IA. Quitte à créer beaucoup d’incompréhension et de colère en interne. À cela s’est ajoutée une énième charrette de licenciements en début d’année (le groupe a supprimé environ 10 % de ses effectifs). Une restructuration lourde qui reposait sur l’idée que les outils d’IA allaient rapidement améliorer la productivité et l’efficacité au travail.

Si Meta a bougé aussi vite, c’est parce que les dirigeants craignaient de ne pas pouvoir s’adapter suffisamment rapidement face aux outils agentiques concurrents, comme Claude Code. Le fondateur de Facebook a reconnu que cette nouvelle organisation n’a pas porté les résultats attendus et qu’elle n’avait pas été aussi « propre » qu’elle aurait dû l’être.

Malgré tout, pas question de changer de cap : le groupe a annoncé un investissement colossal cette année, compris entre 125 et 145 milliards de dollars, pour financer ses infrastructures IA. Mark Zuckerberg espère que les bénéfices finiront par être tangibles dans les trois à six prochains mois.

La petite musique d’Alexandr Wang

Durant le même town hall, Alexandr Wang a joué une toute autre partition. Le transfuge de Scale AI, dans lequel Meta a investi 14 milliards de dollars, est à la tête du Meta Superintelligence Labs. Le labo compte dans ses rangs plusieurs des meilleurs spécialistes mondiaux de l’IA – des profils que Mark Zuckerberg a attiré dans ses filets en leur construisant des ponts d’or.

Wang a annoncé que le prochain modèle IA de Meta, nom de code « Watermelon », est actuellement en cours d’entraînement. « Watermelon mobilise une puissance de calcul très supérieure à celle d’Avocado », a-t-il ajouté. Avocado est le nom de code interne de Muse Spark, le premier nouveau modèle de l’entreprise après le fiasco de Llama.

Ce prochain modèle serait au niveau de GPT-5.5, a-t-il aussi affirmé (OpenAI en est à GPT-5.6, mais en accès limité). La confiance du jeune dirigeant est telle qu’il a fait monter la sauce autour de l’IA de Meta.

Sur les réseaux sociaux, il fait miroiter non seulement une API pour Muse Spark – l’interface n’existe actuellement que sous la forme d’un aperçu privé – mais aussi une mise à jour substantielle. Au menu : « D’importantes améliorations en matière de programmation et de capacités agentiques afin d’être plus compétitif face aux autres modèles de premier plan. » Il a aussi promis que les capacités de code de Muse seront « très bientôt » similaires à celles de Claude Code.

Loue puissance de calcul, pas cher

En attendant les lendemains qui chantent, Meta chercherait à rentabiliser une infrastructure IA de plus en plus imposante, et onéreuse. Selon une indiscrétion de Bloomberg, l’entreprise aurait l’intention de vendre ou de louer de la puissance de calcul et du cloud à d’autres. Une nouvelle activité qui positionnerait Meta en rival d’AWS, Google Cloud et Microsoft Azure.

Une des propositions de Meta serait de vendre un accès à différents modèles IA (dont Muse Spark) hébergés sur des serveurs de Meta, à l’image de ce que propose Bedrock d’AWS. Le groupe pourrait aussi commercialiser des capacités de calcul brutes. Cette nouvelle offre serait gérée par Meta Compute, une structure interne chargée de bâtir les infras IA de l’entreprise.

Dans ce secteur, Meta pourrait aussi se retrouver en concurrence directe face à SpaceX. Google et Anthropic louent ainsi les serveurs de Colossus, le datacenter construit dans le Tennessee par SpaceX pour les besoins initiaux de xAI.

Mark Zuckerberg avait expliqué en mai dernier à des investisseurs que cette activité était « définitivement » envisagée. « Presque chaque semaine, différentes entreprises extérieures viennent nous voir pour nous demander soit de mettre en place un service d’API, soit si nous avons de la puissance de calcul qu’elles pourraient nous acheter avec une prime par rapport au prix auquel nous l’avons acquise », a-t-il ajouté.

Il indiquait aussi que Meta avait pour le moment besoin de cette puissance de calcul pour ses propres besoins. « Si nous en arrivons à un point où nous estimons avoir surdimensionné nos capacités, cela reste une option à notre disposition ».

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L’ONU alerte sur la rapidité des progrès de l’IA

Is the UN into doomerism ?
L’ONU alerte sur la rapidité des progrès de l’IA

Dans un rapport préliminaire, des scientifiques commissionnés par l’ONU estiment que la rapidité des progrès de l’IA pourrait empêcher les États de la gouverner correctement. L’institution appelle ses membres à lancer une coopération internationale sur le sujet.

Une semaine à peine après que le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres, a appelé l’industrie de l’IA à « dire la vérité » sur ses impacts environnementaux, l’institution en remet une couche. Dans un rapport préliminaire publié ce 1er juillet, le Groupe scientifique international indépendant des Nations Unies sur l’intelligence artificielle alerte sur le fait que les « capacités de l’IA progressent désormais plus rapidement que la science et les gouvernements ne sont capables de les comprendre et de les encadrer ».

L’enjeu est d’autant plus important que « plus l’intelligence artificielle progresse sans règles communes, moins les gouvernements et les peuples auront leur mot à dire sur son devenir », a déclaré António Guterres. Le document évoque une rupture plus forte que l’arrivée de modèles génératifs comme ChatGPT dans les mondes économiques et numériques. Il alerte en particulier sur l’émergence d’« agents » capables, de manière relativement autonome, de naviguer en ligne, écrire du code, lancer des actions sur des logiciels, etc. Et souligne qu’« aucune garantie scientifique » ne permet d’en assurer le contrôle à long terme.

Un panel de scientifiques diversifié

Parmi les auteurs de ce document figurent des scientifiques connus de l’industrie de l’IA et reconnus pour leurs projets d’ « alignement » (Yoshua Bengio, lauréat du prix-Turing en 2018, Joëlle Barral, directrice de recherche chez Google DeepMind) ou leur implication en matière de défense de l’information (Maria Ressa, cofondatrice de Rappler et prix Nobel de la paix en 2021). Avec des spécialistes venus du Nigeria (Rita Orji), du Brésil (Teresa Ludermir), d’Inde (Balaraman Ravindran), du Pakistan (Bilal Mateen) ou d’Égypte (Mennetallah El-Assady), parmi d’autres nations, il constitue surtout un travail collectif riche d’une bien plus grande diversité que l’essentiel de la littérature sur les enjeux relatifs à l’IA. À l’échelle internationale, cette dernière est en effet largement dominée par des travaux venus des États-Unis, et dans une moindre mesure d’Europe et de Chine.

Collectivement, les auteurs du rapport saluent certains bénéfices apportés par l’intelligence artificielle, comprise comme « des systèmes qui perçoivent, apprennent et agissent », qui « infèrent à partir de données d’entrée comment générer des données de sortie », parmi lesquelles « des prédictions, du contenu, des recommandations, des actions ou des décisions, avec divers degrés d’autonomie et d’adaptabilité ». Parmi ces intérêts : des « applications utiles dans les sciences, la santé, l’agriculture, l’accessibilité, le travail de la connaissance et les technologies de l’information, y compris pour le développement de l’IA elle-même ». En exemple, ils citent le modèle de Google Deepmind AlphaFold, capable de prédire la structure des protéines à partir de leur séquence en acides aminés.

Le rapport précise par ailleurs qu’il se concentre sur les « modèles de fondation », compris comme des systèmes généralistes capables de réaliser une variété de tâches. Il souligne néanmoins que des systèmes spécialisés existent, et que ces derniers « fournissent des bénéfices mesurables lorsque la tâche est bien définie, les données disponibles et que les institutions peuvent le déployer volontairement ».

Progrès inégaux et dangers évidents

Il souligne cela dit l’absence d’égalité dans l’évolution de ce type de technologies : trois quarts de la puissance des supercalculateurs d’IA les plus performants est disponible aux États-Unis, la Chine en compte 15 %, et le reste du monde se partage le solde. De même, ces deux pays concentrent l’essentiel des modèles les plus avancés. Nombre de pays en développement, en revanche, manquent des infrastructures leur permettant de participer à la construction des modèles ou de les auditer. Le risque, alertent les scientifiques : que le déploiement accéléré de l’IA n’aggrave les inégalités et dépendances préexistantes à l’échelle du globe.

Côté usages, les auteurs du rapport soulignent les enjeux soulevés par la multiplication de contenus pédopornographiques et de deepfakes à caractère sexuel, tous générés par IA. Ils constatent la facilité avec laquelle l’IA générative permet de fabriquer du faux, de manière crédible, et alertent sur les effets que cela a sur les débats publics, ou encore de son rôle pour faciliter divers types de cyberattaques. Ils soulignent, enfin, comment la « complaisance » des modèles grands public peut renforcer les convictions des internautes, y compris lorsque celles-ci sont dangereuses.

Étonnamment, le document n’évoque à aucun moment l’opposition croissante à l’intelligence artificielle (notamment générative), quelquefois incarnée plus localement par une opposition à ses infrastructures. Celle-ci est pourtant visible jusque dans le pays leader de l’industrie, que sont les États-Unis.

Il n’évoque pas, non plus, les travailleurs des données, certes souvent invisibilisés, dont le rôle est pourtant essentiel à la fabrication des systèmes d’IA évoqués. Parmi les pays qui, faute d’infrastructure, se retrouvent privés des capacités d’« adapter » les modèles « à leurs propres réalités », certains comme le Venezuela, le Kenya ou Madagascar, sont aussi les foyers de clusters d’entraîneurs de données dont le travail est nécessaire pour faire fonctionner les modèles évoqués.

En revanche, pour António Guterres, la publication de ce rapport préliminaire doit être perçue comme la première étape d’un travail collectif, dans lequel il enjoint les États membres à construire un cadre international de coopération sur l’IA. Mais même ce travail promet d’être complexe : le rapport explique en effet que « la plupart des pays, y compris de nombreuses économies avancées, manquent d’expertise technique qui leur permettrait d’évaluer les modèles "frontière" les plus efficaces ou de participer à leur gouvernance de manière significative ».

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L’ONU alerte sur la rapidité des progrès de l’IA

Is the UN into doomerism ?
L’ONU alerte sur la rapidité des progrès de l’IA

Dans un rapport préliminaire, des scientifiques commissionnés par l’ONU estiment que la rapidité des progrès de l’IA pourrait empêcher les États de la gouverner correctement. L’institution appelle ses membres à lancer une coopération internationale sur le sujet.

Une semaine à peine après que le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres, a appelé l’industrie de l’IA à « dire la vérité » sur ses impacts environnementaux, l’institution en remet une couche. Dans un rapport préliminaire publié ce 1er juillet, le Groupe scientifique international indépendant des Nations Unies sur l’intelligence artificielle alerte sur le fait que les « capacités de l’IA progressent désormais plus rapidement que la science et les gouvernements ne sont capables de les comprendre et de les encadrer ».

L’enjeu est d’autant plus important que « plus l’intelligence artificielle progresse sans règles communes, moins les gouvernements et les peuples auront leur mot à dire sur son devenir », a déclaré António Guterres. Le document évoque une rupture plus forte que l’arrivée de modèles génératifs comme ChatGPT dans les mondes économiques et numériques. Il alerte en particulier sur l’émergence d’« agents » capables, de manière relativement autonome, de naviguer en ligne, écrire du code, lancer des actions sur des logiciels, etc. Et souligne qu’« aucune garantie scientifique » ne permet d’en assurer le contrôle à long terme.

Un panel de scientifiques diversifié

Parmi les auteurs de ce document figurent des scientifiques connus de l’industrie de l’IA et reconnus pour leurs projets d’ « alignement » (Yoshua Bengio, lauréat du prix-Turing en 2018, Joëlle Barral, directrice de recherche chez Google DeepMind) ou leur implication en matière de défense de l’information (Maria Ressa, cofondatrice de Rappler et prix Nobel de la paix en 2021). Avec des spécialistes venus du Nigeria (Rita Orji), du Brésil (Teresa Ludermir), d’Inde (Balaraman Ravindran), du Pakistan (Bilal Mateen) ou d’Égypte (Mennetallah El-Assady), parmi d’autres nations, il constitue surtout un travail collectif riche d’une bien plus grande diversité que l’essentiel de la littérature sur les enjeux relatifs à l’IA. À l’échelle internationale, cette dernière est en effet largement dominée par des travaux venus des États-Unis, et dans une moindre mesure d’Europe et de Chine.

Collectivement, les auteurs du rapport saluent certains bénéfices apportés par l’intelligence artificielle, comprise comme « des systèmes qui perçoivent, apprennent et agissent », qui « infèrent à partir de données d’entrée comment générer des données de sortie », parmi lesquelles « des prédictions, du contenu, des recommandations, des actions ou des décisions, avec divers degrés d’autonomie et d’adaptabilité ». Parmi ces intérêts : des « applications utiles dans les sciences, la santé, l’agriculture, l’accessibilité, le travail de la connaissance et les technologies de l’information, y compris pour le développement de l’IA elle-même ». En exemple, ils citent le modèle de Google Deepmind AlphaFold, capable de prédire la structure des protéines à partir de leur séquence en acides aminés.

Le rapport précise par ailleurs qu’il se concentre sur les « modèles de fondation », compris comme des systèmes généralistes capables de réaliser une variété de tâches. Il souligne néanmoins que des systèmes spécialisés existent, et que ces derniers « fournissent des bénéfices mesurables lorsque la tâche est bien définie, les données disponibles et que les institutions peuvent le déployer volontairement ».

Progrès inégaux et dangers évidents

Il souligne cela dit l’absence d’égalité dans l’évolution de ce type de technologies : trois quarts de la puissance des supercalculateurs d’IA les plus performants est disponible aux États-Unis, la Chine en compte 15 %, et le reste du monde se partage le solde. De même, ces deux pays concentrent l’essentiel des modèles les plus avancés. Nombre de pays en développement, en revanche, manquent des infrastructures leur permettant de participer à la construction des modèles ou de les auditer. Le risque, alertent les scientifiques : que le déploiement accéléré de l’IA n’aggrave les inégalités et dépendances préexistantes à l’échelle du globe.

Côté usages, les auteurs du rapport soulignent les enjeux soulevés par la multiplication de contenus pédopornographiques et de deepfakes à caractère sexuel, tous générés par IA. Ils constatent la facilité avec laquelle l’IA générative permet de fabriquer du faux, de manière crédible, et alertent sur les effets que cela a sur les débats publics, ou encore de son rôle pour faciliter divers types de cyberattaques. Ils soulignent, enfin, comment la « complaisance » des modèles grands public peut renforcer les convictions des internautes, y compris lorsque celles-ci sont dangereuses.

Étonnamment, le document n’évoque à aucun moment l’opposition croissante à l’intelligence artificielle (notamment générative), quelquefois incarnée plus localement par une opposition à ses infrastructures. Celle-ci est pourtant visible jusque dans le pays leader de l’industrie, que sont les États-Unis.

Il n’évoque pas, non plus, les travailleurs des données, certes souvent invisibilisés, dont le rôle est pourtant essentiel à la fabrication des systèmes d’IA évoqués. Parmi les pays qui, faute d’infrastructure, se retrouvent privés des capacités d’« adapter » les modèles « à leurs propres réalités », certains comme le Venezuela, le Kenya ou Madagascar, sont aussi les foyers de clusters d’entraîneurs de données dont le travail est nécessaire pour faire fonctionner les modèles évoqués.

En revanche, pour António Guterres, la publication de ce rapport préliminaire doit être perçue comme la première étape d’un travail collectif, dans lequel il enjoint les États membres à construire un cadre international de coopération sur l’IA. Mais même ce travail promet d’être complexe : le rapport explique en effet que « la plupart des pays, y compris de nombreuses économies avancées, manquent d’expertise technique qui leur permettrait d’évaluer les modèles "frontière" les plus efficaces ou de participer à leur gouvernance de manière significative ».

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☕️ Apple ouvre la porte de Safari aux agents IA



Apple offre à Safari un pont officiel MCP. Il permet aux développeurs de donner à leurs agents IA un accès au navigateur pour débogguer et tester la compatibilité d’un site, consulter la console et les requêtes réseau, etc. Une vraie lacune finalement comblée par le constructeur.

La dernière version 247 de Safari Technology Preview du navigateur d’Apple ouvre la voie aux agents IA, avec le support d’un serveur MCP (Model Context Protocol) permettant à Claude, Codex et aux autres outils compatibles d’accéder à Safari. L’agent est donc en mesure d’ouvrir une page web, d’en lire le contenu, d’inspecter le DOM (Document Object Model), voir les logs de la console, prendre une capture d’écran, cliquer, taper du texte, changer la taille de la fenêtre, etc.

Les développeurs n’auront plus à décrire à l’IA ce qui se passe dans Safari. Elle peut maintenant constater le problème elle-même. Ce sera utile pour analyser les performances d’un site web, repérer des problèmes d’accessibilité, tester la compatibilité d’un site avec Safari et le moteur de rendu WebKit, faire la chasse aux bugs, réaliser une capture d’écran…

Safari MCP dans Codex, via l’app ChatGPT.

Le support MCP « accélère le processus de débogage et permet de rester dans le confort du terminal, avec moins d’allers-retours entre les fenêtres et moins de prompts à rédiger pour corriger le code », écrit Apple. Le constructeur fournit le mode d’emploi – des lignes de commande Terminal – pour brancher Safari MCP aux agents. « Il ne devrait pas être nécessaire de demander [à l’agent] d’utiliser explicitement le serveur MCP de Safari : il devrait s’en charger tout seul », précise-t-il.

Une fois Safari MCP installé, il sera possible de demander à son agent préféré : « Analyse les performances de mon site dans Safari » ou encore « Trouve des bugs sur mon site dans Safari ». Apple conclut : « Il existe de nombreuses façons de développer pour le web, avec ou sans IA. Si l’IA fait partie de votre flux de travail, nous pensons que cet outil contribuera à le rendre encore plus productif. Et si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave non plus. »

Avec Safari MCP, Apple prend à bras le corps la problématique de l’accès des agents IA à son navigateur web. Il existe des outils similaires pour Chrome (Chrome DevTools MCP de Google), qui fonctionnent aussi avec les butineurs Chromium comme Edge. Mozilla planche de son côté sur des DevTools MCP pour Firefox.

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☕️ Apple ouvre la porte de Safari aux agents IA



Apple offre à Safari un pont officiel MCP. Il permet aux développeurs de donner à leurs agents IA un accès au navigateur pour débogguer et tester la compatibilité d’un site, consulter la console et les requêtes réseau, etc. Une vraie lacune finalement comblée par le constructeur.

La dernière version 247 de Safari Technology Preview du navigateur d’Apple ouvre la voie aux agents IA, avec le support d’un serveur MCP (Model Context Protocol) permettant à Claude, Codex et aux autres outils compatibles d’accéder à Safari. L’agent est donc en mesure d’ouvrir une page web, d’en lire le contenu, d’inspecter le DOM (Document Object Model), voir les logs de la console, prendre une capture d’écran, cliquer, taper du texte, changer la taille de la fenêtre, etc.

Les développeurs n’auront plus à décrire à l’IA ce qui se passe dans Safari. Elle peut maintenant constater le problème elle-même. Ce sera utile pour analyser les performances d’un site web, repérer des problèmes d’accessibilité, tester la compatibilité d’un site avec Safari et le moteur de rendu WebKit, faire la chasse aux bugs, réaliser une capture d’écran…

Safari MCP dans Codex, via l’app ChatGPT.

Le support MCP « accélère le processus de débogage et permet de rester dans le confort du terminal, avec moins d’allers-retours entre les fenêtres et moins de prompts à rédiger pour corriger le code », écrit Apple. Le constructeur fournit le mode d’emploi – des lignes de commande Terminal – pour brancher Safari MCP aux agents. « Il ne devrait pas être nécessaire de demander [à l’agent] d’utiliser explicitement le serveur MCP de Safari : il devrait s’en charger tout seul », précise-t-il.

Une fois Safari MCP installé, il sera possible de demander à son agent préféré : « Analyse les performances de mon site dans Safari » ou encore « Trouve des bugs sur mon site dans Safari ». Apple conclut : « Il existe de nombreuses façons de développer pour le web, avec ou sans IA. Si l’IA fait partie de votre flux de travail, nous pensons que cet outil contribuera à le rendre encore plus productif. Et si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave non plus. »

Avec Safari MCP, Apple prend à bras le corps la problématique de l’accès des agents IA à son navigateur web. Il existe des outils similaires pour Chrome (Chrome DevTools MCP de Google), qui fonctionnent aussi avec les butineurs Chromium comme Edge. Mozilla planche de son côté sur des DevTools MCP pour Firefox.

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Godot serre la vis face aux pull requests générées par IA

Du code, pas d'IA
Godot serre la vis face aux pull requests générées par IA

Comme d’autres projets open source, Godot est noyé par l’arrivée massive de code généré par IA dans les contributions. Le moteur de jeu vidéo a décidé de prendre le taureau par les cornes : interdiction des agents IA autonomes et du vibe coding, durcissement généralisé des règles.

Godot, fameux moteur de jeu open source utilisé surtout par les indépendants et les petits studios, croule sous les pull requests (PR) générées par IA. En règle générale, un volume de contributions en forte hausse est bon signe : cela indique que le projet intéresse de plus en plus d’utilisateurs, et qu’ils sont de plus en plus nombreux à vouloir participer au développement du moteur.

Noyade sous les PR

Sauf que comme pour bien d’autres projets open source, Godot souffre d’un manque de mainteneurs et que l’explosion des contributions générées par IA – qu’elles proviennent d’agents IA ou d’humains soumettant du code produit par IA – représente un goulot d’étranglement. « L’effort nécessaire pour créer une pull request a diminué (et le nombre de PR a augmenté en conséquence) », explique la fondation Godot.

Mais dans le même temps, la quantité de travail nécessaire pour examiner ces PR, et le nombre de personnes disponibles pour ce traitement, n’ont pas changé. « Cette pénurie de relecteurs était déjà un problème, mais nous étions parvenus à l’ignorer. Ce n’est plus possible. »

Ces contributions IA ont un effet démoralisant pour les troupes de Godot : relire des pull requests est certes une tâche fastidieuse, mais elle est aussi gratifiante car « les relecteurs ont généralement le sentiment que leurs efforts servent à former un nouveau contributeur ». Un contributeur qui pourra, peut-être un jour, devenir à son tour relecteur et mainteneur du code. Mais voilà : ça ne sert à rien de perdre du temps à former une IA.

C’est pourquoi plusieurs mesures vont être mises en œuvre dans les règles de contribution. Il faudra s’assurer que tout le code est écrit par des humains, qui prennent la responsabilité de leur code et sont capables de le corriger au besoin. « L’IA ne peut pas assumer de responsabilité, et nous ne pouvons pas faire confiance aux utilisateurs intensifs de l’IA pour comprendre suffisamment leur code pour le corriger. »

Principe élémentaire de respect

La fondation entend aussi ajouter des obstacles aux contributions « bâclées et sans effort », quitte à rendre plus difficile le processus de PR. La politique de Godot va également proscrire les agents IA autonomes et le vibe coding – des usages qui entraînent d’ores et déjà un bannissement automatique du dépôt GitHub.

Tout le code du projet doit être écrit par des humains, ce qui ne veut pas dire l’interdiction complète de l’IA. Seulement, elle devra se limiter à des tâches annexes : autocomplétion de code, regex ou recherche-remplacement. « Si vous utilisez l’IA d’une manière ou d’une autre pour écrire du code, vous devez le signaler dans la discussion de la pull request. » Enfin, les discussions avec les mainteneurs devront se faire entre humains. Les mainteneurs « ne veulent pas parler à une machine, c’est un principe élémentaire de respect. »

En février, Rémi Verschelde, l’un des principaux mainteneurs du dépôt GitHub de Godot, tirait la sonnette d’alarme. « On finit par remettre en question chaque pull request soumis par de nouveaux contributeurs, plusieurs fois par jour. La description de la PR ressemble à une logorrhée typique de LLM, mais le code a-t-il été écrit au moins en partie par un humain ? L’ « auteur » comprend-t-il le code qu’il envoie ? L’a-t-il testé ? »

À l’époque, il soulevait d’intéressantes objections aux restrictions. Il s’interrogeait en effet sur la réponse à donner à un auteur de pull request ayant utilisé l’IA pour discuter avec le mainteneur : « que faire […] s’ils répondent tous : “oui, je l’ai utilisée pour rédiger la description de la PR parce que je ne suis pas bon en anglais” ? » Et si le code est faux, est-ce parce qu’il a été généré par une IA, « ou s’agit-il d’une erreur honnête de la part d’un contributeur humain inexpérimenté ? ». Mais visiblement, trop c’est trop.

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