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Pourquoi les armées de House of the Dragon auraient dû ressembler à un immense vide-grenier

Dans House of the Dragon, les champs de bataille de Westeros affichent une géométrie militaire impeccable. Des milliers de soldats s'y affrontent en arborant des armures rigoureusement identiques, forgées au millimètre près selon les couleurs de leur faction. C'est visuellement grandiose, mais c'est une aberration historique totale. En coulisses, la production a préféré le fantasme de la standardisation à la réalité de la forge.

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Juges et politiques : histoire de l’inversion spectaculaire d’un rapport de force

GRAND RÉCIT - Rabaissés en 1789, surveillés par la République pendant un siècle, les magistrats se sont émancipés depuis les années 1970. Dernière preuve : la justice vient de condamner Marine le Pen à 3 ans de prison, dont un sous bracelet électronique et 15 mois ferme d’inéligibilité. Est-ce le gouvernement des juges ?

© Bridgeman Images / AFP / MICHEL GANGNE

Le recul de l’histoire s’impose pour mesurer l’inversion spectaculaire du rapport de force entre juges et politiques.
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McLaren M6GT : la première voiture de route de la marque reconstruite à l’identique

McLaren M6GT : la première voiture de route de la marque reconstruite à l'identique

Beaucoup de passionnés citent la McLaren F1 comme la première voiture de route de la marque britannique. Ils ont tort, ou du moins, ils arrivent avec vingt-cinq ans de retard sur l’histoire. Bien avant que Gordon Murray ne pose les bases de l’hypercar moderne avec son chef-d’œuvre de 1992, Bruce McLaren lui-même avait conçu une voiture de route à son nom : la M6GT. Un projet avorté, resté à l’état de trois prototypes, que McLaren Special Operations (MSO) vient de ressusciter sous la forme d’un exemplaire unique, construit à partir des moules d’origine et d’un travail de recherche archivistique minutieux.

McLaren M6GT : la première voiture de route de la marque reconstruite à l'identique

La M6GT, l’ambition routière oubliée de Bruce McLaren

L’histoire de la M6GT commence à la fin des années 1960, directement sur les circuits de Can-Am. La M6A était alors la voiture dominante de la série, une machine de course développée par l’équipe McLaren avec une efficacité redoutable. Bruce McLaren y voyait autre chose : la démonstration que le savoir-faire technique de son équipe pouvait parfaitement s’exprimer sur route ouverte.

Le projet initial consistait à transformer la M6A en voiture de groupe 4 pour la compétition, ce qui impliquait d’en produire un certain nombre d’exemplaires homologués. Mais Bruce McLaren, passionné par l’idée d’une McLaren de route, a rapidement pris les choses en main de façon plus personnelle. Il s’est associé au constructeur britannique Trojan pour envisager une production de 50 exemplaires. La voiture utilisait un châssis dérivé du M6A de course, un moteur V8 small-block Chevrolet de 5,7 litres et une boîte manuelle à cinq rapports. L’une des trois voitures construites est même devenue le véhicule personnel du fondateur.

Le programme n’a jamais dépassé le stade des prototypes. Le 2 juin 1970, Bruce McLaren perdait la vie sur le circuit de Goodwood en testant une M8D de Can-Am. Il n’avait que 32 ans. Avec lui disparaissait le moteur du projet M6GT, et la voiture tombait dans l’oubli pendant plus d’un demi-siècle.

McLaren M6GT : la première voiture de route de la marque reconstruite à l'identique
McLaren M6GT : la première voiture de route de la marque reconstruite à l'identique

Une reconstruction fidèle, jusque dans les rivets en mesures impériales

C’est précisément cette histoire que McLaren Special Operations a décidé d’honorer. La division MSO, connue pour ses créations sur mesure à partir de modèles contemporains, a cette fois-ci pris un chemin radicalement différent : remonter aux origines de la marque et achever ce que Bruce McLaren n’avait pas eu le temps de terminer.

Le travail a débuté par la découverte des moules d’origine au Royaume-Uni. Une trouvaille capitale, qui a également révélé que ces moules avaient été modifiés à l’époque, ce qui suggère que le design de la M6GT avait lui-même évolué avant l’arrêt du programme. La carrosserie reconstruite donne donc une idée concrète de ce qu’aurait pu être la M6GT si le projet était allé à son terme.

Le châssis, lui, provient d’une vraie M6A de course de l’époque. La suspension a été entièrement restaurée à partir de pièces d’origine. Les spécialistes de MSO ont fabriqué à la main l’arceau de sécurité, la structure arrière du châssis, le renfort interne de la carrosserie et le faisceau électrique. La réalisation du pare-brise a posé un défi particulier : des scans de l’original ont dû être envoyés à un spécialiste pour permettre la fabrication d’un nouveau vitrage conforme.

L’attention au détail s’est poussée jusqu’aux fixations. Les rivets en dôme utilisés pour assembler les panneaux de carrosserie répondent à des mesures impériales, un système que le Royaume-Uni avait déjà abandonné dans les années 1960. MSO a dû faire appel à des techniciens spécialisés dans l’aéronautique pour les installer correctement. Le projet a également bénéficié du concours de certains mécaniciens ayant travaillé sur les voitures d’origine, apportant avec eux une mémoire technique irremplaçable.

Sous le capot, la M6GT reconstituée embarque le même moteur V8 small-block Chevrolet de 5,7 litres que l’original, développant environ 370 chevaux, accouplé à une boîte manuelle à cinq rapports. Une caractéristique notable : les culasses à double bosse, connues sous le surnom de « camel hump », qui étaient propres à cette configuration moteur et que MSO a scrupuleusement conservées.

McLaren M6GT : la première voiture de route de la marque reconstruite à l'identique
McLaren M6GT : la première voiture de route de la marque reconstruite à l'identique

Colnbrook White et intérieur vert : un hommage visuel aux racines de la marque

La teinte extérieure de la voiture n’a pas été choisie au hasard. Appelée « Colnbrook White », cette nuance de blanc crème rend hommage à l’usine de Colnbrook, située sous le couloir aérien de l’aéroport de Londres, où Bruce McLaren avait développé ses premières idées pour une voiture de route. L’emplacement avait été choisi délibérément par Bruce McLaren lui-même, qui souhaitait perdre le moins de temps possible entre deux déplacements en avion liés aux courses.

L’habitacle est habillé d’un vert profond qui fait directement référence à la livrée de la M2B, la première monoplace de Formule 1 de McLaren, engagée en 1966. Ce bolide arborait une carrosserie blanche ornée d’une bande verte, combinaison que l’on retrouve ici inversée dans l’espace intérieur. Le résultat est un intérieur sobre et authentique : sellerie en vinyle vert teintée sur mesure, pommeau de levier de vitesses en noyer tourné à la main, compteurs d’époque et tapis verts aux tons caractéristiques des années 1970.

Ce double hommage visuel, à Colnbrook pour l’extérieur et à la M2B pour l’intérieur, donne à la voiture une cohérence narrative rare. Chaque choix esthétique est documenté, ancré dans l’histoire réelle de la marque plutôt que dans une esthétique rétro de façade.

Jon Simms, directeur de MSO, décrit le projet en ces termes : « La M6GT a été un travail de soin et d’artisanat pour l’équipe, à la fois une formation technique et un rappel vivant de l’ambition de Bruce de porter McLaren au-delà de la piste. Cette voiture occupe une place à part dans notre collection : un hommage aux tout débuts de l’entreprise et une leçon spirituelle pour son avenir. »

McLaren M6GT : la première voiture de route de la marque reconstruite à l'identique
McLaren M6GT : la première voiture de route de la marque reconstruite à l'identique

Goodwood, le lieu de tous les symboles

La M6GT reconstituée a été présentée au monde lors du Goodwood Festival of Speed, qui a débuté le 9 juillet 2026. Le choix du lieu résonne d’une façon particulière : c’est sur ce même circuit de Goodwood que Bruce McLaren a trouvé la mort en juin 1970, lors d’un essai de sa M8D de Can-Am. Présenter l’aboutissement de son projet de voiture de route sur ce circuit, plus de cinquante ans après sa disparition, confère à cet exemplaire unique une dimension émotionnelle considérable.

McLaren a accompagné cette présentation d’une collection de modèles historiques et contemporains. Parmi eux figuraient une M8A de Can-Am, la nouvelle W1, la plus récente hypercar de la marque, ainsi que la MCL-HY, la voiture engagée en endurance avec pour objectif les 24 Heures du Mans.

Pour l’anecdote, Goodwood accueillait cette année une autre reconstruction d’époque particulièrement spectaculaire : Audi y a présenté une recréation de sa voiture de record de vitesse de 1935, animée par un moteur V16. Deux approches différentes de l’héritage automobile, présentées sur le même site le même week-end.

La M6GT reconstruite par MSO ne sera pas produite en série. Il s’agit d’un exemplaire unique, destiné à rejoindre la collection historique de McLaren. Pour ceux qui souhaitent suivre les prochaines créations de McLaren Special Operations, toutes les informations sont disponibles sur mclaren.com.

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Charlemagne, ce souverain sanguinaire et illettré

Personnage historique presque mythique, Charlemagne est aujourd’hui souvent considéré comme le “père de l’Europe”. En réalité, comme tous les princes de son temps, l’empereur était un dirigeant sans pitié.

© Photo Hervé Champollion/Akg Images.

 Portrait de Charlemagne peint en 1897 par Jules
Lefebvre (1836–1912), ornant un plafond du palais de justice de Paris.
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«Pour imposer un De Gaulle quasi shakespearien, Antonin Baudry a évidemment pris des libertés avec l’histoire»

ENTRETIEN - J’écris ton nom, le deuxième volet de La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry respecte-t-il l’histoire de la Libération de la France ? Biographes des principaux protagonistes du film, Éric Roussel et Henri-Christian Giraud font le point pour Le Figaro Histoire.

© 2026 Pathé Films - TF1 Films Production - Belvédère - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma

Simon Abkarian et Campbell Scott dans La Bataille de Gaulle.
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Les “deux cents premiers” : ces marginaux hollandais qui ont bâti New York

XVIIe siècle – Amériques. Avant d’être la cité des excès et des métissages, New York fut La Nouvelle-Amsterdam, colonie bigarrée née en réaction à la rigueur morale des pèlerins de la ville de Plymouth, située à quelques centaines de kilomètres. Le quotidien néerlandais “NRC” exhume les destins oubliés de ces pionniers venus de Hollande, serveuses bannies, esclaves affranchis et poètes ruinés.

© Photo Nationaal Archief/Wikimedia Commons

Vue de la “Nouvelle Amsterdam” depuis la mer, de Johannes Vingboons (1616-1670).
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Pickles, le chien qui a sauvé la Coupe du monde 1966

Stupeur en Angleterre avant la Coupe du monde de football 1966 : le trophée qui doit être remis aux vainqueurs a été volé. Tous les services de police du royaume sont mobilisés, mais c’est un fin limier appelé Pickles (“Cornichon”) qui va le retrouver, raconte le journal suisse “Le Temps”.

© Photo Mirrorpix/Alamy

Pickles dans le film d’espionnage “Un micro dans le nez” (1966).
Stupeur en Angleterre avant la Coupe du monde de football 1966 : le trophée qui doit être remis aux vainqueurs a été volé. Tous les services de police du royaume sont mobilisés, mais c’est un fin limier appelé Pickles (“Cornichon”) qui va le retrouver, raconte le journal suisse “Le Temps”.
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Euthanasie et suicide assisté : des congrégations catholiques devront-elles quitter la France pour raison de conscience, comme au début du XXe siècle ?

GRAND RÉCIT - En 1903-1904, sous Émile Combes, des dizaines de milliers de bonnes sœurs et de moines ont dû quitter la France afin de rester fidèles à leurs vœux. En 2026, le refus des députés de reconnaître une clause de conscience collective aux établissements de soins chrétiens pourrait aboutir au même résultat.

© Bridgeman Images /

Les moines de la Grande Chartreuse contraints de quitter leur monastère sur ordre du gouvernement (1903). Ils s’exileront. 
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250 ans des États-Unis : les Amérindiens ont été des acteurs à part entière de la Révolution américaine

Le 4 juillet 1776, treize colonies nord-américaines ont déclaré leur indépendance vis-à-vis de la Couronne britannique. Dans le récit de cet acte fondateur des États-Unis, les peuples autochtones sont souvent relégués à l’arrière-plan, cantonnés aux rôles de “sauvages”. Dans le magazine “The Atlantic”, l’historien Ned Blackhawk en fait au contraire des acteurs de premier plan.

© Photo The Print Collector/Heritage Images/Photo12

Le chef indien Pontiac a organisé la résistance
des Odawa contre les colons. Cette gravure
d’Albert Bobbett (1877) le montre en plein conseil.
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250 ans des États-Unis : comment la France a permis l’indépendance américaine

VIDÉO - Il y a 250 ans, le 4 juillet 1776, naissait les États-Unis. Une indépendance, face à l’Angleterre, que la nation américaine doit en très grande partie à la France.

© Bridgeman Images

Guerre d’indépendance américaine : le siège de Yorktown, le 17 octobre 1781 avec les généraux Rochambeau, le marquis de La Fayette et Georges Washington. Peinture de Louis Charles Auguste Couder (1789-1873)
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Après 28 701 exemplaires, l’Alpine A110 mk2 cède la place à la version électrique à Dieppe

Sa longue carrière lui a permis de s’écouler à plus de 28 000 exemplaires, mais c’est terminé. L’Alpine A110 de deuxième génération a vécu à l’usine de Dieppe qui est désormais tournée vers le 100 % électrique.

La première génération ne s’était vendue « que » à 6 749 unités, créant le mythe Alpine. La deuxième génération a permis de relancer la marque endormie. Si certains regrettent qu’Alpine n’ait pas créé une version plus puissante, l’Alpine a joué sur ses fondamentaux et est très appréciée pour cela : légèreté, agilité, sportivité et prix « abordable ».

L’Alpine A110 quitte une nouvelle fois la scène automobile. Mais, elle devrait rapidement être suivie par une version électrique dévoilée sous peu. On nous promet une philosophie conservée. Evidemment, on ne sera pas sur 1050/1100 kg avec le poids des batteries, et c’est sans doute ce que regretteront le plus les fans de la berlinette.

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Une A110 électrique fidèle à l’ADN de la marque

La manufacture de Dieppe a déjà engagée sa transformation pour produire la A110 mk3 avec des investissements de modernisation des outils et une adaptation nécessaire des humains à cette nouveauté à électrons.

La nouvelle A110 sera sur une plateforme appelée APP (Alpine Performance Platform). Les rumeurs l’annoncent avec plus de 400 chevaux, et un lancement en fin d’année 2026, début 2027. On devrait avoir un « show car » (un véhicule un peu maquillé) à la rentrée.

En attendant, on aura un « mulet » de développement lors de la 33e édition du Goodwood Festival of Speed, le 9 juillet 2026. Si l’esthétique ne sera pas celle du véhicule de série, toute la technique doit y être. Les pilotes de l’écurie Alpine de F1, Pierre Gasly et Franco Colapinto seront de la partie.

Notre avis, par leblogauto.com

Plus de 28 000 exemplaires depuis son retour à la vie, c’est un joli score pour l’Alpine A110. Peut-être lui a-t-il manqué une motorisation plus grosse pour conquérir quelques marchés de plus. Mais, cela aurait été contre l’ADN de la marque et l’esprit de Jean Rédélé (légèreté plutôt que grosse puissance).

A noter que les Alpine n’étaient pas bleues à la base. Même si Rédélé en bon communiquant avait présenté l’A108 en bleu, blanc et rouge. Le « bleu Alpine » métallique est le fait d’une demande d’un client. Devant le succès, elle s’est imposée comme « LA » couleur Alpine.

Ainsi, sur cette génération d’A110, 33 % ont été livrés en bleu Alpine et 58 % en bleu (tous bleus confondus).

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La Bataille de Gaulle partie 2 : on l’a vu et le cinéma français tient son nouveau grand chef-d’œuvre

Le grand frisson du cinéma patrimonial. Après un premier volet très prometteur, Antonin Baudry transforme l'essai de manière magistrale avec La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom. Portée par un budget pharaonique de 75 millions d'euros et la prestation monumentale de Simon Abkarian, cette seconde partie est dotée d'une audace folle, doublée d'un torrent d'émotions.

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Du Moyen Âge aux années 1980, ces canicules qu’ont connues les Français au fil des siècles et qu’on a oubliées

GRAND RÉCIT - Sous Louis XIV, pendant la Révolution ou encore au XIXe siècle, les contemporains ont subi des canicules aux effets désastreux. Au siècle dernier, les canicules de 1911, 1947 et 1976 en particulier, ont longtemps marqué les mémoires.

© Bridgeman Images / / Bridgeman Images / / Bridgeman Images /

(De gauche à droite) La famine provoquée par la canicule de 1420, les travaux des champs en 1817 après «l’année sans été», les Parisiens se baignent pendant la canicule de l’été 1976.
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« Je meurs, comme j’ai vécu, en bon Français » : Marc Bloch ou l’amour de la France jusqu’au sacrifice

MARC BLOCH, LA LUCIDITÉ ET L’HÉROÏSME (2/2) - Ostracisé par Vichy parce que juif, spolié par les Allemands, Marc Bloch refuse pourtant de séparer son sort de celui de la France. Après avoir renoncé à l’exil, il entre dans la Résistance, devient l’un des responsables de Franc-Tireur à Lyon, puis meurt fusillé par les Allemands en juin 1944.

© Éditions Gallimard, 2026

Illustration issue du livre de Peter Schöttler Marc Bloch. Une biographie intellectuelle publié dans la collection Bibliothèque des histoires.
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Immense historien, résistant exemplaire : qui était vraiment Marc Bloch ?

RÉCIT - Admis au Panthéon, Marc Bloch ne fut pas seulement un résistant exemplaire. Il fut aussi un immense historien.

© Darchivio/opale.photo

Marc Bloch, en 1914. Mobilisé dans l’infanterie comme sergent, il terminera la guerre capitaine, décoré de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre avec quatre citations. Il puisera dans son expérience combattante pour mener, en historien, une réflexion « sur les fausses nouvelles de la guerre » et les croyances collectives.
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L’éternel combat de Cuba pour la liberté

XIXᵉ et XXᵉ siècles — Cuba. Alors que Donald Trump évoque la possibilité de s’en prendre à la plus grande île des Caraïbes, l’historien ukrainien Oleksiy Moustafine s’intéresse à sa longue tradition révolutionnaire.

© Photo AKG Images

“La guerre hispano-américaine. Types d’insurgés cubains”. Extrait du supplément illustré du “Petit Journal” du 22 mai 1898.
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Guillermo del Toro déteste l’IA au cinéma et recadre Hollywood

Guillermo del Toro refuse de se taire : pour lui, le monde du cinéma est en danger de mort intellectuelle. Alors qu'il recevait la plus haute distinction du British Film Institute à Hollywood, le réalisateur oscarisé a profité de sa tribune pour livrer un réquisitoire d'une violence rare contre l'essor de l'intelligence artificielle dans l'art. Pour le cinéaste, l'humanité est à l'aube d'un « illettrisme de l'image » global, orchestré par une technologie qu'il qualifie sans détour de bête et destructrice.

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