Trois actualités à retenir cette semaine dans le cyberespace : une accusation officielle de la France contre un service russe, une arnaque de masse qui s’appuie sur de vrais IBAN et Grok Build qui aspirait bien plus que prévu dans les dépôts de ses utilisateurs.
Éjectée du programme otanien de F-35 en 2019 après l’achat d’armes russes, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan aimerait néanmoins pouvoir passer commande du très performant avion de combat américain. Donald Trump semble vouloir débloquer ce dossier en faveur d’Ankara, même si plusieurs obstacles sont encore à surmonter.
Au-delà des déclarations officielles célébrant le “partenariat stratégique” entre Pékin et Moscou, l’enlisement de la guerre en Ukraine et l’isolement économique de la Russie ont placé Vladimir Poutine en position de subalterne dans une relation bilatérale de plus en plus déséquilibrée, observe “The Wall Street Journal”. Conscient de cet avantage, Xi Jinping entend obtenir de sérieuses concessions dans le domaine énergétique.
En raison de la crise diplomatique entre Tokyo et Pékin, le nombre de visiteurs internationaux se rendant dans le pays a baissé de 2 % entre janvier et juin, par rapport à la même période de l’année 2025. Il ne s’agit pour autant pas forcément d’une nouvelle catastrophique, tempère la presse japonaise.
Profitant de la faiblesse historique des services de contre-espionnage du pays, Moscou a réussi à transformer le Japon en un centre névralgique de ses activités de renseignement pour contourner les sanctions économiques infligées par les capitales occidentales, révèle le quotidien américain “The New York Times”.
Selon le renseignement ukrainien, 90 % des missiles et des drones russes visant l’Ukraine (ici à Zaporijjia, le 12 juillet 2026) contiendraient des pièces japonaises.
Espionnage militaire, diplomatique, judiciaire : dans une déclaration conjointe avec l'Union européenne, Paris attribue formellement à une unité du FSB une vaste campagne de piratage visant ses intérêts stratégiques depuis plus d'une décennie.
Après quinze mois d’une brouille qui avait débouché sur une crise diplomatique, avec rappel d’ambassadeurs à son acmé, le Mali et l’Algérie se sont mis d’accord en seulement quelques heures sur une réconciliation, avec effet immédiat concernant la réouverture réciproque de leurs espaces aériens et le retour de leurs ambassadeurs respectifs. Avec la reprise de l’offensive conjointe du FLA et du Jnim, Bamako n’a pas d’autre choix que de se réconcilier avec Alger, analyse “Afrik.com”.
Le président malien, Assimi Goïta (au premier rang, troisième en partant de la gauche), assiste aux funérailles nationales du ministre de la Défense, Sadio Camara, tué lors d’un attentat suicide à la voiture piégée contre sa résidence, à Bamako, au Mali, le 30 avril 2026.
Les îles Matthew et Hunter appartiennent à la Nouvelle-Calédonie, elle-même sous souveraineté française. Elles sont au cœur d’un conflit entre la France et le Vanuatu. Malgré leur petite taille, ces confettis dans le Pacifique sud ouvrent droit à une zone économique exclusive d’environ 350 000 kilomètres carrés. Des négociations sont engagées, rapporte le diffuseur public australien “ABC”.
Un groupe cybercriminel a scanné et piégé plus d'un million de sites WordPress et Joomla à l'aide de failles publiques, avant d'oublier de fermer l'accès à son propre serveur de travail, dévoilant tout son mode opératoire aux chercheurs.
Selon une enquête conjointe de plusieurs médias indépendants, l’Est libyen, avec le soutien des Émirats arabes unis, est devenu une véritable base arrière des combattants soudanais des Forces de soutien rapide (FSR). Recueillant des témoignages et analysant des données en logiciel libre, l’enquête décrit l’acheminement du matériel militaire jusqu’en Libye et l’installation de plusieurs camps d’entraînement.
Une enquête conjointe de “Lighthouse Reports”, “Evident” et “Sudan War Monitor” documente la présence de camps d’entraînement des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises dans l’est de la Libye financés par les Émirats arabes unis.
Donald Trump a assuré vendredi avoir accepté de continuer de discuter avec l’Iran de la paix au Moyen-Orient, tout en réaffirmant que le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran était caduc. Après plusieurs jours de frappes croisées, aucune attaque n’a été signalée vendredi entre les belligérants.
Le président américain Donald Trump s’adresse aux journalistes à bord du nouvel Air Force One, le 8 juillet 2026, après avoir quitté le Royaume-Uni (Photo de WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP).
Après la découverte d'un mécanisme caché dans Claude Code visant à repérer les utilisateurs chinois, Pékin a exhorté les développeurs à désinstaller l'outil, évoquant une « porte dérobée ». Anthropic a répliqué en rappelant que la Chine n'avait de toute façon jamais été autorisée à utiliser son IA.
À peine quelques heures après avoir étrillé les Européens au sommet de l’Otan, Donald Trump a brusquement changé de ton et assuré mercredi que les États-Unis restaient farouchement attachés à l’Alliance atlantique. Il a également promis à l’Ukraine de lui délivrer une licence pour fabriquer des missiles Patriot.
Le président américain Donald Trump s’adresse aux médias à l’issue de sa participation au sommet des dirigeants de l’Otan à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026 (REUTERS/Yves Herman).
Les cérémonies pour l’ancien guide suprême iranien organisées dans les villes irakiennes de Nadjaf et de Kerbala, deux hauts lieux de l’islam chiite, revêtent une double symbolique religieuse et géopolitique. L’Iran cherche à prouver que son influence reste intacte au Moyen-Orient malgré les revers subis ces deux dernières années, explique le “Financial Times”.
Deux députés du parti Vazrajdane, ultranationaliste et prorusse, ont été les seuls représentants d’un pays de l’Union européenne aux funérailles grandioses du guide suprême organisées en Iran. L’un d’eux s’est longuement expliqué à la télévision.
Un véhicule transportant les cercueils de l’ayatollah Ali Khamenei et des membres de sa famille défile devant la foule venue assister au cortège funèbre, le 6 juillet 2026 à Téhéran, en Iran.
Selon Reuters, le ministère chinois du Commerce a réuni Alibaba, ByteDance et Z.ai le mois dernier pour discuter d'un possible verrouillage des modèles d'IA les plus avancés du pays. Objectif affiché : empêcher que la technologie nationale ne profite, de gré ou de force, à des puissances étrangères.
Les pays européens voient de plus en plus dans la Turquie un partenaire précieux, notamment en ce qui concerne l’armement, l’une des priorités du sommet de l’Alliance organisé à Ankara ces mardi 7 et mercredi 8 juillet. Quitte à détourner les yeux face au déclin de la démocratie sous la présidence de Recep Tayyip Erdogan.
Mark Rutte, secrétaire général de l’Otan et partisan d’un rapprochement avec la Turquie, main dans la main avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, au palais présidentiel à Ankara, le 6 juillet 2026.
Trois semaines après l'avoir suspendu sous la pression de Washington, Anthropic a relancé Fable 5. Mais dans l'ombre de cette affaire, l'entreprise américaine prépare un chantier bien plus structurant : un standard commun pour mesurer la gravité des jailbreaks.
Dans un article paru dans “Middle East Eye”, le chercheur Ali Bakir explique que la proximité entre Athènes et les pétromonarchies du Golfe s’inscrit dans le contexte d’une alliance forte avec Israël et d’un bras de fer avec Ankara, sur plusieurs terrains.
Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, avec le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, au palais Maximou à Athènes, le 26 juillet 2022.
Trois ans après avoir tourné le dos à Taïwan pour se rapprocher de la Chine, le Honduras s’interroge sur les bénéfices de ce choix stratégique. Alors que Donald Trump pousse une partie de l’Amérique centrale à prendre ses distances avec Pékin, Tegucigalpa se trouve au cœur d’un nouvel épisode de la rivalité sino-américaine.
Le président hondurien, Nasry Asfura, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky (absent de la photo), dans le contexte de l’attaque russe contre l’Ukraine, à Kiev, en Ukraine, le 19 juin 2026.