Vue lecture

Le télescope Euclid a découvert des quasars datant de l’enfance de l’Univers

Le télescope spatial européen a commencé une pêche miraculeuse : en deux ans, il a trouvé 31 quasars, les objets célestes les plus brillants, parmi lesquels les plus anciens identifiés à ce jour. “Aussi incroyable que cela paraisse, 12 des quasars identifiés par Euclid remonteraient aux 770 premiers millions d’années de l’Univers”, s’enthousiasme “Scientific American”.

© photo ESA

Vue d’artiste d’un quasar.
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Mysterious Spheres Found In Australia Are Likely Space Debris

An anonymous reader quotes a report from the New York Times: An Australian beach community was confused -- and later delighted -- by the discovery of six metallic-looking spheres that washed ashore last week. The mystery, and the ensuing attention, prompted a bunch of alien jokes from local residents and businesses. But Australia's space agency put the speculation to rest on Monday, saying that the spheres appeared to be rocket debris that had recently re-entered the atmosphere from orbit. The objects were found on Forrest Beach in the northeastern state of Queensland over the weekend, the state's fire department said. Residents described them as being about twice the size of a basketball. "The recovered objects appear to be pressure vessels from a space launch vehicle," the Australian Space Agency said in a statement, adding that they were "consistent with debris from a foreign rocket body." The agency said that it had identified the likely source of the objects, without providing further details, and was working with international authorities to confirm the vehicle from which the debris originated.

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Superconducting Thruster Harnesses Earth's Magnetic Field In First Orbital Test

New Zealand startup Zenno Astronautics has completed the first orbital test of its "Supertorquer," a shoebox-sized superconducting magnet system that uses solar power and Earth's magnetic field to help control a satellite without fuel. The company says the technology could eventually support fuel-free satellite maneuvers, docking, deep-space trajectory changes, and even magnetic radiation shielding for astronauts. Space Magazine reports: The tests began shortly after Mira's launch in November last year aboard the SpaceX Transporter 12 mission and saw the shoebox-size device perform with flying colors, Zenno Astronautics CEO and founder Max Arshavsky, told Space.com. "It's a technology that allows a spacecraft to not tumble violently in space and point in the right direction," Arshavsky said. "The unit has multiple super-conducting magnets that are positioned in different axes. When we power up the magnets, they generate a magnetic field, which interacts with Earth's magnetic field, and because we can control the magnetic field on the satellite, we can control the way in which it turns with respect to Earth." Superconducting magnets are made of coils of superconducting wire that have zero electrical resistance and can therefore conduct much larger currents than normal wires. That larger current translates into a greater magnetic force. There is, however, a catch: Superconducting materials need to be cooled to extremely low temperatures to gain their wonder properties. [...] The unit housing the superconducting magnets is wrapped in layers of insulation and fitted with a heat pump that removes all the excess heat from the system. Every time the satellite needs a push, the superconducting coils power up, drawing energy from a battery charged by the satellite's solar panels. "It's converting solar energy straight into useful work," Arshavsky said. "Energy is the one thing that is abundant in space, and you can use it to energize the magnet to create a magnetic acceleration device. It gives you acceleration without fuel." In the future, Zenno Astronautics plans to launch larger systems that could enable spacecraft to dock in space or conduct close proximity operations using just the power of their solar-powered superconducting magnets. Arshavsky envisions powerful magnets that could, in the future, propel spacecraft on missions to the moon and Mars using only solar power.

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Japan Releases Snowman-Like Asteroid Image After Flyby

Japan's Hayabusa2 probe captured rare close-up images of near-Earth asteroid Torifune, revealing a snowman-like shape made of two joined lobes. Phys.org reports: The fridge-sized Hayabusa2 skimmed asteroid Torifune on Sunday in a mission that demonstrated the ability to deflect a potentially dangerous space rock away from Earth. A new image released by the Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) on Monday could aid such efforts, as researchers say near-Earth asteroids vary in their size, shape and surface characteristics. "The moment I actually saw this image and the scientific data -- it really gave me goosebumps," JAXA scientist Yuya Mimasu told reporters, adding the asteroid "personally looked like a snowman." The black-and-white image, captured by a telescopic camera, showed what appeared to be two round objects joined together. "You can actually see the rocks... I really hadn't expected to be able to take a photo like this, so I'm absolutely over the moon," he said. [...] Moving at a speed of more than 18,000 kilometers (11,185 miles) per hour, the probe was due to fly within 800 meters (2,625 feet) of the asteroid, but JAXA said it would analyze the distance later. If confirmed, the mission would be one of the closest flybys of a near-Earth asteroid ever. JAXA also said Monday it succeeded in acquiring data from three other devices that can measure the distance from the asteroid and examine the existence of water.

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Scanner les corps, le nouveau projet de Midjourney aux promesses sans fondement

Data mine, baby, data mine
Scanner les corps, le nouveau projet de Midjourney aux promesses sans fondement

Mi-juin, l’entreprise d’IA générative Midjourney a vanté en grande pompe un nouveau projet de scanner du corps humain avec des promesses sans fondement d’éviter 30 % des décès et 50 % des dépenses de santé. Le projet pourrait surtout permettre à l’entreprise de récupérer beaucoup de données sur le corps humain.

Midjourney va-t-elle se transformer en simple constructeur de machines médicales ? Ou veut-elle montrer qu’elle est capable de récupérer énormément de données sur le corps humain ? La deuxième option est sans doute plus proche de la réalité.

Une communication grandiloquente

Mi-juin, l’entreprise d’IA générative d’images annonçait rien de moins qu’une « nouvelle ère » pour elle dans un communiqué de presse dans lequel elle présentait les travaux d’une de ses équipes de R&D. Avec toute l’emphase que savent mettre les communicants de la Silicon Valley, elle suggérait qu’avec le scanner à ultrasons pour le corps humain qu’ils avaient construit, « le monde [pourrait] éviter 30 % de l’ensemble des décès et 50 % de l’ensemble des dépenses de santé », sans préciser d’où ces chiffres pouvaient bien sortir.

Accompagnant le communiqué, une vidéo et des images générées par IA montraient avantageusement le moment du passage dans le scanner comme une simple séance de spa, puisque le scanner a besoin de l’eau pour améliorer la portée des ultrasons.

Un ingénieur de l’entreprise, Marcin Plaza, a plus récemment publié une vidéo dans laquelle on se rend compte que le projet est pour l’instant composé de 40 sondes à ultrasons d’échographie achetées dans le commerce. Elles sont «très coûteuses (…), démontées et montées à la va-vite sur une sorte de jacuzzi amélioré équipé d’un ascenseur », comme il l’explique lui-même. Si elle est séduisante pour tout ingénieur qui aime le bricolage sur des projets de R&D, la vidéo montre que le scanner de Midjourney est loin de l’industrialisation et de l’intégration dans un spa.

Une « preuve de concept » d’un concept déjà prouvé par des chercheurs

De fait, Midjourney a surtout montré dans ses vidéos une « preuve de concept » de scanner capable de montrer les détails tissulaires d’un corps humain. Mais, de fait, l’entreprise n’est pas à l’origine du projet. En effet, celui-ci s’appuie sur une technique de tomographie par ultrasons élaborée par des chercheurs dont certains travaillent pour le California Institute of Technology (connu aussi sous le nom de CalTech). Ils l’ont décrite dans un article récemment paru dans la revue scientifique Nature Biomedical Engineering.

Et comme l’a remarqué The Register, Midjourney n’aurait pas pu monter son projet sans un partenariat avec Butterfly Network, une entreprise spécialisée dans les technologies d’échographie. Mais Midjourney a « oublié » de mentionner son partenaire dans son communiqué, obligeant Butterfly à publier un commentaire de cette annonce.


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L’IA générative bouscule la recherche en mathématiques

42 est toujours la réponse, de toute façon
L’IA générative bouscule la recherche en mathématiques

En mai dernier, OpenAI a annoncé qu’un de ses modèles internes a résolu un des problèmes d’Erdős. De l’extérieur, ça semble impressionnant. L’est-ce vraiment et quelles sont les éventuelles conséquences pour le milieu de la recherche en mathématiques ? Next a voulu en savoir plus en interrogeant la mathématicienne Viviane Pons et son confrère David Madore.

Les entreprises d’IA générative veulent absolument nous convaincre depuis quelque temps déjà que leurs modèles ont le niveau d’un chercheur. Ainsi, en novembre dernier, OpenAI le clamait à propos de GPT-5 censé avoir, par exemple, trouvé des solutions à 10 problèmes posés par le mathématicien Paul Erdős, résultats largement gonflés par l’entreprise.

L’entreprise est revenue à la charge et, le 20 mai, elle annonçait cette fois qu’un de ses modèles internes avait résolu l’un des problèmes d’Erdős (celui des distances unitaires, numéroté 90). Puis d’autres résolutions ont été annoncées. Avec les premières annonces d’OpenAI, on était en droit de se poser la question de la réalité de ces résolutions, de la capacité des IA génératives à proposer des solutions à des problèmes mathématiques que les chercheurs de la discipline n’avaient pas encore résolus.

En parallèle de la publication de la preuve d’OpenAI, le même jour, neuf mathématiciens et mathématiciennes mettaient en ligne sur la plateforme de prépublication arXiv leurs remarques sur le sujet, validant la preuve au passage. « Il ne faut pas négliger un aspect de cette démonstration : si la démonstration initiale produite par l’IA était tout à fait valide, elle a été considérablement améliorée par les chercheurs humains d’OpenAI et les nombreux autres mathématiciens ayant participé à cet article », y explique Thomas Bloom, mathématicien de l’université de Manchester.

« Il est facile de tirer des conclusions hâtives, mais ce que cette avancée nous apprend sur les humains, l’IA et les mathématiques est assez subtil », estime de son côté Melanie Matchett Wood, professeur de mathématiques à Harvard. « Je pense que si le niveau et le type d’expertise humaine représentés dans cette note avaient été mobilisés il y a un mois pour trouver un contre-exemple à cette conjecture, et si ces personnes y avaient consacré autant de temps qu’elles en ont passé à lire et à réfléchir à la solution proposée par ChatGPT, les mathématiciens auraient trouvé un contre-exemple », ajoute-t-elle.

Une résolution indiscutable

« C’est indiscutable que des problèmes d’Erdős ont été résolus par des IA génératives », nous confirme de son côté David Madore, maître de conférences en mathématiques à Télécom ParisTech. « Au début, les premières annonces étaient très exagérées, les IA avaient trouvé une résolution qui existait déjà dans la littérature. C’était déjà quelque-chose qui n’est pas négligeable. Mais ces derniers temps, le rôle qu’a joué l’IA générative a augmenté dans la résolution de ces problèmes ».

Sans vouloir trop minimiser l’annonce d’OpenAI, David Madore explique que « les problèmes d’Erdős sont généralement des problèmes assez élémentaires, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont faciles, mais que les outils qui sont nécessaires pour les énoncer et les définitions qui sont nécessaires pour poser le problème ne sont pas très sophistiqués ».

Le mathématicien fait remarquer que le modèle utilisé par OpenAI pour la résolution du problème est un modèle interne dont on ne connaît pas les caractéristiques et que l’entreprise n’a pas rendu public le temps de calculs qui lui a fallu. « Mais ils ont résolu l’un des problèmes d’Erdős les plus importants de façon essentiellement autonome par une IA générative », admet-il, confirmant un certain niveau des mathématiques présentées tout en ajoutant que « ce n’est pas le Saint Graal des mathématiques ».

« Il y a eu quelques résultats impressionnants, comme avec les problèmes d’Erdős. Mais il y a aussi eu plein d’autres problèmes qu’on lui a donnés sur lesquels ça ne fonctionne pas », ajoute Viviane Pons, maîtresse de conférences à l’université Paris-Saclay (la chercheuse n’utilise pas l’IA générative pour des raisons éthiques et écologiques).

La communauté des maths partagée sur le sujet

Cette découverte est-elle la face émergée de l’iceberg concernant un changement de méthode récent dans la discipline ? À l’heure actuelle, les IA génératives jouent-elles un rôle important dans la recherche en mathématique ? « Moi, je dirais non », estime David Madore, « elle joue un rôle qui est en train de croître, il y a des collègues qui s’en servent, mais il y a aussi des collègues qui trouvent qu’elles sont complètement inutiles et pour l’instant la raison pour laquelle leurs avis divergent n’est pas claire : est-ce que ça dépend du domaine, de la manière dont on interroge l’IA générative ou de l’IA qu’on interroge ? ». Le sujet de l’utilisation dans les mathématiques fait actuellement débat au sein de cette communauté.


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L’observatoire Vera-C.-Rubin va établir la carte cosmique la plus détaillée jamais réalisée

Dans la nuit du 29 au 30 juin a commencé une “ère nouvelle pour l’astronomie”. L’observatoire américain situé au Chili, a commencé à scruter le ciel. Pendant dix ans, chaque nuit, il photographiera l’univers avec une profondeur et une précision inégalées.

© Photo NSF-DOE Observatoire Vera-C.-Rubin/AFP

Une petite section de l’amas de la Vierge, capté par le télescope Simonyi Survey de l’observatoire Vera-C.-Rubin, au Chili. Elle figurait parmi les premières images diffusées le 23 juin 2025.
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Amazon Leo est « prêt » à concurrencer Starlink : 396 satellites sont désormais en orbite

Amazon Leo, la constellation de satellites du géant du web, compte désormais 396 satellites en orbite basse. De quoi, selon Amazon, lancer un service commercial cette année et concurrencer Starlink. Le problème est qu'Elon Musk dispose de plus de 10 000 satellites et en veut toujours plus : Amazon Leo a encore beaucoup de fusées à lancer.

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The Space-Based Data Center Hype Machine Is Already In Orbit

IEEE Spectrum argues that orbital data centers remain far from economically or technically practical despite Elon Musk's prediction that space will become the cheapest place to run AI within a few years. Deploying SpaceX's proposed million-satellite constellation would require enormous increases in launch and manufacturing capacity, while cooling, radiation, maintenance, latency, orbital debris, and astronomical interference present major unresolved obstacles. Longtime Slashdot reader xetdog shares the report: Consider this: There are roughly 14,500 active satellites in orbit. Musk's Starlink constellation accounts for about two thirds of those. Both the launch cadences and satellite-manufacturing capacity would have to scale up astronomically to deploy a million orbital data center satellites. For context, there have been roughly 7,000 orbital launches in all of human history. To loft 1 million satellites into low Earth orbit on SpaceX's Starship, which is designed to carry up to 60 satellites per vehicle, would require 16,666 launches exclusively devoted to satellite deployments. Considering that SpaceX launched a record 165 orbital missions in 2025, even at 10 times that cadence, it would take a decade. And how long would it take to build 1 million satellites, given Starlink's current pace of around 4,000 per year and a generous tenfold increase in capacity? Short of a manufacturing revolution, try 25 years. Dissipating heat in space also requires enormous radiators. As IEEE Spectrum editor Dina Genkina noted, startup Starcloud has sent only one Nvidia H100 GPU into orbit, and "their radiator was too weak to let the chip run at full power." A single 700-watt H100 would require about 1.4 square meters of radiator area, while a 100-megawatt data center could need 2,500 radiators measuring 80 square meters each. So, why are the hyperscalers hyping orbital data centers? Answer: because it's lucrative. "The Elon Musk part of it is honestly genius because he's got xAI building the data centers, SpaceX sending them to space, and Tesla building solar panels," Genkina says. "It's almost like he's paying himself."

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The Vera Rubin Telescope Begins Surveying Our Cosmos

The Vera C. Rubin Observatory has begun its 10-year Legacy Survey of Space and Time, using the world's largest digital camera to image the entire southern sky every few nights. The project is expected to catalog billions of stars and galaxies, track changing and transient objects, and generate an enormous dataset for studying dark matter, galaxy formation, asteroids, and unexpected cosmic phenomena. The New York Times reports: "This is the end of a 30-year wait," said Phil Marshall, the deputy director of the telescope's operations at SLAC National Accelerator Laboratory in California, in a statement to The New York Times. "It's a major milestone for us." Astronomers expect this collection of data, known as the Legacy Survey of Space and Time, to revolutionize their knowledge of our galaxy's birth, the invisible matter permeating the cosmos, what shaped the universe into the structure it has today and more. According to Dr. Marshall, the survey is designed to see everything, "even the things we don't know we're looking for yet," he said. The team behind the observatory, a joint effort funded by the U.S. Department of Energy and the National Science Foundation, unveiled several images of the cosmos that were jampacked with celestial goodness -- a peek at what the Rubin could do -- last year. Since then, scientists have been busy conducting final tests and reviews of the telescope's operations and systems. According to Bob Blum, the director of Rubin operations at the National Optical-Infrared Astronomy Research Laboratory, the team has also been hard at work ensuring that the telescope can operate reliably in different environmental conditions for the next decade.

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